FABR
cet ouvrage insensé fut mis à V Index. Fabre prétendait avoir guéri des sourds-muets par une méthode secrète {Guérison de Rodr. Grivel, 1811).
FABRE (Franc. Xavier), peintre français, né à Montpellier en 1766, mort en 1837, fut élùve de David, obtint en 1787 le grand prii de peinture, se rendit à Borne, puis à Florence, où il se lia avec la comtesse d'AUnny, veuve du dernier des Stuarts et d'Alfieri. Ses principaux tableaux sont : la Jfort de Jf iiofi de CroUme ; FhiloilHe dwne VUe de Lsmnoe ; la ehaete Suscmne; le JugemaU de Périt ; la Mort de PkHopeh menj le portrait dU^lm» etc. U ae distingua par la sévérité du style, la pureté du dessin e( u rickflsse de U couleur. Le musée de Montpellier a étéanricbi par Fabre de plusieurs riches cotlections : depuis sa mort il porte le nom de Musée-FaJbre,
FABBB (Victorin), écrivain et poète, né à J«uae (Ardèche) en 1785, mort en 1831 , se fit remarqu^aès Tége de 20 ans, et publia dans le court espace de sa vie un assez grand nombre d'ouvrages en prose et et en vers qui lui assurent un rang distingué, mais où l'on sent trop souvent le rhéteur. Voici les prin* cipaux : Éloge de BoileaUf 1806; Diseows en ver$ sur lee voyagee, 1807; tlojfe de P. CorneiUe, 1808; 2a Jrorfd«flcRn/F, poème avec notes, 1808; Alo^s de La Bruyère, 1810 ; Tableau UtUraire du zviii* siècle, 1810; Éloge de Montaigne, 1813. Ses OMuvres ont été publiées par C. Durand, 1844, 6 vol. in-8.— Son frère, Auguste F.. 1792-1839, s'est aussi distingué dans les lettres. On lui doit : la Calédonie^ poème 60 douze chants, 1823; Histoire du siéqe de Jfuso- Umghi, 1876 ; la Bévolution ds 1830 ef Mémorial historique de la Révolution, 1833. Les deux frères fondèrent en 1829 la Tribune, journal politique avansé.
FABBETTI (Baphaèlh antiquaire, né a Urbin en 1618, mort en 1700, rat successivement trésorier d'innooent YIII, légat dans le duché d'Urbin, et préfet des archives secrètes du ehèteau SV-Aoge sous Innocent XII. Chargé de diverses missions importantes, il se lia avec les savants de l'Espagne, de la. France et de l'Italie. On a de lui des Dtssertations sur les aqueducs des AoniatiM, des Obseniations sur la colonne Trajeme, Home, 1683. in-fol., de savantes recherches sur la Table iliaque (oas-reUef qui représente les événemenu de la guerre de Troie), sur le canal souterrain creusé sous le rè^e de Claude pour l'écoulement des eaux du lac Fucin, et sur la topographie du Latium, mais il est surtout connu par un Recueil iTlnscriptùms. 1699, un des ouvrages les plus parfaits que Ton possède en ce genre.
FABRIAVO, T. de l'Italie (prov. de MaceraU), sur le Giano , à 40 k. 0. de Macerata; 7500 h, Ëvèché.
FABRICB (lérdme), médecin, né à Acquapendente en 1537» mort en 1619, remplaça Fallope dans sa chaire de chirurgie à Padoue. Il pratiqua son art avec le plus grand succès et avec un rare désintéressement, et reçut des habitants de Padoue les distinctions les plus honorables. Ses écrits d'anatomie et de physiologie, qui furent longtemps classiques, ont été réunis sous ce titre : Opéra omnia anatomiea et physiologica, Leipsick, 1687, Leyde, 1738, in-fol. Ses traités de chirurgie (Opéra Airurgica) ont été imprimés à Padoue, 1617 et 1666, in-fol., ettrad. en français, Rouen, 1658, Lyon, 167a On lui doit, entre autres découvertes, celle des valvules situées à l'intérieur des .veines^ qu'il décrivit dans son traité De Venarumoitiolis, 1603.
FABRICE de Hilden (GuiU.), chirurgien, né à Hilden l)rès de Cologne en loGO, mort en 1634, exerça son art à Berne j perfeclionoa les instruments de cnirurffie, fit plusieurs déoouvertes en anatomie et publia des ouvrages estimés. Ses œuvres ont été réunies par Bever sous le titre d'Operaomnia, l'Yancfort, 16l6, in-u>L On y remarque son traité De la Gangrh^e et un recueil d'observations intitulé Centuries.
FABRIQUS, C, fabricius Luscinus, général romain, célèbre par sapauvreté etson désintéressement. Consul l'an 2jt2 av. i.-C, il vainquit les Samnitos, les
Brutiens et les Lucaniens, et refusa les dons des Samnites auxquels il avait fait accorder la paix. Deux ans après, ayant été député vers Pyrrhus pour traiter de l'échange des prisonniers, il refusa également les présents du roi. Pyrrhus, charmé de ses rertos, lui confia les prisonniers pour les emmener à Rome, à la condition de les lui renvoyer si le sénat refusait de payer leur rançon : le sénat n'ayant point admis les demandes de Pyrrhus, Fabricius les lui rearoya tous fidèlement L'an 278 av. J.-C., ilfiit de noarm nommé oonsol et envoyé encore une fois contre Pyrrhus. Le médecin de ce prineelui ayant offert de l'empoisonner, il eo instruisit le roi, qui, frappé de sa générosité^ délivra tous les prisoanisfs sansnnçon, et bientôt évacua l'Italie. FSbricius fut nommé censeur ea 375. Il mourut si pauvre, que rEutfut obliffé de faire les frais de ses lunénules et de doter sa mie. Plutaraue a écrit sa Vie.
FABRICIUS (Théodore), un d$B premiers partisans de la Réforme, né ea 1501 à Anholt-sur-lTssel (comté de Zutphen), mort en 1569* avait été disciple ds Luther et de HélanchthoB. Chassé de Cologne pour ses opinions, il devint jen 1&44 premier pasteur d« l'église rélbnnée de S(-Nicoîas à Zerbst usa fitine nande réputation pour ses connaissansas en hé' breu. On lui doit les ouvrages suivants : /nittlvfùnes grammaticss in linguam sanctam, Cologne, 1S28; Ârliculi pro evangelica doctrina; TdMsà nomtnibus et verbis Hébresorunij Bâle, 1545, etc.
FABsicius (Geoi^e), poète et historien, né àChemr nitz en 1516. mort en 1571 , fut protégé par l'empereur Mazimilien U et dirigea pendant 25 ans le collège de Meissen. Il a composé des poésies kdnes tirées de sujets sacrés, Bftle(l560). ainsi qu'un traité De Poefica (1566), et a donné des éd. d^TértMiiVMl, de VirgiU (1551). d'Borace (1555, avec lescominentaires d'Acron et de Porphyrion) , et d'anciens poètes ecclésiastiques (1 562). On a encore de lui : iloma, m< de veteris iotme situ , regionibus, viis, templU et aiiit «difieiis, BAle, 1550 et 1587 ; Origines stimsuuon»^ cXy 1597 . Son style Utin est d'une remarquable poreté.
FABRiaus (Franc.), énidit, né en 1525 à Dota (Prov. rhénane), mort en 1573, recteur del'école de Dusseldorf , a donné des éd. de Ijgsias (Cologne, 1554), de P. Oro*e(156l), a commenté les Cmài» de Térenee (1565), ainn que plusieurs ouvrages de Cicéron et a écrit en latin une Vie de cet orateur.
FABRiaus (J. Albert), savant bibliographe, oéi Leipsick en 1668, mort en ]736, passa laplusgraDt:'. partie de sa vie à Hambourg, y remplaça eo 1G99 Vincent Pl^ccîus dans la chaire d'éloquence etdc poésie, enseigna aussi la théologie, et futeo l'OS nomme recteur de Fécale St-Jean. Travailleur iofatigable, il a laissé plus de cent otivrages. les principaux sont : Btblioiheca latina ou Notice des auteurs latins et de leurs éditions, 1697, réimpriméen 1773 par J. A. Emesti avec de grandes améliurj Xions; Btblioih.gr3rea, 1705-28, refendue par Harle<. 1790-1812; Biblioth antiquaria, 1713 et 1760; B»blioth. média et inllmœ latinitatis, 1734-46. termi née après sa mort par Schœttgen et rééditée p^ Mansi, Padoue, 1754; Bibliotheca ecdesiast]»^ 1 7 1 8 : c'est un recueil d'auteurs qui ont écrit suri'ii;^ toire ecclésiastique. ï% a en outre donné des éd. de Dion Cassius, de Seaptus Empiricus, des écrits ajK>cryphes de l'Ancien et du Nouveau Testament, et de divers ouvrages deV. Placcîus, de Mabillou,l^îi duri, Morhof, etc. Reimarus a écrit sa fie. .
FABRiaos (J. Chrétien), entomologiste danousnè à Tundem (Sleswig) en 1743, mort à CopenhaF"^ en 1807, étudia les sciences à Upsai sous Linné, auquel il resta attaché toute sa vie, et fut nomm^ con seillerdu roi de Danemark. Il parcourut presque low les pays de l'Surope pour compléter ses coUectiot». Ses prmcipaox ouvrages sont : Systema enUmowg^* !775; Philosophia eritomologica, 1778; Enimo^gia sys^maUca, 1792-96; on lui doit en outre de* traités fiépafés s^r un grand nombre d'espèces, n-
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bricios ap{>]iqaa les méthodes de Lioné à la classification des insectes et prit pour base de sa classiQcatioD les organes de la Douche.
PÀBRiaUS AB ACQUAPENDENTE. 7. KABRICQ.
PÂBBicins ^iLDANus. F. FABRICE ôfi HlMea. PABRONI (Aneey, biographe, surnommé le ^Ivr wrqw itàlim, ne en 173^ à. Marradi (Toscane), mort en 1803, lût prieur de la basilique de St-Laurent à Florence, provéditeur de fUniversité de Pise, et jouit (ie la faveur du grand-duc léopold de Toscane et (bi pape Clément XIY. Il a publié: Vitœ ttalorum doctrine «KelkrUium qui sœculù x^vu et xvui ftoruerunt , 20to1. in-8, 1766-1805; et a donné ^ part les Vies de Laurent et de^Cosme de Médicis, de Léon X, de Pétrarque, écrites en latin; des Élogfi$ des Italiens Ulustres^ entre autres ceux de Dante, PoUtien, Arioste, Tasse, en italien; il a en outre composé VHist, de VUniversité de Pise, 1791 -96 (latin) , et a rédigé pendant 25 ans le eiomaîe de litterati, 1771-96, 105 vol. in-12. FAARONi (J. Valentin) , savant, né à Florence en î 752, mort en 1 822 . fût l'ami et le collaborateur de F. FoBtana; enseigna tes sciences à Florence et à Pise; fut/ chargé de diverses missions scientifiques par le Kouvt toscan et devint directeur du musée de Florence. Il contribua beaucoup à foire entreprendre en Italie l'exploitation des mines de houiUe et répandit Remploi de ce combustible; il perfectionna les procédés de la peinture, améliora les vins, découvrit la manière de faire le borax, et publia sur la chimie, Va- (jriculture et Téconomie, une foule d*ouvrages utiles. Ses Mémoires sont insérés dans les Annales dfi chimie. FABROT (Ch. Annibal), iurisconsulte, né à Aix en 1580. mort en 1659, était professeur de droit et avocat dans sa ville natale. H fut lié avec les principaux personnages de son temps, entre autres Peiresc, Bignon, Duvair et le chancelier Séguier, qui l'attirèrent à Paris. On lui doit la publication et la tiaduction httine des BasUiques de Pempereur Léon le Philosophe, Paris. 1647; la traduction de Théo^ phile, commentateur des Institutes, 1638; une éd. annotée de Cnjas, 1658, 10 vol. in-fol.; des dissertations De Tempore vartut. De numéro puerperii, etc. FABVIER (te général), né en 1782 à Pont-âC-Mousson (Meurthe), mort en 1855, servit avec distinction dans Partillerie, fut blessé à la bataille de Salaman- ((^ue , à celle de la Moscowa et sous les murs de Pans, accompagna en 1817, comme chef d'état-major,, le maréchal Marmont, <^rgé de pacifier Lyon, et se trouva par suite en«gé dans de vives contestations avec le général Ganueî, qui le fit oondanmer commo diffamateur; alla en 1823 servir la cause des Grecs, organisa un corps d'armée et défendit en 1826 l'acropole d'Athènes ; prit en 1830 une part active àla.révolution de Juillet, fut aussitôt nommé commandant de la place de Paris avec le grade de maréchal de camp, et fut élevé à la pairie en 1845. U fut nommé en 1848 ambassadeur k Constantinople, puis en Danemark et rentra dans la vie privée après le 2 décembre 1851 . On a de lui : loumal des opérations du 6* cwps en 1814, et Lyon en 1817.
FAGARBIN. Y. fahxr-eddyn.
FACaOLATi (Jacq.), savant italien, né en 1682 ^îorrtglîa près de Padoue, mort en 1769, professa d'abord la théologie et la philosophie au séminaire de Padoue, puis occupa la chaire de logique à VnniTersité de cette ville (1702). Il donna avec Forcellioi, son élève, une nouvelle édition du Dictionnaire latin de Calepin. 1718, et entreprit Vannée suiv., avec le même collaborateur, un grand Lexieon latin, accompa^é d'exemples classiques (F. forgeluni). On lui doit aussi des éditions des Lexiques, de Schrevelius, de Nizolius, de Tursellini; une Hietoire de fUniversité de Padoue; une Logique, des discours en latin {Orationes) et des édit. annotées du De Offciis et de quelques autres traités de Cicéron.
FACHINGEN, vffe du duché de Nassau, sur le Lahn,^ à 9 kil. N. E. de Nassau. Sources minérales. FAENZA, Faventia^ v. forte de la Romagne. à
27ltiLS. 0. deKavenne, s^v Le Umo^e #t Iq c^^ ZaneUi ; 20 000 bab. Evêché. Citadelle^ iQuraill^ de 5 kil. de tour; place oublique avec portiaue, palais
J>ubUc, dôme ou cathédrale, tour de Vhorloge, On ^ lût surtout le commerce dQ. C9 genre de poterie q^\, dit- on, a été appelée fikkr^ du nom de çet^e vil^e (F. ?4.yBîia;)- Patrie dû nwithéwaticleo, Torricellt— Cett9 ville est trè^^npienne ;, ellç fut rg^va^ée par les Goths au Yi* siècle et prise par l'emp. Frédéric II en t240« Dqn4 U. culte, Qile fUt possédée par les. Vénitiens» puis pax les Bolonais, et f^l^ cédée \ rBghse en 150? avec ^ légation d» "^ymm^ ïîUa*. suivi en, 1859 le sort de la Romagne.
JlAËxm (Gabriel), poète laîjn. (Jj» jcyi* ?ièçte>. né k Crémone vers 1500, mort en 1561, euj pour pj8> tecteur le cardinal Jean An^e de Méd}cis(PiQ IV), qu^ l'attira àRpme aupr^ d^.lui et. pourvut \ sa. fortune. Le fondement de sa célébrité est un $^cu^ de fables en vers îambiques latine, d UAe élégance remarquable» qui parut pour la 1'* fois ^ 6ome» 15ii4. Ce recueil a été traduit en vers (tançais par Perrault , Paris ^ 1699. Les plus belles édition9 de? Fables de Faeme sont celles de Parme» 1793. iinpr- par Bodoni^et de Leyde, 1826, donnée par I. Krooo, Lorsque Fafirne conH)05a ses fables, on n*avait pas encore. retrouvé celles de Phèdre. On i prétendu, m^is sans preuve» que Fafime avait connu ces fableç.
FA6A$, auteur comique, né à Paris en 1702, m. en 1755, a produit un grand nombre de pièces de théâtre dont quelques-unes se ressentent des habitudes de lenteur, qui ft-équentait les cabarets. Lps principales sont : les Originaux; le Rendex-vous; le Marié sans le savoir; le Marquis auteur; la Pupille (1734), qui passe pour la meilleure, Soij Théâtre a paru en 1760, 4 vol. in-U-
FAGEL, non) d*une famille qui a. fourni à I^ Hollande un grand nombre 4'bom.mes d'État et d'offi-ciers distingués. Gaspard Pagel» né à Harlem en 1629,. mort en 1688, fut secrétaire général aux États généraux, arrêta, avec le chevalier Tenjple, les préliminaires de la paix 4e Nimègue, 1678, et rédigea^ lors de l'élévation de Guillaume IH a^ trOne o^ngleterre, le manifeste de ce prince, où U déploya une politique habihj ; — Franc. Nie. Fageî, son neveu, général d'infanterie au service des fitats géné^ raux de Hollande, puis heutenant-féld-maréchal de l'empereur, se distingua dans les guerres contre la France : àneurus, 1690, à la défense de Mous, 1691, au siège de Namur, ainsi qu'aux bataillesde Ramillies, 1706, et de Malplaqûet, 1709. H mourut en 1718.
FAGON (Guy Crescent), professeur de botanique et de chimie au Jardin dés Plantes, puis directeur de cet établissement, né à Paris en 1638, mort en 1718, se distmgua dans la pratique de ht médecine par ses succès et son désintéressement, et fut nommé en 1694 premier médecin de Ix>uis XIV. Il contribua à l'embellissement du Jardin des Plantes, fit, pour enrichir cet établissement, des excursions botaniques en Auvergne, en Provence^ dans les Alpes et les Pyrénées : fit ordonner par Louis XIV les savantes explorations de Plumier en Américme . de FeuiUée au Pérou, de Toumefort en Asie, et fut le protecteur de ce dernier. U fut un des premiers à reconnaître l'efficacité des eaux de Baréges et du quinquina. Il était membre honoraire de l'Académie des sciences.
FAHLDN, V. de Suède. Y. falun.
FAHRAFELD, bourg des fitats autrichiens (Autriche propre), à 33 kiC S. 0. de Vienne. Manufacture impériale de glaces, et fabrique de hiton.
FAHRENHEIT, physicien, né a Dantzick Ters 1690, mort en 1740, se fixa en Hollande, et se lia à Leyde avec S'Gravesande. Il est l'inventeur de l'aréomètre et du thermomètre à mercure qui portent son nom : son thermomètre est divisé en 212 degrés; les deux points extrêmes sont k chaleur de l'eau bouillante et le froid intense produit par un mélange de neige et du sel ammoniac : le 0 de notre thermomètre centigrade correspond au %t* degré de celui de
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fthmheit II a fourni de savants mémoires aux Àcta eruditorum de Leipsick, et aux Transactions philosophiques de Londres.
FAI-FO, V. de Cochinchine. F. hué-an.
FAIN (Agathon J. Franc., baron), né à Paris en 1778, mort en 1837, fut successivt employé dans les bureaux du Directoire; secrétaire archiviste du cabinet de l'Empereur et depuis 1813 son secrétaire particulier. Après la 2* abdication de Napoléon, il consacra ses loisirs à recueillir et à publier ses souvenirs sur l'Empereur. Depuis 1830 il fut appelé à deux reprises différentes à Tintendance générale de la liste civile, et fut élu député en 1834. Ou a de lui : le Manuscrit de Van m (1828); le Manuscrit de 1812 (1827); le ITanuf crade 1813(1824-25) ; le If anttfcn(de 1814 (1823-25). On trouve dans tous ses écrits, avec une grande exactitude , une vive admiration pour Napoléon .
FAINÉANTS (rois). On désigne sous ce nom les derniers rois mérovingiens, qui abandonnaient l'exercice du pouvoir aux maires du palais. On les montrait au peuple dans les Cbamps de Mars, puis on les faisait rentrer dans leur retraite. Les rois fainéants commencent à Thierry III (673-691), qui se laissa gouverner d'abord par Ëbroîn^ puis par Pepin-d'Héristal. Les autres furent Clovis III, Cbildebert III, Dagobert III, ChilpéricII, Thierry lY et Ghildéric III qui fut détrôné par le maire du palais Pépin le Bref (752). — On a aussi surnommé le Fainéant Louis Y, le dernier des rois carlovingiens en France (986-987) .
FAIRFAX (lord Thomas), un des généraux les plus célèbres dans les guerres civiles de l'Angleterre, né en 1611 à Denton dans le comté d'Tork« mort en 1671, appartenait par sa famille à la secte religieuse et politique des Presbytériens. Son père, Ferdinand Fairfax, était général en chef de l'armée du Nord, opposée par le Parlement à l'armée royale : il servit sous lui en qualité de général de cavalerie : tous deux remportèrent en 1644 sur les troupes de Charles I la sanglante victoire de Marston-Moor. En 1645 Thomas Fairfax fut lui-même nommé général en chef, et il écrasa, de concert avec Cromv^ell, l'armée royale à Naseby. Néanmoins, lorsque Cromwell voulut perdre le malheureux Charles I, Faiifax refusa de siéger parmi les juges de ce prince; et après Pexécution delà fatale sentence, il refusa encore une place dans le conseil qui exerçait le pouvoir exécutif ; il conserva cependant son commandement en chef. A la mort de Cromwell, il concourut, en secondant Monk, à la restauration de Charles II, se réconcilia entièrement avec le nouveau roi, et passa le reste de sa vie dans la retraite. Thomas Fairfax est compté au nombre des poètes et des orateurs de son temps. II a laissé des églogues et des Mémoires qui ont été publiés en 1699, in-8.
FAIRFAX (Edouard), poète, de la même famille, vivait à la fin du xvr siècle et mourut en 1632. Il est auteur d'une traduction estimée de la Jérusalem délivrée^ publiée en 1600 sous le titre de Godefroy de Bouillon,
FAIAHEAD (c.-à-d. belle téte)^ cap d'Irlande sur la côte N. E., a env. 200" de hauteur.
FAISANS (tle des). F. biuassca.
FAKHR-EDDYN ou facardin, émir, prince des Druses, était maître des montagnes du Liban et d'une partie de la côte de Phénicie. Attaqué par Amurat IV, il fut vaincu après une vigoureuse résistance, et périt étranglé par ordre du sultan, 1635. — On connaît encore sous ce nom un historien musulman du XIII' siècle, auteur d'une Histoire chronologique des dynasties j qui n'est qif une histoire des (^ifes jusqu^à la destruction du califat en 1258. Elle est conservée en manuscrit à la Bibliothèque impériale. S. de Sacy en a donné des extraits dans sa Chrestomathie arabe. Freytag (Bonn. 1823), M. Cherbonneau (Paris, 1846, dans le Journal aMatique)^ en ont traduit des parties importantes.
FAXER-BUDYN-RAZi, docteuT musulmau, né à Rei (Perse) vers 1150, mort en 1210, ensei^ala théolo' gie musulmane et la philosophie, et écrivit un grand
nombre d'ouvrages dont les principal sont : Trati^ des principes de la religion: Traité de métaphisique et de théologie , Sources de la philosophie ; Commentaire sur l'Alcoran,
FAKIRS ou FAOUiRS.(c.-à-d. pauvres)^ espèce de religieux mahométans' répandus en graod nombre dans différents pays de l'Orient, surtout dans IMnde, parcourent le pays en vivant d'aumônes. Ils se soumettent aux jeûnes les plus austères et aux tortues les plus affreuses pour mériter une félicité étemelle et pour obtenir la vénération des fidèles, quiles regardent comme de saints personnages. Les plus &• natiques croient se sanctifier par des pratiques extravagantes : on en voit rester debout plusieurs années sans s'asseoir ni se coucher; tenir jusqu'à la mort le$ bras élevés en l'air: demeurer exposa nuit et jour i la chaleur, au froid, aux piqûres des insectes; s'enterrer dans des fossés pour plusieurs jours; se mettre du feu sur la tête, et laisser brûler la peau et lacbair jusqu'à l'os; se condamner au silence durant de longues années, ou s'absorber dans la contemplation, en fixant leur nombrQ, etc. Le plus souvent ib TJTeot isolés comme des ermites; quelquefois ilsTontpar bandes nombreuses , exigeant un tribut partout od ils passent et se livrant aux plus grands excès.
FALAISE, Falesia, ch.-l. d'arr. (Calvados), à 361. S. £. de Caen ; 9498 hab. Jolie ville. Ancien diiteau fort, belle tour. Collège» tribunal. Bonneterie, mousselines, calicots, siamoises, dentelles, tanneries, mégisseries. Falaise était jadis importante. Cest U qu'est né Guillaume le Conquérant, qui y a une statue. Les ducs de Normandie y résidèrent souTcnt. Philippe-Auguste la leur enleva en 1204. Henri V, d'Angleterre, lareprit en 1418, et Charles VU en 14ô0. Henri IV la prit d'assaut en 1590. — A Guibray, faubourg de Falaise, se tient du 10 au 25 d'août une foire célèbre, la première de France aiprés celle de Beaucaire. Elle a été instituée au xi" siècle par Robert, duc de Normandie.
FALBAIRE (Ch. G. fenouillot de)> auteur dramatique, né à Salins en 1727, mort en 1800, occupait un emploi dans les finances, et devint inspecteur eénéral des salines de l'Est. Il a laissé un assez grand nombre de pièces de théâtre, dont les plusre^ marquables sont: VHonnéte criminel (F. fàbre). drame en 5 actes et en vers, représenté en 1767 et qui eut un grand succès comme pièce de circonstance; les Deux Avares, comédie en 2 actes et en prose, mêlée d'ariettes, 1771. Ses OEuvres oui é\è publiées à Paris en 1787, 2 vol. in-8.
FALGON (Cap) , cap d'Algérie, prov. et au N. 0. d'Oran, par 35* 50' lat. N. et 3" V long. 0.
FALCONER (Will.), poète écossais, né à ÊIudbourg vers 1730, servait dans la marine. Il compoa en 1751 un fofime sur la mort de Frédéric . princt «^ Galles; publia en 1762 le Naufrage, poème descriptif où cette terrible catastrophe est peinte arec ud^ admirable vérité, et dédia cette œuvre au duc d'ïork. qui lui accorda sa protection et lui procujradej^vancement dans la marine. Il s'embarqua en 17&^ pour le Bengale; mais le vaisseau qui le portait pém après avoir quitté le cap de Bonne-Espérance. On doit à Falconer un excellent Dictionnaire de mfln« 1769. — Un autre Will. Falconer, né à Chester œ 1741, mort en 1824, fut un médecin distingué. J lui doit des recherches estimées sur l'Influence a^ climat (1781) et sur VInfluence des passions [\'^h
FALCONER (Thomas), écrivain anglais, né àChe*ter en 1736, mort en 1792, a laissé des Tables chn'nologiques depuis Salomon jusqu'à Alexandre ^^ Grand, Oxford. 1796, et a préparé une édition de Strabon, publiée par son neveu, Oxford, 180".
FALGONET (Et. Maurice), statuaire, né à Par» en 1716 de parents originaires de Suisse, mort en 1791, exécuta à St-Pétersbourg . 1766, la statue équestre en bronze de Pierre le Grand, ouvrage gigantesque qui coûta 12 années de travail, ainsi au nu groupe colossal en marbre blanc, représcataûtl^