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posée à la faction des Orangistes, EUe joua ua n'aad
rôle dins les soulèvezneDts de 1798 et 6e 1803.
DÊFENXSTEATION i» praooe, nom donné h un acte de violence exercé à Prague le 23 mai 1 618 par les £t&ts de Bohême contre les gouverneurs impériaux SiATataetMartiniZy et leur secrétaire Fabrlcius. L'empereur Xathiasayant violé lespriviléges de la Bohême» les mécontents, guidés |Mir U comte de Thum, sa mésentèrent en annes au château du Hradchine à Prague, résidence des gouverneurs impériaux; et comme ces derniers, gui ne pouvaient aans un ordre de l'empereur satisfaire à leurs demandes, imploraient un délai«ils les précipitôrent par lesjîendtms; mais tQus trois échappèrent a la mort. Cet événement fat le signal de la guerre de Trente ans.
DEFOE (Daniel), auteur du Hobinfon, né h hoadres vers 1663, mort en 1731, était fils d^un Wcher et exerça Itti-même Tétat de )iozmetier ; jmîs, entraîné par son goût pour la politûjue et la littérature, il ne s'occup gu^re que d'écrire. Appartenant au parti des Whigs et des Non-Conformistes, il combattit daDs plusieurs pamphlets virulents le gouvernement impopulaire de Jacques II. et prépara de tout son pouvoir la révolution /le 1688. Il jouit de quelque faveur au^jr^ de Guillaume d'Orange, et obtint alors des einplois lucratifs. Mais sous le règne moins libéral de la reine Anne, il fut condamni en 1704 au pilori et à la prison poux avoir écrit contre l'intolérance de l'église azxgficane. Il puUia de sa prison une Revue f ouvrage p^iodique qui eut un grand débit, 1704-1713. Bendu A la liberté, il fut employé por le gûUTçroement k travailler à l'union de 1 Ecosse et de l'Angleterre «t réussit dans cette mission. Mais de nouveaux pamphlets lui ayant attiré de nouvelles disgrâces, il se dégoûta de la politique et ne s'occupa plus que de littérature ; il publia dans les quinze dernières années de sa vie plusieurs ouvrages fort originaux qui obtinrent pour la plupart beaucoup de succès : r Instituteur de fi^miUe, 1715, qui eut une vingtaine d'éditions; la Vie et les Âventuret de £ohiusoa Crusoé, 1719, que tout lezoonde a lu; ?a fie du capitaine Sin^tou; JJistoire de Duncaa Camphdl, — de MoUy Flan4ert, — du polouel Jack, ~ ie Koxane; Mémoiret d^un cgJoaUefj 1720-24; Uigtoire politique du Piable, 1 726 ; Système de Mugie^ 1 729, Le Robinsou Crusoé a été traduit dans toutes Ias langues: la première traduction française, par St- Hyacinlne et Van E0en, parut dès 1720; une des plus ûdèles est celle de Mme Tastu, 1835.
D£F0R1S <J. P.), bénédictin de la congrégation de St'Maur, né à Montbrison en 1732, guillotiné k Paris en 1794, continua la collection des Conciles àes GauUSj .et publia ; Béjuiation j^un nouvel owvragede /. /. Rousseau (f Emile), 1762; Réponse à la lettre deJ. J, Rousseau à M, de Beaumont. 1764; i>ela Vie monastique, 1768; Doctrine de VÉûUse sur les vertus cMttennes, 1 776. 11 a continué la belle édition ds Bossuet commencée par Lequeux.
DEFTEBDAR, c.-à-d. garde-rôle , grand officier chargé, en Turquie et en Perse, de tenir les rôles <ie la milice et des revenus de TJStat Comme nos anciens aur'uitendants des lipances, il dispose des revenus de l'empire et reçoit les comptes de tous les agents du fisc. Il siège au Piva^n.
DKGO, bourg des ^tats sardes, à 25. kil. a d'Ac- 9ui, sur la Bormida. Victoire de Bonaji^rte sur les Autrichiens, 15 avril 1796.
DëGUERLE (J. N. Marie), littérateur, né en 1766 à Issoudun (Indre) , mort ^ Paris en 1824^ fut professeur de rhétorique au Prytanée et au L^cée Bonaparte, puis censeur au Lycée impérial (Louis-le- Grand). On a de lui : Éloges des perruques (jeu d'es^ prit qui çarut sous le nom supposé du docteur. Aker- *to) , Paris, an vu (1799); la Guerre civile, imitation libre de Pétrone (en vers français), imprimée avec le texte latin en regard, an vu; et une traduction en prose de r^n^ide, Paris, 1825, 2 vol. in-8^ posthume.
DEGCIGIVES (Jos.). savant orientaliste, né en 1720
à Pontoisej mort en 1800, étudia les langues orientales, spécialement le chinois, sous Fourmont; fut nonuné en 1745 secrétaixe-interprète pour ces langues, en 1753 membre de l'Académie des inscriptions, en 1757 professeur de syriaque au Collège de France, et en 1769 garde des antiques du Louvre. Ses principaux ouvrages sont : V Histoire des Huns y des Turcs, 4es MogoU et autres Tartans^ 1756-1758. 5 ToL in-4, et un Mémoire dans lequel on prouve que les Chinois sont une colonie égyptienne, 1769 : ce système, établi fort ingénieusement par 1 auteur, a été fortement attaqué et parait auj. abandonné.
DEHLI, V. de rinde, F. delhi.
B^IPAMIE* fîUe de Lycomède, roi de Scyros, fut aimée d'Achille, alors caché à la cour de Scyros sous des habits de femme, et devint mère de NéoptoLéme. Staçe a chanté cette aventure dans son poème d*Achille à Seyros,
PSmSE, V. de Belgique (Flandre orient.), sur la Lys, à 20 k. N. E. de Ctourtray; 3700 hab. Toiles, grajoâ, bi^re, genièvre, bestiaux. Les Normands la ravagèrent en SisO. Philippe IV, roi d'Espagne, l'éri^ea en marquisat en faveur de Diego do Guzman , qui la vendit i Florent de Mérode en 1632-
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sable dans ses mains , mais elle oublia de domander en même tempis une jeunesse inaltérablo. Quand Ènée vint en Italie, elle avait déjà 700 ans : c'est elle qui le guida aux Enfers ; c'est elle aussi , suivant Servius, qui Vendit à Tarquin les livres Sibyllins.
DÉiPBOBE, UeiphobuSy prince Troyen, fiUdePriam et d'Hécube, épousa Hélène après la mort de Paris. Il fut poignaroé pendant son sommeil par Ménélas, qu'Hélène ménae avait introduit dans sa maison,
DEm-EL-KAMAR, c-àrd. maison de la Utne, v. de Syrie (Acre), à 90 kU. N, E. d'Acre: 2000 hab., Druses et Chrétiens. Eglise et couvent catholiques. JLes Chrétiens v furent égorgés en 1860 par les Druses, qui furent nientdt après châtiés parles Français. Aux env, . château fort, résidence de l'émir des Druses.
BEIBIE, roy. fondé par les Angles dans la Grande- Bretagne au VI* 3., fut réuni à celui de Bernieie en 547, et forma le roy. de Korthumberland, un des sept de l'Heptarchie.
DËJANI&Et fille d'CEnée. roi de Calydon, en Étoile, fut épousée par Qercule qui en eut Hyllus. Le centaure Neasus. qui la portait pour lui faire traverser le fleuve Bvénus, ayant voiuu l'enlever, Hercule tua le ravisseur en Im Lançant une flèche envenimée. Avant de mourir, Nessus, pour se venger, donna àDéjànire sa tunique teinte de son sang empoisonné, en lui assurant que c'était un talisman propre à ramener son époux s'il était infidèle. Quelque temps après. Hercule s'étant attaché à lole, fille d'Euryte, roi d'Œcbalie, Déjanire voulut faire l'essai de la tunique fatale, mais le poison qu'elle contenait fit mourir le héros dans des souffrances cruelles. Déjanire se tua de désespoir. Cet événement a fourni le sujet des Trachiniennes de Sophocle et de l'Hercule au mont OEta de Sénèque. VEnlèvement de Déja^ nire est un des plus beaux tableaux du Guide.
DEJAURE (J. B&n^c). poète dramatique, né en 1761^ mort à Paris en 1799, a donné de 1789 k 1798 If^ pièces, «omôdies. opéras, opéras-comiques, qui,
Sour la plupart, ont eu du succès, entre autres : hooiskay musique de Kreutzer. l/91^ la Dot de Sujette, comédie en un jBcte, mêlée d'ariettes, musique de Boleldieu, 1798 ; JTojitaao et Stéphanie, opéra, musique de Berton, 1799; Imogène, imitée de la Cymbeline de Shakespeare.
DEJEAN (P. Franc., comte), général du génie, né en 1749 à CastelDaudajpy, mort a Paris en 1824; fut chargé de différentes missions sous le Consulat; tint de 1802 k 1809 le portefeuille de la guerre; adhéra au gouvernement de Louis XVIII en 1814, et fut nommé pair de France; se rallia à l'Empereur après
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les Cent Jours; fut néanmoins rappelé à la pairie en 1819.
BBJEAN (P. F. Aug., comte), lieutenant général et entomologiste, né en 1780 à Amiens, m. en 1845, était fils du précédent. Général de brieade à 30 ans, il fut dès 1813 aide de camp de Napoléon, prit une part glorieuse aux bat. de Ligny et de Waterloo, fut exilé par les Efourbons de 1815 à 1818, et ne reprit d'activité qu'en 1830. En même temps il se plaçait parmi nos premiers entomologistes par une collection d'insectes la plus complète que Ton connaisse, dont il a publié le CcUaloguêj 1821-33, et par d'importantes publications : Species général des coléoptèreSy 1825-1839, 7 vol. in-8'. Iconographie et histoire naturelle des coléoptères d'Europe^ avec Boisduval et Aube, 1829 et suiv.
DËJOCÈS, d'abord juee, puis roi des Mèdes (de 733 k 690 selon les uns, dfe 710 à 657 selon d'autres). Il fonda Ecbatane, et réunit en un seul peuple toutes les tribus de la Médie.
DÉJOTARUS, roi de Galatie, avait été dépouillé de ses Ëtats par Mithridate et rétabli par les Romains; embrassa le parti de Pompée; fut dépouillé de ses Ëtats par César, qui les lui rendit bientôt; fut dans la suite accusé d'avoir conspiré contre le dictateur, mais déren4u par Gicéron et acquitté; mourut vers l'an 42 av. J.-C.
DEKEN (Agathe) , née pu 1741 à Amsterdam, m. en 1804, a publié en société avec Elizabeth Bekker des romans hollandais qui eurent une grande vogue, entre autres Sara Bvrgerhart , 1782; Histoire de Wilhem Leevenp, 1784-1785. Agathe Deken et Elizabeth Bekker sont regardées comme ayant créé le roman hollandais.
DE1LKAN (roy. de). F. nâcAN.
BELABORDE^ delachambre, etc. V. labordb, etc.
DELACROIX (Eugène), peintre français, né à Charenton-St-Matirice (Seine) en 1798, m. en 1863; était fils d'un conventionnel; fut élève de Guérin, mais abandonna bientôt la tradition académique, sacrifia le dessin à la couleur, et, suivant un mouvement semblable k celui qui s'accomplissait alors dan!) la poésie, produisit une foule d^œuvres fort admirées des uns, fort critiquées des autres, qui firent de lui le chef de l'école romantique dans la peinture, et dont les incontestables mérites lui ouvrirent, après bien des résistances, les portes de l'Institut (1857). Les principales sont Dante et Virgile, Marmo FalierOy le Christ au Jardin des Oliviers, Justinienf Miphistophélès et Faust, la Mort de SardanapaU, le Combat du giaour et du paehay la Liberté guidant les peuples sur les barricades, la Mort de VEvéque de Liège, la Bataille de Nancy, les Femmes d'Alger, le Prisonnier du Chillon, la Bataille de Taillebourg, Médée, Hamlet et Uoratio, la Prise de Constantinople par les Croisés, la Mort de Marc Aurèle, le plafond de la Gnlerie d'Apollon, au Louvre, des peintures décoratives pour la Chambre des Députés, le palais du Sénat et tiiverses églises, etc. Quelles que soient les objections eue soulèvent, pour le dessin , plusieurs des toiles (TE. Delacroix, on est aujourd'hui d'accord pour y reconnaître une composition dramatique . un pinceau vigoureux, une rare puissance de coloris.
DELAFORGE (L.), médecin de Saumur, ami de Descartes, a donné un Traité estimé de Vdme et de son union avec le corps, diaprés les principes de Descartes f en latin, 1666.
DELAHAYE, graveur -géographe, né en 1725 à Paris, mort en 1802,élèvedeUelisle. grava les cartes de d'Anville et de Robert de Vaugondy. On le regarde comme le créateur de la gravure topographique.
DELAISTRE (Franc. Nie), statuaire, né à Paris en 1746, m. en 1822^ a exécuté des œuvres qui le placent à côté des Paiou, des Cartelier, entr'autres : V Amour et Psyché, Phocion, Joseph Bonaparte^ les Quatre évangélistes, ei plusieurs nas-reliefc pour le Panthéon et la Colonne Vendôme.
DELABIALLE (Gaspard Gilbert), avocat, né en 1752, m. en 1834; fut sous l'Empire conseiller de l'université et conseiller d'Etat; a laissé un Bsâai d'institutions oratoires^ 1816.
DELAICALLK (DUREAD-). F. nURBAO.
DELAMARCHE (Ch. Fr.), géographe, né en 1740, mort en 1811, acquit en 1786 le fonds de Robert de Vaugondy, et fit aux traités classiques de géographie des améliorations qui rendirent longtemps ses ouvrages populaires. On estime surtout son Traité de la sphère et de Vusage des globes, 1790.
nELAMABCHE (Olivier). V. la marche.
DELAMBRE (J. B. Joseph^ astronome, né en 1749 à Amiens, mort en 1822; fut d'abord professeur de belles -lettres, et ne commença à étudier l'astronomie qu'à l'âge de 36 ans; débuta par la construction des tables d'Uranus (planète récemment découvert? par Herscheil), etpuDlia plusieurs Mémoim qui firent faire de grands progrès à la science ; lut nommé (1792) membre et plus tard secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, et fut chargé avec Méchain de la mesure de la méridienne de France; entra au Bureau des Longitudes (1795); fut nommé (1802) inspecteur général des études; succéda (1807) à Lalanae dans la chaire d'a&Tronomie au Collège de France ; devint (1808) membre du conseil de l'Université, d'où il se vit écarté en 181.5. Ses principaux ouvrages sont : Base du système mitrique, 1810; Abrégé d'astronomie, 1813; Traiu complet d'astronomie théorique et pratique^ 1814; Histoire de l'astronomie, en 3 parties {ancienne, moderne, et du moyen dge), 1817-1827, 5 vol. in-4.
DEtANDDŒ (Ant. François), littérateur, né à Lyon en 1756, m. en 1820; fut membre de l'Assemblée constituante, et s'y montra fort opposé aux républicains : fut incarcéré sous la Terreur. On a de lui : Biblioth. des histor. de Lyon, 1787 ; et une édition augmentée du Dictionnaire de Châudon, 13 vol. in-8, Lyon, 1804.
DELANNEAD. V. lanneau.
DELAROCHE (Paul) , peintre d'histoire, né k Paris en 1797, mort en liB56, était fils d'un expert en tableaux et eut Gros pour maître. Il ne commença à être remarqué qu'au salon de 1824, où parurent S. Vincent de Paul préchant pour les enfants trouvés et Jeanne d'Arc dans sa prison. Il exposa, dans les années suivantes : la Mort d'Elisabeth, MissMaedonald secourant le Pr Pendant, les Enfants d'Edouard, le plus populaire de ses tableaux, Richelieu traînant ses prisonniers sur le Rhône, Masarin mourant, Strafford marchant au supplice^ Charles /•' insulté par des soldats, Cromwell regardant le cadavre de Charles /•', le Supplice de Jane Gray, l'Assassinat du duc de Guise. A partir de 1837. il cessa d'exposer, mais n'en continua pas moins à ti;^vailler sans relâche : il termina en 1841, après quatre années d'assiduité, V Hémicycle de l* École des beauxarts, admirable peinture à fresque, qui rassemUe les plus grands artistes de toutes les époques (on y compte 75 figures). Parmi les autres fruits de sa retraite, on remarque Bonaparte /VanchissafU les Alpes, Napoléon à Ste-Hélène, Marie-Antoinette après sa condamnation, la Cenci marchant au supplice, le Dernier ckdieu des Girondins, et plusieurs sujets religieux : Motse exposé sur le Nil, le Christ à Gethsemani, le Christ sur la croix; le Christ espoir des affligés, Y Ensevelissement du Christ, la Vierge au pied de la croix, la Vierge dhex les saintes femmes. la Vierge en contemplation devant la couronne d'épines, une Jeune martyre. Paul Delaroche a peint en outre, pour le musée de Versailles, le Baptême de Clovis, le Sacre de Pépin, le Passage des Alpes par Charlemagne et son Couronnement à Rome, et a exécuté un grand nombre de portraits, parmi lesquels on admire ceux de MM. Guisot, Saioondy, Rémusat et Thiers. Il fut admis en 1832 à ITnstitut et nommé, peu après, professeur à l'Ecole des beaiiT* arts. Il avait épousé une fille d'Horace Vemet, dont
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la mort prématurée assombrit ses deniières années. P. Deliroche r^eunit Tarten traitant des sujets modernes. Il s'attachait à la représentation du vrot plutôt qu'à celle de l'idéal et de l'héroïque ; il se plut surtout dans le choix de sujets dramatiijues, et lût le Casimir DéUmgne de la peinture. On raccorde à louer en lui la parfaite intelligence de la composition, la correction du dessin, un goût exquis et un rare talent d'exprimer par les traits de la physionomie le caractère et les sentiments les plus intimes de ses personnages. N'ayant guère traité que des anecdotes historiques et exécuté que des tableaux de petite dimension, il se place entre les peintres de genre et les vrais peintres d'histoire; Ses plus belles œuTTes ont été gravées par Henriquel Dupont, CaJamatu, Hercuri, Prudhomme, Martinet, François. M. Halévy a lu en 1858 à l'Académie des oeauxârts une fiotiu sur ce peintre.
DELATOCCHE. F. latoucbb et ouiMONn.
DELATOUR. Y. latodr
DBLAUNAY ou dblaunet (jourdan), gouyemeur de la Bastille sous Louis XVI, défendit cette forteresse contre le peuple de Paris au 14 juillet 1789. Staut tombé entre les mains des insurgés, il fut massacré. SELAUNAT (Mlle). F. 8TAAL (la baroune de). DELAVIGNB (Casimir), né au Havre en 1793, mort en 1843, était fils d'un négociant et étudia au lycée Napoléon. Il composa, étant encore sur les buics, un Dilhframhe sur la naissance du roi de Aome (1811), qui lui valut, avec un prix, la protection de Français (de Nantes) et une place dans les droits réunis. Il disputa pendant quelques années les p&lmes académiques, et présenta aux concours plusieurs pièces devers qui furent remarquées (Charles XII à Narva, la Yaecine, les Channes de Vitude), mais dont une seule, VEnseignement mutuel^ fut couronnée; puis il se fraya une route nouvelle en consacrant sa muse, après les désastres de 1 81 5, à des sujets nationaux, et pleura les malheurs de la France dans d'admirables élégies, qu'il intitulait ¥eis^t>nn««, assimilant nos malheurs à ceux de l'antique Messénie. Il se tourna enfin vers le théâtre pour lequel il s'était senti une vocation précoce. II donna en 1819 la tragédie des F^pret sieilienneSj qui fut représentée à l'Odéon avec un succès extraordinaire, Dien qu'elle eût été refusée au Théâtre-Français ; il lit jouer l'année suivante; au même théâtre, une comâie en vers, les ComidienSy qui ne fut pas moins bien accueillie; puis, en 1821, une nouvelle tragédie, le Paria ^ également remarquable par la nouveauté des situations, par la générosité des sentiments et la perfection de la poésie. Le ministère d'alors, irrite de l'esprit libéral qui perçait dans ses écrits, loi enleva une modeste place de bibliothécaire; le duc d'Orléans (roi depuis) s'empressa de le dédommager en lui confiant sa bibliothèque du Palais-Royal. En. 1823 parut V École des Vieillards ^ qui fut représentée au Théâtre-Français. Le succès de cette œuvre détermina l'admission de son auteur à l'Académie (1825). Au retour d'un voyage en Italie, il fit jouer la Princesse Àurélie (18:28), comédie qui fut froidement accueillie , puis Marino Faliero (1829), tragédie en cina actes, qui réussit beaucoup mieux. En 1830, C. Delavigne improvisa, le lendemain des journées de iuillet, la Parisienne ^ chant patriotique, qui fut bientôt répété d'un bout de la France à l'autre Retournant bientôt à ses travaux dramatiques, il donna successivement quatre grands ouvrages, où son talent flexible se montra sous des faces toutes nouvelles : Louis II (1832), les Enfants d'Edouard {\«i'S)y don Juan d'Autriche (1835), drame en prose, la Poiulariti (1838), comédie en 5 actes et en vers, inaépendamment de plusieurs pièces moins importantes : une Famille au temps de Luther (1836), tragédie en un acte; laFtUe du Cid (1840), tragédie en 3 actes; le Conaei/Ier rapporteur (1841), comédie en prose: Charles VI (1841), opén^faif en société avec son frère Germain, fipuisé par tant de
travaux, il quitta Paria en 1843 pour aller chercher le repos en Italie; mais il ne put arriver au terme de son voyage, et mourut à Lyon. Ses OEuvres comr plètes ont été réunies en 6 vol. in-8, 1846, avec une Noiicepss son frère. — C. Delavigne est le plus pur . et le plus classique des poètes de notre époque ; il rappelle la perfection de Racine. Tout en se garantissant des écarts du romantisme, il n'a pas craint, surtout dans la dernière moitié de sa carrière, d'emprunter à l'école nouvelle plus de hardiesse dans les situations, plus de liberté dans l'allure et de familiarité dans le style. Voué au culte de son art, ce poète refusa constamment les honneurs ou les fonctions qui l'en auraient détourné; il vécut fort retiré, offrant le modèle des vertus privées et domestiques. Son mérite littéraire a été apprécié par M. Sainte- Beuve, qui le remplaça à l'Académie française. Le Havre lui a élevé une statue. Son buste a été placé au Théâtre-Français et au lycée Napoléon.
DEXA VILLE, auteur comique. F. lavillb.
DELAWARE (lord), gouverneur de la Virginie sous Jacques I, rendit à cette colonie les plus grands services. On a depuis donné par reconnaissance son nom à une rivière et à un Ëtat de l'Union.
DELATmàRE, riv. des ÊUts-Unis. natt dans l'Ëtat de New-Tork, coule au S., arrose Phila4elphie, et se jette dans la baie de Delaware après un cours de 400 kil. Elle sépare la Pensylvanie des £tats de New- York et de New-Jersey. Elle tire son nom d'un comte Delaware. F. ci-dessus.
DBLAWABE , uu des Ëtsts-Unis de l'Amérique septentr., entre 77* 16'-78* long. 0. et 38* 27'-39- 50' lai. N., dans une presqu'île, a pour bornes au N. la Pensylvanie, à l'O. et au S. le Maryland. à l'E. la riv. et la baie de Delaware; env. 155 kil. sur 40 et 100 000 hab. ; ch.-l., Dover. Sol plat, climat tempéré. Beaucoup de marais; quelques districts très-fertiles, superbes pâturages ; mines exploitées. — Ce pays fut occupé des 1623 par les Hollandais; les Suéoois y formèrent en 1627 un établissement, laNouv.-Suède; la guerre s'étant allumée entre les deux peuples en 1651, les Suédois furent expulsés. Les Anglais dépossédèrent à leur tour les Hollandais en 1664. Charles II donna la colonie^ son frère (Jacques II), qui la vendit en 1682 à W. Penn; elle fit partie de la Pensylvanie jusqu'en 1701. Ce pays prit une part active à la guerre de l'indépendance : c'est sur son territoire qu'eut lieu la bataille de Brandywine (1777). Ëtat libre dès 1776, il se donna une constitution en 1792.
DELEBOÊ, médecin. F. stlvius.
DÉLËMOBrr, Delsherg en allemand, v. de Suisse (Berne), à 48 kil. N. de Berne, sur la Some; 2000 h. Ch&teau, jolis édifices. Horlogerie, toiles jpeintes, blanchisseries. Délémont est le ch.-L d'un bailliage qui dépendait jadis de l'évèché de Bile et qui a fait partie du dép. français du H.-Rhin jusqu'en 1815.
DE LENS (Jacques), savant médecin, né à Paris en 1786, mort en 1846, fut membre de l'Académie de médecine dès sa fondation, fut nommé en 1823 agrégé de la Faculté de Paris et devint bientôt après inspecteur général de l'Université. Il perdit cette position en 1830, et se' livra dès lors tout entier à la pratique de la médecine et à la littérature médicale. Il est surtout connu par le Dictionnaire de matière médicale et de thérapeutique^ qu'il publia avec Hérat(F. ce nom), ouvrage qui fait autorité et auquel l'Acad. des sciences déicema un des prix Montyon.
DBLESSERT (Etienne), banquier, né à Lyon en 1735, mort à Paria en 1816, d'une honorable famille de Calvinistes, vitït en 1777 se fixer à Paris, y fonda un établissement de banque qui devint bientôt l'un des plus importants, contribua au développement de rindustne des tissus de gaze, forma la première compagnie d'assurances contre l'incendie, provoqua en 1782 la création de la caisse d'escompte, germe de la banque de France; fut, malffré ses services, emprisonné en 1792; s'occupa des qu'il fut libre de perfectionner l'agriculture et améliora no»