FIEF
nouvdé par Louis XVI en 177t poar Être porté par )e chef de la fktnilte, qiii était représentée alors par un Montei5)^iou.
FEZENZAGUET (vicomté de) , petit pays da Bas- Armagnac, auj. compris dans le dép. du Gens, avait povLt ch.-l. Màuvèàin (arr. de Lectourè). H fm donné en apanage en 1168 paf Bernard lY^ comte d*Arma-
Snac, à son 4* fils, Roger. OéraM Y, fils de Roger, etint en Î258 comte d'Afmaflrtao par rêttinctîdn des lignes aThêeÉ; mais Bn 128§, son fils cadet fonda iine noutéllë branche de conitès de FéîenMgnet. Incorporé de honveau 8 rArmaj^hae eh 1403,- ce pays fut reufii & la couronné avec cette province.
FEZZAN, Phezûhia. rôy. dO PAfriqiie centrale, an S. de TÉtat de Tripoli, s^étcnd de Sl3- S5* à 30» 50* lat. N., et de \(r ifr à 17» 5' kmg. E. : bl6 kil. sur 310; 100000 hab. Ch.-l., HOtlrtmik; autres tilles, Ghermab, Sebba, Bangem, Tesaouàh. Le Fezzan se compose de plusieurs oaiis séparée^ par d'immenses plameê de sable. On n'y troave aticUn cours d'eau ; ôependant le èol est trts-ffettile dans les oasis : les dattes t sorrt les mefllèut-e» ednnues. C'est le grand marché Intêfiéur de l'Afrique septentrionale, et le rende«-70us des caravanes diï Caire, de Tripoli, de «Tdnis. de. Ghadamës. — Le Èezzan était primitivemèbi habité par les Garamantes, dont la Tille actuelle de Ghermah rappelle lé nom. An fémps de Plfne, Ce pays portait le nom de Phazftnie ; d'où est dérivé le nom moderne. COmqniS par les Afabes , le Fezzan redevint, grftèe à sa position au milieu des sables du désert, on ÊiÉi indépendant; cependant, cet État atait fini par payer tribtit au béy de Tripoli, tout en cohsérvant dés chefs indigènes. Eft 1811, Mohammed-el-Mokuy, envoyé par lé bey de Tripoli pour percevoir le tribut, s'empara de MOurzcfdk J>our son propre compte, massacra la famille i^égnaiite, et se fit confirmer par le bey danS sa noiiveile conquête en lui offrant nn trfbtit triple du préeédem.
FIACRE (S.), patron des jardin iert, né eh Irlande vers 600, vinteii Frayée, etablitxIafiSla Brie, près de Meaux, à l'endroit où se trouvèàuj. un village de ïàon nom, un hospice pour les pèlerins, et mourais en 670. t>n ï'hon. le 30 août. Les voitures de louage appelées fittùfes 0ht pris le nom de ce saint pj<fce que les pfemièf-es furent établies à l'hôtel Si-Ptaére, rue St-Martin (en faèé de la rtrè Montmorency).
FIBONACCt (Léonard), dît Léonard de Pise, du nom de sa patrie, vivait aux tu* et xiii* siècles. Il voyagea parmi les Arabes d'Afrique, et en rapporta, dit-on, en 1202, les chiffres arabes et la notation algébrique, dont d'autres attribuent l'introduction à Gerbert. On a de lui : Liber Abaci, et Quadrati nUmeri, publ. par Boncompagnoni. Florence, 1854.
FICHTE (J. Gottlieb) ^ philosophe allemand, né en 17G2 à Ramenào en Lusace, mort à Berlin en 1814, fut d'abord précepteur à Kœnigsberg, ôû il se lia avec Kant. Il se fit connaître de bonne heure par la Criiqm de toute Révélation (1792), et par un écrit sur ia Révolution française (1793), et devînt en 1793 professeur de philo^phie à létia, où il ex6ita un grand enthousiasme par son éloquence, ainsi que par la nouveauté de ses idées. Accusé d'atbéisme, il se démit en 1799 et se /"étira à Berlin, où ij devint professeur et en riiême témpâ rettetir de Puniversité. Lors de l'ij^vasiondeS Françaîè en Phjsse, il prononça des Discours à la nàtiôft alleinahdej qui ranimèrent vivement l'esprit public. ï)anS lé but de compléter le système de Kant et de donner une base inébranlable aut connaissances humaines, Fichte :inagina une théorie qu'il appelle la doctrine de la science : partant de la seule idée du mot, il prétend en faire sortir la aotion du monde et celle de Dieu môme. Ce système est connu sous le nom Œidéalisme transcendentaL II le modifia luî-mêine considérablement dans la suite, et tomba dans une esf)èce de panthéisme. Il reconnut enfin la vanité de a spéculation et la nécessité de s'en rapporte^ aux convictions naturelles de la conscience. Fichte eut
un grand nombre de disciples, entre autres Schelling, qui devint ensuite son adversaire. Ses principaux ouvrages sont: Idée de la Doctrine de la science, 1794; Prineipet fOndamentaufi de la Doctrine ^e la science^ 1794; Destination de Vhomme de lettres (trad. par Nicolas, 1838), 1794; Droit luxturel; 1796; Système de morale, 1798; Destination de Vhomme, 1800 (trad. par Barcbou de Penhoén, 1832); Théorie de la rêmgitmy 1806; Méthode pour arriver à In Vie keweusei trad. par M; Bouillier, 1845. Il a en outre exposé ses opinions dans un Journal philoso^ vhique, publié à léiia, 1797 et années suivantes. Une Vie de Fithte a été pilbliée en 1830 par son fils, Herm. Fichte, prof, à Bonn, fçxi a donné aussi ses OEuffres complètes, Berlin, 1845-46. 8 vol. in-S. M. Grimblot a trad. ses OEwres choisies ^ 1843 : on f trouve la Doctrine de la Science^
FKHTELGEBIRGE (e.-àd. monts aux sapins), ment, et plateau de Bavière (Hte-Franconie), par &()• lat. N., 9* 15' long. E., lie le Bœhtnerwald au Jurn de Franconie: son sommet le plus haut, le Sohneeberg, atteint 10.%"*. De ses fiante sortent la Naab au
S., FEger à l'E., la Saale au N. et le Mein à i'O.
FIGIN (mârSile), MaMlio Fieino, né à Florence en 1433, mort en 1499, était filsdtt médecin deCômo de Hédicis. Il étudia dès sa première jeunesse avec ardeiïr ht langue grecoue et la philosophie de Pla< ton, devint recteur de deux égliseè de Florence, puis chanoine de la cathédrale, et fut comblé des bontés de Gôme, Pierre et Laurent de Ifédicis. Il rendit à Platon un ctdte nresmie idolâtre et établit à Florence une acadétnie platonicienne, il croyait à Fastrologie et à la divination. On lui doit la première trad. latine de Platon, Venise, 1491 , ainsi que celles des Ennéades de Plotin, Flbrence, 1492, du Pi»n^nder de Mercure Trismégi(ite et de plusieurs traités de Jamblique, de Porphyre, Venise, 1497, et celle de Denys l'Àréopagite, Cologne, 1536. H a en entre composé lui-môme un grand nombre d'oii vrages^ entre autres : Theologia platoniea; 1488; De ftett, 1489; Apologidi 1498. Il y professe uA néoplatoninne empmhté aux derniers ' Alexandrihs. Ses œuvres Ont été rassemblées en 2 v. in-foL, Paris, 1641.
FIDANZA (Bonaventare de). T. bonavbnture.
FIDÉLITÉ (Ordre de la). On nomme ainsi : 1" un ordre prussien Institué en 1701 par Frédéric 111, électenr de Brandebourg, et plus connn sous le nom d'Ordre de l*Aigle-Noîr: — 2* un ordre institué en 1715 par le margrave Charles Guillaume de Bade- DOurlach, à l'occasion de la fondation de Carlsruhe.
FIBÈNES, Fidenœy petite v. des Sabins, au confluent du Tibre et de l'Anio, fut prise par Romulus, TuOus Hostilius, Ancus MartiuS, Tarquin l'Ancien, mais rie i^eçut de colonie romaine qu'en 426 av. J.-C. Son amphithéâtre s'écroula l'an 26de J.-C.; 20 000 personnes y périrent. Il ne reste de Fidèries que quelques ruines auprès de Cci^el-Qitibileo
FIDJI on viTi, archipel du grand Océan équinoxial, entre 15' 45' et 19» 42' lat. S.,- 174* et 179» lohg.E. Iles principales : Viti-Levon, Vainoua-Levou, Kahdabou, TaBé-Ouni, Laguemba; nombreux tlots se rattachant les uns aux autres. Habitants sauvages. Tàsman: découvrit ces îles e<t 1643; Cook les visita en I77;ret 1777, Wilson en 1797, Dumorttd'Urville en 1827 ef 1838. Les Américains en tirent du bois de saarlal. Ces îles se sont placées en 1859 sous le protectorat de l'Ànçletèrre.
FIEF, en latin modertie Fèodum^ du saxon fee^ salaire, et od^ bien, propriété; d'où féodalité {V. ce mot). On désignait par cette dénomination la terre donnée k titre de recompense par un chef germain ou franc aux guerriers de sa bande, qui l'avaient suivi .dans les combats. C'est dans une Charte de Charles le Gros eii 884 que le moi fief est employé pour ht 1" fois pour désigner ces sortes de concessions, que Jusqu'au et siècle on avait appelées béhc/ïctwm. Bénéfice. On distinguait les fiefs en grands fiefs ou pairies féodales (V. pairs): en fiefs