CUVE
CUXH
inimM Irlandaise, et devint sous la vice-royauté du duc de Bedfoid greffier de la chancellerie {nuuter of rolls). Il défendit en toute occasion les droits de ses compatriotes, et se fit remarquer par cette éloquence fougueuse et imagée qui semble propre aux. Irlandais. On a pubFié en 1805 un recueil de ses discours. Son fils a écrit sa Vie, Londres, 1819.
CURBIE (Jacq.), médecin écossais, né en 1756, mort en 1805, a constaté par des expériences exactes l'utilité de Teau froide dans les maladies et consigné ses observations dans un livre intitulé : BésultaU des effets médicinaux par Veau froide, 1797.
CUBSOLAIRES (lies), Eehinades, lies de la Grèce, dans le golfe de Patras, presoue désertes. C'est près de là que se livra la bataille dite de Lépante,
GURTIUS (M.), jeune Romain qui se dévoua aux dieux infernaux pour sa patrie. Un large gouffre «'étant ouvert au milieu du Forum, et l'oracle ayant déclaré q[u'il ne se refermerait que lorsque Rome
I aurait jeté ce qu'elle avait de plus précieux, Curtius, déjà célèbre par ses exploits, se précipita tout armé dans l'abîme : le gouBre , dit-on , se ferma aussitôt (360 av. J.-C).
CURZOLA, Coreyra Nigra, lie de la mer Adriatique, sur la côte de Dalmatie, à 3 kil. de la presqu'île de Sabioncello : 44 kil. sur 9; 6000 hab. Elle a pour ch.-l. une petite v. de même nom, sur la côte £.; 1500 hab. Êvéché. A l'Autriche.
CCSA (NICOLAS de). V. kicolas.
CUSGO. V. de l'Amérique mérid. F. cuzco.
CUSSKT, cb.-l. de-cant (Allier), à 18 kil. S. 0. de La Palisse; 4200 hab. Tribunal, collège. Jadis fortifié. Fabriques de vases imitant les AÏcarafas.
CUSUNE (Adam Phil., comte de), né à Metz en 1740, se distingua dans la guerre de Sept ans et dans celle d'Amérique, et fut nommé, à son retour en France, maréchal de camp et gouverneur de Toulon. En 1789 il fut député aux États généraux par la noblesse de Lorraine, et figura constamment dans les rangs de l'opposition. En 1792 il fut mis à la tête de l'armée du Rhin , et s*empara de Spire, Worms, Mayence et Francfort- mais il fut ensuite repoussé par les Prussiens et obligé d'abandonner les deux aemières places. Il fut alors envoyé à l'armée du Nord; mais il ne fit qu'y paraître. Accusé de n*avoir pas fait ce qu'il aurait dû pour défendre Mayence,
II fut appelé à Paris, condamné parla Convention, et conduit au supplice le 28 août 1793. Custine était un bon ofricier, mais un général médiocre. On lui a aussi reproché son intempérance et une excessive sévérité. — Son petit-fils, Astolphe, marquis de C, 1793-1857, s'est fait connaître comme voyageur. Il visita l'Angleterre, l'Ecosse, la Suisse, l'Italie, l'Espagne, la Russie, et publia ses observations sur ces -divers pays dans des Voyages qui sont remarquables par l'exactitude des descriptions et la franchise des jugements, mais qui à cause de cela même ont donné lieu à plus d'une réclamation.
CUSTOZZA, bourg de Vénètie, à 3 kil. de Vérone. Les Autrichiens y défirent Charles-Albert (25 juillet 1848) et Victor-Emmanuel (24 juin 1866).
CUSTRIN, V. des Etats prussiens (Brandebourg), à 36 kil. N. E. de Francfort-sur- l'Oder et la Wartha, au milieu de marais; 4700 hab. Place trèsforte. Jadis ch.-l. de la Nouvelle-Marche deBrandebourç. Détruite par les Russes en 1758, mais rebâtie depuis plus régulièrement. Les Français l'ont occupée de 1806 à 1814.
CUTHBERT (lord). F. colungwood.
CUTHÉENS. V. KUTHÉBifS.
CUVELIER DETRTB (J. G. Aug.), auteur dramatique, sumonuné le Crébillon du mélodrame , né en 1766 àBoulogne-sur-Mer, mort en 1824, suirit d'abord la carrière militaire, puis se consacra au théâtre et fût le rival de Guilbert de Pixérécourt. Il donna, de 1793 à 1824, un nombre prodigieux de mélodrames, de drames, de pantomimes, etc., dont jpluftieurs eurent un grand succès : ce nombre ne s'âeve
pas à moins de 110. On remarque entre autres la Fille sauvage, la Main de Fer, la FiUe mendiante, Jean Sbogar, les Machabées^ la Mort de Ktëber.
CUVIER (George), célèbre naturaliste, qu'on i nommé VAristote du xix* siècle, né en 1769 à Montbéliard , d'une famille protestante, mort à Paris en 1832. Après avoir étudié au collège de MoDtbéliani. puisa l'Académie (Caroline de Stuttgart, où il acquit la connaissance de la langue et de la littérature ^ mandes, il fut chargé d'une éducation en Normuidie. Tout en remplissant les devoirs de sa profession, il se' livrait à l'étude de l'histoire naturelle. Ses talents ayant été appréciés par Tessier, savant agronome, qui eut occasion de le voir dans sa retraite, il fut appelé à Paris en 1795, se fit bientôt remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits, et fat nommé successivement professeur d'histoire natorelle aux écoles centrales, suppléant de la chaire d'anatomie comparée au Muséum, professeur au Collège de France, mepubre de l'Institut (1796), pw secrétaire perpétuel delà section des sciences (1803). Il fut en outre admis peu après à l'Académie française. Plus tard, il devint inspecteur des études, mconseiller et chancelier de l'Université (1808), et remplit plusieurs fois les fonctions de grand mattre: ii Srofitâ de cetteposition pourfavoriser l'enseignemeni e l'histoire et clés sciences. Nommé en 18t4coDseiI]pr d'État, puis présidept du comité de l'intérieur, il se signala dans cette nouvelle carrière par une hauts capacité, mais il se montra trop complaisant poorie pouvoir, et consentit à se charger ae soutenir à la tribune des mesures impopulaires. Il fut éleré à U pairie en 1831. Gomme naturaliste, Cuvier a rende de grands services : il a donné à la zoolof le une classification naturelle qui lui manquait; u a fait faire à l'anatomie comparée un pas immense tn reconnaissant qu'il existe entre tous les orgaoês d'un môme animal une subordination telle que de la connaissance d'un seul organe on peut dédoire celle de tous les autres : c'est ce qu'il appelait la '« delà corrélation des formes, A la faveur de cette loi. il a pu créer pour ainsi dire un monde nouveau ayant établi par de nombreuses observations qu'il a dû exister à la surface du globe des animaux et d« végétaux qui ont disparu aujourd'hui, il est parrenu à reconstruire ces êtres dont il reste à peine quelques débris informes et à les classer méthodiquement. Enfin il a donné à la géologie de nouvell« bases, en fournissant les moyens de déterminer Taocienneté des couches terrestres par la nature des débris qu'elles renferment. Ses principaux f^^^^ sont : Leçons d^anatomie comparée, 5 vol. in-6, 1800- 1 805, ouvrage capital, qui obtint en 1810 un despm décennaux; le Règne animal distribué d'après fon organisation, 4 vol. in-8, 1816, plusieurs fois jopnmé ; Recherches sur les ossements fossiles, précédées d'un Discours sur les révolutions du globe, h jin-8, 1812 et 1824, plusieurs fois réimprimées; tf^^ toire naturelle des poissons, 2 vol. in-8, J82B (çodtinuée par Valenciennes). On a en outre de lui un Rapport sur les progrès des sciences naturelles éep^ nS9 jusqu'en 1808: un Recueil d^Éloges hûtongw». ainsi qu'une foule de mémoires, donnés aux sociétés savantes, aux journaux scientifiques, et d'articles dans le Dictionnaire des sciences naturelles et la Biographie universelle. On doit à M. Flourens une excellente Histoire des travaux de G, Cuvier, 1841 et 1845.
CUVIER (Frédéric), frère du préc., né en I/'-J* mort à Strasbourg en 1838, était directeur en cfie^ de la Ménagerie du Roi, inspecteur général a« études, et membre de l'Académie des sciences. ii> pubUé, avec Geoffroy St-Hilaire, V Histoire M^'f^^^l des Mammifères (1819-1828) , et a fourni d'exceUen» articles au Dictionnaire des sciences naturelles, ^^ Annales du Muséum. On cite avec, éloge ses recûerches sur l'instinct et l'intelligence des animauï-
CUXHAVEN, vge de la républicrue de Hamboarj, à 90 kil. N. 0. de Hambourg, à l'cmb. de iiiJ»i
CTBO
CYCN
1000 hab. Port sûr; ^hare. Bfl^ns de mer, poche. Bateaux à vapeur pour T Angleterre, etc.
CUYABA, ▼. du Brésil (Mato-Grosso), ch.-L de Comarqae, sur la Cuyaba, à 280 kil. E. de ViUabeUa; 10 000 bab. Âne. évêché. Aux env. , mines d'or.
CUYP (Albert), peintre hollandais, né à Dordrecht en 1606, mort en 1683, exerçait le métier de brasseur pour vivre et peignait par goût. Il réussit dans le paysage, dans les vues de routes couvertes de voitures, des fleuves et des mers sillonnées par des navires. Pour les effets de soleil et de lune, il égale Claude Lorrain. Le Louvre possède 6 de ses tableaux.
CUZCO, V. du Pérou, jadis capit. de la monarchie
des Incas, auj. ch.-l. du dép. de Cuzco, à 650 k. E.
, de Lima ; 50 000 hab. , dont 15 000 Indiens, ^éché ,
université, 3 collèges. Cuzco était regardée par les
plus riches qui aient existé (sur remplacement duquel s'est élevé le couvent des Dominicams), le palais des Incas, la citadelle, qui avait 3 murâmes, la demeure des Vierges du Soleil. De Cuzco partaient deux célèbres chaussées de plus de 2000 k. de long, qui conduisaient toutes deux à Quito, Tune par les mont. , l'autre par le plat pays. Cuzco fut fondée vers 1050 ; Pizarre la prit en 1533, et battit sous ses murs Almagro en 1538. Patrie de Garcilaso de La Vega {Vlnea.) — Le dép. , situé à TE. et au S. de celui d'Ayacucho , et sur les confins du Brésil, a pour villes principales (outre Cuzco) Abancay, Tinta, u rubamba.
CYANÉES ou SYMPLâGADBS (iles) , Cyaneœ insulae^ écueils placés à l'entrée du détroit de Constantinople , étaient fameux chez les anciens. Les poètes disent qu'ils s'écartaient, puis se rapprochaient pour arrêter ou briser les vaisseaux, et qu'ils perdu-ent cette propriété lorsque le navire Argo les eut franchis.
CYAXARB, roi des Mèdes (655-595 av. J.-C), nis et successeur de Phraorte, repoussa les Scvthes Cimmériens, qui avaient envahi ses £tats, nt la guerre aux Assyriens, détruisit Ninive (625), battit Aiyatte, roi de Lydie, et poussa ses conquêtes au delà Ott ileuve Halys. Il eut pour successeur Astyage.
gtaxare II» fils d' Astyage, régna, selon Xénopbon, de 560 à 536; il confia le commandement de ses' armées à Cyrus, son neveu, qui fit pour lui de grandes conquêtes, et luisuccéda.()uelques-unsrappellentZ)a- Tiut le Mèdeei croient que c'est TAssuérus de la Bible.
CYBÈLB, déesse de la Terre, était fille du Ciel, et épouse de Saturne, dont elle eut Jupiter, Junon, J^eptune et les principaux dieux. On la nomme aussi Ops, Yesta, Rhée, Tellus, la Bonne Déesse. Elle aima P&ssionnément At y s, jeune berger phrygien , qui la dédaiçna : pour se venger, elle lui inspira un accès de frénésie dans lequel il se mutila. Elle était surtout adorée en Phrygie (surle mont Dindyme) , en Galatie (où elle avait un temple à Pessinonte), et en Crète ; son culte ne s introduisit chez les Romains que vers le temps d'Annibai. A cette épooue, on apporta sa statue ae Pessi- Jioute à Rome. Elle avait pour prêtres les Cabires, les Curetés^ les Corybantes, les Dactyles, les Galles ; Ils célébraient ses fêtes et ses mystères par mille contorsions et en faisant un grand bruit avec des cymbales et des instruments de toute espèce. On représente cette déesse comme une fenome robuste et enceinte, les mamelles pleines de lait, la tète couronnée de tours, vêtue dmbiUements verts et bigarrés, et traînée par des lions. On la représentait dans 1 origine sous la forme d'une grosse pierre conique ou pyramidale, qui n'était sansdoute qu'un aérolitne.
CYBO (Arano), né en 1377, dans 111e de Rhodes, descendait de Lambert Gybo, vaillant Grec qui reprit ^ les Sarrasins les îles de Capraia et de Gorgone, et qui établit en 999 le siège de sa famille à Gênes, ou elle a joui depuis ce temps des plus grands bon- ^^rs. A. Cybo partagea le gouvernement de Gênes ^^ Thomas Frégoso , fut ensuite fait vice-roi de Na- Plea par René d'Anjou, et défendit avec le plus grand ^o^'^Bga la ville de Nijklea contre Alphoiue d'Aragon
(1442); 11 fût obligé de se rendre, mais il conserva la vice-royautô à la prière même du vainqueur. En 1444 le pape Calixte III l'appela près de lui et le mit à la tête de ses affaires avec le titre de préfet de Rome. Après la mort du pontife, il revint dans le roy. de Naples. Il mourut à Capoue en 1457. Un de ses fils fut pape sous le nom d'Innocent VIII,
CYBO (Innocent), cardinal, arrière-petit-filsdupréc, avait pour mère Madeleine de Médicis, fille de Laurent le Magnifique. Il fut comblé de faveurs par ses oncles Léon X et Clément VII. Lorsque ce dernier fut enfermé au château Saint-Ange par le connétable de Bourbon, alors au service de Cnarles-Quint, Cybo parvint à maintenir dans Tobéissance les villes des léeatioDs pendant la captivité de Clément YII, puis à lui rendre la liberté. U refusa la souveraineté qu'on lui offrait à Florence après l'assassinat d'Alexandre de Médicis. il mourut à Rome en 1550, à 59 ans.
GTBO MALASPiNA (Albéric I), de la même famille, né à (sénés en 1527, mort en 1623, s*attacha à la maison d'Autriche, devint chambellan de Philippe 11 , roi d'EspaguQ, et fut fait par lui prince de l'empire et de Massa, duc d'Aiello et baron de Padula.
CYCLADES, groupe d'Iles de l'Archipel, disposée.^ en cercle (eycloi en grec) autour de Déios. Elles sont voisines des cêtes E. de la Grèce, et situées à i'O. de* Sporades. Les principales étaient : Naxos, Andros, Délos, Paros, Ceos, Mélos, Syros, et Astj'palée.— Miltiade soumit Ces îles aux Athéniens. Apres la 4* croisade (1204), elles entrèrent dansle lot de Marc Sanudo, duc de P Archipel y aux descendants duquel les Turcs l'enlevèrent. Auj. elles appartiennent au roy. de Grèce.
CYCLIQUES (poètes), du mot grec eyclos, cercle. On a donné ce nom à des poètes grecs dont les ouvrages embrassent pour ainsi dire dans un cerclQ l'histoire de tous les faits qui se rapportent à Troie. Ils parurent env. un siècle après Homère, et entreprirent de compléter son épopée en célébrant les événements qui précédèrent ou suivirent ceux que chante Vlliade. Parmi eux il faut distinguer les poètes dont les œuvres ont été réunies par les grammairiens d'Alexandrie sous le nom de Cycle épique f comme étant les plus classiques : ce sont, après Homère et Hésiode, Pisandre de Camiros et Panyasis de Samos (tous deux auteurs d'une Héracléide)^ et Antimaque, auteur d'une Théha%de,lAS autres poètes cycliques les plus célèbres sont : Stasinus de Cypre, Héçésias de Salamine, Leschès de Lesbos, Stésicnore d'Himère et Chœrilus de Samos. Les fragmente qui nous sont parvenus de ces poètes ont été imprimés à la suite d'Homère dans Tédit. de Wolf, Leipsick, 1817, et dans celle la Bibliothèque grecque de Didot.
CYCLOPES, Géants, fils du Ciel et delà Terre, n'avaient qu'un œil au milieu du front. Ils habitaient rile de Lemnos , et travaillaient sous les ordres de Vulcain, à forcer la foudre pour Jupiter. On en nomme 3 principaux : Argôs, Brontès, Sléropès. Ils furent percés de flèches par Apollon, qui vengea sur eux la more d*Esculape, son fils, tué par la foudre. — Dans Homère, les Cyclopes sont un peuple de Sicile pasteur et anthropophage, qui vivait dans les ca< vemes : Polyphème (F. ce nom) est le type de cette race. — On regarde les Cyclopes comme les premiers habitants de la Sicile, et on les confond quelquefois avec les Pélasges. On leur attribue des constructions dites cyclopéennes, dont on trouve encore quelques vestiges en Italie et en Grèce : ces constructions consistent dans d'énormes rochers bruts posés irrégulièrement les uns sur les autres, et dont les interstices sont remplis par des pierres moins grosses. — Quelques modernes voient dans le mythe des Cyclopes remblème des volcans : les foudres qu'ils fabriquent ne sont autre chose que les éruptions volcaniques ; leur œil unique est le cratère de la montagne.
CYCNUS, fils de Sthénélus, roi de Ligurie, aimait tendrement Phaéthon. Ayant appris la mort de son ami, il abandonna ses Etats pour aller pleurer sur les bords de l'Eridan. Parvenu à la vieillesse, lea
CTPR
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dieux cshangèrent en plumes ses cheyeux blancs, et le métuaorphûtèrent en cygne.
CYMPPE. T. CUÊOBIS et BITON.
CYÛNUS, auj, Xftra-iou, riv. de Ciîicle,' passait à Tarae et se jetait dans la Méditerranée après un cours de 60 kil. Ses eaux sont trôs-firoides. Alexandre faillit mourir wrès s'y être baigné. F. caltcadnus.
CYIX>N, la Canée, v. de Crète, sur la cdte N. O, , donna spn nom aux coings (cydonia wma),
CYGNE (Cbevaliers du), ordre fondé en 1443 par l'électeur de Brandebourg Frédéric II, renouvelé en 1843 par le roi de Prusse. C'est une association charitable destinée au soulagement des malades; le roi en est le grand nudtre. La devise est ; Gott mit uns (Dieu avec nous); les chevaliers ont un collier d^or.
GTLLÊNK, ciUenius vMn&y auj\ Zyria^ mont. d'Arcadie, au N. £., consacrée à Uercure, c^ui y était né. — Y. d'Êlide, aui. GîarentiaoM Chiarenfa (Clarence), au N; 0. d'Elis, était le port de cette v., et avait un célèbre temple d'Esculape. EUe fut saccagée par les Corcyréens dans la guerre du Péloponèse.
CTLON, Athénien, s'empara de la citadelle sous l'archonte Mégadès, afin d usurper le pouvoir (612 avant J,-G.). il fut assiégé et prit la tUite; ses partisans furen^t massacrés, quoiqu ils se fUssent réfugiés au pied des autels de Minerve, sacrilège qui fut puni par une peste. — Ccotoniate, ennemi de rythagore, excita une émeute contre les Pythagoriciens assemblés chez l'athlète Milon» et en fit périr un grand nombre en brûlant la maison où ils s'assemblaient,
CYNÉAIIiE, vaillant Athénien , frère d*Eschyle. Après la bataille de Ifarathon, il poursuivit les vaisseaux des PeiBeSf et en saisit un de la main droite ; cette main ayant été coupée, il sajsH le vaisseau de la gauche, et celle-ci ayant eu le mémo sort, ils^V tacha, dit-on, au bAt&ment avec les d^nti.
CYNIOUES, secte de philosophes grecs, ainsi nommés, à ce qu*on croit, du mot grec cyon^cynoSf chien, parce qu'ils bravaient les bienséances sociales. Ils avaient pour chef Antisthène, d*Athènes, disciple de Socrate. l^es cynic^es soutenaient qu'on ne doit rougir que de ce qui est criminel; ils affectaient un «rand mépris oour la parure, les richesses, les arts et les sciences; us ne portaient jamais qu'un manteau en lambeaux, un b&ton et une besace. Les principaux personnages de cette secte, après Antisthène, sont Cratès, Diogène et Ménippe. Cette secte se fondit dans celle des Stoïciens.
CYNOCËPHALEouCYNOSCÊPHALB, c.-à-d. THe de chien, animal sacré de l'anc. Egypte, qu'on représentait avec une tète de chien ou de smge. Il était le symbole.de Thot^ l'Hermès égyptien.
CYNOCÉPHALES ou CTNOSCÉpaALEs, c-à-d. Têtes de chien, lieudeThessalie, ainsi nommé de hauteurs
Î[u'on y remarque et qui vues de la mer oiT^nt cette orme, situé au S. E. et près de Scotussa, à l'E. de Pharsalo, est célèbre par 2 batailles. Dans la 1'* (364 av. J.-C), P^LOpidas, général des Thébains, défit Alexandre, tyiv> de Thères; mais il trouva la mort en combattant. Danf A 2' (197 av. l.-C.), le général Flamininus défit complètement Philippe Y, roi de Macédoine, ce qui mit fin à la 2* guerre oe Macédoine.
CYNTBQE(LB),Cvn(ftt»,mont.delt]edeDélos. sur laq. naquirent Diane et Apollon, faisait donner a ces deux divinités le surnom de CyitUhius etàe Cynthia.
CYIOJIUK, Cynuria, petite contrée de rAiohde, à l'extrémité S., confinait à laLaconie ; ch.-L^Thyrée. — H y avait aussi une contrée de ce nom en Arcadie, à ro., confinant avec l'Siide.
CYPARISSE, Cyparissus, auj. Arkadia, y. de Bftessénie, au N. 0,, sur un petit goiffe de la mer Ionienne.
CYPRE» Cyjpnu, nom anc. de l'Ile de Chypre, faisait donner le surnom de Cypris à Vénus, qu'on adorait surtout dans cette île.
CYPRI^ (SJ» Thasdus Cxcilius Cyprwnus, Pun des principaux Pères del'figlise latine, né àCartfaage vers l'an 200, de parents païens, professa d'abord la rhétorique, se convertit ensuite au Christianisme,
et Alt élu évèque ée.jCartkage^n M8. H fut pené. cuté sous l'empereur Dèee, et forcé de ouitter Cirthage; mais il y rentra bientôt et étoufia les hérénes qui s'étaient répandues en son abeenee. Il eut ime
Suerelle assez vive avec le ni^ Êlienne au sujet du aptéme donné par les hérètiquM, soutaoant ous n baptême n'est pas valable. Sous l'an^ereur ValéffieD il fat exilé et peu de temps après il souffrit Le surtyra (25d>. On le fête le 1& sept. Ce Père a laiaé quelques éerili dont les principaux sont : Da Tmi* hé» (on nommait ainsi ceux qpli avaient fléchi peadant 1^ persécution de Dèee), Coftlrf kt SpMtadec, De rUnUé dêVÉglU9j De VOraison domûiifiak On a aussi de lui un précieux recueil de lettres. & Cyprien est le 1*' des aMteura chrédlexu qui ait été vraiment èkx^ent : son style est le plus souvent simple et naturel; il est quelquefoie vehémeDi Ses Offucref eut été imprimées plusieurs fois; la meilleure éd. e0t celle qui fut commencée par Baluze et terminée par dem Maieo, Parie, 1126, in-feL Uns partie de ses €Eu9fes a été trad. en français pir J. Tigeon, 1&74; par Lambert, 1672. L'abbé GuiUon en a donné une tradL complète, 18SS, 2 vol. in-8.
GYFSELirS, tyran de Corinthe, régna avec modération pendant 30 ans (vers 667-627^. kiasa le poth voir à son ftk Périandre, et fut ainsi la souche de le raoe des CypséUâe^, qui régna 73 ans à Gorinthc^
GYR, Cytrkus. v. de Syrie, capit.de la Cyrrhestique. Ane, évècbé. F. ctrbbsstiqub.
GYH (S.). CffWj médecin d'Alexandrie. Perséooti parce eu'il se servait de sa profession pour mieux propa^r la religion, il cheroha un reiiige à CaaoM, maie il y iVit arrêté et flue à mort en SU. On Aonore le 31 janv.— Un autre S. Cyr, enfant de 3 ans, qui subit le martyre en 304, avec sa mère, Ste Jahite, est fêté le 16 juin.
CYRANO de BeigereCi T. ubbgbxac:
CYRSlfAIQCR, auj. roy. de Barcak, vaste eestrée de l'Afrique ano., à l'O. de l'Egypte, s^'étendait fe long de n côte sept de la Méditerrimée depuis la grande Syrte jusqu'au cap Fhyscus; oh.4. , Cyrène; autres v, princ. : Baice on Ptelémais, ApoUoaie, Hespéris ou Bérénioe. Teuohira ou Aisinoé (en tout cinq rilles, ce qui fit donner au pays le nom de fntapolê de Libye}, Déserts de sable à l'intérieur; sol riant, fertile, mieux arrosé au nord. Gemraerce actif. — La Cyrenalque fut colonisée par les Grecs vers 630 av. J.'G. (K. cratm). Les viUee de la Cyréattque formèrent longtemps une ligue dans laqaeUe Cvrène avait le 1* rang. Jointe à l'SgypIe soui Atexand^, la Cyrènaïque resta aprèe sa mort soumise aux Laçtto (320). Reforma à partir de 268 un Ëtat particulier, mais tributaire de r£gypte et parfois indépendant, jusqu'à ce qu'il Ait légué an Romains par Apion, son dernier roi (96 av. J.-C.). Sa réduction en prov. romaîne eut lieu l'an 6& av. J.-C.
CYR£lf AIQUES, secte de philosc^ee ^rees qui avaient pour cher Arist^oe de Cyrène : ils enseignaient que Pbomine ne doit vivre que pour le plaisir, tisse fondirent avec les Spicuriena.
GTBfiZTB, auj, Curwi ou Qgenmah. capit de la Cyrénal(fue, à 16 k. de la céte, avait peur poct Apollonie et était la ville d'Afrique la plus cooiuereante après Carthage tant qei'AlenBdrie n'uisia pas. EUe ftit fondée l'an 680 av. J.-C., par Battus, veoa de Théra, et prit se» nom de Cyrène. nymphe aimée d'Apollon. qiM, fuyant la poursuite uu dten, s'était r^gièe dans cette paitle de l'Afrique. Patrie d'Arietippe, de Gaméede, de Gallimaque, d'Kratosthèoe. La piulosophie et lee sciencee y fleurirent avec beaucoup d'éclat (V, enmaii&lQW9). Gyrènen'est plusqu'un miséraMe viMage, maie see ruinée sont encore belles.
CYRLAQOB, patriaiche de Gonstantinople après Jean le Jeâneur, en %96, prit le titre d*àAntei9cuméniqu^; maie Kemper. Phecae défendit par unédit de donner ce titre à d^autiea évêqueB wà ethii de Rome. Cyriaque en menarut, dit-on, de ckagriit; 90&
€TUIJ»(S.>, PèiedePfigiisegMque^aéàJé*
CYRU
CZâC
nisalem m 315, devint patriarche de eetto Tiito en 350 et eut mu oesae à combattre les Ariens. Il fut déposé en 357 par les intrigues d'Aoacius, érêque de Gésarte, et rappelé au commencement du règne de Julien. Eiil6 ie nouveau par l'empereur Valens, il oe remonta nir son siège gu'après la mort de ce prince (378) : ilk eonaenra jusqu'à sa propre mort, siriTée en 3g6. On le fête le 18 mars. Ses OBuorst ont été phHieurs lois publiées, notamment par dom A. Tottttée etdomMaranf à Pans» 1730, in^., gree^- Utin; à Munich, 1848/2 vol. la-8, et par Fabbé Ifigne dsM nFùtrologiê, 1857-60, IQvol. m-8. Elles seoempoeent princip^ementde CatéMMi ou /nslnie- Uomi mr la religieà, au nombre de 33, que Fon r»* garde eomme le plus ancien et l'un des meilleurs eiposés de la foi. Ses Catéflii^tt ont été trad. en fran^ çaMparGffsnoolas, 17 16.
CYanjs (S.), patriaiohe d'Alexandrie en 412, déploya un gmnd zèle contre l'hérésie, ferma les églises pes Novatiaos et chassa les Juifs d'Alexandrie. Ces mesura énergiques l'engagèrent dans de ftfs démêlés Sfse Oreste. préfet d ifigypte, et furent l'occasion de scènes ssngtuites (415), <mns lesquelles périt Hypatie (V. RYPATn). S. Gorille combattit également Nestonns et contribua à le foire oendamâer par le concile d'Sphèse, 431. Il mourut en 444, méritant le titre de Défenaewr es VÉffhtêy que lui déeerna S. Céleilin. On l'honore les 3â janT. et 9 ]uiU. H a écrit eontre Hanès, Pbotin, ApoUinaÎTe, et eoqtmlulien l'Apostat. On estime surtout eon traité intit. Je Tvéter, contre les Ariens. Il a laissé en outre 60 leUtes et des Commentant mr S. Jean y publiés en syriaque par P. 8mith à Oxford, 1860. La meilleure éd. oe ses (HCitvres est celle de J. Aubert, Paris, 1838, } vol. in-fol. , grec-latin, réimprim. en 1^9 dans la i^afrologw de l'abbé Mione. Ses HcméUtê ont été tnd. en franc, par MoreUe, 1604.
cyr]llh(8.), v Apôtre des Sicutee, appelé dHibord Gonstanlin, et sumoeuné Je jPMtioeopAe, naquit au ir siècle à TiMssaloniaue , d'une fiimiUe sénatoriale. Rnvoyé parlepatriarcne S. Ignace vert les Khaaars, il convertit leur khan, et baptisa toute la nation. En H60 il alla, atee Méthodius, prêcher la Ibi ohes les Bulgares, dans la Moravie et la Bohème. Il établit à Bude une académie et inventa l'alphabet slavon, appelé de ton nom turUhen. Il mourut en 668. Les Orées le fêtent le 14 févr. On lui attribue plusieurs ouvrages sur la langue slavone, et ^esApolùauee meraifs, publiés par le P. Oordier, Vienne, 16S0>in-12.
cnuLLB^uiCAR, patriarche grec, né en 1&72 dans nie de Candie, occupait depuis plusieurs années le siège d'Alexandrie lorsqu'il fut élevé sur celui de Constantineple, 1611. Il établit la première imprimerie à Gburtantinoj^e. S'é«At montré disposé à un rapprochement entre l'élise greomie et l'église réformée j il fut accusé de trahison nar des fanatiques auprès du sultan Amumt IV, mile 8t étrangler, 16S8.
CYRlfOfl. ancien nom de la qomb.
CYR0m>10N, e.-à-d. Champ de Cypu, lieu de Phrygie , dont la position est indéterminée, où Lyrsimaquefut vaincu et tué par Seleucus, dont il avait envahi les États, 281 av. J.-C.
CYROPOLJ^ou CYRESCHATA, V. de Sogdiane, sur l'Iaxarte, était grande et forte. Fondée par Cyrus, prise et ruinée par Alexandre , qui courut de grands dangers en l'assiégeant. C'est auj. Jfar^M'ndn, dans la Khanat de Kbokand.
CYRRHESTIQUE, Cyrrhesticaj auj. partie des pacbaliks de Damas et ae Marach^ prov. de la Syrie septentrionale, àTO. de la Oxnagene et è !*£. des monts Amenés, avait pour di.*l. Gyr (CyrrMi^). Ancien évêché, occupé par Tbéodoret.
CYROS, roi de Perse, fUs de Caml»yBev prince perse, m â« Handane, fille d'Astyage, rot des Mèdes, naquit fers 1'«b609 av. !.-€. Selon Hérodote, Cvnis fut exposé après sa naissance par sen grandpere Astrage, à qni un oracle avait prédit quil se> Tait détrôné par een petit-fils, «t n'échappa à la mort
que par la pHié d'un pAtre: selott Xénophon, il Ait au oontraire élevé aveo le plus grand som à la eour d'Astyage , et commanda les armées du fils de ce prince , Gyaxare II. Il rendit IHndépendance A la Perse, oni depuis longtemps était aousla domination des M èdea , ae fit neoamer roi de oe paya vers l'an 560 av. J.-G., agrandît en pen de tempe son empire, battit el tua en Mésopotamie le roi de Babyioae, NérigUamp, Aè5, jmîb défit Grésua, roi de Ly«tie, sur lea borda de rHalys et A la bataille de Thymbrée (AA8); a'empava de Sardes, sa capitale, et de presque toute TAsi^^tfineun; puis vint mettre le siège devant Bahylone, oA régnait Labynétus eu Balthasar, et pnt cette vite après avoir détourné les eaux de l'Euphrate, Tan 638 av. J.-G. Maître de Bàbylone, ils permit aux Hébreux, captifs depuis 606, de retourner dana leur pAtrie (586). Le roi de Médie, Cyazare, étant mort peu après sans enfants, Cyrus; qui était son neveu, hérita de ses Btats par droit ae naissance (636)^ et ae trouva ainsi maître de presque toute PAsie. Son empire comprenait les empires de Bàbylone, d'Assyrie, des Mèdes et des Perses, avec l' Asie-Mineure. On ignore cjuelle fut la fin de ce conquérant : selon Xénophon, il mourut fort âgé et dans les bras de ses eamnts ; selon Hérodote, ayant tourné ses armes contre les Massagetes, il tomba entre les mains de Leur reine, Thomyris, qui le fit mettre à mort et plongea sa tète dans un Taee rempli de sang , en disant : « Monstre , abreuve^! de oe sang dont tu as toujours été altéré. » On piaoe sa mort en 530 ou 629. Ctésias n'est pas d'accord avec Hérodote sur plusieurs détails de liitstoire de Orme. Quant à la Cyropédie deXénonh(m, elle parait n'être guèl<es qu'un roman où l^écr^ain greo a voulu tracer, en la personne de Cyrus, l'idéal d'un roi sage.
cniua, dit le Jeune, fitsde i>arius Nothus et frère d'Artaxérce Mnèmon, roi de Perse, fût nommé goui vemeur des provinces de l'Asie»01ineure lorsque son frère monu sur le trône (l'an 404 av. J.-C.). Dévoré dudésbr de régner, il s'avança contre son f^ère avec une armée de 100000 Barbares et de 13006 Grecs. Artaxeroe marcha au-devant de lui à la tète d'une armée bien supérieure, et l'ayant rencontré près de Gunaxa, il le vainquit et le tua de sa propre main, l'an 401 av. J.-G. Cyrus avait à son service Cléarque et Xénophon: ce dernier, après la défaite de Cyrus, sauva les Grecs qui étaient à sa solde , par la fitmeuse retraite dite des Pùb m<Ue,et les ramena en Grèce.
GYRDS, fleuve de l'Asie ancienne, auj. le JTour.
GYSOim, eh4. de c. (Nord), è 13 kif. 3. E. de Lille; 2400 hab. Salpètrtères. Louis XV y eut son quartier gêné»! en 1746, au moment de livrer la bat. de Fontenoy.
CTSMIS , a«9. Ttokeeméj t. et port dionie, dans la preemille de Clazomènes. tes Romains y détruisirent la flotte d'Antioehus le Grand, 193 av. J.-C.
CYTHfiRS, Cjfthera, auj. Cérigo, petite tie située près de la eèteS. de la Laoonie, est célèbre parle culte devenus, qui y avait un temple magnifique. La Fable fait sortir cette déesse de la mer environnante.
CYZIQUE, CyzicuSf v. de Mysie, sur un isthme qui joint la petite presqu'île de Cyzigue au continent, et sur la Propontide. Cyzique était célèbre par ses temples, son prytanée, ses gymnases, ses théâtres, ses stade?» son port, ses arsenaux et ses fortification.s. Alcibiade battit aux env. la flotte lacédômonienne, 410 av. J.-C. Mithridate en fit le siège avec 300000 hommes (74 ans av. J.-C), mais Lucullusla dégagea perses savantes manœuvres, et y remporta la victoire dite de Cyzique. en 73. Incorporée k l'empire romain sons Tibère, elle devint au iy* siècle le ch.-l. de la prov. dite H«lespont, dans le diocèse d'Asie.
G8AGKI (Thaddôe), homme d'Ëtat, né à Poritc en VbUiynie Tan 1765, d'une anc. famille de ce pays, mort en 1813, était staroste de Novogrodek lore du partage de la Pologne (1791). Ses biens furent confisqués; mais à la mort de Catherine II (17961 , l'em*
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pereur Paul les lui rendit. Nommé conseiller privé sous Alexandre,- il consacra toute son influence à relever le commerce et à faire fleurir les lettres -dans la Pologne : il créa le gymnase de Krzémieniec (1 803), et orfçaaisa un grand nombre d'écoles dans la Yolhynie, la Podolie et le gouvt de Rief. On lut doit plusieurs ouvrages d'histoire et d'économie politique ; de plus important est un Essai historique et philosophique sur les lois de la Liihuanie, Varsovie, 1800.
CZAR ou TZAR, titre que porte l'empereur de Russie et que l'on fait dériver de César. Le premier qui le porta fut Ivan IV; il le prit en 1547, après avoir secoué le joug des Tartares. — Quelques-uns font remonter ce titre au xii* s. : il aurait été donné dès 1 1 15 par l'empereur Alexis Comnène au grand prince de Russie Vladimir II.
CZARlflECKI (Etienne), le Du Guesclin delà Pologne, né en 1599, mort en 1664, fut nommé général en 1643, et castellan de Kief en 1 6ô4, défendit pendant deux mois, en 1655, la ville de Cracovie contre Charles-Gustave, roi de Suède, et reçut en récompense du roi J. -Casimir le comté de Tvkoczin avec le titre de libérateur de la Pologne. Û mourut au milieu d'une campagne glorieuse contre les Cosaques.
GZARTORYISKI (les princes), noble famille polonaise , issue des Jagellons , a joué un grand râle dans l'histoire de la Pologne. Û\e tire son nom de Czartorysk, petite ville de la Volhynie, sur le Styr. En 1413. Ladisias Jagellon donna aux Czartoryiski le titre de princes, comme proches parents de la d^ nastie régnante. En 1569, on les trouve aidant Sigismond-Auguste à réunir la lithuanie à la Pologne. Au xvm* s., Constance-Czartoryiska épouse le comte Poniatowski et a pour fils Stanislas-Auguste, qui fût roi de Pologne de 17 64 à 1795.— Adam-Casimir, neveu de Constance, né eo 1731 , mort en 1823, se porta candi-
L prit part
aux diverses tentatives que firent les Polonais pour secouer le joug de l'étranger, fut nommé par Napoléon maréchal de la diète de Pologne et organisa la confédération de 1802. Depuis 1815 il vécut retiré dans ses domaines, cultivant et protégeant les lettres. Ses compatriotes Tont surnommé le Mécène de la Poloffne. ~ Son fils, Adam Cz., né en 1770, jouit de la faveur de l'empereur de Russie Alexandre, qui le prit pour ministre des affaires étrangères et le nomma sénateur palatin de Pologne; mais il se retira des afllaires quand il se fut reconnu impuissant à protéger ses compatriotes. Il accepta en 1830 la présidence du gouvt provisoire de Pologne, combattit pour l'indépendance, et se réfugia en France dès que la cause nationale eut succombé. Il m. en 1861 , dans son hètel Lambert, entouré de la vénération universelle. CZASLAU, V. de Bohème . ch.l. de cercle, à 69 k. S. E. de Prague; 4000 hab. Eglise remarcpable par ton haut clocher, et par le tombeau de Ziska, cnef des Hussites. Raffinerie de salpêtre. Frédéric II y battit en 1742 le prince de Lorraine, Charles, frère
de l'empereur. — Le cercle de Czaslau, entre ceux de Kaurzim, Chrudim, Tabor et la Moravie, a 75 i. sur 55 et 250000 hab.
GZENSTOCHOWA, anc. v. forte de la Poloene rosw, dans le gouvernement de Kalich, à 120 kil. S. E.de Kalich; 2000 h.; est célèbre par son couvent, fondé en 1382, oui est un but de pèlerinage. Casimir Palawski , cnef de la Confédération de Bar, y fut assiégé par les Russes en 1 7 7 1 . Les Français la prirent en 1812; les Russes rasèrent ses fortifications en 1813.
CZERNI-GEORGB (c.-à-d. George le Noir, à cause de son teint basané), né près de Belgrade, d'une famille française^ à ce qu'on croit, montra dès Tenfance une haine violente contre les Turcs. A la tète d'une bande de Grecs, d'Esclavons et de Croates, il harcela sans cesse les Turcs, établit une discipline sévère parmi ses troupes, remporta plusieurs victoires, s'empara de Belgrade (1800), se fit proclamer généralissime des Serb^, et força la Porte à le reconnidtre prince de Servie . 1806. En 1807 , il fut vainca près de Widdin et forcé de céder une partie de ses possessions; mais peu après, excité par la Russie, il recommença la guerre et la soutint jusqu'en 1813, où il fut obligé d'évacuer la Servie. L'empereur Alexandre l'accueillit, le créa prince et général russe. Quelques années après , s'étant aventuré à rentrer en Turquie, il fut pris et décapité par le pacha de Belgrade, 1817. Czemi-Geor^e était tellement absolu et cruel que, pour maintemr son autorité, il n'hésita pas à mettre à mort son propre père et son frère, qu'il soupçonnait d'intelligences avec l'ennemi. - Son fils, Alexandre Pétrovitch, né en 1806, et élevé en Russie, fut élu hospodar de Servie en 1843.
CZERNIGOV, V. de Russie, ch.4. du gourt de même nom, à 873 k. S. £. de Minsk, sur la Desna; 1 7 000 hab. Archevêché. — Cette ville eut dès le ix* s. des seigneurs particuliers, dont la descendance s'éteignit au ziu* siècle. En 1239, les Tartares s'en emparèrent et en massacrèrent les habitants. Elle passa ensuite sous la domination des Lithuaniens. En 1509, Wasili la réunit à la Russie.— Le gouvt de Czernigov, entre ceux de Mohilev, de Smolensk. d'Oreh de Koursk, dePyltawa, de Kiev et de Minsk, a 390 kil. sur 140, et compte 1 500000 hab.
CZERNOVICZ, V. des Etats autrichiens, capit de la Bukowine, sur la rive droite du Pruth, à 740 k. £. de Vienne ; 12 000 h. Ëvèché grec , institut philosophique et théologique. Orfèvrerie, joaillerie.
CZERSKO, V. de la Pologne russe (Mazovie) à 35 k. S. 0. de Varsovie; 800 hab. Jadis capit. et résidence des ducs de Mazovie, elle fut ruinée par les Suédois.
CZIRKNITZ, Tge des États autrichiens (Carniole), à 26 k. S. 0. de Layback Près de là est un lac remarquable par 'ses intermittences (l'eau disparait souvent rété, et le fond du lac est alors cultivé).
CZORTKOW, v. des Etats autrichiens (Galicie), ch.-l. de cercle, sur le Séretz, à 80 k. E. de Lemberg; 2000 hab. — Le cercle, entre celui de Tamopol, la Bukovine et la Podolie, a 80 k. sur 42, et 19O0U0b.
D, dans les abréviations, est pour Decius^ Vo^ninus y VeuSy Ditms; DR. pour Drusus; D. 0. M. pour Veo optimo maximo (au Dieu très-bon , très-grand).
DABO, Dagshurg, bourg du dép. de la Meurthe, sur la limite du Bas-Rhin, à 20 k. S. de Phalsboure; 1507 hab. Patrie de Brunon, pape sous le nom de Léon IX. Aux environs, ruines d^un château détruit en 1679 par les Français. — Dabo, fondé par Dagobert (dont le nom a formé Dags-burg) , a été ch.4.
d'un comté vassal des évèques de Strasbourg i qui passa dans la maison de Linange vers 1250.
DACES, habitants de la Dacie. F. dacie.
DACH (Simon), poète prussien, né à Memel en 1605, mort en 1695, fut professeur de poésie à l'ujjversité de Kœnigsberg. H a composé des ChajUsaéglisê, encore en usage dans les églises luthériennes, et des odes (la Rose, VAigle, le Lion, etc.), dont le recueil parut à Kœnigsberg en 1696. On conserre
DàCI