‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 286 sur 578 · CORT · texte numérisé non relu

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la V. ô'A leria. Cartbage y eut de bonne heure des établissemeatfi; Rome enleva Tlle aux Carthaginois en 237 ay. J.-C, mais elle eut à combattre les soulèyements continuels des indigènes* La Corse entière s'était révoltée en 163 av. J.-C.; elle fut alors soumise par Juventius Thalna. Sous l'empire, elle ne fut guère ou'un lieu d*exil (F. sénèoue). Aorès les Romains» les empereurs Grecs, les Vandales, les Goths, les Lombards, Charlemagne, la possédèrent. £Ue devint à peu près indépendante après Charlemagne. Dans la suite, les papes s'en déclarèrent souverains. En 1092 , Urbain II la céda aux Pisans : Gènes leur disputa cette concession, et, après diverses tentatives qui échouèrent, elle finit par s'emparer de l'île à La suite de la vict. de la Melona, en 1284. En 1553, les Français, en guerre avec les Génois, envahirent la Corse et la soumirent presque tout entière ; mais ils la leur rendirent peu après et le traité (Je Cateau-Cambrésis leur eu garantit la possession. Mais après les trois révoltes de 1736, 1741 et 1755 (F. NEUHOPPet PAOLi), Gènes, ne pouvant dompter ce peuple rebelle, vendit ses droits à la France moyennant 40 millions. Le traité fut signé le 15 mai 1767, et le 15 août de la même année Louis XV rendit redit de réunion ; mais la prise de possession effective n'eut lieu qu'en 1768 (F. marbbuf). Les Corses, à l'instigation de Paoli, se donnèrent aux Anglais en 1793, mais, ceux-ci furent expulsés en 1796. Sous le gouvernement des Génois, la Corse était divisée en

10 juridictions et quatre fiefs. En 1790 elle fut partagée en deux dép. , le Golo et le Liamone. En 181 1 , les deux dép. furent réunis. Patrie de' Sampietro, d'Ornano, des Paoli et des Bonaparte. Jacobi (1835), et Galetti (1866), ont donné VHisL de la Corse.

CORSE (Cap)-, pointe N. de la Corse. Bons vins. coRSB (Cap-), par corruption pour Cape-Coast, établissement anglais en Afrigue, sur la Côte-d'Or,

Sar h' lat. N., 4» long. 0.; 1200 h. (presque tous inigènes). Grand commerce de poudre d'or et d'ivoire. Fondé par les Portugais en 1610, 11 appartient aux Anglais depuis 1661.

CORSEUL, bourg des Côtes-du-Nord, à 4 k. 0. N. 0. de Dinan : 400 h. Antiquités romaines. On pense que près de là était la cité des Curiosolitet.

CORSIGA, île de la Méditerranée, auj. la Corse.

CORSINI. famille de Florence, a fourni plusieurs hommes d'État, et plusieurs dignitaires de l'Ëglise, entre autres le pape Laurent Corsini (Clément XII).

consmi (Edouard) , savant antiquaire, né en 1702 à Fanano (Modène). mort en 1765 àPise, entra dès sa jeunesse dans l'ordre des Clercs réguliers des Ecoles pies, dont il devint général; enseigna la philosophie, puis les belles-lettres à Pise. Ses principaux ouvrages sont-: FastiAUid, Florence, 1474- 1761; Disserfationes agonisticXy 1747, où il traite des jeux olympiques, pythiques, etc.; De Nummis Arsacidarum, 1754; De prœfectisurbis RomêS, 1763.

11 a aussi écrit sur la philosophie etles mathématiques. CORSINS ou CAORCWS. F. lombaros.

CORTE, Cenestum. ch.-l. d'arr. (Corse), vers le

centre de l'île, à 60 k. N. E. d'Ajaccio; 5762 h. Tribunal, école Paoli. Commerce de vins et de blés. Château fort; monument de Paoli.

GORTEREAL (Gaspard), navigateur portugais, explora en 1500 la côte N. E. de l'Amérique, parcourut le Labrador, le Canada, encore inconnus, et pénétra dans le golfe St-Laurent. Il entreprit en 1501 un voyage dans les mêmes parages, cherchant un passage au N. de l'Amérique, mais on ne le revit pa8.~Sou frère, Miguel de C, partit en 1502 pour aller à sa recherche, mais il ne revint pas non plus.

GORTEREAL (Icronimo) , poète portugais, né vers 1526, mort en 1593, servit d'abord dans la marine, et commanda une escadre dans l'Inde en 1571 ; puis il se fixa à la cour avec le titre de gentUhomme privé. On a de lui le Siège de Diu, Lisb., 1574, et un poème touchant, intitulé Le Naufrage de Sépulvéda, publié après sa mort en 1593, et trad. en fr.

par Ott. Foumier, 1844. Il a aussi écrit un p>Çnw espagnol, VAustriada, en l'honneur de don Jum d'Autriche, le vainqueur de Lépante.

CORTÈS (c.-à-d. Cours, Chambres). On nomms ainsi en Espagne et en Portugal les assemblées chargées de discuter les lois et de voter l'impOt.

En Espagne , elle.? se composent de deux chambres, la Chambre des proeeres (pairs), où siègent .es prélats, les grands d'Espagne et un certain nombre dt citoyens distingués avant un revenu de plus de 15000 fr.; et la Chamore des procuradores (dépotée), dans laquelle peut être admis tout Espagnol âgé de 30 ans, et possesseur d'un revenu de pins de 3000 fr. Les députés sont élus pour 3 ans. Le souT^ rain convoque et dissout les Certes. — L'origine d« Certes est aussi ancienne que celle de la monarchie. mais elles ne se composèrent d'abord que des seigneurs et des prélats; la bourgeoisie n'y fut admise qu'au xi« siècle. Leur autorité, très-grande d'abord, surtout en Aragon , diminua peu à peu devant 1(n accroissements du pouvoir royal, depuis la réunio:i de la Castille et de rAragon par le mariage d'Isabelle et de Ferdinand le Catholique (1469), et surtoutde puis le rèçne de Charles-Quint. A cette époque, le> Certes, qui s'étaient révoltées sous la conduite de Jean de Padilla, furent vaincues à Villalar (i.i22). Ces assemblées cessèrent dès lors d'être convoquées. ou elles ne le furent que pour recevoir les ordres absolus du souverain. En 1810 les CortÔs furent rétablies; elles publièrent en 1812 une constitution ce lèbre, modelée sur notre constitution de 1791; mais en 1814 Ferdinand VII abolit les Certes. Rétoblies m 1820, après l'insurrection de Riégo, elles furent de nouveau anéanties par l'expédition française de 18*23. Enfin, après la mort de Ferdinand VU (1833), les Certes furent rétablies; sous le gouvememeni des deux reines Christine et Isabelle, elles ont augmenté de plus en plus leur autorité. Elles sont aujourd hui régies par fa constitution de 1845.

En Portugal, les Cortès se composent é{?alemeni de deux chambres; les membres delà l'« sont à rie et héréditaires; ceux de la 2* sont électifs, et la durée de leurs fonctions est de 4 ans; ils doivent posséder un revenu de 2400 fr. au moins. — Alphonse 1, I*' n» de Portugal, convoqua dans Lamego les premières Cortès de ceroy. (1145); sous ses successeurs elle^ ne furent guère réunies aue dans les circonstances critiques, ou lorsqu'il s'élevait quelques difficulté^ pour la succession au trône. En 1821, les Coru-s convoquées par Jean VI publièrent, à l'exemple des Cortès espagnoles, une constitution nouvelle ; cette constitution fut abolie deux ans après. Don Pedro, an 1826, au moment d'abdiquer en faveur desanUc. rendit aux CortÔs une partie de leurs privilèges. Méconnus encore pendant l'usurpation de don Miguel (1828-33), ces privilèges ont été de nouveau confirmés à l'avènement de dona Maria.

CORTEZ (Fernand) , capitaine espagnol , conquérant du Mexique, né en 1485 à Médeilin dans TEstramadure, d'une famille noble. Il passa enlSOj dans les Indes occidentales, qui étaient alors pour les Espagnols une source de gloire et de riche^^es. En 1518, Vélasquez, gouverneur de Cuba, le m.t à la tète d'une flotte qu'il destinait à la découverte de nouvelles terres, et en 1619 Cortez aborda pr» de Tabasco dans le Mexique. Les Indiens de cette ville se soumirent aussitôt à lui, et il marcha sur la capitale du pays, Mexico, qui lui avait ouvert également ses portes et où l'empereur Montezuma Je reçut comme son maître. Vélasquez, jaloux de ses succès, envoya alors contre lui une flotte nombreuse: mais die fut battue, et Cortez vainqueur ne s'occup» plus qu'à conquérir tout le Mexique. Il y parvmte» peu ae temps ; mais il eut A comprimer de ternU0 msurrections, et souilla sa conquête par d'horribles cruautés : pour garantie de la soumission des Hexicains, il avait gardé Guatimozin, gendre et bénQ» de Montezuma : il ne tarda pas à mettre ca pnnce i

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