‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 386 sur 578 · FED · texte numérisé non relu

FED

FEUQ

3' prinee de la dynastie turcomane des Kadjars, né en 1762, mort en 1834, fut d*abord govvemeur du Farsistan pour son oncle Aga-Mohammed, et monta sur le trdne de Perse en 1797 à la mort de ce dernier. Après aToir triomphé de plusieurs compétiteurs, il tourna ses armes contre la Géorgie (1S03), mais ne put soumettre le prince George, qui avait appelé les Russes à son secours. En 1806^ il nt alliance avec Napoléon contre la Russie: mais après la paix de Tilsitt, il abandonna cette alliance pour ceUe de l'Angleterre. £n 1813, il conclut la paix avec les Russes, en abandonnant ses prétentions sur la Géorgie. La même année, il enlevait au roi de Kaboul la province d'Hérat: mais la mésintelligence qui éclata enu>e ses fils Aboas-Mirza et Mohammet^Ali l'empêcha de la conserver. En 1821, il déclara la guerre à la Porte et obtint pour la Perse un traité avantageux (1823). Après la mort de Tempereur Alexandre, Feth- Ali conçut le projet de reconquérir sur les Russes les places qu'il avait perdues. D'abord vainqueur, il fut ensuite défait en plusieurs rencontres par le général Paskéwitch et signa en 1828 un traité par lequel il abandonnait l'Arménie persane : PAraxo devint alors la frontière entre la Russie et la Perse.

FËTlcaiSBIE, c-à-d. adoration desfétieheê, idolâtrie grossière, est ainsi appelée du moi fetisso (chose féée, ensorcelée), nom donné par les Portugais aux obietsdu culte des nègres d'Afnaue. Ce culte, qui est celui des peuples les moins civilisés, consiste dans l'adoration des objets naturels, tels que les éléments , surtout le feu, les fleuves, les animaux, les arbres, les pierres mêmes; ou d'êtres invisibles, génies bienfaisants ou malfaisants, créés par la superstition et la crainte , tels que les arUgrit de PAfrique centrale, les maniUmt et les ocku de l'Amérique, les burkhans de. la Sibérie. Le fétichisme s'étend depuis les hordes sauvaffes de l'Australie jusqu'aux peuples moins barbares du centre de l'Asie et de PAfrique ainsi que de FAmériiqne septentrionale. Les prêtres de ces peuples grossiers sont appelés grioU en Afrique, jon^ gleurs en Amérique, ehamanes dans l'Asie centoale. FEU (culte du). Le feu a été l'obiet de l'adoration d'un grand nombre de peuples. Chez les anciens, les Perses regardaient le culte du feu comme la partie fondamentale de leur religion, et les cérémonies de ce culte sont retracées avec détail dans le Zend- Àvetta. Les Perses saluaient tous les matins le soleil evant, symbole du feu le plus pur; ils regardaient le feu comme le protecteur des Ëtats, et conservaient

\ Izeds, était le génie sans actuels, les Guèbres, qui habitent surtout dans le Kerman et le Guzzerat, ont conservé encore auj. toutes les cérémonies des anciens Perses à l'égard du feu (F. GUËBRBS). Le/0u inextinguible (wr asbeston) des Grecs, qui brûlait sans cesse à Athènes et à pelphes, le culte de Yulcain, le feu qu'entretenaient a Home les prêtresses de Vesta, rappellent encore la déification au feu, idolâtrie commune du reste à tous les peuples de race példsgique. On la retrouve aussi dans la religion des Péruviens.

i^u GRÉGEOIS. Y, cet article au Diet, unto. des Sciences, des Lettres et des ArU,

PEU (terrb ns), ou Archipel deMagéUanf archipel situé à la pointe S. de l'Amérique mérid.. se compose d'une infinité dlles et d'écueiis qui s'étendent de 52* 30' à 55" 59* lat. S. , et est séparé du continent j^r le détroit de Magellan, dont la navigation est ires-périlleuse. Pays effroyable, hérissé de montap Çoes volcaniques et couvert de neiges étemelles. ^ naturels sont dans un état de misère et d'abrutissement profond. Ils se nourrissent de poisson, surtout de la chair des phoques et des loutres qu'ils prennent sur les côtes, Llle principale ou Terre-de- '^tt proprement dite, située à l'E. des autres et remarquable par son étendue, renferme un volcan, ce qui lui a valu son nom. — Cet archijïel fut aperçu

pour la l'* fois en 1520 par Magellan; Cook en 1768. et peu après sir Banks et Solander le visitèrent. Les Anglais y ont un établissement pour protéger leurs navires baleiniers. — ils db feu. F. fogo.

FEUKKBACH (Anselme), criminaliste allemand^ né en 1775 II léna, mort en 1833, était fils d'un avocat. Après s'être fait connaître par des Recherches sur U crime de haute trahison et sur la Révision des prineiws du droit criminel y il ouvrit en 1799 des cours à léna, tai nommé en 1801 professeur de l'université de cette ville, enseigna aussi à Kiel, puis à Landshut en Bavière, se fixa dans ce dernier pays, et devint conseiller intime et président de la Cour d'appel d'Anspach. On a de lui un Manuel du droit criminels Giessen, 1801 , ouvrage classique sur la matière. Il rédigea en 1813 un Nouveau Code pénal, qui fut .adopté pour la Bavière et servit de base aux codes du Wurtemberg et de plusieurs autres Etats (il a 'été trad. en franc, par Gh. Vattel, 1852). Feuerbach est un des chefs ae l'école des Rigoristes , qui s'attachent à la lettre de la loi, ne laissant rien à l'arbitraire du ju^e. Il fonde la législation criminelle sur une sorte d'intimidation qu'il appelle contrainte psychoUjgique. — II laissa cinq fils, dont le plus connu est Louis, né eii 1804, fervent disciple d'Hegel, auteur de nombreux écrits sur la philosophie et l'histoire de la philosophie, fameux surtout par ses attaques contre la propriété et la religion.

FEUlLLADE(la). F. la fbuilladb.

FEUILLANTINES , religieuses qui suivaient la réforme des Feuillants. Leur premier couvent fut établi en 1590 à Montesquieu près de Toulouse. En 1623, Anne d'Autriche fonda au faubourg St- Jacques à Paris une maison de Feuillantines, sur l'emplacement de laquelle a été ouverte la rue de ce nom.

FEUILLANTS, Folietani, ordre de religieux Bernardins de la règle de Ctteaux, fut institué en 1577 par Jean de La Barrière à i'abbave de Feuillant près de Toulouse. Ils devaient avoir la tête et les. pieds nus, dormir sur des planches, manger à genoux, s'imposer des privations surhumaines ; mais l'austérité de cette règle fut bientêt adoucie. Les Feuillants prirent une grande part aux troubles de la Ligue : Bernard de Montgaillard, dit le Petit FeuiUant, se signala surtout par la véhémence de ses sermons. En 1630, Urbain vIII sépara les FeuiUaots d'Italie^ sous le nom de Réformée de St-Bemard, des Feuillants de France oui, en 1790, comptaient 24 maisons. Leur maison ae Paris, fondée en 1587, occupait l'emplacement actuel de la rue Castiglione et de la partie de la rue de Rivoli qui longe les Tuileries. Les Feuillants portaient une robe blanche avec un capuce blanc.

FEUILLANTS (club des), société formée ne la partie modérée du club des Jacobins qui se sépara de ce club en 1790. Elle tint ses premières séances au Palais-Royal, et prit le nom de FeuiUants auand elle vint s^établir au couvent des Feuillants près des Tuileries. On comptait parmi ses membres Lafayette, Bailly, Duport, les frères Lameth. Leurs adversaires leur avaient donné le nom de Club monarchique, U ne fut plus question de ce club après le 10 août.

FEUILLËE (Louis), savant minime, de l'Académie des sciences, né à Mane, près de Forcalquier, en 1 660^ mort en 1732 , voyagea par ordre du roi dans les différentes parties du monde, visita en 1709 et 1710 le Pérou et le Chili, et détermina avec exactitude la position des côtes de ces pays. H a laissé : Journal deê oftftfroaltofu physiques , mathématiques et botaniques faites sur tes côtes de VAmériq^e, Paris, 1714-1725, 3 voL in-4; louage aux Canaries, pour la fixation du premier méridien: Histoire des plantes médicinales du Pérou et du Chili, etc.

FEUQUIÈRES, vge du dép. de l'Oise, à 32 kil. N. N. 0. de Beauvais; 1300 nab. Étoffes de laine, l)onneterie. Érigé en marauisat en 1646.

FEUQUIËRES (ManasBès de pas, marquis de), lieutenant général sous Louis XIII, né à Saumur en 1590, était issu d'une famille noble de l'Ariois, qui

FÈVR

FEZE

tirait son noTh du botlrft de PSS (dans le Pts-4le-Calais), et qui était connue dhs le temp!i des Croisades. Il contribua puissamment à lA prisé de La Rochelle, fut chargé en 1633 d*utie mission en All^ffla^he pendant la guerre de Trente ané, et réussit, dan« les Conférencet iVHeiîbrbnti, à fesserrét Tailiâiice entre la Fraoce, la Suède et les pHnces protestants de TAK lemagne. Charge en 1639 du siège deThiofitlUe, Il ' fut blessé et pris, et mourtit quelguéa mois après e ses blessures. Il a laissé des mémoires atir ses Négociations en ÀlUmagne. publiés en 1763, à irol. in- 12. — Son fils, IsaaC de F., àmbassadêor en Suéde de 1672 à 1682, détermina la Suéde à s'Unir à la France contre TAllemagne Coalisée. Il Ait aussi ambassadeur à Madrid, de 1685 à 168ft, année de sa mort. Il a laissé une vaste correspondant diplomatique, consenrée aux archives des afTAirea étrangères, et d'où M. £t. Gallois a tiré les Utttis inéditéê tfe FeuqHièret^ publiées en 1846-47, 5 vol. in-8.

FEUQuifcSGS (Ant. D8 PAS, marquis de) , fils d'Isaao, né en 164fl, mort en 171 1 , se signala sous Louis XIV par sa bravoure; servit sous Luxembourg, Turetine et Catinat, et contribua beaucoup au gain de la bataille de Nerwînde (1693), où il commandait comme lieutenant général. Disgracié quelques années après pour avoir parié trop librement, il occupa ses loisirs à écrire des Mémoifei tuf la guem, qui sont estimés, et que Voltaire a mis à profit pour son Siècle de Louis ÏIY, Ils ont été publié! pat son neveu en 1770, 4 vol. in-4.

FEU1I9, F(mimSegMJ»iavtmim,c\iA. deo. (Loire), stir la Loire, f. dr.. à il klL N. £. de Montbrison; 2600 hab. Restes de construotion romaine ; digues qui resserrent la Loire, eto. Patrie de l'anatdmiste uuvemejf et du colonel Combes, tué Â Cdnstantlne. ^ Déjà importante au temps des Gaulois, c«ttë ville devint la capitale du Forez, aiiouel eUe donna son nom. En 1441, ses comtes rabanaonnèrent pour aller habiter Mbntbrison. Les Calvinistes la prirent et la saccagèrent en 1562.

FKUTHlËR (Hyac), évéque d« B«aufals, né k Paris en 1785, m. en 1830, brilla eomme prédicateur, devint successivement vicaire de la grande attmonerie, otiré de U Madeleine, vicaire général du dfooèse de Pari», et enfin évéque de Beauvais (1826); fut, ft \A chute du ministère VlIMe, chargé du portefeuille des affaires ecClésia^iquM, se montra constitutionnel et fit reifdre la célèbre ordonnance du 16 juin 1828, <jui limitait le nombre des élèves des petits séminaires et fermait les maisons des Jésuites ; mais il indisposa par ces mesures tine partie du clergé. On a d<i lui : Ponp^yfiqw da Jeanne d'Arc (prononcé dans la cathédrale d'Orléans, le 8 mai 1821, jour anniversaire de la délivrance d'Orléans), Oraison fwHèkre dw due de Berry (1820), — de ta duchesse drorléans (1821).

FÉVRET (Ch.), juriste, né en J888 à Semur en Anxois, m. en 1661 . était fils d'un conseiller au parlement de Bourgogne et exerça aveo éclat la profession d'avocat au barreau de Dijon. On a de lui un célèbre Traité de Vabus^ publié à Dijon en 1653, plusieurs fois réimprimé, avec additions, notamment en 1736, avec Téloge de l'auteur, et on dialogue De Claris fori Burguitdiefuis oratoribus. 1654. — Son fils, Pierre Févret 1625-1706, conseiller au parlement de Dijon , Idnda la bibiiclhèque de eette ville. —Son petit-fils, Charles Marie Févret, est plus Connu sous (e nom d« Fontette. V. ee nom.

PËVRfEII (journées des 22, 2:^ et 24) 1848, journées dans lesauelles f^t renversé le gouvernement du roi Louis-Philippe. L'insurrection parisienne prit naissance à l'occasion de la défense d'un banquet réformiste, et à la suite d'ane gramie manifestation de l'opposition contre cette défense (22). Gommencée an cri de Vive la Réforme ^ la révolution se termina au cri de Vite la République. Le roi Louis-Philippe, pour prévenir une lutte sanglante « abdiqna en faveur de son petit-fils le comte de Paris; mais cette

abdication tardive rte put avoir son effet, et la République fut proclamée dès le 24 février.

^TJOO (Jérôme), écrivain espagnol, né à Cornpostella en 1701 , mort an 1764* abiié de St- Vincent d'Oviédo^ renonça de bonne heure au monde pou se livrer a Pétude des langues, de l'histoire ei d» bellea-lettres. 11 fit paraître en 17ï6 son Théâtre entiquê universel i mç^e de revue satirique de» opinions des hommes et des prineipalea professions de la vie , qui eut un suecôs prodigieux : cet ouvnge a été traduit pard'Hermilly, 1742-1746, 4 vol. in 12. On a du même auteur des Lettres turieuset et msirucHt^, Madrid, 1748, 8 voL ln-8. Campomanès a donné une édition de iee oeuvres avec une Vie et l'auteur, Madrid, 1780. 33 vol. in-8i

FM, V. de l'empire de Maroc*, ch.-L de la prov de son nom, a 875 kil. N. E. de Maroo: env. 100000 h.. dont 30U0 juifs. C'est ane des plus belles villes de la Barbarie; mais elle n'a pas de beaux monumenK On y fabrique des couvertures et haiks en laine, dp< calottes rouges connues sous le nom de frx, de< armes blanches et à feu, du maroquin, de la poudrt^ à canon, etc. Son commerce est actif. Elle a été lonfr temps un foyer littéraire et scientifique î dlepfwèle encore des écoles renommées et une bibliothique considérable pour le pays. — Fondée en 793 ou 801 F Edris: prise en 1469 par Alphonse de Portugal, mus bientét reprise par les Maures.

FBB (rov; de)) au N. E. du Maroc proprameot dit, au N. 0. du rov. de Tafilet, a pour bornes au N. la Méditerranée! à l'O. l'Atlantique et k VE. l'Algérie. Il a 620 ktl sur 4a0. Ch.-L Fez) autres villes pnocip.. Méquinez, Tétouail, Tanger, Rabat. Le pays ^ traversé par les monts Errifs qui réunissent le grand et le petit Atlas, et arrosé par le Sebou. U climat est brûlant dans les lieux bas, tempéré dans les montagnes} le Sol, très-fertile. — Ce pays, après avoir formé U plus grande partie de la Mauritanie Tingitane, fut anneié sooa les derniers empereurs au diocèse d'Hispanie, devint en 439 U proie des Vandales et tomba en 678 «i pouvoir des Arabes, qui y établirent l'Islamisme. Sous eux, le royaume de Fez fit d'abord partie du grand califal de Damas; mais il s'en démembra de bonde heure, et devint en 782 le centre de la puissaiMe des Ëdrisites. l rut ensuite annexé pér Abdérame 111 (931-960) au califat de Cordoue ) mais il lui échappa en 960 })our passer sous les lois des califes fatimites. (în lUlO, les Almoravidea s'en emparèrent, et en firent une dépendance de leur empire. Les Aimohades leur siicch dèrent en 1145, mais ils établirent leur rétsidence ' Maroc. Sons les Mérinites (124«), Fez repni sa pftéminence et môme soumit les royaumes voisins ti' Sous, de Maroo et de Tafilet; mais en 1S36, il V^^^'\ toutes ces provinces: depuis ce temps, il fui sarcesse en guerre avec le Maroc; enfin, il fat subjug"^' en 1730 par les souverains de cet empire, dont n n'est plus aujourd'hui qu'une province.

FEZBNZAG, Fidentiacus pagus, ancien pays de France (Gascogne), entre le Condomols au Ni '<? Haut Armagnac à l'E., l'Astarac au S., et le Bas Armagnac à l'O., avait pour ch.-l. Vic-Fezenzac. Il est auj. compris dans le dép. du Gers. E«igi' p" comté en 802, il devint héréditaire en 9*i0, fut n-'im i l'Ai-magnac en 1140, et à la couronne eu IS89.

FEZEN9AC (maison de), lUustre maison det^aseogne, qui passe pour la plus ancienne de France, a pour chef Sanche Mittara , prince de Navarre, q«» devint en 890 duc de Gascogne, et qui lui-ffleme était, dit-on . issu des Mérovingiens par Caribirt, duc d'Aquitaine, fils de ClotairelL Le premier qui pn le nom de Fezensac est Guillaume Garcie^ 2* enian' d'un fils de Sanche Mittara, à qui échut le comté ?« Fexensac* renfermant alors les villes d'Auch. de vie et tout l'Annagnac. Sa descendance forma plusieor» branches, entre autres celles d'Armagnac, de «ontesquiou, de Marsan, d'Artagnan. noms dontlact*^ brité fit oublier celui de Fezensac; ce nom lut n»-

Ficn

Page 1