DËPUTËS. Y. CHAMBRE DES DÉPUTÉS
DER ou DEIR. F. DEIR.
I BEHBEND OU DERfiENT, VAlbana des anciens, le ^emir-Kapou des Turcs, v. de la Russie d'Asie (Pays du Caucase), jadis ch.-L du Daghestan, prés de la côte 0. de la mer Caspienne, à 300 k. Is. E. de Tiflis; 10000 h. Murs flanqués de tours, citadelle. Aspect oriental, bazars, belle mosauée. Soie, safran, hon Vin. Non loin de là, on voit tes débris d'une grande muraille qui, dit-on à tort, allait de la mer Noire à u mer Caspienne, et que coupait un défilé célèbre.
le défilé de Derbend (Atbanxa pyUe), fermé par des portos de fer. ~ Suivant les traditions, Alexandre serait le fondateur de Derbend. Chosroès le Grand la fortifia ; les Arabes s'en emparèrent au vn* siècle. Haroun-al-Raschid y séjourna plusieurs fois. Les Russes l'ont prise aux Persans en 1722, rendue en 1735, et reprise en 1795; ils la possèdent depuis.
DERBY. V, d'Angleterre , ch.-l. de comté , sur la Derwent, a 178 k. N. 0. de Londres; 44000 hab. Arsenal; magasin à poudre; fabrique de tissus; orfèvrerie; station. — Le comté, entre ceux de Ghester, Staflbrd, Leicester, Nottingham et York, a 88 kil. sur 35, et 300 000 hab. Surface inégale, montagnes, étangs; sol assez fertile dans les parties basses. Plomb, fer, houille, spath, pierre à cnaux, marbre; usines a fer, toiles, soieries, lainages. Antiquités romaines et Saxonnes. Ce pays, anciennement habité par les Coritani, fUt compris sous les Saxons dans le roy. de Mercie.
DERCÉTO, grande divinité des Syriens, adorée dans Ascalon et Joppé, était fille de Vénus. On la représentait sous la ngure d'un homme dont la partie inférieure se terminait en queue de poisson. On pense que Dercéto était la mère de Sémiramis, que cette reine divinisa. Elle avait un temple célèbre àHiérapolis, àl'O. de l'Euphrate.
DERCYLLIDAS, général lacédémonien, dirigea, de 399 à 397 av. J.-C. , une expédition en Asie-Mineure pour défendre contre le erand roi les colonies grecques de cette contrée, défit les Perses en plusieurs rencontres, prit sur eux en un seul jour 3 v., Arisbé, Hamaxite et Gdones en Troade, fit signer à Tissapheme un traité qui garantissait la paix des colonies et éleva un mur entre la Thrace et la Chersonèse.
DERHAM (Will.), né en 1657 à Stowton près de Worcester, mort en 1785, fut recteur ou cure d'Upminster près de Londres, puis chapelain du prince de Galles et chanoine de Windsor. Chargé en 1711 et 1712 des sermons pour la fondation de Boyle, il prononça à cette occasion sur la théologie naturelle 16 discours qui donnèrent naissance à deux ouvrages fort estimés : Physico-Theology, 1 713, et Astro-Theologyy 1714. Il y ajouta plus tard la C/im(o-27i«ology, 1730, où il expose les preuves du Christianisme. Berham était à la fois versé dans la théologie et dans la physique, l'astronomie, et toutes les sciences naturelles ; il était membre de la Société royale; il fut très-lié avec Ray et publia les ouvrages posthumes de ce savant. Sa Théologie astronomique a été trad. par Bellanger, 1726, et E. Bertrand, 1760; sa Théologie physique a été trad. en 1730.
DEBJAVINE (Gabriel), poète russe, né en 1743 à Easan, mort en 1816, nit successivement militaire et magistrat, devint ministre de la justice en 1801, et se retira des affaires en 1803, pour cultiver les lettres. On a de lui des poésies lyriques, parmi les- Quelles on remarque V Hymne à Dieu (1775), trad. dans presque toutes les langues de l'Europe, et que l'empereur de Chine même fit traduire, et VOde sur Vexpulsion des Français (1813); des compositions dramatiques et des écrits en prose. Ses Mémoires ont paru à Moscou en 1860. Ses ouvrages dénotent un esprit fécond et original. Ils ontététrad.enfrançaisenl861«
DERNEU, Damis, v. d'Afrique, dans l'Etat de Tripoli, sur la Méditerranée, à 890 kU. E. de Tripoh et à 225 kil. £. N. £. de Bengazy. Aux env. , grande fertilité. Cette v. est souvent ravagée par les invasions de Bédouins et infestée par la peste, (jui a réduit la population de 5000 à 1()00 hab. L'amiral Gaatheaume y débarqua en 1799.
DEROSNE (Ch.), industriel, né à Paris en 1780, mort en 1846, exerça d'abord la pharmacie et s'associa avec Cadet-Gassicourt, fut des premiers en France à fabriquer le sucre de betterave (181 1) , obtint le noir animal par la fabrication des os, reconnut la propriété décolorante du charbon et l'appliqua à la purification des sirops de sucre (1813), et fonda en 1825 à Ghailloty avec Cail, une usine pour la construction des
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machines et des locomotiTes^ qui ne tarda pas à détenir tme desjphjs Importantes du monde. H a trad. de Tallem. le Tiraùé d'Âchard sur le sucre de betterœoe,
MRPT, V. de Russie. "T. dorpat.
DERAETEH, Y. de l'Arabie centrale, capit. du Nedjed, sar le golfe perslque, à T5Û l^il. Tf. E. de La Mecque, parîS* lS*lat. N., 44" It)' long. E. Cette yille, qui esttrès-Torte, était le ch.-l. des wahabites. Ibrahim-Pacha, fils de Mébémet-Ali, s'en empara en en 1819 et la dévasta: elle avait alors 15 000 hab.; anj. elle est ptesqpe déserte.
bERTOIfA, auj. Tortone, v. de la Liçurîe, entré Gênes et Plaisance, Colonisée par .£mîhtts Scaurus.
BEHTOSA, auj. Tcfrtose, v. dllispanie (Tarraconaîse), ch.-l. des llercaones, snr fEbre, prés de k côte, reçut une colonie romaine sous Auguste.
DEUVAL, ch.-l. de c. (Lolre-TnfJ. à 23 kil. S. 0, de Châteaubriant ; 2520 nab. Ane. cnâteau fort
DERVICHES, c.-à-d. pauiTg en persan, espèce de moines musulmans. Us font vœu de pauvreté et de chasteté, mais observent fort peu ces deux points. Ils s'imposent tous les jeudisnn jeâne complet : ce qui ne les empêche pas de fkire un grand usage d'opium et même de liqueurs fortes. Pour obtenir les aumônes des ifidèles, ils exécutent sous leurs yeux une foule de jongleries et de tours d'adresse : quelquesuns tournent des heures de suite sur eux-mêmes, répétant sans cesse le nom d'jllta/i. Les derviches Tivent en commun dans des espèces de couvents. On en compte dans l'empire ottoman 32 ordres, dont lé plus ancien date de ran 759 de J.-C. Leur éiablisannent principal est à Konieh, dans la Caramanie.
IMERWENT, riv. d'Angleterre, dans le comté de Dttby, passe à Derby et se johit au Trent après un eonrs de 90kîl. — Riv. du comté de Gomberland, tntrerse un lac de même nom et se jette dans la mer d'Irlande à "Workington.
DESAGCABERO, riv. de Bolivie, naît dans les Andes, sur la limite des dép. de Chuquisaca et de t^otosi, coule au N., et tomoe dans le lac Titicaca, après un cours de 250 kil.
DÉSAGULIERS (J. Théoph.), physicien, né i La Rochelle en 1683, mort en 1743, êuit fils d'un ministre protestant, qui, à la révocation de l'édit de Nantes, passa en Angleterre. Il étudia à Oxford sous KeiU, et reçut les ordres en 1717. Il fit différents cours à Oxford, nuis à Londres , de 1710 à 1740, noitn^ttivit les expériences de Newton et fut reçu à la Société royale. Il publia en anglais son Cours de physique expérimentale y Londres, 1719, 2 voL,trad. par le P. Pézenas, et traduisit en français plusieurs ouvrages de Gregory, d'Ozanam et de Sgravesande.
DESAIGNES, bourg du dép. del'Ardèche, à 30 k. 0. N. 0. de Toumon ; 3800 hah. Antiquités romaines.
DESAIX (L. Ch. Ant.). général français, né en 1768, d'une famille noble, à St-Hilaire-d'Ayat en Auvergne, était lieutenant au régiment de Bretagne lorsqu^éclata la Révolution. 11 en adopta les pnn^ cines, lut nommé aide de camp du général de Brogne, se signala aux combats de Wissembourç et de Lauterbourg et fut promu au grade de général de division à 26 ans. n se distingua en cette qualité l rannée du Rhin en 1796, et défendit avec un rare «mrage lefprtdeKehl. En 1798, il accompagna Bonaparte en Egypte, se rendit maître de la Hte-Egypte, et y exerça le pouvoir militaire avec tant de modération et d'équité, que les Musulmans eux-mêmes HA l'appelaient que le Sultan juste. Rentré en France ai 1800. U reçut le commandement de deux divisions àrarmée d^talie : il contribua puissamment à la victoire de Marengo en rétablissant le combat avec at réserve (14 juin 1800) ; mais il y perdit la vie. Deftix était lin caractère antique : aune bravoure à toute épreuve il Joignait une probité rigide et un complet desintéressement. Napoléon fit placer son tombeau dans la chapelle du grand St-Bemard. Deux monunients ont été élevés en son honneur, l'un À Paris (place D&uphine), Tautre à Clermont. —T. nESSiux.
DBSAHGUES (Gérard), géomètre et architMis, nôà Lyon en 1593, mort en 1662, servit quelm temps, quitta ks armes pour la science et se ai avec Descartes, qu'il défendit en toute occasion. 11 s'oocupa surtout de la m^taphvsique de la géomé' trie, sans cependant négliger les applicationB pntiques, et créa la stéréotomie scienufi^fue. On a de lui un Traité de Perspective (1636), qui a permis de perfectionner la peinture, et des traités estimés De la Coupe desoierreSy des Sectiofis coniques ; ilestft regretter que la rédaction en soit fort négligée.
DËSAUGIERS (Marc AnL}, chansonnier, fils d'aï compositeur auquel on doit les Jumeaux de Dergame,ks Deux Sylphes j Florins, etc., naquit àftéjus en 1772, et m. en 1827. Il se trouvait à Sl4)o« mîngue lors de Tinsurrection et faillit y perdre la vie. De retour en France, il se fit bientôt coonaltie par ses chansons et ses vaudevilles. Il fut longtemps rftme du Caveau moderne, et devint en 18 15 diraoteur du théâtre du Vaudeville. On a de lui un recueil de chansons pleines d'esprit et de gaieté, parmi y» quelles on distingue V Épicurien» Ma fortune est faiU^ Cadet SuteuXy la parodie de la Vestale, M. el Jhw Denis. Il adonné une foule de petites |»èoes, vaudevilles, comédies ou parodies, aont quelques-unes, comme les Petites DanoÀdes^ la Chatte mervetOeuse, M. Vautour, Je fais mes farces , ont eu une vogua prodigieuse. Un recueil complet de ses Chansons a été publié en 1827. 3 v. in-18. —Son frère aîné, Aor guste D., 1770-1836, consul à Conenhague pendant 20 ans, a composé des odes qui turent peu remarquées, et des tragédies lyriques, qui n'ont pu êtr^ représentées.— Un frère cadet, Jules Joseph, 1775- 18S5, consul, puis directeur des affaires commerciales, a traduit de Heeren les Idées sur ksrelaliùm commerciales des anciens peuples de VAfriqM^ 1S20.
DESAULT (P. Joseph), chirurgien, né en 114^ au Magny-Vernois en Franche-Comté (Hte-Saône), vint en 1764 à Paris, et, tout en suivant les leçons de Petit et des chirurgiens célèbres de l'^paqie^ commença dès l'âse de 22 ans à faire des cours qui attirèrent bientôt Ta foule. U fut nommé successivement professeur à l'école pratique, membre du coP lége de chirurgie en 1776, chirurgien en chef de hi Charité en 1782, puis de l'Hôtel-Dieu en 178&. U fut élu en 1792 membre du comité de santé des a^ mées, devint professeur de clinique chirurgicale à la nouvelle école de santé, et fut chargé en 1795 de donner des soins au jeme fils de Louis XVI. Il mo«rut lui-même pendant ce traitement, à T&ge de 51 aas. Desault était également remarquable comme professeur et comme opérateur. Il a laii faire un ^aodpas à Tanatomie chirurgicale. La chirurfl^e lui doit un ^and nombre d'inventions ou de perfectionnements imnortants, parmi lesquels on remarqnae ses ap{)areîls pour les fractures et pour les maladies des voies urinaires. Il n'a presque rien publié lui-même : Chopart. son ami, a donné un Ttaité des maiadiei chirurgicales fait en commun avec lui, 1780; Bichat, l'un de ses élèves les plus distingués, a publié sous son nom 4 vol. d'ouvrés chirurgicales, U^^Q.
BESBABBEAUX (Jacq. vall£e), làmeux épicur rien^ né à Paris en 1599, mort en 1673, était fils d'un
§ résident au grand conseil. Pourvu de bonne heuro 'une charge de conseiller au parlement de Paris, il s*en démit pour se livrer plus librement à son goâl pour la bonne chère et le plaisir. Il changeait de climat selon les saisons. Desbarreaux fut lié avec les beaux esprits de son temps, avec Bal2ac, aieo Chapelle et même avec Descartes. Il avait compw un assez grand nombre de chan.sons et de poésies ta^ gitîves dans lesquelles il affichait l'incrédulité si même l'athéisme j on n'a conservé de lui que ce fameux sonnet où il chante la palinodie :
Omnd Dieol tM jogemtnts sont rsmplis d'équité» «^
n le composa dans une maladie, mais il le désavoua, dit-on, quand il fut revenu à la santé. Voltaire if-
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are que ce sonnet n'est même pas de lui, et l'attribas à rabbé de Laviu.
DESBASSYirS DE richemont (Ph. panor), administrateur, né en 1774 à St-Paul (Ile Bourlion), d'una riche &mille de colons, mort en 1840, fût chargé I 8008 le Consulat et l'Empire» de négociations avec - PÀngleterre ou'il mena à nonne fln, fit reUcher en I 1811 nos soldats retenus sur les pontons, obtint à la s jHLix la restitution de plusieurs colonies, fut successifement administrateur de nos établissemorls dans rinde, intendant de 111e Bourbon, membre du con- •eil de Vamirauté, et membre do la Chambre des Députés. Possesseur d'une grande fortune, il en fit un noble usage : il légua 140000 fir. aux pauvres.
DESBILLONS (le P. Fr. Jos. terrasse), pofite lar tin moderne, né en 1711 à Chftteauneuf en Berry, mort en 1789, entra chez les Jésuites, enseigna les humanîtèi avec distinction à Nevers, à Caen, à La Flkhe, puis vint k Paris afin de s'ylivrer à son goût pour la littérature. Lors de la disselution de la société des Jésuites, il se retira à Manheim où il resta jusau'k sa mort. On a de lui 15 livres de fables launes iort estimées, sous le titre de Fabula? JSsopteêBf Manheim, 1768; deux poèmes: An bene vatendi, ll98;D9Paee christiana, 1789; des MûeeUanea, 1792, où Ton trouve des odes, des lettres et deux nouveaux livres de ftibles. 11 s'est beaucoup rapproché de La Fontaine.
DESBOEDES-VALMORE (Mme) , femme poète, née à Douai en 1787, morte en 1859, était fille d'un doreur. Luttant contre radversité^ elle se fit actrice, épousa le tragédien Yalmore, puis quitta le théâtre MOT les lettres. EUe publia en 1 818 un recueil intitulé tiégies et Romtmeesy en 1824 des Élégies nouvelles, en 1833 les Pleure, en 1839 Pauvret fleurs, toutes poésies remarquables par une émotion vraie ainsi que par -un heureux tour d'eniression, et qui lui valurent une pension de 1500 te. et plusieurs couronnes académiques. EUe a aussi donné quelques romans et a composé des Contes pour les enfants.
DBSBOCLMIERS (J. Aug. TmjKN), homme de lettres, né à Paris en 1 731 , mort en 1771 , avait été cantaine de cavalerie. On a de hii une Bistûire du Théâtre-Italien, 1769; une Histoire de rOpéra-Co- •itçue, 1769, et quelques autres «uvres médiocres.
DBSCAMISADOS, nom donné en Espagne, de 1820 à 1823, i la fraction la plus violente du parti démocratique; ce mot, qui veut dire sam chemise, répond à notre mot easu-eulotte.
BESGAMPS (Jean Baptiste), peintre, membre de l'Académie, uéiDunkerque en 1714, mort en 1791, avait étudié sous L. Coypel, son oncle maternel, et sous Largillière. Il fonda à V«ome une école gratuite de dessin. Comme peintre, u excella dans les scènes de village. II a pubhé une Vie des peintres flamands, eUemands et hollandais, 1 753-63, et le Voyage pittoftsque de la Flandre et du Brabant, 1769.
BESGAE&IËRES, littérateur. F. hérissant.
DESCAETES (René), Cartesius, philosophe fîran- Çais, né à La Hâve en Touraine Tan 1596, d'une famOle noble, étuaia à La Flèche sous les Jésuites, M distinffua surtout en philosophie et sentit dès lors le vide des doctrines qui étaient en honneur. 11 suivit d'abord la Garrière des armes et servit comme volontaire sous Maurice de Nassau (1617) et sous le duc de Bavière (1619); mais il quitta le service au bout de peu d*aniiées (1620). se mit à voyager, parcoumt TÂUemagne, la Hollande, l'Italie et vint à plusieurs reprises à Paris, où il se lia avec les savants, guticulièrement avec Mersenne, Mvdorge, Sor- «ère; Qersellier. Après être resté plusieurs années mdécis sur le cnoix d'un état, il résolut de se hvrer tout entier à la méditation. Pour v mieux réus- BTt il quitta la France, où il eût trouvé trop de distractions, et se retira en Hollande (1629), où il vécut dans la retraite, habitant tantôt Amsterdam, I^^yenter, La Haye ou Leyde, tantôt les délicieuses mlitudes d'Eyndegeest ou d'Egmont. Le premier
fruit de ses travaux avait été un Traité du Mmiàe^ dans lequel il admettait, oomme Galilée, le mouvement de la terre ; mais il supprima prudemment cet ouvrage dès qu'il connut la oondamnatioa du philosophe itaUen (1633). En 1637 il publia le Diseemrê de la Méthode, avec ta Dioptrique, les Météores et la Géométrie, rédiffés en français; il y enseignait une méthode nouvelle qui devait faire révolution dans la philosophie, et il présentait comme applications de cette niéthode plusieurs de ses plus aamiiables découvertes. En 1641 parurent les Méditations sur la philosoMe première, ou'il rédigea en latin, et qu'il dédia i la Sorbonne: eues furent suivies en 1644 des Principes de la philosophie, écrits aussi en latin, et où l'auteur jprésentait l'ensemble de sa doctrine. Ces ouvrages attirèrent à Desoartes un grand nombre d'admirateurs, mais ils lui suscitèrent aussi de vives contradictions et même des persécutions. A la tète de ses adversaires se plaça un théologien d'Utrecht, Gisbert Voèt , qui l'accusa d'athéisme : peu s'en fallut que ses livres ne fussent brûléspar la mam du bourreau (1 643); quelques-uns furent mis à Vindem à Rome, notamment les Méditations (toutefois, la condamnation ne fut prononcée ane longtemps après sa mort, en 1 663). Il eut aussi à répondre aux objectiems toutes philosophiques de Hoboes, de Gassendi, d'Amauldet d'un grand nombre d'autres. Mais d'un autre côté il com]^ tait d'illustres suffrages : ses principes étaient enseignés dans plusieurs universités; la princesse Elisabeth, fille de réleeteur palatin Frédénc V, recherchait ses entretiens; Mazann luj accordait une pension de mille écus (1647) ; enfin la reine Christine le pressait de se renare à sa cour. Flatté de ceUe invitation. Descartes partit pour Stockholm à la fin de 1649, mais au bout de peu de mois il succomba à la rigueur du climat U mourut en 1650, âgé de près de 64 ans. Ses restes furent rapportés en France en 1667 , et déposés avec honneur à Ste-Geneviève, mais il ne fut pas permis de prononcer son oraison funèbre. Descartes est regardé comme le rénovateur des sciences. Sentant combien étaient peu solides la plu«< part des connaissances que les anciens nous ont transmises , il résolut de douter provisoirement de tout et de reconstruire l'édifice entier sur de nouvelles bases en ne se fiant qu'à l'évidence, et en suivant une méthode toute nouvelle. Dans les travaux qu'il entreprit pour opérer cette grande restauration, il faut distinguer le métaphysicien, le mathématicien, le physicien et l'astronome. En Métaphysique il prit pour point de départ ce célèbre enthymème. Je pense, donc je suis, et se servit de cette première vérité pour établir et l'existence de l'âme, à laquelle il donne pour essence la pensée, et l'existence de Dieu, quMl fonde sur ridée même que nous en avons, et celle des corps, qu'il fonde sur la véracité de Dieu; il distingua nettement l'esprit de la matière (à laquelle il donne pour essence Vét&^ due), mais sans expliquer l'action réciproque des deux substances; il plaça le siège de l'ame dans la glande pinéale et lui donna pour agenU les esprUs animaux ; il réduisit les animaux à n'être oue de pures machines; enfin il adnùt des idées innées. En Mathématiques, il fit faire un pas immense par l'invention d'un nouveau mode de notation en algèbre, celui des exposants, et par l'application de cette science à la géométrie des courbes; ce qui lui permit de résoudre comme en se jouant les problèmes regardés jusqu'alors comme insolubles. En Physique, il découvrit la véritable loi de la réfraction, et proposa la plus exacte théorie de l'arc-en-ciel qu'on pût donner alors; mais il se livra aussi trop souvent, dam l'explication des météores aux hypothèses les plus gratuites. En astronomie, et en cosmologie, il imagina ce fameux système des tourbillons , suivant lequel le soleil et les étoiles fixes sont le centre d autant de tourbillons de matière subtile qui font circuler autour d'eux les planètes; mais, moms hardi ou moins franc que Copernic, il ajoutait qu«
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tous ces tourbillons circulaient eux-mêmes autour de la terre. Il s'occupa aussi beaucoup de physiologie etd'anatomie. Les ouvrages de Descartes, outre ceux que nous ayons déjà cités, sont les Passions dé Vdmej Amsterdam, 1649 ; le Vonde ou Traité de la lumière^ 1664 (posthume); Traité de l'homme et de la formation du fœtus y 1664, Compendium musicœ, 1650; la Mécanique y 1668 ; et de nombreuses Lettres^ 1657- 67. Plusieurs de ses ouvrages, qui avaient été écrits en latin, ont été traduits par clersellier , notamment : les Uttres, 1667, 3 vol. m-4; les Méditations, 1673 (déjà trad. dès 1647 par le duc de Lupes) ; le Traité de V Homme, 1677; les Principes , 1681. L'édition de ses OEuvres la plus complète est celle de M. V. Cousin, en 11 volumes in-8, Paris, 1824-1836; M. Ad. Gamier a donné à part les œuvres purement philosophiques, 1835, 4 voL in-8, avec des notes ; M. Foucher de Careil a publié en 1859-60 deux volumes d'OEuvres inédites. La Vie de Descartes a été écrite parBaillet, 1691; son Éloge, par Thomas et par Gaillard, 1761. — Malgré l'opposition que ia philosophie de Descartes avait rencontrée à son déout, elle ne laissa pas de se propager dans toute l'Europe, et d'y obtenir, sous le nom de Cartésianisme y un grand nombre de partisans, qui furent appelés Cartésiens. Parmi ceux-ci, les uns, comme Delaforffe, Clersellier. Clauberg. Sylvain Régis, Jacques Rohault, se contentèrent de reproduire la doctrine du maître, et de la commenter timidement; les autres, comme Malebranche, Spinosa. Fardclla, en tirèrent des conséquences chacun à leur manière, et bâtirent des systèmes qui s'en écartaient fort; d'autres enfin n'empruntèrent à Descartes que son esprit et sa méthode, dont ils se servirent, tantôt pour défendre les vérités religieuses et morales , comme Amauld, Bossuet, Fénelon, Nicole, et la plupart des Jansénistes de Port-Royal; tantôt, comme Bayle, pour battre en brèche toutes les croyances. "1 Après une vogue de plus d'un demi-siècle, le cartésianisme s'éclipsa rapidement devant la faveur qui s'attachait aux systèmes nouveaux de Locke, de Newton, de Leibnitz; cependant il continua d'être en France la philosophie dominante jusqu'à Condillac. Voltaire lui porta les derniers coups. M. Fr. Bouillier a donné VHistoire de la philosophie cartesienne,. 1854.
DESCHAMPS (Eustache), dit Morel, à cause de son teint basané ou parce qu'il aurait été prisonnier chez les Maures, vieux poète français, né vers 1325 à Vertus en Champagne, mort en 1421 , fut huissier d'armes de Charles V et Charles VL On le regarde comme le créateur de la ballade et de la chanson à boire. Son ouvrage le plus étendu est intitulé : Miroir du mariage, satire fort hostile aux femmes. 11 a écrit un grand nombre de fables; La Fontaine en a imité quelques-unes, notamment la Cigale et la Fourmi et le Conseil tenu par les Rats, La Bibliothèque impériale possède toutes ses œuvres en manuscrit. M. Crapelet a publié en 1832 un choix de ses poésies, qui a été complété en 1850 par M. Tarbé-
DESCHAMPS (Chrétien), pofite, né pres de Troyes en 1683, mort en 1747, fut abbé, militaire et enfin financier : devenu premier commis du célèbre Paris- Duvemey, il ne tarda pas à faire fortune. On a de lui plusieurs tragédies médiocres: Caton d'Utique, 1715; Antiochus et Cléovdtrey 1717; Jf^^du*, 1739. On lui doit aussi des Recherches historiques sur le théâtre français, 1735.
DESGOUTURES, traducteur. T. coutures (des).
DESCROIZILLES (Fr. Ant H.), chimiste, né à Pans vers 1750, mort en 1825, se forma sous Rouelle et fut successivement professeur de chimie à Rouen et secrétaire du Conseil des manufactures à Paris. On lui doit plusieurs applications importantes de la science j entre SMtTesVAtcalimètre, V Alambic d'essai (perfectionné par Gay-Lussac) , et une méthode trôsnmple pour conserver les grains (1819).
DBSENNE (Alex.), dessinateur, né à Paris en 1785,
mort en 1827, était fils d'un Abraire. Il se consacra de bonne heure à la vignette et orna les plus belles éditions de nos classiques, Boileau, Racine, Molière, J. J. Rousseau, Voltaire ^ etc., de dessins qui n distinguent par la simplicité, le naturel et la grâce.
DESENZANO, V. de Lombardie, à 53 k. E. S. E. de Brescia, sur le lac de Garda; 3500 h. Bon port. Poche active. Vins estimés.
DES ESSARTS (Pierre), surintendant des finances sous Charles VI, dut son élévation à la protection du duc de Bourgogne Jean sans Peur. En 1411 il était
Srévôt de Paris : les Parisiens lui donnèrent le titre e Père du peuple pour avoir assuré les approvisionnements de la capitale au milieu des troubles qai l'agitaient; mais il ne sut pas conserver longtemps leur amour. On l'accusa d'avoir dilapidé les finances; il fut obligé de fuir, et demeura quelque temps cache dans ses terres. Il chercha à rétablir son crédit eo s'attachant au duc de Guyenne, et s'empara, au nom de ce seigneur, de la Bastille, qu'il voulait livrer aux Armagnacs. Mais il y fut assiégé, obligé de se rendre, poursuivi comme dilapidateur par les Cahochiens, accusé d'avoir voulu enlever le roi, condamné à mort et pendu à Montfaucon en 1413.
DES ESSARTS (Charlotte)^ comtesse de Romorantin, devint maîtresse de Henn IV en 1590, en eut deux filles. Elle vécut ensuite dans la plus grande intimité avec Louis de Lorraine, cardinal de ëuise, et, après la mort de ce prélat, épousa, en 1630. le marécbal de l'Hôpital, alors connu sous le nom de Du Rallier. Elle mourut en 1651.
DESESSARTS (n. lemotnb). bibliographe, né en
1744, mort en 1810, d'abora avocat, puis libraire, est auteur ou éditeur de volumineuses compilations, dont les plus connues sont : Causes célèbres, 1773- 89, 196 vol. in-12; Bibliothèque de Vhomme de ffoât, 1798, 3 vol. in-8 (refondu en 1808, avec Barbier); Siècles littéraires de la France y 1800-1803, 7 vol. in-8.
DESESSARTZ (Jean Charles), docteur régent de la faculté de Pans, membre de l'Institut, né en 1729 à Bragelogne (Aube), mort en 181 1> devint en 1776 doyen de la faculté. Il a donné : un Traité sur V éducation corporelle des enfants en bas âge, 1760, qui servit à J. J. Rousseau dans la composition de son Emile; Discours sur les inhumations précipitées; Traité sur le crou^, 1807 ; et une édit. des Fundamenta materix medxcœ de Cartheuser, 1769.
DE SÈZE (Raym.), célèbre avocat, né à Bordeaux en 1748, d'une famille ancienne, mort en 1828, plaida d'abord dans sa ville natale ; fut appelé à Pans par le ministre Vergennes; défendit à son début la cause de.s filles d'Helvétius; fut choisi pour être le conseil de Marie-Antoinette dans l'affaire du Collier ^ fit ac*
?[uitter Besenval, accusé de haute trahison (1789); ut désigné par Louis XVI, au refus de Target, ponr être adjoint à ses défenseurs Tronchet et Malesnerbes, et prononça avec courage la défense du roi d» vaut la Convention, le 26 déc. 1792, fut par suite arrêté comme suspect, et ne sortit de prison qu'après le 9 thermidor. En 1815, il fût nommé président de la Cour de cassation et pair de France; il Ait élu à l'Académie franc, en 1816, et fait comte en 1817- DESFAUCHERETS (J. L. BROUSSE), né à Paris en 1742, mort en 1808, a donné plusieurs comédies qui brillent par l'esprit et la gaieté. La meilleure est k Mariage secret, 1786, en 3 actes et en vers. Il remplit avec intégrité des fonctions municipales pendant b Révolution et fut censeur sous l'Empire.
DESFONTAINES (P. goyot, abbé), critique, né* Rouen en 1685, mort à Paris en 1745, était fils d'an conseiller. Il entra d'abord chez les Jésuites, mais il les Quitta en 1715. Il prit alors le rôle d'aristarque et publia, soit seul, soit avec Fréron, Grasset, etc., différents recueils périodiques, notamment le /ournal des Savants, auquel il rendit quelque éclat; U Nouvelliste du Parnasse (1731) ; Observations sur W écrits modernes ; Jugements sur les écrits nouvemis,
1745. Ses critiques pleines d'fipreté lui firent de
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Qombreax ennemis; le plus redoutable fut Voltaire, quiraccablad'épiçrammes et même dUnvectiyes. Il paraît, au reste, que l'abbé Desfontaines était un homme dépraTé : il eut plusieurs aventures fort scandaleuses. On a de lui, outre les écrits périodiques déjà cités, une éditioD deia Henriadej avec la critique de ce poème, 1728; un Dictionnaire néologique . 1726; la traduction de Gulliver 1 1727; une traduction de Virgile, 1743, longtemps estimée, quoique fort prosaïque.
DESFONTAINES (G. Fr, FODQDES DESHATES, dit),
écrivain, né à Caen en 1733, mort en 18*25, avait été avant la Révolution censeur royal, secrétaire et bibliothécaire de Monsieur (Louis XVIII). Il coopéra à la publication de la Nouvelle Bibliothèque des romans^ composa lui-même quelques romans, entre autres : Lettres de Sophie et du chevalier de***, 1765, et donna soit seul, soit en société avec Barré et Radet, un grand nombre de pièces dont les plus goûtées sont : la Cinquantaine; la Dot; le Droit du Seigneur; Arlequin afficheur; la Chaste Suzanne; l'Amant statue; la Fête de VÉgalité; le Rêve; Jf. Durelief; Petit Voyage du vaudeville, etc. Il fut un des fondateurs des Dîners du Vaudeville et du Caveau.
DESFONTAiNES (Ronô louiche), botaniste, né à Trembley (llle-et-Vilaine) en 1750, mort en 1833, fut reçu membre de T Académie des sciences en 1783, alla en Afrique pour étudier la flore des côtes de Barbarie, y resta iusqu'en 1786 et publia après son retour la Flore Atlantique, 1798, 2 vol. in-4, avec planches. On lui doit des observations nouvelles sur le dattier» le lotos de Libye, le chêne à glands doux, sur l'irritabilité des plantes; V Histoire des plantes et des arbrisseaux qui peuvent être cultivés en France en pleine terre, 1809; des Expériences sur la fécondation artificielle des plantes, 1831. Le premier il présenta rorganograpnie et la physique végétales comme devant être r introduction nécessaire de la botanique.
DESFORGES (P. J. B. CHOUDARn), acteur et auteur, né à Paris en 1746. mort en 1806, joua d*abord à la Comédie-Italienne, fut engagé à St-Pétersbourg en 1779, revint à Paris en 1782, abandonna la scène et se livra dès lors tout entier à la littérature. Ses principales pièces sont : Tom Jones à Londres, 1782; h Femme jalouse, 1785; le Sourd ou V Auberge pleine, Joconde, opéra-comique ,1790. Il a publié en 1798 des Mémoires où il afficne rimmoralité.
DBSPORGEs- MAILLARD (P.), poête, né au Croisic en Bretagne en 1699, mort en 1772, Du fond de sa province, il adressait de mauvais vers au Mercure : le rédacteur du journal lui ayant signifié qu'il n'insérerait plus rien de lui, if imagina d'adresser ses poésies sous le nom d'une muse bretonne imagioaire, lllle Malcrais de La Vigne. Elles furent dès ce moment reçues avec empressement; le rédacteur s'éprit môme d'une belle passion pour la nouvelle Sapho. Desforges mît un terme à cette mystification en se faisant connaître. Cette aventure a fourni à Piron le sujet de sa Métromanie. Les Poésies de MUeMcUcrais ont été publiées en 1 735.
BESFOUL ou DESPOUL, V. de Perse (Khousistan), à 60 JLil. 0. de Cbouster; 15000 bab. Etoffes de soie et de laine. Aux env., ruines d'une ville ancienne, qu'on croit être Suse ou Elymals,
DESGENETTES (René Nie. dufriche, baron), médecin, né à Alençon en 1762, mort en 1837, lut dès 1793 médecin ordinaire à l'armée d'Italie, s'éleva bientôt au grade de médecin en chef, fit partie de l'expédition d'Eg^te (1798) , eut à combattre la peste à Jaffa. et ne craignit point, pour relever le courage du soldat, de s'inoculer le virus pestilentiel. Nommé à son retour j)rofesseur à la Faculté de Paris, il devint en 1804 mspecteur général du service de santé : il fit en cette oualité toutes les campagnes de l'Empire. Di^acie sous la Restauration, il devint en 1830 médecin en chef de l'hôtel des Invalides, place ^u'îl conserva jusqu'à sa mort. On lui doit une His-
toire médicale de Varmée d'Orient, 1812, et des £«• sais de Biographie médicale, 1835.
DESGODETS (Antoine), architecte, né à Paris en 1653, mort en 1728, était contrôleur des b&timents du roi. Il fut reçu à l'Académie d'architecture en 1694 et y devint professeur en 1719. H publia par ordre de Golbert les Édifices antiques de Rome, dessinés et mesurés très-exactement, 1682, in-fol. On a aussi de lui un traité des Lois des bâtiments (1748, avec des notes de Goupy) , ouvrage souvent réimprimé et qui fait encore autorité.
DESHAUTERAYES (Michel Ange André leroux), orientaliste, néàConflans-Ste-Honorine vers 1724, m. en 1795, était neveu d'E. Fourmont, qui lui enseigna l'hébreu, le syriaoue et l'arabe. Il fut nommé interprète à la bibBothcque du roi et professeur d'arabe au Collège royal, où il enseigna 32 ans. Il a publié VHistoire générale de la Chine, 1777-84, trad. du chinob par le P. de Mailla, et a formé de savants élèves.
DESHATES (Louis), baron de Courmenin, né à la fin du XVI* siècle, fut chargé par Louis XIII de plusieurs missions dans le Levant, en Danemark, en Perse et en Moscovie. Etant entré dans une conspiration contre le cardinal Richelieu, il fut arrêté et décapité à Béziers, 1632. On a publié sous son nom : Voyage du Levant, fait par te commandemefU du rot en 1621, Paris, 1624, Voyages au Danemark, 1664.
DESHOULIÈRES (Antoinette nu ugier de la garde, dame) , femme remarquable à la fois par son esprit et par sa beauté, née à Paris en 1633 ou 34, morte en 1694, épousa en 1651 G. de Lafon de Boisguôrin, seigneur Deshoulières, officier distingué, qui avait suivi la fortune du grand Condé et qui mourut en 1693, la laissant sans fortune. Elle était liée avec le» deux Corneille, avec Fléchier , Mascaron, Pélisson, etc . Ses contemporains la surnommèrent la Dixième Muse, la Calliope française. M** Deshtulières s'esdan ' . . . . -
dyile et l'égiogue. On a surtout admiré son idylle Moutons, touchante allégorie où elle déplore en beaux vers le sort de ses enrants qui avaient perdu leur père. Une des meilleures éditions de ses Œuvres est celle de Crapelet, Paris, 1799, 2 vol. in-8.
DESIMA, c.-à-d. tle avancée, îlot artificiel du Japon, au S. 0. de la v. de Nagasaki, avec laquelle il communique par un pont. Résidence des Hollandais qui font commerce avec le Japon.
DESIO, bourg de Lombardie, à 17 k. N. de Milan; 2200 bab. Les Visconti y remportèrent sur les Torriani en 1277 une yict. qui leur assura le duché de Milan.
DÉSIRADE (la), une des Petites-Antilles françaises, à 9 k. N. E. de la Guadeloupe, n'a que 17 k. sur 9, et 1250 h. Cette île est d'origine volcanique. Elle fut découverte par Colomb en 1493, Les Français s'y établirent les premiers. Les Anglais s'en emparèrent en 1762 et pendant la Révolution; ils la rendirent en 1815.
DÉSIRE (S.), Desideratus, Desiderius. V. didier.
DESJARDINS (Martin bogaert), sculpteur, né à Bréda (Hollande), en 1640, mort a Pans en 1694, devint recteur dfe l'Académie de sculpture, 1686. II se rendit célèbre par ses monuments en bronze : c'est lui qui exécuta en 1686 le beau monument de la place des Victoires, à Paris, où Louis XIY était représenté couronné par la Victoire, et tenant sous ses pieds Cerbère, dont les trois tètes figuraient trois nations vaincues. Ce monument, qui avait été commandé par La Feuillade. a été brisé dans la Révolution.
DESLANDES (André Franc, bouread), né à Pondichéry en 1690, mort à Paris en 1757, fut commissaire de la marine, puis se démit de ses fonctions pour cultiver les lettres. Il a laissé entre autres ouvrages : Histoire critique de la philosophie, 1737 et 1756, ouvrage médiocre et superficiel; Essai sur la manne et le commerce, 1743; Essai sur la marine des anciens. 1748; Des différents dearés de la certitude morale, 1750, etc. Il affectait l'incrédulité.
DESLAURIERS, acteur. F. brusgambillb.
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DESLON (Charles), médecin de la Faculté de Paris, mort jeune en 1 786, fut un des plus zélés défenseurs du système de Mesmer, dont il aTait suivi les leçons; il a composé quelques ouvrages sur le Xc^ giUtisme ùnimal, publiés de 1780 à 1T82.
DESHAHIS (Ed. de corsembleu), poëte, né à Sully-sur-Loire en 1722, mort en 1761, se fît d'abord connaître, sous les auspices de Voltaire, par des pièces fugitives, dont les plus estimées sont le Voyage €e St' Germain, VHeureux amant qui sait te plaire ^ et fit jouer en 1750 Vlmpertineniy comédie en un acte, qui pétille d'esprit, mais qui manque d'action. On a recueilli ses OEumee en 2 vol. in-12, 1778.
DESBiAlSEAtrX (Pierre), né en Auvergne en 1666. mort en 1745 à Londres, membre de la Société royale de cette ville, était lié avec Baylc et St-Evremond. II est l'auteur, Téditeur ou le traducteur d'un grand nombre d'ouvrages qui intéressent l'histoire littéraire, tels que : Vie de Botleav, 1742; fiecueil de pltisieurs pièces de J. Locke ^T71tO\ Recueil de diverses pièces sur la philosophie^ par LeibnitXy Clarke et newton^ Î720; vie de Sl-Étremopd; OEuvres diverses deBayle^ 1727; Lettres de Bayîe, 1729; Vie de Bayîe j 1732; Sealigerana, Tfcuona, etc.
DESBfARAIS (RÉGNIBB-). V, RÉGNŒK
BESUAEES (7os.)> oratorien, né à Vire en 1599, mort en 1669, était janséniste et fut toute sa vie inquiété pour ses opinions. C'était un des meilleurs prédicateurs du temps; Boileau a dit de lui :
Desnocrea dans 43t^Roch n'aurait pas miou prêché.
n nubiiaim grand nombre d'ouvrages de controverse, oubliés aujourd'hui.
DESBIARFTS (Jean), avocat général au parlement de Paris, fut l'un des plénipotentiaires qni signèrent le traité de Brétigny (1360), et le seul magistrat qui osa rester dans Pans lors de la révolte des MaiUo- Hns. 1381. Il avait refusé en 1359 l'entrée delà ville à révêque de Laon et aux partisans du roi de Nar tarre : il se fit ainsi de nombreux ennemis, qui le ealomnièrent auprès de Charles VI; ce prince le fit décapiter en 1382, lors de son retour à Paris.
DESUARETs DEJ5T-80RLIN, l'un dos premiers membres de l'Académie française, né à Paris en 1596, mort en 1676, travailla d'abord pour le théâtre et donna plusieurs pièces, entre autres les Visionnai' reSy qui eurent du succès, grftce k la faveur de Richelieu; puis, passant tout à coup d'un relâchement extrême aune dévotion outrée, il tomba dans une espèce de folie fanatique , et proposa au roi dans un écrit apocalyptique, intitulé Avis du S<-F<pnl. de lever une armée pour exterminer les hérétiques. Il est surtout connu par le poème intitulé Clovis ou la France chrétienne y qui fut besaconp loué par Chi^lain et
Sue Boileau a livré au ridicule. Ce poème, publié 'abord en 26 chants (1657), ftit retondu par l'auteur et réduit à 20 chants dans une édition de 1673. Dans la querelle des anciens et des modernes, Desmarets 86 montra un des plus acharnés contre les anciens. i«sxARETS (Nie), contrôleur général des finances, né vers 1650, mort en 1721. était neveu deColbert, •t père du maréchal de Maillebois. n succéda en 1708 à Chamiilard, remit l'ordre dans les finances, et se fit estimer pour -sa modestie, son intéfirité et son ttrbanité. Injustement attaqué après la mort de Ix)ui8 XIV (1715), il rédigea pour se défendre un Mémoire sur l'administration des finfances depuis le ^ftv. 1708;u«9ttVit 1715.
JXBStuxs-n (Nie); physicien, membre de l'Académie des sciences, né en 1725 à Soulaines en Champagne, mort en 1815, exerça de 1757 à 1792 les fonctiomi d'inspecteur général des manufactures. Il a puUié en grande partiele Dictionnaire de géographie physique^ dans VEneyclopédie méthodique, 1798- 1828, 5 vol. in-4. On lui doit un grand nombre de mémoires, parmi lesquels nous citerons ceux qu'il a écrits : Star Vorigine et la nature du basalte j Sur la conttitution physique de la colline de Montmartre.
Il a rédigé des Notes sur les Questions naturéSUs de Sénèque, pour la traduction de Lagrange.
DESMASURES (L.), pofite, né à Toumay vers 1533, mort à Metz en 1580, était pasteur protestant dans cette ville. îi est l'auteur d'une trad. en vers de YÉnéide (1560), de tragédies saintes : Datid combattant; David triomphant; David fugitif^ 1565, et de quelques autres poésies françaises et latines.
DESMICHELS (le généran, né à Digne en 1779, m. en 1845, avait fait avec distinction la plupart des campagnes de la République et de l'Empire. Envoyé en 1833 en Algérie, il prit le gouvernement d'Orak, battit la tribu des Garabas et Abd-el-Kader lui-même, s'empara de Hostag^nem et d'Arzew ; mais, au retour d'une expédition contre les Smélas, il fut si vivement pressé par les Arabes qu'il signa, le 25 février 1834, le traité désavantageux d'Oran, qui le fit momentanément disgracier. Néanmoins, il fat dès l'année suivante élevé au grade de général de division et chargé du gouvernement de la Corse.
DESMOLETS (P. Nie), oratorien, né en 1678, mort en 1760, a donné des éd. et des recueils faib avec soin , entre autres: le 2* vol. de VHistoriaeeek' sia pûrisiensis, du P. Gérard Dubois, 1710; diTeis Trattés du P. Lami,1720; une éd. de la Bibliotheai sacra du P. Lelonç, 1723, 2 vcJ. in-foL II a dirigé la suite des Mémoires de littérature et éP histoire de Sallengre, 1726, 11 vol. in-12, et l'éd.de l'Histoire de l'empire ottoman ^ par Jonquières, 1743.
DESMOTJLINS (Camille), conventionnel, néàGuiae (Aisne) en 1760, fils d'un magistrat de cette ville, était avocat à Paris lorsqu'éclata la Révolatioa. u en adopta les principes avec chaleur et fut un des
{mncipaux orateurs ou club des Cordeliers. Le I2;uilet 1789, lendemain du renvoi de Necker, il harangua la multitude au Palais-Royal, et, igxhs avoir donné aux insurgés mie feuille verte pour signe de ralliement, il entraîna à la Bastille cette armée improvisée qui le 14 juillet força les murailles de la forteresse. De 1789 à 1791 Desmoulins rédigea avec une extrême vigueur de pensée et de style un journal intitulé : Révolutions de France et de Brabant; en 1792 il fut nommé député à la Convention. Il s'y lia avec Danton, vota comme lui toutes les mesures violentes qui furent prises à cette époque; msis comme Im il chercha à arrêter l'efiusion du sang aussitôt qu'il pensa qu'elle n'était plus nécessaire, n publia même dans ce sens, vers la fin de 1793, qoel-
2ues numéros d'un nouveau journal intitulé : le Vieua ordelier. Sa perte fut dès ce moment résolue par Robespierre, alors tout-puissant : il futjugé avec Danton, condamné aans avoir été entendu, et monta sur Péchafaud le 5 avril 1794. Sa femme, à peine &gée de 23 ans, y porta ellet-même ta tête nuit jours après, accusée devoir voulu le délivrer. Ses OEucres ont été recueillies en 1828; sa Correspondance en 1816. £d. Kleury a publié une Étude sur C. DesmouUns.
DESNA, riv. de Russie, sort du ^ouvt de Smolensk, traverse ceux d'Orel et de Tchemigov, et tombe daas le Dniepr à9 k. de Kiev, après un cours d'env. 800 1
DESNOYERS (L. bouchée), graveur, né à Paris en 1779, mort en 1857, étudia le dessin sous Lethière, la gravure -sous Alex. Tardieu. et publia depuis 1796 une foule d'oeuvres remarquables qui lui valurent, avec l'aisance, un fauteuil à l'Académie des beauxarts (1816), et les titres de premier graveur du roi (1825) et de baron (1828). Ses Vierges de Raphaël surtout eurent un grand succès.
DESOLATION (tie de la). T. kebgdelbn.
DESOIEUX (Franc.), médecin, né en 1724 àBovlogne-sur-Mer, mort en 1803, devint en 1760 chirurgien-major (lu réffiment du roi et fit établir par Louis XYI Técole de chirurgie militaire de Paris. H donna en 1801 un Traité historique sur inoculation, et combattit les adversaires de cette découverte.
DEfiPACrrËRE (J.), en fiamand. Van Pauteren, grammairien, né vers 1460 à Ninove (Brabant), m. a Commines en 1524, prctfessa successivement à Lou-
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lain et à fiois^e^Duc. On a de lui ium QrcMmaiu
latine, Commaitartï^amnMittet, Paris, Iâ33,iii4(>l.,
qui malgré ses nombreuses imperfections, a ôtéiong-
temps classi^pie dans les écoles.
DfSPËUKftS (Bonaventure) , écrivain français, né
à Amap-le-Duc en Bourgogne, était valet de chanuire
de Margoerite de Taloia, sceur de Fraaçois I. O9
croit quil se donna Ja mort an \VA. On a de loi : CfHihQlwn Mwidi ou ^àk^ffutt mtmques sur éMrmU tu^ets (1537) oà éclate un sceptidame cifMaé; TfouneOn ricréation$ at j&yeuct 4ems. Ses Otvvrei ont été publiées en I5a4 «t rééditées en 1858, ip^t L. Lacour, 2 voL itt-16.
TiVSPQtCrSS (Pkil,)^ poète et alOié, né à Cbartses en 1546, m. en 1606. était oncle du poète Bégnier. Il s'attacha au duc d^Âj^u, qull suint «n Pologne, et fut comblé cle Uenfaits par ce .prince devenu roi tOenri m); il en reçut plusieurs abbayes qui lui lonnaîeDtun reyemi de lOOOO écus. Boileau, dans son Àrtmitiquè, lui donne le tnême éloge qu'i Bertaot (7. ce nom). Ses Po^*i«, en partie galantes, en partie dévotes, K75-1591, eurent un grand succès : il y imite avec l>onheur Marot et les pdëtes italiens. 11. À. Hicbiels a réimprimé ses OEuvret. 1858. avec notes. M. P. Gaudin a donné en 1862 ses Chefs-d^auvre,
DESPORTBs (Prariç), peintre firançals, né eh 1661 i Champigneul iMarde), mort à Paris en 1743, excella surtout dans la peinture des animaux et des dusses, n fut reçu à Taoadémie de peinture en 1 699. X4 musée du Louvre possède son portrait peint paf loi-mômeet plusieurs de ses meilleurs tatbleauz.
DESPOrO-DAGH, le mont iOwdope, chaîne de noirt. de laRoumélie, se rattache auBallcanet s*étend ffittB les sandjakats tie Sophia et de Gallipoli ]usl|o^àlaHaritza, sur ime longueur de 270 kû.
Ma5W)ULjV. de Perse. Y. desfôul. '
DESPRÉAUX, T. boilead etcoosiN.
msSP&BTZ (Côar TBansuète), physicien français, Je à Lessines (HaiinauÇ, mort en 1863, vUit jeune i Paris pour étudier la physique et la chimie, professa a l'École polytechnique et à la Faculté aes sciences, et devint membre de PAcadémie des leiences , pour laquelle il a fait de savants Mémoires. Il a publié de bons Traités de physique et de chimie, et attaché son nom à ia cristallisation 4u charbon.
IVESROcmsS (7. B.), Tié Si la Hochelle, mort eft n66, aidaBruzen de LaMartinière dans la composition de son Dictionnaire géographique, traduisit l'ffirt. de Suède, de Pufendotf , la continua jusqu'en 1730, et donna lui-même une Hist. du Danemark^ i73q,etTine Hist. de Pologne sous ÀuguMell^ 1733.
BBSKtfES (Ant. Fr.). empoisonneur, était mar- «i^d épicier à Paris. Il s'enrichit par des escroquenas et aes crimes, et sut par son hypocrisie se fairç Que telle réputation de rertu que pendant lonc^emps ^ ne put le soupçoimer. S'ètant fait vendre par M. de La tfotte, écuyer du roi, la terre de Buisson- Soéf, qu'il devait payer ISOOOOfr., il résolut de faire mourir toute la famille de son créancier afin des'em- P^r du bien sans rien débourser : il avait déjà empoisonné la femme et le fils, lorsque son crime fut «couvert. 11 ftU roué vif en 1777.
1>BSSAIX (Jos. Marie), général, né à Thonon en Sa- ▼ttja,Bn 1T64, mort en 1834, avait d'abord étudié la médecine. En 1792, il proposa à la Convention la JJjation de la légion des AUobroges: il fut envoyé à wenoble pour l'organiser et en eut le commandev«At n fut en 1803 élevé au rang de général de brille, et en 1809 à celui de général de divisimi. H «vaittàit avec éclat les campagnes dltalie et d'Alle- JÇgje; Il fit aussi celle de Russie et perdit un bras J a lioskowa. Chargé en 1814 de défendre une partie «es Alpes, U repoussa les Autrichiens et mérita par sa ytavoure d'être surnommé le Bayard de la Savoie. uquitta la France en 1816 et se retira d'abord en ^»*>«e, puis en Piémonl. où il fut arrêté par ordre du
roi deSardaigne. Rendu à la liberté au bout de oiaq mois, il vécut dans la retraite jusqu'en 1830, époque à laquelle il fut appelé au commandement de la garde nationale de Lyon. — F. besaix.
DESSALINES (îaco.), 1«» empereur d'Haïti, né en 1758 aux Cormiers (Haïti), était noir et fut d'abord esclave à St-Domingue. Dans les troul)les de Vile, il devint lieutenant de Toussaint Louverture, et com-i battit le général mulâtre Kigaud et le général fraiH cals Lederc, 1802; mais après la déportation de Toussaint, il se soumit k la France. S'étant insurgé peu après, il se retira au N. de Plie; il réusait à re^ pousser Rochambeau dans le sanglant combat de St-Marc. Alors il se fit déclarer empereur sous le nom de Jacaues I (1804) ; mais son gou^ avant bien" tét dégénéré en une tyrannie insupportabLB, les généraux Christophe et Pétion se révoltèrent : en mai'» chant contre eux, il périt dans une embuscade, 1806.
BESSATJ, capit. du duché d'Anhalt-Dessau, sur la H&lde.près de son confluent avec l'Elbe, à 120 kil. S. 0. de Berlin; l&OOO hah. Elle est divisée en trois parties : vieille ville, ville neuve, Sand. Station du ch. de fer de Berlin à Leipsick. Château du prince, nouvelle chancellerie, manège, arsenal, observatoire, galerie de tableaux^ Maison d'orphelins, célèbre lnsti<» tut pédagogique dit Pàt^anthropmon (T. basbdow). Draps, bonneterie, chapeaux, passementerie, fabrique de tabac; 'banque, fondée en 1847; commerce de grains. Patrie de Holse Mendelssohn. Aux env., jolis châteaux des ducs, beau parc de Wœrlitz, sépufiure ducale, Stiegllzberg, digue de l'Elbe. WaUenstein bat* titllansfela au pont de Dessau, 1626.— K ànhalt.
DESSOLES (le marquis), général, né à Auch en 1T67, mort en 18*28, nt sous Bonaparte la oampagiie dltalie, se distingua dans la Yalteune contre les Au* trichions (1800), commanda en Espagne et en Russie, se prononça en 1814 en Taveur des Bourbons^ fut nommé pair et major général des gardes nationales, et devint en 1818 ministre et président do conseil; mais il se retira deux mois après, dégoûté des exigences du parti réactionnaire. Il se montra toujours depuis partisan des libertés publiques.
DESTIN , Fatum, divinité aveugle despalens, n'esf autre ehose que cette fatale nécessité suivant laquelle tout arrive dans le monde. Toutes les autres divmités étaient soumises au Destin, et rien ne pouvait ohan<* ger ce qu'il avait résolu. On le repr&entait ayant sous ses pieds le globe de la terre, et tenant dans se» mains l'urne qui renferme le sort des mortels.
BESTOITCHES (Ph. kéricjlult), auteur comiaue, né à Tours en 1680, mort à Paris en 1754, fut dans sa jeunesse acteur, puis militaire, s'attacha enfio à Puysieux, ambassadeur en Suisse, qui le fit entrée dans ut diplomatie. Tout en travaillant pour le théâtre, il remplit avec succès plusieurs missions importantes, particulièrement en Angleterre où il accoç^pagna le cardinal Dubois (1 7i 7) . Après la mortel u Régent, u se consacra tout entier aux lettres. Il fut reçu à l'Académie en 1723. Sa !*• pièce tuile Curieuaimperti^ nentf comédie en 5 actes et en vers, qu'il composa en Suisse (1709); il donna ensuite V ingrat, Plrrésolu^ le Médisant (1715), U Triple Mariage, VObstack im-> mrévuy le Philosophe ma'né{im),le Glorieux (1132), le Dissipateur (1736), imité du Timon de Shakespeare, etc. Il laissa en manuscrit plusieurs pièce» dont oeux furent jouées avec succès après sa mort : laFausse Aonès (1 769), et le Tambour nocturne (1 762). Ses cbefs-d œuvre sont le Philosophe marié et le Clo^ rieux, tous deux en 5 actes et en vers. Destouches est un de nos bons comiques du second ordre ; on lui reproche de manquer de gaieté et de naturel. A la fin de sa vie, il ne s'oocupa que de théologie et écrivit contre les philosophes. Les meilleures éditions de ses OEuvres ont été publiées par son fils en 1767, 4 vol. iii-4, et par Crapelet, 1822. 6 v. in-8. Auger a donné en 1810 un choix de ses pièces, 2 voL in-18.
DESTODCHEs (L. Camus) , dit Destouehes-Canon.^ officier distingué d'artillerie, 16£8-U26| devint en
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