‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 300 sur 578 · CROT · texte numérisé non relu

CROT

sm le pontifical de Grégoiie IX, par l'empereur rrôdéric II. Le sultan Mélédin lui céda Jérusalem tant combat --Les deux dernières oioisadee lurent entreprises par S. Leuis, roi de France : Tune, de U48 à 1354, loos lepontificaid'Innoeent IV ; l'autre, de 1268 à 1370, sous le pontificat deClémentIV. La 1** (7«) fut dirigée contre l'Egypte : le roi de France prit Damiette, et remporta même un avantage à la Maflaoure (12Â0); maia. la peste s'étant mise dans son armâe, il fut coDtramt de reculer devait l'ennemi, et fut lui-même fait prisoiinier. Il racheta ohèremoat sa liberté, passa 4 ans ei( Palestine, occupé à fortifier quelques plaeef , et rennt en France en 13S4, après la mort ae la reine Blanche, sa mère, qu^il avait instituée régente. -^Dans la 8' oioiaade (1370), 8. Louis était accompagné de ses 3 fils et du prince Sdouard d*A.ngleterre; il se dirigea sur Tunis, espérant, disent quelques historiens, conyertir le matlre de cette t., Mohammed Mostanser; mais, à peine arrivé sous les murs de Tunis, il fut enlevé par une maladie contagieuse. Charles d'Anjou, son frère, qui était venu le rejoindre, se mit à la tête des troupes, remporta quelques avantages et revint en France après avoir forcé Mohammed à payer les frais de la guerre. ^ Après cette dernière expédition, les coloniea chrétiennes qui avaient été établies en Orient par les Croisés ne tardèrent point à être détruites, et la Palestine retomba tout entière eous le joug musulman. -^ Une foule d'ouvrages ont été publiés sur ces expéditions; l'ouvrage français le plus estimé est celui de Michaud, Paris, 1811-22, 7 vol. in^g., sous le titre d'Histoire des Croisades. Mills, auteur anglais, a présenté un tableau abrégé des Croisades, qui a été trad. par Paul Tiby, S vol. in-8, 1855-35. L'Académie des inscriptions publie le Recueil des hittoriens (originaux) des Croisades,

On a étendu le nom de croisades à plusieurs expéditions dirigées contre les hérétioues, et particulièrement à la guerre contre les Àloigeois.

CROISIG (LE>, ch.-l. de cent. (Loire.lnf.) à 40 kil 0. deSavenay; 2471 h. Jetée d'un kil. de long, phare dit la Tour du Four, ficole d'hydrographie. Patrie lie P. Bouguer. Pêche de sardines.

CROISILLES, ch.-i. de cant. (Pas-de-Oalais), à 10 iûl. S. E. d'Arras; 950 hab.

CfiOISSANT, symbole de Tempire turc , parait avoir appartenu de toute antiquité à la v. de Byzanoe. -Sélim m forma un ordre dit du Croissant, destiné aux chrétiens qui auraient rendu des services à l'empire ;ii avait pour insigne un croissant d'argent. L'a^ mirai anglais Nelson en fut décoré le premier(l799). CROIX.de fer (Ordre de la), orare prussien, fondé en 1813 par Fréd.-6uillaume III, a pour in- ÙKue une croix en fer fondu , avec le chiffre du roi suspendu à un ruban noir liséré de blanc.

CHOIX DU 8UD (Ordre de U). F. cruzeiro. CROIX-HOUSSB (La),v. du dép. du Rhène, eontiguè à Lyon, dont elle forme un des A^ubourgs; n 934 h. Elle est surtout habitée par les ouvriers.

CKOMARTY , v. et port d'ficosse, ch.-l. d'un comté de môme nom, à 20 ail. N. E. d'invemess; 3Q0O h. Construction de petits b&timents. — Le comté est fort petit et ne compte que 12000 hab. ; il se compose de divers morceaux enclavés dans le comté de Ross. CR0MAZ1AI9O (Agatopisto). F. buonavbdb.

CROMFORD, V. d'Angleterre (Derby), à 20 kil. N. K. de Derby; 1800 h. Filatures. C'est là que fut établie la première mM-jenuj^ d*Arkwriffht.

CRQMWELL (Olivier), protecteur d'Angleterre, tié en 1599 dans le comté de Huntingdon, d'une faaùUe asaex distinguée, mort en 1658, entra de bonne keure dans la secte des Puritains y où il puisa l'esprit dHntoléranee. Persécuté comme dissident, il «liait s'embarquer pour l'Amérique quand un ordre du roi interdit le départ. Député par ^Université de Cantbridge au Umg-peirlement (1640), il i'y fit remarquer par ses déclamations contre le papisme et ^ rovautô. Lorsque la guerre entre le roi et le Parle-

ment s'engagea, Cromweli leva un végiment à ses frais : il se signala par son habileté et sa bravoure, mais aussi par ses cruautés. Nomqié, peu de temps aprè.s , lieutenant général de cavalerie , il décida le succès des combats de Marston-Moor (1644) et de Naseby (1646), qui amenèrent la ruine du parti royaliste et les infortunes de Charles I. Dès cette époque, Cromweli songea à remplir le premier rftle. U sut se concilier l'esprit de l'armée; et comme dans le Parle- ment il se trouvait bien des gens qui semblaient deviner son ambition et s'y opposer , il purgea ce corps, c.-à-d. qu'il en chassa à main armée les membres suspecu. Avec les hommes sûre qui y restaient, il fit eondamner à mort le malheureux Charles (1649) , et proclamer la république. Quatre ans après, il fut reconnu chef de l'âat sous le nom de proteeteur. Depuis ce moment ^ Cromweli régna en souverain absolu. Du reste, son administration fut des plus prospères : il enleva la Jamaëque aqx Espagnols, et abaissa la marine hollandaise; au dedans il acheva la réduction de l'Irlande et de l'Ecosse; il fit respecter les lois, remplit les tribunaux d'hommes intègres et éclairés, et fit fleurir le commerce. Presque .toutes les puissances reconnurent son autorité et recherchèrent son alliance. Cromweli dut ses succès aune profonde hypocrisie, autant qu^à son habile politique, à son oourage et à son infatigable activité. V Histoire de Cromu?ell a été écrite par Raguenet, 1691, parM.ViUemain, 1819, et parM.Guizot, 1854 V. Hugo a fiait m drame de CromwêlK — Son fils, Richard Cromweli ^ fut reconnu pour son successeur au protectorat ! mais, d^un caractère faible , il ne conserva l'autorité que ^elques mois. 11 abdiqua en 1659, à la suite de quelques trdubles et à la nouvelle de l'approche de Cnarles II , et vécut depuis dans une retraite absolue jusqu'à sa mort, arrivée en 1712.

CRONSTABT, v. et port militaire de la Russie (gouvt de St-Pétersbourg), à 27 kil. 0. de 8t-Pétersbourg, sur le golfe de Finlande; 40000 hab., dont 10000 marins. Place forte; trois ports, dont un marchand; forts, batteries, arsenaux, beau canal, ba»sin ; immenses chantiers de eonsiruetion. Gronstadt est la résidence de l'amirauté russe. — Fondée par Pierre le Grand en 1710. Plaeée à Pendroit ou le golfe de Finlande n^offira plus qu'un passage fort étroit, elle est le boulevard de Saint-Pétersbourg: elle est défendue du oété de la mer par un fort nommé Cronschht. Inondée en 1824; bloquée en 1854 par la flotte anglo-française.

CRONSTADT OU BRA8S0W, V. des Btats autrichiens (Transvlvanie), ch.-l. d'un district de même nom, à 170 kil. E. S. £. de Klausenbourg; 35000 hab. Ëvêchés luthérien et catholique, couvents, gymnases. Tanneries. Grand commerce avec la Valaehie.

CROQUANTS, nom sous lequel on désignait autrefois les vilains. On le donne spécialement dans l'histoire aux paysans de la Guyenne qui se révoltèrent sous Henri IV et Louis Xlli, et qui furent soumis ei> 1636 par le duo d'Epemon, Berii. de La Valette. On ne s'accorde pas sur l'origiqe de ce nom. F. grogq.

CROSNE (thiroux de), F. thiroux.

GROSTOLO, riv. du duché de Modène, naît à 22 k. S. de Reggio et tombe daqs le Pè, àl'O. et près de

dans le Brutium, sur )a mer. près (lu promontoire laoinium , était célèbre par la mollesse dé ses mœurs. Pythagore eut la gloire de les réformer, et d*y voir ses préceptes mis en pratique. Grotone donna naissance a l'athlète Milon.— Fondée par une colonie aichéenne à peu près à la même époque que Rome; ravagée par Pyrrhus, prise par Annibal, et bientôt après par les Romainsqui y envoyer, une colonie (ld4av. J.-G.). GROTOY (Lb), petite v. de \& Somme, à 25 kil. N. O. d'Abberille. près del^mb. de la Somme j 1200 h. Restes d'un cniteau fort où Jeanne d'Arc tut enf«rmée en 1431

CROZ

CTES

CROnSAZ (Pierre de) , né à Lausanne en 1663, m. en 1750, d'une famille protestante, d'abord pasteur et professeur de philosophie à Lausanne, enseigna depuis 1724 les mathématiques à Groningue , et fut gouyerneur du prince Frédéric de Hesse-Cassel. On a de lui : Logique, Amst.,1712; Traité du Beau, n \h. Examen du Pyrrhonisme, 1733; TraitédeVuprit humain, 1741. Partisan de Descartes, il combattit Bayle, Lcibnitz et Wolf.

CROY ou GROUT (maison de), anc. et illustre maison , que l'on fait descendre d'André III, roi de Hongrie (1290-1301), a pris son nom du village de Croy (Somme) , qu'Henri iV érigea en duché, l'an 1598, en faveur de Charles de Croy, duc d'Aerschoot. Cette famille figure depuis 500 ans dans l'histoire : elle a fourni deux cardinaux, l'un, archevêque de Tolède (1517), l'autre , arche véaue de Rouen, 1 823- 1 844 ; cinq évéques, un maréchal de France, plusieurs maréchaux de l'empire d' Allemagne, un grand nombre de généraux, d'ambassadeurs, de ministres, et 28 chevaliers de la Toison -d'Or. Elle se divise en deux branches qui s'attribuent pour chefs les deux fils d'André III : l'aînée, établie en Dauphiné, est dite de Croy 'Chanel, et la cadette, établie en Picardie, est dite de Croy-Solre. Cette dernière s'est subdivisée en plusieurs branches : l*les sires de Croy-et-de-Renty, éteints en 1612; 2* les marquis d'Havre, éteints en 1700; 3* les comtes de Rœux^ éteints en 1585; 4* les princes de Croy et du St-Bmpire, éteints en 1702 en la personne de Charles-Eugène, généralissime des armées russes, mort en Livonie prisonnier de Charles XII; 5* les princes de Chimay, éteints en 1521; 6<* les princes oe Solre et de Mœurs, devenus branche aînée en 1767, par l'extinction des précédents; 7* les ducs d'Havré-et-de-Croy, connus surtout dans ces derniers temps et qui se sont éteints de nos jours. On conteste aux Croy- Chanel leur descendance.

CROT-soLRB (Emmanuel, prince de), né en 1718, maréchal de France, gouverneur général de la Picardie, mort en 1787, employa une partie de sa fortune à la restauration du port de Dunkerque et des fortifications de Calais, et laissa son nom à la 7'our de Croy près de Calais. Il a publié : Mémoires sur le wissage par U Nord, 1782.

GBOY (Aug. Phil. Louis Emmanuel, duc de), prince de l'empire et grand d'Espagne, né en 1765, mort en 1822, émigra, obtint, en échange des biens qu'il avait perdus, la seigneurie de Dûlmen en Westpha- Lie, rentra en France en 1814 et fut nommé pair.

CROY (GuiUaume de)^ seigneur de Chièvres, précepteur de Charles-Qumt. F. chiêvrbs.

CROYA, V. d'Albanie. F. CROU.

CROYDON, V. d'Angleterre (Surrey), à 16kil.S. de Londres, à 33 kil. N. E. de Gufldford^ sur le canal de ce nom; 16 500 hab. Ecole militaire. Ancien palais des archevêques de Cantorbéry, où l'on a depuis établi une fabrique d'impressions sur calicots. Papeterie, blanchisserie de coton.

CROYLAin) ou GROWLAND, V. d'Angleterre (Lincoln), à 12kiL N. E. de Péterborough; 2716 hab. Ruines d'une célèbre abbaye, fondée vers 664. On connaît sous le nom de Chronique de Croyland une histoire de l'abbaye, précieuse pour les temps écoulés du VIII* au xu* siècle.

CROZAT (Antoine), marquis du ChAtel, riche financier, obtint en 1712 le privilège du commerce de la Louisiane et fit de grands établissements dans cette colonie. C'est pour sa fille que l'abbé Le François rédigea la géographie élémentaire connue sous le nom de Géographie de Croxat, -^ Crozat ^Joseph Antoine), fils dupréc., amateur éclairé, forma une riche collection de tableaux, dessins et pierres gravées. Il publia en 1729 un recueil de gravures représentant les tableaux de sa collection, avec une notice sur les peintres. Cette publication fut continuée (1740) par Basan et Mariette.

CROZAT (canal de). F. st-quentin (canal de).

CROZON, ch.-l. de cant- (Finistère), A 17 kil. S.

de Brest; 840 hab. Monuments druidiques, gmtl« curieuses dans le voisinage.

CRUIKSHANK (Guillaume) , anatomiste, né à Edimbourg en 1746, mort à Londres en 18Ô0, fut l'élève de W. Hunter. On a de lui VAnatomk âa vaisseaux absorbants, Londres, 1786, trad.parPetit-Radel, 1787 , l'ouvrage le plus exact sur ce sujet. Cruikshank fut aussi savant physicien et chiffliste.

CRUSCA (Académie tïblla). Y. académie.

CRUSIUS (Martin), savant helléniste, né en 1»5 à Bamberg, mort en 1607 , enseignais morale et le grec à Tubingue, et fut un des premiers à introduire en Allemagne l'étude de la langue grecc|ue.0n lui doit entre autres publications : Oramr^a%ita gr^ca cv» latina eongruens, Bâle, 1563; Pœtarum grxeonm libriduo, cum vers. laU, 1567; Tureo-Grxds Ubri VIII, 1584; Annales sueviei, 1594; des commentaires sur Démosthène, sur Homère, etc.

CRUSIUS (Christian Aug.) , professeur de philosophie et de théologie à Leipsick, né en 1712, mort en 1775, disciple de Rudiger et adversaire de Wolff, a écrit entre autres ouvrages : Esquisses des véritit essentielles de laraison, Leipsick, 1745; une Ufgtque, 1747, et un traité de Philosophie momie . 1767, qui a joui d'une grande autorité: il y donne pour base à la morale la volonté arbitraire de Dieu. Il appuyait également lacertitude sur la véracité dlTinc.

GRUSSOL (famille de), anc. maison du lap»doc, portait d'abord le nom de Bastel, et prit au m* s. celui de Crussol, d'une baronnie située dans te Vivarais, près de Valence. Elle s'est divisée en plusieurs branches : !• les barons de Crussol, depuis ducs d'Uzès, parmi lesquels on remarque: Jacaoes de Crussol, duc d'Uzès, mort en 1584, maréchal de France; il combattit d'abord parmi les Protestants, défendit Montpellier et prit Nîmes; puis, »y«^^** fait prisonnier à Moncontour, il rentra dans le part catholique et commanda l'armée royale en Languedoc;—François Charles, comte d'UzèSj cnii se distingua à Fleunîs, à Steinkerque, k Nerwmde, fut gouverneur d'Oléron et de Landrecies, et mourut en 1736; — 2" les marquis de Crussol et de Mcnttusier; — 3» les marquis de Florensac; — 4* les comte d'Amboise et d'Aubijoux, etc.

GRUSTUMERIUM, auj. Mardgliano Vecchw, x de Latium. à 20 kil.'N. E. de Rome, sur TAUia.

GRUZEIRO (Ordre du), ordre créé au Brésil en 1822 par l'empereur Pedro I, a pour insigne un? croix à rayons, entourée de feuilles de cacaotier» de caféier, et surmontée de la couronne d'or du Bresil ; au milieu on lit : Bene merentium pranmium. u ruban est bleu de cieL .

CRUZY-LE-CHATEL, ch.-l. de cant (Yonne), i 18 kil. E. de Tonnerre; 1250 hab. Verreries, truffes.

GSABA, grand b. de Hongrie (comitat de Bfkes». à 10 k. S. de Bekes ; 20 187 h. Jardins, arbres fruit ers.

CSANAD, comiutde Hongrie, entre ceui d^raJ et de Csongrad ; 72 000 h. Il a pour ch.-l. Mako, bien qu'il tire son nom d'un bourg de Czanad (îOOJj »1

GSERNA, riv. de Hongrie, sort du mont Usila en Transylvanie, sépare la Hongrie de la Valachie, ei tombe dans le Danube entre les deux Orsova.

CSICK, district de Transylvanie (Pays des SzeS- 1ers), borné au N. par celui de Bistriz, àl'K. par'* Moldace; 138 723 hab. Riche mine de cuivre.

CSONGRAD, comiutde Hongrie (cercle au dcu de la Theiss), entre ceux de Pestb, Hevesch, Bekes. Csanad, Toronthal, Bacs, la Grande et la Petite çumanie; 80 kU.sur4: 152 000 h.; ch.-L, Szegedin.

GTÉSIAS, médecin et historien grec, d«^"; mille des Asclépiades, né à Cnide, se rendit en Pe» vers 416 av. J.-C., résida 17 ans comme méAwa à la cour d'Artaxerce-Mnémon, et écrivit une uutoire de la Perse et de VInde. Il ne reste de cet ouvrage que des fragmente et des extraits '^^'Ç'; ,f^ tins; on les trouve souvent à la suite d'Hérodote ; Larcher les a joints à sa traduction. Baehr en a donne une éd. séparée, Francfortrsur-Ie-Mein, 1824. lis s'

CUBZ

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trouvent aussi dans les Historicor. fragm. de la Bihlioih, grecque de MM. Didot. Gtésias s'accorde peu avec Hérodote et paraît mériter moins de foi.

CTÉSIBIUS, mécanicien d'Alexandrie» qui florissait env. 130 av. J.-C., a inventé la pompe aspirante et foulante qui porte son nom, un orgue hydraulique, une clepsydre à rouages. Il fût le maître ou peut-être le père de Héron.

CTÉSIPHÛN, T. de Babylonie, au N./ sur la r. g. du Tigre, à 4 klL de son confluent avec le Délas. et assez prés de Séleucie : eUe a été bâtie par les rois partbes, donteUe fut la résidence d'hiver. Ville puissante et riche sous les Parthes; sa prospérité porta ua coup fatal à Séleucie. EUe fut prise par Trajan et par Vérus. Les débris des deux villes ont servi à ûAtir la v. actuelle de Bagdad; ce qu'il en reste se Domme AUMadain , c-à-d. les villes,

CTÊSIPHON, Athénien, fit décerner à Démosthène une couronne d'or pour prix de ses services. Eschine, jaloux, lui intenta une accusation pour ce fait, et Démosthène se chargea de le défendre : c'est à cette occasion <m'il prononça le Pro Corona.

CUBA, la pîus grande île des Grandes Antilles, surnommée la Reine des Antilles, au S. de la Floride , au N. de la Jamaïque et d'Haïti. Elle est de forme longitudinale, a 11 60 kil. de TE. à l'O. et env. 170 de large; 1 400 000 h., dont le tien d'esclaves; capit., La Havane. Climat chaud et sec, sujet à la fièrre jaune. L'Ile de Cuba appartient à l'Espagne; elle est, avec Porto-Rico, tout ce qui reste a cette

i)uis8ance de. ses vastes possessions en Amérique. Elle orme une capitainerie générale et se divise en3 dép.: le dép. occidental (ch.-l. , La Havane), le dép. du centre (Puerto-Principe) , le dép. oriental (Santiago-de- Cuba). Elle a un arcnevéché (à Santiago) et un évécbé (à la Havane). Llle de Cuba est hérissée de montagnes qui courent dans toute sa longueur; le Rio-Cauto, le Rio-de-Guines, l'A^ ou Rio^os-Negros sont ses principales rivières. Baies et ports en grand nombre; plusieurs chemins de fer. Superbes furets, fertilité admirable près des côtes: on y trouve en abondance toutes les productions de la zone torride, ainsi que des mines d'or, de fer, d'aimant, de cuivre, etc.— Cuba fut découverte en 1402, par Colomb, et devint dès lors propriété de l'Espagne. En 1660 et en 1762 les Anglais la prirent et la ravagèrent; elle fut rendue en 1763 aux Espagnols, qui la possèdent encore aujourd'hui; mais cette possession est menacée de suivre le sort des autres colonies espagnoles ou d'être absorbée par les Etats-Unis, qui la convoitent depuis longtemps. Déjà des flibustiers américains, conduits par le général Lopez, l'ont envahie, quoique sans succès, en 1850 et 1851.

CUBAGUA, Ile de la mer des Antilles, entre l'Ile Marguerite et la côte de Cumana, appartient au Venezuela; 15 kil. de tour. Elle est inculte; on y faisait jadis la pèche des perles.

CUBIÈRES (L. Pierre, marquis de), né en 1747, à Roquemaure (Gard), mort en 1821 . était écuyer de Louis XVI et lui resta dévoué au milieu de ses malheurs. Il n'émigra pas et échappa cependant aux massacres de la Révolution. Il consacra ses loisirs aux sciences et aux lettres, et écrivit une Histoire des eoquxilages de mer, 1799, in-4. Il a aussi composé des poésies et des comédies, entre autres le CMrkuan,

cuBiÊiiBs (Michel, chevalier de), frère dupréc, né en 1752, mort en 1820, est connu sous les noms de Palmézaux et de Dorat-Cubières, nom qu'il prit parce qu'il avait eu Dorât pour maître. 11 écrivit de petits vers pour les Almanaehs et les Étrennes lyriques du temps, et composa une foule de pièces de théâtre et d'écrits de circonstance. Partisan exalté de la Révolution, il fut secrétaire de la Commune et prononça un Éloge de Marat, 11 fût l'amant de Fanny de Beauhamais et coopéra, avec Dorât, aux écnts que publia cette femme d'esprit.

GCBZAC, bourg du dép. de la Gironde, sur la r. dr. do la Dordogne, à 20 kil. N. E. «le Bordeaux et ^

2 kiL ft. de St-André-de-Gubzac ; 1000 h. On y passait la Dordogne dans un bac. On y a élevé en 1840 un pont suspendu, qui est un des ouvrages les plus hardis de ce genre.

CUCUSE, Cucusus, ai;). Coscan^ v. de Cappadoce* en Cataonie. S. Jean-Chrysostôme y fut exilé.

CUDWORTH (Ralph ou Rodolphe), philosophe an^ fflais, né à Aller (Somerset^ en 1617, mort en 1688, nit d'abord recteur ou ministre d'une petite |>aroisse, devint en 1645 professeur d'hébreu à Cambridge, et en 1654 principal du collège du Christdans La même université. On a de lui : le Vrai système intellectuel de VUniverSf 1678, et VImmutabilité des idées morctles, 1731 , contre Hobbes. Il a laissé manuscrits plusieurs traités qui devaient compléter le Système intellectuel, Cudworth fit revivre les idées ou types primitifs de Platon, et prétendit que ce philosophe avait connu les livres de Moïse ; il imagina, pour expliquer la formation des corps, des natures plastiques ( formatrices ) , forces aveugles qui étaient chargées d'assembler et d'organiser les parties de la matière inerte , et qui n'étaient que les instroments de l'intelligence suprême. Il faisait de ces natures plastiques des êtres distincts de l'âme et du corps, et s'en servait comme do médiateurs pour expliquer l'action réciproque des deux substances. 1-es deux ouvr. de Cudworth ont été trad. de l'anglais en latin par Mosheim : ils sont à VIndex à Rome.— La fille de Cudworth, iady Masham , fut une femme très-distinguée. Elle était l'amie de Locke, qui passa chez elle les dernières années de sa vie.

CUENÇA, Conca, v. d'Espagne, ch.-l. d'intendance. à 124 kil. S. E. de Madrid; 9000 hab. Evêché. Rues tortueuses; quelques beaux édifices. Beaucoup de miel et de cire. Patrie de Molina. — Cuença appartint longtemps aux Maures; elle fut apportée en dot par Zayde, nlle du roi maure de Sévme, au roi de Castille Alphonse VI (1072). Perdue par ce prince, elle fut reprise par ^ph. IX en 1177, et depuis ce temps elle est restée aux rois chrétiens. — I/intendance de Cuença , formée de la partie orient, de la Nouv.- Castille, se trouve entre Vailadolid , Burgos, Soria, Guadalaxara, Tolède, Avila. Elle a 160 kil. du N. au S. et 140 de l'E. à l'O. : 353 000 hab.

CUENÇA, V. de la République de l'Equateur, ch.-l de la prov. de Cuença et du dép. d'Assuay. par 80" 34' long. 0., 2» 53' lat. S.; 30000 hab. Evèché, couvent des Jésuites, collège et séminaire. Assez belle ville. Raffineries de sucre; fromages, confitures estimées, mine de cuivre et de mercure. Cuença est située à 2550" aundessus du niveau de la mer.

CCERS, ch.-l; de c. (Var), à 17 kil. N. E. de Toulon; 5600 hab. Vins, câpres, huile d'olive, figues.

CUICULUM, V. de Numidie, auj. DjimUah.

CUISEAUX, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire), à 19 k. S. E. de Louhans: 1700 h. Jadis fortifié.

CUISERY, ch.-L de c. (Saône-et-Loire), à 21 kiL S. 0. de Louhans, sur la Seille; 1650 hab.

CUJAS (Jacques), fameux jurisconsulte, né à Toulouse en 1520 ou 1.S22, mort à Bourses en 1590. Méconnu dans sa ville natale, il la quitta pour toujours. Il enseigna, avec un succès extraordunaire, à Cahors, à Bourses, à Valence, à Paris, le droit ancien et moderne, civil et canonique. Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, l'attira à Turin, et lui donna les plus

trandes marques de son estime. Il revint ensuite se xer à Bourges, où il eut un nombre prodigieux d'écoliers; il ne se contentait pas de les instruire, msan il les assistait souvent de sa propre bourse. CuJM a été longtemps l'oracle des jurisconsultes : aucun n'a pénétré plus avant dans la connaissance et l'explication des lois romaines, et aucun n'a écrit la langue latine avec plusde pureté. Ses Œuvres ^ qui consistent principalement en Commentaires swr le Corpus juris, ont eu plusieurs éditions : la meilleure est celle deFabrot, Paris, 1658, réimprima à Venise, 1758, 10 vol. in-foL, et à Prato, 1836-47, 13 vol. in-8. Sa vie a été écrite par Scévole de Ste-Marthc, Papyre^

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CDMA

CUNE

Masson et Berryat-St-t*rix. Toulouse lui a érigé une statue en 1860.

CUJAVIB, région de TanC. Pologne, comprenait ce qui depuis forma le palatinat de Brzesc , celui d*Inotîaclaw et le pays de Dobrein. Elle fit d'abord partie de la principauté de MazoTÎe, érigée vers 1206 en faveur de Conrad» fils de Casimir II; mais eUe en fat détacliée ensuite et forma un duché particulier, dont les limites varièrent. Réunie plus tard au ducné de MazoTie, elle revint ï la couronne de Pologne en 1536. On donne le nom d'évéque de Gujavie à l'évéaue de Wladislaw, parce que, primitivement, le alige de Cet évêché fut à Krouswiça en Cujatie.

CULARO, V. de la Narbonnkise, auj. Grenoble,

CULIACA5, V. du Mexique (Sonora-et-Cina!oa), sur le Culiacan, qui tombe dans le golfe de Californie, à 175 kil. S. E. de Cinaloa; 10000 h. fivéché.

CtJtLËN (W.), médecin écossais, né en 17 12, m. en 1790, professa avec la plus grande distinction la mé^ decine et la chimie à Glasgow, puis à Edimbourg; attaqua la doctrine médicale de Boërhaave, oui reniait alors, et y substitua une doctrine nouvielie dans laquelle il attribuait le principal rôle au système neN veux, que son prédécesseur avait trop négligé. Il rendit aussi de grands services à la physiologie et surtout à la nosologie, dans laquelle il introduisit une classification môthodigue. Ses ouvrages principaux sont : Physioîogy, 1785; Pfaetice of pfi^ftc, 1787; Synopsis nosologiâsmethodiùx y 1772; iffedtise of the Hateria medica, 1789, qui tous ont été

cùiXODEN-MOOR, bruyère d*£cosse (Invemess), à 16 k. S. 0. de Nairn. 11 s'y livra en 1746 une bauilie décisive oùles Jacobites, commandés parCba^ les-Bdouard, furent défaits par le duc de Cumberland.

CXiXM, V. des Ëtats prussiens (Prusse), à 53 k. S. 0. de Marienwerder; 5300 hab. Evêché (dont le titulaire réside à Culmsee, située à 10 k. S. E.}, séminaire, école de cadets. La Ville fut fondée en 1230 par les Chevaliers teutoniquôâ.

CULM, bourg de Bohême (I.eutmeritz) , & 12 kil. N. E. de Tœplitz. Vandamme y fut battu en 1813.

GOLMBACtt, V. dé Bavière (Haut-Mein) , & 24 kil. N. 0. de Bayreulh ; 3700 h. Station de chemin de fer. Incendiée par les Hussites <143Û). Patrie du graveur Schœn (Martin) .

cuLMBACH (Principauté de) , la même que celle de Bayreuth. 7, batreuth.

C17L0Z, commune du dép. de l*Ain, sur la r. dr. dii Rhône, à 5 k. S. de Seyssei et à U k. N. Ë. de Belley. sur la frontière de Suisse; 1200 h. Station; pont qui relie les chemins de fer français et suisse.

CUMAKA, V. et port du Venezuela, Ch.-1. de la prov. de Cumana et du dép. dettaturin, à Tembouchure du Manzanarès: 10000 h. llade vaste et sûfe. Climat sain, mais très-chaud. Ville forte et commerçante. Cumana est exposée à de fréquents tremblements de terre. Fondée en 1523 par les Espagnols. — La prov. a 55000 hab. environ.

GUMANIE (grande), district de Hongrie, dans le cercle en deçà de la Theiss, entre les comitats d*Hevesch, Szaboltsch, Bekes- 1086 k. carrés; 60500 h. en 1825^ ch.-l.. Kardzag-Uj-Szallas.— cuMAjtis (petits), district oie Hongrie j dans le cercle en deçà du Danube, entre les comitats de Bacs. Csongraa, Hevesch et Pesth; 80000 hab. ; ch.-l., Pelegyhaza.— La Grande et la Petite Cumanie prennent leur nom d*un corps de Cumans (F. ci-après) qui était venu s'établir «n Hongrie dans les xn* et ziu' siècles. Les rois de Hongrie leur concédèrent des terres en récompense de leurs services et pour prix de leur con- TWsioa au Christianisme.

CUMANS oircoKAMS, diU aussi V%es et Polwties^ peuple de la Sannatie européenne, était probablement une tribu desAlains et tirait son nom du Cuma ou Kouma, fl. oui se jette dans la mer Caspienne. £n 688, on voit les Cumans établis entre le Volga et l'OuxtU, pays dont ib avaient chassé les Petchenô-

ffoes. Au XI* siècle, ils se réi le Tantli, le Vc^aet Tlajft. Au xm% la plttsgTÙdé partie d'entre eux passa en Hongrie, où ib i%uUi* tent dans le paya appelé depuis Cwamnk,

GUBIBratLAlO), C«m&r)a, comté d'ÀDgletem.

dans ]*angle N. O., sur la mer d'Irlande, et limitrophe de rScosee : 115 k. sur «5; 180000 hab.; ch.-l. C&rlisle. Sol varié, mont, (de 300 à 1000*). ûtts t)itioreeaues: elimat sain, mais humide. Mines de plomb, de nouille, carrières de pierres à chaux; tres peu dlndufltrie. Au N. s'étend Taneien mur d'Adrien, le pays tire son nom des Cimbres (Cuwbri ou CtmAh), ses anciens habitants. -^ Le nom de CumberliDd al trésKsommun aui États-Unis et dans lespossessioni anglaises de l'Amérique du Nord; ainsi il est porté: 1* par plusieurs comtés des fitals^Unis;-«2* ptruM riv. qui arrose les Ëtats de Kentucky et de Tean» see , passe par Nash ville, et se jette dansl'Ohio, r. g.. après un cours de' 800 k.; — S* par une chihie dt mont, qui sort de la branche occidentale des monti AUeghanyet s'étend de 35* à 3T* lat. N., Ibrmantu N. E. la limite entre le Kentueky et la Virginie; - 4" par une v. du Maryi^di oi^U. du comté d'ADeghany, au confluent au Potomae et du Will'iCrwk. à 200 Kil. N. 0. de Baltlmors j ^ 6* par une régionde la Nottt.>Bretagne> à VO, du détroit de Davis.

CtmBERLAND (RichàrdJ, moraliste, né àLoedres en 1632, mort en 1718, ftit longtemps ministre d'une petite paroisse, et devlht eii 1(991 évéque dePiteriiorough. Il publia en 1672, éous lé titre De k^ibw iVamr*, un traité oà il étàbUt, contre Hobbe»,<ï«'il y a une morale naturelle, indépendante des oonventlotts des hommes. Cet estirneble ouvrage aétélrâd. enfVançals parBarbeyrac, 1744. Cumberiandâ aussi donné un Essai sut tes pinds et mes%itet dtt Jnifi, 1686; Une trad. des fragments de Sanehùméihon. 1T20, et un livre sur VOrigine d^phts ane. pwpl'ï. 1724. — Richard C, son arrière petit-fils, USî- 1811, s'est fait connaître comme littérateur, et » donné plusieurs pièces de théâtre, entre autres, iei Frères et l'Américain j qui eurent du succès.

CUMBERLA«D(WÎ11. Aug.,ducde), 3«fll8deG€oreell. né en 1721 , mort en 1765, bettit à CuUoden (1746) le prétendant Charles-Edouard et ruina par cette victoire toutes ses espérances. Il fut moins heureux contre les Français : déjà, en 1745, il avait perdu la bsttille de Fontenoy; il se fit encore battre à Lawfeld(n4'K

Suisà Hastenbeck (1757), et fut forcé, après cette emière défaite, de signer la convention de Kloster-Seven. Il cessa depuis de commander.

CtTME ou CTMB, V. d'Asie-MineTire(Éolic), suMe golfe de eûmes (auj. ifolfè de Sanddrlxl y entre les emb. du Caïque et de l'Hermus. Patrie d'Hésiode. C'est une des villes qui se disputaient la naissance d'Homère.

CDkEoucottfis, Ciim#,v. de Gampanie, surlacôtp, au N.de Naples, fondée yers 1 1 30 av.J.-C.Cardeui colonies Venues, l'une de la CUme d*Éolie, Vautre de ChalcisenEubée, passait pour être le séjour d'une sibylle, qui, selon la Fable, conduisit Ênée aut Enfers, et qui Vendit à Tarquin les livres sibyllins Cumes eut pour colonies Neapolis (Naples) et ïancleou Messine. En 419 av. J.-C. elle fut prise par lès Caci-

Saniens, à qui les Romains renlevèrent, U ne reste e Cette ville que des ruines informes.

CtNAXA, vge delà Mésopotamie mérid., prèaJp iTCubhrate, à 130 k. N. 0. tle Babylone, est célèbre par la victoire qu'Artaxerce II y remporta sur cyrus e Jeune, àon frère i Celui-ci y périt (401 av. J.-C.).

CtNDmAMARCA, uh des dép. de faNouv.-Gre nade, dans la partie àupérieufe de la vallée de la Magdfalena; 620000 h.; ch.-l., Sànla-îî'é-<le-Bogoij. Traversé par une chaîne des Andes et couvert ue forêts habitées par dés tribus sauvages.

CtJNÊGOimË (Ste), impératrice, fille de Slgelroi,

Sremier comte de Luxembourg, épousa Henn. uuc e Bavière et empereur après Oihon lll. Elle mdz plusieurs monastères, et, après la mort de sob

CCfUS

com

^uz (1024), te ratira dans l'ttQ d^oux prie 4e €aseel, ofteDejottoanitcn 1040. 0& la fàte le d>man. CUIfEO, nom italien de Coni.

CUNERSDORF. village du Brandebourg, près de Fraocfort-sui^roder) à 60 k. 0. de Berlin. Frédéric le Grand, roi de Pruflee, y /ut battu en 1769 parles Busses et les Autriohiensw

annsus, e.-4-d. leoeûi, Vmngle,ré^on mérid. de la Lusitaoie, k l'angle S. 0., entre VAnat (Gua» diaoa) et le promontoire Sacnim (oap 6t- Vincent) , forme a»}» VÀlgarve.

CUNIBEET, dit le Ptauc, loi des Lombards, fat d'abord associé à son père Pertbarite en 678, lui succéda en 687 , et fut détr&né en 690 par Alacbis, duc de Trente et de Brescia; mais bientôt après, rappelé parles vœux de ses sujets, il cbassa'Alacbiset reprit ses États. 11 régna en paix iufl<{u'iiea moit, en 700. GUNLHAT, ch.-l. de c. ^y-de-I^ôme), k 20 kiL N. 0. d'Ambert; 3000 bab. Camelots, eerge.

GCMOrGHAM (AUaiO, poëto écossais, 1784-18tô, avait d'abord été maçon. Il attira l'attention et«agna la protection de Waltôr Scott par queb^ues ^ànts . tirés desléffendes populairee, et obtint bieatdt la faveur du public. Parmi ses poésies on cite : ^triformaduke Maxwell et les Traaiitont àei pûmani d'ifigleterreet <rÉcoste, 1822, TheMaidofehar, 1832, On a aussi de lui une Butoir e d$s peûares tt qraoiwrt anglais et une ITtsi. delà liuérmtmn wigloise»

CCPAE, T. d'£cosse, ch.-l. dueomté de File, sur l'Eden, à 42 k. N. E. d'fidimbouig; 6500 b. Imprhmerie d'où sont sorties des éditions remarquables.

cuPAR-ANOus, T. d'£cos»e, sur le Tay, partie dans le comté de Perth. partie dans celui de Forfar, k 22 k. N. E. de Pertb; 2600 h. Restes d'un camp romain et d'une abbaye de Cisterciens fondée en ll6S. GUPIDON, dieu de l'amour, fils de Jupiter ou de Hais et de YénUs. On le représentait sous la igure d'un enfant nu et aveugle ou les yeux couverts d'un buideau, l'air malin, armé d'un arc et d'un carquois rempli de flècbes; on lui donnait des ailes, pour marâuer l'inconstance de l'amour. U fut l'amaut de Psyché. — Ouelques-uns distinguent Cu/piàon^ dieu du d^rtr, de l'Amour proprem. dit, VÉros des Grecs. CUQ-TOULZA, cb.>l. de c. <Tarn), à 20 k. S. £. deLavaur; 1000 hab.

CDBAÇAO, une des !les Antilles, près des côtes de la Nouv.-Grenade, par 70» 60* long. C, 12» lat. N.: 85 kil. sur 20: 15 000 bab.- (dont 4000 blancs). Lieux prine. : M^illemstadt et CuFaçao. Au N., rochers arides et escarpés; quelques plaines fertiles; OQ y cultive le mais, la muscade, la canne k sucre, l'oranger; on y fait la liqueur connue sous le nom de curaçao. Llle de Curaçao aj^partient à la Hollande ; elle forme avec les Iles environnantes (Aruba ou Oruba, Bonaîr et Aves) le gouvt de Cuxaiçao. Occupée par les Espagnols en 1527, elle leur ^ enlevée en 1634 par les Hollandais; prise par les Anglais en 1798 et 1806. elle fut rendue en 1814.

CURAUDAL (Fr. René), pharmacien otchimiete, ne à Séez en 1765, mort en 1813, vint se fixer k Paris, fut un des membres les plus actife de la Société d'encouragement et fit un grand nombre d'applica« tiens utiles de la science, il perfectionna la laoricalion du savon, de l'alun artifici^, du sucre de bet« terave, le blanchissage k la vapeur et publia en 1806 un traité estimé sur ce mode de blancnissage.

CURÉE (J. Fr.), représentant du peuple, né à SI- André près de Lodève, en 1765, mort en 1835, fut député à l'Assemblée législative, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents, se rallia à Bonaparte et ^plaudit au 18 brumaire, fut nommé tribun et pi^oposa le 1*' l'établissement de l'Empire (1804). il fut appelé au Sénat en 1807 et privé de tout emploi en 1814. CURES, aig. Corresef anc. v. des Sabins, k 10 k. N. £. de Rome, était U- capit. d'un petit Êtatsabin^ le dIus redoutable de ceux oui firent la guerre k Ro^ mulus , mais qui fut absorné dans Rome de T42 à "t^l av. J.-C. Les habitants de Cures étaient appelés

QuiriUsi après teur tranalitionà Rnoaitt RaMaini prirent eux-mêmes ce nom.

CDRÊTES, êtres mytfaoiogiqwiBqni, aVeo tes Û^ rybantes , gardèrent Jupiter encore à la naanefie dans une gratte de 111e de Grèts, ma. formant aotoar de son beroeau des danses «rmdes et des «hœurs bruyants, |)our qu'on ne p4t entendre ses -cris. On en ndt aussi des ministres du culta de C^bèki & de Jupiter, quiparaisseatieoenAMidre avec lesBactTies. Oneiquee savants prétendent que les Oorètes éteîeot un paui^le particulier, sorti de Phrygient da Plitoidn, qu'ils vurent à la suite de Deucaben «n Phooide et en Tbeasalie, d'où ils se répandirent en Eiibèe, dans k Pétoponése et la Crète. Ayant apporté av«c eux^es connaissances utiles et des inventions ingénieuBes-, ils furent regardés comme des êtres èumàtarfela.

GDRIA RSiBTOBnii, v. de Rhétie, êaj, Coire.

GURIAGBS. F. aoBACBS.

CURIE, curia, une des divisions du peuple romain. H y avait 30 curies, 10 par tribu. Cnaquenarie avait à sa tête un prêtre qm présidait aux Baarifioes sous le nom de curion» U y avait en outre un émnd curiont auquel tous les chefs des curies parttowâères étaient subordonnés, et qui était élu par toutes les curies réunies» On ne convoquait guère les curies ((ue pour l'élection du grand cuiion, pour les edopuons, la ratification de queicfue testament, etc. On y votait à la maioritô des voix indivtdu^les, tandis que, dans les assemblées par oenturies, en eomptait par centuries, mode qui offinait plus d'avance à la noblesse. — On nomittait aussi «urtsc les édifices où se tenaient les assemblées sôit civiles eoit religieiK ses, ot particulièrement le lieu des réunions du sénat : il y avait 3 cwrits ténatoVimiM, VUoilHéa {dite depuis /«Uia). la Pompeia et VOcêania^

GURION, dignité romaine. F. coam.

coaiON (G. ^ribonius), tribun du peuple en 40 av. J.-C , avait d'aboM euivi le parti de Pompée. Gagné

rr César, il se mit à la têle d'une armae dévoua celui-ci et chassa Gaton de Sicile ; mais il f^t battu en Afrique par un lieutenant de Juba fi périt dans le combat, sur les bords duBagxndas <48). C'était un homme débauché et oerdu de dettes.

GURIOSOUTES, peuple deiaGauk (Lyoenajee 3*), k l'E. desOsûmn, habitait dans les dép. des Côtesdtt-Nordetd'llto^t-Vilaine, la v. aetnelle de Coraeml et ses environs, entre Oinan et Lamballe.

CUBIOSOnTEf^, nom que l'on a confondu à tort avec Curi09olit9€f désigne, à penir du v* s., la ville et l'évèché de Quimper<:orentin*

GURISGHE-HAFF, c.-à-d« h4n>re ée Couriamde^ ktfune de la Pnisse orientale, au N. £. de Kœnigsberg, est fonnée par le Niémen à son emb.; elle est unie à la mer Baltique par ie détroit de Tief et séparée de cette mer par la Cttriseke^Nehrung^ péninaule sablonneuse de 88 kil. de long.

GDRJUS DElfTATOS (Manius), Romain célèbre par sa frugalité et son désintéressement, trois fois consul, vamquitles Samnites, lesSabins*, les Lucaniens; battit Pyrrhus pràs de Tarente, l'an 275 ar. J.-C. , et jouit deux ibis des honneurs du triomphe. Chaigé de distribuer les terres conquises aux citoyens pauvres, il en donna quatre arpents à chacun, et n'en voulut pas garder davantage pour lui. Les ambassadeurs des Sanmites étant venus te trouver dans sa modeste retraite et lui offrant de l'or pour le séduire, il leur répondit que, quand on savadt se passer d'or, on commandait à ceux qui en possédaient.

CUROPALATS {à» cura palatiif soin du palais) , dignité de la cour de Gonstantinople» C'était saus doute d'abord Tintendant du palais, mais ce titre devint bientôt purement honorifique : il était le premier après ceux de vémr et de nadiMesûne. Il était porté d'ordinaire par les parents de l'empereur.

CURRAN <J. Pbilpot), avocat irlandais, né pr«s de Cork en 1760, mort en 1818, acquit par son talent et son patriotisme ime grande réputation; têi nommé en 1784 membre delà Chambre des Gom-

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