DUPE
mes , sons les murs de. Montai-gis, 3000 Ançlais commandés par Warwick , Suffolk et Jean de la Poil. Il Sartagea sous les murs d'Orléans la gloire de Jeanne 'Arc et contribua puissamment à la yictoire de Patay en 1429. En 1433, il réduisit la ville de Chartres, et en 1436 il reprit Paris alors occupé par les Anglais. Après tant de services, Dunois fut un instant coupaole : il entra dans une conspiration tramée par La Trémouille contre Chartes VU (F. pragubrib), et seconda la révolte de son fils, le Dauphin (depuis Louis XI) ; mais bientôt, repentant de sa faute, il vint se jeter aux pieds du monarque et obtint son pardon. 11 fit oublier sa conduite aux sièges d*Harfleur, de Gallardon et de Dieppe. En 1444, le roi le nomma son lieutenant général; à peine revêtu de cette haute dignité, il expulsa entièrement les Anglais de la Normandie par la victoire de Formigny, 1450; la même année, il conquit la Guyenne, occupée aussi par les Anglais; il reçut en récompense le titre de ^nd chambellan avec les honneurs de prince légitime. Après la mort de Charles VII, Dunois, mécontent de son successeur, entra dans la Ligue du Bien public, 1465; il négocia le traité de Conflans, et, rentré en grâce, présida le conseil de réformation pour le bien public. C'est de Dunois qu'était issue l'illustre famille de Longueville.
DUNOYEa (Charles), économiste, né à CarenDac (Lot) en 1786, m. en 1862: fonda avec Ch. Comte le Censeur (1814), où ils défendirent les opinions libérales, et publia divers ouvrages d'économie politique, dont le principal est De la Liberté du trwail (3 vol. S"* 1845); devint membre de l'Académie des sciences morales (1832) , et conseiller d'État sous la République (1848).
DUBTS SCOT. F. SCOT.
DUNSTABLE, v. d'Angleterre (Bedford), à 26 kil. S. de Bedford; 3000 hab. Chapeaux de paille. Restes d'un prieuré fondé par Henri I*^ C'est à Dunstable [ue nirent jouées les !*•• pièces de théâtre en
ngleterre.
DUNSTAX (S.), né à Glastenbury (Somerset), vers 924, d'une famille illustre ; jou t d'abord de la faveur du roi ; puis, disgracié, embrassa l'état ecclésiastique; devint évèque de Worcester en 967, de Londres en 959, et archevêque de Cantorbcry en 961. Le pape Jean XII le nomma son légat en Angleterre pour y opérer la réforme des moines. Il publia à ce sujet la Concorde des règles, recueil d'anciennes constitutions monastiques. 11 mourut le 19 mai 988, jour auquel l'on célèbre sa fête.
DUPATY (J. B. mercier), né à La Rochelle en 1744, mort à Paris en 1788, fut avocat général, puis
Président à mortier au parlement de Bordeaux ; se t un nom* comme homme de lettres et par son intégrité comme magistrat. Ses principaux ouvrages sont : Mémoire pour trois hommes condamnés à la roue (il réussit à leur sauver la vie); Réflexions historiques sur les lois criminelles; Lettres sur V Italie j 1788; ce dernier écrit, quoique superficiel et ampoulé, eut du succès en France, grâce à un certain sentiment de l'art et à la philosophie du temps, mais il fut mis àl'/twfearàRome.
nuPATT (Ch.), fils aîné du préc., sculpteur distingué, né à Bordeaux en 1771 , mort en 1825, était destiné à la magistrature, mais préféra les arts. Il étudia la sculpture sous Lemot, alla se perfectionner en Italie et fut nommé à son retour memnre de l'Institut (1816), puis professeur k l'École des beaux-arts. On distingue parmi ses compositions Le général Leclerc, Vénus ffenitrix, Cadmus, Biblis mourante, Ajax poursuivi par la colère de Neptune, son chef-d'œuvre. Il a fait le modèle de la statue équestre de Louis XIII exécutée par Cortot (à la place Royale, à Paris).
nnpATT (Emmanuel), auteur dramatique, né à Bordeaux en 1775, mort à Paris en 1861, était le 2* fils du président Dupatv. Appelé sous les drapeaux en 1792, il fit avec honneur plusieurs campagnes; mais il quitta le service en 1797 pour venir
à Paris se livrer à ses ffoûts littéra.re8. H douia en 1802 les Valets dans f antichambre, opèra-bouffoi
aui faillit le faire déporter, parce que la police y vit es allusions blessantes ; fit représenter depuis sor différents théâtres une série de pièces charmantes, mêlées de couplets, parmi lesouelles on remaquè Picaros et Diego (qui n'est guère que la reproduction des Vaiets), le Chapitre second, la Jeune nh, la Jeune prude, la Leçon de botanique^ Ninon cha Mme de Sévigné, Vlntrigue aux fenêtres, le foiiett le Musicien, les Voilures versées ; il s'éleva josquï la haute comédie dans la Prison mûitaire (1803), en cinq actes et en prose. Après la Restauration, û se joignit aux écrivains libéraux pour combaltr? la réaction royaliste dans la Minerve, leUiToir, et autres petits journaux, et composa en 1816 les Moteurs, poème satirique qui stigmatisait iustcment d'odieux excès. Admis en 1835 à l'Académie, il consacra le reste de ses forces à la composition d*im grand poème, Isabelle de Palestine, qu'il a laisé manuscrit. Il avait été nommé en 1842 administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal. Membre des Sociétés du Caveau, des Dîners du Vaudeville, des Enfants d* Apollon, Dupatv a fourni aux recueils de ces sociétés nombre de jolies pièces de Ters et de joyeuses chansons. A. de Musset, son successeur i l'Académie, y a fait son Éloge,
DUPÊRAC (Et.), artiste distingué du itî* siècle, mort en 1601, cultiva à la fois l'architecture, la pinture et la gravure. Nommé architecte de Henn IT, il termina la r* partie de la grande galerie du Louvre , qu'avait commencée Androuet Ducerceau.
DUPÊRIER (Charles), poète, né à Aix ven im, vint à Paris, se lia avec Ménage, Rapin, Commire, Bonheurs; s'appliqua aux vers latins, et rUt surtout dans l'ode. Ménage le nomme le prince ômmitt lyriques de sou temps: il fut mis au nombre des auteurs ^ui formaient fa Pléiade française (Y. ce moi). Dupéner était neveu de François Dupérier, à qai Malherbe adressa une de ses plus belles odes, ceQi qui commence par ce vers :
Ta douleur, Dupérier, sera donc étemelle.
DUPERRÊ (Victor Guy), amiral, né en 1775112 Rochelle, mort en 1846, était fils du trésorier de k guerre. Il s'embarqua à 16 ans, se signala dans divers combats contre les Anglais, prit ou brûla dans les mers de l'Inde plusieurs de leurs bâtiments, leur disputa longtemps l'Ile de Fi-ance, ^na sureoi dans le Grand-Port de cette ile une brillante rictalre le 23 août 1810, et fut fait à son retour contre^amt rai et baron (1811). Il bloqua et bombarda Cadiieo 1823, conduisit en 1830 la flotte qui porUit noire ar mée en Algérie, contribua puissamment à, la pn% d'Alger, et fut en récompense nommé amiral etfiâir de France. Appelé plusieurs fois depuis au ministère de la marine, il quitta l'administration en 1843, sentant ses forces décliner. M. Tupinier a prononcé son Éloge funèbre à la Chambre des Pairs.
DUPERRON (Jacques davy), cardinal, né en 1556 à St-LÔ, mort à Paris en 1618, avait été dès son enfance transporté en Suisse par son père, minist'e réformé, et y fut élevé dans le Calvinisme. Il vint i Paris après avoir été suffisamment instruit par son père dans les langues çrecque et latine, y abjera e Calvinisme, embrassa l'état ecclésiastique, obluitu place de lecteur du roi Henrj III, et s'atucha ensuite par quelques services à Henri IV, devenu roi d« France. Celui-ci le nomma évéque d'Êvreui p^i»)et l'envoya à Rome pour solliciter la levée de iîjterdit lancé contre la France : il réussit àios^^ mission. A son retour, il combattit dans deux célèprcs conférences les doctrines du Calvinisme, qu)' 'f' fendaient Momay et d'Aubigné. La cour deRomeiiii donna en récompense le chapeau de cardinal {\v»i- Le roi le fit archevêque de Sens pour avoir coninbué à réUblir la paix entre le Saint-Siège et les vcditiens. Duperron a laissé plusieurs ouvrages, lei ^
DUPI
DUPL
de controverse ou de littérature, les autres relatifs à ses négociations; ils ont été recueillis en 3 v infol.. 1622. Il avait beaucoup d'esprit et d'éloquence, et louissait d*une grande autonté en littérature. Ses auteurs favoris étaient Rabelais et Montaigne. Il était ami de Ronsard, dont il composa Toraison funèbre. On reproche à ce prélat beaucoup d'ambition et pea de délicatasse sur les moyens de réussir. Sa Vie a été écrite par Pelletier. — F. anquetil et awisson. DUPES (journée des). Marie de Médicis et Gaston d'Orléans avaient arraché à Louis XIII malade la promesse de destituer son ministre, le cardinal de Richelieu : cette promesse allait être exécutée le 11 noT. 1630, lorsque le ministre, averti à tçmps, vole à Versailles auprès du roi, régale sa confiance et le décide à lui livrer ses ennemis. Richelieu, non content d'avoir ainsi dupé ses adversaires, se vengea bientôt d'eux avec une excessive rigueur.
DITPETIT-TIIOUABS (Aristide aubbrt), capitaine de vaisseau, né en 1760 près de Saumur, fit une expédition infructueuse à ta recherche de Lapérouse, lut pris en mer par les Portugais (1792), et subit une longue détention à Lisbonne. A son retour, il fit partie de l'expédition d'Egypte , commanda le Tonnant y et périt glorieusement à Aboukir (1798), après avoir forcé le Bellérophon à amener pavillon.
DCPETIT-THOUARS (L. M. aubert), botanisto, frère aîné du préc, né en 1 758, mort en 1831 , devait accompagner son frère à la recherche de Lapérouse^ mais, parti après lui, il tenta inutilement de le rejoindre .à Itle ae France. Obligé de s'arrêter dans cette tie, il profita de son séjour pour étudier la flore du pays. Il passa ensuite quelques mois à Madagascar, revint en France en 1802, publia en 1804 VHist. des végétaux des ile* de Franc*!, Bourbon et Madagascar, et fut admis à l'Institut en 1820. A partir de 1806. il dirigea la pépinière du Roule. Outre l'ouvrage déjà cité, il a publié plusieurs écrits sur la botanique et l'agriculture : il soutint à l'Académie des sciences, sur la formation des couches du bois, une théorie célèbre, qui fut vivement débattue. M. Flourens a nrononcé son Élooe à l'Institut.
A la même famille appartient le vice^miral Abel Du Petit-Thouars, membre de l'Académie des sciences, né en 1793, m. en 1864, qui établit en 1842 le protectorat français à Taîti et assura à la France les lies Marquises.
DCPBOT (Léonard) , général français, né à Lyon Ters 1770, se distingua dans diverses actions de la campagne d'Italie en 1796, et fut chargé par Bonaparte d'organiser une partie des troupes de la République Cisalpine. Il se trouvait à Rome en déc. 1797, dans le palais de l'ambassadeur français, Joseph Bonaparte, lorsqu'il fut tué par des soldats du pape au moment où il tentait d'apaiser une émeute occasionnée par une fête que célébraient les Républicains français. Sa mort fut vengée peu de jours après par la prise de Rome. Duphot était poète : son Ode aux mânes des héros morts pour la liberté eut une grande vogue.
DUPIN (Louis ELUES), docteur de Sorbonne, né en 1 657 , d'une famille noble de Normandie , mort en 1719» était professeur de philosophie au Collège de France. 11 consacra la plus grande partie de sa vie à rédiger la Bibliothèque universelle des auteurs ecclésiastiques, ouvrage immense, dans lequel il donne la vie de ces écrivains, le catalogue et la chronologie de leurs ouvrages, un jugement sur leur style et leur doctrine et le dénombrement avec l'examen critique des différentes éditions de leurs œuvres. Les jugements qu'il portait dans cet ouvrage sur plusieurs Pères le firent condamner à Rome ; il fut aussi vivement critiqué par de savants théologiens français, no- Umment par Bossuet. S'étant déclaré, avec les Jansénistes, contre la bulle UnigenituSj il fut exilé à Chfttellerault et privé de sa chaire. Il fut encore inquiété à la fin de sa vie pour avoir entretenu une correspondance avec l'archevêque de Cantorbéry dans le but de rapprocher les catholiques et les anglicans. La Bibliothèque des auteurs euléstastiques, publiée '
en 1686 et ann. suiv., forme, avec les suppléments , 61 vol. in-8. Dupin a en outre donné des éditions de S. Optât, 1700, de Gerson, 1703, la Bibliothèque universelle des historiens, 1707, une Hist. abrégée de l'Église, 1712, des Traités de la Puissance temporelle ^ VQ7,--des Excommunications, 1715, etc.
DUPIN (Claude), fermier général, né à Ch&teauroux vers 1700, mort en 1769, a écrit sous le voile de l'anonyme plusieurs ouvrages utiles : OEconomiqueSy 1745; Mémoires sur les blés, 1748; Obêervations sur TEsprit des Lois. 1757-S8.~Sa femme, Mme Dupin, née Fontaine, fille naturelle de Samuel Bernard, a été célèbre par sa beauté et son esprit. Elle confia quelque temps l'éducation de son fils à J. J. Rousseau, et l'employa à transcrire ses manuscrits; ce dernier la mentionne très-souvent dans ses Confessions. On lui attribue quelque part dans les écrits de son mari. Elle mourut en 1800, à près de 100 ans.
DUPIN DE PBANCUEIL (Marie Aurore, dame), fille naturelle du maréchd de Saxe, née en 1750, morte en 1821, épousa le comte de Hom. resta veuve fort jeune, et s^unit au fermier général Dupin de Francueil, fils de Chiude Dupin.— De ce mariage naquit Maurice Dupin , officier distingué, qui servit sous la République, et dont la fille est célèbre sous le pseudonyme de George Sand; c'est Mme Dudevant.
DUPLAN de carpin. F. carpin.
DUPLEIX (Scipion). historien, né à Condom en 1569, mort dans cette même ville en 1661, vint à Paris en 1605, à la suite de la reine Marguerite de Valois, qui le fit maître des requêtes de son hôtel, fut précepteur d'Antoine de Bourbon , fils légitimé de Henri IV, puis fut nommé par Louis XIII en 1619 historiographe de France et conseiller d'Etat. On a de lui : Mémoires des Gatdes depuis le déluge jusqu'à rétablissement de la monarchie française, 1619; Hist, romaine, 1636 ; Hist. générale de France, publiée de 1621 à 1643 : il y traite fort mal Marguerite, femme de Henri IV, qui avait été sa bienfaitrice, et donne de grands éloges à Richelieu. On a encore de lui un traité des Causes de la veille et du sommeil, des songes, de la vie et de la mort, 1613, et un Cours de philosophie, 1607 et 1642 : c'est le \" ouvrage de ce genre qu'on ait rédigé en français; il le composa pour le pnnce, son élève.
DUPLEix (Joseph, marquis), gouverneur des établissements français dans l'Inde, né vers 1690, était fils d'un directeur de la Compagnie des Indes orientales. Envoyé en 1720 à Pondichéry comme membre du conseil supérieur et commissaire des guerres, il s'acquitta de ses fonctions avec un grand talent. Unissant le commerce à l'administration, il fit en peu de temps une grande fortune. La Compagnie le nomma en 1730 directeur du comptoir de Cnandemagor, qu'il releva de sa ruine, et, en 1742. gouverneur de Pondichéry et directeur général des comptoirs français. Il déploya dans ce poste important un génie supérieur. Profitant de ranarchie produite pat la dissolution de l'empire mongol, il voulut faire une puissance territoriale de la Compagnie, qui n'avait été jusque-là que commerçante, et projeta ce qu'a depuis réalisé ta Compagnie anglaise des Indes. Au mépris des capitulations, il garda Madras que Labourdonnais s'était engagé à rendre aux Anglais moyennant de fortes sommes (1746). Dans la guerre qui s'ensuivit, il montra un courage et des talents qui firent oublier ses torts, et défendit pendant 42 jours Pondichéry contre une flotte anglaise formidable et contre une armée de terre. Il se fit céder, par un prince indien qu'il avait placé sur le trône du Décan, tout le territoire situé entre le Krichua et le cap Comorin, avec le titre de nabab. Enflé de ses succès, il s'engagea dans une suite d'expéditions aventureuses et finit par lutter contre la Compagnie même dont il était l'agent, et qui voulait s'opposer à ses entreprises. Ruiné par tant de guerres, il chercha quelque temps à cacher le véritable état des choses; mais ia vérité ayant été connue, unie rappela (1754).
DÏÏPO
miPR
1 le reste de sa vie à plaider contre U Com- , k laquelle il réclamait 13 millions, qu'il awit, disaiVil, a^ncés pour son service, et inounil.daiie la mteère- et l^bomiiiatioa à Paris, en 1763, sans aToir p* se faire rendis jfistioa II lannit pnbué peu ayant sai mort -«n if^mofirr qui fit gr^od .brvit. .
DUVI.E99I6. F..BICllBlIEn,. MMKAr et ciatbt.
DITPONt DE IfCIfOirRa. (FSerre Samiel), éceno^ mkte^ né* A Paris eo il739,. inofi e» t9t7 en Amérique, rattaohtfau célSlire QùeM^ay, composa enooo» mun avec lui plusieurs otfvngÊs^ entre autre» la PhyÊweratie (1768), se lia avec Turgot, qui rappela près de lui pendant qu'il était ministre dea finaaœs, partagea la disgrftc» de ce raiinBtfe, puis fot rappelé aux aiSaires par VerpeniMS^ et tat un des rédactevcs du traitède 1783, qm necomnissaitFiiidépeiidaiicede l'Amérique. Député en 1789 aux £tals généraux, par le bailliage de Nemours, il vota, les léfolrmes. les pins importantes, maia il «naourué k..eoièreidi» peuple pour avoir combatta lacvéatisn derassêgoatsei s^êtn montré fidèle à Louis XVI. Sousteaità la*morl sous la Terreur par un ami qui le eacha^ il alla chercher ua refuge en Amérique,, où il fut foti bien. aoooeiUL II ne revint en France que sous le Direeloice et fut du Conseil des Ctm^Cenls. EA 18t4 il ftit oomné secrétaire du gouvernement provleoite ^mais aprèa ie rétablissement de Napoléon il reloaina en Amérique.
nous citerons la Fk^oiùphie duJbonkeur, où il fotide la morale sur uae seule loi, aimer; de cufieui M-' moirettur tel om'humw, où il prèle aux brotae un langage ; une traduct. en vers da Mokmâ furieuM^ et d'intéressanls méffloins.siir Ttiigot"Il rédigea qiiel» que temps le Jomnal d^agricukwrê. Il "avait. été nommé membre de llnstitnt dès sa fondation^
DUPONT m l'étang (Pierre), lieuteaantr général, Bé àChabaanais (Charente) en 17654 mort en 1840, fut, au commenoemeni de. la BévolutioB^ aide de; camp des généraux Théobald et Arthur DiUon; se distingua au combat de l'Argonae., et futaornoBé sufir cessivement général de brigade (1793) et général de division (1797). U combattit à Marengaetswie Mincio; parut avec beaucoup d'éclat dans les «ampagaes de 1805 et de 1806, et contribua puissamment à la Tictoirede Friedland. Envoyé en Espagne ea 1808, il y obtint d^abord oualques avastages ; mais bientôt Casttnos robUgea.ae eiêner hi capitulation déf^rable de Baylen (9a juilfet 1808). A son arrivée en France, il fut arrêté conuna. ayant trahi les intérêts de Tannée; il demeura enferma au Coït de Joux jus^ qu'au retour de Loois KVIII. Appelé en 1814 au ministère de. la guerre, il «ervit le» pasaions du: parti réactionnaire avec un tel excès' que le roi lut aUiié de l'éloigner au bout da quelques mois. H fui. député de la Charente de 1815 à 1830. Ce généial cultivait la poésie dans sa retraita; on a da hii une track des Odes (VHomèn^ 1836; VÀrt de k^pmnef poème en dix chants. 1839, et quelques pièces détachées.
DUPONT (J. H.)t diti). éeVEiîm^ hemme politique, né en 1767 à Meubdurg(Eure>) mort en 1866) TiUsuocessivement avocat au parleiaent de Rouenv accasar teur public près le tribunal criminel de TEure, membre du Conseil des Cinq-Cents (1797)', conseiller A la Cour impériale de Rouen (1811), puis président decette coar ; siégea sous TEmpire au Corps législatif, et sous la Restauration à la Cnambredea Députés, prit place parmi les membres les plus eouiageux de l'opposition libérale, fut, pouc ce motif, destitué de ses looetions de président (1818) » devint, après la révolution de 1830, ministre de la justice, mais ne tarda pas à rentrer dans ropposition et acquit une t^e popularité qu'en 1848 il Tut appelé par acdamatien à la nrésioenoe du gouvernement provisoire ; mais, affaibli par l'ége, il ne fut président que de nom et ne put rien pour empêcher le mal qui se fit alors. Dans, les difiéients postes qu'il oooupa» Dupont de l'Eure se si-
gnala constamment par son intégrité et soapatnstisme : aussi était *iL respecté de tous les partia j
DOPOBT (Adrien)-, député de la aoblasss de Pua aux Etats généraux, né à Pans en 1759^^ était coaseiUer au partement lors de la Révolutioa. H Aitaai des kunièrea de i'A,isiimbiéft eonstituaalet oè ilfonM avecLanetti et Bamave «ne sorte de triumnat(|ni hérita de la populatité de Mirabeau. II piéseotah ^ a^rs 17.90 ua travail admirable sur l'organiAtiiiB dis pouvoir judioiaiae f et fit adopter le ieffsiMnipv jorn. Chargé d'intetioger Louis XYl apKs loa éia sion, il la fitavaa tous les éçuds coaveaablei. Po» suivi apeès le 10 aoat , il quitta la Fraaoe, se ntia en Suisse et meuvut à AppenzeU en 1796. •
nupoBT PU TEaiBB {Franfois Joaahim) ,,littéfatMii, né à St-lftalo en '1715, mort en 1759, abandoaai l'ordre des Jésaites^où U était entrée. peurs'oMipir de littératara et d'histake, et fui le cdUbor&tssr de Fréron et de l'ahbé de La Porte. Il a Uisiè: Alniqé de VhiwUfin €Âv§leUinê, \lh\\ HisMnéK eomjumtianii eompirul4otu et réeoUUtau c^Uèrc^ 1754 et années suivante»; BibHoMqite omassali a ineirwUver 1 755. — Son fila, L. Fiaaç., né en 1754, était avocat avant la Révolution , en adopta les principes, mats avec modération, fut en 1790imuatn de la Justiaa, perdit cet emploi à la chute de.LeiBïit, et périt surt réchafaud rétfolntionnaice en 1793. H passa poux l'un des auteurs d» Vlfifleirt de ' luH0n fetr deua êimis d^laUberUf 17.90.
passa poux l'un des auteurs d» Vlfifleirt de latà^ lultea ]Mr deiu timù d^laUberUf 17,90.
DOTPEL, vge du Sleswig»en.faoe de Sonderboing. Les Dénoia ybattiveot les troupes de la Cofifédéntion germanique en 184&
DDPPLUr, tged Ecosse (Perth), voUin d'Aterdalgie, où les Ecossais ftireni i>attua ^r les Aagltis,
1332. r ABBRDAI^B..
DCPRAT (AnL), cardinal, chancelier deneais, né à Issoire en 1463, mort en 1 535^ était premisr pii aident au parlement ie Paris (1507), lorsque la comtesse d'Angpuléme lui confia réducalion de ton fih, depuis François I. A l'avènement de ce prince (lol6)i il rat nommé chancelier. U suivit François I en h^ lie, négocia avec Léon TL le Coneordat os U16, q» sacrifiaa les libertés galUcanes,«t le fit eaiegistrer au parlement de Paris, malgré la plus vive oppoation des cours soaverainee. des universités et lu clewé de Franfio.. Le «inuioeliér devint dès lors l'objet d'une haine «ai vefeella,, hainamji s'aeonit encore lorsmie, pour (hire£ace aua dépenses qit'oee»sionnait la guerre contre Charles -(^at et aa profusions de la cour,- il eréa et vendit des offices, et leva des coatribiitions sur le clergé. Cependant il n'en conserva pa» moina un immense «redit : pen^ dant l'abeeneeet. la captivité de- François I^ la duchesse d'Angouléme» rOKentada royaume, ne gouverna ^»par< ses conaeua,' et le roi, A son retour, anéantK une poonédure que le parlement avait cosiooeneée eoatra init Duprat^ 'venf depuis pluaieut» an nées,aviitembrasaé l'étatecdésiastique, et la ré^te l'avait nomaié aschesèque da Sens; en 1527 li fat créé cardinal, et en 1580 légat a laiere. U s'ocenpa «ioE» «partioulièreoaent dea afbires de reli^on, et piiovoqua toutes les mesures da rigueur qui fureni prise» contre les réformés. Ce ministre déploya vne grande' habileté, mais il fit le malheur du peuple far son ambition, son avidiiè et son dévouement senne aua volontés du prince. A la mort de Clément VU, 1534> il voulut lui succéder» et offrit à François I de subeeair par lui seul aux frais de eoa élection; mau Le roi n'accueillit pas, la proposition. Sa Fie a été écrite ea 1857 par le marquis Dnpi;at, un de s^ aRrière^neveux, qui acherâié à réhabiliter sa mémeirc^ S<>ii lils, Guiilaame Daprat, né an i^'» mort en 1560, évéquede Clermont, assista au eoacile de Trente, et introduisit à Paris les Jésuites, pour leseuels il fonda le collège de Ctarmoat, dspn» collège de Louis^le-Grcnd.
DUPRAT. (PABBOUX), PordulpAuf ProWfur, junj* consulte, né en 1530 à AubuaK», mort vers l»»*
DWV
DUPIJ.^
publia \ Lyon : JUHtprudenti» vHn» {Dracon, Sohn, ' XII Tables,, eic^t\bb9: Jturisjn-. m«dnr>l561;If!v/* eonjurù^ t5i69, et quelques trad., notaoïment celle da centoB de Faieonia en vers français;
DUPBÉ, joaiHier, né aux environs de OrenoUer Ters 1715, m. en 1772, décanvrit par hasard nnnou- Tsan feu grégeois ,^ et connnnninra ta déeouterte à Loais KY (\ 759^. Los effets^n étaient si terriUesqne^ par bumanitô, le prince. préféra ensevelie ce seofetdansronbO) et acheta le silence de Dupr6 en lui donnant une pension de 2000 livres.
BOPaé. vm siiNT-MAURy maître des comptes, né à Paris vers 1695, mort en 1774, cuhivA les lettrestout en remplissant les devoirs de sa place, goûta sortontla littérature anglaise et, devint membre de l'Acadéimie Française en 1733. On ade iul une trftd. du FttradU p^du de MDten avec les remarques d' Addison, 1729. ^t des ouvrages estimés d'économie sodaie : Eisat sut. les monnaies, 1746; Recherches sur. la valeur des monnaies et îe prix des arains, 1763. 11 a dressé une Table de mortalité insértse par Bafi foQ dans son Histoire naturelle de l'homme.
DUPRÊAU (Gabriel), PraUoîus, théologien etphK lologue, né en ISU à «arconssis, mort à Pérbnne en 1588 ,. professa la. théologie au collège de Navarre fc Paris, et combattit avec ardeur les nonveantée de Luther et de Calvin.. On a de' lut . Commentant est prststanfissimis grammaticis deSitmpH, et Flores et sententia scribendiquâ farmvHœ ex Cieeranis Epistôlis familiaribus; De ViHs, sectis et dogmaHbus hxteUcorum, -1569, par ordre alphabétiqne ; Histoire de fitat et suctès de V Église , en forme de chronique I imiversellé, 1585.' Il a traduit du grec deux litres attribués à MetcuTeiTrismigist''y sur ta puissance et la volonté de Dieu; et du lafin VHistoirs de laguem sainte^ de Guillaume de Tyr, l.iTS..
DUPUU (Ch-),. graveur, né à Paris en 1685, mort en. 1742, élu en 17âO memnre de PAcadémie, a gravé tm grand- nombre de tableaui des galeries de Verndllés et du Palais-Royal* On estime surtout : la fetr» ft VAir, d'après L. Boullongne ; S. Jecm dans le désert j d'après CadeMaratte; le'lfaria^e delà Vierge, d'après Vanloo. — Sonfrère, N. Gabriel, 1695-1771. sut donnera son burin la souplesse de la pointe. Ses œuvres les phis estimées sontc ÉfUêesauvant son père de Vùuendiê de Troie, d'après Vanloo; V Adoration dwrotf. d'après P. Véronèse; la Vierge et V Enfant JéxHs, diapres Anniial Gartache.
DUPuis ^rançO, érudit, né & Trîe-le^hâteatr, près de Gisors^en 1742, mort en 1809, était filsd'un maître d'école. II se -fit d'abord connaître comme humaniste, firt nommé en- 1766 professeur au coUége dit de Lisieut (à Paris) , et devint plus tard prof, d'élo-
Sence latine au Cétlége deFhmce. S'étant Hé avec lande, dont lY-suirait les cours,, il prit goût' à l'astrononrie, et rapprochant de cette nonvelfe^ éttide ses connaissances en mvthologie, il fut conduit à imaginer que les divin!t& de' la fablie ne sont autre chose que des constellations, qjaeles noms des dieux Mnt fieêméjnes que ceux des astres^iqueleurs biaarres ftTentures ne sont qu'une jexprassron^allég^que du cours désastres et de lears vap^ rts tnatuels . Il exposa cet ingénieux système ^ dôy 1777, dans le J'mmal, da SasKinti ; en 1781 ^ il pubBa un Mimoire sur To- ^fpne des Constdlàttons et sur Pexttlieation de la' Fahlepar fasironomiei en 1794, il fil paraître l'O- I^P^ de tous les Cultes^ ou la HeKqion universelle (3 vol. in-4, ou lî. vol. in-8), où il développait tout au long son système;- il en donna un Abrégé en 1 798. * »a Révolution, il ioua un moment un rôle politijve, Ait député à la Convention, puis an Conseil des Cinq-Cents, et fut même ballotté avec Ifeulins pour la place de directeur. Il avait été reçu en 1788 membre de l'Académie des inscriptions; il fut del IThatitut dèh sa formation. Outre VOrigimdes€ul'^ Ittf on a de lui un Mémoire sut le xodiaqu/e'de Teli^ H^A,, 1806, qui a excité nne dispute célèbre : il veut T prouver que ce zodiaque représentatt Fétaf du ciel
à-tfoe époqeei où le point équinoxial MÊÊCiéiit'S^m leeigne de la Vierge, époque qui remontsnit à 1& = ot» 16 mille ans (F. dbndbrab>. On vegfelte que Su-* puis ait exagéré Juaqu'au ridicule l'idée fendamentale de son système^ et surtout qu^il y ait joint desdéda^* nurtiens fort défdaoéee eontre & religion. Daeier^^a < piwioneé son E:oqe^k riaetitat.
DU PITT, l'une^aes'plin anc. fannlles'da Daubhiné^" eetpour berceas la terre de Peyrineprès de Valence^ Hiigues Du Pu^; prit la croix en 1006 avee se» 8 fils et rat en Palestine un des plus vaiBants ca|ittainJes. — Son 3* fils, Raymond Du Poy, né en 108»>, mort' en llfO, fut le 2* chef de l'orare de& Hospitaliers: de Stklean de Jérusalem. Il succéda en 1121 à Gé^ rard^ instituteur de l'ordre, en fit on «ordre mèli^ tidre^ de simple hospitalier qu'il était , établât ]a dilvisiott des membKes en trois rangs (chevaliers^ servants el chepeteins)'. s'ilUistr» à '4a tète:dejsee4:h»' valiers par ^es exploits et nrit Ascalon en i fôd. ^ Dùi Pny de Montbnw^ l'un oes plue vaiUanls ehefisdeài ftoteslants^an %n^ siècle, descendeit de. cette fiamifien
ne^OT (Henri) , en latin Ergnus Pet»afin#, est holiandaîs Tan- dm Futîe, professeur et philologue,. né à Venloo en* 1574, mert à Loavntn en -1646, en^ soigna les -belles-lettres dans l'université de cette vtUe. Il â publié 98 ouvrages divers svr Pâoquenoe, la phâolecie, la philosopbie, l'histoire, la^pi^tique et les BMfBénmtimesL Nous citerons seulement : Pé 9SU fruetuqw lihromtm BiblioikeeJe^ÀmbrosiansSf MBan, 1605; Cotnms §iw Pkogesiposéa simmeria^ de lux9 somnnem, Louvain, 1608, trad.par Nie. Pd* lequin/sous ce titre: Cornus, ou Banifuet dissohê iferCtmm^'ent, Paris, 1613: Bf^mo, Munich, 1619. C'était un homme fort érUdit, mais il recherohait trop l'esprit et tombait dans des-Jein de mots foscéa. ' DUPUT (Pierre), garde de la Bibliothèque du roi, né k Agen es 1592, mort en 16^4^ travailla avec ardeur à fin^n taire du trésor des cnartes; Ami du président de'Thou, il donne ses soins aux éditions de son histoire qui parurent en 1690 et 16)6. On a de lui : Traitérdes dr»»» et libertés de VÉglise galli'^ cane^ omc les Preuves, T639; la Condammation des Ti^piièrs,jVlMs(mrv du sehisfne d^ Avignon, et fuel-
n procès emmiinek, IB^;^ Traité de lame^orité osroés etdesrégemeesduro^eKum», 1655; Hist, des pèus iïlitsPres faioris^anoiens et modernes, 1654. ^-bOB frère, Jacques, prieur de S^ Sauveur, mort en 1656^ fut égli^ement carde de la Bibliothèque du rcir il légua à cet établissement 9000 volumes préeiewt qtril avait rassemblés, et 2961 manusents: c'est ce OUI forme encore auj. le fonds Dv^uy,
DUPOT tl4>ni9), érudit) né en 1709 i Chasey (Ain), mort en< 1795"; dirigea pendant 30 ans. le Miumià des Savante, mt admis en 1756 à l'Académie des mseriptiens efren devint 'seerétstre = perpétuel en 1773. Il a foemi i fAsadémic desnvaots mémoires, notamment sur les monaaies anciennes- et sur les tangues orientales, et a traduit peur le Théâtre dès grgcrjpp. BruBBoy plusieurs tragédies de Sophocle.
DUPUYTREN (GuiU.), un de nos plus grande chirurgiens ,< né- en 1777 ft Pierre -Buffiére (H »> Vienne), mort en 18^ ,' fut nomoté à 18 ens proseeteur de. la Paeukéde PariSj et à 24 chef des travaux anetomi-
ra» MU un en lOJV 'Ct uvuniiv i ~ \ju*w%juf^a^àM uw *^^^i
et fut admis à llnstitut en 1820; 11 avait été nomon
inspecteur général dès la fondation de ilJniversité
(1808). Dbmtytren a peu écrit; sa tlièse povr leniae-
torat, queraues anieies disséminés, dans le IM^Iisi»-
naire de medeetne , des mémoires sur les anus contre
nature, sur 2a IrgeOure^ dee principawp trônes artf'
rieis{ sur la fraetwre dis péroné, sont A peu près tout
' ee qui reste de-lur; mais il >fu& avant tout professter
[etpratieten; il a 'exéo«té> et peyfeolîooné' pftaqne
\ touiles les opérations chirurgicales^ Sedekténté j son
sang^froid, sa hardiesse, qee l'on a voulu tasepd'inhit-
• manité, son esprit inventif, lut ont* aequiv te* pse>
DUOU
DDRAl
' rang; on lui doit plusieurs opérations nouvel* les, notamment la cicatrisation ae l'intestin dans les hernies étranglées. Dupuytren amassa une grande fortune, que Ton porte à 3000000 de fr.; en 1830, il en offrit le tiers à Charles X exilé. Il a légué à la Faculté une somme de 200000 fr., qui a été appli- • quée à la fondation d'une chaire d'anatomie patholo- < gique et à la création d'un musée anatomique , justement nommé en son honneur le M^uée Duvuytren. DUQUESNE (Abraham), célèbre marin françab, né à Dieppe en 1610, mort en 1688, se forma sous les yeux de son père, habile capitaine, et donna bientôt une si haute idée de sa valeur et de ses talents qu*à peine âgé de 27 ans il obtint le commandement d'un vaisseau, avec lequel il contribua puissamment à chasser les Espagnols des îles de Lérins. (1 se signala aussi au combat deTarragone en 1641, 8t à celui du cap de Gâta, où il fut blessé, en 1643. Pendant les troubles de la minorité de Louis XIY. il alla servir le roi de Suède : nommé vice-amiral par ce prince, il défît complètement devant Gothemoourg la flotte danoise commandée par Christian IV en personne. Rappelé en France en 1647. il arma à ses frab une escadre ; il battit en 1650 les Anglais et les Espagnols qui avaient envové plusieurs vaisseaux au secours de Bordeaux révolté et fut en récompense créé chef d'escadre. Dans la guerre de 1672, Louis XIV opposa Duquesne au fameux Ruyter, amiral hollandais : il remporta en 1676. près de Messine , une victoire signalée sur ce terrible adversaire. qui mourut de ses blessures quelques jours après. Cnarffé ensuite de purger de pirates la Méditerranée, il battit à Chio la flotte de Tripoli (1681), bombarda 2 fois Alger (1682, 1683), et força le dey à restituer tous les esclaves chrétiens; il bomoarda de môme Gènes, qui av^it vendu q|ielques secours aux Algériens, et contraignit le doge à venir s'humilier aux pieds du roi de France (1684). Duquesne était protestant, ce oui empocha Louis XIY de l'élever à la dignité d'amiral. Cependant il le fit marquis et érigea en marquisat sa terre du Bouchot près d'Ëtampes. Dieppe, sa patrie, lui a élevé une statue (1844).
DCQUESNOY (François), sculpteur, connu sous le nom de François tlamand, né à Bruxelles en 1594, mort à Rome en 1646, eut pour mattre son
Eropre père , et pour protecteur l'archiduc Alert d'Autriche, qui lui accorda une pension pour aller se perfectionner en Italie. A peiiie avait- H atteint l'âge de 25 ans, qu'il perdit son bienfaiteur, et se vit obligé de travailler pour vivre. Il se fixa à Rome et s'y lia avec Poussin, comme lui malheureux et comme lui passionné pour les arts. Duquesnoy avait fait une étude particulière du Titien et de l'Albane : aussi excellait-il à représenter les enfants ; on regarde comme ses chefs-d'œuvre les Groupes â^enr fonts qui accompagnent les colonnes du maître autel de St-Pierre de Rome ; la Ste Susanne de Lorette et le S. André de St-Pierre. Ces deux derniers ouvrages sortent cependant de son ^enre favori. Il se disposait à venir en France quand il fut empoisonné, dit on, par son frère Jérôme Duquesnoy, sculpteur comme lui, qui était jaloux de son talent.
DUQUESNOY (F. J.) , député à l'Assemblée législative, puis à la Convention, était un ancien prêtre. Violent terroriste, il fut envoyé avec Lebon dans l'Artois, la Picardie et à l'armée du Nord, et égala son collègue en cruauté. Ayant pris part a l'insurrection du 1" prairial an m (1795), qui tendait à ressusciter le système de Robespierre, il fut condamné à mort; il se tua au moment d'aller au sup- Î lice.— Son frère, le général Duquesnoy, mort en 797, commanda la Colonne infernale en Vendée et se signala également par sa cruauté : il se nommait lui-même le Boucher de la Convention. — Un autre Duquesnoy, Adrien, député aux États généraux en 1789, puis maire de Nancy, se signala au contraire par sa modération, et n^échappa au supplice que grâce au 9 thermidor. Placé depuis dans les bureaux
de rintérieur, il s'occupa surtout des établissements de bienfaisance. Il mourut en 1808.
DUR ANGE, Druentia, rivière de France i naît an mont Genèvre, dans les Alpes; passe k Briançon Moût- Dauphin, Embrun. Sisteron, Caraillon, et tombe dans le Rhône à 6kil. au-dessous d'Avignon, après nn cours précipité de 330 kil. Hle est sujette à de fréquents dÔDordements. Elle reçoit l'Ubaye, la Bléone, le Verdon et le canal de Graponne.
DURAND (GuilL), dit le Spéculateur, né im\^ près de Riez, mort en 1296, enseigna le droit à Modène, puis à Rome, où Clément IV le nomma auditeur de Rote y administra pour Grégoire X le patrimoine de St-Pierre , mais excita une révolte par sa rigueur et se vit contraint de quitter l'Italie; il revint en France et obtint l'évècné de Mende (1287). 11 avait composé des ouvrages qui eurent une Togue extraordinaire au moyen Age : le Spéculum judiciaU (Miroir du Droit), qui lui valut son surnom de ^^ culateur ; le Rationale dttnnorutn officiorum^ un des premiers livres qui aient été imprimés (Mayence, 1459). M. V. Le Clerc lui a consacré une savante notice dans VHist. littéraire de France^
nuRiiNn de St-Pourçain (Guill.), dominicain, né& St-Pourcain (Allier), mort vers 1333, fut maître du sacré palais, évèque du Puy en 1318 et de Meauien 1326. Il se fit un nom parmi les scolastimies par U hardiesse et la nouveauté des solutions quMl proposa, et mérita le surnom de Doctor resoluUssifim. H a laissé des ComtMntaires sur Pierre Lombard, 1506^ et des écrits sur la juridiction ecclésiastiqae.
DURAND (David), ministre protestant, né en I$8I à St-Pargoire (Hérault), mort en 1763, fut obligé de quitter la France à cause de sa religion, séjourna quelque temps en Hollande où il se ha avec Bayle, se rendit en 1714 à Londres, où il fut nommé ministre d'une église française, et y mourut à 82 ans. Il a laissé une Vie de fanini, 1717; la Keliyton det Mahométans, 1721; a continué Rapin Thoyras, et a traduit les Académiques de Gicéron, Londres, 1740. i
DURAND DE MAiLLANE (Pierre Toussaint), canoniste, né en 1790 à St-Remi en .Provence, mortes 1814, fut successivement député d'Arles aux Etats généraux de 1789, représentant des Bouches-do- Rhône à la Convention , membre du Conseil des Anciens. Il a écrit : Dictionnaire du droit canonique, Avignon, 1761, 2 vol. in-4; ïnstitules et Hisl.é» Droit canonique^ Lyon, 1770, 10 vol. in-12;Io Libertés de VÉglise gallicane, Lyon , 1771, 5 v. in4
DURANDAL. nom donné dans les romans de li Table ronde à Tepée merveilleuse du paladin Roland.
DURANGO, V. du Mexique, ch.-L de l'fiUl deDurango, à 490 kiL de Chibuahua et à 725 k. N. 0. de Mexico; 25000 hab. Cette v. est située à 2282- audessus de la mer. Êvèché. Durango fut fondée en 1551 par Alonzo Pacheco.— L'Ëtat, situé entre ceoi de ConahuUa, Xalisco, Zacatecas, Sonora-y-Sioaloa et le Nouv.-Mexique, a 880 kil. sur 600 et 200000 h. Mines d'or et d'argent.
DURAMUS, riv. de Gaule, auj. la 2>ofdojffl«.
DURANTE (Françob), compositeur italien oéàNapies en 1693, mort en 1755, maître de chapelle an Conservatoire de St-Onofrio, est regardé comme» chef de l'école musicale moderne : c^st lui qui forma Pergolèse, Duni, Piccini, Sacchini, Paisiello.ll s'est exercé principalement sur des sujets d'église.
DURAJrri (le président Etienne), fils d'un conseiller au parlement de Toulouse, fut capitoul en 1563, ensuite avocat général, et enfin 1" président au parlement de Toulouse, 1581. U s'opposa avec force aux fureurs de la Ligue. Après avoir échappé plusieurs fois à la mort en voulant calmer les salions du peuple, il succomba enfin victime de son généreux dévouement : les rebelles le tuèrent d'un cou? d'arquebuse en 1589. Toulouse lui a élevé unestttae. La Mort du président Duranti a été reproduite s» la toile avec un rare taleat par Paul Delarocne.
DURAS, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne). à26t