‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 305 sur 578 · DANE · texte numérisé non relu

DANE

el Gonegfiano. -> André D., élu en 1342 à l'flge de 36 ans, mort en 1354, ijouânt une guerre malheureuse contre Louis le Puissant, roi de Hongrie; mais s'illustra par son amour pour les lettres et par la protection qiril accorda à Pétrarq\ie. Il a écrit Une Chronique de Venise y en latin (dans le ï. XII de la collection de Muratori^.

DANEBftOG (ordre de), ordre danois, fondé en t219 par le roi Valdemar II en mémoire d'une ban taille gagnée sur les Liyoniens, dans laquelle appàfut un étendard îniraculeuz dit Danebrog^ oui rallia les fuyards, lut renouvelé en 1671 par Christian V et réformé en 1806 par Frédéric Vt. U est destiné à récompenser tou^ les genres de services, militaires ou civils. L'insigne est une croix blanche pattéa, bordée rou^e et or. avec les mots Gud oa Kongen (Dieu et le roi); le ruban est blanc, liseré de rouge.

DANEGELD (c.-à-d. tributdanoù)^ impôt établi en Angleterre par Etbelred II (vers 1001), pour acheter le départ des Danois dont les flottes désolaient les côtes ou pour solder les troupes destinées à les repousser. Maintenu longtemps après l'expulsion des Danois, Une disparut que sous le roi Etienne, en 1135.

DANEMARK, Dania en latin, roy. de VEurope septent., le plus petit des trois royaumes Scandinaves (Suéde, Norvège et Danemark), est nartout baigné par la mer. excepté au Sud, ou il est borné par le duché de Sleswig; il a la Baltique à TE. et la mer du Nord à l'O. : le détroit du Sund, le Cattégat et le Skager-Rack le séparent de la Suède et de la Norvège; 1 525000 h.; capit., Copenhague. Villes principales : Elseneur, Aarhuus, Aslborg. etc. Il se compose : 1** de la pémnsule cimbrique (Jutland} ; 2** de i'archipel danois : lies Seeland, Fionie, Laaland, Ksilster. Bornbolm, Mœn, (Eroe, Alsen, Femem, etc., auxquelles il faut joindre l'Islande et l'archipel de Kéroé. Il faut ajouter à ces possessions les colo> nies danoises, qui consistent en établissements sur la côte du Groënlaad; plus les tlesSte-Croix, St-Thomas , SWean, aux AxatHles (Tranquebar et Serampour, dans l'Inde, et les Iles Nicobar, ont été vendues aux Anglais, ainsi que les établissements que les Danois possédaient sur la côte occidentale d'Afrique). Les possessions danoises d'Europe se partagent administrativement en baillages ou cercles, comme suit :

BaiUicLges,

Copenha^c,

Krederiksbourg,

Holbek,

Soroé,

l'rpstoë,

Bornbolm,

Mariboé,

Odensée,

^vendborg,

Hiorring,

Aalborg,

Thisted,

Vil)org,

Handers.

Aarhuus.

•"^kanderborg,

Veile,

Ringkj(*ing,

Ribe,

Féroë,

^'irdborg, Sonderborg, Femem, Le

Pays.

Iles Seeland et Mœn.

fie Bornholm.

Ile Falster et Laaland.

tle Fionie.

Jutland.

Archipel de Féroë.

Sle (Kroë.

Ile Alsen.

tle Femern.

. Danemark a p«a de montagnes; les cours

d*eau oui l'arrosent sont peu importants; ou y

^trouve beaucoup de marais, surtout dans le Jutland.

le climat est peu rigoureux, mais humide: le sol

^i fertile en pâturages, et nourrit de beau bétail ,

et de bons chevaux. L*agricultureyest tTèfrdêvelop-

Sée : outre les céréales, qui sont le principal pro^ uit, on y cultive avec succès la garance, le houblon. — Les hab. sont presque tous de race Scandinave ou germanique. Le gouv., d'abord représentatif, devint absolu en 1600; c*estauj. une monarchie tempérée. Le luthél'anisme est la rellRion dominante; les autres sont tolérées : les Juifs sont très-nombreux. L'industrie consiste surtout en toiles à voiles, draps, porcelaines, armes; on fabrique aussi en Danemark beaucoup oe gants dits gants dé Suède. Le commerce y est depuis longtemps florissant L*instruction y est très-répandue.

Histoire. Le Danemark était habité au commencement de l'ère chrétienne par les Jutes ou Goths, par les Clmbres et par les Angles, tl eut longtemps pour rois des princes goths, qui se prétendaient issus d'Odin, et qu'on nomme SkioldungienSj du nom de Skiold, qui régna le premier; ils rendaient à Odin un culte sanguinaire. Le Christianisme ne fat introduit chez eux que vers 826, par S. Anschaire. A partir du vm* siècle, les Danois s'adonnèrent à la piraterie, ainsi que les Norvégiens, avec lesquels on les comprend souvent sous le nom deNorthmans ou Normands (hommes du Nord). Ils secoururent les Saxons contre Gharlemagna, mais furent enfin obligés d'implorer la paie en 803. Leurs fréquentes incursions désolèrent l'empire carlovingien, l'Allemagne, l'Espagne et surtout la Grande-Bretagne pendant im siècle. Deux foisilsoonquirent presque toute l'Angleterre : la l** en 878, au temps d'Alfred, qui bientôt reprit sur eux une partie du pays; la2* en 1015, à la mort d'Edmond Côte de Fer, et sous Canut le Grand; mais leur domination en Angleterre nedura que jusqu'en 1042. La dynastie skioldungienne s'éteignit en Danemark en 1047 et fut remplacée par les Esthrithides; sous ceux-ci, le Danemark devint un instant fief de l'Allemagne (1153-62). Redevenu indépendant, il acquit rile de Rûgen (1168), laSlavonie, le Mecklembourg actuel (1184-88), la Pomérélie (1210), que toutefois il perdit bientôt, l'Estbonie (1239) que Valdemar vendit en 1347 à l'Ordre Teutônique. Les Esthrithides s'étant éteints en 1375, la succession devint litigieuse jusgu'à ce que la tutrice du Danemark, Marguerite, fille de Valdemar IV, eût donné la couronne a Éric de Poméranie (1396). Elle l'avait déjà fait roi de Norvège en 1389; elle le fit couronner roi de Suède en 1397, par la célèbre union de Calmar, qui fondait les trois Etats en un seul. Mais cette umon n'exista guères que nominalement : après avoir été plusieurs fois rompue de fait, notamment en 1448) elle le fut enfin pour toujours en 1523, à la suite de la révolte de Gustave Wasa contre Christian n. La Norvège resta néanmoins unie au Danemark, qui conserva de plus en SuiVie 5 provinces maritimes de laGothie. En 1448, aprcs la mort de Christophe de Bavière, Christian I, de la maison d'Oldenbourff, fut élu roi par les Danois et devint le chef de la maison qui règne encore aujourd'hui : il réunit le Holstein à ses États qui comprenaient l'archipel danois, le Jutland et le Sleswig (1460). Sous Christian IV, le Danemark prit une part malheureuse à la guerre de 30 ans : parles traités de Bromsœbro (1645), de Roskilde (1658) et de Copenhague (1660), il perdit ses provinces de Gothie *et sa supériorité sur la Suéde. En 1665, tme insurrection au peuple contre les nobles donna à la royauté le pouvoir absolu : elle en usa pour le bien au pays, améliora la législation, abolit le servage et proclama l'éffalité de tous devant la loi. Allié de Napoléon, le Danemark fut cruellement traité par l'Angleterre et vit bombarder Copenhague (1807) ; en 1814, il perdit la Norvège, qui fut réunie à la Suède. En 1816, la iPrusse lui céda le duché de Lauenbourg. En 1831, Frédéric VI accorda à ses peuples des assenciblées d'États provinciaux; en 1849 Frédéric VU leur donna une constitution parlementaire : la diète se compose

DANË

DANl

de 2 assemblées, le Folke-thing (Chambre du peuple) et Lands-thing (Chambre des grands proprié> taires). — Le règlement de la future succession au trône donna lieu en 1848 à une grande agitation, le Sleswig, le Holstein et le Lauenbourg ayant tenté à cette occasion de se séparer du Danemark, avec Tappui de la Prusse : après une guerre de 3 ans, dans laquelle la Prusse eut le dessous, le traité de Londres du 8 mai 1852 termina le différend en assurant la succession , après l'extinction de la maison d'Oldenbourg, au prince Christian de Sonderbourg-Glucksbourg. Toutefois, à la mort de Frédéric VII (1863), l'Allemagne réclama l'indépendance du Holstein et du Sleswig, ce qui donna lieu à une nouvelle guerre, désastreuse pour le Danemark : le 30 octobre 1864, une paix fut signée, par laquelle le Danemark céda à l'Autriche et à la Prusse, qui s'étaient chargées de Vexicution fédéraUj les duchés de Sleswig, de Holstein et de lauenbourg.

Rois de Danemark depuis le x* siiete.

Skioldungiens,

Harald BÎaatond,

Suénon et Harald VHI,

Canut II, le Grand,

Canut ni (Hardeknut),

Maguus de Norvège,

Esthrithides.

Suénon 11,

Harald IX,

Canut IV, le Saint,

Olof Hunger,

Eric Ul,

Nicolas,

Cric IV,

Eric V,

Suénon III et Canut V,

Valdemar I,

Canut VI,

Valdemar H, 1202-1241

(avec Valdemar m, ]?19 Eric VI, le Saintf

Abel,

Christophe I, Eric VU Glipping

Eric VIIl Menvend,

Christophe II,

Valdemar IV,

De diverses familles.

Olof 11,

Marguerite,

Eric IX, de Paméraniej

Christophe III, BararoiSj

Christian I,

Jean,

Christian II,

Frédéric I,

Christian III,

Frédéric II,

Christian IV,

Frédéric III,

Christian V,

Frédéric IV,

Christian VI,

Frédéric V,

Christian VII,

Frédéric VI,

Christian VIH,

Frédéric VII,

Christian IX,

DANfô (P.), Danesius, né à Paris en 1497, mort en 1577, étudia les langues anciennes soiis Lascaris et Budé, fut le premier nommé professeur de grec au Collège royal (1530), et forma des élèves distingués, entre autres Amyot et Daurat. François 1 renvoya au concile de Trente*, Henri II le nomma précepteur de son fils François II, et le fit évèque d« Lavaur. On a de lui des éditions de Justin, Fhnu, Seartus Ru/ia, 1519; de Pline, 1532, sous le pseudonyme de Bellocirius; des Éloges et Opuscules, puM. par un de ses descendants, Paris, 1731, in<4.

DANET (l'abbé P.)« philologue, né à Paris vers 1640, mort en 1709^ était curé de Ste Croix à Paris. II est l'auteur de Dictionnaires français-laUn (1685) 'et latin-franç. (1691), composés pour l'usage du Dauphin, et (|ui eurent longtemps cours dans les écoles. On lui doit aussi une édition de Phèdre, ad usum Delphini, 1675; des Baeines latines, 1677; unDictionnaire d antiquités grecques et romaines (lat.). 1698.

DANGË, ch.l. de c. (Vienne), à 14 kil. N. de Cbatellerault, sur la r. g. de la Vienne; 900 h. Station.

DANGEAU. vge du dép. d'Eure-et-Loir, sur l'Ozanne, à 10 Kil. N. de Cnâteaudun; 1370 h. Patrie et domaine de la famille Dangeau.

DANGEAU (PhiV de couRaLLON, manpiis de), né en 1638, mort en 1720, éUit né Calviniste, mus s'était converti de bonne heure. Il jouit auprès de Louis XIV d'une grande faveur, qu'U dut primitiT^ ment à son habileté au jeu de cartes ; fut nommé en 1665 colonel du régiment du roi, accompagDa Louis XiV dans toutes ses campagnes comme aide de campj devint gouverneur de la Touraioe et remplit plusieurs missions diplomatiques. Il arait uoe grande réputation d'esorit et d'instruction, cKiuoiqu'il n'eût rien écrit, il fut reçu à l'Académie française (1668) et à celle des sciences (1704). Dangeau protégeait les gens de lettres; il fut lié avecBoUeau qui lui dédia sa Satire sur la noblesse. Il a laissé en manuscrit un Journal de la cour de Louis J/f (1681- 1715) : cetouvrage,fortvolummeux, fut longtemps

connu seulement par des extraits qu'avaient publies Voltaire (1770), Mme de Genlis (1817), Lemonicy (1818); il en a été donné une édition complétées 1854-60, 19 vol. in-8. Ed. de Barthélémy a donne une Étude sur Dangeau, 1863.

DANGEAU (Louis DE couRCiLLON 9e), abbé, ffèfe du préc, né en 1643, mort en 1723, fut lecteur durci. entra eu 1682 à l'Académie, s'y distingua par ses travaux sur la grammaire et entreprit de réfonner l'orthographe. On a de lui des Essais degramfMiTt, 1711 et 1849, et un Précis du Blason, 1705. Comme son frère, il était né protestant et s'était con vertu

DANGEREUX (archipel). F. mauvaise (meb).

DAJTGEVILLE (Marie Anne botot, dite Mlle), célèbre actrice, née en 1714, morte en 1796, jooail avec un ulent admirable les rôles les plus van», mais excella surtout dans les soubrettes. Elle quitta la scène en 1763 et se relira à Vaugirard, oii s> maison devint le rendez-vous de plusieurs des poètes de l'époque, Dorât, Lemierre, Ste-Foix, etc.

DANICAN. V, PHiLiDOR. ^ ,

DANIEL, l'un des quatre grands prophètes, de B race royale de David» fut dans son enfance emmené captif à Babylone après la prise de Jérusalem (b06 avant J.-C.) et fut élevé à la cour de Nabuchodonosor; il obtint un grand crédit auprès de ce pnuce en lui expliquant ses songes et fut établi par lui cne des mages et intendant de son palais. Il décou^r<( l'innocence de Susanne, expliqua a Baltbasar 1^ mots mystérieux tracés sur les murs de la salle du festrn* et sortit sain et sauf de la fosse aux lions où il &v^^ été jeté pour avoir refusé d'adorer la statue du roi. Ses prophéties forment 14 chapitres; elles annoncen la venue du Messie après 70 .semaines d'années, e| les révolutions des 4 grands empires. On ne connaii pas l'époque de sa mort : quelques-uns la place&i eo 536. Du reste, on croit qu'il a existé deux Daniej>.

DANIEL (S.), né à Marathe près de Samosate ven

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