CORD
CORË
•»t Heranle, distiniruéft comme lui parleur bravoure, ce qui les avait fait surnommer les Trou Horaces. Napoléoa donna jpour aimes à la fsuniUe Trois bras. OORBCLÛN, €n. Domitius CofhikU),' général ro- BAinsous Glande et Néron, fit ayec succès la guerre aux Piulhes qui avaient envahi PAiménie. 1^ prit Aruxate, et força Tiridate , qu'ils avaient placé sur le trône d*Aiméue, à déposer la couronne pour la recevoir des mains de remuerour» Il revenait triomnhsDt, lorsque Néron » jalouz de ses suooèSj donna l'ordre de le mettre à mort. Il se perça lui-môme de 90B épée, à Goxinthe, Tan 67 de J.-C.
GOHCIEUX, ch.-4. deeant. (Vosges), à 13 klL 8. deSt-Dié) 1100 hab.
GORCTBK, Cor€}fra, auj. Cor fou y lia de la mer Ionienne, vis-à-vis des côtes d'j^ire, fut nommée d'abord Drépanê et Fkéaeie. EUe avait au temps de la guerre de Troie des rois particuliers (F. alcinous). Yen 700 »▼. J.-C, les Corinthiens y établirent une colonie. Il y eut entre la oolonie et la métropole des guerres fréquentes; une de ces querelles (pour la possession d'Epidamme) futroecasion delagoerredu Péloponèse (434-491). Corcyre déclina depuis cette épooue : elle passa successivement sous la domination a'Agathode, de Pyrrhus, des rois de Macédoine, des Romains, de l'empire grec, auquel elle fut enlevée par les Normands. F. corfou. coRGTiiB-LA-NoniB, CoTtyra nt^ra, auj. Cursola, CORDA Y (Charlotte), née près d'Argentan (Orne), en 1768» de la fjamille noble des Gorday d*Armans. Hévoltée par les orimes des meneurs de la Révolution, elle vint à Paris en 1793, avec le hardi projet 'ie frapper Marat, le plus sanguinaire de tous, en fanant le sacrifice de sa propre vie. Elle se présenta chez lui sous prétexte d'avoir d'importantes révélatioug à lui faire, et le poignarda tandis qu'il était (ians le bain. Arrêtée aussitôt et condamnée A mort, eile monta avec le plus grand eourage sur Téohafaud, le 17 juillet 1703. Cet événement a fourni le iQJH d'une belle tragédie à Ponsard (1850). M. L. Dubois a publié Charlotte Cordav, 1838.
CORDELIERS, religieux de l'ordre des Frères Mineurs de 3t^ François, portaient un vêtement large de gros drap gris, avec une ceinture de carde: d'où leur nom. Ils furent institués par 8. François d'Assise vers 1233. C'était un des ordres mendiants: ils oe devaient rien posséder ni en propre ni en commun et ne vivre que d'aumônes. Ayant obtenu le 'iroit d'enseigner, ils se distinguèrent dans la philosophie et la théologie, rivalisèrent avec les Dominicains, et défendirent chaudement contre eux les opinions de DunsScot, un des ornements de leur ordre. CORDELIERS (club des), société populaire, rivale dp celle des Jacobins, formée en 1790, se tenait au couvent des Cordeliers (place de l'École-de-Médecine), au centre du quartier nommé alors district 'l's Cordeliers. Cette société avait pour chefs Danton, Marat, Camille Desmoulins, Hébert, Chaumette ; elle surpassa en exaltation le club des Jacobins, et (Vit la première à demander l'abolition de la royauté et l'institution delà république. Ses principaux meneurs montèrent sur l'échafaod aux 34 mars et 6 avril 1794, et ce qu'il en restait se fondit avec les Jacobins.
CORDBIIOY (GBXAUD de) , de TAeedémie française, né à Paris vers 1620, mort en 1684, fiit placé ]>ar Bossuet, en qualité de lecteur, auprès du Dauphin, fils de Louis XIV. Imbu des principes de Descartes, il a écrit sur le Dùcermment du corps et ^ rdme, 1606, et sur VAme des bêteSy 1668. On a aussi de lui une Histoire de France depuis les Gemiotf jtuoii'm 987, publiée de 1687 à 1689, ouvrage fait sur les sources originales, mais sec et fatigant, et divers traités qui ont été réunis en 1704 sous le titre fVOEuvres de Cordemoy, ^ CORDES, ch,.l. de cant. (Tarn), à 26 kll. N. de ^aillac; 2608 hab. Fabriques de toiles.
60RD1LLÈRBS, en espagnol, cordillera, se dit de
toute chaîne de montagnes ; l'usage applique sp^^cialementce nom h la cordillère des Anucs. V. andks.
GORDOCAN (tour de), phare élevé à l'emb. de la Gironde, sur un rocher isolé. Hauteur , y compris la lanterne , 4&*. Bâti par Henri 111 (1584).
CORDOUB, Corduba, auj. Cordoea. grande v. d'Espagne, dans l*ano. Andalousie, eh.-l. de Tin*tendancede Gordoue, sur la r. dr. du Guadalquivir, à 29& kU. S. 0. de Madrid; 60 DOO hab. £vÔché. La ville, bâtie en amphithé&tre sur une pente de la Sierra^Horena, est malpropre et mal b&tle; elle est ceinte de murs flanoués de grosses tours. On y remarque la cathédrale, magnifique monument de l'arcnitecture moresque , construit au viii* siècle par Abdéràme I ; la Plaïa-Mayor , un pont de 16 arches, un beau baras royal. Industrie célèbre jadis, mais bien déchue : {«ssemanterie , orfèvrerie , cordonnerie ^ cuirs maroquinés dits Cordouans (c'est Cordoue qui a doBoéson nom à cette branche d'industrie). ^ Cordoue fût fondée ou agrandie par les Romains 152 ans av. J.-G. Les Ooths s'en emparèrent en 572, et les Maures au vu* siècle. £n 756 Abdéràme I, viee^roi des califes d'Orient en Espagne, s'étant déclaré indépendant, prit le titre de calife, et fit de Cordoue sa capitale. Sous ce prince et ses successeurs (F. leur série à l'article calife) , Cordoue parvint au plus haut degré de splendeur, tant par ses richesses et ses monuments, que par l'éclat ae ses écoles et la réputation de ses savants. Lorsque le califat de Cordoue se démembra en une foule de petits £tau (1031), Cordoue devint la capit. du Toy. musulman de Tolède-et-Gordoue. Elle hit
Srise en 1236 par Ferdinand III, roi de Castille et e Léon, qui la réunit à ses États. La plupart des monuments de Cordoue ont été détruits ou endommagés, surtout par le tremblement de terre de 1589. Cette ville a vu naître les deux Sénèque et Lucain sous les Romains; Averrhoèsdu temps des Arabes; et dans les temps modernes, les poètes Louis de Gongora et Jean de Mena, les peintres Cespèdes et Zambrano. Gonsalve de Cordoue naquit auprès, à Montilla. -^ L'intend. , entre celle de Jaën et de Grenade à l'E., de Séville à l'O. et au S., de l'Estramadure à l'O., et de la Manche au N., a 170 kil. sur 120, et 360000 hab.
GORDOCK (maison de), illustre ftimille espagnole^ a pour chef Dominique Munoz-dos-Hermanas qui enleva aux Maures la ville de Cordoue à la fin du xu* siècle ; il reçut en récompense le nom de cette ville, et le transmit k ses descendants. Cette famille s'allia aux plus nobles maisons de l'Espagne; elle donna le jour au célèbre Gonzalve de Cordoue.
GORDOVA, V. du Rio-de-la-Plata, ch.-l. de l'tltat de Cordova, par 84* long. 0 ., 3 !• 20' lat. S. ; 25 000 h. £vêché, université. Cette ville fut fondée en 1573. — L'État, situé entre ceux de Tucuman au N., Entre-Rios-et-Corrien tes à TE. , Buenos- Ayres au S. , Mendoea à l'O., a 1000 kil. sur 480 et compte 160000 h., sans y comprendre env.200000 Indiens indépendants. Climat doux; sol fertile, surtout en fruits et en grains; lacs salins.
CORDOVA, V. du Mexique, au S. 0. deVera-Cruz; 6000 hab. Grand commerce de tabao ; moulins à sucre. Fondée en 1618 par Femandez de Cordova.
GORDUBA, V. d'Hispanie, auj. Cordoue.
CORDUS (A. Cremutius), sénateur romain (piiyivait sous Auguste et Tibère, avait écrit V Histoire des guerres civiles de Rome, Séjan l'accusa devant le sénat du crime de lèse-majesté pour atoir looé dans cet ouvrage Brutus et Gaasius et avoir appelé Brutus le dernier des Romain», 11 prévint le jugement en se donnant la mort.
GORÉ, lévite iaraélita, s'éleva contre l'autorité de Moïse etd'Aaron, et eut pour complices Dathan, Abiron et One. Au moment où ils s'avançaient tous quatre vers l'autel pour offrir, comme Moïse, l'encens au Soigneur, la terre s'entr'ouvrit et les engloutit.
GORÉB (roy. de), partie de l'empire chinpis.au N.
CORl