‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 306 sur 578 · DANT · texte numérisé non relu

DANT

410. mort en 490 , Técut plusieurs anaôes sur une colonne, dans la méditation et la prière. Fête, 10 dôc.

DANIEL (Gabriel, dit le Père), historiographe, né à Rouen en 1649, mort en 1728, entra dans Tordre des Jésuites, écrivit des ouvrages d'histoire, de philosophie et de religion. Le plus connu est son Histoire di France, qui parut en 1713, 3 toL in-fol. (réimprimée avec de grandes améliorations par le P. Griffet, 1755-60, 1 7 toI. in-4) : cette histoire a été TÏTement critiquée; elle n'est guère en effet qu'un long et ennuyeux récit de sièges et de combats ; cependant elle ne manque ni d'exactitude ni de clarté. L'auteur en donna un Abrégé en 1724» 9 vol. in-12. On a aussi du P. Daniel une BisL de la MUiee française, 1721, et Quelques écrits polémiques : Voj/age du monde de Descartet, I690i où il combat le système des tourbillons; Sntretiensde Cléandre et a'Eudoxe sur les Lettres provinciales, 1694, où il défend les Jésuites.

DANHECKER (J. H.), sculpteur, né à Stuttgard en 1759, mort en 1841, reçut les leçons de Pajou et de Canova, devint professeur des arts phistiques à l'Académie de Stuttgard et composa un grand nombre de morceaux qui se distinguent par une composition simple, par le naturel, la vérité et le sentiment, notamment le Monument de Schiller, celui du comté de Zeppelin (à Louisbourg), Sapho , Ariane, VAmotir, Psychét et les bustes du roi de Wurtemberg fV^ dérie, de l'archiduc Cf^arles^ de Gluck, Lavater, etc.

DAMNBfliARIB, ch.-l. de cant. (H.-Rhin), à 22 k. E. de Belfort : kbO hab. Station du chemin de fer.

DANRÊMONT (Denis, comte de), général français, né en 1783 à Chaumont, fit ses l'«* armes sous l'Empire, dans la grande armée. Promu en 1821 au grade de maréchal de camp, il reçut en 1823 un commandement en Espagne, remplit ensuite diverses fonctions administratives ou diplomatiques, commanda en 1830 une brigade dans l'expédition d'Alçer, fut nommé en 1837 gouverneur de l'Algérie et dirigea en cette qualité la 2* expédition de Constantine : la place fut prise d'assaut, mais Danrémont fût emporté par un boulet de canon en allant reconnaître une batterie. Il avait été nommé en 1835 pair de France. DANTE AXIGHIERI, célèbre poète italien, né à Florence en 126S, eut pour maître Brunetto Latini, et cultiva toutes les sciences connues de son temps. Dès sa première enfance il ressentit la passion de l'amour et fut épris de la jeune Béatrix, qu'il perdit à la fleur de Tftge et dont il immortalisa la mémoire dans ses poèmes. Dans les troubles qui agitaient alors l'Italie, Dante fut guelfe ardent : il se signala dans

Slusieurs expéditions contre les Gibelins d'Arezzo, e Bologne et de Pise, et contribua beaucoup par sa valeur à la victoire de Campaldino (1289), remportée sur ceux d'Arezzo, ainsi qu'à la prise de Caprona, enlevée aux Pisans (1290). 11 rempli^ avec succès un grand nombre de missions politiques, et fut nommé en 1300 un des prieurs ou magistrats suprêmes de Florence. Mais la division s'étant mise entre les Guelfes, qui dominaient à Florence, et la ville s'étant partagée entre deux nouvelles factions, les Noirs, qui voulaient ouvrir leurs portes à Charles de Valois, elles Blana, qui le repoussaient, Dante, qui avait pris parti pour les Blancs, et s'était avec eux rapproché des Gibelins, fut exilé de sa patrie, 1302. Û erra depuis de ville en ville< lutunt contre la misère; séjourna à Sienne, à Vérone: vint passer quel- Sue temps à Paris où il fréquenta l'université, et se xa enfin à Ravenne, où il mourut en 1321, après avoir fait de vains efforts pour rentrer dans sa patrie, n s'était marié après la mort de Béatrix: Q laissa plusieurs enfants. Dante s'est immortalisé par la composition du célèbre pcème connu sous le titre de fa Divine Comédie : cette œuvre com prend trois poèmes ou parties distinctes, V Enfer ^ w Purgatoire, le Paradis; le poète, raconUnt le sort des âmes après la vie tâtrestre, place dans l'enfer et le purgatoire tous ceux qui ne se sont «ignalés que par leurs crimes ou leurs vices, ceux

surtout gui ont été les auteurs de ses maux, et dans le paradis ceux gui ont fait le bien. Il feint que Vir-

g'ie, son poète favori, l'accompagbe dans l'enfer et purgatoire, pour lui nommer les réprouvés et lui décrire leurs supplices, et que Béatrix est son guide dans le paradis. C'est une des productions les plus sublimes gu'ait enfantées le ffénie de l'homme, mais c'est aussi un des ouvrages les plus bizarres et les

Elus obscurs : les allusions dont il est rempli sont i principale cause de cette obscurité. La Divine Comédie est le premier poème qui ait été écrit en langue italienne; jusque-là, on n'écrivait qu'en latin. Il est divisé en tercets ou rimes triplées. Ce poème excita une admiration universelle. Dans plusieurs villes on créa des chaires où il devait être expliqué; Boccace fut le premier qui remplit la chaire créée dans ce but à Florence. Outre la Divine CûmédiCt le Dante a aussi composé des Poésies lyriques qui ne sont pas indignes ae lui; la Yita nuova, gui renferme des détails sur ses premières années; des traités De vulgari Eloquentuij De Monarchia universali (ouvrage où il se montre favorable à l'empereur et qui tvLl condamné à Rome). Ses œuvres, souvent imprimées, ont été réunies par Zapata de Cisneros. chez Zatta, Venise, 1758, 5 vol. in-4. La Divine Cofnédie a eu une foule d'éditeurs et de commentateurs : la l** édition est de 1472; l'une des Elus estimées est l'édition publiée à Rome par le P. ombardi, 1791, et réimprimée en 1815 avec des notes. Parmi les trad., on estime celles de Rivarol (1783), d'ArUud (1811 et 1828, 9 vol. in-12, avec texte), de Fiorentino, 1841, de Brizeux, 1843, de Delécluze, 1854, de St-Mauris, 1853, de La Mennais, 1865, de Mesnard, 1857, en prose. Grangier (1596). Terrasson (1817), Antony Deschamps (1830), Gourbillon (1831), C. Galemard de La&yette (1835) , Arouz (1842), Mongis (1846), Ratisbonne (1852-57), Vont mise en vers. S. Rhéal a trad. le De Monarchia, 1865. La Vie du Dante a été écrite par Boccace, ViDani. Léonard Arétin, et par Artaud de Monter. F. Fauriél, Dante et les oriotnesdelalittéraiureitalienne, 1854; Aroux, Darite hérétique, révolutionnaire et socicUiste (1854) ; Clef de la Comédie antieatholique de Dante (18.'>6) ; Delécluze, D. et la poésie amoureuse^ 1854. DANTINB (oom Maur François) , bénédictin de St-Maur, né à Gonrieux, près de Liège, en 1688, mort à Paris en 1746, travailla à la Collection des Décrétâmes, à une nonv. édit. du Glossaire de Ducange (il en publia les 5 premiers volumes, 1734- 35). et à VArt de vérifier les dates.

DAimscUM, nom latin de dantzigk.

DANTON (Georges Jacques), célèbre démagogue, né à Arcis-sur-Aube en 1759, exerçait les fonctions d'avocat aux conseils du roi lorsqu'éclata la Révolution. Il en adopta les principes avec enthousiasme, et ne tarda pas à rompre avec la cour. Conune Mirabeau, il avait reçu de la nature toutes les qualités d'un tribun : énergie prodigieuse, intelligence vaste et féconde, imagination ardente, stature athlétique, visage d'une expression terrible , voix tonnante ; aussi obtint- il bientôt un grand ascendant sur le peuple. U fonda le club des Cordeliers, et y professa les doctrines les plus révolutionnaires. En 1 79 1 il fut nommé membre de Tadministration départementale de la Seine, en 1792 substitut du procureur de la Commune de Paris. Cette même année, il fut un de ceux qui dirigèrent leplusactivementlajournéedu lOaoût, et qui contribuèrent le plus à faire prononcer la déchéance du roi. Après cet événement, l'Assemblée législative lui conna le portefeuille du ministère de la justice. Au 2 septembre, lorsque l'entrée des Prussiens en Champagne avait répandu la consternation dans Paris, Danton déploya le caractère le plus énergique et montra une confiance qui releva tous les courages: mais il se déshonora en autorisant, dans les horribles journée» de septembre, le massacre des prisonniers, en organisant la Terreur, et en faisant promener la guillotine par toute la France. Il quitta

DANU

DâRA

bientôt le ministère de la justice pour siéRer comme député à la Convention^ ou Taraient appelé les électeurs de Paris. Rival de Roljespierre, il exerça dans l'assemblée un ascendant qui fut trôs-g^nd a*abord, mais, s'étant momentao émeut retiré dans son pays pour y prendre au repos, 11 trouta & son retour sa popularité abaissée. Danton avait fait répandre le sang par svstème et non plr cruauté : aussitôt qu'il pensa que la terreur n'était plus nécessaire, il conseilla fa modération; mais ses sentiments modérés le perdirent : arrêté par l'ordre de Robespierre, il fut condamné sans pouvoir achever sa défense; il monta avec courage sur Técbafaud le 5 avril 1794. Danton n'était pas maccessible aux bons sentiments ! plusieurs fois les malheureux, et ses rivaux même, lorsqn'ils s'adressèrent à Tbomme privé, ttouvôrent en lui un protecteur : il sauva Barnave, A. Duporti Barthélémy, etc. M. Alex, de St-Albin a laissé une Vie de Danton^ restée manuscrite.

DANTZICK, Dansig en allemand. GedanumeiDantùcuwfi en lat. moderne, v. et port des Etats prussiens (Prusse), ch.-l. de la régence de Dantzica. sur la r. g. de la Yistule. près de son emb., à 380 k. N. E. de Berlin; 66000 hab. Tribunaux, consulats. Fortifications importantea. Belle situation, beaux édifices, établissements scientifiques nombreux, Institut royal de navigation, «^servatoire, etc. Ville industrielle et commerçante , passementerie d'or et d'argent , man>qains; raffinerie de sucre, biàre, eau^e-vie de Dani» xick, etc. Chemins de fer pour Berlia et Kosnig»berg. Patrie de Fahrenheit» de Hevel^ etc. — Dantuok flonssait dès l'an 997 , et étail la capitale da la Po* mérôlie. En 1296 elle passa avec cette pcov. soiw la domination polonaise; mais en 1308 Vladislaa IV céda le tout A l'Ordra Teutoni^. les Chevaliers l'agrandirent en 1311, et la fortifièrent en 1314. Sa 1454, elle fut reconquise par les Polonais: ayani refusé en 1&.76 de reconnaître £UenA9 Bathori» eUe ettt k soutenir la guerre contre ee monarque, ^nt s'en empara en lb77. Stanislas a'y léfiupa eo 11M et y amitint mn aiége. La Pruasa aa la fit céder ea 1793. Ea 1807, le maréchal Ufobvte a'ampara de cette place at reçut e& récompense le titre d» duo . de Dantûck. Par la paix de Tilaitt» ooaduft la même année, Dantzick fut déclarée TilWUbfe« aous lapro^ tection da la Prusse et da la Saxe, mais eoitfêrta garnison française. Las alliés la icprirast an 1813 après un long sage soutenu par Rapp; eUa lut rendu* à la Prusse. — Dantzick 4tait entrée dès 1310 dans la Hanse et elle en avait été me deaprifldpalês villes; lors de la dissolution de la ligue, eUe resta iliie aux trois villes da Lubeck, Hambourg et Brème (jusqu'à ces deroiws ten^ on a nommé oea quatre eitée lea viUm antém$i^fl»M),^ La régeace de D. , antre celles de Mariaowerder, de Koenigaberg, da Pemérania al la Baltique, compte 380000 bah.

DANUBB, liohau en allemand, I>iiRu&«au ou Itier en latfai; grand fleuve de l'Europe, naît danalegvandduohé de Bada, à DonaueschingeB, par G* 10^ long. £., 47* 58* Ut. N. , traversa le Wurtemberg, la Bavière, l'Autriche, la Hongrie « sépare la Hongrie de ta Servie, puis laValaobie, la Meldavie et b Beesarabte da la Btugarie^ et tombe dans la mer Noire par ptaaiean embouchures, dont les prinoipèlee sont oelles de Kilia, de ^tiitfMietde Sf-Geor^fttMt9f 1790 kil. Lai principaux fieux qu'il arrose sont Sigmaiingeii , Uhn, Ratiaboftn», Passau, Lmta, Vienne^ Presboorg, Gran, PesthetBude, Peisrvaradin, Belgrade, Semendrie, Widdhi, WoomU^ Silislrie, Biu]iilE>v, G»lata, hoDaail. Ses princtpant afflaenta sont : I* à droite, nBer, leLeeh, rhin,'faiTmttu, l'Eus, la Trasen, la Lefâia. le Raab , la Drave avec la Mur, -1 Save, la Herava, flsker: 2* à gauche, la BPtnz, :a Weniit», rAKmûhl, la Nab, la Regen, Pila, la March ou Morava (différente &è celle qui aboutit à la r. dir.), le Gran. la Theiss, FAluta, l'Ardjich, le Sôreth et le Prutn. Ce fleuve forma longtemps la limite de l'empire romain (sauf pendant le temps qui

vit la Dacie Trajane unie à l'empire). Le Danube est trôs-rapide fr kil. par heure). Sur ses bords, depuis la Hongrie, s'étendent de vastes marais; il a peu de ponts, et la navigation y est difficile. Bile est en outre entravée par les obstacles de toute nature qu'ap-

f)ortent les gouvernements des paya que travers e fleuve. Cependant te traité concin en lgS6, apr^ la guerre d^Orient, a déclaré libre la navigation do Danube.

DAKUBB (cercle du), un des miatre cercles dn Wurtemberg , au S. ae celui de rlaxt et au N. da lac de Constance; 400 000 h.; ch.-l. , tJlm. ~ Cercle du BAS-D., cercle de Bavière, limitrophe de TAutriche à l'K. et au S., de la Bohême au N. et N. E-; 335 200 h. i ch.-!. , Passau. —Cercle du haut-d. , cercle de la Baviôre, bordé à l'O. par le Wartemberif. au S. 0. par le Tyrolet le lac de Constance; &10 OOOh., ch.-l., Xuffsboiirg.

DANUBE (cercles en DEÇi et au dex.X 6tî), deux di^ Quatre grandes divisions de la Hongrie. Le^ mots ou aeld et en deçà supposent ici que le point de \nj€ est pris de la partie orientale de la Hongrie. Le cercle au delà du Danube, le plus voisin de FAutricbë, a U comitats (Wieselburg, Œdenburg, Eisenburg. Raab, Komorn, Szalad, Szumegh, Veszprim» Stuhlvreiss^nbourg, Baranya, Tolna), et env. 2 000 000 d'il. : Le cercle en deçà du Danube a 18 comitats (Près- I bourg, NeutrSt Trencsia, Thurotz» Arva, Lipto, I SoU, Bars, Hont, Neograd, Gran, Pesth, Bacs) et a 610 000 hab«^Depuis 1849, ces divisions ont été abandonnées, f, bon^bir.

DANUS, inANOSy fleuve da Gaule, auj. l'itn.

DAlirviLLB, géographe. F. amvillb (n*).

BAOUALAGfllBIf mon tagned' Asie, sur les limites du NépauU par 29'* V lat. N. et 79** 31' long, £., est un des plus nauts sommets de l'Himalava ; il a 86U)* ou même selon quelques-uns 9666" d'âévatioo.

DAOULAS^ eh.-L de c. (Finistère), sur l'Océan, à31 kH E. de Brest; 6«0 hab.

DAOUUBTABAJD, v. de l'indûustan^ dans le Dekkaa» A 18 kil. N. O. d'Aurengabad, Caiaait partie de l'Aurongabad et a été, aous les Mongols, la capitale d'une principauté puiasante^ Citadelle.

]>AOinURf vaste région de l'Asie centrale, ven leN. £.«entfeleSa9liaBenetlelaoBaikal. EUecst tréa-haute, trèa-froide; les monta qui la eeuvrent font puiifl du Gfand'Alta!; elles renférmenft des minée a'aigent« de plomb, de cuivre et de ter. La plupart dea habitants sont de raœ tongouae. Cette oootrée est partage entre la Russie et la Chine : la partie miae a pour capitale Nertchinsk et est comprise dans Le gouvemeoaent d'Irkourtak; la parue danoise est enclavée dans la Ifantchourie.

DAPHNfi, fille du fleuve Ladon ou du Péuée, (ut aimée df Apollon pendant son eiil sur la terre. Ce dieu, eOursuivant la nymphe^ l'atteignit sur les bords du Pème. Daphné implOTa le secours de son pèrs. qui , pour la sauver , la métamorphosa en laurisr (en grée demhni}», ApoUon, désolé , voulut que le lautier lui fdt oonaaeré. I

BAPHNA, vge déticieiDLt sur l'Oronte, aa S. 0. d*Anfîeebe, dont il formait comme le feoîxnug. Les riehea y aivaient des maisons de campagne. Cki y ^lébran tous les aas^ dans un bois de Immim fui était voi«hi, les fHes d'ApoUon Ûaphnée».

DAPHins, berger de Sicile, o«Cèbrè par Viigile et Ovide, étart fils de Meroure et d'une nymphe. Il apprit du dieu Pan à chnntet et à Jouer delà fléte, et i\it protégé âei Huses, qui lui inspirèrent Parnoor de la poésie et lui en accordèrent le don. Il est k premter: dlt-OQ, qui ait ezceM dans la pastoial&

PAOlJllf , organiste. Y, aquih (»').

l^ARAB GHEIIB, t. de PefSe (Fars), à 176 kil. S. H. de Chirac; de 15 à 20 OW hab. Tabac, pétrols liquide. Ville grande, mais à peu prés ee ruines. K» ! fut, dit-on, fondée par Darhis (Dirab) Notkus. I

BAKADUS, flewve d'Afrique, se ietalt, siatafit | Ptolémée, dans l'Océan Atlantique, au N. du cap ir*

DâRD

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