‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 302 sur 578 · DAGO · texte numérisé non relu

DAGO

de M à Breslau 6 volumes manuscrits d'œuvres poétiques

D'ACHKRY, savant compilateur. F. achert.

DACHINABABES. peuple de rinde ancienne, habitait, sur la cdte 0. , le pays compris entre Barygaza (Cambaye) et le roy. de Pandion, c-à-d. une partie de Décan actuel. Dorhinabad semble même vouloir dire villes (abad) du Décan.

DACCB, Dacia, grande région de l'empire romain, sur les rives du Danube, avait pour bornes à TE. le Pont-Ëuzin, au N. E. les Alpet Bastamicœ ou monts Krapaths, au N. 0. le Danasterou Dniestr, à TO. la Theiss, et répondait à la Moldavie, à la Valachie, à la Transylvanie, et au N. E. de la Hongrie. Avant Constantin, on distinguait la Dacie en Daeie Tirajane et Dacie Aurélienne, — La Dacie Trajane ou Dacie propre, au N. du Dcmube, avait pour bornes le Pont-Euxin. le Danaster, les Alpes Bastamiques et une ligne diagonale entre le Danube et la Theiss. Sa capitale était Zarmigéthuse ou Augtuta Dacica, — là Dacie d'kur^/ten, au S. du Danube ^ fut formée aux dépens de la Mésie, lorsque Aurélien abandonna la vraie Dacie. Cette nouv. prov. se trouvait entre la Mésie Supérieure à TE. , la Mésie Inférieure à ro., et avait pour borne au S. la Macédoine; Sardique en était la capitale. — Sous Constantin on donna le nom de Pacie à l'un des deux diocèses de la préfecture d'Orient : ce diocèse comprenait Paneienne Mésie Supérieure et la Dacie Aurélienne, plus quelques districts au S. E., et se divisait en 6 provinces, savoir : !• Dacie Riveraine {Daeia Riparia ou Ripeneis) , entre les rives de la Theiss et du Danube, auj. partie de la Hongrie et le Banat; ch.-l., Batiaria : 2* Dacie Intérieure ou Méditerranée (D. tedUerranea) , ch.-l., Sardique; 3" Dacie Transalpine (Docta Trarualpina)y où Pon arrivait en franchissant les Alpes Bastarniques : c'est auj. la Valachie, la Moldavie et la Bessarabie; 4" Mésie Supérieure (Jfceiia Superior), ch.L, Viminiacum'; S' Dardanie {Dardania), ch.l.. Scupi; 6» Prévalitane ; ch.-l,, Scodra. Les DaceSj dont le nom, le même sans doute queDeiitocA, indique une origine allemande , étaient 'arouches, braves et incivilisés ; ils ne furent soumis que par Trajan, après 10 ans de guerre. Ce prince prit Zarmigéthuse et força Décébaie, roi des Daces, a se donner la mort (105 de J.-C). La Dacie était une des provinces frontières de l'empire et comme une tète de pont contre les Barbares. Trajan y établit beaucoup de colonies; ses successeurs la négligèrent, et Aurélien l'abandonna (274). Elle tomba bientôt après sous la domination des Goths, puis sous celle des Huns, desGépides et des. Avares (553). Les traces de la domination romaine y sont encore visibles : les Valaques et les Moldaves se nomment Roii- '"«în* et leur langue est en partie fille du latin.

BACIER (André), né à Castres en 1651 d'un avo- Ijat protestant, mort en 1722, étudia à Saumur sous rantieguy-Lefebyre, et eut pour compagne de ses études la fille de ce savant; il ne tarda pas à devenir épris de soti émule et l'épousa en 1683. Tous deux abjurèrent le protestantisme dans lequel ils avaient ^ élevés. Dacier fut mis par Montausier au nombre oes savants chargés de commenter les auteurs anciens pour l'usaffe du Dauphin; il obtint ensuite la place ^^ garde des livres du Cabinet du Roi , fut reçu en 1695 à l'Académie des inscriptions, et peu après à ' Académie française, dont il devint en 1733 le secré- ^ïre perpétuel. On a de lui Pompanius Fesius et yeniut Flaecus, ad %uum Deiph.y 1681; Horace, «t-franç., avec remarques, 10 vol. in-12, 1681- 1^89; la traduction des Réflexions de Marc-Ântonin, 1690; de \SL Poétique d'Aristote; d'EpieUte, 1715; JesKotnm«*tUitftref dePlutarque, 8 vol. in-4, 1721 ; de tragédies de Sophocle, de dialogues choisis de Plawnetautres ouvrages philosophiaues. Ses traductions, quoique exactes, manquent d'élégance. — Sa femnj«, Anne Lefebvre, née à Saumur en 1654, morte en 1 • 20, s'était déjà fait un nom quand il l'épousa (1 683).

Elle avait publié des éditions estimées de Callima" que^ avec traduction latine, 1674; de Florus et d'Àurelius Victor, ad usum Delph,, 1674, ainsi qu'une excellente traduction d*Anacréon, 1681 . Elle a depuis donné des trad. de quelques pièces de Plante, d'Aristophane, du théâtre complet de Tèrence(1688); mais elle est surtout connue par ses trad. de Vlliade (1699) et de V Odyssée (1708). Son admiration exclusive pour Homère Pengagea dlins des querelles scientifioues avec plusieurs savants qui avaient parlé irrévérencieusement de son idole, entre autres avec Lamotte et Hardouin; eUe montra peu de modération dans la dispute. , Mme Dacier a en outre coopéré à plusieurs des travaux de son mari, particulièrement huPlutarque. Boileau faisait grana cas de Mme Dacier ^et la mettait au-dessus de son mari.

DACIER (le baron Bon Joseph), né en 1742- à Valognes, mort en 1833, se fit connaître en 1772 ])ar une trad. d'Élienj fut reçu à l'Académie des inscriptions la même année, et en devint secrétaire perpétuel en 1782. Élu meiùore du corps municipal de Paris en 1 790^ il quitta bientôt ces fonctions pour vivre dans la retraite. Il fut nommé en 1800 conservateur des manuscrits de la Bibliothèque nationale et entra en 1823 à l'Académie française. On a de lui, outre sa trad. d'i^iten, ceUe de la Cyrojtédie, 1777 ,1a continuation de y Histoire de V Académie des inscriptions, de nombreux ^to^ex d'académiciens, un Rapport sur les progrès des sciences historiques jusqwen 1808,. et un travail sur Froissart (publié par Buchon).

DACTYLES IDÉENS, prêtres de Cybèle, de Saturne et de Jupiter, habitaient en Crète, sur le mont Ida; on les nommait, dit-on, Dactules. parce que leur nombre de dix était égal à celui aesaoigts {dactylos en grec). Ils enseignèrent aux Cretois les mvstères et les premiers arts. On les confond quelquefois avec les Curetés et les Corybantes.

DADLAN, titre que prend le souverain delà Mingrélie. — C'est aussi le nom d'une célèbre famille arménienne de CoQstantinople, connue dès le v* s. . et dont un des derniers représentants, Khadji Arakel Dad (1753-1812), s'est illustré dansPindustrie, surtout par son habileté dans la fabrication des machines, et a mérité le surnom de Vaucansonde V Arménie,

DADOUQUE (c.-à-d. en grec porteur de flambeau), le principal ministre des mystères d'Eleusis, représentait le Soleil. 11 purifiait les adeptes avant 1 initiation et marchait à la tête des Lampadophores dans les courses de Cêrès à la recherche de sa fille.

DAGHANA, bourg du roy. d'Oualo, sur le Sénégal, à 114 k. E. N. Ë. de St-Louis, est la résidence du roi de cet Etat Etablissement français. Gomme.

DAGHESTAN, prov. de la Russie d'Asie, bornée au N. par le gouvt du Caucase, à PO. par la Géorgie et la Circassie, au S. par le Chirvan, à PË. par la mer Caspienne: 400 kil. sur 90; 250000 hab., Lesghis, Nogals, Tureomans. Villes princ, Derbena, Kouba, Tarkhou. Le Daghestan se divise en Daghestan septentrional, comprenant les khanats de Tarki etd'Otemich; et Daghestan méridional, renfermant les territoires de Tabasseran et de Derbend, les khanats de Koura et de Kouba et la république d'Antzoug. Beaucoup de mont., vallées, torrents; quelques plaines le long de la mer, sans ports, sans rades. Fer, plomb, armes, feutre, tapis rayés, lainaçes grossiers. — Le Daghestan appartenait jadis k Ta Perse : celle-ci l'a cédé à la Russie en 1813. Néanmoins il n'est encore soumis qu'en partie ; la plupart des peuplades qui l'habitent sont indépendantes. ~ Le Daghestan et le Chirvan réunis portaient chez les anc. le nom d'Albanie. Ce pays était habité par les Dahx, dont on retrouve le nom dans celui de Daghestan.

DAGO, lie russe de la mer Baltique, à l'entrée S. O.du golf- de Finlande, au N.de l'tle d'Œsel ; lOOOOh.

DAGOBi£RT I, fils de Clotaire fl, né en 604, fut reconnu roi de PAustrasie dès 622, y joignit la Neustrie en 628, à la mort de son père, et l'Aquitaine en 631 , à la mort de son ft>ère Caribert. Il soumit les Saxons,

DAHR

DilLA.

les Gascons et ks Bretons, mais il ternit Têclat de son règne par sa cruauté et par sa passion pour les femmes. Il fonda St-Denis en 632, et v fut enterré en 638, à l'Age de 36 ans. Dagobert nt fleurir les arts, surtout la sculpture et rorfévrerie. Il eut pour ministre et pour ami S. Eloi, qui avait d*abora été orfèvre. On ra surnommé le Scuomon franc. DAG09ERT II, surnommé le Jeune, succéda à son

reparut en 674, et recouvra une partie de ses Etats. JI y régnait en paix lorsqu'il fut assassiné en 679 par des partisans. de Grimoald.

DAGOBERT iii, succéda eu 711 It son père Cbildebert III, à Tftge de 12 ans, régna sous rautorité de Pépin le Gros, maire du palais, et mourut en 715. on le compte parmi les rois fotnéants,

DAGOBERT (le général), né en 1736 près de St-LÔ, s'était déjà cùstiogué dans la guerre de Sept ans et en Italie lorsauMl fut nomme eu 1793 général en cbef de l'armoe des Pyrénées orientales. Malgré le délabrement des tfoupes et le mauvais état de sa santé, il défit les Espagnols k Puycerda, à Mont- Louis, à Campredon, prit Urgel^ et resta maître du Val d'Aran; mais il succomba bientôt à ses fatigues et àses blessures (avril 1794).

DA60N, divinité des Pbitistins, adorée à Azoth et à Gaza, était représentée sous la figure d'une espèce de triton, demi-bomme, demi^oisson. On lui attribue l'invention de la cbarrue. C/est dans son temple que les Philistins placèrent Tarcbe d'alliance, enlevée aux Hébreux.

DAGOUMBA, roy. de la Guinée Supérieure, près des limites du Soudan, tributaire de PAcbanti, a pour V. princ. Tabndî. Poudre d'or, peaux de chèvres. DAGSBODRO. F. DABO.

DAGUERRE (L. J. manpé), Tup des inventeurs de la photographie, né en 1788, àÇormeîUes-en-Parisis, mort en 1861 , se consacra d'abord à la peinture de décors, et exécuta en œ eenre des tableaux fortremarauablea (uotamment les décorations d'il <a<iifi, à ropéra); inventa, en 1822, le ZH'orafna, spectacle de jour d'un genre tout nouveau, quil exploita avec M. Bouton, et reproduisit par oe procède les plus belles vues de l'univer»; se lia peu après avec Niepce, 'qui depuis longtemps recherchait les moyens de reproduire les gravures par la seule action de la lumière, et s'associa à ses travaux, mais ne découvrit qu'en 1839, six ans après U mort de Niepce, le procédé aiûourd'huî employé pour fixer les images sur la plaque métallique, procédé qui a reçu en son honneur le nom de vaauerriotype. Cette admirable découverte fut aussitôt livrée au public, et Ûaguerre reçut de Tl^tat, outre des récompenses honorifiques, une pension de 6000 fr. Il a punlié : Historique et description du daauerriotype et du diorama, 1839; Koureau moyen ae préparer les

^ ^ -^ j plaaueê photographiques, 1844. Un monument lui a été élevé ^ Petitbrie (Seine), où U est mort ,

D'AGUESSEAU. T. agukssead.

BAUJS, peuple d'Asie, habitait auN. de rHyreanie, entre les emb. ael'Ochus et de I'Oxus,surles bords de la mer Caspienne. lia laissé son nom au Daghestan.

DAHEB, émir. F. nHAHER.

DAHOMEY, un des États de la Nigritie maritime, sur la cète des Esclaves, à TE. du roy. de Bénin : env. 200000 h. ; capit., Abomey. Sol sablonneux, mais fertile; forêts produisant des arbres énormes; huile de palmie r. Habitants féroces, adonnés au fétichisme et sacrifiant des victimes humaines. Leur roi est ^rdé par une armée de femmes. Cet Itat, jadis puissant, a décliné dans la 2* moitié duxvnrs., époque où il fut soumis par les tribus voisines. Il y a a-^s ce paya quelques comptoirs anglais, français et portugais.

DAHEA, contrée montagneuse de l'AJgérie (prov. d'Oran), entre la r. dr. du Cbélif et la mer, peuplée de Kabyles belliqueux. Boa-Maia y exdu en 1845

une violente insurrôction, qui fut promptementoomprimée par les colonels St-Amaud et Pélissier.

DAifRA, région du Maroc, entre le Tafilet, le Sahm et la prov. de Sous. Dattes renommées.

DAILLÉ (Jean), Dallxus^ ministre protestant, n^ en 1594 à Chatellerault, m. en 1670, fut précepteur des deux petits-fils de Duplessis-Momav, et m avec eux en 1612 plusieurs voyages dans dinérentes

rirties de l'Europe. A son retour il exerça le ministère Saumur, en 1625, puis à Charenton. On a de lui plusieurs ouvrages de controverse hostiles A l'£glis6 romaine : De Vemploi des Pèree^ Gen., 1632, mi&en lat. par Mettayer, 1656, Apologie de V Église réformée y Charenton, 1633; De Cuîtibus reiigiotù intinorum. 1671; et des Sermons.

B'AIlLy (Pierre), F. aiixt, DAÏRl, souverain .spirituel du Japon; il est chef de la religion de Sinto. Sa personne est sacrée-, il ne meurt pas, mais de temps en temps il renouvelle son âme. Il fait sa résidence ordinaire à Méaco ou Miyako, dans Ttle de Niphon^ et son domaine s'étend sur cette viUe et son territoire. Son habiUemeot consiste dans une tunique, nar-dessus laquelle ilmei une robe rouge couverte d^in.grand Toile h franges. Ce pontife est regardé comme un dieu sur la terre; le sol étant indigne de le porter, il ne marche jamais. lies Japonais ont une si haute idée de sa sainteié que tout ce qui le touche est regardé comme sacré; l eau qui a servi k lui laver les pieds est recueillie avec soin comme chose sainte. La famille des Dûru est Impérissable : si l'un d'eux se trouve sans successeurs, le ciel lui en procure un : un enfant choisi en secret dans une des familles les plus illustres de l'empire est déposé au pied d'un arbre dans son Dallas. A la mort a'unDalri on enterrait autrefois pinsieurs esclaves avec son cadavre: ai\i. on se cootente d'enfermer dans son tombeau des statues d'argile. DAKHBL, oasis d'%ypte, à l'O. de la Grande 0a8is,par 25- 40' lat. N. et 26» 40* long. B., apocr ch.-l. El-Ouasr, qui a 2000 hab., d'origine arabe. BAKKA, V. de l'Inde anglaise, dans la présidesce de Calcutta, sur le Vieux-Gange, à 250 kiL N. £. de CalcutU; 200000 bab. Quelques monuments; factorerie anglaise. Soieries^ mousselines, bracelets de coquillages. C'était jadis la ville la plus industrieuse de rlnde. — Dakka a été 80 an» capit du Benfi^e ; mais elle a beaucoup perdu depuis La mort d'Aureng-Zeyb. Elle est auj. la ch-1. du district de Dakka. ^ Ce district, arrosé par le Gange et le Brahmapoutre, compte 1 150000 hab.

PAKOTAB, nouveau territoire des Stats-Unis, formé en 1860 de la moitié occid. du Minnesou^ s'étend, du côté du sud, jusqu'au 40* lat. N.; 10000 h. Il tire son nom des Dakotaha, tribu de lanauoo indigène des Sioux.

PAL, ririère de Suède, sort des monts Dofrines. et tombe dans le golfe de Botnie, après un cours de

500 kîLBelle cataracte près d'EW-Carleby .

PALAl-LAMA ou GRAMn lama, chef de la religion bouddhiste chez les Tartares. est leur «dieu vivant. Ce dieu prétendu fait sa résidenee ordinaire au couvent de Potala. près de Lhassa, dans le Thibet, sur les frontières de U Chine. Les environs de sa résidence sont peuplés de prêtres, nommés lamas, dont le Dombrô rélè?e | vingt mille. Le gr^ Lama n'expose jamais sa divinité au grand jour; il se tient lo^jouIs renfermé dans le fond d'un temple, entouré de ses prêtres, qui lui rendent tous les hooh mages dus k l'Etre suprême. I^s peuples sont persuadés ou'il ne meurt point : peur entretenir cette erreur, lorsque le» prêtres s'aperçoirent que ta moft n'est pas éloigna, ils cherehent un hoHuae qu lui ressemble et le lui substitaent adroitement.

DALAYRAC (Nie.) , oompositeor, né en n&3 à Muret en Languedoo, noit à Paris en J800, éiait destiné au barreau, mai» se sentit entrainé ven la ; musique par un goût inrâcible. Il Tint de boone heure à Paris, s'y lia aveo Grétry el Langlé, tn-

DâLG

DàLM

nilla pour le théâtre, et donna, depuis 1T91 ju»qu'à sa mort, nn grand nombre d'<^péra6 obannants, dont les paroles étaient le plus soayeiit eomposées par MarsoQier ou M onvel, et qm eurent prescnie tous du succès. Les pka eonnus sont : Nina o» m Folle par amowr (1788); Mma»d ^Atê (1787); 1» PêtiU Saioo^ardt{\199)] Camille(1791); AmhroUelV^}; Ado}phe etChra fl799); Maùon à vendff (1800](; Pieans et Diego (1803); OuHstan (1805). Sa musique est enâense, naturdle et fime; Q exeeUait surtout dttns la romance.

BALBBM (Charles, haron de>, prinoeprknat de ré^se catholique d'Allemagne, né en 1745 à Hemsheim, près de Worms, mort en 1817, sortait d'une des plus anciennes familles de l'Europe, dont les membres remplirent pendant plusieurs siècles les fonctions de trésorier au obapitre de Worms. I>*abord gouverneur dvil d'Erl\irt , puis évèque de Constance, il devint en 1802 électeur de Mayenee, évôcnie de Ratisbonne et archicbanceller die Pempire. il présida les demîèfes diètes de ^Allemagne, et tenta d'ahord de s'opposer aux projets de Napoléon ; mais, voyant que toute résistance était inutile, il se nlHa à la'FVance. Il fteit nommé président de UConf^ratioa du Rhin, grand-due de PraBofort, si désigna Eûfféne Beaunamais peur son suceasseur. Resté fidèle à Napoléon dans ses revers, il fbt dépouillé par les alliés d^me partie de ses Etats; il ne conserva que Péyêcbé de Railsboane; Aussi bon écrivain que savant éoleiré , il a laissé plusieurs ouTrages, dont le prtncina), MédUaêion tur l'imtMr» (ail.), a eujuscKi'à 10 éditions. —Ses nereu, Bnunene, due de Dalberg, 1773-183S, fot d'abord au serrioe du pod-duc de Bade, puis s'attacha à Napoléon, se Qt naturaliser Français et eut part au mariage de Pempereur avec Marie-Louise. A la chute de Napoléon, il Ait un des membres du gouvernement provisoire en France : il aeeom|)agna TaUeyraad au ooBçrès de 'Vienne oomme plénipotentiaire, et refut ea récompense de Louis XVIII tt pairie et ?amba»- »de de Turin. On lui attribue une part dans rjN»t^pfde la HesfflNiratiM» de M. Cwpeftgue.

DALfiGARUK, en suédois Pàtàmêy ane. pvov. de Suède, bornée h VO. et au N. par les DoMnes, à i^K. car FHelsingie et la.Oeetrioie, au S. par la Westmanie et le Wermeland, tonne auj. le gouvt de Fahuu Bledoit son nom à k tît. de I>al qui l'arrose. F&hn, Hedemora, en étaient les principales tilles. La Daléeaiiie est hérissée de montagnes couvertes de forêts de sapins et très-ricbes en mines. Elle a toujours servi de refuge aux mécontents : c'est là oue tHistave Wasa se cacha en 1620, après son évasion ées prisons de Christian II, el qu*il prépara l'affraocfaissement de la Suède.

DALECHAMPS(Jacq.>, médecin, botaniste et philologue, né à Caen en 1513, mort à Lyon en 1586, exerça la médecine à Lyon depuis 1552. On lui doit : ffistoria generali» pluntmrum, Lyon , 1586 , trad.

Str J. Desmoulitis, 1615, ouvrage où sont ressemées toutes les oonnaitsanees que l'on possédait alors on botanique, mais dont malheureusement il ne put fUra par lui-même la pubUcation , ce qui donna keu à bien des fhutes; une édition dUtMM, avec trsduo^n latine et commentaires, 1563; Phne^ 1687, édition estimée ; et des traductions françaises de Paul d'Sgine, d» Galien et de Cœlius Aureuaniu.

B'ALBMBBRT. F. AIAOHCT (d').

BALHSm (André), physicien, né vers 1660, mort m in? , ftvt admis en 1699 h l'Académie des sciences. On lui doit un nouveau crie, d'une grande force, ^t un fourneau dans lequel la fumée, ramenée dans M brasier, se eoavertit en flamme en sa brûlant de nouveau. A avait imaginé en môme tempaque Nevr- ^^^msn une machine à videur.

UALGABMO (Geone), savant écossais, néhAbei^ ««a, wHiUa à Loadbas en 1661 : Atm sigaotum^ «■«^ Momslsr «MtMTioKs et bmçna philosophieay «MrtaQ» dans lequel il piopaae une langue univer-

selle fondée sur une dasBiilcMion méthodique des idées. Déjà Wilkins, dés 1641 , avait traité ce sujet. DALBBABB (Thom. Franc.), naturaliste, fut un des premiers à introduire en France la méthode de Linné et publia en 1749, sous le titre de Florx partfieiuif «rodromuty une Flore où. les plantes sont distnboéesa'aprôsle syatéiae de oe savant. Il fut aussi le premier à répéter les expériences de Franklin sur l'électncité atmosphérique et traduisit sea écrits.

BALEB, ano. prov. de Suède, dans la Gothie occidentale, fait auj. partie des gouvts d'Elfsborg et de Goethebarc-et-Bokus.

DAULAy lemme philiatine, delà vallée de Sorec, fut aimée de Samson. Gagnée par l'or de sescompatriotas, elle lui coupa pendant la nuit ses cheveux, dans lesquels résidait toute sa force, et le livra ensuite pieos et pomgs liés à ses ennemis.

DAUK (Olafts), écrivain suédois, né à Winsberg en 1708, mort en' 1763, fut conseiller de la chancellerie, puis chancelier de la cour. Son gouvt le chargea d'écrire VSiHoirt géniréU du volume. Cet ouvrage, pubUé à Stockholm en 1147. s'étend jusqu'îi la mort de Charles XI. On a encore de lui un poème : 2a Liberté de Suèdây 1742, et un grand neutre d'£pitreâ^ de SaUre^^ éa Fables ^ de Pensées.

DAIXERT (Cb.). mécanicien, nô en 1754 à Amiens, mort en 1835, s'adonna d'abord k la facture de l'orgue, puis perfectionna la bijouterie, inventa en 1780 une machine à vapeur avec chaudière tubulaire, eut le premier Vidée d'awUquex l'hélice k la navigation à vapeur, prit a oet effet un brevet d'invei^ tioA en 180^. et eatreprit de construire un bateau sur ee prinoipe, mais se ruina sans avoir pu achever ce bateau, et le brisa dans son désespoir.

BAUIATIB. On désigne sous ce nouk une prov. de l'auow empire romain et le royaume actuel de haXmatie, qui , joint k l'Albanie, fbrme un des 15 grands geuvemenmts dea.&tat8 autrichiens.

DAUiATia AKdEKNB, ooutrôe do l'Europe,- située ealre l'Adnatique à l'O. et les moi^ts de la Liburnie à l'E., faisait partie de la grande région illyrique. Ses habitants se subdivisaient en Ûaimates proprement dits (à Delminium et Salone), Ardyéens ou Yardéena (visrà-vis de l'Ile de Pharos), Autariateset Daorises. Dans ladistributioa de l'empire en dioci!.ses, la Dahooatie devinl une prov. du diocèse d'Ulyne occidentale, et fit partie de la préfecture d'Italie. Elle eut alors pour c£u<l. Salone, qui était aussi capitale de tout le diooése d'IUyrie oocideatal*e.

DAUunfr-BT-ALSAN» (roy. de), povinoe littorale dea fitats autriohiens, le long de TAdriatique, bor< née au N. par l'Istrie et la Croatie, à VE. parla Bosnie, au S. par l'Albanie turque, se compose de 4 cercles: Zara, Spalatro, Kaguse et Cattaro, et de plusieurs lies : Arl>e, Brazza, Bua, etc.^ 450000 h., de races variées ; ch-L, Zasa. La DalmaUe est traversée par les Alpes Dinariques; elle est arrosée partie Estites riv. côtières, dont les principales sont: le erba, la Zermania, la Cettina et la Narenta. Climat tempéré dans l'intérieur, chaud sur les ce tes; sol fertile, riches carrières de marbre et d'albfltrc -, mines de ter et de bouille. Construction de petits bâtiments; assez de commerce. La langue usuelle est Vesclavon; dans les villes maritimes^ c'est l'italien. IfiHotre. La Dalmatie formait jadis un fitat puissant, composé de peuples divers qui furent successivement soumis par les Romains, LesDalmales-Ardyéens étaient devenus sujets dès l'an 329 av. J.-C. Paul^Ëmile prit ûekninium en 219; Gentius. roi de ruiyrie, battu et pris en 168. se vit enlever las provinces dalmates qu'il possédait; Marcus Figttlua (1&6> et Nasica Gorculum (154) domptèrent les Autarîates et autres tribus dalmates^ un Métellus soumit le reste du pays sans coup fénr en 118, et prit de 14 le nom de ialmaitieus. L'an 9 de J.-C, la Dalmatie se révolta, mais ce soulèvement fut bientôt réprimé. Après la chute de l'empire d'Oooident, ù ûa&natie fut conquise par les Hérulea, puis pai

ùhUk

Page 1