COTT
, etc. Sol pierreux; vignobleB GAltt>re8, qui
Eroduisent des vins délicieux et trà^^yariés (GhamertiQ,Clos-Voiigeet, laRomanée, Nuits, Boaune, Pomard, etc.); céréales, légumes, fruits; superbes forêts. Chevaux de petite race, gros bétail. Beaucoup d'usines à fer ; fabriques de clous, aciers. Oommarce de bois, et surtout de vins, ^naigies, eaux-de-vie, huile de graine, moutarde; laïeoee, papier, tissus de coton, etc. — te dép. a 4 arr. (D\)on, Beaune, Semur, ChAtillon-sur-deine)^ 36 cant. fV comm. n appartient à la 7* divis. militaire, dépend de la cour impériale et du diocèse de Dijon.
GÔTE-tiéTiE, coteau du dép. du RbAne, près d'Àm? puis, sur les bords du Rhéne (r. dr.), k 26 k. S.' de Lyon. Vins rouges excellents.
cÔTE-SAiNT-AiiDRÉ, oh.-l. de caut. (Isère), àB6k. S. E. de Vienne; 4092 hab. Station du cnemin de fer du Midi. C'était jadis une place forte. Liqueur reDommée, dite Bau de la Cfite.
GOTELIBR U. B.), érudit, né à Ntmes en 1A37, mort en 1686, fut chargé avec Ducange, en 166 V, de dresser le catalogue des mss. de la Bibliothèque du roi et fut nommé en 1616 professeur de grec au Collège de France. On lui doit : Patru spvi apotUh- Uei, Paris, 1679, 2 vol. in-fol. ; Monummêa eeoketim orxcx^ 1677-86, 3 vol. in-fol., recueils précieux par la rareté des pièces que Ton y trouve, dont plusieurs inédites,. et par la parfaite exactitude de Pépiteùr.
COTENTIN, UnelU, Comttantinuspagus au moyen âge, partie de la Basse-Normandie, fors^ une près? quile bornée au N. et à TO. par la Manche, au 3. par l'Avranchin, à TE. par le Bessin, le Bocage et ta mer; 80 kil. sur 40; ch.-l., Coutances, qui lui donne son nom. Autres v. : Granville, Gaveatan, 8t- Wast, Barfleur, Cherbourg. Beaux pâturages, beurre excellent, beaux chevaux, excellant bétail, dit de vrés saUs, volaille fine, eto. Le Ootentin forme auj. la plus grande partie du dép. de la M anehç. COTEREAUX. F. brabançons.
COTES (Roger), mathématicien anglais, professeur d'astronomie et de physique expérimentale, né en 1692, à Cambridge, mort en 1716, à la fleur de son âge. On lui doit : une éd. des Frm«ipt« de Newton, avec une préface excellente, où il rend oompte de la méthode suivie par l'auteur, Cambridge ,1713; Hannonia tiMiutirarum, publié en 1T22 par Robert Smith, son successeur dans sa chaire ; Ltfont sur Viquilxhre des liquidée ^ Lond., 1737, trad. par Lemonnier, 1740. Il est l'auteur d'un théorème de géométrie qui porte encore son nom. Sa Correspotvdanee avec Newton a été publiée è Londres, en 1869.
CÔTES-DU-NORl) (dép. des), dép. maritime de la France, sur la Manche, entre ceux du Finistère à ro., dlUe-et-VUaine à l'E., du Morbihan au S.; 7367 kil. carrés; 628 676 hab. : ch.-l., St-Brieuo. H est formé de la partie N. 0. de fane. Bretagne. Montai gnes granitiques peu élevées; fer, plomb, ardoises, serpentine, marbre, etc. Beaucoup de terres à bruvères et de laades; pâturages; grains, fruits à ciiire, Petits chevaux très -bons, gros bétail, moutons. Toiles dites de Bretagne, de Quintin, de Lan^enan, et toiles commune^; timneriea. parcheminé? ries, papeteries; eidre et eau-de^vie de cidre. Com-r merce actif. — Le dép. a h arr. (St-Brieuo, Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac); 48caat., 375 com^; munes. il appartient à la 16* division militaire, dèr pend de la cour impériale de Rennes et fait partie du diocèse de St-Brieuc.
COTHB-BDPYN (Mohammed), prinea tuvo, seuvemeur du Kharizm pour les sultans sedljouoides, se rendit indépendant et devint le chef de la dynastie des Kharizmiens, qui remplacèrent les Seir S'oucides. 11 mourut en 1127.^ te nom de Catkbddi/n, ^i veut dire pôle de laveîtigion^ a été porté par plusieurs autres princes et pfu: plusieurs écrivains, dont un, mort en 1680, est auteur d'une irift. de ÇYémm et d*une JUirt. de la Meêque^ analysées par S. de Sacy {Noliees et esaraiu des Ha,).
G0TI6NAG, ch.-l. de cant. (Var), à lô kil. N. K. deBrignoles; 3000 hab. Soie organsinée. Commerce de Tin, soie, figues, fruits secs, cqnfituras estimées, surtout oBlles de coing. Aux env. est Notre-Daipedes-Grâpes, fondée en 1619, but de pèlerinage Louis XI Vy au retour de son entrevue avec Philippe IV, s*y rendit, en 16b9.
OOTIN (l'abîmé), poète et prédicateur, né 1^ Paris en 1604^ mort an 16S1, fut aumènier du roi, conseiller, se fit de son tei|ips une assex grande réputation par Ëos sermons, ses poésies et son érudition et fut admis en 166& à PAeadémie française. Il n^est guère connu auj. <(ue par les railleries de Boileau et de Molière (oui l*a mis en scène dans lu Femmes tenamtet, aôus le nqm da Triseetin). On a de lui fin Jhemil d*éniffmêêy en vers, 1646; des HondcaudB, l&bù-^ des e^vteâ§àlemtei, 1663- 65; la Ména^ern, sat. centre Ménagé, 1666, etc.
GOTOPAXI, wican de Amérique du fiu4, dans les Andes, p^r tf 45' laS. ft., à 80 kil. S. S. de Quito. Il forme un eène réguHer et s'élève è une hauteur de 5904"». £vuptions fréquentes et terribles.
COTRONE, l'anc. Crotone. v. et port d'Italie, dans l'anc. roy. deNaples (Calabre Ultàr. 2«), à4Q k. B. N. B. de Gatanzaro, et à l'emb. de PEsaro dans la mer Ionienne ; 4500 hab. Svftehé. F. cçotonb.
GOTTA (M. Attvélius), consul l'«n 74 av. J.-G. Chargé un moment de U guerfe oontre Mithr^date, il prit Héraclée dans le Pont, mais il se fit ensuite battre sur mer et sur terre et fut à son retoyr mis en Jugement et privé des insignes de sénateur. -^ G. AuréliusCotta, orateur distingué, frère du préc., consul en 75 av. i.-C. Banni par Marins, il fut rapr pelé par âylla. Cioéron la met en scène dans le De Ûmlore, et lui fait honneur de^ obsenf^tions suf l'art oratoire que contient oe| ouvrage.
C0TTA(J. Frédéric), b^ron de Gottèndorf, libraire allepumd, né à Tubingue en 1764, ipert en U32, d'une famille ancienne qui prétendait descendre des Gotta de Rome, prit en 178? 1^ direction de la maison de librairie fondée par sa famille à Tubingue en 1645, eut à la. fois plusieurs établissement florissants à Tubinguia, Munich, Augsfa^urg, Stuttgard; forma da grandes entreprises qui eurent un plein succès ^ et mérita d'être silmommé le Napoléon de la librairie. Il fonda le jouma) le$ tlet^es (avec GoBtbe et Schiller); la Qasêtk Mniveri^iie, à laauelle coopérèrent les plus grands éorivains de VAllemagne; le Journal Polyteckniqiie^ pour les sciences et l'industrie, et introduisit an Bavière la presse à vapeur ainsi que la navigation à vapeur. Il fut longtemps le patron des gens de lettres de l'Allemagne, fonda l'Institut artistique et littéraire de Munich, et fut chargé par le gouvernement de Wurtemberg de nlusieura miasiona auprèa du directoire et de Napoléon.
CQTTB (Robert de), architecte parisien, 1656- 1735, élère d'H. MansAKi, fut memnre, puis directeur de l'Académie d'architecture et intendant des bâtiments de Louis KIV. Il a eonatruit l'abbaye des Bénédictins de St-Denis (auj. mtiaon de la Légion d'honneur), BtrRocb, le grand autel de N*-I>% bip.
COTTERBAU. F. CHOUANS et nnABAMCONS.
GûTTlElfNBfi (Âi.pa»), F* AUPBs et coTTiua.
COTTUr (Sophie ristaob, dame), née en 1773 h Paria, morte en 18U7, se pari» dès l'âfi^ede 17 ans à UB riche banquier de Cordeau];, qui la laissa veuve à 20 ans, et vmt passer le rest« de sa vie è Pétris. Elle cultiva les lettre par goût et WQs ayoir d'abonl l'intention de rien publie?. Qn a d'elle des romans pleins de sensibUilé et d'intérêt : Claire d'4^f ifakdna, Amélie de MoëtMd, Malhilde, ili^heth ou let Eitilé* dû Sibéfie ; ilâ pat été réunis par A. F etitot, en 1817, 5 vol. in-a. Mme Cottin distribuait ep aumènes le produit de ses écrits.
COTTIUS, petit prinee do la G^ule Cisalpine, vivait au temps d'Auguste. U avait reçu de son père, Donnus. un petit mt indépendimt qui 9» bornait 4 la vailùe de Suse. Au^u^ta le reçut dans bon al-
COlIC
COUR
hauce et agrandit ses domaines. Après sa mort (56 de J.-G.). ses Ëtats furent réunis à rempire et formèrent plus tard la plus grande partie de la prov. des Alpes mofritimes. Ce prince avait fait tracer la roule dite de CotUus (auj. du mont Genis); on a pour ce motif donné son nom aux Alpes Gottiennes.
GOTTON (Pierre), jésuite, né en 1&64 àNéronde ilûire), mort à Pans en 1629. fut appelé à la cour de Henri IV par le maréchal de Lesoiguières, dont il avait converti la fille (M*** de Gréqui); le roi le prit en 1604 pour confesseur. Le P. Cotton gagna sa confiance et obtint de lui le rappel des Jésuites. Après la mon de ce prince, il fut aussi confesseur de Louis XIII, et conserva ce titre jusqu'en 1617, époque où il alla prêcher dans le midi de la France.
coTTON (sir Robert), antiquaire anglais, né en 1 570, mort en 1 631 , possédait une connaissance particulière des chartes et des droits de la couronne, et rédigea sur ce sujet de savants mémoires, publiés en 1652. Il avait formé une bibliothèque de chartes et de vieux manuscrits que ses héritiers donnèrent à l'£tat, et qui est connue sous le nom de Bibliothèque Cûtumienne,
coTTON (Gh.) , poète burlesque anglais , né en 1630, mort en 1687^ a composé un Virgile travesti qui eut jusqu'à 15 éditions, et a traduit plusieurs ouvr. français, entre autres les £«f au de Montaigne.
COTYS, nom de plusieurs rois de Thrace et du Bosphore. Le plus connu est Cotys II, roi des Odryses, qui secourut Persée contre les Romains et fut bientôt forcé à demander la paix (167 av. J.-G.).
GOTYTTO, déesse de Timpudicité chez les Grecs. Son culte, né en Thrace, passa en Phrygie, et de là en Grèce. Elle avait un temple à Athènes, et des
S rètres appelés Boples. On célénrait en son honneur es cérémonies accompagnées d'horrib. débauches.
COUAMA, fleuve <r Afrique. F. zambèzb.
GOUCHES, ch.-l. de cant. (Saône-«t-Loire), à 22 kil. S. E. d'Autun ; 3080 hab. Mines de fer.
GOUGOUBON, ch.-l. de cant. (Ardèche), à 39 kil. N. 0. de L'Argentière; 1000 hab.
GOUGY, nom de plusieurs bourgs de France; le plus important est Couey-le-Chdteau, ch.-l. de cant. (Aisne), à 28 kil. S. 0. de Laon, près d'une belle forêt. Ruines de l'ancien château fort des sires de Coucy , construit en 1052 par Enffuerrand de Goucy ; il en subsiste encore une tour énorme et très-élievée. François I" rendit à Goucy, en 1535, un édit en faveur des Protestants.
GOUGY (Maison de). Deux familles ont porté ce nom: la l'*, oui tire son origine d'un comte de Chartres, en 965, s'est divisée en deux branches, dont l'une s'éteignit en 1213, et dont l'autre, qui prit le nom de Goucy-Vervins, subsiste encore. La 2* famille, issue en 1213 d'Enguerrand de Guines, neveu du dernier sire de Goucy, s'est éteinte en 1400 dans la personne de Marie de Goucy, femme du comte de Bar.
Raoul, châtelain de Goucy. partit en 1191 pour la Terre-Sainte, et périt au siège d'Acre. On dit qu'avant de rendre le dernier soupir, il chargea son écuyer de porter, après sa mort, son cœur à la dame qu'il aimait (que les uns nomment la Dame de Fayel, les autres Gabrielle de Vergy). Vécuyer fut surpris par l'époux au moment où il s'acquituit de -sa mission. Celui-ci prit le cœur et le fit manger à sa femme, qui. Instruite trop tard de son malheur, jura de ne plus prendre de nourriture et se laissa mourir de faim. Cette aventure a fourni à
th^ue impériale, Paris, 1829. On a sous le nom de K. de Goucy 24 chansons, qui ont -été publiées en 1830 par Francismie Michel.
EnRuerrand III de Goucy, dit le Grand, fût le chef do la figue formée , pendant la minorité de Louis IX , Qontra Blanche, inère du jeune roi : c'est lui qui fit
bâtir le château de Goucy. On lui attribue cette singulière devise: Roi ne tutt, ne prince y ne âmcjn» comte aussi; je suis le sire de Couq/.
GOUDRAY-SAINT-OERMER, ch.-l. de c. (Oise), à 23 k. 0. de Beauvais: 500 h. Dentelle noire.
GOUÉRON, CorbUOy Wrg de la Loire-Inf. , à 13k. 0. de Nantes; 1258 h. Petit port. Kaolin aux env.
GOCESNON, riv. de France (lUe-et-Vilaine), baigne Fougères, Antrain, Pontorson, et joint la MaD< cho aux grèves du mont St-MicheL Cours, 95 L
GOUFIQUES (caractères). F. kodpa.
GOUHE, ch.-L de c. (Vienne), à 25 k. N. de Civrsy; 1400 h. Châtaignes. Stat. du cbem. de f. de Bordeaux.
GOUISA, ch.-L de c. (Aude), à 16 k. S. de Limoux ; 885 h. Ane. château du duc de Joyeuse.
GOULANGES-LA-YINEUSE, ch.-I. de c. (Yonne), à 11 kil. & d'Auxerre; 1700 hab. Bons vins.
coDLANGBs-suR-YONNB. ch.-L de cant. (Yonne), à 32 k. S. d'Auxerre : 1 100 n. Bois, vins estimés.
GOULANGES (Pnilippe Emmanuel, marquis de), cousin et ami de Mme de Sévigné, né vers 1631, mort en 1716, était conseiller au parlement et vendit sa charge pour se livrer au plaisir. On a de lui on recueil de chansons, 1698, et des Mémoires ^ suivis de lettres à Mme de Sévigné, publiés par M. de Monmerqué, 1820. — Sa femme fut un de.s oroements de la cour de Louis XIV. On a d'elle 50 lettres, que l'on joint à celles de Mme de Sévigné.— On coo* naît encore l'abbé de Coulanges, oncle de Mme de Sévigné, que celle-ci désignait par le surnom d« Bienrbon : il eut en effet pour eue Tafiection d'un père, administra sa fortune et lui laissa son bien.
COULIS. F. cooLis.
COULOMB (Ch. Aug. de), physicien, membre de l'Académie dés sciences, né à Angoulôme en 1136, mort en 1806, servit d'abord dans le génie, fut nommé en 1784 intendant des eaux et forêts, et en 1802 inspecteur de l'instruction publique. Il s'est surtout occupé d'électricité et de magnétisme, et a inventé la balance de torsion ^ avec laquelle il a pu apprécier les attractions et répulsions électric^ues. On a de lui de savants Mémoires^ dans le Recueil de l'Académie, et des Recherches sur les moyens d'exécuter sous Veau des travaux hydrauliquety 1779.
GOULOMMIERS, Columbaria, ch.4. d'arr. (Seineet-Marne), sur le Grand-Morin. à 49 k. N. £. de Melun; 4218 h. Tanneries. Grana commerce de blés et farines pour les marchés de Paris.
GOULONGES, ch.-l. de c. (Deux-Sèvres)/ à 30 k. N. de Niort; 1700 hab. Droguets, molletons, chapeaux, tanneries. Bois de charpente etmerrain, laines, vins dits de Saintonge.
GOUMASSIE, V. de Guinée, capit. des Acbantis, par 4» 32' long. 0., 6« 34' Ut N.; 15000 hab. (100 000 au temps des marchés). Grand entrepôt, commerce avec Kachena et Tomoouctou.
GOUPANG, V. de 111e de Timor (Sonde) , au S. 0., sur une baie du même nom. Commerce d'or, d'opium, de bois de sandal, etc. Un gouverneur hollandais y réside.
COUPÉ (J. M. L.), abbé, né à Péronne en 1732, mort à Paris en 1818, professa la rhétorique au collège de Navarre, puis fut nommé censeur royal et conservateur à la nibliothèque du Roi. Il a traduit le Théâtre de Sénèçuey 1795, et a publié sous le titre de Soirées littéraires (1795-1801) un recueil en 20 vol. qui contient des traductions d'Hésiode^ de Théognis, de Phoeylide, d'Alcée, d'Aieman, etc.
COUPTRAIN, ch.4. de c. (Mayenne) , à 31 k. N. £. de Mayenne; 500 h.
COUR , GOUR des aides, d'APPSL, d'assise, des coifPTBs, etc. F. ces mots au DicL univ. des Sciences.
GOURANTS (cap des), promontoire d'Afrique, à
l'entrée du canal ^ . .--.
de rinhambane,
E., est ainsi noi ,— ,
Madagascar, se porte vers ce cap avec impétuosité.
COURBEVOIE, ch.-L de c. (Seine), sur la r. g
COUR
COUR
de la Seine, à 7 kil. 0. de Paris, près de Neuilly; I05&3 h. Station du chemin de fer de Versailles. Calerne d'infanterie, école protestante. Toiles peintes, blanc de céruse, eau-de-vie de fécules et de grains.
COUACELLES-LE-COHTE, bourg du Pas-de-Calais, à 9 k. N. 0. de Bapaume : 820 nab. Philippe le Bel y fut défait en 1288 par Edouard I.
COURÇON. F. couRSON.
COURIER (Paul Louis), né à Paris en 1772, ser- Tit d'abord dans Tartillerie, fît plusieurs campagnes en Italie et arriva au grade de cnef d'escadron, mais ouitta le service en 1809, pour jouir de son indépendance et se livrer aux lettres. 11 s'est distingué à la fois comme helléniste et comme écrivain politique. U découvrit dans la Bibliothèque Laurentine à Florence un exemplaire complet du roman de Daphnig et Chloi de Longus, roman dans lequel était restée juscpe-làune lacune, et il en donna une nouvelle édition, avec la traduction d'Am^rot. ^'il compléta dans le même style (1810). On lui doit en outre le traité deXénophon Sur la Cavalerie, 1813, VAne de Lueius dePatrcu, texte grec et traduction française, a?ec notes, 1818; et qiueiques autres travaux <f érudition. Comme écrivain politique, il excella dans le pamphlet et combattit avec Tanne du ridicule, dans le style le plus caustique, les mesures rétrogrades de la Restauration ; il se cacha quelçpiefois sous le nom de Paul Louit, vigneron. Courier mourut en 1825, dans sa terre de Véretz (Indre-et-Loire), assasnné par un de ses garde-chasse. A. Carrel a publié les œuvres complètes en 4 v. in-8, 1829-30.
COURLANDE, Couronia en latin modeme^gouvt de la Russie d'Europe, entre ceux de Livonie, Vitebsk, Minsk. Vilna et la mer Baltique; 400 k. sur 150; 500000 n.: ch.-l. , Mittau. Sol çras et argileux; lin. blé, etc. Fer, plfttre, eaux minérales et thermales ; ambre. Côtes très-poisonneuses. — La Courlande, très-peu connue jusqu'au xiii* siècle , fut conrie par rOrdre Teutonique de 1243 à 1247. Lors la sécularisation de la Livonie, elle devint un duché vassal de la Pologne et héréditaire dans la maison des Kettler (1561-1737). A l'extinction de cette maison, Maurice de Saxe, qui avait été désigné par les états de Courlande podr succéder au dernier duc, fut écarté, et la veuve du duc, Anne de Russie, devenue impératriœ, donna le duché à Biren, son favori; celui-ci le transmit à son fils Pierre, qui abdiqua en 1795. Catherine II réunit alors la Couriande à l'empire de Russie.
COURMAYEUR, bourg des États Sardes, à 28 k. N. 0. d'Aoste, au pied du Mont-Blanc; 2600 b. Vue magnifique. Eaux minérales.
GOURNAND (Ant. de), né à Grasse en 1747. mort en 1814, entra chez les Oratoriens, quitta l'habit ecclésiastique à la Révolution, et fut nommé en 1784 professeur de littérature française au Collège de France. Ses principaux ouvrages sont : Ue Styles, en quatre chants (1781) ; ief Quatre Aget de Vkomme (1785); Tableau des révolutions de la littérature (1786), et des traductions en vers de VAehilléide de Stace (1800), des Géorpiques de Virgile (1805). Quoique inférieur à DelilTe dans ce dernier ouvrage, U lutte souvent avec bonheur contre l'original.
COURONNE. F. ce mot au Dict, univ. des Se.
couBONNB OB FER (Ordre de la). Il fut créé en 1805 par Napoléon I, agissant comme roi d'Italie, sur le modèle de la Légion d'honneur. La décoration offrait l'effigie de l'antique Couronne lombarde connue sous le nom de Couronne de fer, avec cette de* vise : «Dieu me l'a donnée, gare à celui qui la touchera »; le ruban était orange, avec liseré vert
COURPIERRE, ch.-l. de c. (Puj-de-Dôme) , à U k. S. de Thiers; 3480 h. Eaux minérales.
COURS PLÊNIÈRES, assemblées solennelles où les anciens rois de France convoquaient toute la nc^ blesse et le clergé, soit à l'occasion d'un joyeux avènement, d'un mariage ou de quelque autre solennité, soit pour traiter, au milieu des fêtes et des
divertissements, de certaines affaires d'Etat et rendre la justice. Sous la 2* race, les cours plénières se tenaient aux fêtes de Noël et do Pâques. Sous la 3*, elles se tinrent d'abord plus fréquemment; mais Charles VU les abolit parce qu'elles entraînaient des dépenses trop considérables.
COURSAN, ch.-l. de c. (Aude), sur la r. dr. de l'Aude, à 7 k. N. E. de Narbonne; 1400 h. Station du chemin de fer du Midi.
GOURSEGOULES, ch.-l.dec. (Var), à 35 k. N.E. de Grasse; 534 h.
COURSEUIXE, petit port du Calvados,, à 20 k. N. 0. de Caen, à remb. de la Seule; 1650 h. Parc aux huîtres, entrepôt de sel.
COURSON, ch.-l. de c. (Charente-Inf.), à 27 k. N. E. de La Rochelle; 1200 h. — Ch.-l. de cant. (Yonne), à 22 k. S. d'Auxerre; 1126 h.
COURT DE GÉRELIN (Ant.), savant, né à Ntmes en 1725, mort à Paris en 1784^ fils d'un ministre protestant, vint en 1769 à Pans, et y fut nommé censeur royal. Il s'occupa jusqu'à sa mort de la rédaction d'un ouvrage gigantesque, intitulé le Monde primitif analysé et comparé avec te monde moderne, 9 vol. in-4, 1773-83. Cet ouvrage, qui est resté inachevé, comprend un traité de Mytholoaie (l'auteur y explique la reli^on païenne par des allégories), une Grammaire universelle^ VHistoire naturelle de la parole, VHistoire du calendrier, et des Dictionnaires étymologiques des langues grecque, latine et française; il s'y montre ingénieux, mais il met trop souvent son imagination à la place des faits. Il publia en 1776 mi Abrégé de l'histoire de la parole. Feu avant sa mort, il eui recours au magnétisme animal pour rétablir sa santé, et en éprouva du soulagement : il publia à cette occasion une Lettre sur le magnétisme animal (1784), qui fit grand bruit
COURTELARY, bourg de Suisse (Berne), à 36k. N. 0. de Berne, au centre du val St-Imier; 1500 h. Patrie de Nicolas Béguelin. Ce bourg, qui fit jadis partie de Tévéché de Bftle, passa à la France qui le garda jusqu'en 1815; il fut à cette époque réuni au canton de Berne.
COURTENAY, ch.-l. de c. (Loiret), dans l'ancien Gfttipais, à 26 kil. de E. de Montar^is; 2641 h. Serges, draps. Domaine de l'antique maison de Gourtenay.
COURTENAY, maison illustre, originaire du château de Courtenay en Gâtinais (Loiret), remonte au X* siècle. Elle s'allia à la maison royale de France en 1150 par le mariage de Pierre de France, 7* fils de Louis le Gros, avec Elisabeth de Courtenay. Cette maison se distingua dans les croisades : elle compta deux comtes d^Edesse, Josselin I (1131), et son fils, Josselin II (1149). et plusieurs empereurs de Constantinople : Pierre de Courtenay (1216), déjà comte d'Auxerre et de Hainaut, qui mourut avant d'avoir pu prendre* possession de sa nouvelle couronne; Robert (1219), 2» fils du préc. , qui fut chassô de Constantinople par ses sujets en 1228; et Baudoin II, frère de Robert, sôus lequel Constantinople fût reprise par les Grecs (1261). Baudoin mourut en Italie en 1273. La petite-fille de ce prince, Catherine de Courtenay, épousa en 1300 Charles de Valois, fils de Philippe le Hardi ^ ce qui fit passer à la maison de France les domames des Courtenay. Quant aux branches cadettes, elles se multiplièrent à l'infini; une d'entre elles donna naissance à la famille anglaise des comtes de Devon : elle a pour chef Jean de Courtenay, seigneur de Chevillon. qui s'établit en Angleterre en 1644. — En France, les Courtenay s'éteignirent en 1730.
COURTÉPËE (Claude), historien, né à Saulieu en 1721 , mort en 1782, était prêtre^ et fut récent, puis sous-principal au collège de Dijon. On a de lui la Description hutorique et topographique du duché de Bourgogne, Dijon, 1774-85, 2 vol. in-8, ouvrage fort estimé, qui a été réimprimé en 1846-48, et dont il a donné lui-même un abréeé.
COURTHÉSON, bourg du dép. de Vaucluse. sur
COUR