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DÉCLARATION DU CLERGÉ. V, GALLICANE (ÉGLISB

BËCRÈS (Denis) , amiral français , né à Chftteau- Villain (Hte-Hame) en 1765, mon en 1820, s'engagea dans la marine à 14 ans, et passa par tous les grades jusgu'à celui de vice-amiral. Échappé au désastre d'Aooukir, où il avait commandé l'escadre légère, il revenait à Toulon avec k Guillaume Tell, lors(ju'il fut rencontré par une escadre anglaise i il ne se rendit qu'après une jKlorieuse défense. Il fut ministre de la marine de 18Û2 à 1815, réorganisa la flotte, fit exécuter de grands travaux à Venise, Anvers, Flessingue et Cherbourg. Il fut fait duc par Napoléon.

DËCRÉTALES, recueil des lettres écrites par les papes des premiers siècles en réponse aux questions qui leur étaient adressées par des évoques ou de simples particuliers. l.e I" recueil de ce genre est dû au moine Denys le Petit, oui vivait à Rome vers 550. Au VIII» et au x* siècle, aes compilateurs insérèrent dans ce recueil des lettres oui exagéraient la puissance des papes : on connaît ces lettres sous le nom de Fausses DécréiaUs, Parmi les recueils des Décrétales, il faut citer celui de Gratien, communément appelé le Décret^ formé en 1151 , et le code supplémentaire que Grégoire IX fit rédiger par le dominioain Haimond de Pennafort, et qu'on appelle Extra ^ c.-à-d. en dehors du Décret de Gratien : il se compose de 5 livres, que Boniface vni augmenta d'un 6*, connu sous le nom de Sezte, On y ajoute encore deux autres recueils, l'un, dit Clémentines y contenant les lettres de Clément Y, l'autre, dit Extravagantes (c.-à-d. restées en dehors da code principal), contenant les décisions des papes depuis Urbain IV jusqu'à Sixte IV.-~ Le recueil des Dëcrétales a été plusieurs fois imprimé. F. gratien.

DiECUMATES AGRi, à peu près le Brisgou, territoire situé à l'angle S. 0. de la Germanie, entre le •Jiicer (Necker) etie Rhin, était ainsi nommé par les RoiÀains , parce qu*au m* siècle on y établit des vé-

térans comme colons, à la seule charge de payer au trésor la dtme ^dedmam partem) du revenu.

DfiCUBIE, division civile chez les Romains, iotmait le 10* de la centurie et se composait, dans l'origine, de 10 hommes, lorsque la centurie était de cent hommes. Mais le nombre des dtoyens'qui formaient une centurie ayant augmenté dans la suite, la décurie s'accrut dans la même proportion. Ce nom s'appliquait aussi à une subdivision de la milice. — Le chef d'une décurie , civile on militaire , était nommé décurion. On donnait aussi ce nom aux sénateurs des colonies romaines et des municipes.

DËDALE, personnage fabulenXi natif d^Athènes, est célèbre comme mécanicien et statuaire. Il inventa, dit-on, le vilebrequin, )a scie, la hache, le niveau, les mâts et les voiles de vaisseaux. Ayant tué par jalousie son neveu Talus, qui promettait de le surpasser un jour, il fut exilé par raréopage et se retira dans Ttle de Crète. Là il p&tit, par les ordres de Minos, le fameux Labyrinthe; mais ayant favorisé les amours criminelles de Pasiphaé, épouse de Minos, ce prince l'enferma lui-même dans cet édifice avec son fils Icare. Il fabriqua, pour s'échapper, des ailes formées de cire et de plumes d'oiseaux, et traversa ainsi les urs ayec son fils: Icare ayant péii dans la mer par son imprudence. Dédale arriva seul à Cumes en Itdie. Il y ofttit un temple à Apollon; de là il passa en Sicile, où Cocalus, roi de la contrée, le reçut d'abord très-bien; mvs ensuite. craignant que Minos ne hil déclarât la (perre, ce roi le fit tuer. —Les Grec^ ont donné depuis le nom de de Dédale à plusieurs autres artistes habiles.

DEE, nom commun à plusieurs riv. de la Grande- Bretagne, dodt une dans le pays de Galles rtférioneth) : elle passe à Chester et se jette dans la oer d'Irlande (c est l*anc. Deva ou Seteiay, et une autre en Scosse : elle sort du mont Caimtonl, ooule au S. et tombe'dans la mer du Nord près d*Aberdeen (à laquelle elle donne son nom), après 160 kil. de cours: (Test la Dêvana des anciens.

DSB (J.), astrologue et illuminé, fib d'un marchand de vin de Londres, né en 15SÎ , mort en 16(17, avait des connaissances en mathématiques et en astronomie, mais donna dans les rêveries de l'astrologie, de la cabale et de la magie, chercha fat pierre philosophale, et prétendit avoir des entretiens avec les esprits malins. Il parcourut PEurope, s'introduisit auprès de plusieurs souverains, teîs que la reine Elisabeth, l'empereur Rodolphe, Etienne, roi de Pologne*, jouit d'un moment de Saveur, puis se Ht chasser, et mourut dans la misère. 11 a publié de 1564 à 1591 un grand nombre d'écrits où sont consignées ses folies. Méric Casaubon a donné ses (ouvres, londres, 1659. On a publié à Londres la même année une nelationûdèle du commerce die Dee aicec Us esprits. — Son fils, Arthur Dee (1579-1651), médecin de Charles I, a aussi écrit sur la philosophie hermétique.

DEFAÏJCONI»RET(Aug. J.B.), célèbre traducteur, né à Lille en 1767, mort à Fontainebleau en 1843, remporta en 1786 le prix d'honneur au concours générail de l'Université, fut quelques anpées notaire à Paris, mais quitta de bonne heure une profession qui lui convenait peu et alla se fixer à Londres, ou il se livra tout entier à ses goûts littéraires. Il a publié des tableaux de mœurs anglaisée et a composé des romans historiques (Jeanne «aiilolM ouVUén^ lilloise, 1824; Wat Tyfcr, 182S: Jfownfeïto, 1827); mais c'est surtout par ses traductions de l'anglais mi il est connu : il a traduit les œuvres complètes de W ter Scott et de Penlmore Cooper, ainsi qu'un grand nombre d'ouvrages de Marryat, Washington Irring, lady Morgan, Maria Edgeworth, etc. Ses traductions se disj^nguent par l'exactitude, l'élégance, et par une connaissance profonde du génie de la langue anglaise.

BEFENDERS, association politique aecrète (m» forma en Irlande après la victoire de la Bojiie (169^. remportée par Guillaume III d'Orange, avait pour but de défendre les Catholiques opprimés, fille éuit OP"

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