DENI
ptrtage à son jeune fils Clovis II, pilus tard roi de Neustrie. Depuis cette époque, le duché de Dentelin reste uni à la Neustrie et cesse de figurer dans l'histoire.
DENYS, Dionytita, surnommé l'Ancien ou U Tyran y tyran de Syracuse, était fils d'un homme obscur et fut d'abord soldat. Il se signala par ses exploits dans les guerres des Syracusains contre les Carthaginois; puis, profitant ae l'empire qu'il avait sur les ^ soldats, il.se fit proclamer souverain par l'armée, 4(fô av^ J. G*. : il n'avait encore que 2S ans. U repoussa les Carthaginois oui avaient envahi la Sicile: mais, ayant laissé prendre la v. de Gela (403), les Syracusains se révoltèrent contre lui. U réussit à étouffer la sédition, et reprit bientôt l'avantage sur l'ennemi, auquel il enleva successivement Enna, Catane, Léontium, Messine, Taurominium, Séiinonte; il porta même ses armes en Italie, prit Locres, Crotone et ravaffea jusqu'aux côtes de rÉtrurie, En butte à de nombreuses conspirations, Denys devint inquiet, cruel, et se rendit odieux à ses sujets. Il était si soupçonneux, qu'il n'admettaU jamais sa femme et ses enfants dans son appartement sans les fouiller. Il fit, dit-on, creuser dans le roc, pour servir de prison, d'immenses souterrains, dont un était disposé de manière à ce qu'il entendit tout ce qui s'y disait : c'est ce qu'on appelait Voreille de Denys, Il recherchait les philosophes, appelait Platon à la cour, protégeait les poètes, et faisait lui-même des vers, quoiqu'il y réussit peu (F. pmLOxÈNE). Une de ses tragédies ayant été couronnée à Athènes « il fut plus fiatté de cette victoire que de toutes cc^es qu'il avait remportées sur les champs de bataille; il ordonna que l'on rendit aux dieux de solennelles actions de grâces, et fit préparer un festin magnifique. Il se modéra si peu dans ce repas qu'il mourut d'indigestion, l'an 368 av. J.-G. Il était ftgé de 63 ans, et en avait régné 38.
DENTS le Jeune, fils du préc, lui succéda l'an 368 av. J.-C, sous la tutelle de son beau-frère Dion. H I appela le philosophe Platon à la cour et parut vouloir se conduire par ses conseils; mais il le chassa bientôt pour se livrer sans frein à la débauche et à la cruauté. Ayant banni Dion, celui-ci reparut bientôt avec quelques troupes, emporta Syracuse en trois jours, et enchâssa le tyran, 357. Denysy rentra lOans après, mais comme il opprimait encore les Syracusains, il fût de nouveau chassé par Timoléon , général des Corinthiens. Alors il se réfugia à Corinthe , où il se fit, dit-on, maître d'école.
DENTS de Hilet, logographe grec au v^sb av. J.-C. , avait écrit un Cycle mythique, recueil de traditions des anciens poètes, et un Cycle historique j où il traitait sans doute des âges postérieurs au siège de Troie. Il n'en reste que des fragments, dont l'authenticité même est douteuse (dans les Historié, gresc. fragm. de la coUect. Didot).
DENTS d'Ualicarnasse, historien et critique, né à Halicamasse en Carie, vint à Rome l'an 30 av. J.-C., et y oublia vers l'an 7 av. J.-C. , sous le titre d'Antiquités romaineSj un savant ouvrage en 20 livres, qui contenait l'histoire des premiers temps de Rome jusqu'à l'an 266 av. J.-C. , et où l'on trouve sur l'histoire, le culte et les institutions des Romains des renseignements que l'on chercherait vainement ailleurs. Il ne nous en reste malheureusement que les U premiers livres avec des extraits et des fragments des au* très. Denys a aussi laissé des ouvrages de critique et de rhétori^e très-estimés : De l'arrangement des moU; Rhétorique (ouvrage d'une authenticité douteuse); Jugements sur les anciens écrivains; Examende Lysias, Isocrate, Isée, Dinarque; Examen du style de Thucydidey de l'Eloquence de Démosthène, etc. Toutes les œuvres de Denys d'Halicarnasse ont été publiées par Sylburge, grec-latin, Francfort, 1586, in-fol.; par Reiske, gr.-lat., Lepisick, 1774, 6 vol. in-8.Les Antiquités romaines ont été trad. en français par le P. Lejay, 1722, et par l'abbé Bellenger, 1723; le traité de l'arrangement des mots, par Le Batteux, 1788j les Jugements sur les orateurs , par M. Gros,
sous le titre d'Examen critique des écrt«atn< de la Grèce, avec le texte, 1827-28.
DENTS le Grammairien, était originaire de Thraoe, mais né à Alexandrie rers 100 av. J.-G. 11 fut dîsci*
§le d'Aristarque et enseigna les belles-lettres à Rome u temps de Pompée. On lui doit une Grammain grecque, longtemps classioue, oui a été publiée par Fabncius dans le tome VU de sa Èiblioihèaue greeffw, et par Bekker, Aneedotagreeca, t. II, Berlin, 1816. 1) en existe une trad. aiménienne, publiée parCirbiel DENTS le Fériégètey éciivain grec, né ichanxen Susiane, auteur d'un poème sur la géographie, intitulé : FeriegesiSy ou rouage autour du mmie, tîvait, à ce qu'on croit, oans le i** siècle de notre ère. Son poème a été trad. en vers latins par Priscianus, Avienuset Papius, en prose latine par H. Etienne, et en vers français par Bénigne Saumaise, 1597. Les meilleures éditions du Periegesis sont celle d'Oxford, 1717 (avec le commentaire d'Eustathe et les tnd. lat.) , et celle donnée par Passow ^ Leips. , 1825. 11 se trouve aussi dans les Geographi minores de Bera* hardy, Leips., 1828. et dans la collect Didot, 185S. DENTS (S.), dit t'Aréopagite , était un des jugei de l'Aréole quand S. Paul comparut devant ce tribunal j il fut converti par le discours de l'apôtie, fut étabh par lui premier évoque d'Athènes, et fat brûlé vif vers l'an 95. L'Ëglise Thon, le 3 cet -On a sous son nom des écrits mystioues qui paraissent avoir été fabriqués vers le v* siède par des Néo-platoniciens. Ces ouvrages sont au nombre de quatre : De la Hiérarchie céleste; De la Hiérarchie ecdétiaS' tique; Des Noms divins; De la Théologie mystique. Envoyés en présent à Louis le Débonnaire par im empereur d'Orient, ces livres obtinrent un grand crédit et devinrent un des éléments de lajibilosophie scolastique. Ils contenaient une application da Platonisme et de la doctrine de l'émanation auCbrisUanisme. L'édition la plus estimée de cesouvraees est celle de B. Corder, Paris, 1644, in-fol., gr.-lat Ils ont été trad. en français par M. rabbé Darboy (1844, in-8) , qui parait croire a leur authenticité. On peut consulter sur la valeur de ces livres Gh. Hersent (M Dionysii areop. lihrum amaratus, 1626), Dail«
!De scriptis quee sub Dionysii areop. nominectresn* 'eruntur, 1666), et la thèse de M. Montet sur la ivres du pseudo-Denys VAréopagite, Paris, 1848.
DENTS (S.) , l'apôtre des Gaules, fut envoyé de Rome dans les Gaules vers 250 nour y prêcher la foi, devint le premier évèque ae Paris, fonda plusieuis églises en France, et souffrit le martyre avec Rns^ tique et £leuthère ses compagnons vers 272, pendant la persécution de Valérien. C'est, selon les uns, à Montmartre (mons Martyrum) , selon les autre» au lieu où s'élève auj. la ville de St-Denys, qu'ils furent mis à mort. On l'honore le 9 oct. Dans les temps dignorance, on crut qu'après son martyre il avait marché , portant son chef dans ses mains : cette ridicule tradition vient de ce que, pour rappeler son supplice, on le représentait la tète séparée du tronc, et qu'on plaçait sa tète entre ses mains.
DENTS (S.), pape de 259 à 269, tint à Rome en 261 un concile où fut anathématisée l'hérésie de Sa* belllus. On l'hon. le 26 déc.
DENTS, sum. le PeHt à cause de sa taille, mou» originaire de Scythie, vînt à Rome vers 600, Y ^^^ fait abbé d'un monastère, s'acquit une grande TéfOr tation par des ouvrages sur la discipline ecclésia»* licjue et la chronologie, et mourut en 540. On a de lui des recueils de Canons apostoliques (publiés pour la 1" fois en 1628, in-8, par Justà); de Démw»
Sans la Bibliothèque du droit canon); des versiODi tines des ouvrages de S. Pacdme et autres Pèrea Ce fut Denys le Petit qui introduisit l'usage « compter les années à partir de la naissance de J.-C. , qu'il plaça à l'année 7&3 de Rome (4 ans wo tard, à ce qu'il paraît). Il trouva une période deôW ans qui commençait à Tannée môme de l'incarnation, et qu'on appela, diaprés son nom, période diony^nnf*
DERB
DERO
DBNYS, roi de f^oriùgâl) né à Lisbonne en 1261, mort en 1325, succéda en 1 179 à son père Alph. III, et mérita les oeauz noms de Pèrede la patrie, de Bot libéral f de Bot laboureur, par les chartes quMl oetroya à ses sujets, chartes qui protégeaient le peuple contre les seigneurs et encourageaient les arts et lligriculture. Il fit ayec avantage la guerre contre U Gastille et l'Aragon, pour défendre les droits des infants de Lara. En 1310 il embrassa avec chaleur la cause des Templiers, soutenant leur innocence. Quand Tordre eut été détruit, il en recueillit les débris et les admit dans un ordre nouveau, ou'il créa en Portugal sotis le nom d'Ordre du Chnst (7. ce mot). Denys fonda en 1291 la T* université du Portugal, celle de Colmbre, et créa la marine du pays
DEHYS le Flamand y peintre. F. calvabt.
DÊOLS ou BOUBO - DIEU , bouTg du dép. de Tlndre, sur llndre, à 2 kil. N. E. de Ch&teauroui; 2356 hab. Jadis cn.-L de principauté. On attribue la fondation de cette v., jaoïs plus importante, à Léoeade, préfet de la Gaule Lyonnaise sous les premiers empereurs, dont on voit encore le tombeau. Ane. abHaye de Bénédictins, sécularisée en 1613.
DEOULINA ou DiviUNO, bourg de Russie (Moscou) , à 62 kil. N. de Moscou. Il y fut signé, en 1618, entre la Russie et la Pologne, un traité par lequel lejprince Wladislas, fils de Sigismond III, roi de Pologne, renonçait à la couronne de Russie.
DEPABCIEUX (Ant.), mathématicien, né près de Mmes en 1703, mort en 1768, se fit d'abord remarier par son habileté à exécuter les cadrans solaires et devmt membre de l'Académie des sciences. U est surtout connu par \m Essai sur les probabilités de ij^durée de la vie humaine (1746), où il donna des Tables de mortalité qui ont longtemps servi de base aux placements viagers. — Son neveu, Ant. D., 1753-99, a donné un traité estimé des Annuités, 1781. et a laissé des mémoires sur les Moyens (Péie- Mr reau et sur les Globes aérostatiques.
BGPPING (G. Bernard), historien, né à Munster en 1784, mort en 1853, vint de bonne heure se fixer en France, et consacra toute sa vie à des recherches lùstoriques. On lui doit une Histoire des expéditions 9uiritimes des Normands au x* siècle, couronnée en 1620 par TAcadémie des inscriptions, une Histoire de la Normandie depuis Guillaume le Conquérant, une Hist. des Juifs au moyen dge, enfin une Hist. du commerce entre ïe Levant et V Europe, couronuée en 1828. Il a publié dans la collection des Documents de VHist, de France le livre des Métiers é^Est, Boyleaux et la Correspondance administrative sous Louts XI V.
BEPTFORl), V. d'Angleterre (Kent), au confluent de la Tamise et de la Ravensboume, à 9 k. S. £. de I^ndres, dont eue touche même deux quartiers, , Greenwich et Southwark: 25 000 hab. Chantier royal de construction où Pierre le Grand travailla comme ouvrier en 1698; hospices pour les maîtres d'équipage, les pilotes et leurs veuves.
BE PURE (Michel), abbé, né à Lyon en 1634, mort en 1680, était un faible prédicateur, et n'est guère connu que par le ridicule dont Boileau l'a Couvert, pour se venger d'un psunphlet que cet abbé avait fait contre lui. Il a traauit Quintilien, 1663, Wfl. des Indes de Maffei, 1665, la Fie de Léon X, de Paul Jove, a donné lui-même la Vie du maréchal de Gassion, 1673, et a risqué au théâtre quelques pièces médiocres.