‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 310 sur 578 · DEÇA · texte numérisé non relu

DEÇA

OECE

emporta Munich par un coup de main , et décida la victoire de Hcheminden; fut chargé en 1802 d'ailer commander les établissements français dans llnde, déploya dans cette difficile mission les qualités de l'administrateur aussi bien oue celles du guerrier, et défendit pendant 8 ans les lies de France et Bourbon contre tous les efTorts des Anglais; fut, à son retour, mis à la tfite de l'armée de Catalogne, et gagna Testime des vaincus mêmes par 8& justice et son désintéressement. Après avoir vainement tenté, au commencement de 18U, de repousser les Anglais de Bordeaux, il reconnut Louis XVIII. Nommé gouverneurdela 1 1* division militaire (Bordeaux), il s'efforça, mais sans succès, d'y maintenir l'autorité royale après le débarmiement de Napoléon; il n'en fut pas moins incarcéré au retour des Bourbons. Il recouvra sa liberté au bout <yun an, mais fut laissé sans emploi, n fut rappelé à l'activité par Louis-Philippe en 1830. Decaen avait étô fait comte sous l'Empire.

DECAMPS (Gabriel), peintre, né à Paris en 1803. mort en 1860, élève d'Abel de Pujol, se distingua de bonne heure par l'originalité de ses productions. A l» suite d'un voyage en Orient, il exposa des tableaux de genre et des paysages empruntés aux contrées orientales qui attirèrent l'attention : Souvenir de la Turquie. Paysage en Anatolie, les J nef d'Orient, le Café turc, la Ronde de Smyme, etc. Il a aussi traité quelques sujets historiques {Moise sauvé des eaus, Josevn vendu par ses frères, le Siège de Clermçnt^ la mfaite des Cimbres); mais il se plaisait surtout à peindre des animaux (chevaux, ânes, chiens, ùQffes) et des scènes de chasse : il périt à Fontainebleau d'une chute de cheval, en suivant une chasse de la Vénerie. Decamps excellait pjar l'énergie du coloris, les effets de lumière, la vérité, et accusait fortement les contrastes, au risque de forcer l'expression»

DÉCAN ou DEULàN, c-à-d. en sanscrit Sud, le pays des Vachinabades des anciens, partie méridionale de Thide en deç& du Gange, est bornée au N. par le Nerbudda et le Kattack, et' ne se termine au S. qu'au cap Comorin comme la péninsule elle-même. Il se divisait jadis en Décan septentrional, qui comprenait le Kandeich, l'Aurengabad, le Bedjapour, l'Halderabad, le Bider, le Bérar, le Gandouana, l'Orissa. les Circars septentr., et en Décan méridional (le Kamatif actuel), où se trouvaient le Kanara, le Malabar, le Kotchm, leTravancore, le Koîmbetour, le Kamatic, le Salem ou Barramahal, le Malssour et le Balaehan. Auj. le nom de Decan ne s'applique plus qu'à la contrée comprise entre la Nerbuddah au N. O. et la Kistnah au S. E. — Cette inmiense contrée forma longtemps un £tat particulier; elle fût conquise au xvu* siècle par Aureng-Zeyb ; après la mort de ce P/ince, elle se partagea en un nombre infini de petites principautés; les Hahrattes y avaient la prépondérance. Après eux, les Anglais ont peu à peu réuni tout le Décan à leura possessions. Il y forme la plus grande partie de la pi%sidence de Bombay et la partie 0. de la présid. de Calcutta. On y compte env. SOOOOOOOd'hab.

BÉGAPOLB. c-à-d. dix villes , nom que portaient divers pays qui comprenaient sans doute dans l'origine dix villes seulement ; mais le nom et le nombre de ces ▼iUes ont souvent varié. La Décapole de Palestine, autour du lacde Génésareth, avait pour v. princ. : Gadara,Gérasa, Canatha, Damas, Panéas, Philadelphie.

BECAZES (£lie, diic), homme d'État, né en 1780 à St-Martin-de-Laye près de Liboume, m. en 1860, fut d'abordavocatàLibourne, devinten 1805 juKeautribunalde laSeine, en 1811 conseiller àlaCourimpér., fut en même temps attaché comme conseil au jeune roi de Hollande, Louis, et à l'impératrice mère; n^en accueillit pas moins la Restauration avec empressement, refusa de signer une adresse de félicitation à Napoléon après son retour de 111e d'Elbe; fut nommé par Louis XVIII préfet de police le 7 juill. 181S, et bientôt après ministre de la police et pair de France; prit sur ce Drince un grand ascendant, qu'il devait à l'aménité

de ses manières et au charme de son espnttout autant qu'à l'accord des vues; s'opposa de toutes ses forces aux excès de la réaction ultraroyaliste, fit rendre dans ce but la célèbre ordonnance du 5 sept. 1816, qui dissolvait la Chambre introuvaUe; fit abolir la ' plupart des lois d'exception et modifier la loi électorale dans un sens libéral en abaissant l'fige et le eens (1817); remplaça en 1818 le duc de Richelieu au ministère de rintérieur; prit plusieun mesures réparer trices et brisa l'opposition de la Chambre des pairs par une fournée de 60 paira nouveaux (5 mars 1819) ; mais devint par là en butte aux plus violentes attaques des royalistes. Il recourut pour se maintenir à un système de bctseule qui laissait dominer alternativement chaque parti : il consentit même à abandonner sa pro-

Sroloi électorale et à constituer un ministère royahste, ont il fut le président (19 nov.). Malgré ces concessions, il se vit, aprè^ Fassassinat du duc de Berry (1820), que des royalistes exaltés ne craignirent pas de lui imputer, contraint de quitter le ministère : Louis XVIJI, dont il emportait les regrets, le créa duc et le nomma ambassadeur en Angleterre. Rappelé de ce poste en 1821 sous le ministère Villèle, il prit

SlaÔB, à la Chambre des Pain, parmi les libéraux moérés. Après la révolution de 1830, il se rallia au roi Louis-Philippe et fut nommé en 1834 grand référendaire de la Chambre des Paira. Il quitta entièrement les affaires en 1848. Indépendamment de son rôle politique, Decazes signala son administration par des mesures favorables aux arts, à l'agriculture et à l'industrie : il rétablit en 1819 l'exposition quinquennale des produits de l'industrie. Il créa en 1825, avec ses ressources privées, un des plus importants établissements métallurgiques de France. F. dbcaze ville.

DECAZEVILLE, bourg de l'Aveyron, à 40 kil. N. E. de Villefranche, dans une vallée, près du Lot; 8842 h. Chemin de fer. Houille, minerai de fer. Immense fabrication de rails pour chemins de fer. Ce lieu était inhabité lorsque le duc Decazes y créa eu 1825 une usine qui est auj. une des plus importantes.

DÈCB, Cn. Messius Dedus, empereur romain, né en 201 près de Sirmium en Pannonie, dans un rang obscur, était gouverneur de la Mésie pour Philippe l'Arabe, lorsque ses soldats le proclamèrent empereur, en 249. Philippe vint lui hvrer bataille près de Vérone : Dèce le tua de sa propre main. Après avoir remporté plusieuraavantagessurlesGoths, qui avaient envahi l'empire, il périt, au bout de 2 ans de règne, dans un dernier combat livré en Thrace contre ces barbares. Quelques historiens disent que ce fut par la trahison de Gallus, un de ses lieutenants. Dèce est surtout fameux par une terrible persécution qu'il ordonna contre les Chrétiens et qui commença dès k l'* année de son règne (c'est la 7' persécution) Malgré ses cruautés, le sénat romain ne rougit pas de lui décerner les surnoms d^Optimus et de Trajanus.

DÉCÉBALE, roi desDaces, fit avec succès la guerre aux Romains sous Domitien qui consentit à lui payer tribut (89), mais fut vaincu par Trajan. Désespéré de ses reven, il se donna la mort, l'an 106.

DÉGÉLIE, Decelium, v. d'Attique, au N. 0. de Marathon. Dans la guerre du Péloponèse, les Spartiates la prirent et s'y fortifièrent (414 av. J.-C.) : de là ils menaçaient Athènes.

DÉGEBfVIRSv magistrats qui furent créés à Rome au nombre de dix, l'an 451 ay. J.-C., pour rédiger un code de lois, étaient tirés de l'ordre des patriciens. On suspendit en les créant toutes les autres magistratures, et on leur donna un pouvoir absolu. Ils rédigèrent leun lois sous dix titres, et les firent graver sur dix tables d'airain. Pour compléter ces lois , on élut l'année suivante de nouveaux décemvirs, qui ajoutèrent deux nouvelles tables aux précédentes^ ce

n' fit appeler ce code Lois des Dou%e 'fables, Pent cette seconde année , ces magistrats abusèrent du pouvoir et exercèrent un odieux despotisme : Appius Claudius, le plus puissant d'entre eux, s'attira surtout la haine du peuple. Au bout de l'année, se;i

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coll&gues, excités par ses avis, gardèrent le pouvoir de leur propre autorité, s'entourèrent d'une garde nombreuse, et étoufTërent toutes les plaintes, ta mort tragique de Virginie, que son père immola pour la soustraire aux violences d'Appius Claudius. et le meurtre du brave Sicinius Dentatus firent éclater le mécontentement. L'armée, puU la cité, se révoltèrent : le décemvirat fut aboU; les dôcemvirs emprisonnés, et l'on rétablit les consuls (449j.

DECIU5 MUS (P.) , Romain céîènre par son dévouement. En 343 av. J.-C-i étant tribun militaire, i! sauva Cornélius Cossus, qui s'était laissé enfermer par les Samnites dans ies goraes de Saticule. Il fut nommé consul deux ans après. Dans une bataille qu'il livra aux Latins à Yeserls, près du Vésuve, a\ec son collègue Manlius Torquatus, il se dévoua aux dieux infernaux afin d'assurer la yictoire aux Romains, et se jeta au milieu des rangs ennemis où il périt percé de coups. — Dècigs eut un fils et un petitnls qui^ dit-on, Imitèrent son dévouement, le 1*' k la bataille de Sentinum, livrée aux Gaulois et aux Samnites, 295 av. J.-C. ; le î* à la bataille d'Asculum, dans la- guerre contre Pyrrbus, 279.

nscius (On. Messjus), empereur. V. dèce.

BECIZE, Decetia. çn.-l. ûe c. (Nièvre), dans une Ile de la Loire, à 34 k. S. £. de Ne vers: 319S h. Station. Houille, forges. Pat. de Guy Coquille et de St-Just.

BËCLARATION DES DROITS, acte par lequel une assemblée nationale tenue à Westminster le 22 ianv. 1689 proclama les bases de la constitution anglaise, que Guillaume III jura d'observer: le roi reconnaissait au parlement le droit de se réunir, de voter l'impôt et de veiller à l'exécution des lots, et aux citoyens le droit d'élire leijrs représentants et d'être jugés nar le jury. —On connaît eu France sous le nom de DéclaraUon des droits de Vhomme et du citoyen un acte célèbre par lequel TÂssemblôe constlmante proclama, le !•» oct. 1789j toutes les libertés nouvelles, l'égalité de l'impôt, ainsi que l'admissibilité de tous aux fonctions publiques.

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