‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 287 sur 578 · COSE · texte numérisé non relu

COSE

mort. Charles-Ouût, en récompense des senrices de Cortez, Tavait nommé ^uyemeur du Mexique; mais il fut peu après calomnié j>ar des envieux et rappelé. Arant de quitter TAménque , il avait découvert la CaJifomie et la mer Vermeille. 153&. 11 mourut en 1547 en Espape, pauvre et délaissé. VHistoire de Corte% a été écrite en espagnol par Antonio de Solis, et trad. par Citry de La Guette. Piron a composé une tragédie de Femand Cortex; Jouy et SpoDtini ont donné mi bel Opéra sous le même titre.

GORTONE, Corythw, puis CorUmat ▼, de la Toscane, à 93 k k. S. £. de Florence; 5000 h. £véché. Vieux château y ruines antiques. Académie étrusque, bibliothèque, cabinet d'histoire naturelle, musée d'antiquités étrusques. Patrie du peintre Cortone.— Avant d'avoir été soumise par les Romains, elle formait une des 12 villes de la Confédération étrusque. CORTONE (Piétro berbttihi , dit Pierrëae)^ peintre italien, né en 1596 à Cortone en Toscane, mort en 1669, se créa un genre à part par la hardiesse de ses conceptions ; dfécora plusieurs chapelles à Rome, ainsi que le 'palais Barberini; puis vint à Florence, où il peignit les plafonds du palais Pitti. Cortone excelle à distribuer ses compositions et à graduer les teintes, ce qui Fa fait appeler le Premier des jpetnfref décorateun, mais la manière lâche de cet artiste contribua k corrompre le goût. On voit de lui au Louvre la RéconcUiation de Jacob et éPÉtau, la Nativité de la Vierge, et SU Catherine. CORTORUCUAf , auj. Cowrtray (Belgique).

CORTOT (Jean Pierre), sUtuaire, né à Paris, en 1787, mort en 1843, remporta en 1809 le grand prix, fut envoyé à Rome, et fut nommé, en 1825, membre de nnstitut et professeur à rficole des beaux- «rts. Il a exécuté une foule d'ouvrages, la plupart pour des établissements publics, parmi lesquels on remarque : Ste Catherine, pour la ville de Rouen; l^iilIII, pour la Place Royale, à Paris; la Capttvué de Coûte XVI, bas-reliefa pour le Palais de justice; les statues colossales de Brest et de Rouen, pour la place de la Concorde; Caeimir Pirier. au Père-Lachaise; le Soldat de Marathon, aux Tuileries; le Fronton de la Chambre des députés, qu'il ne termina qu'en 1841 , et qui lui valut la croix d'officier, de la Légion d'honneur.

CORVEY, V. des États prussiens (Westphalie) , à 65 kil. S. E. de Minden , sur le Weser : 5300 h. Evôché. — Corvey était la plus anc. et l'une des plus riches abbayes de Bénédictins de l'Allemagne. Elle lui fondée par Louis le Débonnaire qui y envoya pour

I organiser plusieurs moines de Gorbie en Picaraie : ce qui lui fit donner le nom de Nouv.-Corbie. L'abbé de Corvey devint prince d'Empire du cercle de West- Phalie. £n 1794, il obtint la dignité épiscopale. En 1803, l'abbaye fut sécularisée et donnée au prince a Orange; en 1807, son territoire fut incorporé au roy. de Westphalie; en 1815, il échut à la Prusse.

CORVIN (Mathias), roi de Hongrie, fils de Jean Hunyade, fut élu en 1458, à l'flge de 15 ans, et mou- !^t en 1490. Comme guerrier et comme législateur,

II fut l'hommo le plus marquant de son temps. Ât- ^é continuellement par l'Autriche, la Bohême, la Pologne, par les vâyvodes de Transylvanie, de Moldavie et de Valachie, il fit face à tous ses ennemis et les repoussa tous. Il fut le boulevard de la chrétienté contre les Turcs, oui tentèrent inutilement de lui enlever la Moldavie et la Valachie. Il donna de sages lois à ses sujets, et, pour répandre parmi eux les lumières, appela des savants d'Allemagne, de France et d'Italie, fonda une université à Bude, y réunit une vaste et magnifique bibliothèque, construisit un observatoire, et miporta l'art typographique.

CORVISART (J. Nie, baron), médecin de la Faculté de Paris, fliembre de l'Institut, né à Dricourt (Ardenoes) en 1775, mort en 1821 , fut nommé pro- [j^ur de clinique en 17%, lors de la création de i*£cole de tante (Ecole de médecine), et en 1797, pro- KRsseur au G(^ége de France , et contribua beaucoup

par son enseignement et ses écrits à faire fleurirls» études médicales. Bonaparte le choisit pour son médecin. On a de lui un Essai sur les maladies du cceur, 1806, et plusieurs traductions.

GORYBANTES, prêtres de Gybèle, célébraient le culte de la déesse avec un grand tumulte, faisant retentir l'air du bruit des tambours, frappant leurs boucliers avec des lances, dansant et agitant leur corps conmie des frénétiques, et poussant des hurlements, comme pour pleurer la mort d'Atys, le favori de Cybéle. Ils étaient Phrygiens et pour la plupart mutilés. Sebn la Fable, ils furent cnargés avec les Curetés de veiller sur Jupiter enfant. Ils paraissent se confondre avec les GaUes. Leur nom vient pro' bablement du grec korybantion, petit casque, tiare, parce qu'ils portaient un casque en forme de tiare.

CORYCUS,' ai^. JTtirco ou Kara-Hissar^ ▼. de la Gilicie Trachée, au pied du mont Corycus et au N. E. du cap Sarpédon, célèbre par une belle grotte, dédiée à Pan et aux Nvmphes.

GORYTHE, Corytnus^ nom primitif de cortone.

COS, tle de la mer Egée, près de la côte 0. S. 0. de l'Asie-Mineure, en face de la Carie; 10 000 h. Temples célèbres d'Esculape et de Vénus. Patrie d'Hippocrate, Ëpicharme, ApeUe. Longtemps indépendante; soumise aux Romains sous Vespasien. Au moyen ftge, elle appartint aux chevaliers de Rhodes, à qui les Turcs l'enlevèrent. Les Turcs l'appellent Stanco,

COSA, Ànsedonia, v.de J'Êtrune. au N.de Portus Herculis Cosani (auj .Porto-Ercole). Murs cyclopéens.

COSAQUES, population russe en partie nomade, descend d'un mélange de Slaves et de Tartares et est disséminée dans diverses parties de l'empire. On distingue : 1* les Cosaques du Don, aur les rivesdu Don, dans la Russie mérid.; 2* les Cosaques de la Petite Russie, qui forment trois groupes : les C. de l'Ukraine (subdivisés eux-mêmes enC. Zaporogues, G. de la mer Noire et Slobodes); les G. de Tchou* goulef et les C. du Boug. Les 6)saques sont d'une taille moyenne et d'une constitution robuste ; l'ensemble de leur physionomie rappelle le type tartare : cavaliers habiles, guerriers haiîiis, pillards déterminés, ils forment une cavalerie légère irrégulière terrible pour l'ennemi. On a aussi organisé quelques régiments réguliers de Cosaques qui font partie de lagarde impériale russe. Le chef général des Cosaques prend le nom d'hetnian; il est nommé par l'empereur. Du reste les Cosaques ont leurs lois et leurs institutions propres et ne se gouvernent que par elles.~Les Cosaques paraissent pour la 1'* fois dans l'histoire vers le milieu du xv* siècle. Depuis 1516, les Cosaques de l'Ukraine, réunis en corps divers, formèrent pour l'Europe un cordon militaire contre les Tartares et les Turcs : ils se mirent d'abord au service des Polonais; mais, mécontents de la domination polonaise, ils se révoltèrent en 1638, sous l'hctman Powluck, et en 1647 sous Chmiehûcki. Vaincus à Berestek, ils furent traités durement, par les Polonais; un grand nombre d'entre eux passèrent alors aux Russes (1654-1657). Les démembrements de la Pologne achevèrent de les mettre sous l'empire delà Russie. Néanmoins, pendant longtemps encore, ils supportèrent impatiemment le joug de ces nouveaux maîtres et se soulevèrent plus d'une fois, notamment sous Pierre le Grand, époque à laauelle le célèbie Mazeppa, qui était alors netmande l'Ukraine, s'allia avec Charles XII. En 1828 et en 1829, les Cosaques de la mer Noire voulurent se déclarer indépendants, mais l'empereur Nicolas les dompta. Les Cosaques du Don se soumirent à la domination russe depuis la destructien des roy. d'Astrakhan et de Eazan. Ils sont moins civilisés que les Cosaques de l'Ukraine. V. zaporogues, OON, UKRAINE, CtC.

GOSENZA. Consentia, v. d'Italie (anc. roy. de Naples),ch.-L de la Calabre Citérieure, au confluent de Bussento et de Crati, il 248 kil. S. E. de Naples; 10 000 hab. Archevêché, belle cathédrale, collège royal; académie scientifique. Patrie de Télésio. —

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