‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 366 sur 578 · ESTE · texte numérisé non relu

ESTE

siège mémorable dans Straisund. Après l'abdication du roi, 1809, il fut appelé au conseil d'Ëtat par son successeur Charles XIII et fut envoyé en ambassade à Paris. En 1814, il commanda un corps d'armée dans FinTasion de la Norvège ; il gouverna ce navs jusqu'en 1816, puis fut nommé grand maréchal ae Suède.

ESSÉNIENS, sectaires juifs , se distinguaient par des vertus austères, proscrivaient le mariage, la servitude et la guerre; proclamaient l'égalité des hommes, recommandaient l'amour de Dieu et du prochain et enseignaient l'immortalité de l'âme; ils formaient une sorte de communauté ou dMnstitut moral et religieux, et vivaient autour de Jérusalem et sur les bords de la mer Morte, dans des espèces de monastères, mettant leurs biens en commun, et se livrant à l'agriculture. Ils étaient opposés aux Saducéens, qui niaient l'immortalité de l'âme. On trouve entre cette secte et les premiers chrétiens une frappante analogie. — On ne commence à faire mention des Esséniens que vers le temps des Machabées, env. 150 ans av. J.-C. 7. thérapeutes.

ESSEQUEBO, riv. de l'Amérique du Sud, sort de la Sierra de Aracua, natt dans la Guyane brésilienne, coule au N. C, puis au N. E., sépare U Guyane anglaise de la Colombie, et se perd dans l'Océan Atlantique, après un cours de 700 k. — F. démérary. ESSEX (pour East-Seaxej Saxe orientale) , comté de l'Auffleterre, borné à l'E. par la mer du Nord, au N. par Tes comtés de Suffolk et de Cambridge, à l'O. par ceux d'Hertford et de Middlesex, au S. par celui de Kent, dont le sépare la Tamise; 80 k. sur 70; 380000 h.; ch.-l. Colchester. Les assises se tiennent à Ghelmsford. Marais au S. Beaucoup de grains et de bétail. Pâche des huîtres.

EssEx (Roy. d*). un des roy. de THeptarchie anglosaxonne, fut fondé en 526 par Erkenwin, qui le détacha du roy. de Kent, et disparut avec l'Heptarchie (F. ce mot) . Il comprenait les comtés actuels d'Essez, de Mid^llesex, la partie S. du Hertford et avait pour capit. n^ndres.

ESSEX (Robert dbverecz, com4e d'), favori de la reine Elisabeth, né en 1567, était fils de WalterDevereux, preiaier comte d'Essex, et parent delà reine par sa mère; il avait pour beau-père le comte de Leicester. Présenté à la cour dès rftge de 21 ans, il plut à la reine et obtint en peu de temps les premières places et les plus grands honneurs. Après la mort de Leicester (1588), il lui succéda dans la faveur de la reine; mais il la garda peu de temps. Envoyé en Irlande, à la tète de plus de 20000 hommes pour soumettre cette lie qui s'était révoltée, il laissa dépérir son armée et parut pactiser avec les rebelles (1599). Elisabeth, qui avait déjà eu plusieurs fois à se plaindre de sa hauteur et qu'avait irritée son mariage secret avec une fille de Walsingham, le suspendit de ses dignités et lui défendit l'entrée de la pour. Essex résolut de se venger : il porta l'audace jusqu'à tenter de détrôner sa bienfaitrice, noua des 'intelligences avec Jacques VI, roi d'Ecosse, et provoqua une émeute dans Londres. Il fut arrêté, se reconnut coupable, et fut condamné à mort (1601). U reine balança longtemps entre la justice et la clémence; mais enfin croyant, sur de faux rapports, que le coupable dédaignait de lui demander grâce, elle signa Farrôt fatal, et d'Essex fut exécuté. Il n'a- ][ait que 34 ans. Ce personnage avait dû sa faveur à ses qualités extérieures bien plus qu'à un mérite f^> Sa fin tragique a été mise sur la scène par ^yer, La Calprenëde, Th. Corneille, etc.— 11 laissa un fils, né en 1692, et nommé aussi Robert, qui fut rétabli dans les prérogatives de sa famille par Jacques I, mais qui, sous Charles I, entra dans l'opposition et combattit l'armée royale à la tète des Parlementaires. Il Uvra aux troupes royales les 2 bat. <ie Edge-HiU (1642) et Newbury (1643), restées indécises, et mourut en 1646, avant la fin de la guerre. U ne laissait pas d'enfants

essex (Arthur capel, comte d'), chef d'une nouvelle maison d'Essex. F. capel.

ESSLING, V. d'Autriche, à 9 kil. E. de Vienne. Napoléon y remporta sur les Autrichiens les 21 et 22 mai 1809 une victoire chèrement achetée : elle valut à Masséna , qui y avait eu la plus grande part, le titre de prince d'Essling. Lannes y perdit la vie. Les Autricniens donnent à cette bataille le nom de bataille d'Aspern, du nom d'un village voisin.

ESSLINGEN, v. murée du roy. de Wurtemberg, à 11 k. S. E. de Stutlgard; 60()0 hab. Cour d'appel, école normale et polytechnique; riche hôpital. Ane. ville libre et impériale, florissante sous les Hohenstaufen, réunie au Wurtemberg en 1802.

ESSONNE, vge du dép. de Seine et-Oise, sur la rivière du même nom , à 2 k. S. 0. de Corbeil. Fonderies de fer et de cuivre, ateliers de construction, manufact. d'indiennes et de toiles peintes; papeteries, les plus anc. de France, etc. Sous les Mérovingiens Essone était un domaine royal: on y battait monnaie. La riv. d'Essone sort de la forêt d'Orléans et tombe dans la Seine à Corbeil après 90 k.de cours.

ESSOYES, ch.-l. de c. (Aube), sur l'Ource, à 16k. S. E. de Bar-sur-Seine: 1800 h.

ESTAÇO (Achille), dit Àchilles Statitu, écrivain portugais, 1524-1581, fut secrétaire du concile de Trente et du pape Pie V. On a "de lui : Comment, in Ciceronis lit>rum de Fato, 1551; —in Àrtem poet lloratii, 1553 ; — in Catullum, Tibullum et Propertium, 1604; — in Suetonium (De claris grammaticis), 1610, etc. Dans ses appréciations, il parait avoir pris Denys d'Halicarnasse pour modèle.

ESTAGEL, V. des Pyrénées-Orient, à 21 k. 0. N. 0. de Perpignan, sur la Gly; 2306 hab. Miel, eaude-vie, huile d'olive, marbre gris. Patrie d'Arago.

ESTAING, ch.-l. de c. (Aveyron), à 9 kil. N. 0. d'Ëspalion; 1000 hab. Fabrique de burats, tanneries. Ruines du château des comtes d'Estaing.

ESTAING (Charles Hector, comte d'), amiral français, d'une noble et anc. famille du Rouergue, né en 1729 au château de Ruvel (Cantal), servit d'abord dans l'armée de terre comme colonel d'infanterie, et combattit dans les Grandes- Indes ; mais il fut pris par les Anglais au siège de Madras en 1 759. Rendu lors de la paix de 1763, il fut nommé lieutenant général des armées navales. H se signala dans plusieurs combats contre les Anglais sur terre et sur mer pendant la guerre d'Amérique, leur prit St-Vincent et la Grenade, et battit l'amiral Byron, 1778. Partisan de la Révolution, il fut élu membre de l'Assemblée des Notables en 1787, fut nommé en 1789 commandant de la garde nationale de Versailles, et obtint le grade d'amiral en 1792. Malgré ses principes et sa conduite, il n'en fut pas moins poursuivi comme noble et il périt sur l'echafaud en 1794. U est auteur d'un petit poème intitulé le Rêve, 1755; d'une tragédie des Tnermopylet, pièce de circonstance, 1791 , et d'un ouvrage sur les colonies.

ESTAIRES, petite ville du dép. du Nord, sur la Lys, à 16 kiL S. E. de Hazebrouk; 3210 h. GoUéffe.

ESTANGLIE. un des roy. de l'Heptarchie anglosaxonne, fondé en 571 par Oiïa, chef d'une troupe d'Angles, comprenait les comtés actuels de Norfolk, de Suffolk, de- Cambridge, et l'Ile d'Ëly, et avait pour capit. Dunwich, v. du comté actuel de Suffolk, auj. ruinée. U disparut avec l'Heptarchie. F. ce mot.

ESTE, Àteste chez les Romains, v. de Vénétie, au pied des monts Euganéens et sur le canal de Monselice, à 26 k. S. 0. de Padoue; 9000 hab. Evêché. ^lle cathédrale ronde. Porcelame, faïence; moulin neries de soie. — Cette ville a donné son nom à l'illustre maison d'Esté.

ESTE (maison d'), famille noble et antique, ainsi nommée de la v. d'Esté, près de Padoue, qui faisait partie de ses possessions, a régné sur Este, Padoue, Ferrare, Modène, Reggio, et a produit plusieurs branches illustres, entre autres celle des ducs de Brunswick, qui règne encore auj. sur le Hanovre et

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TAngletorre (F. BBniaxEuoi2)..£lledescenidait des ducs de Toscane Gui et Lambert, fils d'Adalbert II, qui gouvernaient la Toscane pour les princes carlo- Tingicns, et qui, en 926, avaient été dépouillés de leurs États par les rois d'Italie. Voici les membres les

{)lus importants de cette famille, célèbre surtout par a protection qu'elle.accorda aux lettres et aux ans.

Albert Azzo d*Este. petit- fils d'Oberto II (qui luimême était le petit-fils de Gui ou de Lambert, et qui ^ possédait plusieurs fiefs en Toscane vers 972), né vers l'an 1020, mort en U 17, est le premier qui ait possédé la V. d'Esté. Il fut en grande faveur auprès des empereurs Henri III et Henri IV, épousa Cunégonde, héritière des Guelfes d'Altdori, et en eut Guelfe, qui, en 1071 , obtint la Bavière à titre de fief et qui mourut dans l'Ile de Chypre en 1101 : c'est de celui-ci qu'est issue la branche allemande de ia maison d'Esté, celle des ducs de Bruns wick-Hanovre.

Obizzo I, fils de Foulques, né lui-même d'un second mariage d'Albert Azzo avec Hermengarde, fille d'un comte du Maine, prit le premier le titre de marquis d'Esté. 11 fut'nommé en 1182 podestat de Padoue. puis marquis de Milan et de Gênes, et entra dans la ligue lombarde contre Frôdéric-Barberousse.

Azzo V, marquis d'Esté, fils d'Obizzo I, é{>ousa vers 11 76 Marchesella des Adelaxds, fille et héritière de Guillaume, chef des Guelfes de Ferrare, et acquit ainsi la souveraineté de Ferrase.Jl Ait la Ashef de tous les Guelfes de la Vénéiie.

Azzo VI, fils du préc., podestat de Ferzare (1196) et de Padoue (1199), battit Eccelin et Salinguerra, chefs des Gibelins, et se fit reconnattre en 1208 souverain de Vérone. Il m. en 1212.

Azzo VII, son 2' fils, régna de 1215 à 1264. Dépouillé d'abord, à cause de sa jeunesse, de ia plus grande partie de ses Ëtats, il les recouvra en combattant Salinguerra et Eccelin . qu'il fit prisonniers.

Obizzo II, petit-fils d'Azzo VII, joignit à la possession d'Esté et de Ferrare celle des villes de Moaène (1288) et de Re^gio (1290), dont la souveraineté lui fut déférée par les habitants. H aida Charles d'Ani ou contre Manfred dans la conquête du roy. de Naples.

Hercule I, fils de Nicolas III, prince ami des lettres, régna à Ferrare et à Modène de 1471 à 1505, et se vit obligé d'abandonner aux Vénitiens la Polésine de Rovigo. Il prit le premier le titre de duc de Ferrare. Il attira près de lui Boïardo et TArioste.

Alfonse I, fils d'Hercule, épousa en 1502 la célèbre Lucrèce de Borgia.et régna de lbi)h à 1534. Il entra, à la sollicitation de Jules II, dans la ligue de Cambrai contre Venise (1509) et eut ensuite de vifs démêlé avec ce pape ainsi qu'avec son successeur, Léon X, qui mit ses £tats en interdit : ce n'est qa'apiès le aae de Rome (1527) que CharlesHQuint lui rendit sa souveraineté. U résidait à Ferrare .et .protégeait les lettres : l'Arioste vécut à sa cour.

Hippolyte, cardinal d'Esté, fils d'Hercule et frère d' Alfonse, né en 1479, m. en 1520, embrassa le. parti de Louis XII contre la Saiote-Xigue. U iut l'ami et le protecteur de l'Arioste.

Hippolyte d'Esté, dit le Cardinal de Ftrrare, fils d'Alfoose 1, né en 1509, fut envoyé de bonne heure àia cour de France, >Quit de ia laveur de de François 1, de Henri 11 el de ses fils; fut nommé cardinal en 1539, obtint successivement les archenrèonés de Milan, de Lyon y de Marbonne; gouverna .pendant deux ansle duché <de Parme pour la fiance, 1662-64: assista au colloque de Poissy, 1561, et mourut à Rome en 1572. Il protégea Paul Manuce, Huret et d'Ossat

Alfome II, petitifils d'Alfonse I, i^a à Ferrare et à Modène de 1559 à 1597. Élevé en France, à la Qtttr. de Henri U, il en rapporta le goût des mtes et dea.toumois. U tenta, mais sans succès, d'obtenir la ooiironne de Pologne. Sa cour réunissait les premiers peintres et les hommes les plus célèbres de l'Italie, à kL*itète desquels brillait le Tasse; mais l'infortii!)é poète, ayant nflensé le prisce par sa passion pour la

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duchesae Sléonore, aa sœur, fut enfermé par saiordres (F. xassb). Alfonse U ne laissa pas d'enfants.

César, fils naturel dUin ftls d' Alfonse I et cousin d' Alfonse II, se laissa enlever Ferrare par le pape Clément VIII, qui refusait de le reconnaître ponr héritier légitime, et se retira à Modène, où il reçoi de 1597 à 1628. — Son fils. Alphonse III, abdiqia au bout d'un an pour s'enfermer dans jon. couvent.

François I, duc de Modène et de B£ggio, fils d'Alphonse III, né en 161Ô, m. en 16SB, acbeu de l'Espagne, en 1636, la principauté de Correçgio, lut l'allié de la France contre r Autriche et fit épousera son fils Alphonse IV une nièce de Mazarin. II conmença le palais ducal de Modène.

Renaud d'Esté, un des fils du duc François T, né en 1655, duc de Modène en 1694, m. en 1737, ajouta à ses £tats le duché de la Mirandole, qu'il acheta en 1718. Il se déclara pour la maison d'Aiitricbe dans la guerre de la suooession. La France s'empara de ses Etats en 1703; mais il les reoouvra en 1736. U avait épousé en 1695 une princesse de Brunswid, issue comme lui de la famille d'Esté, et par ce oariage il réunit les deux branclues de . celte oaifoa, séparées depuis le xi* siècle.

Hercule 111, duc de.Modène, petit- fils de Renaud, né en 1727, régna de 1780 à 1797, et se vit enleFer ses £taU pendant la Révolution : le traité de C&mpo- Formio (1797) consaora cet ôtaLde choses. Il ne laissa qu'une nlle. Marie Béatrix, qui épousa en 1771 Varchiduc Ferdinand d'Autnene; ce oui fit entrer dans la maison impériale ies' biens de la maison d'Esté. — Marie-Béairix d'Esté eut de eon mariage plusieurs enfants, en faveur desquels oa a fait revivre le nom d'Esté. L'aîné, François IV d*EsVe, archiduc d'Autriche, né en 1779, fut réintégré en WU dans le duché de Modène et eut pour successeur, en 1B46, François V, dépossédé en 1859, pour avoir combattu contre les Italiens dans les rangs des Autrichiens.

ESTEPA, ÂiUxpa, v. d'Espagne (SéviUe), pr^du Xénil, à 70 kiL E. S, E. de SéviUe; 10 000 hab.

ESTERHAZY, château des princes d'Esterhazy, situé en Hongrie, près d'Eisenstadt. ¥oy, ce nom.

ESTERBUZY (famille d') , une des plus illustres similles de hi monarchie antricliiennâ, est hongroise et se prétend issue de Paul d'Esleras, desceadant d'Attila, qui fut bapUsé en 969. Sous Ferdinand U et Léopold 1 elle a puissamment contribué à aflermir la dvnastie des Habsbourg en Hongrie, ce q^i lui concilia leur faveur. Elle acquit en 1421 laseieneurie de Galantha (comiut de PresbouigK )' joignit en 1622 celle de Fotchtenstein , obtint en 1625 le rans de comte, en 1687 celui de m^ d'empire, etennn siégea à la diète comme état dampiiede 1804 ft 1806. Cette maison a en v. 4000000 de ir. de revenu, et possède à 4itre hérédiuire U çbug» de ban d'Œdenhmif g. .Elle est catholique et réside a EisensUdt et à Vienne, fille a fourni des homm^ d'Êiat et des génémnx distingués, entre «u^^: . feld-maréchal Paul d'E., 1635-1713, qui flonJJ"^ sous Monteouculli à la victoire du St-Goiharûjûr les Turcs en L664, oombaOit.en Hengrie 1'ib^[^ tion de Tékéli, repoussa les. sédnciioBS à^^y, Ragotzki, participa à ladéfenae de Vienne ooiti«ies

Turcs en 1683, leur enleva. Bude en 1686, «1 «ÇJ' en récompense la vifie-roya«té de ilongne. — J*' • d'E., 1765-1833. lefiisaien 1809- la couronne ido-W°; grie que lui offrait Na^MLéon; il -est wÇ"* "S! par son goût pour les arts : c'est lui qui eiéa *^^ galerie de tableaux du Gartenpalast à ^«^"^VT Son fils, Paul Ant d^E.,.né en 1786, totamW^^ deur d'Autriche à Londres de 1830 à 1838, et atfD bre du ministère hongrois de Battliyani«i MW.

ESTERNAY, ch.-bde c. (Mame), à.45k.S.ud'Épernay; 500 h/Mamifect. de po"»*»'.***^ »-«- i

ESTHER, c.-4i-d. Cachée, JeWa de la Uito« *^ l jamin, nièce de Mardoebée, èuûl néeen Pen« P^^. dant la captivité de Babylone. I5^^«'P^'î?J^!!!n) et m douceur au roi de Perse iiis«ièrui<r.^»»*'

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moi fit soaéfwjm, spcètayoir vipudi&l'altitee I^blstbi. Elle sauva la vie à tf ardoohée.et au peuple juif, gu'Aiian, favori d'Aesuéras, voulait faire périr, irrité deoa que tfaEdochéeaaeoauaeatait pas à fléchir le genou devant lui. Les Juifs ont institué la iétodes Burim en mémoire 4e cet événement. Badne Ta mis sur la scène dans sa tragédie d'SsUier. Un des livres canoniques de la fiible .porte .le/Xiom d'Etther; on Tattiibue à .Mardoeliée.

BSTHONIE, gouvt de la Russie, Jwmé auiN. par le golfe de Finlande, à l'O. par la mer fialtiguOr au S. par le golfe et le gouvt de livonie, à TE. .par le gouvt de St-Pétembourg; 11b k. de Ï'E. à l'O., .sur 80 du N. au S.;.33000Û h. ; ch.4. ii«vel..Les Ueside Dagœ , Roghe , v ouko et Nargen en dépendent. Pays peu fertile dont les forêts couvrent ia plus oranae partie. Elève considérable de bœa(s^i]reDia, cmôvres et chevaux. — L'Ësthonie doit son nom .aux ^styi, peuple sarmate, d'origine fiimoise, qui Thabitaitjar dis. Le roi de Danemark Canut IV ies soumit en 1080 et leur imposa le Christianisme. A ia fin du xu' siècle, les Cnevaliers teutoniques et les Porte- Glaive de Livonie s'emparèrent du pays et le partagèrent avec les évêques d'Ungannie et de Riga. L'Esthonie se révolta en 1218 et appela le roi de Danemark Waldemar il, 1219 ;.celui-ci enleva une partie du pays aux Chevaliers teutons: mais en 1347, par le traité de Marienbourg, Waldemar lY vendit aux Chevaliers teutons de Livonie tout ce qu'il possédait de l'Esthonie, et jusqu'en lâ&9,.ce pays partagea les destins de la Livonie. Attaquée par la Russie, i'Esthonie se donna en 1561 à hi Suède, à laquelle elle fut assurée par les traités suivants, notamment par celui d'oliva en 1660; mais, après la Ruerre entre Charles XII et Pierre le Grand, la paix de Nystadt (1721) réunit l'Eathonie à la Russie. Les paysans e&thoniens étaient tous serfs avant 1816 : l'empereur Alexandre les émancipa à cette époque. ESTIENNE. F. étiennb.

ESTISSAC, ch.-L de c. <Aube), à 20 kil. S. 0. de ^yes; 1200 h. Bonneteries, papeteries, .etc. ESTOILE. V, âTOiLB.

B8T0UTEVILLE (GuiU. d'). cardinal , iié'en 4403, d'une des plus illustres familles de Normandie, m. en 1483, entra dans l'ordre deSt-Benoît, et s'éleva aux premières dignités de l'Église : il Ait sacré archevêque de Rouen en 1453, après avoir précédemment occupé six évêchés. Il avait été nommé cardinal dès 1437 et devint en 1477 camerlingue de l'JSglise romaine. £n 1451 il fut envoyé par le pape auprès de Charles VII, afin de l'engagera s^nir aux Anglais pour tourner leurs forces contre les Turcs, mais il échoua dans ce projet. Il est surtout célèbre par la réforme qu'il introduisit dans l'Université de Paris, de concert avec des commissaires tirés du cierge et du parlement. Il fit élever à ses frais les deux tours qui décorent la cathédrale de Rouen et le palais des archevêques de cette ville.

ESTRADES (Geoffroy, comte d'), guerrier et di- ^omate, né à Agen en 1607, mort en 1686, défendit Dunker^ue contre les Espagnols en 1652, fit avec distinction la campa^e de Catalogne en 1655, et remplit plusieurs missionsimportantes en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, où il obtint la cession de Dunkerque à la France (1662). Dans une dispute engagée au sujet de la préséance, il reçut à Londres du baron de Waiteville, représentant ae l'Kspagne, inie insulte dont Louis XIV exigea une réparation éclatante. Ambassadeur en Hollande en 1667, il aligna le traité de Bréda avec le Danemark. Il suivit Louis XIV à la conquête de la HoUande et gagna le bAton de maréchal de France en 1675 par ia prise de Liège. Il fut un des plénipotentiaires' pour la paix de Nimègue en 1678. 11 a laissé des Lettres et Mi- '^irte, impr. à U Haye, 1743, 9 vol. in-12.

ESTRAMADURE, nom donné à deux prov. de^la ™iaaule hispanique, Pune portugaise, l'autre 'espaparce qu'au temps où les Maures possédaient

<«Be.çarftie4eJa MnBaale, ettaa fonaaient^la prov. eatrémê ou ihi plus jnérid. desnoy. -cliiétiflDs, celle qui était le plus au delà du Duéro iftairmia Vurii).

VSêtramiadMrê iêpagnole a pourlxuiies au N. Pane. roy. de Léon, au S. l'Andalousie, à TE. la Castilie, a PO. le Portugal. SUe forme une capitainerie igénéralequi.comprend lesmtenduices ctvBes de CacerèStOt de £adaioz..Elle a 270 kil. sur 150; 680000 hab.; ch.-!., Bada^oz. Beaucoup de mont., sol en général fertile,. mais mal^zploitè; nombreux troupeaux de ménnos ttanehuBants. Peu. de commerce et d'industrie.

VEttrtmeiéwre poréuaaise a pour bornes au N. le Beira,.an.S. et à PË.l'Alentéjo, à PO. Pûcéan; 3€0k. sur 130; 900000 hab.; ch.-l., Lisbonne. Mont, nombreuses, surtout au N.;les principales sont oelles d'£sti'ella et de Cintra. L'Ê. est arrosée par le Tage,.le .Zezere, la Soure. Climat très^aud, tnemblamests-de terre. Payelrès-ferùle : grains et fruits ; huiles et vins reehercaés pour Pexpoitation. Mines de cuivre, fer, houille, marbre. Commerce de sel.

Les deux Ësttamadures firent jadis partie de; la Lusitanie .et étaient habitées par les Vettones. Les Alains s'en emparèrent en 411, les Suèves en 420, les Visigothaen 477 et enfin les Maures en 712. Elles furent comprises dans le califat de Gordoue dep^uis 756 jusqu'au commencement du xi* siècle. Mérida en était alors la nrincipide ville. £n 1016. Bada|oz devint la capit. d'un petit État maure indépendant qui comprenait les deux £stramadures, PAlentéio et PAlgarve; cet Ëiat devint en 10941a proie des Ahnoravides; en 1161 il fut oonquis par Abdel-Moumen , fondateur des Almobades; celui-ci défit en plusieurs rencontres Alphonse Uenriquez, roi de Portugal,

3ui avait soumis en grande partie les deux Estramaures; mais après sa, mort en 1184, l'£stramadure portugaise resta définitivement imnexée au roy. de Portugal. Quant à l'£stramadure espagnole, Alphonse IX, roi de Léon, en conquit une partie : il prit Alcaniara, Mérida (1229)...Cacerès, Badaioz et Mérida (1230); «on fils, Ferdinand III, roi die Castilie, acheva de la soumettre (1236*1240).

ESirat£B6*SAâJNT-*DBNIS, ch.4. de cant. (Oise), à 17 k. 0. de ûompiègne; 1200 hab. Fil :de lin, .toiles, cordages. Commerce de. blé et de chevaux.

ESTRJÊES (famille d'), maison noble de France, originaire.de l'Artois, a pris son nom de la petite v. d'£strée8 en Cauchie, près de Bélhune, et a formé un grand nombre de branches. iMe est.surtout célèbre pour avoir donné le jour à la hdie. Gabrielle.

ESTRÉES (Gabrielle d'), mattiwase de Henri IV, née vers 1570. était iille d'Antoine d'Bstrées , grand martre de l'artillerie, gouverneur de Pîle<le-France. • Le hasard ayant conduit Henri, «vers la fin de 1590, au château ae Gœuvres , qu'habitait Gabrielle, il con-

}fut pour elle une vive passion. Il lajuaria pour la brme (à Ûamerval de Liancourt), pais la fit divorcer pour la rendre libre, l'appela à. la cour, ciéa pour elle le duché de Beaufort, .et combla d'honneurs tous ses parents ; il sonaeait même à divorcer .pour Pépouser, lorsque Gabrielle motirut sobitament, ten 1599. après avoir man^é one orange. On soupçonna qu'elle avait été empoisonnée. Douce 'Ot •'bonne autant que belle, Gabmelle était aimée de tous '.cependant Sully ne cessa 'de combattre son. isAuence. £lle avait eu de Henri IV, entre auttes enfants, César, chef de la maison de Vendôme.

Affmibal d'Estrées, frère de Gabrielle, né<en 1573, m. en* 1 670, devintmaféohaldoFranoesousLeuis XIII et fut ambassadeur & Rome, où il déploya «me igrande fermeté; il a laissé dea Mém. 9wr larégenu de Metrie de Médicie, 1660. — Jean , comte d'Es^rées, filsdu préc. , l«î8-!707,fut fait viee-amiral ea 1670, maréchal en 1681 , battit l'amiral hollandais Binks à Tabago en 1677, reprit oettei tle^aux Hollandais et de> vînt vice-Toi des cohmios'd'A'méricpie» — ViotoB Marie d'Bstrées, 1660-1737, fils du préc, commanda les armées navales- remîtes -de Iiouis ïIV et^dePhi-

BTAM

ETAT

lippe V en 1703 , et contribua ptuissamment à assurer la couronne d'Espagne au petit-fils de Louis XI Y; il fut fait maréchal de France par Louis XIV et grand d^Espagne par Philippe V, et fit partie du conseil de régence en 1715« après la mort cle Louis XIV. II était de l'Académie française et de l'Académie des sciences. — César d'Estrées, né en 1628^ mort en 1714, fils cadet d'Annibal, fut de bonne heure évêque de Laon et fut fait cardinal en 1674 : par son caractère conciliant, il travailla à pacifier l'Église, et par son esprit il mérita d'être reçu membre de l'Académie. Ses Négociations avec Rome de 1617 à 1687 sont conservées en mss. àla Bibliothèaue impériale. «Louis Letellier. comte d'Estrées, fils d'une sœur du maréchal Victor Marie, né en 1695, mort en 1771 : il se distingua à Fontenoy (1745) et à Raucoux (1746) , devint maréchal en 1756, commanda en chef en Allemagne, et battit le duc de Cumberland à Hastenbeck (1757). Le nom de d'Estrées s'éteignit avec lui.

ESTRéES (l'abbé d'). F. dbsthAbs.

ESTRELLA (sierra da), chatne de mont, du Por tugal, dans les prov. de Beiraetd'Estramadure, s'étend vers l'Ë. jusqu'aux frontières d'Espagne où elle se lie aux monts de Gâta, s'unit vers l'O. aux monts de Cintra, et court au S. 0. , encadrant du côté oriental le cours du Zezere.

ESTKEMOZ, Extrema ou Stremontium, v. forte de Portugal (Alentéjo) , à 40 kil. N. E. d'Êvora; 5300 hab. Citadelle , arsenal. On y fabrique des vases en terre poreuse pour rafraîchir l'eau {Âlra" razat). Les Espagn. y battirent les Portugais en 1665.

ESTRITHIDES, dynastie danoise qui occupa le trône de 1047 à 1375, tire son nom d'Estritha, fille de Suénon I, et mère de Suénon II. F. Danemark.

ESTYES, jEstyi, peuple de là Sarmatie européenne, Finnois d'origine, babiuit prés de la mer des Suèves (Baltique) , et a donné son nom à l'Esthonie.

ESZBK, Murta^ v. des États autrichiens, capit. de l'Esdavonie, sur la r. dr. de la Drave, près de son confluent avec le Danube, à 318 kil. S. de Bude; 13000 hab. Place forte, arsenal, casernes, etc. La ville proprement dite ne contient que 80 maisons bourgeoises : mais en dehors des ouvrages qui la défendent s'étendent de vastes faubourgs. La forteresse a été bâtie au xvu* siècle par Léopold I aprte la conquête de l'Esclavonle.

ÊTABLES, ch.-l. de c. (Côtes-du-Nord) , à 13 k. N. 0. de StrBrieuc, sur la Manche; 263 hab.

ÉTABLISSEMENTS DE S. Louis, recueil d'ordonnances et règlements publiés par Louis IX en ^69, et qui s'appliquaient spécialement à l'Ile-de-France. Quelques-uns croient que ce recueil a été fait par des légistes après la mort du roi. C'est le ]•' code promulgué en France depuis les Capitulaires de Char- /emagne. On y trouve une double législation. l'une toute féodale, pour les nobles; l'autre tirée des lois romaines, pour les roturiers. Ces ÉtabliitefnenU ont été publiés par Ducange, en 1668, à la suite de Joinville; par Laurière, en 1723, dans la collection des Ordonnances; par St- Martin, en 1786, avec une version en langue moderne; et de nos jours par M. Isambert, dans le Recueil des anciennes lois françaises,

fiTAIN, ch.-l. de c. (Meuse), à 20 kû N. E. de Verdun; 2494 hab. Autrefois ville forte. Collège.

ËTAMPBS. Stampa, ch.-l. d'arr. (Seine-et-Oise), à 62 kil. S. de Versailles, sur les riv. d'Etampes et de Juine; 7650 hab. Trib. de 1" inst. , collège. Tour de Guinette, où fut enfermée la reine Ingeburge : c'est le seul reste de l'ancienne forteresse bâtie par le roi Robert. Tanneries, mégisseries , plus de 50 moulins. Grand commerce de grains, farines, légumes. Patrie d'E. Geoffrôy-St-Hilaire, qui y a une statue. — La V. d'Etampes est fort ancienne : elle est citée dès le vi" siècle. Plusieurs conciles s'y sont tenus, notamment en 1130. Elle a beaucoup souffert pendant les guerres religieuses des xvi' et xvu" s. Henri IV la prit en 1590 et en rasa les fortifications. Etampes fut érigée en comté en 1327 par Charles IV.

François I en fît un duché en faveur d*Anno de Pisseleu, sa maîtresse (1536). Ce duché a été possédé en dernier lieu par Gabrieile d'Estrées.

ÉTAMPES (Anne de pisseleu, duchesse d'), dite d'abord Mlle (tHeilly, maîtresse de François I, née vers 1508, était fille d'honneur de Louise de Savoie, duchesse d'Angoulème, mère de François I, et arait dix-huit ans lorsque ce prince la connût. Il la maria à un certain Jean de Brosse et lui donna le comté d'Ëtampes, qu'il érigea pour elle en duché. La duchesse domina François I pendant 32 ans : elle combla les siens de foveurs, troubhi la cour et porta la désunion dans la famille royale par sa haine contre Diane de Poitiers, maîtresse du Dauphin ; elle favorisa, en livrant des secrets d'Etat, les succès de Charles- Quint et de Henri VIII en France, dans l'intention de rabaisser le Dauphin i|ui était chargé de les combattre, et fit signer à François I le honteux traité de Crespy. Après la mort de François I, en 1547, elle fut reléguée dans ses terres et embrassa le Protestantisme. Elle mourut dans l'obscurité vers 1576. D'un esprit brillant et cultivé, elle passait à la cour pour « Is plus savante des belles et la plus belle d«is savantes. >

iTAMPES-VALENÇAT (AchillO d'). V. VALENÇAY.

ÉTAUPES (Jacques d^). V. la fertê-imbault.

ÉTAPLES, Stapulagy ch.-L de c (Pas-de Calais), à l'embouchure de la Canche, à 10 kil. N. 0. de Montreuil; 1800 hab. Station. Raffineries, entrepôt de sel, eau-<ie-vie, bière. Pèche. Cette ville possédait autrefois un port,auj. envahi parles sables. Un traité de paix y fut signé entre Henri VII et Charles VIII en 1492, au moment où ce dernier partait pour l'Italie.

ÉTATS (Terre des), île de l'Océan Atlantioue méridionale, à l'E. delà Terre de Feu, dont le détroit de Lemaire la sépare : 70 kil. sur 20. Stérile et déserte.

fiTATS GÉNÉRAUX. On donna ce nom jusqu'en 1789 aux assemblées générales de la nation, composées de la réunion des députés des trois ordres, c'est-à-dire de la noblesse, du clergé et du tiers état.

La 1^ assemblée qui prit ce titre fut convoquée en 1302 par Philippe IV, dit le Bel, à l'occasion du différena qui s'était élevé entre ce prince et le pape Boniface VIII ; la réunion eut lieu à Notre-Dame de Paris : les 3 ordres prononcèrent en faveur du roi.

Les principales assemblées des Etats généraux qui suivirent eurent lieu :

En 1308, à Tours, sous Philippe le Bel, au sujet de l'abolition des Templiers;

En 1313, pour voter la levée des tailles;

En 1317 et en 1328, pour le couronnement de Philippe V et Philippe VI , à l'exclusion des femmes, par application de la loi salique:

En 1356 et 1357 , à Paris, pendant la captivité du roi Jean, pour voter des subsides et traiter de la délivrance du roi (cette assemblée est célèbre par les troubles qu'excita dans Paris le prévOt Sienne Marcel):

En 1420, à Paris: ils ratifièrent le traité deTroye.^ et votèrent un subside sous l'empire des menaces du roi d'Angleterre Henri VI ;

En 1468, à Tours : ils s'opposèrent à ce que la Normandie fût démembrée pour le frère du roi, et décidèrent que l'apanage des princes ne consisterait désormais qu'en un revenu fixe de 12 000 iiv. de rente ;

En 1484, convoqués à Tours par Anne de Beaujeu, régente : ils déclarèrent la majorité de Charles VIII, dont la carde fut néanmoins confiée à sa sœur Anne de Beaujeu, et demandèrent l'abolition d'un grand nombre d'abus. Cette assemblée est la première où il y ait eu des formes d'assemblée législative. Le Journal des États de 1484 a été publié dans les Documents inédits de Vhixtoire de France;

En 1506, à Tours : ils se prononcèrent cootre le mariage de Claude de France, fille de Louis lll^ajec Charles d'Autriche, et pour son union avec le duc d'Angoulème (François 1);

En 1560, à Oriéans. pendant la minorité de Charles IX : Us donnèrent la régence à Catherine de Mé-

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dieJs, et préparèrent des lois commerciales qui furent en vigueur jusqu'en 1789;

En 1576 et 1588, à Blois : dans les premiers, l'édit de pacification accordé par Henri III aux Huguenos fut révoqué, et le roi, après avoir inutilement tenté de s'opposer à la Ligue, s'en déclara lui-même le chef; — aux seconds, qui furent convoqués à la suite de la journée des Barricades, les Ligueurs exprimèrent le vœu de déférer la couronne au duc de Guise : Henri III prévint l'effet de ce vœu en faisant ass:issiner le duc;

En 1593, à Paris, tenus par la Ligue pendant le siège de Paris, pour exclure du trône Henri (IV) et y appeler l'infante d'Espaçne. Ces Ëtats n'eurent aucun résultat. La satire Méntppée couvrit les députés de ridicule. Les procès-verbaux de ces États ont été publiés dans les Documents inédits de Vhist. de France; £n 1614, tenus à Paris, au moment de la majorité de Louis XIII : ils restèrent sans résultat à cause des querelles entre les trois ordres, et furent dissous; En 1789, à Versailles. Ils sont appelés Assemblée nationale et Assemblée constituante. V. assemblée. MM. Thibaudeau (1843), Rathery (184&) etBouUée (1850) ont donné VHist. des États généraux de France. ÉTATS GÉNÉRAUX. OÙ désigne souvent par ce nom les anciennes Provinces-Unies ou Etats de Hollande. Ë^TATS-UNIS (les), grande république fédérale de l'Amérique sept., entre l'Amériâue anglaise au N., rOcéan Pacifique à l'O. , la Confédération mexicaine au S. 0. , le golfe de Mexique au S. , l'Atlantique à l'E., s'étend de 25» à 52» lat. N., et de 70» à 127* long. 0., ayant env. 4500 kil de l'E. à l'O. et 2200 du N. au S. ; capit., Washington. La population totale, qui en 1783 n'était que de 2500000 bab.. est auj. d^env. 30000 000 (dont plus de 3 millions d'esclaves). La population est en grande partie accumulée à l'E. et le long des côtes de FOcéan Atlantique ; à ro. (sauf en Californie) et dans l'intérieur des terres s'étendent de vastes solitudes à peine peuplées par quelciues tribus indiennes, dont le nombre total ne s'élève guère qu'à 300000. La République est divisée en États (states) qui sont indépendants et se gouvernent par eux-mêmes; en Territoires {territories), qui sont régis par le gouvernement fédéral, et en Districts qui sont annexés soit à un Ëtat, soit à un territoire. El]e compte auj. 3& £tats.

Chefs-lieux.

Augusta, Portland.

Concord.

Montpellier.

Boston.

Providence et Newport.

Hartford et New-

Haven.

Albany.

Trenton.

Harrisburg.

Dover.

Annapolis.

itaU.

Missouri, Arkansas, Michigan, lowa, Minnesota, Wisconsin, Californie, Oregon,

Kanzas,

Chefs-lieux* Jefferson.

Little-Rock.

Détroit^ Lanûiiff.

lowa-city.

St-Paul.

Madison.

S.-Francisco, S. -José.

Oregon-city, puis

Salem.

Lawrence.

États.

Au N. E. Maine,

New-Hampsbire, Vermont, Massachusetts, Rhode-lsland,

Connecticut,

Au milieu New- York,

New-Jersey,

Pensylvanie,

Delaware,

Maryland.

Au S. Virginie, aiv. depuis 1 862 en V. orient. , et F. occidentale.

Caroline du Nord,

Caroline du Sud,

Géorgie,

Floride,

Alabama,

Mississipi, Louisiane,

Texas, 4k IC. Tennessee, -Kentuckv, Ohio, Indiana, lUinois^

Richmond.

Raleigh.

Columbia.

Milledgeville.

Tallahassee.

Tuscaloosa , puis

Montgomery.

Jackson. Nouv.-Orléans, puis

B&ton-Rotfgo.

Austin.

Nashville.

Frankfort.

Columbus.

Indianapolis.

Springfield.

Nouv. -Mexique, Santa-Fé.

On y compte en outre le district de Columbia, et 7 territoires ; Utah, Washington, Nébraska, Colorado, Nevada, Dakota, Aliaska.

Parmi les 35 Etats, 15ailmettent des esclaves : ce sont les 2 Carolines, l'Alaliama, le Texas, la Floride, la Géorffie, la Louisiane, le Mississipi, l'Arkansas, la Virgmie, le Tennessee, le Missoun, le Kentucky, le Maryland, le Delaware.

Les treize États suivants : New-Hampshire, Massachusetts, Rhode-lsland, Connecticut, New- York, New- Jersey, Pensylvanie, Delaware, Maryland, Virginie, les deux Carolines et la Géorgie, formaient seuls le territoire des Ëtats-Unis au moment de la déclaration d'indépendance, en 1776. Voici Tordre dans lequel les Etats nouveaux ou territoires vinrent s'y associer : Vermont, détaché de New- York, 1791 ; Tennessee, détaché de la Caroline du Nord. 1796; Kentucky, détaché de la Virginie, 1799; Onio, par création, 1802; Louisiane, acnetée k la France eu 1803 (Etat en 1812); Indiana, créé en 1816; Mississipi, séparé de la Géorgie, 1817; Illinois, par création, 1818; Alabama, détaché de \& Géorgie, 1819; Maine, détaché de Massachusetts, 1820; Missouri, détaché de la Louisiane, 1821 ; Michigan et Arkansas, 1836; Floride et lowa, 1845; Texas et Wisconsin, 1846. N.-Mexique et Californie, 1848; Minnesota, territoire en 1849, Ëiat en 1858; Oregon et Utah, 1850; Washington, formé de la partie N. E. del'Oregon, 1853; Nébraska, 1854; Kanzas, 1856 (Etat en 1860); Virginie occidentale, 1862.

Les Etats-Unis sont traversés par plusieurs chaînes de montagnes. Les principales sont, à l'E., les Aileghany et les mont. Bleues, qui s'étendent parallèle* ment aux côtes de l'Océan, et à l'O. les mont. Rocheuses, qui séparent les Ëtats-Unis du Mexique. Le Mississipi, le Columbia, l'Apalachicola, la Mobile, qui en descendent, sont les plus grands fleuves des Etats-Unis. Le St-Laurent est commun aux Etats- Unis et à l'Amérique anglaise.

Le climat varie avec la latitude et suivant au'on marche vers l'ouest, où il est infiniment plus froid. La partie sud est très-chaude et extraordinairement fertile ; de vastes savanes occupent les bords du golfe de Mexique ; d'immenses forêts remplissent les vastes espaces à l'O. des monts Alleghanv. La région du nord, à ro. des monts Alleghany, s appelle région des Lacs à cause des lacs nombreux dont elle est remplie et dont quelques-uns sont comme des mers; plusieurs d'entre eux, les lacs Supérieur, Huron, Erié, Ontario, sont communs aux États-Unis et aux possessions anglaises; le lac Michigan est compris tout entier dans les Etats-Unis. Presque tout le pays a été couvert longtemps d'immenses forêts vierges, qui disparaissent peu à peu devant les empiétementi continuels du pionnier et du cultivateur. Les forêts

moqueur, le colibri ; on y trouve aussi de nombreux reptiles, des serpents à sonnettes, des alligators et un grand nombre de tortues. Le sol est partout fort riche en productions de toute espèce : froment, mais, ria,

ÉTAT

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tabac, canne à sucre, iadigo, coton de qualité supérieure. En outre, on trouva en abondance de la houille, du sel, de l'alun, du soufre. L'Ëtatde Missouri renferme d'immenses mines de plomb; on trouve l'or en abondance dans la Virginie, dans les Carolines et surtout dans la Calirornie. — L'industrie et le commerce ont pris une extension prodigieuse dans les États-Unis : d'immenses manufactures ont été fondées de toutes parts ; des canaux, des chemins de fer siBonnent le pays en tous sens: la marine marchande est la première après celle de l'Angleterre; la pèche, surtout la pêche de la baleine, occupe des milliers de matelots. La population des États-Unis se compose en grande partie d'Européens dont les qustre cinquiiimes sont d'origine anglaise; ces derniers se partagent en deux types distincts, le virginien et le yankee; les premiers forment en quelque s>rte l'aristocratie noble; les seconds, la bourgeoisie commerçante. Les Français dominent dans les Ëtats du S. 0. (Louisiane, Mississipi, Missouri, Illinois), pays autrefois français ; les colons allemands sont devenus très-nombreux depub quelques années. Outre les Européens, on compte un grand nombre de métis et de nègres, soit libres, soit esclaves (les esclaves sont encore très-nombreux dans plusieurs États du Sud, notamment dans la Virginie, les Carolines etlaOéor-

Êie); enfin les indigènes, dont le chiffre décroît tous s jours, sont de plus en plus refoulés vers le nord et vers l'ouest.— Le gouvernementdes États-Unis est une république fédérative. Il se compose d'un président, nommé pour quatre ans, d'un vice-président, d'un sénat et d'une chambre de représentants; il siège à "Washington. Les territoires sont régis immédiatement par le gouvernement fédéral ; mais quand le chiffre de leur population dépasse 60000 nab., ils ont le droit de prendre le rang d'État. Le district fédéral dépend du gouvernement fédéral. — Tous les cultes sont tolérés aux États-Unis, mais la religion réformée y domine; parmi les nombreuses sectes dans les(^uelles elle se divise, cellesdes Presbytériens, des Anglicans, des Méthodistes, sont les plus nombreuses. Viennent ensuite les Catholiques, les Congrégalionalisles, les Quakers, les Moraves,etc. Les Catholiques ont 7 archevêchés (Baltimore, Cincinnati, San-Francisco, 6t-Louis de Missouri, la Nouv. -Orléans, New; York, Oregon-city) et une vingtaine d'évôchés.

Histoire, L'existence des États-Unis comme État indépendant ne date que de 1776 : mais l'histoire du pays remonte plus haut Les Vénitiens Jean et Sébastien Cabot en reconnurent les premiers les. côtes ai 1497 ; Ponce de Léon découvrit k Floride en 1512; Verazzani visita en 1524 toute la côte septentrionale jusau'au 34» de lat. De 1562 à 1565 les Français essayèrent vainement de coloniser la Floride; en 1584 des Anglais s'établirent en Virginie. B. Gosnold en 1602, Hudson en 1607, Jean Smith en 1614, firent d'importantes découvertes dans le nord. Les Hollandes, marchant sur leurs traces, colonisèrent en 1614 l'État de New- York, auquel ils donnèrent le nom de N€u%i. 'Pays-Bas, Des Puritains, émigrés de la Grande- Bretagne, vinrent en 1620 s'établir dans le Massachusetts. Le New-Hampshire fut colonisé en 1621 et porta d'abord le nom de Laeonie; en 1627 le Delaware reçut une colonie suédoise; le Maryland fut cdonisé en 1632, le Connecticut en 1635, le Rhode- Isiand en 1638 : tous ces pays durent leurs premiers habitants aux persécutions religieuses. Charles II, roi d'Angleterre, donna en 1662 au comte Clarendon et à sept autres seigneurs le pays qui forma depuis tes deux Carolines, et en 1681 au quaker Guillaume Fenn la contrée appelée de son nom Pensylvanie. Une compagnie anglaise s'établit dans la Gôoivie en 1732 80U8 le règne de Georges II. Tandis que les QÔtes 86 peuplaient ainsi, Tintôrieur des terres recevait également de nouveaux habitants. En 1683, le Français De la Salle, parti du Canada, descendant le Mississipi , avait pris possession de la Louisiane au nom de Louis XIV; en 1699, une colonie française

s'y était établie. En 1717, la compagnie Trantaise d'Occident fonda la Nouv.-Orléans ; en 1735,* elle éleva la v. de Vincennes, dans l'État d'Indiana. Un territoire ainsi partagé entredeux nations rivales ne pouvait tarder à devenir le théâtre de guerres sanglantes : en 1754 la guerre éclata entre les Français et les Anglais : elle dura sept ans. Les Français y perdirent le Canada, l'Acadie, Tile du Cap-Breton ; ces pertes furent consommées par le traité de 176;i C'e^t à la suite de cette guerre que commença la mésintelligence entre le gouvernement anglais et ses colonies. Ces dernières ayant acquis un accroissement considérable, le gouvernement se crut autorisé à les charger de nouveaux impôts, et, malgré des représentations réitérées ) des droits onéreux furent établis. sans le consentement des colons, sur le timbre, le papier, le verre, le thé, etc. (1764-67). La fermentation fut bientôt générale, et en 1773 Boston donca le signal de la révolte. En 1775 se hvra la baia.lie de Bunker's Hill où les Anglais furent défaits. Un congrès s'établit à Philadelphie et donna à Georges Washington le commandement suprême de l'armée américaine. Le 4 juillet 1776, les treize colonies anglaises {V, leurs noms ci-dessus) se déclarèrent indépendantes. Après une guerre opiniâtre, qui offrit (ie> chances diverses, la victoire de Saratoga (1771) etia reddition du général Burgoyne donnèrent aui insurgés une supériorité ducTdee. En 1778, la Fianct fit un traité d'alliance avec les États-Unis, et les aida puissamment, tant sur mer que sur terre, à combattre les Anglais : Lafayctte, Kocbambeau et une foule d'autres officiers français s'illustrèrent dans ces combats. Un traité fut également conclu par Jes insurgés avec l'Espagne en 1779. Enfin la caj'iiuiation de Cornwallis, en 1781, força l'Angleterre à reconnaître l'indépendance des États-Unis, et à acc(>pter la paix, qui fut signée à Paris, le 3 sept. 1783. La guerre terminée, le congrès s'occupa d'établ.r une constitution qui fut acceptée par tous les £tats en 1 T8T; et en 1789 Washington fut appelé à la présidence. Pendant la guerre qui éclata bientôt après enircla France et l'Angleterre, le président s'empressa de déclarer la neutralité des États-Unis (1793). A l'abri df cette neutralité, d'importantes améliorations purent s'établir dans le pays; le territoire s'agranmt pai l'achat de vastes terres que vendirent les tribus :n dienaes et par l'acquisitiun de la Louisiane [M]- Mais depuis 1809 de nouvelles difficultés s'élivci^ai entre l'Angleterre et les États-Unis, surtout à loccasion de la question de la liberté dos mers, etl? guerre fut déciarée en 1812 : elle dura jusqu'en 1813: et se termina encore à l'avantaee de la Républitiu^' Depuis, les États-Unis n'ont pomt cessé de vivre eo bonne mtelligence avec les puissances eurojécnDef, et la paix n'a été troublée que par de courtes ei['t ditions contre le Mexique, qui s'est vu enlever It Texas, le Noiiv. -Mexique, la Californie (1845-18i8)- A la fin de 1860^ à l'occasion de l'élection duo président abolitioniste, Abr. Lincoln, il se fit une grande scission entre les États du Sud, part.s:.ni de l'esclavage, et les États du Nord, o^jposé> à cette institution. Dix États, les deux Carolines ^ la ^i^ ride, la Géorgie, l'Alabama, le Mississipi, la 1^"'' siane, le Texas, l'Arkansas, le Tennessee, et une partie de la Virginie, déclarèrent successivemen: (20 déc. 1860-12 juin 1861) se détacher de l'imoHj se constituèrent en Confédération séparée, élurent un président, Jefferson Davis, adoptèrent une nouvelle capitale(Richmond), et opposèrent une année à celle de l'Union. Pendant 4 ans, les Conféd^res^ commandés par Beauregard, Jackson et Lee, livr^ rent aux Fédéraux, commandés par Scott, Mac Clellan, Burnside, Sherman et Grant, une suite ae batailles meurtrières, où les succès et les ^^^^.^ balancèrent longtemps; enfin la cause de \YK l'emporta: la prise et l'incendie de Richmond (a^r'^ 1365) amenèrent la capitulation des divers corps d armée confédérés.

ETUI

ÉTIE

Bancroft, Hildreth, Tucker. Rattôn, écrivains nationaux, ont écrit l'iiisloire aes fUats-Unis; M. Ed. Lahoulaye a donné leur Histoire (3 vol. in-8, 1866).* Présidems des itaU^nis

Georges Washington, et pour la 2' fois,

John Adams,

Thomas Jefferson, et pour la 2^ fois,

James Madison,

et pour la 2* fois,

élu en

Jimes Monroë, 1817 et pour la 2* fois 1821

John Ouincy Adams, 1825

A. Jackson, 1829 et pour la 2» fois, * 1833

Martin Van-Buren, 1837

"W. Harrison (J. Tyler, vice-présid.), 1841

James Polk, 1845

Z. Taylor (Fillmore, vioe-président) , 1849

Praoltlin Pierce, 1853

Buchanan. 1857

Abr. Lincoln, 1861 et pour la 2» fois, en 1865

A. Johnson, 1865

Le général Grant, 1869

BTJlT6r.UNIS DE L'AMÉRIQUE CENTRALE. V. GUA i IMALA. ËTATS-UNIS DE L*AMÉR1QUE DU SOD. Y. COLOMBIE. ÉTATS-UNIS DU RIO DB LA PLAT A. F. RIO DE LA PL A TA.

BTCHMIADEINE, v. de la Russie mérid (Ënvan), à 16 kih 0. d'Êrivan, à 50 kil N. 0. de l'Ararat. Fameux monastère, résidence du patriarche arménien grec. On y prépare l'huile sainte.

ËTEOGLE, fils aîné d'Œdipe et de Jocaste, et ft'ère de Polynice. A la mort de leur père, il fut convenu Qu'ils régneraient alternativement sur Thèbes pendant un an. filéocle monta le premier sur le trône; mais. Tannée expirée, il ne voulut pas en descendre. Polynice, soutenu par Adraste, roi d'Argos, son I)eaupère, vint à la tête d'une armée d'Argiens revendiquer ses droits. Les deux frères se livrèrent un combat singulier, et dans leur archarnement ils se tuèrent réciproquement. V. polynicr.

fflUËLBALD, roi d'Angleterre de la dynastie saxonne (857-60), fils d*Ethelwolf, enleva la couronne à son père, pendant que celui-ci était à Rome ( f^ ethelwolf) . Après la mort de son père, il épousa la veuve de ce prince, mais il fut bientôt obligé par le cri public de rompre ce mariage incestueux.

ETU£LBERT, roi d'Angleterre de la dynastie MMune (860-66) , avait d'abord partagé le pouvoir avec son frère Ëthelbaid. Il eut à repousser plusieurs invasions des Danois.

KTHSLRKD I, roi d'Angleterre de la dynastie saxonne (866-71), frère d'Eihelbald et d'Ethelberu Son pèçne fut perpétuellement troublé par les incursions des Danois : il périt des suites u'une blessure qu'il avait reçue en les combattant. Il eut pour successeur Alfred.le Grand, son frère. — II, de la dynastie saxonne (978-1016), succéda à son frère Edouard le ^lartvr. Sous son règne, les Danois firent les plus grands progrès et vinrent mettre le siège devant Londres. Il fit massacrer tous les Danois qui s'étaient ttabhs en Angleterre (le 13 nov. 1002, jour de Stl^rice) : Suénon , roi de Danemark, vengea ses concitoyens, et chassa Ethelred (1013), qui ne put remonter sur le trône qu'à la mort de ce prince. Il vit ses mts envahis de nouveau par Canut, (1016) et en mourut de douleur.

ETHELWOLF,* roi d'Angleterre de la dynastie caxonne (886-58). Pendant que son royaume était ravagé par les Danois, établis à Thanet , ce roi pieux a^ait faire un pèlerinage à Rome; il rendit ses sujets tnbutaires du St-Siége, et imposa une dlme au profit ûudergé. En son absence, son fils Ëthelbaid s^était laitdécemer la couronne; a son retour, Elbelwolf la rôsigna- sans opposition. Ce prince avait épousé en ^^^es noces Judith, fille de Charles le Chauve.

3THIC0S (HisTEB), géographe latin que l'on ne connaît que par trois extraiu informes sur la géograpiiiedtt mondt romain, vivait vers le \v ouïe vu* s. d^e

notre ère et était probablement originaire de Tlstrie. comme l'indique son nom. Les extraits d'Bthicus ont été imprimés sous le nom de Gowiographie d*Ethicus , d'abord à Venise, 1513, puis à Bftle, 1 536 , à Leyde, 1722, par Gronovius, et à Paris, 1862, par M. d'Avezac, aveo un savant Mémoire sur l'auteur.

ETHIOPIE, JBlhiopia, nom donné vaguement dans les tempe les plus anciens à toute la réfgion qui s'étendait au sua de l'Egypte. Dans la suite, le nom d'Ethiopie s'appliqua plus spécialement à tout le bassin du Haut-Nil, depuis les cataractes jusqu'au cap Delgado, comprenant les pays nommés auj. Nubie, Abtjssinie, Kordofan^ Dar-FouTy Adel^ Magad<ao, Mélinde^ etc. Le vague de cette dénomination provient du sens même du mot Ethio-picus^ qui veut dire visage brûlé (du grec aiihô^ brûler, et ops^ visaise). Parmi les tribus nombreuses qui habitaient TËthiopie , on distinguait : les Ëthiopieos de Méroé, qui habitaient entre le Nil et l'Atbarah : leurcapit. était Méroê ( V. ce nom) ; les Blemmyes, à l'E. de Méroô ; les Nubes ou Nubiens, àl'O.de Méroè; iesSembrites,auS. de Méroè^ dans leterritolre desquels se trouvaient Sembobitis et Axum. Viennent ensuite les Ëlépbantophages, les Strouthiophages, les Ophiophages {mangeurs d^éîéphants , d*autrucli€s^ de s&rpents)j qui nabitaient l'intérieur des terres? les Troglodytes, qui s'étendaient sur la côte depuis la frontière de l'Éçypte jusqu'au détroit de Bab-el-M&ndeb; le port d'Aduiis était chez eux. Plus au S. se trouvaient les Ichthyophages, les Créophages , les Chélonophages (c.-à-d. mangeurs de poissonSy demande eide tortues)^ et les Macrobiens, qui vivaient, dit-on, de 120 à 150 ans. — On ne sait presque rien sur l'histoire de TÉthio^ie. La Bible appelle ce pays la Terre de Chus, ce qui la suppose peuplée par les descendants de Chus, fils de Cbam et frère de Misralm : les tribus qui Thabitent paraissent en eff'et originaires d'Arabie. Les Juifs et les Phéniciens y vinrent de bonne heure pour y faire le commerce. On voit fleurir en Ethiopie dès les temps les plus anciens Yempire de Méroê, d'où l'on croit que sortirent les colonies qui civilisèrent l'Egypte. Vers le zv* siècle av. J.-C, les Ethiopiens furent soumis par Sésostris; mais au commencement du viii* s., ils conquirent l'Egypte à leur tour et ils la gardèrent jusqu'en 713 av. J.-C. : la 25* dynastie des rois d'Egypte (Sabacon. Sua, Tharaca) est une dynastie éthiopienne. Ptolémée et les Romains tentèrent vainement de soumettre cette contrée; cependant les Romains finirent par s'emparer de quelques portions de la partie la plus septentrionale, qu'ils annexèrent au gouvernement d'Egypte sous le nom de JEihiopia supra JSgyptum, Les Ethiopiens eurent plusieurs reines du nom de Candace : l'une d'elles fut tributaire d'Auguste. Le Christianisme fut introduit dans leur pays au iv* siècle; il s'y est conservé jusqu'à nos jours. V, abyssinib.

ÉTHRA, fille de Pitthée, roi de Trézène, fut séduite par Egée, roi d'Athènes, oui la rendit mère de Thésée. Dans la suite, elle aÛa à Athènes avec son fils et le fit reconnaître par son père. V. thésée.

ETIENNE (S.), Stephanus (c.-à-d. couronné), Juil de naissance, était un des 7 diacres choisis par les Apôtres. 11 fut accusé par les Juifs d'avoir blasphémé contre Dieu et contre Moïse en disant que Jésus de Nazareth détruirait le lieu saint, et fut lapidé à Jérusalem ^ environ 9 mois après la mort de J.-C. : il est le prenuer martyr. On le fête le 26 décembre.

ETIENNE I (S.), pane de 253 à 257, était Romain. Il combattit les Novatiens, condamna Martial, évêque de Léon, entaché d'hérésie, soutint contre S. Cyprien la Validité du baptême donné par les hérétiques et souffrit le^martyre en 257. On le fôte le 2 août.

ÊTiBNifs II, Romain, pape de 752 à 757, se trouvant menacé par Astolphe, roi des Lombards, vint en France demander secours à Pépin le Bref et le sacra (754). Pépin, ayant enlevé à Astolphe l'exarchat de Ravenne et la PenUpole, qu'il avait usurpés sur les empereurs d'Orient, en fit don au St-Siéger (755)*

ETIE

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ËTIE

ce fut là le premier noyau des £tats de TËglise, et . Torigine de la puissance temporelle des papes.

ETIENNE xn, Sicilien, pape de 768 à 772, fut élu après une vacance de 13 mois. Il fit condamner dans un concile les antipapes Constantin et Philippe.

ETIENNE lY, Romam, pape de 816 à 817, vint en France sacrer Louis le Débonnaire.

ETIENNE V, Romain, pape de 885 à 891, fit des prodiges de charité pour soulager le peuple pendant une cruelle famine.

ETIENNE VI, Romain, pape de 896 à 897, fît exhumer le corps de Formose, son prédécesseur, qu'il accusait d'avoir usurpé, présenta dans un concile ce cadavre revôtu des hanits pontificaux, l'accusa d'avoir usurpé le siège de Rome, lui fit trancher la tète par le bourreau et le fit jeter dans le Tibre. Cette vengeance atroce ayant soulevé le peuple, Etienne fut chargé de fers et jeté dans une prison où il périt étranglé.

ETIENNE VII, Romain, régna de 929 à 931, sans rien faire de remarquable.

ETIENNE viu. Allemand, pape de 939 à 942. était parent de l'empereur Othon. Il fut élevé sur le St- Siège par la protection de Hugues, roi d'Italie. Sa qualité d'étranger le fit détester des Romains.

ETIENNE u, pape de 1057 à 1058, d'abord abbé du Mont-Cassin, était frère de Godefroi le Barbu, duc de Lorraine. Il réforma les mœurs, et mourut à Florence en odeur de sainteté , après 8 mois de règne.

ETIENNE, empereur d'Orient, fils de Romain I, fut associé par son père à l'empire en 919, avec ses 2 frères Christophe et Constantin, et r^na jusqu'en 945, époque à laquelle il fut exilé.

ETIENNE I (S.), roi de Hongrie, succéda en 997 à son père Geysa, 4* duc de Hongrie, réforma les mœurs barbares de ses peuples, fit venir des missionnaires

aui prêchèrent r£vangiie, publia un code, et reçut u pape Sylvestre II, en Tan 1000. le titre de roi, avec celui d'apôtre de la Hongrie. Il mourut en 1038. I^ couronne oue lui donna le pape sert encore ai^'. ])our le sacre aes rois de Hongrie. Il est honoré le 2 sept. ~ LMmpératrice Marie-Thérèse institua en son honneur, en 1764, V Ordre de S, Etienne, destiné à récompenser le mérite civil. On n'y admet que des nobles. La décoration est une croix pattée verte, bordée d'or, avec un êcusson portant, outre les lettres M. T. (Marie-Thérèse), la couronne de Hongrie surmontée d'une croix blanche et entourée des mots : Publicum tneritorum prœmium. Au revers on lit en abrégé : S, Stephano régi apostolieo.

ETIENNE II, roi de Hongrie, dit le Foudre ou VÉelair, succéda en 1114 à Coloman II, son père, fit la guerre j avec des succès divers, aux Vénitiens, aux Polonais , aux Russes et aux Bohémiens , et fut vaincu par Jean Comnène, empereur de Constantinople. Il se rendit odieux par ses cruautés. N'ayant point d'enfants, il résigna sa couronne à Bêla, son cousin, et se fit moine. Il mourut en 1131.

ÉTiBNNB m, fils de Geysa II, lui succéda en 1161 et secourut l'emp. Manuel Comnène contre Venise. En son absence, ses oncles Ladislas et Etienne usurpèrent; il fut rétabli dès 1163, et régna jusqu'en 1173.

âTiENNB IV, le Cuman, succéda en 1270 à Bêla IV, son père; s'ulustra par ses victoires sur Otlokar, roi de Bohème, et rendit la Bulgarie tributaire. Il mourut en 1272.

ETIENNE BATHORi, roî de Pologne. F. bathori. .

ETIENNE DE BLOis, roi d'Angleterre, de la maison de Blois, né en 1105, avait pour mère une fille de Guillaume le Conquérant, qui avait épousé un comte de Blois. A la mort de Henri I (1135), il usurpa le trône sur Mathilde, fille et légitime héritière de ce prince. Il eut longtemps à combattre contre Mathilde et Henri son fils (Henri II) „ que soutenait le roi d'ficosse David, oncle de Mathilde; il finit cependant par rester tranquille possesseur du trône, mais à la condition de reconnaître Henri pour son successeur. Il mourut en 1154. U avait épousé Théritièrc des comtes de Boulogne.

ETIENNE DE BYZANCE, grammairien grec, natif de Constantinople, qui vivait vers la fin du v« siècle avait composé, sous le titre d'ft/mtca, un DUt. angraphique et historimie, ouvrage pr^ieux pcjrré. tude de l'antiquité; n ne nous en reste qu'un extrait fait par le grammairien Hermolaûs, contemporain de Justinien, et quelques fragments, publiés par fierkelius et Gronovius, Leyde, 1688, in-fol. ; par G. D ndorf, Leipsik, 1825, 4 voL in-8, et par Meinecke Leipsik, 1849, 2 vol. in-8.

ETIENNE ou ESTiENNB, Célèbre famille d'impH. meurs et de savants français, a pour chef Henri Etienne, né à Paris vers 1460, mort en 1521, et i surtout été illustrée par Robert et Charles, fils dg Henri, et par H. Etienne II, fils de Robert. L'hisl des £. a été écrite par Maittaire,Lond.l709,parReQouini 1837, et par A. F. Didot. 1856(daDsla Btoyr.^fn.]!

ETIENNE (Robert), né a Paris en 1503, mo^tàG^ nève en 1559, fut à la fois le plus habile imprimeai et un des plus savants hommes de son temps. H penchait vers la Réforme, ce qui lui suscita des difficultés de la part des tnéologiens ; mais il fut loogtemps protégé par Fra^içois I. Inauiété à la mort de ce prince pour une traduction de la Bible, qu'on accusait d'infidélité, il se retira à Genève (1&53), et y embrassa ouvertement le C^vinisme. Pannisesd. on remarque sa Bible latine, 1532, in-fol., un des chefs-d'œuvre de la t^ograpnie; le NouveanTuiOr mentgree^ 1550; Eusebe, Deny^dfHàliearn(u»,îHM Cassius, auteurs dont il imprima le premier les ouvrages; parmi ses écrits originaux, le Thesamu linptiâ; 2a(ttid?, Paris, 1532. souvent réimprimé; et un Dictionarium Jatino-galticum^ 1543, 2 t61. infoL Robert Etienne était gendre de Simon de Colines, habile imprimeur de Paris , et fut d'abord son associé.

ETIENNE (Henri II), fils de Robert, né à Paris en 1532, eut de bonne neure une vive passion pour l'étude du çrec, parcourut l'Italie pour ydécounirdes manuscrits, suivit son père à Genève et y embrassa comme lui le Calvinisme, puis vint s'établir imprimeur à Paris. Ayant épuisé sa fortune dans de avantes investigations à l'étranger, il fut longtemps soutenu par un riche protecteur, Ulrich Fugger. Ilemploya douze ans à préparer et à imprimer un gnad Dictionnaire de la langue grecque, qui parut sous le titre de Thésaurus grœcâelingua, Pins, I572(réiinpr. à Londres de 1816 à 1828 en 7 v. in-f., etàParispir . les frères Didot, 1840 et ann. suiv.) ; mais cet ouinge admirable n'ayant pas obtenu tout le succès qui! méritait, Henri Etienne se trouva ruiné et fut forcé de quitter Paris. II erra longtemps de ville en Tille. poursuivi par ses créanciers et mourut aliéné, MKpital de Lyon, en 1598. Il a publié presque tous b ouvrages grecs, prosateurs et poètes; a douné eoire | autres les éditions ^inceps d*Anacréon (avec unetr»! en vers latins, qm est un chef-d'œuvre) , d'Jppt», de Maxime de Tyr, etc. , et a trad. en latin Théoaiu, Pindare, Sextus Empiricus, etc. Ses éd. les plus célèbres sont : PoetâP grœci principes heroici eamait, 1556. in-fol. ; Pindari et cœterorum octo Lifritmti earmina, 1560, in-24; Àrtis mediex prthctpp, 1567. 2 vol. in-fol.; Platonis opéra, 1578, 3voLiDfol.Il a en outre rédigé un Ciceronianum Lexicumj 1557, et a laissé quelques ouvrages écrits en français, parmi lesquels on remarque la Conformité des mertôi^ anciennes avec les nouvelles ou Apologie povr fiérodote, 1556, un Traité de la Conformité d» fr»cais avec le grec, 1565, et celui De la Préediataii langage français, 1579, réimprimés tous deux en 1853 par Léon Fougère.

ETIENNE (Charles), frère de Robert, né eo 15Mt se fit recevoir médecin, fut précepteur chezraiBbassadeur Ba!f , puis s'établit imprimeur (1551) etpBblia aussi d'excellentes éditions. Il mourut eo 156). endetté. Outre des Dictionnaires latin Qigrec, oqIiu doit un Dictionarium historico-^eographico-p^' cum, 1553, qui jouit d'une grand vo^ue, e'«/^jf' dium rusticum, 1554, mis en français par LiéMoit,

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