ÉPREUVES JUDICIAIRES. F. JUGEMENTS DE DIEU
EPSOM, bourg d'Anrieterre (Surrey) , à 22 kil. S. 0. de Londres; 3200 hab. Eaux minérales découvertes en 1613 et dont on extrait un sel purgatif dit sel d^Epsom. 11 se fait à Epsom le 21 mai de chaque année, depuis 1779, de célèbres courses de chevaux.
EPTE, petite riv. de France, naît à 3 k. N. de Forges (Seine-Inf.), passe par Gournay, Gisors, St-Clair, Bray, et se perd dans la Seine à 4 kil. au-dessus de Vernon; cours, 85 kil. L'Epie séparait autrefois la Normandie de l'Ile-de-France.
ËPULONS (du lat. epuUe, repas), prêtres de l'anc. Rome, chargés de faire préparer et servir les ban-
3 nets sacrés offerts aux dieux dans leurs temples, ou onnés à la suite de jeux publics. Ils furent créés l'an 188 av. J.-C, au nombre de 3, pour remplacer les pontifes dans cet office, qui leur avait jusqu'alors été dévolu. Vers le temps de Sylla, leur nombre fut porté à 7 . d'oii leur vint le nom de Septemviri epulones. Ils formaient un des 4 collèges sacerdotaux et por- Uient la robe prétexte. Ils étaient élus à vie.
EQUATEUR, grand cercle de la sphère. F. cet article au Dictionnaire univ, des Sciences, EQUATEUR (République de 1'), contrée de l'Améïue mérid., située presque tout entière sous l'équailie
rique
Pacifique; env. 1200 kil. de l'E. à l'O., et 840 duN. au S.; 700000 hab.; capit., Quito; port principal, GuayaquiL Cet État est traversé par la chaîne des Andes et renferme les célèbres montagnes de Chimborazo, Cayambe, Antisana, Guamani, Imbabura, Cotopaxi , Pichincba. Il est arrosé par U Mira, le Rio»
tam
fiRÂT
^ , l%8Bnia)das«l le Daide rirhiàlMkrmûe PO- 1 oéHD fîoiflque ; par le liaut If aranion et plusieurs de ; ses affluents, leMaronaMoscaa, lePastaça, leNapo, la Putumayo, le Yupuni dont les eaui se rendent à rOo6an Atlantique. Gràceà rélévationdusol, le climat est tempéré t sain et très-beau , surtout dans la vallée 'de Quito. Belles forêts ; récoHe idwndante de grains , pommes de terre, riz, quinquina, fruits des tropiques, cacao, vanille, înaigo. coton, tabac, canne à Buore. Minestrës-riches, mais peu«xploitées. Industrie peu développée. — Ce pays faisait jadis partie <de Tempire du Pérou; depuis la conquête, il appartint A rÉspagne. Alfranolii en 1822 par Bolivar (F. ce nom), il fit pendant quelques années partie de la GonliSdération des £tais>Unis de l'Amérique du Sud ou Colombie : il y formait les trois dép. de Tfiquatoar, de Guayaquil et de l'Assuay. Il 8*en détacha en 1831 pour former un £tat indépendant. 11 se divise •en 7 prov.: Pichincha, ChimWaço, Imbabura, Guayaquil, Manabi, Cuença, Loxa. La constitution, rédigée en 1835, modifiée en 1838, a -été reCaite en '1850. Ce pays n'en est pas moins agité parles troubles continuels.
fiQ€KS, jBqui ou i£gutcold?. petit peuple du*!Latiitm, d'origine osque, au N. des Hemiques et des Volsques. Prœneste (auj. Palestrine), Caneoli. Treha^ étaient leurs villes principales. Ils firent a Rome naissante une guerre acharnée, de l'an 473 à 401 av. J.-G.{ tantôt seuls, tantôt unis avec les peuples voisins. Latins, Sabins, Étrusques ou Volsques; et quelquefois, notamment en 463 et 458, ils bi mirent en danger. En 305. ils reprirent les armes pendant la ffuerre du Samnium et furent écrasés.
EQUESTRE (ordre). F. CHBVAUBRS.
EQUIGOLA (Mario), écrivain italien, né au bourg d*Alveto, dans le pays des anc. £ques, vécut à la cour des princes de Ferrare et de Mantoue, et publia en 1521 une EUtoiTB estimée de Mantoue, Ferrare, 1521. On a aussi de lui un livre célèbre : Délia natura éCAmore^ 1525, trad. par Ghappuis, Lyon, 1584.
ÉQUINOXES, époque de l'année où la durée du jour et celle de la nuit sont égales. V. cet art. au Dictiotmaire vniv. des Sciences,
ÊQUINOXIALB (Ligne). V. équatbub au Dict. univ, des Sciences.
âQDiNOZiALEs (Régions). régions comprises entre le lO" ou 12* degré au-dessus de l'équateur et le 10* ou 12* degré au-dessous. Ce sont le N. de l'Amérique mérid., le milieu de l'Océan Pacifique, les lies Salomon, la Nouv.-Guinée, les lies Moluques, les lies de la Sonde, le N. de la mer des Indes, l'Afrique intérieure, une partie de la Guinée et le milieu de l'Océan Atlantique. C'est la partie la plus chaude de la zone torride.
On appelle Océan iquinocrial la partie du grand Ooéanqui s'étend du tropique du C^cer au tropique du Capricorne, entre l'Asie et l'Amérique, baignant la plupart des tles de l'Océanie.
EQCJOTCrriCUH, Arianoy v. duJSamnium, chez les Hirpinif au N. Ë. de Bénévent, avait été fondée par Diomède. C'est d'elle qu'Horace a dit :
Oppidulo qvod venu dicere non est (Sat. 1, 5).
ËRARD (Sébastien) , facteur de pianos, né à Strasbourg en 1752, mort enl831 , éUit fils d'un fabricant de meublée. Il vint dès 1768 à Paris, y établit en 1780 une fabrique de pianos qui obtint bientôt .la vogue, alla fonder à Londres un établissement du même genre, et se fixa définitivement à Paris à partir de 1812. Ërard perfectionna le piano, l'orgue et la harpe. Il construisit les premiers pianos d queue (1796) et à double échapnement (1 823) j inventa les harpesd /bttf ehetles (1789) et le mécanisme à double fnouwment pour harpe (1810); U réussit à rendre expressif le jeu derorgue au moyen de la seule pression du doigt (1827). --Son neveu, Pierre E. (1794-1855), étendit encore la réputation de sa maison par de nouvelles inventions et d'heureux perfectionnements.
teARIG, Toi des Ostrogofhs, était d'dtardMMf ' des RugieDS, peuple 'du Nfird qui v?ait «ecompifné Théodoricen Italie. Il fut élevé sur le trône en ^1. Voyant la domination des Ostrogothsen Habeënolée par les conquêtes de Bélisaire, il traita avecPcDpereur Justinien pour lui livrer ses Ëtats; mais ilitat tué par ses soldats avant la fin de la né^MciatioiL
fiRASiSTBATR, médecin grec du m* s. av. J.-C., né à lalis dans Ifle de Céos, m. en 257, était, sehn Pline, un descendant d'Aristote. Appelé parlera de Syrie, Séleucus Nicator, pour traiter son fils, h jeune Antiochus, <iu'on croyait attaqué d'une issli' die incurable, il découvrit que son mal venait uaiquement de l'amour sans espoir qu'il avait eooçii
Sour Stratonice, 2* femme de son propre pire U évoila au roi la cause de la maladie de son fils, et lui persuada de lui céder la reine. Érasistrateest, dit*on , le premier qui ait disséqué des corps hamiios. U fut le chef de la secte dite des Mé^distes, opposée à celle des Empiriques. Il avait écrit des ouvra^ qui sont perdus; mais Galien, <jui le citesoaveBt,iut assez bien connaître ses doctnnes.
fiRASME, Desiderius Erasmus, célèbre knm du zv* siècle, né à Rotterdam en 1467, était iils naturel. U fut d'abord enfant de chœur, entra jetne dans l'état monastique, dont il se dégoûta bientôt, vint terminer ses études au collège de Montaifru i Paris, et alla prendre le bonnet de docteur en théologie à Bologne (1506). Il fut ouelque temps prAospteur d'un fils de Jacques IV , roi d'Ecosse, ayecls^ il voyagea en Italie. U se fit bientôt une telle réputation par ses écrits, que plusieurs princes vovhireDt l'attirer auprès d'eux : il visita Rome, où Léra I tenta de le retenir; passa en Angleterre, où il Ait fort bien accueilli par Henri VIII et où il« liaaiec Thomas Morus; enseigna mielque tempskgmcà Oxford et à Cambridge ; refusa les offres de François I, qui voulait le placer à la tète du Collège de France, et reçut de Charles-Oaint, danslesSiats duquel il était né. le titre de conseiller, avec uae pension. En 1521 il se fixaàBftle auprès de l'ipprioear Froben son ami, pour surveiller l'impressien deias ouvrages. Il mourut dans cette v. -en 1636. 1*P^ Paul m pensait à le faire cardinal. Ëraerne étaitila fois l'homme le plus savant, l'écriTain le plus pwle plus élégant, le plus spirituel, et l'un des honiiMs les plus sages de son temps. Il était partisan àws prudente réforme dans le clergé, et eutàcesnjet une correspondance avec Luther ; mais il s'éloigna de lui quand il le vit recourir à la riolencet naiBU^ pas, disait-il, la vérité séditieuse; il le refais moM dans son Traité du l^e arbitre. Toutefois, il se JUîj trop à ses propres lumières en matière de religM»ce qui l'entraîna dans quelques erreurs et ^^J^^ plusieurs de ses ouvrages à VIndex par lecûno»* Trente. Ses principaux écrits, tous en latm, sm- De Copia verborum et rerum; les Adages; les^}^ phthegmes;\es CoUoques, dialogues satiriques dins le genre de Lucien; X'iloge delà Folie, piquantestire de tous les éiats delà vie. Ses Lettns founuwj de précieux renseignements sur «a peiso«»ect s» époque. Erasme contribua puissamment à ^^^|^ sance des lettres par ses écrits et par la P*^ d'auteurs anciens : on lui doit l'éd, prii^fÇ*" ^ grec de la Géographie de Ptolémée , celle «el*^ grecque du Nou/ceau Teetamentf qu'il ^^nS d'une version latine et d'une Parapht(U8,etc»»^ de 5. Jérôme, S. Athanase^S. Basile, S. ^«»*'n sostàme, etc. Ses œuvres ont été fé"n»es6n» 5^ in-fol. , Bâle, 1540, et 10 vol. in-fol.. l^fS*^ Les Colloques et l'Éloge delà folie on été plu^JJ? fois trad. en français, notamment par Lavau^.»^ et Barrett, 1789. L. de .Burigny a écrit une iw^^ lavieetdes ouvrages d*Éfwme, 1757. M. ^'^^ lui a consacré unchapitre étendadans ses**»* sur la Renaissance. -, jA,
ËRATO rdu grec énUoSy aimable), ^^.5VL sidait à la poésie lyrique etanacréontique. ^^'
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jeiviftA7inphe9Âv»,el9iyowéa, cûuroiU)i66 de myrte et ée roses; de la m»ia gauche, elle tient une Jiyre , et de l'autre un archet Iplectrum): prjèa d'elle est un Amour, avec un flambeau allumé.
àKATOSTHÈKE,. «avant grec, à la fois géomètre, .astroaoïne, géographe, philosophe, grammairien jst poste, était né à Cycàne vers lan 276 av. J.-C, et fut bihliûthécaire d'Aiexaadrie isous Ptolémée Ëyereète. Ayant perdu la vue, il se laissa, dit-on, mourir de Xaim à l'âge de 82 ans (194). £ratosthène sut le
Êremier mesurer un degré du méridien et évaluer i grandeur 4e.la terre , qu'il estima à 262 000 stades de circonférence; il démontra TincUnaison de Té* cliptique sur Téquafenr et fixa cette inclinaison à 23* 51^; il inventa la sphère armUlaire et x^on^tniisit Je premier oboervatoire. U laissa une.carte générale qui Tut longtemps Tunique base de la géographie : il y donnait à l'arc du méridien compris entre les deux tropiques 47" 42'; vingt siècles après lui, l'Académie des scjeoces de Paris retrouvait k tr^s-peu prés ,1a môme mesure (47" 40'). Comme mathématicien,. il iareota une méthode, dite cn'&ie (TEratosthène, pour connaître par exclusion .tous les nx^mbres .premiers, résolut le problème delà duplication du cube^ et îma* gmlemésolabe, instrument propre à connaître les xaoyeanes proportiannelles. En histoire, il continjua les recherches de Manéthon sur TËgYpte ancienne, et dressa une chronologie des rois thénains. Il avait composé une description de la Grèce, un précis des conquêtes d'Alexandre, et avait m^me écrit sur ia Vieille comédie aitique. Malheureusement Une reste de lui que quelques fragments, publiés par Car. .Seidel, Gœttingue, 1798, grec-latin, et d^ma manière plus complète par Gott. Bemhardy, sous le titre à'SratQsihenûa, Berlin, 1822.
£R6ACH, ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à 41 kil. S. E. de Darmstadt; 2000 hab. EUe possède un vieux château et un musée où se voit entre autres antiquités le tombeau d'Ëginhard. Restes d'une maison de Templiers. Cette v. a donné son nom aux comtes d'Erbach, qui prétendent descendre d'figinhard et d'Emma, fîlle deCharlemagne, qui avait, diiH)n, épousé Eginhard.
ERBIL, l'anc. Arbela, v. forte de la Turquie d'Asie (Mossoul) , ch.-l. d'un livah, à 85 k. 3. E. de Mossoul;4000 h.f la plupart Kourdes.
ERGUINOAJLD, seiKneur neusirien, parent, par sa mère, du roi Dagooert I, remplaça Ëga dans la mairie de Neustrie (640) et y joi^it en 641 la mairie de Bourgogne. Après la disparition du jeune Dagobert en Austrasie (657), il réunit sur la tôte de Clotaire III, fiU aîné de Clovis II, les 3 couronnes de Neustrie, de Bourgogne et d'Auslrasie et gouverna au nom de ce prince. M. en 6ô9.
ERCIIXA (aon Alonzo d'), pofite épique. et guerrier espagnol» né à Madrid en 1533, mort en 1596, accompagna en qualité de page Tinfant don Philippe (Philippe II) dans se» voyages en France, en Italie, ta Allemagne, en Angleterre; s'embarqua en 1547 pour aller combattre au Chili des peuplades rôvol- •ées, se couvrit de gloire dans une expédition contre 4es Araucans, et chanta lui-même ses exploits dans ie poème de VArancana, U revint en Ëspaj^ne en lô64, et y publia son poème, en 3 parties , qui parurent en 1569, 1578 et 1590. Cet ouvrage, plusieurs fois réimprimé en Espagne, a été trad. et abrégé par If. GiUbertde Merihiac, Paris, 1824. On est parité sur le mérite de VAraucana; Cervantes l'égale auxchef^'œuvrede l'Jtalie; cependant il pèche par le plan ; on peut le placer à côté de la Senriade.
£&DRE, nv. de France, naît à U kiU E, de Candé
piaine-et-Loire), passe à Nort et se perd dans la Loire
^1^> cours, 90 kil.
ERE. Lbs principales ères sont :
L^ère chrétienne) qui commence à la naissance de
J.-C, ou plutôt, par une erreur consacrée, 4 ans
ou, selon d'autres, 7 ans après la véritable époque
de cette naissance. C'est par rapport à cette ère que
l'on CQ;ç^pte,les années, soit eçren^ntant, ponr.Ios événements antérieurs à la naissance de j:-C., "ftoit •en descendant, pour les événements poëtérleors. C'est aussi à elle (pi'on rapporte toutes les avtres'^res.
Ères antérieures à J^-C.
L'ère mondaine des Juifs ou de la eréartion :
. Suivarl l'Église grecque , '5508 aV. J;--C.
Suivant l'Art 4e vérifier^les dates, '4963
Suivant Csserius et la, chronologie
vulgaire. «»4
~ Indoue de Kaliouga, 3101
— des Chinois (selon ue (itiignes), ,2697
— . des Olympiades, 776 . — ,de la Xondation. de Home, selon Yarron , 753
. selon les Marbres Çajpitolins, T52
selon Caton, ' 751
^ de Nabonassar (selonCl.Ptoîéxttée), T47
-- d'Alexandre (à partir de sa. mort) ou'Bre
des Lagides, 823
— des SéleuCides, 3î2
— jnlienne, 45
— d'Actium, 31 . — des Augustes ou de l'Empire, 27
Ères postérieures à X-Ç.
— de Dioclétîen ou des Martyrs, "284
— des Arméniens, 532
— de rhégire ou fuite de Mahomet, 6*i2
— persane d'Yezdedgerd, 632 . — du concile de Constantinople {éfaS>lie par
l^Église grecque), '680
— américaine, 4 juillet, ' t774
— de la République française, 22 sept. 1792 ËRÈBE, c-à-d. en grec ténèbres j fils du Chaos,
frère et époux delà Nuit, et père du Jour, fut métamorphosé en fleuve, et précipité dans les Enfers pour avoir secouru les Titans. — Le nom d'Etébe se prend aussi chez les poètes pour l'Enfer.
.fSKECaTBfiE, roi fabujpux d'Athènes, mi*on fait régner de 1525 à 1460, était ais de Pandion. Les Thraces avant envsdir l'Attique et pris^ "Eleusis, il immola sa nlle Chlhonie, pour obtenir sur. eux la victoire. Il lua dans le combat Eumolpe, fils de* Neptune, et fut en punition frappé cie la «foudre. On lui attribue l'institution des mystères d*Éleiisis. Une tribu de l'Attique portait son nom. F. EWCHTHomus.
ËBEKU. Ûeraclea ou Permihus chez lesanc, v. et port de la Turquie xl'Europe (Roumélie), sur la mer de Marmara , à 85 kil. 0. de Constantinople. Evôché grec. — ûeraclea Pontica, v. de la- Turquie d'Asie, .dans l'Anatolie, sur un golfe de la mer Noire, à 1T)8 kil.E.N. E. de Constantinople et à'67 k. N. 0. de Boli y 5000 hab.» Port, murailles. Soie, chftles, cire, bois de construction, riz, sucré, café, tabac.
ÉRÉSICHTUON,'fils de Triopas. roi de Thessalie. Ayant profané une forêt consacrée a Gérés en y h battant un chêne, la déesse l'en- punit en l'exposant à une faim insatiable: U expira dans de «roels tourments, après avoir .dévoré ses propres membres. Sa fiUe Métra, qui était douée du pouvoir de se métamorphoser, employa inutilement les moyens les plus ingénieux pour assouvir sa faim, en se transformant de nrille manières. Ovide, dans ses Mc'iamorphosesj et CaUimaque, -dans son Hymne à Cérès^ ont- admirablement décrit le supplice d'Ërésiehthon.
ERESOS, Erissi. v. de l'Ile de Lesbos, sur la cMe S. 0. Patrie de Théophraste.
ÉRÉTRIE, Eretria, auj. .Pa?«o-C«fro, une des princip. V. de l'île d'Euhée, sur la côte occid., au S. E. de Chalcis. fut saccagée par les Perses 490 av. J.-C. Patrie du philosophe Mépédème, un des chefs de lécole d'Elis, dite aussi 'école d'Ërétrie.
ERFURT, Er/brdtd, T.desÉtats'prussiens (Saxe), dans l'anc. Thurfnçe, ch.-l. du çouvt d'Erfurt; à 280 kil S. 0. de Berlin; 32000 hab.: elle en comptait 58 000 au m* siècle. Place forte descend rang, avec deux citadelles faites des reste!^ de deux anc. abbayes. Jardins nombreux à l'iniérieur; ôgrawws places; cathédrale gothique, possédant une eloonecte
ÉKIC
ËRIP
275quinUuz. Soc. des sciences utiles, biblioth., établissements d'instruction, anc. université (créée eu 1389, supprimée en 1816). Industrie active, tissus^ tanneries, distilleries et brasseries: boutons de métal, moulins k poudre, à papier, à nuile^ etc. — £rfurt était une v. importante dès le wm* siècle. S. Boniface y fonda un évêché en 741. Au temps de Charlemagne, c'était une des cités les plus commerçantes de l'Allemagne. Pendant les xiv% xv* et XVI* siècles, cette ville, protégée par les électeurs de Saxe, fut l'entrepôt du commerce entre la Haute et la Basse- Allemagne. En 1648, elle fut cédée à Tarcbevéque électeur de Mayence. En 1759, elle fut occupée par les Prussiens. En 1803 , elle fut cédée à la Prusse ; de 1806 à 1813 elle fut au pouvoir des Français, n s'y tint en 1808 un célèbre congrès connu sous le nom d'entrevue (TErfurt, où assistèrent les empereurs Napoléon et Alexandre et les souverains de l'AUemagne, à l'exception du roi de Prusse et de l'empereur d' Autriche. ïfn 1813, Erfurt fut prise par les Prussiens, auxquels les traités de 1815 en assurèrent la possession. En 1850, il s'y tint une assemblée qui entreprit, mais sans résultat, de reviser la constitution f&dérale. — Le gouvt d'Erfurt a sa partie principale située entre le Hanovre, le duché de Brunswick et le gouvt de Merseburg, et possède deux enclaves dans les duchés de Saxe et de Brunswick; *à compte 325 000 hab.
ÉRIC {d'Ehrenreich, riche en honneur), nom de plusieurs rois de Suède et de Danemark. 1. Suède.
La Suède compte 14 princes de ce nom; l'histoire des 8 premiers, qui régnèrent du vui' au x* siècle, est fabuleuse ou mcertaine. Avec l'Art de vérifier les dates t nous ne mentionnerons ces princes qu à partir d'Éric IX : ils régnèrent dans les ix* et z* siècles.
àRic iz (S.), élu en 1150, était fils d'un seigneur puissant nommé Iwar. U réunit la Suède et la Goihie, qui avaient été jusque-là séparées, conquit la Finlande, essaya d'introauire le Christianisme en Suède, créa plusieurs institutions sages et donna un code à ses sujets. U fut tué en 1161 à Upsal, par Magnus Éricson, prince danois, qui avait fait une invasion dans ses £tats. On l'honore le 18 mai.
ÉRIC X, CanutsoUf petit-fils de S. £ric, et fils de Canut Ericson, régna de 1210 à 1216. Il est le 1-' qui ait été couronné solennellement roi de Suède.
taie XI, leBèçue, parvint au trône en 1222, après Jean I, le dernier des Swerker, et mourut en 1250. Il ne laissa Doint d'enfants, et la couronne de Suède passa dans la maison des Folkungar.
ÉBic xii fut mis par les Suédois révoltés à la place de son père Magnus II, puis partagea le trône avec lui. de 1344 à 1350, mais ce partage fit naître une guerre entre le père et le fils; celui-ci m. empoisonné, dit-on, par sa propre mère. Blanche de Namur (1359).
tRic XIII (ix« en Danemark), né en 1382, était fils de Wratislas, duc de Poméranie, et de Marie, nièce de la fameuse Marguerite de Waldemar, dite la Sémiramis du Nord. Nommé en 1397 par cette dernière princesse héritier des couronnes de Danemark, de Suède et de Norwége, il régna quelque temps conjointement avec elle. A la mort de Mar-
Suerite (1412), il resta seul maître du trône; mais énué de talents, Uche et cruel à la fois, il échoua dans une guerre qu'il avait entreprise contre le Holst3in et fut déposé en 1439; il mourut dix ans après, dans la Poméranie, où il s^était retiré.
ERIC xiv, fils de Gustave. Wasa, né en 1533. succéda à son père en 1560. Jl épousa Catherine Mansdoter, fille d'un simple caporal, ce qui indisposa tous les grands du royaume. Quelques revers qu'il essuya dans une guerre contre le Danemark, et le choix qu'il fit pour favori d'un homme vil et cruel, Jœran Pehrson, portèrent le mécontentement à son comble. Ses deux frères, Jean et Charles, dont les jours étaient menacés, se révoltèrent contre lui, et il fat forcé en 1568 de résigner sa couronne entr^
les mains du premier, n fut jeté dans un cachot, et
Îériten 1577, assassiné par des émissaires de son frère ean. Ce prince était sujet à des attaques de folie. II. Danemark, ioiic ni, le Bon^ 1095-1103, fit avec succès U guerre aux Vandales, renonça au droit de faire la guerre sans le consentement des Etats, et se fit chérir du peuple par sa bonté. U se rendit cependant coupable d'un meurtre : il allait, en expiation, à Jérusalem, lorsqu'il mourut, en 1 103, dans l'îlede Chypre. ÉRIC lY, 1134-1137, battit les pirates de l'îlede Rttgen, et périt assassiné au retour de cette eipédiboa. Éwcv, V Agneau y 1137-1147, mourut à Odensée, dans un monastère où il s'était retiré. — Les règne* d'Éric VI (1241-50), VII (1259-86), VIU (1286-1320), n'offrent rien de remarquable. Éric VI fut mis à mort par son frère Abel, qui le remplaça surletrdoe. Eric VII fut également assassiné en 1286. Éric Mil, son fils, eut une minorité orageuse sous la tutdie de sa mère Agnès de Brandebourg, et mourut en 1319. laissant le royaume en proie aux dissensons. — Éric IX est le même que Éric XIII, roi de Suède. ERIGHTHONIUS, roi d'Athènes, régnadel&T3à 1556 av. J.-C; il avait les jambes conU^faites, ce qui le fit passer pour fils de Vulcaîn. On lui attribue 1 invention des chars. — Roi de Troie, fils de Dardanus et frère d'Ilus, régnait vers 1416 aT. J.C. Il fut père de Tros.
ERICUSA ou ERicoDES, auj. Alieuriy une des lies Ëoliennes, la plus occidentale. F. lipabi. ËRIDAN, un des noms du P^ chez les anciens. £RI£, grand lac de l'Amérique du Nord, entre 76' 30-80» 40^ long. 0. , 41" 50'-48» lat. N, sépare le haui Canada des États-Unis. Il est de forme orale et a 450 kil. sur 100. A l'O. il communique par l'intermédiaire de la rivière Détroit avec le lac Huron, i l'E. avec le lac Ontario par le Niagara; un canal de 500 kil., construit de 1823 à 1825. l'unit au fleuTe Hudson. Le lac Êrié reçoit une infinité de rinèrcj, dont les principales sont le Huron, le Black -Riîer, la Rock y et k Guyahoga. Il renferme aussi pluaeuB îles peu importantes. Ses /principaux ports, situfe sur la côte S., sont BuffaJo, Ériô, Cleveland, Sudusky. La navigation de ce lac est peu sûre : u y règne de violentes tempêtes. Une flotte anglai^ ï fut défaite et prise par les Américains le 10 sept 1813 ÉRiÉ, v. des États-Unis fPensylvanie), ch.-U* comté, sur la côte mérid. au lac qui en prend son nom , à 180 kil. de Piltburg; 6000 hab. Port, batteries et blochkaus; chemin de fer, canal. Cette m fut fondée en 1794.
ÊRIGÈNE (scot). F. scoT érigêne.
ÊRIGON, auj. Vistritxa, riv. de Tanc. Macédoine. coule de l'O. au S. E. , arrose rÊmaihie et se jette dans TAxius, après un cours d'env. 60 kil. .
£RIGONE, fille de l'Athénien Icarius, am a^-» introduit dans ses États le culte de Bacchusjm aimée du dieu, qui, pour la séduire, se iransionM en grappe de raisin. Apprenant la mort de son w qui avait été massacré par des bergers ivres, elle» pendit de désespoir. Jupiter, pour récompenser» piété filiale, la plaça dans la constellation delà Vierge ÉRIN, ancien nom de l'Irlande. .,
ÊRINNE, jeune femme poète, compatriote, disciple et amie de Sapho, mourut dès l'âge de 18 ans^ On a d'eUe quelques fragments, dont le principal f'' le début d'une Ode à la Force (dans les Carminafj^ vem pœtarum fseminarum. Anvers, 1568, «' '^ Poetie lyrici de Bergk. 1843).
ÉRINNYS, une des Furies. V. fcribs. . .
ÉRIPHYLE, femme du devin AmphiaraOs, \rm son époux qui s'était caché pour ne pas aller à U g?»" de Thèbes, où son art lui avait appris qu'il ae"J)^ rir. UncoUier et un voile qu'elle reçut de W^e furent le prix de cette trahison. Alcméon, n» ûju« phiaraCLs, chargé par celui-ci du soin <'*J*vq-j, geance, immola sa mère. Ce meurtre, que Sop° avait mis sur la scène dans une pièce auj. pero" •
ERLA
ERNE
est le sojet de VÊriphyle de Voltaire. — Le fatal colfier d*£nphyle fiit depuis donné par Alcméon à Âlpbésibée» fille du roi Phégée, qu'il avait épousée.
ÉftlSTIQUE (Ecole). F. eucude de Mégare.
ËBIVAN, Eroanum, y. forte de la Russie d'Asie, vitrefois dans l'Arménie, ch.-l. du gouvtd'Ëriyanou Arménie Russe, sur le Zenghi, à 55 kil. N. E. dumont Ararat; 12000 hab. Archevêché arménien ; églises gréco-russes et arméniennes, mosquées. Fonderie de canons, casernes, etc. Commerce assez actif en tanneries, poterie, tissus de coton, avec la Russie et la Tunpiie. — Erivan occupe la place du champ de bataille où Ërovant, qui avait chassé Ardaschès du trône d'Arménie, fut défait par les Perses à la fin du 1** siècle de notre ère. Déjà puissante au vn* s., elle devint au xvi* la résidence des Sophis de Perse. Les Turcs la prirent en 1553 et 1582. Abbas le Grand la recouvra en 1604. Les Turcs s'en emparèrent de nouveau en 1635; ils la perdirent, pour la reprendre en 1724. Thamas Kouli-khan s'en rendit maître en 1735; elle se soumit à la Perse en 1769. Les Russes l'assiégèrent en vain en 1808; mab en 1827, le général Paskévitsch s'en empara, ce qui lui valut le titre d*Érivansky. Par le traité de Tourkmanktchal, 1828, la Perse l'a cédée définitivement à la Russie.— Le gouvt d'En van, dit aussi Arménie russe, situé entre la Géorgie, l'Aderbaïdjan et la Turquie d'Asie, est formé de l'anc. province persane d'Érivan et de la presque totalité ou pachalik turc d'Akhal- ^ikhé et compte 1810 000 b. Il est arrosé par le Kour, l'Aras, l'Arpatchai) et contient un grand lac, le Seranga ou Goktcba. Habitants.: Arméniens, Tadjiks, Kourdes et Russes.
URIZZO (Séb.), Eryeius, antiquaire et littérateur vénitien, né en 1522^ mort en 1585, était membre du Conseil des Dix. 11 a publié un Traité star les médailles et les mannaies des anciens ^ Venise, 1559, ouvrage estimé. On a aussi de lui un recueil ae nou- Telles morales, intitulé les Six Journées ^ qui n'a été publié qu'en 1794 (Livoume, 1 v. in-4) ; et une trad. Italienne de plusieurs Dia%ttef de Platon, Ven.,1574.
ERizzo, doge de Venise de 1632 à 1645, équipa une flotte' pour délivrer Candie assiégée par les Turcs, mais mourut au moment du départ.
ERLAGH, Cerlier en français, petite v. de Suisse (Berne), sur le Jac de Sienne, à 27 kil. N. 0. de Berne; 1100 h. ChAteau seigneurial, berceau dfft la famille d'Erlach, famille originaire de Bourgogs^^ qui depuis le ni* siècle joua un rôle important soit à Berne, soit en France. Les Bernois occupèrent le ch&teau en 1474, au commencement de la guerre contre la Bourgogne, et ils l'ont gardé depuis.
ERLAGH (Rod. d*), noble bernois, illustre au nv« s., défendit Berne contre le comte de Nydau ^ plusieurs autres seigneurs voisins^ et gagna sur eux en 1339 la bataille de Laupen qui assura l'indépendance des Bernois. Il mourut en 1360 assassiné par son gendre. — J. Louis d'Erlach, lieutenant çéuéral, né en 1595, mort en 1650, servit avec gloire pendant U guerre de Trente ans sous Gustave-Adolphe et Bernard de Saxe. Après la mort de ce dernier, il entra au service de la France, eut une grande part ^ la victoire de Lens, 1648. et fut en récompense nommé gouverneur de Brisacn elmaréchal de France. 7 Charles Louis d'Erlach, né en 1726 à Berne, serait d'abord en France, revint dans sa patrie en 1 789, ^ reçut le commandement en chef de l'armée suisse
'n de l'invasion des Français en 1798, et résista courageusement aux généraux Brune et Schauen-
^^, mais ne put empêcher la prise de Berne et
périt dans une sédition, assassiné par ses propres «oldats. — Rodolphe Louis d'Erlach, 1749-1817, tenta
vainement en 1801 de rétablir l'anc. constitution du
P^ys et commanda Tannée fédérale en 1802;. voyant
■^efforts inutiles, il rentra dans la vie privée. w-ANGEN, V. de Bavière (Franconie centrale),
îï « Regnitz, à 16 k. N. de Nuremberg; 12 000 h.
«wse divise en VieiUe-Ville et Nouv.-Vaïe ou Chris-
tian-Erlangen : ceUe-ci fut fondée en 1688, après la révocation de redit de Nantes, parles émigrés français. Université, instituée en 1743 par Frédéric de Brandebourg-Bayreuth ^ 2 bibliothèques, jardin botaninue, etc. L'Académie Léopoldine-Garolme, transférée depuis 1808 à Bonn, était jadis établie à Erlangen. Toiles, lainages, passementerie, miroiterie, papeteries, distilleries, etc.
ERLAU, Eger en hongrois, Agria en latin moderne, v. de Hongrie, ch.-L du comitat de Hevesch, à 130 K. N. E. de Bude; 20000 h. Archevêché catholique, université, observatoire, bibliothèque; quelques édifices. Eaux thermales; nous vins. — Fondée en 1010 par le roi Etienne. Les Mongols la saccagèrent en 1256. Elle soutint en 1552 un siège célèbre contre les Turcs; en 1596, elle fut prise par eux. Après la paix de 1606, elle appartint tantôt a la Turquie, tantôt aux princes de Transylvanie.
ERLON (drodet d*). F. erlon.
ERMELAND, anc. pays de la Pologne, auj. à la Prusse, est compris dans le gouvt de Kœnigsberg. Ëvêché fondé en 1244 et dont le titulaire était prince d'Empire. L'évèque réside à Frauenburg.
ERMENONVILLE, vge du dép. de l'Oise, à 12 k. S. E. de Senlis et à 50 N. E. de Paris, sur un affluent de la Non nette; 500 h. Anc. vicomte. Ce village est célèbre par le château et le parc où J. J. Rousseau, recueilli en 1778 par le comte de Girardin, passa ses derniers moments : on y voit son tombeau oans llle des Peupliers; le corps du philosophe en fut tiré en 1794 pour être transréré au Panthéon. Grétry mourut aussi à Ermenonville. — La terre d'Ermenonville fut en 1603 érigée en vicomte par Henri IV. en faveur de son ami de Vie, gouverneur de Calais. Le château fut habité un instant par Gabrielle d'Estrées.
ERMITAGE (1'), coteau sur les bords du Rhône (Drôme), au-dessous de Tain. Vins estimés, dont les crus les plus célèbres sont ceux de Bessas, Greffieu, Méal, Rocoulé. — On connaît aussi sous le nom de VErmitage une jolie retraite ofl'erte par Mme d'Épinay à J. J. Rousseau dans la vallée de Montmorency.
ERMITES, pieux solitaires. F. ce mot dans notre Dictionn. univ, des Sciences.
ERNE, riv. et lac d'Irlande (Ulster), dans le comté de Fermanagh. La riv. tombe dans la baie de Donegal, à 4 kil. au-dessous de Ballyshannon, après 110 kil. de cours: bords pittoresques.
ERN£E, ch.-l. de c. (Mayenne), sur TEmée (affluent de la Mayenne), à 23 k. 0. de Mayenne; 4000 hab. Collège.
ERNEST, princes des maisons de Saxe, deHesse. de Hanovre, etc. F. ces nomsetERNESiiNE.
ERNEST- AUGUSTE, roi de Hanovre de 1837 & 1851. né en 1771, était le dernier des fils du roi d'Angleterre George III et fut connu avant son avènement sous le titre de duc de Cumberland. Il annula en montant sur le trône la constitution que le Hanovre avait obtenue en 1833 et en octroya en 1840 une nouvelle, toute favorable à la noblesse. Toutefois il se vit forcé en 1848 d'accorder quelques réformes.
ERNESTI, famille qui a donné à l'Allemagneplu* sieurs philologues. J. Auguste,' né à Tennstadt (Thuringe) en 1707, mort en 1781, devint en 1734 recteur de l'école St-Thomas à Leipsick ; fut nommé en 1742 professeur de littérature ancienne à Funiversité de cette ville; en 1758, professeur de théologie, et se distingua également dans ces deux branches de l'enseignement. La pureté de son style latin l'a fait surnommer le Cicéron de l'Allemagne. On ade lui des éd. estimées d'tfomére, Leipsick, 1759-65 , de Ca22tmaque, 1761 ; de Polybe, 1763; de Cicéron^ cumUave^ 1737 et 1775; de Suétone^ 1748 et 1775; de Tacite, 1752 et 1801. Il a publié'aussl des œuvres diverses,
Sarmi lesquelles on remarque un excellent cours de ttérature, Initia doctrime solidioris, 1736-83; et une Explication du Nouveau Testament^ classique parmi ses coreligionnaires. — Aug. GuiU., neveu du préc, professeur de philosophie et d'éloquence
EUSÉT'
ERÎfi'
à Leipsîck, jxê en 17313*, m. en l^Ot', â donné des. éd. estimées de Tîte-Lti-e, Leipsick, 1801-1804; de Quintilien, 1769; d'Ammien-MarcelUn , 1773; de Pompçnius Mela>^ 1773. — J. Christ. Théophile, professeur de philosophie et d'éloquence à Lcii)sick, né en 1756, m. en 1802, était frère d'Àug. Guillaume. Il a édité Ésope f Leipsick, 1781; IlesychiuXj 1785: Suidas y 1750 ; Silius Italiens, 1791 ; a rédigé Lexiêon technologie Crâccorumrhetoricse, 1795 ; Uxicon technologûc Romanorum rheloricx^ 1797, et atrad. en allemand une narliedes écrits de Cicéron, 1799-1802.
ERKESTINë {lii^'ne)-, branche aînée de la maison de Saxe, a pour chef l'électeur Ernest, fils aîné de l'électeur de Saxe Frédéric II, auquel il succéda en 1464. En 1485, Ernest partagea Théritage de son père avec son jeune frère Albert, et par suite ilsde- Tinrent chefs, Tun de la tige Ernestine, qui règne dans les duchés de Saxe, et l'autre de la branche Àlbertine-, h laquelle appartient le roy,. actuel de Saxe.
ËROtÈS (le baron d'), général espagnol, né en Catalogne vers 1785, mort en 1825, fui nommé en 1822 par Ferdinand Vil capitaine général des troupes de:>tinées à combattre les constitutionnels insurgés , ôt membre de la régence suprême établie à Urgel; il contribua puissamment à réduire l'insurreciion. Ce fut le plus habile adversaire de Mîna^
ÉROFË', ^rope-, femme d'Atrée, fut séduite par Thyeslè, sOù beau-frère, et devint mère de deuienfaîils, qu*Atrée égorgea par vengeance et dont il fît servir les membres à son frère dans un horrible festin.
ÉRO&, nom grec de l'Amour.
ÊROSTltATE, Ephévsien de naissance obscure, voulant s'illustrer par quelque moyen que ce fût, imagina de brûlerie temple de Diane àËpnèse, l'une des sept merveilles du monde (356 av. J.-C). Cet événement eut lieu la nuit même' de la naissance d'Alexandre. Êrostrafe fut condamné au feu.
EROTIAJ^US, médecin grec du temps de Néron, est auteur d'un Glossaire cTIHppocraie, imprimé par H. Elienne, Paris, 15G4, et reproduit par Fréd. Franz dans Erotianij Gàleniet Herodoti gJossaria^in Bippocratem. grec-latin, Leipsick, 1780.
ERPENIUS (Thomas), orientaliste, professeur à rûniversité de Leyde, né à Gorcum (Hollande) en- 1584 , mort en 1624, a laissé plusieurs ouvrages propres à faciliter l'étude des langues orientales, entre autres: une Grammaire arabe ^ Leyde, 1613 : c'est la r* qui ait été publiée en Europe; une Grammaire syriaque et. clialdécnne , 1626 ; Proverbiorum> oruotcorum centurùe, 1614; Locmani sapientis fabuLv, 1615. Il prépara aussi une édition arabe-îat. de VIUstoria Saracenica(ÏE\macm, Leydê, 1625 (posthume).
EROl^LlîTES, vge de Bel-ique (HainautL sur la frontière de France, à 27 kil. S. 0. de ChaAieroi; 600 hab. Station du ch. de fer du Nord.
EUSCBf (Jean Samuel), savant bibliographe, né en I76ft à Glogauen Silôsie, mon à léna en 1828, fut d'abord le collabarateur ae Meusel et de Fabri pour divers recueils, publia en son propre nom des ou- Trages bibliograpliiques qui établirent sa réputation dans toute l'Allemagne, fut successivement professeur d'histoire et de géographie et bibliothécaire à léna, 1800, professeur de géographie el de statistique à Halle, 1«03, et directeur de la bibliothèque-de i université de cette ville, 1808. Ses principales publications sont : Répertoire des journaux et recueils^ périodiques sur la géographie et l'histoire, Lemgow, 1790-92 ; Répertoire universel de bibliographie de 3785 à 1700, lôna, 1790-1807; la Francesavanie ou Dictionnaire des écrit aitis français dé 1771 àr 179G, Hambourg, 1797-98: Manuel de la litteraUire aUemande depuis le milieu du xviii* siècle, Leipsick, 1812-14; enfin V Encyclopédie générale des arts et des sciences, publiée avec J. G. Gruber, in-4, Leips.,1318 et années suivantes^ ouvrage immense, qui offre aesarticles succincts, mais subsianAiels, avec Vm^ dicaUon des meilleures sources.
^ "î , langue que parlaient les ancienslrlandâis,
et qui se parl'e encore' dans qUel^deà' paitleir de Ilrlande, est un des dialectes du celtique ; elle possèd? lies caractères d'écriture particuliers, contemporains de ceux des Grecs. On en po.<isède de nombreux monKments (histoire, poésie, tnéologieV, un recueil de poésies erses a été pubL 2^ Dublin eal 789 par mis&Brooke.
ERSKtNE (lord) , orateup et jurisc^msulte, ne en 1750 à Edimbourg, mort en 1823, était le 3* fils du comte de Buchân. Il servit tour à tour sur terre et sur mer jusqu'à Tannée 1774, puis se livra' à l'élude des lois, fut reçu avocat en 1778', et jeta dès ses débuts le plus \\t éclat au barreau de Londres. £a 1783, il fut élu membre de la Chambre des Communes. En 1806, il entra avec le titre de lord-chanMlier dans le ministèref de Fôx, mais il en sortit dès l'année suiv.; néanmoins, 11 fut élevé à la pairie et appelé au conseil privé. Dans sa carrière politioue. il eut plusieurs fols l'occasion de déployer son taleLt oratoire, et il ne resta point au-dessou:? de la réputation qu'il s'était faite au barreau. Ami sincèrt de l'humanité et des idées libérales, il appoya l'abolition de la traite des nègres , plaida la cause d&s Catholiques dlrlande, demanda la réformatioa deslois pénales, défendilla liberté de la presse, le jugement par jury, et parla en faveur des Grecs opprimés par les Turcs. Ses Discours furent publiés en 1816 pai ses amis. En 1797 il avait publié, sous forme de brochure, des Considérations sur la guerre am la France, qui eurent 40 éditions en peu' de mois.
ERSTEIN, ch.-L de c. (Bas-Rhin), sur l'iU, à 24k. N. E. de Schelestadt; 3564 hab. Station. Ane. ré^Idence de rois francs; anc. couvent de Bénédictines.
ERVY. ch.-l. de c. <Aube) , sur l'Armance, à 31 k. S. 0. de Ti-oyes; 2000 hab. Toiles, coutils, poterie.
ERWÏN de Steinbach, architecte', né à Steinbach, (Bade) dans le xili» sijcle^ mort en 1318, fit construire la célèbre cathédrale de Strasbourg. - Son fils Jean, m. en 1339, en continua les constructions.
EBfYCluS. F. ERizzo et Henri, ntnPUT.
ÊRYMAin-UË^ Erymanthus^ auj. Olôn&siïïiml au N. 0. de l'Àrcadie (2224*")', se liait auï moa's Pholoé au S. C'est dans les foi-ôts qui couvraient cette montagne qu'Hercule tua le fameux sanglier d'Érymanthe.— Une petite riv. du même noinsorUit de cette montagne, séparât TArcadle de TEliae et M jetait dans l'Alphée.
fcnYSÏCHTHOîT. 7. éRÊSiûHTHON.
lîRTTllRiEtrS (Janus). V. rossï (J. Victor).
ÉRYTMRÉE (mer), Eryihruum mare, nom socs lequel les anciens comprenaient, outtQ le golfe Aubique ou mer Rouge actuelle, le golfe Persique, m le golfe Avalite et toute celle mer qui va de lacûie d'Afrique à Taprobane (Ceylan)'daBs rfnda.Arrieûa donné un Périple de la mer Erythrée. ,„
ÉRYTHUES. Erythrx, auj. fcre/rt, ancv.denonie, sur la mer, au fond de la presqu'île de Cmamène, avait été fondée par des Cretois. Érytlireseui une sibylle fameuse, nommée Htrophile.
ÊRVX, filsde Bntès et.de Vénus. Fier do sa force prodigieuse, il luttait contre les passants, et les lerrassaity mais il fut tué par Hercule. On l'enterra oan^ un temple de Vénus, sa mère, sur la montagne gu prit de lui le nom de mont Éryx. x^
ÉRYX, auj. Catalfano, v. dfe la Sicile an«.,pi^ du mont Eryx (auj. mont San -Ciu/uwo), au .>'Vj de Drépane, possédait un. temple de Vénus, ^e une place très-forte : elle futle quartier S^^^^];^ milcar Barca pendant les 4 dernières aonées w {'• guerre punique, 246-42 av. J.-C. ^.
ERZEROUM ou arz-roum* (d'aw^-erroum» o"^^ ruiîtfon d'araf Rtmanorum), v. forte de la "n^ d'Asie. ch.-l. dû pachaUL d'Erzeroum et de aiw nie turque^ à IIOÛ kîL E. de Conslantinople, l 39- 26' long. E., 39» S' lat. Ni, au pied dunef^ montagne nommée Labas ou ^^^'■'''*Î!î?rkab Arloin des sources de TEuphrate; env. 4^000 0??^^^^ chevêche aiménien: consulats anglais, auin ^^ russe et français. Ville grande, mais sale et w«i