‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 284 sur 578 · CORI · texte numérisé non relu

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E. , retend de 122" à 128« long. E. et de 33* 9' à 43* ]at. N. Il a pour bornes au N. la Mantchourie, à l'O. la mer Jaune, à l'E. la merdu Japon, au S. le détroit de Corée; env. 8 000000 d'hab. Capit.Hang-tching. Sa plus ^nde partie forme une longue presqulle de 800 kil. sur 260. A l'O. et au S. se trouve une infinité d'tles, oui forment VÀrchipel de Corée. Climat Tarie; tres-fertile au S. et vers les côtes; riz, et autres céréales; panic (espèce de grain dont on tire une liqueur spiritueuse) ; soie^ etc. — Le roy. de Corée relève de la Gbine depuis 1120; mais le roi est indépendant pour l'administration intérieure de ses Etats. La langue diffère du tartare et du cbinois. La religion est leBouddbisme; les missionnaires y ont fait quelques conversions. Ce pays est depuis 1856 ouvert au commerce étranger.

CORELLI (Arcangelo), compositeur, né à Fusignano en 16&3, mort en 1713, donna des sonates fort estimées et excella lui-même sur le violon. Il se fixa à Rome et eut pour protecteur le cardinal Ottoboni, qui le nomma directeur de sa musique. Ses Sonates publiées à Rome en 6 parties, de 1683 à 1712, lui valurent le surnom de Prince des musiciens.

CORFINIUM, San-Serino, v. du Samnium, cbez les Pdt^fit, sur les confins au pays des Marses. fut capit. de la Gonféd. italique pendant la guerre sociale.

CORFOU, Corcyra, la plm importante des lies Ioniennes, à l'entrée ménd. de la mer Adriatique, et près de la côte de l'Albanie; 62 k. sur 22 ; 65 000 b. Cb.-L, Corfou. Climat doux, mais variable; pays montagneux. Peu de grains, un peu plus de vm; beauc. d'huile; gibier, poisson. — Corfou, célèbre dans l'antiquité sous le nom de Corcyre (V, ce mot) , est considérée comme la clef de l'Adriatique. Elle fut conauise sur les Grecs en 1 147 par Roger II, roi normand des Deux-Siciles. Les Vénitiens l'enlevèrent aux Normands en 1386 et en firent unduchê, qu'ils «ardèrent jusqu'à la fin du xviu* siècle. Les Français la possédèrent de 1797 à 1799 et de 1802 à lfil4. Elle forme auj., avec 6 autres lies princ, la république des lies Ioniennes.

CORFOU, CQ.-L de llle de Corfou, sur la côte E. ; IfiOOObad. Belle rade, port, citadelle. Archevêché, université. Quelques monuments, entre autres le palais du lord haut-commissaire anglais. Commerce actif. On y parle l'italien presque autant que le ^rec.

CORIGLIANO, CoriolanuMy v. des Deux-Siciles (CalabreCitérieure).à42k.N.E.deCosenza;18000h. Beau château. Sucre et pâ.tes de réglisse.

CORINNE, femme poète, née àTanagreen Béotie, fut surnommée la Muse lyrique. Elle avait été disciple de Myrtis, femme savante de la Grèce, et vivait vers 470 avant J.-C. Elle fut la rivale de Pindare, et lui enleva cinq fois la palme dans les jeux de la Grèce. Il ne reste d'elle que quelques fragments, recueillis parWolf dans ses Pœtriarum oeto fragmenta et'elogia, Hamb., 1734, et parBergk, Poetœ lyricù 1843.

GORINTHE, CorinthuSf v. du roy. actuel de Grèce (Argolide), ch.-l. d'éparchie, sur l'isthme de Corinthe, à 60k. N. E. de Tripolitza; 4000h. Archevêché; cb&teau fort; plusieurs sources ^ parmi lesquelles la fameuse fontame de Pirène , jadis consacrée aux Muscs; ruines nombreuses. — Corinthe formait autrefois avec son territoire un petit Ëtat particulier, la Corinihie. Elle était une des villes les plus importantes de la Grèce par sa population, son commerce , ses richesses, son luxe et ses colonies. Elle avait deux ports : le Léchée, sur le golfe de Corinthe (^Ife de Lépante). et CenchréeSj sur le golfe Saronique (Kolfe d'Athènes). Elle était défendue par une citadialle très-forta appelée Acrocorinthe! on y voyait de nombreux monuments, des statues et des objets d'art en abondance. Corinthe est en outre célèbre par ses raisins et par son airain, qui passait pour contenir de Tor et de l'argent. Elle a donné son nom à un ordre d'architecture dit corinthien. Les mœurs de ses habitants étaient fort dissolues, et ses courtisanes étaient fameuses dans toute la Grèce .^Corinthe fut fondée 1900 ans env. av. J.-G.par Ëphyre, fille de l'Argien

Phoronée, et fut de là nommée primitivement Éphyre. Elle forma d'abord un Ëtat monarchique; U tradition y fait régner Jason et Médée vers 1350. Sisv Îibe, de race hellène, et ses descendants occapèrem e trône jusqu'en 11 60 : uq des rois de cette dynastie. Corinthus, donna son nom à laviUe. Des princes héraclides , dont le premier fut Alétès et le deniier Télestès, y régnèrent à partir de cette époque. Aprb Télestès, les Bacchides, issus aussi de la lace royale, changèrent le gouvernement en une espèce de république aristocratique ; elle fut alors régie par des magistrats annuels appelés prytanes. Vers 66' av. J.-C. , le tyran Cypséius rétablit la monarchie et transmit son pouvoir à son fils Périandre (627-S84>. Psammétique, qjii lui succéda, fut aussitôt renversé, et Corinthe s'éngea de nouveau en république. De nombreuses guerres s'élevèrent entre Corinthe et Corcyre, sa principale colonie; une de ces guerre». en 434, fut l'occasion de la guerre du Péloponès<; (431): dans cette dernière lutte, Corinthe fut tou jours du parti de Sparte. Cependant elle se déclara contre elle en 395, ce qui donna lieu à la guerre dite guerre de Corinthe (395-387). Comme les autres tilles de la Grèce, Corintûe se soumit à Philippe et reçut garnison macédonienne (335). Ce ne fut qu'eo 2i'{ qu'Aratus la délivra de la domination étrangère et la fit entrer dans la Ligue Achéenne. Elle devint alors le siège des assemblées des députés de cette confédération; mais, trop faible pour lutter avpc Rome, elle fut prise et saccagée par Mummius (U6) Relevée par Auguste, elle redevint florissante sousb empereurs. A la fin du lu* siècle, elle fut ravagée par les Hérules, au iv* par les Visi^oths, au viii' par les Slaves. En n05, les Français, maîtres du Péloponèse, s'en emparèrent, et peu après ils la cédèrent aux Vénitiens, auxquels les Turcs l'enlevèrent en 1459. Les Vénitiens en reprirent possession ei 1699, à la paix de Cariowitz, mais ils la perdirent de nouveau en 1715. Corinthe fut délivrée en 18îl de la domination turque, sous laquelle elle était tombée dans l'éUt le plus misérable. Ce n'est què depuis 1830 qu'elle commence à se.relever.

CORINTHB (isthme de), langue de terre qui s^ tend entre le golfe de Lépante (anc. golfe de Corwtlie) k ro. , et le golfe d'Engia ou d'Athènes (anc golfe Saronique) à l'E., unit la UoiéB (Pélofmft^^ à la Grèce j)ropre. Il n'a en certains points que 6 tide large. Lors de l'invasion de Xerxès, les Grecs élevèrent une muraille dans toute la larçreur derisibire pour arrêter sa marche : cette muraille fut abattue par Mahomet II. Neptune avait un temple magnifique dans l'isthme de Corinthe ; on y célébrait en >oii honneur les Jeux isthmiques. V. isthmiquës (Jei^'

— On a plusieurs fois entrepris de percer l'isthme de Corinthe (Démétrius Poliorcète, César, Caligula, Néron). Un nouveau projet a été fûrœô en 1863.

GORIOLAN (c. MARCius), général romain, wtm les Volsques k diverses reprises, leur prit Conoifô en 493 av. J.-C., et reçut de là le nom de Conolan. Il brigua ensuite le consulat; ne l'ayant pas obtenu. il proposa des mesures hostiles au peuple et voulut empêcher que le blé envoyé par Gélon , roi de Sicile, dans un temps de disette, fût distribué gratuitement. Condamne à l'exil (491), Coriolan alla offnr ses services aux Volsques. alors en guerre avec » patrie, et bientôt il vint à leur tête ravager le territoire romain et assiéger Rome même. Us Romam» effrayés lui envoyèrent plusieurs ambassades; il fl«meura sourd à toutes les prières. Mais Vétune, sa mère, suivie de Volumnie, sa femme, et de toute» les dames romaines, étant venue lui adresser « nouvelles supplications, il se laissa attendrir, et consentit à lever le siège. 11 périt, dit-on, peu deiemr après (488), assassiné parles Volsques ou condamne par eux à mort comme coupable de trahison. î>p''" j une autre version, il parvint à une grande vieiiia^e. ; Plutarque a écrit la Vie de Coriolan, Shak«P«a^i

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la Harpe et pluâears autres poètes dramatiques ont mis ce personnage sur la scène.

CORIOLES, Coriolij anc. y. du Latium, ches les Yolsques, à 36 kil. S. £. de Rome, à 8 lùL N. de Suessa-Pometia, fut prise, en 493 av. J.-C, par C. Harcius, surnomme pour cette raison Coriolan,

GORIPPUS (Flav. Cresconius), poète latin, né en Afrique, yécut de 530 à 585, et aeymt évêque en 570. On a de lui : Johannùy poème en 8 chants, où il chante Jean Troglita, éénéral de Justinien, qui soumit les tribus de l'Atlas, publié pour la 1'* fois en 1820 à Milan par P. Mazzuchelli (u y manque le VIII* chant et la fin du yii*) ; De laudibus Jttflmt, panégyrique de l'empereur Justin, en 4ch., Anvers, 1581, Paris, 1610, Leipsick, 1653, Rome, 1777. Ces 2 poèmes, assez bien écrits pour avoir valu à Corippus l'honneur d'être appelé le dernier poète latin ^ sont surtout précieux pour l'histoire du temps. CORISANDE (la belle). F. ouiche (la comtesse de). œftlSOLITES, coRiosopiTES, peuples de l'Armorique. F. curiosolites et curiosopites.

CORK, V. d'Irlande, ch.-l. du comté de Cork, sur une Ue de la Lee, à 22 k. de la mer, à 220 k. N. 0. de Duhlin; 106000 h. Ëvèchés catholique et anglican. Port sûr et commode, dit baie de Cork. Quelaues édifices assez remarquables: cathédrale, hôtel de ville, douane, bourse, etc. Etablissements d'instruction et de bienfaisance. Toiles à voiles, colle forte, draps communs, savons, etc.; tanneries, pnterie, verreries. Commerce d'exportation assez important— Cork fut fondée au vi*s. parles Danois, et forma longtemps, avec son territoire, un petit £tat indépendant, régi par les Maccarthys. Henri II s'en empara en 1172. Jacques il, chassé d'Angleterre, Tint y résider en 1688; le comte de Mariborough la prit en 1690. — Le comté de Cork, dans le Munster, entre ceux de Tipperary, Kerry, Limerick, Waterford et la mer, a 165 kiL sur 85 et 774000 hab.

CORLAY, ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord), à 30 k. N. 0. de Loudéac; 1407 h. Vieux château.

GORMEULLES, ch.-l. de c. (Eure), à 15 k. S.O. de Pont-Audemer ; 1300 h. Tanneries, bonneterie, papeterie, moulins à huile. — Il y a près de Paris un autre Cormeilles, dit CormeiUe$-enParisis y dans )edép. de Seiné-et-Oise , à 20 k. N. de Paris; 1400 h.

CORMONTAIGNE, officier du génie, né à Strasbourg vers 1680, mort en 1762, fut le régénérateur de son arme. Il fit les sièges les plus célèbres pendant les guerres de 1713 à 1745, notamment ceux de Philipsbourg etdeForbach en 1734, et devint maréchal de camp. On lui doit les grands travaux ajoutés sous Louis XV aux fortifications de Metz et deThionville, et un traité é! Architecture militaire ^ 1741. M. Bavard, capitaine du génie, a publié, d'après ses Mémoires : Mémorial pour Vatiaque des ptoccf, Paris, 1805; Mémorial pour la dé fente des Piflcw, 1906; Mémorial pour la forti/icoaionperman^nte et passagère y 1809. M. Augoyat en a donné en 1825 une nouv. édit. , avec une Notice.

CORNA, Apamea ou Digba, y. de la Turquie d'Asie (Bagdad), à 58 k. N. 0. de Bassora, et au conflueif du Tigre et de TEuphrate qtH s'y réunissent pour former le Chat-el-Arab; 5000 h.

CORNARIUS (Jean hagenbut, dit), médecin, né enisoo à Zwickau en Saxe, mort en 1558, professa U médecine à Marbourç et à léna. On lui doit la publication el la traduction d'un grand nombre d'auteurs grecs ( S. Basile, Galien, Parthenius, Diosco- ^Jdêy Aétius). Son principal mérite est d'avoir un des premiers rappelé l'attention sur Hippocrate : il donna en 1538, a Bàle, une édition complète de ■es œuvres en grec, et en fit paraître en 1 546 la traduction latine; cette traduct. (surtout Tédit. de 1558) ^tune des meilleures que Ton possède. On a aussi je lui un poëme latin : Humanx vita miserisB.

ÇORNARO. famille patricienne de Venise, adonné trois doges à la répubbque : Marc C, 1265; Jean C, 16ZS* Jean n C. 1709. Ce dernier fit la guerre aux

Turcs et signa le traité de Passarowitz qui fixait les limites des États de Venise et dé ceux des Turcs. Outre les doges, cette famille a produit plusieurs personnages célèbres.

CORNARO j(Catherine) , reine de Chypre , née à Venise en 1454, épousa en 1470 Jacaues de Lusi-

§nan III, roi de Chypre et de Jérusalem. Chargée u gouvernement à la mort de ce prince, 1475, elle éprouva de grandes difficultés. Apres 1 4 ans de règne et de luttes, elle remit ses Ëtats aux Vénitiens et se retira à Venise, oii elle mourut en 1510.

CORNARO (Louis), ué h. Veuiso vers 1462, mort en 1566. Cet homme s'était livré jusqu'à l'âge de 40 ans à tous les genres d'excès et avait contracté les maladies les plus graves : se voyant menacé d'une mort prochaine, il résolut de changer complètement de régime, et vécut avec la plus grande sobriétié, réduisant sa nourriture à 12 onces d'aliments par jour. U réussit par ce genre de vie, non-seulement à se ^érir de tous ses maux, mais à prolonger sa vie jusqu'à cent ans, et même au delà selon quelquesuns. Voulant faire profiter ses semblables de. cette heureuse expérience, il composa, à l'âge de 80 ans, un traité sur les avantages de la sobriété. Discorsi délia vita sobria (Padoue, 1558). Ce livre a obtenu un très-grand succès. 11 a été traduit en latin par Léon Lessius. Anvers, 1613, et en français par La Bonardière. 1701, et par plusieurs autres.

CORNE d'Abondance. F. abondance.

CORNE D'OR. V. constantinople.

CORNEILLE (S.), centurion romain, fut baptisé par S. Pierre à Césarée en Palestine, l'an 40 de J.-G. L'Église célèbre sa fôte le 2 février.

CORNEILLE (S.), pape, élu en 250 ou 251, eut pour adversaire Novatien, qui se fit élire par ses partisans. Corneille fut exilé par l'empereur Gallus à Centum Cellas (Civita-Vecchia) , et y mourut après un an et trois mois de Pontificat. On le fête le 16 septembre.

CORNEILLE (Pierre), le père de la tragédie fran-

Saise, né à Rouen en 1606, mort en 1684, était fils 'un avocat général et fut d'abord destiné au barreau; mais il préféra le tliéâtre. Il débuta par des comédies qui, bien qu'oubliées aujourd'hui, eurent alors beaucoup de succès (Mélite, 1629; Clitandre, 1632, etc.). En 1635, il donna sa première tragédie, Médée^ qui annonça ce qu'il devait être. L'année suivante parut le Ctd, imitée de Guilhem de Castro : cette pièce. excita un enthousiasme universel, mais aussi elle provoqua l'envie; le ministre Richelieu, jaloux du succès du poète, voulut faire condamner la pièce par l'Académie. Corneille ne se vengea qu'en produisant de nouveaux chefs-d'œuvre: Horace et Ctnna, tous deux en 1639, Polyeucte (1640), Pompée (1641), Rodogune (1646). Le succès de ces nouvelles œuvres fit taire la critique; Richelieu, renonçant à une rivalité ridicule, fit obtenir au poète une pension,, et l'Académie, qui l'avait critiqué, l'admit dans son sein^lG'i?). Après Hodogune, Corneille commença à décimer. Allligé de la chute de Pertharite (1653), il s'éloigna pendant quelques années du théâtre. Il employa ce temps de retraite à traduire en vers Vlmitation de J.-C. Cependant les instances de ses amis le déterminèrent à rentrer dans la carrière; il produisit alors OEdipe (1659), Sertorius (1662), Othon (1664), où Ion retrouve de belles scènes; mais son génie s'éclipsa entièrement dans Agésilas { \ 666), dans Attila ( 1 667) . et dans quelques autres pièces, dont la dernière, Suréna. fut jouée en 1674. Outre ses tragédies. Corneille avait donné en 1642 le Menteur y que l'on regarde comme la meilleure comédie qui eût paru jusque-là. On a en outre de lui des Mélanges poétiques (1632), des Discours sur PArt dramatique y V Examen de tes pièces fait par lui-môme, Vlmitation de J.-C. en vers, 1656 (cet ouvrage a eu jusqu'à 40 éditions), et quelques autres poésies pieu ses. Ce poète, que ses contemporains eux-memeà ont à jus^ titre nommé le Grand Corneille, est l«

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frai créateur de l'art dramatique en France ; on admire surtout en lui Téner^ie. le sublime; mais on lui reproche de Tenflure, de la subtilité et des disparates choquantes. Ce grand homme était extrêmement simple dans ses mœurs et dans ses manières, et brillait peu dans la conTersation. Il pratiquait toutes les yertus domestiques : il resta toujours uni arec son frère, Th. Corneille, et yécut avec lui. La l'* édition estimée des œuvres de P. Corneille est celle que donna son frère Th. Corneille, Paris, 1706 ,

10 vol. in-12. Voltaire les publia de nouveau en 1764 (au profit d'une nièce de Corneille), lî vol in-8, avec des Commentaires, où il montre quelquefois une g[rand« sévérité. Patissot fit paraître en 1802 une édition complète , avec des observations sur les commentaires de Voltaire. MM. Didot ont publié, de 1855 à 1860, une nouvelle édit. de P. Corneille, avec des Commentaires d'Aimé Martin. On doit à M. Marty- Laveaux l'éd. la plus complète, 1863 et ann. suiv., 12 vol. in-8. Fontenelle a donné la Vis de P. Corneille (dont il était le neveu); Gaillard, Yiciorin Pabre, VÉloge de Corneille; J. Taschereau, VHisi. de la Vie et des ouvrages de P. Corneille, 1 829 et 1855; M. Guizot, Corneille et son temps. Rouen lui a élevé une statue.

CORNEILLE (Thomas), frère du préc, né à Rouen en 16*25, mort en 1709, travailla comme son frère pour le théAtre, et fut après lui le meilleur poète dramatique de la France jusqu'à la venue de Racine.

11 a fait des comédies et des traf^édies, dont quelques-unes eurent un succès prodigieux, dû surtout à un style facile et à une certaine entente de la scène. Celles de ses tragédies qui sont le plus estimées sont : Timocrate (1656) , SHliœn (1660) , Camma (1661), Ariane (1672), Esse» (1678). Parmi ses comédies , qui presque toutes sont imitées de l'espagnol, on connaît surtout le Festin de Pierre (1673). Th. Corneille a traduit en vers les Métamorphoses d'Ovide, et a composé un Dictionnaire des Arts et des Sciences ^ pour servir de Supplément au Dictionnaire de V Académie, 1694, ainsi qu'un Dictionnaire universel géographique et historique. 1708. Il succéda à son frère à VÀcadémie française (1685), et fut reçu aussi à l'Académie des inscriptions. Ses œuvres oramatioues se trouvent avec celles de son frère; elles ont été aussi publiées à part en 1682, 1722, 1738, 5v. in-12, etc.

GORNÊLIE, mère des Gracquea, était fille de Scipion l'Africain et femme du consul Tib. Sempronius Gracchus. Veuve de bonne heure, elle se consacra à l'éducation de ses fils, et se fit admirer par ses vertus autant que par la noblesse de son caractère. Un roi d'Êgvpte, Ptolémée Physcon. lui proposa, dit-on, de r épouser; mats elle rejeta ses of^ fres, trouvant plus glorieux d'être la veuve d'un Romain que l'épouse d'un roi. Une dame de la Campante, après avoir fait étalage devant eUe de ses bijoux, d^iraitqu'à son tour elle lui laissât voir ses richesses; elle fit alors venir ses fils : « Voilà, dit-elle, mes bijoux et mes ornements. » On lui éleva de son vivant une statue de bronze, au bas de laquelle était cette inscription : A Comélie, mère des Gracques.

GOMfttLiE^ femme de Pompée et fille de Môtellus Scipion, suivit son mari dans sa ftiite après la bat. de Pharsale, le vit massacrer sous ses yeux dans le port d'Alexandrie et se réfugia en Chypre.

CORNÉLIENNE (maison), Ccmelia gens y une des plus anc. familles patriciennes de Rome, se divisa en un grand nombre de branches dont les principales sont les Lentuius , les Sci pions, les Gétnégus, les Dolabella, les Cossus, les Rufinus. F. ces noms.

CORNfiÎJUSifipos. écrivain latin du i*' siècle av. J.-C.,futlié avec Cioéron, Atticus et Catulle. Il avait composé plusieurs ouvrages historiques qui étaient fort estimés des anciens; il nous reste seulement sous son nom les Vies des grands capitaines de VAntiquiti; cet opuscule paraît même n'être qu'un abrégé de i'ouvrâfie original, qui était beaucoup plus étendu ; on T'attribue av«G vraisemblance à

iCmilius Proous, grammairien du temps de Théodose. Les éditions les plus estimées sont Tédiiion princeps, Venise, 1471, sous le titre â!MmiliiProbt De Vita excellentium , celles de Bosius, Leipsick, Î806; de Roth.Bâle, 1841; de Monginol, 1868. Cornélius a été plusieurs fois traduit en franc. : par l'abbé Paul , 1781 ; par RadonvilUers et Noèl, 1801; par Galonné et Pommier, dans la cqU. Panckouclcc, et par M. Kerrooysan, dans la coUection Nisard.

CORNÉLIUS SEVEROS , poëte latin, contemporain d'Ovide, fut enlevé par une mort prématurée, il reste de lui un fragment sur la Mort de Cieérm. On lui a attribué le poème de VStna; mais Wenudorf pense que cet ouvrage est de Lueilius Junior.

CORNETO, Cometum, y. de l'Âtat ecclésiastique, à 17 kil. N. deCivita Vecchia; 2500 hab. Svêclié.- Près de là est la célèbre mine d'alun de laTolfa. Km env. , ruines de Tarquinies , où l'on a récemment trouvé des hypogées, avec vases, mosaïques, el4r.

CORNO (mont). V. grah-sasso.

CORNOUAILLES, Dumnonii des anciens, Cmtvbia^ Cornu Galliêg^ en anglais ComwaU; mnè d'Angleterre, à la pointe 6. 0. de l'Ile, est partout baigné par la mer, sauf à l'E. , où il est boraé par le comté deDevonshire : 139 kil. sur 1h\ 340000 hab. Ch.-l., Bodmin et Launceston. Soi maigre, qaine produit guère que des pommes de terre; pitur.;t-4. Riches mines a'étaln et de cuivre ; antiquités dniidiques. On parie encore en Cornouailles un dialecte dérivé du celtique. — A l'extrémité S» 0. du coml« et à 7 kil. N. du cap Land's-end, est le cap de Cornouailles.

cornouailles, petit pays de France qui fa"^ >< partie de la Basse-Bretagne; ch-1. Quimper. II se trouve auj. partagé entre les dôp. du Finistère, dtj Morbihan et des Côtes-du-Nord. —On donnait a\i<s; le nom de Cornouailles à la ville même de Quimper-Corentin et à Pévôché dont elle était le siéire.

COBNO CAILLES (nody.-), JVeip-Comw«U,paysde l'Amérique du Nord, sur la côte occidentale, s'étend de 54* à 58* lat. N. La ï>artie septentr. appartient aux Russes et la partie méridionale aux Anglais : celleci est comprise dans la Nouv*-Calédonie. Behnng aperçut La côtedu Nouv.-Comouailles en 1741 ; mais elle ne fut explorée qu'en 1775, parlesKspagnoU Juan d'Ayola, Juan de la Bodega et Quadrs.

CORNUBiA, Comwall, lieu de la Grande-Bretagne anc, à l'extrémité S. O. de 111e, chez les Dumnontt. Les Bretons (que commandait Ambmsius.pére d'Arthur) y furent défaits par le Saxon Cerdic en îM-

GORNUEL (Anne Bigot, dame), femme célèbre par son esprit, avait épousé un trésorier de la guerre qui la laissa veuve en 1650. Elle mourut en 1694, daos un âge avancé. Mme de Sévigné et TaUemaut de^ Réaux citent d'elle une foule de traits et de reparties piquantes, qui étaient recueillis avec empressement et passaient de bouche en bouche.

CORNUS, ch.-L de cant. (Aveyron), à 34 kil. S E. de Stfr-Aflrrique;1000 hab. Fabriques de feutres.

CORNUTUS(L. Annœus), stoïcien, natif de Leptis en Afrique, précepteur et ami de Perse, qui lui adressa sa 5* satire, fut exilé par Néron, à cause de la liberté avec laquelle il avait jugé ses vers. On a de lui un petit traité de la Nature des Dieux, en grec, publié sous ie nom de Pkumutus ; il se trouve dans les Opuscuia mythologica de Gale, Cambridge. 1671 , et a été publ. à part par P. Osann, G<ett., IWJ-

G0RNWALU9 (Charles manei, marquis de), général anglais, né en 1738, se distingua dans u guerre d'Amérique, seconda avec talent et couw le général en chef Clinton; ae signala aux combafe de Germantown (Pensylvanie) et de Redbank (New- Jersey) en 1777, et eut la prmoipaie part à la pn« de Charleston en 178a Mais en 1781, Lafeyette ^ força à mettre bas les armes avec 8000 bomme. ^ Yorktown, ce qui le fit rappeler. Nommé eo h^ gouverneur du Bengale, il fit avec »«<»*•*• Ç"?î!j à Tippou-Saib et devint en 1802 gouverneur géa^

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