‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 313 sur 578 · DELF · texte numérisé non relu

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troupeaux en introduisant en Krano* 6000 mérinos. Amateur éclairé des arts, il foi^à und beUe galerie de tableaux, (L^fitindie i>af ^es fih, et riche surtout «n cfaefii-d'œuTre des éooles hollandaise et flamaude. 1T laissa t>lu^ieai^ enfants, dont trois sont conutis: BerJiatnib (dont l'art, suit); François^ banquier, dé* pute, membre libre de Tlnstitut (né 1780, m. 1867); Gabriel , pair det^rance, m. en 1868, préfet de police do 1836 ft 1848, à qui Paris doit d'utiles réfôrniei.

DRLBssEfit (Benjamin), flla du préc., né à Lyoù en 1773, toort en 1847 en Angleterre, prit dés 1795 ia direction de la maison de banque de son père, frmda en 1801 à PassY une raf&nerie de sucfe où il introduisit des procédés nouveaux, réussit le premier en France à fabriquer le sucre de betterave, et reçut en récompense la croix d'honUeur de 1& main de Napoléon (1812); Importa d'Angleterre rinstitulion de la caisse d'épargne (1818); siégea 25 ans à la Chambre des Députés, et en fut oeut fois élu vice-président : c'est lui qui proposa de décerner Une récompense nationale au duc de Richelieu après la libération du territoire français, et qui fit abolir la loterie, ainsi que les maisons de ieu. Il fut un des principaux membres dé la Société philanthropique, et l'un des fondateurs de la Société d'encouràgfemeilt pour l'itidudtrie nationale : ferrent propagateur de rinstruction primaire, il fut surtout la patrott des salles d'asile. Justement autiionmié le Vtfe dês ouvriers, il légua 150 000 fn à la caisse d'épargne, à la charge de donner des livrets de 50 fr. & 9000 ouvriers choisis ehamie année. B. Delessert était membre libre dé l'Académie des teîencôs; il a formé de magnifiques collections botaniques et oonehyliologiques; sou herbier se compose de 80000 eai^KMs, qui ont été décrites par de Gandolle dani aes Itonet geleetm pbuuarûm. On a de lui, outre des discours polittquei et des écrits sur les nitgea d'épargne, le Guide du bonheufi 1839. L'Académie de Ly(m a couronné en lèfiO i'Ëloge de B, DitêMH par M. Gap.

DËLB13ZB ii. Ph. Fr.), aide-naturaliste, trtlie bibliothécaire du Muséum d'histoire naturelle » né à SisteroQ éù 1753, mort en 1835, test surtout oonhu

Sar soii Kéle pour ia propagation du magnétisme nimal. Il avait des connaissances égalemeUt étendues dans les lettr«s et dans les sciences, et y joignait des qualités morales qui le firent univenellement aimer et respecter. On a de lui : Hiet* crUitfUé du magnétisme animal, 1813, S vol. in-8 (réimprimée en 1819); Instruction ptatit^uesut le Maghitisme animal, 1819 et 1836; et plusieu^ autres éoriiii sut le même objet. Il a traduit les Améurs àet plûMei de Darwiii» 1799, les Saisont de Thompson, 1801, et a donné en 1810 Eudoxe, ou Énfrelims sur l'étude des sciences, excellent guide pour l'étudiant.

DELBYRE (Ant.), littérateur, Dé aux PoMets.près de Bordeaux en 1726, mort à Paris en 1797, étudia chez les Jésuites et fût d'abord d'une dévotion outrée ; se jetant edsulte dans l'incrédulité, il âe lia avec les philosophes. Protégé par le duc de Nivernais, il fut nommé bibliothécaire du duc de Parme. A la Ré^ volution, il fut envoyé à la Convention par le^dép. de la Gironde, et s'y occupa surtout d'inâtruetioîl publique. Deleyrea publié une Analyse delapkilosOphie deBaeon^ 1765, élégamment éente, mais où il mêle trop souvent ses idées à oellea de l'auteur; le Gëhù de Montesquieu, 1758; VEsprit de Si-Évremond. 1761, et idusieurft articles dans VEncyclopédie,

DELFT, V. forte de Hollande ^oU. mérid;), àl3 k. N. 0. de Rotterdam: 1801)0 hab. Murs fianqués de vieilles tours; canaut; belle place du Marché ;église neuve dont la tour a 100* de haut (cette tour renferme les mausolées de Ouill. d'Orange, de Grotius et de Uuwenliœck); h(hel de viDeTdit Prinsenhof ; grand arsenal, école d'artillerie. Faïenceries, fabriques de drape et lainages jadis en tenom. Aux env., fonderie de canons et TWudriére. — DëlTl fut fondée, dit-on, en 1704, pa^ Godefwy le Ôgsbu, duc de

Basse^Lotbaringie. Pitrie de LeuwenhoKk et de Grotit». C'est k Deift que Guillaume de Maam fot assassiné, en 1584.

DBLI^SHATEN, v. maritime de la HoUands dérid., à8 k. de Dslfl, dent elle est comme le port; 4000 h. Chantiers de constiuetion.

DBLHI , primltitemeât Inâta-Prasfha (t.-lHl. âemeute d^Indrd), gnnde v. de l'Hindooetan, oh.-), di district de Delhi, dâss la présidence de Gikutu. jadis capit, du roy. du Delhi et de toute la monarchie des grands Mogols, à 1300 kil. N. O. deCalcotu, à 180 ail. N. 0. d'Agn, sar la r. dr. de la Diomnah, par TSP kt Ut. N;, 74* 46* loua;. £. Cette ville a en, dit-od,.piés de !^00O00O d'bam.; eUe n'en eooifite plus guère gue iOOOOO. Quoique déebi», elle a de superbes édifices, notamment la grande mosquée et la KoitathMinar, tour de 80* de haut A Delhi résida jusqu'en 1858 l'héritier nominal des Grands Mogols; un agent anglais était chargé dé le surveiller.— Des souverains hindous régnèrent à Delhi jùsqU'ea llOl. Elle fut alors conquise par kahmond le Gaxnévide; en 1 193 . elle tomba aux mains de princes aljghans ou patans. tamerlan la prit et la pilla en 1398. EUe na se releva qu'en 1631 , époque où Cbah-DjihaEi ea fit de nouveau le siège de Fempiré. Tré^^lorissante sous Aureng-Zeyb) Delhi commença il déoholr i la nort de ce prinee< fille fut prise ei inondée de sang en 1739 par Nadir à la tète des Persans .en 1780 parks Mahrattes : le premier pillage valut, ait-én, aui vainqueurs plus de 10 miluarde de francsi Las Anglais s'en emparèrent une 1** foie en 1761 , et «ne 3* en 1803. EUe s'insurgea en I8fi7, mais fut féduiu h même année. ^ L'anc.prov. de Delhi, entre ie ta* hoté aa N., l'Agrah au S.^ TAouda au 8. £.. k Moultan au S. 0., avait 800 kiL sur 370, et env. 6 milllous d'hah. ; eUe est arrosée par le Gaoge Ht la Djomnah) le sol en est très^ertilej Ce pajs a été le centre de la mbnaiehie dée Grands Mogobj a»}, il appartient presque en entier aux Anglais et forme 6 districts ae la présideace de Galéatta.

DELUXE (Jaoq.), poète didactique, iiéà AigfMperse en 1738, était fitf naturel d'an aVoeat do pr6sidial de Clermont^ Il fUt soooesstveiilem professeur à Beauvais, à Amiesa, puis Au Collège de la Mâiche k Paris, il donna en 1769 une trad. des Qéotfiqm en vers qtd fut re^Ue avec une admiration dnlverselle et qui lui valut la chaire de poésie latine au Collège de France. Il fut admis à l'Adadémla française e& 1774. Il publia en 1781 son poème dw Jardins, q\à eut aussi beaucoup de Suecés. En 1784, il acoompagna ChoiseUl-Gouffler dans son ambaieade 4 ConstantiUople i en visitant le beau sol de l'Asie et les ruines de la Grdce, il conçut le plan du poème de Vltna^naHOn. Ruiné par la Révolution, il s'éloigna de Paris, alla d'abord en Lorraine, piii» paroourut la Suisse, l'Allemagne, l'Angleterre, marquant son séjour dans chaque pays par quelque œuvre nouvelle, il rerint en France en 1802 , s'y maria » reprit sa chaire au Collège de France, pubua plusieurs ouvrages, fruit de son exil, et mourut en 1813, travaillant au poème de la Vieillesse. Il était depuis plusieurs années affligé d'une cécité complète. On renise généralement à DeliUe le génie et l'invention, mais on le met au premier rang pour l'art de la versification et pour le talent descriptif. Outre les Géorgiquêt (1709), et les Jardins (1782), on a de lui : VBomme des Chdmps, 1800; un Dilhyrmnbe sur VimmormUté de Fâme, 1802; la PUié. 1803; une trad. en vers de VÉmide, inférieure à celle des Géorgiques: la trad. en vers du PahidtffP0rdt4,deMilton, 1805; VMaginiUi^, 1M)6; les trois Règnes de la Nature, 1809, la Con^rsaHen, 1 812 ; des FoéHes fugitives; une trad. de l'Essai sur l'Homme, de Pope, 1821 , posthume. Ses œuvres ont été publiées par Michaud, 1824, 16 vol. in-8, e| éditées par Lefèvre, avec notes, 1833, 1 vol. grand in-8. On les a réunies en un seul vol. compacte dans .le Panthéon tittéraHre, Delille porta quelque temps le titi% d'd^MpWrce qu'il possédait rahbaye 00

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St-SéTorin \ mais il De suivit pas la carrière ecolésiaa- Uque et même obtint une dispense pour se marier. DEUSLE (GaiU.), géographe du roi, né à Paris en 1675 1 mort en 17254 reçut. ies leçons de Gaâsini et publia un grand nombre de cartes nien préférables àtûutes celles qu'on avait alors. Il entra en 1702 à l'Académie des sciences, et fut chargé d*etiseigtier la géographie à Louis XV encore enfant. Outre ses cartes, on a de lui un Trmité du Ofun det fkuvei, Delisle est le premier qui ait Iréfortné la géographie d'après les observations moderuea des Voyageurs et desastroDomes. Fontenelle a écrit soni^kiga^-^Claude Delisle, père du prée. (164V1720), a laissé plusieurs ouvrages d'histoire et de chronologie; Joseph Nicolas, frère cadet de Guill., astronome distingué , membre de l'Acad. des scieacas (1714), professeur au Collège de Pranoe, eut peut élèves Lalande et Messier.

DSUSLB BE SALES (J. B, 190ARD, dit), écrîvahi médiocre, né à Lyon en 1743, mort ft Paris en 1816, quitta roratoire pûtlr vivre dans le monde, se lia avec les philosonbes et pubila on grand nombre d'é> crits dont les plus oonnus sont : Philosophie de la natwr$, 1769 et 1804, ouvrage qui fut poursuivi et brûlé au Ghâtelet j Philosophie du bonheur, 1796; Mémoire em ftiveur de Dieu, lfi02; Histoire des Hommes (continuée par Mercier), 1781 et années stiiv. , 52 Toi. On l'a surnommé le Svii^ de Diderot 11 a cependant combattu le matérialisnie et Tsthêisine. On trouve dans ses écrits ^elques idées Meuves et brîflautes, mais un style diffus et emphafiqtte. Outre ses ODvtages originaoi, fi a donné une trad. de Suétone. DfiUUM, V. de Béotie , vls-à-tis de l'Ëubée, au S. K. d'Aulis. Il s'y livra en 424 av. J.-C., entre les Théteins et hs Atoénton», un combat où Socrate sauva la rie à Ateifaiade et à Xénopbon.

DELLA-MABIA (Domenico) , compositeur, d'orfgioe italienne, né & Marseille en 1794, m. en 1800, passa dix ans en Italie, reçut les leçons de Paesîello, débuta en 1796 par le Prisonnier (paroles d*Al, Duvai), opéra-comique qui excita un véritable enthousiasme, et donna en quatre ans 6 antres opéras qui, bien que moins connus, eurent aussi du succès. Son mérite réside surtout dans hi niAveté.

DELLA-ROMA. F. LircA neliA rôbia.

DELLE, eb.-l. de c. (Haut-Rhin), à 21 kîl. S. E. de Belfort, au pied d'un rocher qui portait un château détrait par les Français en 1674; 1100 h. Douane. UELLBY (de)^ famiQe noble ef aûc. du pays de Vaud, s'établit en France au xvu* siècle et y forma l«s branches d'Agier, de Blancmesnil et d'Avaize. — Pierre de Deïley d'Agier, né à Romans en 1750, m. en 1827, député de la noblesse du Danphiné aux ^tsgénérauit de 1789, puis membre du Consettdes Cinq-Cents et du Corps législatif, qu'il présida en 1800, sénatsnr sous FEmpire, pair sous Louis XYIII, donna «n ffrand essor à Tagriculture dans la DrÔme, et fonda à ses frai» un hospice au Bourg-du-Péage, une caisse de secours poijr les ouvriers sans ouvrage, et plusieurs autres établissements philanthropiques. Il fut fait comte par Louis XVïlI.

DELLYS, V. et port d'Algérie (pfov. d'Alger), à 95 k. E, d'Alger (parterre); 1069 h. Beaucoup de pirates jadis. Bâtie sur les ruines de l*anc. 1tusueuirru;occxi- P«e par les Français en 1844. Paquebots pour Alger, DELBfE, ch.-l. de c. (Meurthe), à 12 kû. N. 0. de Chàieeu-Sâdinsj 666 hab.

iniLitflNltTM, auj. Douvno ? capit. de Fane. Dalnjatie, au S. E. de Salone et an N. 0. de Narona. Prise en 155 aV. J.-C. par Scip. Nasîca Corculum.

BELOLMB (J. L.), publiciste de Genève, né en n40, mort en 1806, exerça la profession d'avocat dans 'sa patrie , puis voyagea pour étudier ta constitution de dîvers Etatà, et se fixa en Angleterre où il resta presjque jusqu'à la fin de sa vie, composant des écrits politique* ou écrivant dans les journaux. Son fajté de la Consttlutton d'Angleterre, 1771, est l'ouvrage le plus propre à faire connaître et apprécier 1« gouvernement de ce pays. Malgré son mérite, il

mena ime vie misérable, ce qu'il dut & sa passion pour le jeu et le plaisir; il ne fréquentait que la société la moins relevée.

DELORBIË (Philibert)^ ârehiteete fhiticais, né à Lyon vers 151d, moit à Paris en 1570. étudia en Italie, et fut attiré à Paris en 1537 par le cardinal Du Bellay, gui le fit connaître â la cour de François I et de Henri II. Û y flit comblé de faveurs et reçut nnôme en don plusieurs abbayes, quoiiju'il ne fût que tonsuré. Delorme donna pour Henri II les plans des châteaux d'Anet et de Meudon, et plus tard, pour Catherine de Médicis , ceux du palais des Tuileries , dont il fut nommé gouverneur II a publié un Traité complet de VÀrt de &dltr, suivi de NoUi)elles Inventions pour bien bdiir et à petits frais, Paris, 1561 ; il a laissé son nom i une espèce de couverture en charpente de son intention. Enthousiaste de l'architecture antique, Ph. Delorme s'efforça de l'adapter au climat et aux moeurs de la France.

SËLOUMB (Marion), fameuse courtisane, née en 1612 ou 1615 à BIols, d'une famille bourgeoise, brillait par l'esprit autant que par la beauté. Elle eut pour premier amant le poète Desbarreaux, et après lui Cinq- Mars, le duc de Backingham, ainsi c^ue plusieurs autres jeunes seigneurs de la cour. Louis XIII lui-même fut , dit-on , un des premiers à lui offrir ses hommages. Liée avec Ninon de Lenclos, elle partagea avec elle les suffrages de tout ce que Paris avait de plus galant et de plus spirituel. Après l'arrestation des princes de Gondé et de Gonti pendant les troubles de la Fronde, elle fut sur le point d'être arrêtée elle-même: mais sa mort, qui survint inopinément, empêcha l'exécution de l'arrêt (1650). Selon une version romanesque, qui ne mérite aucune créance, elle ne serait réellement pas morte à cette époque, mais elle aurait fait répandre le bruit de sa mort, afin de fuir plus aisément. Elle aurait eu depuis une foule d'aventures et n'aurait cessé de vivre qu'en 1706. Tallemant des Réaux, son contemporain, la fait mourir & 39 ans et donne sur sa mort des détails qui ne peuvent laisser aucun doute. La vie singulière de cette femme a fourni en 1804 à Dumersan et Pain le sujet de la Belle Marie, vaudeville, et à M. V. Hugo l'idée du beau drame de Marion Delorme.

DELORME (P. Cl. Franc.), peintre dliistoîre, né à Paris en 1783, mort en 1869, eut Girodet pour maître et suivit les traditions classiques de l'Empire. Après avoir passé plusieurs années ert Italie, if exposa, à son retour, en 1810, la Mort d*Âbely où se révèle déjà la puissance de son pinceau, il produisit ensuite un grand nombre d'œuvres remarquables : Héroet ïxandre, 1814; la Hésurrection de la fille de Jali\ 1817 (à St-Rich); Jésus dans les limbes, 1819 (à KoHe- Dame);T^Aaifi enlevé par rAur(Te, 1822 (au Luxembourg); Sap/io et Phaon, 1833 ; Eve cueillant le fruit défendu, 1834; la Madeleine au tombeau du Christ, 1835 ; le Repos en Egypte, 1850. En outre il exécuta de nombreuses peintures pour les palais de Versailles, de Fontainebleau, de Neuilly, de Comuiègne, décora la chapelle de la Vierge àSi-Gervais, celle de St-Pierre à St-Eustache, et peignit pour la coupole de Notre- Dame-de-Lorette la Translation de la Ste Madson pur les anges. Ce maître alliait avec un goût parfait le choix (Tes formes et Texpression qui donne le charme.

DÉLOS, une des Cyclades, au N. 0. de Naxos, entre Mycone et Khénée, renfermait le mont Cynthus et était consacrée i Apollon et à Diane. Suivant la Fable,. Neptune la fit sortir des eaux pour que Latone, poursuivie sur terre et sur mer par la jalousie de Junon^ trouvât enfin un asile où elle pût mettre au monde ses deux enfants. Depuis, cette île fut un lieu sacré : il n'était pas periniâ aux femmes d'y accoucher; on ne pouvait non plus y enterrer les morts : on les transportait dans l'île de Hhénée qui en était voisine. Tous les 4 ans les Athéniens envoyaient à Délos une tlUorie ou Réputation sacréeu>-Sur la côte 0. de ?Ue de Déioà^tait une v. du même nom, avec un magnifique temple d' Apollon, où le dieu rendait des oracle i

DELU

DËMA

célèbres. — Danus et Xerxès avaient respecté Délos

Bindant les guerres médiques, mais les généraux de ithridate la dévastèrent; depuis ce temçs elle est restée fort pauvre; elle est avj. presque inhabitée.

DELPÈCH (Jacq. Matthieu), savant médecin, né à Toulouse en 1772, mort assassiné en 1832, fût nommé en 1812 professeur de chirureie à Montpellier, et rivalisa pendant 20 ans avec Tes professeurs les plus célèbres. On a de lui : Précis des maladies chirurgicales f 1815; Chirurgie clinique de Montpellier, 1823; Ùrthomorphief 1829; Mémorial des hô^ pitaux du Midi ,1831.

DELPHES, Delphi, auj. Castriy v. de Phocide, sur la pente S. 0. du Parnasse, fut d'abord nomméPytho^ du serpent Python, tué, dit la Fable, par les flèches d'Apollon, sur le lieu même qu'occupa depuis la ville. Les anciens reg:ardaientl>elpnes comme une ville sacrée et la plaçaient au centre de la terre {omhilieus terrx). Son teinpie et son oracle d'Apollon la rendirent célèbre dans tous les pay» habités par des Grecs ( F. py- THii:). Elle était le centre d'une puissante amphictyonie. Les villes grecques, et môme les princes étrangers, envoyaient à Ûelpbes de riches présents, ou y mettaient leurs trésors en dépôt, en lespUçant sous H protection du dieu. Aussi les richesses de cette ville tentèrent-elles souvent la cupidité : pendant la guerre sacrée (de355à345 av. J.-C). Philomôle, Onomarque, Phaylle, Phalèqueles enlevèrent presque toutes; en 278 av. J.-C les Gaulois, conduits par Brennus, marchèrent sur Delphes, qui ne futpréservée que parla déroute qu'ils éprouvèrent au passage du mont Parnasse.

BELPHINATUS, nom latinisé du dauphih^.

DELRIEU (E. J. Bapt.) , auteur dramatique, né en 1760, mort en 1836, fut professeur de rhétorique à Versailles. Il a composé une foule de pièces : tragédies, comédies, drames, opéras, mélodrames, il a tout tenté. Ses meilleurs ouvrages sont : le Jaloux malgré luif comédie en un acte, et ArUMerce. 1808, tragédie en 5 actes, où. il imita Métastase; Demitrius^ 1815; Léonide, 1836. En 1793, il faisait des Couplets en l'honneur de la Montagne; en 1811 , il fit une Ode sur la naissance du roi de Rome,

DELRIO (Mart. Ant.), savant iésuite, né à Anvers en 1551, mort en 1608. Il remplit d'abord de hautes fonctions publiques, fut sénateur au conseil de Brabant et vice-chancelier; mais dégoûté des affaires par les guerres civiles, il se fit jésuite en Espagne. Il enseigna les saintes lettres à Salamanque, à Douay, à Li^e, à Louvain. Il a donné des notes estimées sur C. Solin, Claudien et Sénè^ le Tragique, 1574, et a laissé 6 livres de DisquisUiones magicx^ 1599, oA il montre une grande crédulité : cet ouvrage a été trad. en français par A. Duchesne, 1611.

DELTA DU NIL, grand territoire triangulaire de l'Egypte, était compris entre les deux brasdiPNii dits hrancnes Canopique et Agathodémon ou Pélusiaque, et la Méditerranée : un autre bras, l'Athribi tique, le divisait en Crand-Pdto àl'O. et Petit-Delta kVE. Le nom.de Z>e{to avait été donné au pays à cause de la ressemblance de la configuration avec la lettre grecque A. — Par suite, on a donné le nom de Delta aux contrées situées de môme entre les 2 bouches extrêmes de plusieurs grands fleuves, tels que le Danube, le Pô, le Rhin, rlndus, le Gange, le Niger, le Missouri.

DELUC (J. André), savant, né à Genève en 1727, mort à Windsor en 1817, était fils d'un horloger. T«]ommé en 1768 délégué de Genève à Paris, il devint en 1770 membre du erand Conseil de Genève. Il s'est surtout occupé de physique et de géologie , a parcouru presque toute rEurope nour recueillir des observations, et s'est efforcé oe faire cadrer ses découvertes avec le texte de hi Genèse. Il passa une partie de sa vie en Angleterre, et fut nommé lecteur de là reine (1773). Ses principaux ouvrages sont : Théorie des baromitres et des thermomètres; Nouvelles idées sur la météorologie, 1786; Lettres à la reine d'Angleterre sur les montagnes et V histoire de la Terre, 1778-80; Éléments de géologie , 1809;

Voyages géologiques, 1810. Il donna en 1801 un Préeii de la philosophie de Ba^on, dans le but de combattre Lasalle, traducteur infidèle duphQosophe anglais; cet ouvrage est peu digne de lui. On doit à J. A. Deluc det perfectionnements importants dans le baromètre, le tbermomètre etl'hvgromètn.

DB Loc (le comte), ambassadeur. V. luc (comte de).

DÊLVGB. Suivant la Genèse, Dieusubmer^eatoate la terre en punition des crimes toujours croissants de ses habitants. Noé y échappa seul avec ss famille, en se réfugiant dans VArche (V. noé). On place cet événement l'an du monde 1656, 3308 av. J.-G. (1348 sebn Ussèrius). — On trouve chez presque toutes les nations anciennes le souvenir d'un cataclysmeanab-

Sue. Les annales delà Grèce ont conservé lamémoire e plusieurs déluges partiels : les deux principaoi arrivèrent sous Ogygès et sous Deucalion : ce dernier inonda la Thessalie l'espace de trois mois.

DELVIMCOURT (Claude Etienne), jurisconsulte. néàReims en 1762, mort à Paris en 1831, était iTUt la Révolution agrégé à la Faculté de droit de Puii Il y rentra dès que les écoles furent rouvertes, devint doyen, et fut des premiers à commenter le non* veau Code : il publia dans ce but des Institutet dt Droit civil (1808, 3 vol. in-8), et de Droit commercial (1810, 2 vol. in-8). Malgré des vices de rédaction, ces ouvrages rendirent service parce qu'ils défrichèrent le terrain. Légitimiste ardent, Delvincourt fut nommé censeur en 1814, et membre du Goi^ de l'instruction publique en 1824; il perdit ce der^ nier poste en 1830.

DELVINO ou DKLOWA, Gythanêr, v. de Turquie d'Europe (Roumélie), dans Pane. Albanie, ct^. de sandjak, à 64 kiL S. 0. de Janina; 12000 bBb.-I^ sandjak de Del vi no s'étend le long de l'AdriatHpe « est traversé par les monts de la Chimèrs (numta acroceraunit). Il répond à l'anc. Chaonie,

DELY-IBRAUIM, commune d'Algérie, à II nL S. â. 0. d'Alger; env. 1500 hab. C'est notre premier essai de colonisation en Algérie.

DÊMADE, orateur d'Athènes, qui de simple matelot s'éleva par son éloquence aux premiers emploie de la République. Fait prisonnier par Philippe à la bataille de Chéronée (338 av. J.-C.), il sut se coocilier l'estime du vainqueur par sa franchise et obtint sa liberté. Il resta depuis toujours attaché à UMacédoine, soit par conviction, soit plutôt par vénalité, et fit prévaloir à Athènes les proposiUons les plus favorables au parti macédonien. Adjereure acharné de Démosthène. il proposa, à l'approche d Antipater, le décret qui condamnait à mort ««^UJ. orateur. Ayant plus tard trahi AntipaterpourPeroiccas, il fut mis à mort par Cassandre, fils d'Antipater, (318). Il ne reste sous son nom qu'un seul disooun (dans les Oratores grxei de Reiske, tome iV.ctoans la Bibliothèque grecque de Didot), dont l'authenticité n'est même pas démontrée. ^ ^,^.

DÊMARATE, Corinthien, fut chassé de sa P"^ lors de l'usurpation de Cypsélus, et vint «2,^ *!i J.-C. s'éteblir à Tarquimes en ItaUe. Son fils, qu" nomma Tarquin, régna sur Rome. , , -u

DfiMARATE, roi de Sparte de 520 à 492, fut ewe

ir les intrigues de son collègue Cléomene qui»> passer pour bâtord, et se réfugia à la cour oe tw iius. La franchise de ses discours ayant irrité WbJ»"^ roi, celui-ci le fit mettre à mort. On dit qutyan» ^ connaissance des projets du roi de Perse wd^ Grèce, il en avait donné avis à ses co°9fSÎ;^ie$

DEMAENE (J. L.), peintre fiamand, néàB[tt*J' en 1744, mort en 182», a produit une foule decj^^^ mants tableaux de genre dans lesquels les V^lçz^i ges , les animaux et le paysage se disputent i va ^ Le Musée de Paris en possède trois (une ^wj^^ village , une Diligence sur une route, ^tL^ y. qui peuvent faire apprécier cet émincnt .^Hv^j ^ ton vigoureux de ses iolies figures ne nuit jw*** l'harmonie de l'ensemble. , ^.aiaXf^

DÉMARQUE rc-à-d. chef de dêmh «»**"•

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