DUIS
Dt les proviiioes. li leur parsuada d'al- j 1er combattre en Espagne, se mit à leur tête, et les ' coDdttigit défendre les droits de Henri de Transtanare qui disputait à Pierre le Cruel le trône de Castille. II s'y couvrit de gloire, et déjà il avait aDëanti le parti de Pierre le Cruel , lorsque celui^ appela à Mn secours deux vaillants capitaines anglais, Cnandos et le prince Noir. Du Gueschn Ait défait et pris après des prodiges de valeur à la kttaiUe de Navacette, liT/ée «outre son avis (1367). Racheté de nouveau. •ilT^ogea sa défaite par la victoire de Montiel, 136^, at rétablit Henri sur le trftne^ Nommé oonnétaÛe fo 1370, il chassa les Anglais de la Normandie , de k Guyenne, de la Saintonge et du Poitou. Charles V, ayant en J378 eonfis(^ué la Breta^e sur Jean IV, lès soldats bretons , jaloux de l'mdépendance de leur patrie, désertèrent l'armée de Du Gueedin, et le connétaUe fut soupçonné lui-même de trahison. Indiffoé d'un tel soupçon, il renvoya aussitôt au roi i'épée de connétable, et voulut passer en Espagne auprès de Henri de Transtamare; mais, apaisé bientôt par le roi,, gui avait reconnu son erreur, il retourna dans le midi pour combattre encore les Anglais, et mit le siège devant ChâCeauneuf-de? Biodan, en Auvergne: après plusieurs assauts ter* ribles, la place promit de se rendre, si elle n'était aeeourue dans 15 jours.' Le béMs mourut dans cet -mtenalle, le 13 juillet 1380, et le gouverneur vint, U trêve eiplrée, déposer les clefe de 4a place sur ;ion cercueil. Son corps fut. déposé à St-Denis. Sa rii a été écrite plusieurs fois; nous citerons TiTût. ^Bertrand Du Gnesclm, "par Guyard de BervUlci «fis, U67, et la Chroniqut de Cu veiller * en vers» publiée par Charnère, 1845.
DUGVBT (Jacques Joseph), théologien et mora^ liste, néàMonlbrison en 1649, mortà Paris en 1733» était entré dans la congrégation de l'Oratoire , mais Alt obligé d'en sortir à cause de son attachement aux opinions deJansénius. et de Quesnelet^e rendit i firuxeile<( près d'Amauld. Ses principaux ouvrages sont : Traité sur les devoirs (Tun héque, 17 10 ; Traité dei icrupuîes^ 1717 ; Lettres sur divers sujets de morale et de piété y 1718; Principes de la foi, 1736} institution d'un prince (composée pour le duc de Sa^ T9ie),1739; ConféreneesecclésiastiiueSf 1742. On es^ tune surtout son Traité de la prière publique, son implication de Vouprage des six ymrs et son Explication de la Passion.. On place Duguet, avec Nicole, AU 1»' rang des écrivains-moralUtes. On a publié en 1764 ^Esprit de Duguet ou Prvcis de la morale shrétienne. M. S. de Sacy a réimprimé plusieurs de ses traités dans sa Bibliothèque spirituelle. 1858.
BU HAILLAN (Bernard de oirard, seigneur), lustoriographe de Charles IX et de Henri III, né à Bordeaux en 1535, mort à Paris en 1610, avait été secrétaire d'ambassade. On a de lui : Regum GallotfjR icônes a Pkaratnundo ad Frandscum II f item ducum Lotharingix icônes ^ Paris, 1559, in-4; Hist. générale des' rois de France depuis Pharamond jusqu;à Charles VU, >576, 1584, in-fol. : c'est le preiQier corps d'histoire de France qui ait paru dans Aotre langue. Du Uaîllan a traduit Eutrope, Corné- Itus Sépoe et le» Offius de Cicéron.
BUHALDK (le P. J. B.) , jésuite, né en 1674 à Paria, mort en 1743, fut quelle temps secrétaire du P. Leteliier, confesseur du roi, et rédigea, après le P. Leffobien. les LeUres édifiantes écrites des misfi<ms étrangères ; il prit cet ouvrage au IX* volume, et le continua jusqu'au XXVI*. On en a donné une nouvelle éd., Paris,. 1781, 26 v. in-12. Dubalde a aussi publié la DtMcrxpiion géograMque et historique de Vemvire de la Chine et de la Tartarie cMnaise. i'735, 4 vol. in fol., avec.fig. et 42 cartes de d'Anville.
MJHAJIEL (J. B,)» savant oratorien, né«à Vire en M24, BK>rt en 1706, cultiva, avec succès toutes les adences, surtout la physique, et fUl secrétaire perpétuel de r Académie des sciences de Paris dès sa lOBdatioa. 11 visita l'Angleterre et la Hollande pour
D'un esprit élevé et conciliant, il ^'efforça d'accorder entre eux les philosophes anciens et les modemes. Ses principaux ouvrages sont : ÂsiPonomia pAysiba, Paris» 1660; De Consetisu wtteris et no^œ phtlosophiXy -1663; De corporum affei^ionibus, 1670; De Mente humanay 1672; Ph»2o(op/iia ioetuset nota àd usum scholXt 1678; Thaolo^ta spécutatrix et practica, I69I. n a aussi donné une Bist, de rÀcaaémie des sdencêSf en latin, 1698.
DUHAMEL no MONCEAU (H. L.), savaut agronome, inspecteur général dé la marine, né à Paris en 1700, mort en 1782. Propriétaire de grands biens en GÂtinais, il consacra tousses loisirs à des recherches utiles pour les arts industriels, et contribua surtout aux progrès de l'agriculture. Admis à l'Acad. des sciences dès 1728, il fburnit à dette société plus de 60 mémoires sur la marine, l'agriculture et le commerce. Ses principaux ouvrages sont :' Traité de la culture des terres, suivi d'Etspériences sur cette culture, 1751-60; Des Arbres et arbustes qui se cultivent en /VoACtf, 1755; Des Semis et plantations des Arbres, 1760; Eléments d^agriculture, 1762, auj. arriérés; De V Exploitation des bois, 1764; Des Arbres frui* tiers, Î7()8 : c'est le traité le plus complet sur cette matière; Des Pêches maritimes et flunattles, 1769. Plusieurs de ses ouvi«ge8 ont été réimprimés avec des augmentations par Poiteau, Turpin, J. E. Bertrand, £t. Michel, etc. Duhamel fit avec Buffon plusieurs expériences snr la croissance des bois, et admit, avant Franklin, l'identité de la foudre et de l'électricité. Il se faisait aider dans la rédaction de ses ouvrages par Son frère Duhamel De Nainviliiers.
DUHAMEL (J. p. François guillot), ingénieur, 'fté en 1730 près de Coutances (Manche), mort en 1816. n avait aéià rendu de grands services à l'Industrie dans plusieurs manu^tures particulières lorsqu'il fut nommé, en 1775, professeur de métaflurgie. 11 devint bientôt inspecteur général des mines, et f\it admis en 1786 à l'Acad. des sciences. On lui doit de nouveaux procédés ponr'Ia cémentation de l'acier, pour l'extraction de l'argent et de plusieurs autres métaux. Il pubîb en' 1188 ie !•' voL de sa Géométrie souterraine y ouvrage qui, bien guMnachevé, est encore un des meilleurs guides pour les mineurs.
BUHESME ^e génétal), né en 1166 à BourgneUf (Saône et Loire) , servit sous Dumouriez et couvrit la retraite des Français après la débite de Nenrinde (1793), contribua à' la viaoire de l^leurus et à la prise de Maestï-icht, après laquelle il fût fait général de division (1794). se signala aux batailles de IHberach et de Hohenlinden, surprit Barcelone en 1808 et fut pendant deut ans gouverneur de cette place, prit part aux combats les plus meurtriers pendant la campagne de France, et périt en 1815 à Waterloo, k ia tête' dé la jeune garde.
BUILUUS'VEPOS (C), consul l'an 260 av. J.-C, remportasur les Carthaginois, à Myles, prés de la côte de Sicile, une victoire natale qui leur coûta 58 vaisseaux : c'était le premier combat naval que livrassent les Romains. Il uut la f tctoire à Remploi d'une sorte de grappin ^dit corbeau) qui Ikcilîtait Tabordage. Le sénat lui accorda, en récompense, des honneurs particuliers et fit élever au milieu du Forum une colonne rostrale qui subsiste encore en nartie, et dont^mscripiion est un des monuments les nhis tmi^ipes de la langue faitine. Duilliuis fit en outre lerer le nége de Ségeste en Sidle, et prit Macelie en Galabre.
BUWGT , ch.-l. de c. (Hte-Savoie) , arr. d'Annecy, au bord du lao d'Annecy ; 350 h. Château dans le lac.
DUISBOITRG, V. nnii^e'des États nrussiens fWestphalte), à 22 kU. N. 0. de DusselKtorf; 8000 hab. Gymnase, biblietfaèque, observatoire. Draps, étoffes de soie et de coton, velours, toile, savon, amidon, porcelaine; fbiges. I5ne université avait été fondée en 1655 à Duisbourg ; elle a été tupprlmée en 1802.
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DUIVELAin), île de Hollande (ZéUnde), entre les emb. de la Meuse et de l'Escaut, à TE. et très-près de llleSchouwen; 13kil. sur 9. Son nom lui vient de la grande quantité de pigeons {duive en hollandais) qu'on y trouvait autrefois.
DUJARDIN (Carie), peintre hoDandais, né à Amsterdam en 1640, mort à Venise en 1678, après une vie courte et fort dissipée, s'est surtout exercé dans le ffenre familier, et a réussi à peindre les animaux et les bambochades. Un de ses chefs-d'œuvre est le Charîatany qui se trouve au Musée du Louvre et que Boissieu a gravé. Dujardin grava lui-même à l'eau forte avec succès : il publia en 1652 un recueil de paysages en 52 pièces.
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ER (Charles André), philologue, né en 1670 à Unna dans le comté de La Mark (Westphalie) , mort en 1752, professa longtemps l'histoire et l'éloquence à l'université d'Utrecht, et fut un des savants les plus laborieux du xviu* s. On lui doit d'excellentes éditions de Florus, Leyde, 1722, et de Thucydide, Amsterdam, 1731, in-fol. Ses Notes ont toutes été conservées dans le Thucydide de Deux-Ponts.
DULARD (P. Alex.), poète médiocre, né en 1696 à Marseille, m. en 1760, fut secrétaire de l'académie de sa ville natale. Il a donné un poème des Grandeurs de Dieu dans les merveilles de la nature y 1749, auquel le mérite du sujet a valu quelque succès.
DULAURK (Jacq. Ant.), historien, né à Clermont- Ferrand en 1755, mort en 1835, fut membre de la Convention, du Conseil des Cinq-Cents et du Corps lëgûdatif, et rentra dans la vie privée après le 18 brumaire. Ruiné par une faillite, il ne chercha de re^ sources q^ue dans son talent. Il publia un grand nombre d'écrits savants et curieux, dont les principaux sont des Esquisses hùioriques sur les principaux événements de la révolution française, 1823, 6 vol. ; une Hist. civile, physique et morale de Paru, 1825. 6 vol. in-8 (réimprimée en 1837, 8 vol. in-8, avec des additions et des notes par J. L. Belin); une Hiet, des environs de Paris, 1825, 7 vol.; une Hist, ^éfée des différents cultes, 1825; une Hist. delà révolution de 1830 (ouvrage posthume publié en 1838). etc. La çlupah de «es ouvrages, hostiles au derçé et empreints d'un esprit d'opposition libérale, ont joui dans leur temps d une grande popularité.
DULAURENS (H. Jos.), né à Douai en 1719, était entré chez les chanoines réguliers de la Trinité, mais il quitta la vie monastique pour se livrer à la littérature et vint dans ce but à Paris. Lors de l'arrêt rendu par le parlement contre les Jésuites (1761), il publia contre cet ordre une satire violente sous le titre de Jésuitiques, Poursuivi pour la publication d'écrits irréligieux et immoraux, U se réfusia en Hollande et se mit aux gages des libraires d'Amsterdam, de Liège, de Francfort, mais sans pouvoir sortir de l'indigence. Dénoncé à la chambre ecclésiastique de Mayence, comme auteur d'ouvrages impies, il fut condamné à une prison perpétuelle (1767) et enfermé au couvent de Mariabom, où il mourut au bout de 30 ans (1797). Dulaurens avait de l'esprit, de l'imagination et surtout une facilité prodigieuse; mais il a fait un déplorable usage de ses talents. Outre les Jésuitiques, on a de lui deux poèmes héroï-comiques : le Balai, 1761, et la C^ondeUedTjirras, \16^\VÀrétinmodeme, inS'jVÉvanaile de la raison, 1764; te Compère MaUhieu, ouvrage licencieux, qui l^t d'abord attribué à Voltaire.
DUU3GN0, Uldnium, v. de U Turquie d'Europe (Albanie), sur l'Adriatique, à 32 kil. S. 0. de Scutan; 7600 h., la plupart marins. Ëvêché catholique.
DULGIN, hérésiarque de Novare, annonçait que le règne du St-Esprit avait commencé en l'an 1300, et que depuis cette époque le pape avait cessé d'être le vicaire de J.-C. H fut brûlé vif avec sa femme en 1307 par ordre du pape Clément V. Ses disciples s app8lè.*'ent Dulcinistes ou Dulciniens.
DULGIRINI, peuple de Germanie, au N. E., sur les bords de VAmisius (Ems), était, dit-on, une co-
lonie des Chérusques, et avait pour ville prindpite Ascalingium (Hildesheim).
DUUCHIUM, &\ji. Neoehori, Ile delà mer Ionienne, et l'une des Ëchinades, formait avec Ithaqae le royaume d'Ulysse. F. ithaque.
DDlMEN, V. des Etats prussiens (Westphalie),! 28 kil. S. 0. de Munster; 3500 hab. Résideoee de» ducs de Croy-DQlmen.
DULONG (Pierre Louis), savant physicien, né i Rouen en 1785, mort à Paris en 1838, exerça d'abord U profession de médecin, mais y renon^ ponr s'appliquer tout entier aux sciences, fut saccessivement professeur à l'école vétérinaire d'Alfort, à Ytcole rformale de Paris et à la Faculté des sciences, examinateur, puis professeur de chimie et de physi-
2ue à l'Ëcole polytechnique et enfin directeur des ludes à cette même école (1&30). Il avait été reçu à l'Académie des sciences en 1823. Dulong a fait faire des progrès à la chimie et à la physiaue. En chimie, nous citerons ses travaux Sur la decompositim mutuelle des sels; 1811; Sur Vaeidenitreux^ 1815; Sur les combinaisons du phosphore œcec Poiygèu, .1816. Il avait découvert en 1812 le chlorure ^as<ik: en faisant des expériences sur ce composé si dangereux, il perdit, par suite d'une explosion, un œil et un doigt. En physique, Dulong reconnut, avec Petit, que hi chaleur spécifique des corps est en raison inverse du poids oe leurs atomes, et détermina, avec Arago, la force élastique de la vapeur d'eau i diOérentes températures. On lui doit aussi des tranox Sur la mesure des températures et Sur let fuiàtt élastiques, 1820. La plupart de ses écrits ont été inséra dans les Ànnates de Chimie et de PA^'fve.
DULOT, poète du xvn« siècle, passe pooriiarenteur des bouts rimes. Sarrazin, qui n'arait pu réussir dans ce pitoyable genre, s'en vengea en publiant Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts nWf.
DULWICH, vge du comté de Surrey, à 6 kil. S. de Londres. Maison fondée en 1617 parW. A^leyo, acteur célèbre, sous le nom de Godt^ Gift (don « Dieu) , pour l'éducation de 12 enfants et l'entretieii de 12 pauvres; bibliothèque, musée de peinture.
DUHANIANT (Jean André bourlaui, dit), nétt 1754 à Clermont-Ferrand, mort en 1828, quitta ie barreau pour le théâtre , l\it comédien à Pans jœau'en 1798 , puis entrepreneur breveté des spertac» ae province. Il a donné au théâtre quelques comédies: (les Français en Huronie, 1778; Guerre «*««*' ^ Ruse contre ruse, 1787 ; la Double intrigue, M où Ton trouve de la verve, de la gaieté et où imm-
fue est bien menée, lia aussi écrit plusieurs roo^ Enfant de mon père, 1798; Aventures d^un imft, 1798; Trois Mois de ma vie, 1811, etc. .
DUMARSAIS (CésarcHESNEAu), grammainaiplosophe, né à Marseille en 1676, mort en I75MJ' jeune à Paris, s'y maria et se fil recevoir aw», mais, se trouvant dans la gêne, il quitta sa m^ et le barreau pour faire des éducations particuiiei» D eut entre autres élèves les enfants de La*»,"* il n'en devint pas plus riche. Il ouvrit plus tarfl «^
Sension au faubourg St- Victor, m*Js*jJ/°,E^ e succès, n mourut pauvre et accablé dmfif^^ Ses principaux ouvrages sont : Méthode 1***'^ pour apprendre la langue latine (172Î) : »! î P sente d%ord les mots dans l'ordre de la constfoc»^ française avec une version interlinéaire; ^"■.. Tropes, 1730, le meilleur de ses écrits ; /ti«c|P de grammaire, 1769, où il traite la ^^^^r^ philosophe ; enfin une petite Logique cwjsique, *' -*'• -' - 'rivit^ns l'Encyclopédie et U^
superficielle. Il écrivit dans l'EncyclopéûJc ei --une Exposition deVÉglise gaUicane(poh\.if^f'>^ On lui attribue quelques écrits antireligieux q«'^
})araissent pas lui appartenir. Il a propre o» .j, ormes dans l'orthographe qui n'ont P*s.5^,*7-oi. lies. Ses OEuvres ont été publiées «»J"'',,ikrt- Son éloge a été écrit par d'Alembert (dans ' ^»^ dopédie, t. VII), et par M. de Gérando(l«»> DUMAS (Louis), ami de l'enfance né * NB»
DDMË
DUMO
1676, mort en 1744. s'occupa surtout d*éducation. Il imagina, pour faciliter Fart d'apprendre à lire, d'initer les procédés de rimprimerie et de donner aux snfants des lettres détachées qu'on leur faisait assembler, comme en jouant, pour en former des mots : f est ce qu'il appela le bureau typographique. Cette invention eut un grand succès. On a de lui la Bibliothèque des enfantSy ou les premiers éléments des lettres, 1733, ouvrage composé pour Tapplication de sa méthode. Il voulut aussi l'appliquer a la musique 9t publia l'Art de la musique enseiané et pratiqué par la méthode du bureau typographique y 1753.
DUMAS (Ch. L.), médecin, né a Lvon en 1765, mort en 1813, étudia k Montpellier, lut employé à L'Hdtel-Dieu de Lyon, où il rendit de grands services pendant le siège de la ville (1793), puis à l'armée les Alpes (1794) , fut nommé en 1795 professeur l'anatomie et de physiologie à Montpellier, devint successivement doyen de la faculté de médecine, recteur de l'Académie de Montpellier, et correspondant de l'Institut. Ses principaux ouvrages sont: Principes de physiologie ^ 1800-6. où il développe la doctrine du principe vital de Barthez, et Doctrine des maladies chroniques, 1812, où il expose une théorie nouvelle sur la formation de ces maladies.
DUMAS (Alexandre davt), général de division, né à Jérémie (St-Domixigue) en 1762, mort à Villers- Cotte- 1 rets en 1807, était un homme de couleur, fils du marquis de la Pailleterie^ riche colon, et d'une Africaine. Il servit avec distmction sous Dumouriez, et conquit tous ses grades pu des actions d'éclat. En 1798, il défendit seul, à Brixen, le passage d'un pont d'où dépendait le succès de la journée, ce qui le fit surnommer VHoratius Codés du Tyrol. Pendant l'expédition d'Egypte, il comprima, à la tète de quelques braves , une insurrection dont le général Dupuy venait d'être victime au Caire; mais une malaaie le forcjai bientôt à se retirer. Il est père du célèbre Alexandre Dumas, né en 1803.
DUMAS (le comte Matthieu), général et administrateur, né à Montpellier en 1753, mort en 1837, entra dès l'Age de 15 ans dans la carrière des armes, combattit en Amérique comme aide de camp de Rochambeau, prit une glorieuse part aux campagnes de la Répubfique et de l'Empire et fut fait général de division en 1805. U fit partie de l'Assemblée législative et du Conseil des Anciens, fut ministre de la guerre à Naples. néffociateur à Vienne en 1809. et mtendant Kénéral die la Grande- Armée de Russie en 1812. Sous la Restauration^ il fut nommé conseiller d'£tat et président du comité de la guerre. Après 1830, il fut élevé à la pairie. On a de lui un Précis des événements militaires de 1799 à 1807, en 19 vol. in-8, 1817-26, ouvrage capital, une trad. de V Histoire des guerres de la Péninsule de W. Napier, avec d'importantes rectifications, et des Souvenirs (1839).
DUMBABTON, le Dumbritonium des Romains, la Balclutha d'Ossian, v. d'Ecosse, ch.-l. d'un comté de son nom, à 80 k. 0. d'Edimbourg; 5000 h. Port franc. Verreries, filatures, tanneries. Vieux château fort, bâti sur une hauteur de 200" et qui a été habité par Robert Bruce, Marie-Stuart, Charles I et CromwelL Patrie de SmoUet Archibald II, comte d'Argyle, y fut pris et mis à mort en 1685.— Le comté, entre ceux de Perth, Stirling. Lanark, Renfrew, la Clyde et la mer, a 75 kil. de looff sur 9 de large et 50 000 hab. Il est traversé par le Grand-Canal et offre plusieurs lacs dont le principal est le Lomond.
DDMÊRIL (Constant), zoologiste, né en 1774 à Amiens, mort en 1860, fut nommé en 1801 chef des travaux anatomiques à l'Ecole de Médecine de Paris, obtint en 1801, à la Faculté, la chaire d'analomie, qu'il échangea plus tard contre celles de physiologie et de pathologie, y ioignit, après la mort de Lacépède, la chaire d^ichthyologie et d'erpétologie du if uséum et remplit ses diverses fonctions avec zèle presque jusqu'à la fin de sa longue vie. Il avait été nommé en 1816 membre de l'Académie des sciences
et fut de l'Académie de médecine dès sa fondatioiL Disciple de Cuvier, Duméril étendit le champ de l'anatomie comparée. Ses principaux ouvrages sont : Traité élémentaire ^Histoire naturelle (1804), ou*> vrage classiçiue; Zoologie analytique (1806); Erpétologie générale ou Histoire natureUe des Reptiles (1835-39. 5 voL in-8) : c'est son nrincipal titre.
DUMERSAN (Manon), vaudevilliste et numismate, d'une famille noble de Bretagne, né en 1780, mort en 1849. U était attaché au Cabinet des médailles, et fut nommé en 1842 conservateur adjoint de cet établissement. Faisant marcher de front la littérature légère et l'érudition, il composa, soit seul, soit avec Désaugiers, Chazet, Bouilly, Merle, Carmouche, Francis, Scribe, et surtout avec Brazier, une foule de pièces (plus de 200) , la plupart pétillantes d'esprit et de gaieté, oui furent représentées avec succès sur les petits tnéâtres (V. brazier), et parmi lesquelles on remarque les Saltimbanques (1838). En même temps il publiait de savants ouvrages qui le placent au rang de nos meilleurs numismates : ÊUmenU de numismatique, 1834; Hist. du cdbinet des médailles y 1838; Notice des monuments ejpposés dans le cabinet des médailles antiques, 1 828 etl84Ô, etc. Il donna en 1845 un recueil de Chantons nation, etvonuh, avec l'histoire de la chanson. DUMESNIL (Iflle) , célèbre actrice, née à Pans en 1713, morte en 1803, débuta au Théâtre Français en 1737, remplit dans la tragédie, avec un succès toujours croissant, les rôles de reines et de princesses et fut la rivale de Mlles Lecouvreur et Clairon. Elle excellait surtout dans les rôles de Mérope, de Clytemnestrsy d'Athalie et d'Âgrippine. Elle n'était pas douée d'un extérieur avantageux; elle -manquait même quelquefois de grâce et de noblesse dans ses attitudes et dans ses gestes; mais quand elle s'animait, sa voix devenait terrible, l'expression de ses veux était foudroyante, ou bien eUe arrachait des larmes, excitant ainsi au plus haut point dans Pâme du spectateur la terreur ou la pitié. Elle quitta le thé&tre en 1775. On a publié sous son nom, en 1800 et 1823, des Mémoires rédigés sur ses notes, qui renferment des conseils utileis sur la déclamation.
DUMFRIES, V. d'Ecosse, ch.-l. du comté de son nom, à 114 k. S. 0. d'Edimbourg; 12 000 hab. Port sur le Nith, près de son emb. oans le golfe de Solway. Quelques édifices, obélisque élevé en 1780 en l'honneur de Charles, duc de Queensberry. Tanneries, brasseries, bonneteries, chapeaux, etc. —Le comté, formé de la province romaine de Valentia, est situé dans la partie S. de l'Ecosse, entre ceux de Peebles. Selkirk, Roxburgh à PB., Ayr et Kirkcudbright à l'O. ; il a 80 kil. de long et 80 000 hab. Pays montagneux; plomb, houille, pierre calcaire. DUMNONH, anc. peuple de I1le de Bretagne (Bretagne 2*), au S. 0., dans les comtés actuels de Cornouailles et de Devon.— Le capLizaid, situé àla pointe S. 0. de leur pays, s'appelait Dumnonium prom,
DUMNORIX, chef éauen de haute naissance, frère de Divitiac et gendre d'Orgétorix, roi des Helvètes, avait un commandement dans l'armée de César. Suivant à regret le général romain, il cherchait à soulever ses soldats contre lui : César, ayant découvert ses menées, le fit mettre à mort. Pan 54 av. J.-G.
DUMONT (Jean), publiciste français, né vers 1660, mort à Vienne en 1726, suivit d'abord la profession des armes, puis voyagea dans presque toutes les contrées de l'Europe et finit par se fixer en Autriche. Lék renseignements qu'il avait recueillis dans ses voyages lui fournirent le sujet de plusieurs ouvrages qui eurent un grand succès et lui valurent l'estime de Pempereur (l'Allemagne, qui le nomma son historiograpne et lui donna le titre de baron de Carlscroon. Les plus importants de ses ouvrages sont : Mémoires politiques pour servir à rintelligenee de la pais de Ryswyck, 1699; Recueil de traités d'alliance^ de paix et de commerce depuis la paix de Munster, 1710; Corps universel diplomatique, ou Recueil dm
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trtMê éêjfuk €ha/Hemagne,n7Z et ann. suit., outng« capital j qui a été continué par J. Roussel.
mmoirr (Stienoe), pubifciste, né à Geaève en 1 759 ^ mort en 1829, Ait Aboré pasteur de l'église fran^ çaîse réforinée àGenète, Tint en Frtmce en 1789^ 9» mit en rdatioft aTec Mirabeau, réiliM pour lui plusieon dièeoufs tt'Ilftid* dans la publication du CourrUr de Provenu; alla^elques années après s'établir en Angleterre, s'y lia étroitement aToe Jerénûe Bentbam, dont il nk le collaborateur pendant
λ1us de Tingt ans et ne roTÎnt à GenèTe qu'en 1814 : 1 y fut nommé membre da Conseil souTerain et fit adopter un code pénal conforme aux principes de Bentham. Les ouTraffes qu'il a rédigés pour exposer les doctrines de ce publiciste sont : Traité de légiHa'^ tion dvile et pénale y 1802 ; Théorie des peinee H det réeompentei, 18(2 ; Tactique des attem^tées délibérantes, 1816; Traité des preuves iudieiaires, 1823; De Vorganisation judiciaire et de la eodifUcaion^ 1828. Il fit en outre paraître une série de Lettres sur Bentham (dans la BtbUothiqne hritannique,^ toI. V* VU). On a publié après sa mort set Souvenirs sur Minifmu, 1831.
DUMOHT, sculpteurs. Ce nom a été porté par une famille honorablement connue depuis le zni* s. dans la statuaire. Pierre D., né^ veis 16M, beao-frèfe d'Ànt. Coypel', remporta en ITO» le î»» prix de sculpture en traitant l>artd pardonnafa a Abigatl. — François D., son fils, 1688-1726, reçu académicien tn 1712, a fait pour St-Sulpice 4 statues qu'on y Toit encore : S, PierrSj S, Paul. S. Jean et S. Joseph, — Bdme D., fils de François, 172&-1775, admis à l'Académie en 1768, est auteur d'un Milon de Crotme, auj. au Musée du LouTre. — Jacques, fils d'Edme, 1761-1844, a exécuté un mnd nombre de groupes, de statues et de bas-relien pour les monuments publics; entiv autres : le général ITarceaif, au Luxembourg, PichegrUf pour la Tille d'Arbois, Malesherhes, au Palais de Justice. -- Alex. D., son fils, né en 1801, reçu à Hostitut en 1838, a élevé ph&haut encore l'honneur de cette famille.
DUMONT D'uftTiu.E (Césaf) « coutre-amiral , né en 1790 à Condé^ar-Noireeu, fit partie d'une expédition letaBtifiqiw-enToyée en 1819 dans PArebipel et la mer Noire, décourrit la beUe Vénus de MUo qui décore aujourd'hui le Musée du Loutre; accompagna, de t8S2 à 1 825, le capitaine Dtiperrey dans un Toyage de eircumnaTuatioB, publia à son retour diTers mémoires icietttifqiies et une nare det Malouines (en lafitt) , fût nommé en 1829 capitaine de frégate, reçut à la même épom» le commandement des deux cor- Tettes VÀstrokAe*«tt la. 'Zélée, atec mission d'explorer rOoéanie, reconnut dans l'Tle de Vanikoro ( r. ce nom) le lieu oft avait péri l'iofortunè LapéitMse, nasembla une foble de matériaux précieux pour la fféignphie et la botanique, fit paraître, sous te titre ae roffaffe de VÂstralaèe (13 t^ in-a, 1830 et années suivantes), le résultat dises rochercbes; entreprit en 1837 un nouveau Toysge, explora- les mers anstntles, poussa f</rt avant ter? le pôle antarctique,' enaflhmtant lesphisgrands périls, découvrit qqdques nonv^Ues terres, nocanment la terre Lituie>^PhiUppei et la terre AdéKe, Ait à son retour créé contre'-ami^ m (déc. 1840) et reçut de la Société de Géographie la grande médaille d'or. Il s'occupait de puotiêf 'son vàyag» a« pôle Sud et dans POàéanie lorsqu'il périt avec toute sa famille dans l'àftouse catastrophe qui tut lien an chffmiB &é fer de Versailles ,* le S'^mai 1843. Le Toyagv au pôle Sud a paru en 1849M648w DinfOOtnr (Char»K^. jurisconsulte, né ^ Paris fa ISOO, mort en 156<r, deseendatt d'une fataûlle noble, alliée à Anne de Boulen, mère de la reine Elisabeth, n fm reçu aTocat au parlement de Paris' en 1522( mab n'avait pu raincre on bégaiement auquel il était sujet,' u se retrni' du barreau , et se- consacra aux traTaux du cabinet. Les Observations sur i'éâil de Henri H relatif aux petites dates, qu'il pubfia en 1551, et où il soutenait que le roi avait le droit de ré-
primer les abus et les fràtides mû se oommettiieBt ï Rome dans la distribution des bénéfices, lui valut 1m bonnes grâces de Henri II, mais donna lien à de vives réâa mations de la part du St-Siége. Cb. Dsmoulin avait embrassé le Calvinisme, puis Tmit abandonné peur le Luthéranisme. Inquiété poor tes opinions, il se réfugia en Allemaffne, où il fut reça avec la phis grande distinction. Il revint à Panses 1557, nuds ce fut pour y subir de nouvelles tritanla' tiens. Ayant publié en 1564 un ouvrage intitulé: ComseU sur le concile de Trente, dans leauel IItoolait prouver que ce concile était nul , U fut jeté en prison et ne recouvra sa liberté qu'à la condition de ne ph» rien publier sans la permission du roi. Cb. Dtnnottlin trouva le premier les véritables soutco du F droit français et en posa les règles fondamentales : il i commente les principales coutumes de France; n it^-trîba de la Coutume de Paris pnsse pour «i chef-d'œwre. La metHenre édition de ses œuvres est celle de Paris, 1681 ,.5 vol. in-foL
DUMOULm (Pierre), théologien protestant, né ea 1568 à Buhy ^ine-et^ise), mort à Sedan en 1658, professa la philosophie à Leyde, devint chapdais de la princesse Catherine de Bourbon (1609), fut appelé en 1615 en Angleterre pour y travailler à une rtenion des églises protestantes, et présida le synode d'Alals, 1620. Il a laissé un grand nombre d'éenû pcriémiquas, entre autres r Dé Mànarchia tetudom pontifieis romani, Leyde, 1614; Nouveouti du fSr pisme, Sedan, 1627. — V. moun etMOUUîf.
DUMOrRIEZ (Charies Franc.) , né en 1739 à CMh bray, fila d*un commissaire des guerres, était déjà maréchal de camp quand éclata la Révolution;!] en adopta les principes et écrivit même en leur faveur. Il fut nommé en 1T92 ministre des affaire* étrangères par Tappui des Girondins et proroquaja déclaration' de guerre à PAutriche, mais il ne larta pas à encourir ta disgrâce^ de ce parti, se retira du ministère, et reprit du service. Chargé ^V^^ 10 aoOtdu commandement de l'armée du Nord.um la belle campagne de VArgonne, arrêta les orogrès de l'ennemi à Valmy, remporta la Tictoire de Jeomapes, et conquit toute la Belgique (1792). Pendant le procès de Louis XVI, il vint à Paris dansiespoir de sauver le roi; n'ayant pu y réussir, il alla sef^ mettre à la tête de ses troupes, prit plusieurs places en Hollande avec une armée de 13500 hommes m manquait de tout, repoussa le prince Gobourg. *i* vra la bataHle de Nerurinde (18 mars 1793). où n» troupes, tout en restant maîtresses du champ de wtaille, éprouvèrent un véritable écfaec. A partir de ce revers, il se vit en butte àde nombreuses aita<iues;. ' aTaii d'ailleurs irrité par sa hautenr ht Ccavcnti» et les commissaires qrrelle avait envoyés à son ar m^; se Toyant menacé d'être traduit à la barre» cette Assemblée, il fit des ouvertures au prince» Gobourg, et lui proposa de se joindre à lui noar rétablir la constitution donnée par FAssemblée et»nale, et dissoudre la Contention. Mais ses projet ayant trtmspiré. la ConTention «nvoya leminuot fieumon ville et les députée Camus, Bancal, Laa»^ que etOtf^nettei pour le suspendre et toi ordenner» venir rendre compte de sa conduite. Dumouirt* J^ arrêter les oommissai res, et voulot mai>îher sur Pans; mais il ftit abandonné de ses soldatr, et contraint oe en fugitif le camp ennemi. A partir de ^^le il mena .une vie errante : il finit P*^ se°*^ ieterre, dont le gouvemeraent lui nt unejpf- I l'accuse d'avoir fourni des plans aux hnp^^
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sion-, Ôtt 1 ^ ^ ^-,
dans la guerre d'Espagne et aux Alliés lors de non sion de la France en 1814. Dumouriez a beéacfm écrit sur la RéTolution : nous ne citerons que s« '«moires} publiés par hn-même sons ce titre : > |^ J» otfvra^f du généralDumouriet, Hambourg, r» ; WW, I>wa«m, c.-à-d. cottineen celtique. Chercfi«2 par now ou dw les mofc» qui ne seraioni pas ici. wm-La-PAî.nETEau, ch.-l. de c. (Crense), ' 0. de'Guéret; 1140 h.
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DUN-LB-ROi, ch.-l dee. (Ch«r), surl'Aafon, A 18 k. N. de Saint-Amand; 4300 h. Ane. place forte.
DON'SCR-KBUSB, ch.-I. de c. (Meuse), à 38 k.'S. 0. de Uontmôdy; 925 h. Scierie, tanneri69, bresserioe. Cédée à la France en 1633 par le ducde Lorraine. BUNA ou mieux dwtna. K. dwwa..
DUNABOURG, Y. de Russie (Wifôpsk), chr.l. de district, surltiDwirta oce. . à 270k. de wltepsk; 7000b. inc. capit de la Lironie polonaise. Chemin de fer, DtTNAinZECDK, forteresse de Russie (LiTonie), sur la r. g. de la Dwina, près de son embouchure. Prise et reprise par les Suédois et les Russes, qui la possèdent depuis 1710.
DCNBAR, V. etpqrt d*£co3se (Raddington) , à40 k. E. d'Edimbourg, à remb. du ffolfe du Forth dans la mer du Nord; 5000 h. Ane. cnàteau fort. Chantiers de construction, forées, fabrication de machines à Tapeur. Château célèbre, que les comtes de Northumberland possédèrent de 1072 à 1434, et qui reçut Edouard II après sa défaite à Bannockbum, Marie Stuart anrôs le meurtre de Rizzfo, 15j66, etouBothwell conduisit eettenrincesse lotsquil Toulut la forcer àTépouser (1.S61). Ceehâteau fut démoli en 1597 par ordre du Parlement. En 1650, Cromwell battit à Dunbar les royalistes écossais.
DUNBLANE, T. d'Ecosse (Perth) , à 9 k.N. deStirling; 3300 h., possédait un é^êché, érigé en 1142. BUNCAN I, rai d'Êcoase. Y. donaldvii.
DOKCA» n, fils naturel de Malcolm III, chassa en 1093 l'usurpateur Donald Y III quiaTaiteidevé laeou^ ronne au jeune Edward, fils légitime de Msicolm; mais la garda pour lui-même. lise rendif odieux et fut assassiné par un émissaire de Donald en 109&.
DimcAN (lord), amiral anglais, né en 1731, mort en 1804, commanda de 1795 à 1800 comme viceamiral la station de ta mer du Nord, sunreilla acti ve>ment les côtes de Hollande, et remporta en 1 797 sur l'amiral hollandais De Wrnter, près du cap CampredoQ, une yictoire gm lui valut le titre de viccmte de Campredon et ta drgnité d'amiral du Pavillon blanc. BUNDALK, y. et port d'Irlande (Leinster), ch.-l. du comté de Loutb. au fond de la baie de Dundalk, ï 60 k. N. de Dublin; 14000 h. Manufacture de batiste, fondée par des Français en 1737. Bataille entre Sdouard Bruceet Edouard H, roi d'Angleterre (1318) ; Bruce y périt.
BUNBAS (Henry), F. me£V1ll8.
BUNDÊE, Àlléctum^ DùnumDei, ▼. d'Ecosse (Forfar), sur le golfe du Tay, à 54 k. N. E. d'Edimbourg; 80000 hab. Port sûr et commode. Jolie ville : quatre? grandes rues, belle place. Plusieurs édifices remarquables: la Tieille é^ise, St- André, l'hôtel de ville; arc de triomphe de style saxon construit en 1844, etc. Toiles, fils, raffineries de sucre, filatures hydrauli- Ques de cotou. — Cette ville était autrefois la 2* de TElcosse: mais les ranges de la guerre lui ont Tait perdre ae' son importance : presque détruite par Monk en 1651, elle ne se releva qu'en 1745. BUNDONALD (comtes de). F. cocrb4ne.
BUNES, monticules mobiles de sable qui s'élévisnt le long de l'Océan, principalement sur les côtes d^ficosse, de Hollande et de Ftfance, et qui, poussés par' les vents, envahissent graduellement les terres. C'est en vue des Dunes de Flandre, qui s'étendent entre- Nieuport et Dunkerque , que les Espagnols fuceuftbattus sur mer par Martin Tromp en 1639,. et sur terrepar Turenne en 1658.
BimPERMUIfE» V. d'Ecosse (comté de Fife), à 22 k. N. 0. d'Edimbourg: 15000 h. BéUe église anl|(ïue, superbe église moderne, hôtel de ville. Toiles.^ ungede table renommé: étofTesde coton. ICalcolm ITI fonda vers 1070 à Dunfermlinc une abbaye de Béné-' dictins. Cette v. fut jadis la résidence et la sépulture* des rois d'Ecosse. Charles^I y naquit. Elle fut désolée P^ un grand incendie en 1604» puis par la peste en 164&eten 1651.
. BUNGANNON, v. d'Irlande, dansl'Ulster (Tyroue), » 40 k. S. E. d'Omagh;40G0 h. Riche collège. Rési-
dence des O'Keil, anciens soavenûiift de J^UWter. Im déléffués.del'UlsterypreGlKnèMnt etrUSa i'MMUm pendatnce de PEcoase.
DUNr(Egldio Romualdo)^C(«mpo8il»uC).tiéfNil7IMK à Matera (roy. de Naples),. mort en niS, étudia^oq» Durante au Conservatoire de Naplee, fut d'aberd..è9 concurrence aveo Pergolèse et l'emporta qualquafoi* sur ce mattre, vint en 1757 se fixer à Paris; odlk con^osa, le plus souvent sus les parole» deiFawnli di^rs opéras qm presque tôasi)nt eu du aucçèi : Mfn MtU à ta Cour^ taCherehnuê d^etpritf kf 5abolfd le$ Chamemnel la Laitière^ la Fille mal goifdée, là Fée Urgèle, les irotifoimcufs, la Clochette, et doM plusieurs sont restés au réipertolrei Sa musique, doinr et chantante, était compnse de tout le monde.
DUKKELB, bourg d'Ecosse (Perth). sur le Tay/ à 24 k. N. de Perth; 1800 h. Haute muraille, beau pont en pierres, chAteau des ducs d'Athol» ruines d'unacathédrale gothique.
DUNKERQUE. Duinkerkm en flamand (c.-(à-C égiùedes Duneg), v. et port de France, ch^l. d'àir. (Nord), A79 kil. N. 0. de Lille, à 88 k. parchemia de fer, et à 381 N. N. E. de Paris, sur la mer du Nofd^ 32 113 h. Rade magnifique, citad^le,. bassin naval^ magaeins de la marine, phare. Eglise gothique de St-Eloi; carillon célèbre^ rétabli en 1853« Tnb. de l" inst. et de commerce, bowne; coU^çe, école de navigation, société d'agriculture, bibliotKéque. Fonderies de fer et de cuivre; savon, amidon, huilet, ferblanterie, distrBeiPies; votleries, raffineries, chantiers de construction; armements pour le commerce. Jean Bart est né à Dunkerque et y a une statue, érigée en 1845. — Dunkerque fut fondée vers %0 psar Baudouin le Jeune, comte de Flandre, autour d'une chapelle élevée par saint Eloi au milieu des Dunes. ERe pa5sa par héritage ani mains de Cbarles^Quint, fut prise par te^ Aillais sous Philippe II, et reprise par les Français en 1558: eeu»-ci la cédèrent àl'ElK pagne en 1559, mais Condé la reprit en 1646} perd»» de nouveau, elle fut reprise par Turenne (1658)>pills cédée aux Anglais, et enfin achetée par Louis jUY (1662). Ce roi fut fioreé par le traité d'Utrecht de combler le port et de raser les fortifications (1713), ce ri toutefois ne fut exécuté qu'en partie. Louis XV fortifia de nouveau. Le duc d^York essaya vainement de la prendre en 1793. Pendant les guerre» des XYi* et xvii* siècles, les corsaires de Dunker^ firent de grands ravages dans les marines ennemies.
DUNOD DE CHARNAGE (Fraaç. Ignace), jurisconsulte, né à St Claude en 1679, mort en 1752, easeiffna le droit à l'université de Besançon, n a publié {plusieurs ouvrages qui jouissaient d'une grande • autorité avant notre nouvelte législation , entre autres: Traité des prescriptions, 1730; Observations svr la coutume du comté de Bouroognê, 1756; De la mainmorte et desretraits, 1733v il a aussi laissé des ouvrages d'histoire, notamment : HiMtoire du comté de Bourgogne, Dijon, 1735-3? et Besançon, 1740; Bist. de Véglife, ville et diocèse de Besançon, 1750.
DUNOIS, anc. pays de France, compris avant 1789 dans legrand-goun de l'Orléanala, était situé à fO. de l'Orléanais propre et au S. 0. delà Beauce. Plaœa principales : CMteaudun (chef-lieu), Frétéi^l, Cloyes^ Bonne'i'al, Patay, Ma^chenoir. Il fait auj. paprtie des arr. de Vendôme et de Châteaudun.Vi^comté héréditaire au x* s. , le Dunois fût vendu au comte de Bldfs en 1382, et revendu avec le comté, de Blols en 1391 à Louis d'Orléans, qui le donna à son fï'ére naturel^ Jean, comte de Dunois (qui suit). U fut réuni à la couronne en 1 707. - Un autre petit pays, dans la MaN che (Creuse), portait aussi le nom de Dunois r il atsh nour lieux principaux Dun-le-Palleteau, La CeUb- Dunoise, St-Sulpice-le-Dunois et Bossière-DUffQiM.
DUNOIS (Jean, comte de LONOcsyiiLï et de^, dit le Bâtard è: Orléans, né à Paris en 1392^,. m<m ta 1470, était fils naturel de Louis, duc d'Orléantf. et de Mariette d'Enghien. U se distingua .de bonne: néure par sa vaillance : à 25 ans, il bartrt, avec 1600 Ikûm*^