CONSTANTIN IV. F. HÉRACLÉONAS CONSTANTIN
CONSTANTIN lU (ou V, sl l'ou compte Héracuu. et Héracléonas parmi les Constantins), surnomme Pogonat ou le Barbu ^ empereur d'Orient, moj» sur le trône en 668 avec ses deux frères Tibère et lieradius, après la mort de ConsUnt II, leur pèrei fit la çuerre avec succès aux Sarrasins, contre i»quels il employa pour la !'• fois le feu grigw*^^ " condamner les Monothélites au concile çén. tenu > Constantinople en 680. mais se rendit odieux par meurtre de ses deux frères. Il mourut en fi^o.
CONSTANTIN IV (ou vi), sumommé Coprowr' c.-à-d. ordurier. parce qu'il salit les ^onis^?^^ maux lorsqu'on le baptisait, né en 718, succéfl* e»
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741 à son père Léon l'Isaurien; embrassa Thérésie des leonoelastety persécuta les Catholiques, et mourut dans une expédition contre les Bulgares en 775.
CONSTANTIN V (ou Vil), fils de LéoH IV et d'Irène, né en 770, succéda à son père en 780, sous la tutelle de sa mère. Il voulut en 790 régner par luimême, mais Irène ne tarda pas à reprendre le pou- Toir et elle poussa la cruauté jusqu'à lui faire crever les yeux : le jeune prince en mourut peu après (797).
CONSTANTIN VI (ou vHi), fils de Basile le Macédonien, nommé auguste en 868, du vivant de son père, mourut avant lui, en 878.
CONSTANTIN VII (ou ix), Ponhyrogénète ^ né en 901, fils de Léon le Philosophe, rut placé sur le trône à 1 1 ans , sous la tutelle de sa mère Zoé , fut déposé en 919, remonta sur le trône en 945, et mourut en 959, empoisonné, à ce qu'on croit, par son propre fils Romain. Ce prince cultivait les lettres : on a de lui quelques ouvrages dont les plus importants sont un Traité de Vadministration de l'Empire (dans Vlmpermm orientale de Banduri), une Vie de Basile le Macédonien et une frrande compilation historique dont u ne reste que des fragments (dans les Fragmenta historicorum Graecorum, de F. Didot, 1848).
CONSTANTIN vui (ou x), fils de Romain 1, régna avec ses 2 frères et son père de 919 à 945, pendant que Constantin VII Porphyrogénète était déposé.
CONSTANTIN IX (ou xi), fils de Romaîn II. le Jeune, succéda en 976 à Jean Zimiscèsi fut proclamé empereur, avec son frère Basile II, qui exerça la principale autorité jusqu'en 1025, épof^ue de sa mort. Constantin, qui ne s'éuit fait rem<#quer encore que par sa conduite déréglée, régna seul quelque tenaps, mais il vit bientôt le peuple se soulever contre lui à cause de ses excès, et mourut en 1028.
CONSTANTIN X (ou xu) , sumommô Monomaque ou w Gladiateur, obtint le trône en 1042 avec la main Je Zoé, veuve de Romain III (Argyre). Tout entier a ses débauches, il laissa s'élever près de lui la puis- Mûce des Turcs Seldjoucides et permit aux Petcheuegues de s'étabUr en Servie (1053). Il m. en 1054.
CONSTANTIN XI (ou XIII), Ducos, fils d'un certain Andronic, succéda en 1059 à Isaac Comnène, qui lavait adopté, et mourut en 1067, à 60 ans. Sous «>n règne les Scythes ravagèrent l'empire, et les Normands achevèrent la conquête de la Calaore.
CONSTANTIN XII (ou xiv) , Drocosls, demior empereur de Constantinople, né en 1403, flLs de Ma- Jiuel II Paléologue, succéda en 1448 à Jean Paléologue, son frère. En 1453, Mahomet II vint assiéger Constantinople avec une armée formidable : Constantin se défendit vaillamment, mais abandonné des prince» de la chrétienté, il ne put résister. U yourut eu liéros sur la brèche. Sa mort fut suivie Je la prise et du pillage de Constantinople, où Manomet fixa le siège de l'empire ottoman.
CONSTANTIN, usurpateur, fut fait, en 407, de simple soldat, empereur par les légions de la Grande- Bretagne, et s'établit à Arles. Il soutint' quelque temps sa dignité par des victoires. L'empereur Honorius le reconnut un moment pour collègue, i&ais bientôt il le fit assiéger dans Arles, le força de ^ rendre et le fit mettre à mort (411). 11 ne compte pas dans la série des empereurs. Cependant on le désigne quelquefois sous le nom de Constantin III.
CONSTANTIN I-IV, TOis d'ÊCOSSO. V. ECOSSE.
CONSTANTIN, papo, élu en 708, mort en 715, était Syrien de naissance. Il combattit le Monothélisme.
CONSTANTIN, antipape, compétiteur d'Etienne III, usurpa le St-Siége en 767, à la mort de Paul I, fut chassé ea 769, et, après avoir eu les yeux crevés, nit enfermé dans un monastère, où il finit ses jours.
CONSTANTIN câPHALAS, Compilateur du x* siècle, forma une AnUiologie qui renferme beaucoup de pièces intéressantes; ce recueil précieux, trouvé par Saumaise en 1616 à Heidelberg, a été réimpr. V^T Fr. Jacobs, Leipsick, 1813-17, 3 vol. in-8.
CûiNSTANTiN l'africain, savant duxi* siècle, né à
Carthage vers 1020, mort en 1087, voyagea jusque dans rinde, posséda toutes les sciences de son temps, fat accusé de magie à Carthage, vint à Saleme, lût secrétaire de Robert Guiscara,puis piit ri^abit au Mont-Cassin et y rédigea une savante compilation de médecine (Bftle, 1539). Il est un des chefs de l'école de Saleme.
CONSTANTIN MANAssÊs, écfivain du xn* s., vivait sous l'empereur Manuel Comnène. On a de lui un Abrégé d'histoire en vers grecs, trad. en latin par Leunclavius, Paris, 1655, et les Amours d'Aristandre et de CaUithée, roman en vers politiques, dont on trouve des fragm. dans les Aneedota grseca de Villoison, Venise, 1781 , et à la suite du Nieetas Eugetiianus, de Boissonade, 1819.
coniStantin (Robert), helléniste, né à Caen au commencement duxvi's., mort en 1605, professa les belles-lettres à Caen. On lui doit un Lexicon ^d?co-2a{inum, encore estimé, Genève, 1566,2 v. in-f. CONSTANTIN PAULOWITZ , grand -duc de Russie, deuxième fils de Paul l, devait sùocéder à Alexandre,'mais il céda le trône à son frère Nicolas et se contenta du titre de vice-roi de Pologne, qu'il possédait depuis 1816. U fut chassé de Varsovie lors de l'insurrection de la Pologne^ et mourut peu après du choléra, en 1831. Ce pnnce passait j^our avoir une rudesse sauvage.
GONSTANTIIirE , Cirta . Sittianùrum Colonia , Constantinay v. d'Algérie, cn.-l. de la prov. et dudép. de Constantine, à 420 kil. £. S. £. d'Aiger; 46 000 ii. Évéché, créé en 1867. Place très-forte, située »urun roc escarpé, dont TOued-el-Kebir ou Roummel fait une sorte de presqu'île qui n'est abordable que du côté de l'ouest. On y trouve un grand nombre de ruines romaines trës-nrécieuses. — Cette ville, très-importante dans l'antiquité, porta le nom de Cirta du temps des Numide» (F. cirta) ; elle reçut du temps de Jules César le nom de Sittianorum dmtnSy à cause H 'un certain Sittius, [ui y conduisit une colonie; elle prit ensuite le nom Je Congtanline en l'hoDneur de Constantin qui la rebâtit. Constantine fit longtemps partie de l'Ëtat de Tunis; les Algériens s'en emparèrent en 1520. Elle passa sous la domination des Français en 1830 avec la régence d'Alger; toutefois elle résista longtemps à nos armes : Clausel échoua devant elle en 1836, et elle ne put être prise qu'en 1837. après un siège meurtrier, où périt le général Damrémont. — La prov. de Constantine, la plus orientale de l'Algérie, est bornée au N. par la Méditerranée, à l'£. par l'État de Tunis, à l'O. par la prov. d'Alger ; elle compte env. l 300000 hab. , la plupart arabes ou Berbères, et a pour ch.-l. Constantme; autres villes: Bone, Boueie, La Calle, Philippeville , Djijelli , Sétif, Guelma. Riv. principales : le Mafrag, la Mansoura . la Serra, l'Oued-el-Kebir, etc. Cette prov. est formée de l'anc. Numidie. Ses habitants , très<-belliqueux, se divisent en un grand nombre de tribus presque indépendantes. L'ancien bey de Constantine, Achmetbey, n'obéissait que nominalement au dey d'Alger. CONSTANTINOPLE, Constantinopolis , d'abord Byzantiumy appelée par les Turcs Istamhoul ou Stamboul, capit. de la Turquie d'Europe et de tout l'empire turc, sur le détroit de Constantinople, a 16 kU. de tour et 780000 hab. (y compris les faubourgs). Épaisses murailles, vingt tours; vaste port, formé par un golfe appelé la Corne d'or, et l'un des plus magnifiques du globe 3 trois grands faubourgs: Galata (quartier des négociants), Péra (quartier des Européens), Cassim-Pacha; le Fonar est le quartier des Grecs. Bâtie en amphithéâtre, la ville offre de la mer une vue ma^ifique; mais les rues sont étroites et sales, les maisons en bois, ce qui cause de fréquents incendies. Place de VAt-meidan ou Hippodrome ; nombreuses fontaines; aqueducs dont quelque^ uns sont très-beaux; bains en quantité; bazars- divers palais ou serais (parmi lesquels il faut remarquer le Sérail proprement dit, ou Palais impérial, dit Top-
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CapoUy et le Vieu3hSéf^\ïi\ 344 nMmqute, dont les plus belles soDt la oi-de?ant église de Ste-Sophie, construite par Justinien, et les moecpiées du sultan Achmei, du sultan Soliman y du sultan Osman et de la sultane Validé; églises grecques, arméniennes, etc. ; beaucoup de mektebs (écoles primaires) et de fM^ dressehs (coUéges). Arsenal miiltAire, dit Top-Khané| belles casernes, célèbre oh&teaudesSepl-Tours, qui sert de prison d'Etat Les environs de la ville sont charmants; le long des deux rives du détroit, les 06tes sont partout bordées de kiosques et dfi maisons de campagne délicieuses. Constantinople a une école militaire, des écoles de mathématiques, de navigation, de médecine, près de 40 biblioUièques; il y paraît de))uis quelques années un journal offi-* ciel, le Moniteur turc. Peu d'industrie; as6ea*grand commerce. Climat variable et peu salubre; on y est exposé à des pestes fréquentes, dont le retour est dû à l'incurie des Turcs. — Cette ville, connue primitivement sous le nom de Byzance, joua, dès les temps les plus anciens, un rôle important ( F. by< zangb). Plusieurs fois ravagée ou môme détruite , elle ne recouvra sa splendeur aue sous Constantin qui en lit sa résidence, 330, et lui donna son nom. Lors du partage de l'empire , 395, Constantinople devint la capit. de l'empire d'Orient, et bientôt elle surpassa Rome même par la magnificence de ses monuments, par sa population, ses richesses et son commerce. Elle fut renversée sous Jusiinien par un tremblement de terre (557) , mais on la rééaifia aussitôt après ayec plus de magnificence encore. Elle fut vainement assiégée d'abord par les Avares seuls, 593, puis par les Avares unis aux Perses, 625; par les Arabes, 67^678; par les Bulgares, 755; par les Varègues^ 866. Les Croisés s'en emparèrent en n03 et placèrent sur le trône Alexis le Jeune, dontle père, Isaao, avait été chassé par Alexis l'Ange ; ils la reprirent l'année suivante sur Ducas Murtzuphle, qui avait chassé Alexis le Jeune, et cette fois ils s'y établirent et y fondèrent l'empire latin. En 1261 , Michel VIU Paléologue, empereur de Nicée. s'empara de la T. par surprise. Enfin, après avoir été plusieurs fois attaquée, par Orkhan (1337), par Bajazet, par Amurath, Constantinople finit par devenir la proie des Turcs : Mahomet II la prit en 1453 et en fit la capit. définitive de l'empire ottoman. Las Turcs l'ont conservée depuis, mais ils ont laissé dégrader d'une manière déplorable ses monuments les plus magnifiques. •— Constantinople joue un grand role dans l'histoire de rjSglise: elle fut d'abord un simple évéché, qui compta S. Grégoire de Nazianze et S. Jean Chrysostôme parmi ses évéques. Les conciles de Constantinople (381) et de Cbalcédoine (451) Térigèrent en patriarcat, en lui donnant le 2* rang dans l'Eglise, ce qni sema le germe du schisme entre les églises d'Occident et d'Orient. En 595, Jean le Jeûneur usurpa le titre de patriarche cuuméniqve ; il fut imité en cela par son successeur Cyriaoue ; mais cette prétention fut repoussée à la fois par le pape (S. Gré< goire) et par l'empereur môme (Phocas). En 868, le patriarche Photius proclama l'église grecque entièrement indépendante des papes ^ et commença ainsi le grand schisme d'Orient, qui fut consommé par Cerularius (1054). De nombreux conciles se sont tenus à Constantinople; on en compte quatre oeeuméniques : 1* en 381 : on y drœsa un symbole de la foi qui confirmait celui Je Nicée, et on assigna à l'évoque de Constantinople le l** rang après le pape; 2* en 5^ : on y condamna les écrits de trois fameux nestoriens , Ibbasd'Sdesse, Théodoret, évoque deCyr, et Théodore de Mopsueste ; 3* en 680 : on y condamna le Monothélisme, ainsi que la mémoire au pape Honorius et de quatre patriarches monthélites; 4* en 869 : Photius y fut anathématisé. — Pour l'histoire de l'empire d'Orient et pour la série des empereurs, F. ORiBHT (empire d').
aoNSTANTiNOPLE (canaldc). F. Bosphore dethrace. CONSTTTUANTB (Assemblée). F. assemblée.
CONSTITUTION. En France, depuis 1789, un grand nombre de constitutions ont été successivi^ ment proposées et abolies. On en compte 9 principales : l'ia Constitution française^ décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi en 1791 : elle établissait un gouvernement à la fois moDa^ chique et représentatif ; 2** l*Àete constittUiofmel.i^i' aenté au peuple français par la Convention en 1793, et qui posait en principe la souveraineté du peuple, l'unité et l'indivisibilité de la République; i^hConstitution de l'am m (1795), créant un Directoire chargé du pouvoir exécutif, et deux Conseils, celai des Anciens et celui des Cinq-Cents, revêtus du pouvoir législatif; 4' la Constitution 4s Van vni (1799), nommant trois consuls (F. consulat), un Sénat conservateur, un 0)rps léjnslatif et un Tribun&t : cette constitution fut modifiée en 1802 par le sénatus-consuUe organique qui proclama le consulat à rie, et en 1804 par un nouveau sénatus-eonsulte organique qui institua l'Empire français; 5" la Cfcarf« octroyée par Louis XVIII en 1814, et revisée en 1830; 8" fa Constitution de 1848, qui fut promulguée k 34 nov. par l'Assemblée nationale et oui proclama la Képublique: elle fut abrogée au 2 dèc.lâdl; 9" la Constitution promulguée le 14 janv. 1852 par le prince Louis-Napoléon, alors président deiaRépuDlioue. Elle confia au président le gouvenemcut pour aix ans. Un sénatus-consultt du 23 déc. de la même année la modifia et rétablit l'Empire.
CONSTITUTION CIVILE DDCLEBGÉ, constitution nouvelle imposée au clergé de France par un décret de l'Assemblée nationale du 12 juillet 1790. Par ce décret, il devait v avoir un évoque par département; l'élection des évoques et des cures serait faite par le peuple à la pluralité des voix; tous les fonctionnaires ecclésiastiques devaient être salariés par r£tat, et une dotation annuelle, qui s'élevait à 77000 000 de fr., remplaçait les revenus divers et bénéfices que le. clergé avait possédés jusque-là. Le roi sanctionna ce décret, quoiqu'à regret, le 26 décembre, et dés le lendemain 58 ecclésiastiques
Srétôrent serment à la nouvelle constitution au sem e l'Assemblée nationale; mais cette constitution ayant été condamnée par le pape, la plus graude partie du clergé refusa le serment. A dater de ce moment, il se fit une scission dans le clergé : ou distingua les prêtres constitutionnels ou auermenta, et Tes prêtres insermentés ou non-oMermentés. U Concordat de 1801 mit un terme à ces divisions.
CONSTITUTIONS DE clarendon. F. clarkndos.
CONSTITUTIONS PONTIFICALES, décisious des papes en matière de doctrine au de discipline, rendues tantôt en forme de bulles, tantôt en forme de brefs. On connaît surtout la const. Unigenitus. Y. bullks.
CONSUEGRA, Consàburus, v. d'Espagne (Tolède), à 60 k. S. E. de Tolède ; 6400 h.
CONSUI«AT. A Rome, on appelait Cotifuli les magistrats suprêmes de la république, institués apr^s l'expulsion des rois (509 av. J.-C.) pour veiller {cmsulere) aux intérêts de r£tat; ils étaient au nombre de deux et leur magistrature durait un an. 1^ consuls étaient chargés du pouvoir exécutif, conv^^ quaient, et congédiaient le sénat, présentaient de$ projets de loi, présidaient à la création des magistrats, levaient les troupes, commandaient les armées; mais ils ne pouvaient sortir de Tltalie tous deux en même temps. Ils étaient nommés par le peuple assemblé en centuries; ils entraient en charge au 1*' janvier et donnaient leur nom k l'année. Uui> marques distinctives étaient une chaise curule, use baguette d'ivoire et douze licteurs qui portaient devant eux des haches et des faisceaux, symbole du pouvoir exécutif. Dans l'origine, les patriciens seuls purent obtenir le consulat ; ce n'est que l'an 366 avant J.-C. et après de longues luttes que lespl^ béiens purent y être admis, en vertu delà loi Us*nia. Quand la république eut été détruite, le consulat fut conservé, mais l'importance de cette cbarga