‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 390 sur 578 · FLAC · texte numérisé non relu

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atffc Minutius PHix, et donné séparément pat F. Munster, Copenhague, 18'27. On lui attribue ailssi lin ouvtage Sur V Astronomie., ou plutôt sur l'astro- Inrrie, imprimé en 1501 par Aid. Manuce.

PIRMIîr (S.), !•" évêque d'Amiens, né à Pampelunfe. prêcha le Christianisme à BeauTais et à Amiens et subit le martyre ters 287. On le fête le 25 sept.

FlIlAttfnr, T. du dét. de la Loire, à il klL S. 0. de St-fitienne; 4500 hîib. Clous, noir de fumée, rubans. Aux env., riches mines aè houille.

FlRMUlIt, auj. Ferma, v. du PiOBlium, prfes de l'emb. du Tinna dans l'Adriatique /devint colonie romaine en 264 av. J.-C.

riRMUS (M.), général romain, né h Séleucie en

qu'on l'avait surnommé le Cifblopë (273).

FiHMtjs , général des Maures en Afrique, se révolta contre ValenlinieU II en 370. Après quelques succès, il fut forcé de se donner la mort, 372.

FIROtJZ, rois de Perse, f. pacORUs et I'êrosè^.

Ï'IROZABAD, V. de Perse (Fars), ft 100 kil. fe. de Chiraz ; 2000 h. EâU de rose célèbre. ÎA tllle eSt bfttie sur les ruines de Firo%chah, tille jadis importante. Toutes deux tirent leur nom de rorS nomrtK'^s FiroU«.

Fisc, trésor particulier des priticen. V. cet art. au Dict. univ. des Sciences.

FISCHAKt (J.), satirique. K mBntzer.

FtSGHEtt (J. Fréd.), philologue, né à CobOtlrg en 1726, m. à LcipsiCk en 1795, fut nommé en ItSl corecteur de l'école de St-thomds à LeIpSick, et devint en 176^ professeur de belles-lettres à l'Université de cette Ville. Il a donné des éditions estimées 'l'Anacréon, d'Eschinele Socratique, de Théophraste, <ie Paléphate, de plusieurs dialogues de Platon, et ainiblié d'excellentes Remarques sur ht grammaire grecque de Weller, 1748 et 1798.

Le nom de Fischer a été porté eil Allemagne par lin grand nombre d'âtitres persotmages, notamment par un célèbre architecte de Vienne qui fiorissait vers 1700, et à qUi on doit le palais de SchcBnbfunn pt l'église Sf-Bârthéiemy à Vienne ; — et par deux savants mathêtnaticiens : l'utl J. Charles FIschet né en 1760 à Alstaedt (Sâxé-Welmar), mort eii 1SH3, fut professeur à lénâ, àDortmund, S Greifiît^àlde, et est auteur d'excellents ouvrages sur les mathématiques eid' Éléments de physique (léna, 1797), trad. en français par M. Biotj — l'autre, Gott. AUg. Fischer, né en 1763 près de Meîssen, mort ett 1832, professeur à l'école polytechnique de Saxe, a publié divers ouvrages, parmi lesquels on remarque PÀrt de [dire des calculs de tête, Dresde, 1808.

PiSHER (i.), évoque de Rochester, chancelier de l'université de Cambridge, né & Beverley (comté •i'Y'»rk) vers 1455* était frès-hablle dans la controverse «•l les questions théologîques. Il défendît avec zèle Je ^Catholicisme et s'opposa avec cour?lge au divorce de Henri Vlll avec Catherine d'Aragon. Ce prince le fit condamner à mort; il fut exécuté en 1535. Il venait (l'être nommé cardmal par le pape.

FISHGUARD, petit port du pays de Galles, à 31 k. N. de Pembroke, sur le canal St-George; 2000 hab. l^n corps français de 1200 hommes y fit une descente en 1797 et yTut fait prisonnier.

PISMES, Fines liemùrum, ch.-!. de c. (Marne), J.27 k. 0. de Reims; 2120 h. Lainages, vins, liqueur nite vin de Fistnes servant à colorer les vins de Champagne rosés. Patrie de Velly et d'Adrienne Lecouvreur. Il se tint dans cette l'ûlë dent conciles provinciaux, en 881 et 935.

PrrERo, V. d'Esfagne (Bilbao), H 25 k. S. O. de pJ^ipla; 2500 hab. Abbaye royale. Draps cotrtmuns, liuile ; fabrique de chaussufes partictriiéres dites alpf^rgaias. Eaux thermales.

WTZ, d'un vieux mot françab qui veut dire fUs, "ïoi qne l'on ajoute quelquefois en Angleterre au nom du père pour dé&gner le fiU. Il s'applique sot-

tout aux 111s naturels des rois d'Angleterre, comme Fitz-James, duo de Berwick (fils naturel de Jacques II). — En Irlande, plusieurs familles font précéder leur nom du mot Fitz; les' principales sont leja Fit2-Gérald et les Pitx-Moritz.

PiTZ-eÉRALD, la plus illustre famille d'Irlande, remonte au temps d'Saouard le Confesseur; elle porta dès 1314 le titre de comtes de Kildare, auquel elle ajouta en ITHG celui de ducs de Leinster.

PiTï-oÉRALt) (lord Edward), né en 1763, près de Dublin, fils du premier duc de Leinster, et u'Emilia Lérinox, fille du duc de Richmond et nièce de Fox. 11 embrftssa d'abord" la carrière des armes et combattit dans la guerre d'Amérique: mais en 1790, il Quitta le service et vint prendre place ^u parlement d'Irlande. Dès que la révolution franç.aise eut éclaté, FItz-Gérâld en adopta les principes' et se rendit en 1793 à Paris; il y épousa la belle Paméla, fille, disait-onj du duc a'Orléans, L. Philippe Joseph, et de Mme de Genlis. De retour en Irlande, Fitz-bérald voulut afi'ranchir son pavs; il détermina le Directoire h lui fournir une flotte et des troupes (1790) et tenta Un débarquement; maïs il échoua, fut trahi, livré, et condamné à mort par la cour du banc du roi: il mourut de ses blessures avant le supplice (4 juin 1798). Th. Moore a écrit sa Fie, Lond., 1831.

PITZ-JAMES (maison de), noble famille, originaire d'Angleterre, mais française à partir du- maréchal de Berwick, a pour tige James Stuart, duo d'York, roi d'Angleterre sous le nom de Jacques II, dont le fils naturel, Berwick^ fut le !•' duc de Fitz- James.

piTi-jAMBs (Franc, de), V fils du maréchal de Berwick, né en 1709, mort en 1764, embrassa l'état ecclésiastique, et devint en 1727 abbé de St- Victor, puis évêque de Soissons (1739). On a de lui une Instruction pastorale contre le P. Berruyeret desGSuvres posthumes, publ. en 1769, 2 vol. in- 12.— Charles, Que de Fitz-James, 3* fils du maréchal, et frère du préc, 1712-1707, fut pair et maréchal de France. — Edouard, duo de Fîtï-Jameg, petit-fils de Charles, 1776-1838, était pair sous la Restauration. Il donna sa démission en 1830,- se fit élire en 1834 député de Toulouse, et fut un des orateurs les plus distingués du parti légitimiste.

FITZ-JAMES, vge du dép. de TOlse, à 2 k. N. E. de Clermont; 500 nab. Ce village, nommé d'abord Wctrti^ était une Seigneurie qui fut érigée en duché l^airie eh 1710, en faveur de Fitz -James, duc de Berwi(îk^ls naturel de Jaqques II.

PfOIfi, Flurnen S. FtVi, v. maritime des Etats autrichiens (Croatie), ch.-l. du littoral hongrois, sur le golfe de QUarnero, à l'emb. de la Fiumara, à 80 k. E. S. E. de Trieste; lOOOh. Port franc. Lazaret, bibliothèque, gymftase; belle église de St-Vii. Toilos, drap, potasse, tabac; rosoçrlio, raffinerie de sucre, etc. tk)mmerce très-actif ; station des bateaux à vapeur allant de Trieste à Zard. Prise en 1809 parles Français et comprise par eux dans les provinces illyriennes.

FlUMESINO, petite riv. d'Italie, danslaprov. do Forli, naît à 3 k. N. E. de Sogliano, et tombe dans l'Adriatique, à 13 k. S. E. de Gervia, après un cours de 20 k. C'est l'anc. Rubicon, V. ce mot.

FiUHIGfNO, Portus Augustiy petit port de l'État romain , à 25 k. S. 0. de Rome, à l'emb. du bras septentrional du Tibre, approvisionne Rome dé poisson.

PTVES, vge du aép. du Nord, à 2 k. E. de Lille; 5000 h. Fabriques de céruse , de noir animal, de colleforte, de sucre de betterave. C'est là que Louis XIV reçut, en 1667, la capitulation de Lille.

FLACCCS. F. noflATIUS, VALÉRIUS et VEHRIUS.

FLAGIUS (Mathias), théologien prolestant, né en 1520, à Alboneen Illyrie, mort en 1575, avait étudié sous Luther et Mélanchthon. Il enseigna la langue hébraïque à Wittemberg (1544), puis la théologie à lôna (1557). Il eut en 1560 de longues discussions avec StrigeliuS sur le péché originel, et fat pour cette raison forcé de quitter l'Université d'Iéna (1562). Il professa depuis dans différentes villes d'Al-

FLAM

FLAN

iema^e et de Hollande. Flacius est auteur d'une histoire ecclésiastique, en latip,qui est connue sous le nom de Centuries de Magdebourg , parce qu'il la commença dans la ville de ce nom. Elle a été imprimée à Bâle, 13 vol. in-fol., 15&9-74. On en apumié un extrait en 9 vol. in-4t Tubingue, 1592-1604. Cet extrait a été trad. partiellement en français. On a aussi de lui une Clavis sctcrx Scripturx.

FLAGELLANTS, pénitents qui allaient en procession par les villes, nus jusqu'à la ceinture et armés d'un fouet dont ils se flagellaient publiquement, en chantant des cantiques, pour expier leurs pécnés. On les nommait aussi Blanes-batttu, parce qu'ils portaient une sorte de manteau blanc. Les premiers Flagellants apparurent au xi* siècle. S. Pierre Damien fut un des plus ardents à les propager. En 1268 ils for- ' môrent une véritable secte, et Reinier, dominicain de Pérouse, fut déclaré leur chef. La peste qui désola l'Allemaf^ne en 1348 redoubla leur ferveur, et ils se multipUèrent, malgré les censures du clergé. En 1574, le roi de France, Henri III, s'enrôla dans cet ordre avec toute sa cour. U n'y a pas un siècle ou'on trouvait encore de ces fanatiques en Italie et dans le midi de la France. J. Boileau a écrit en latin une Histoire des Flagellants (Paris, 1700), trad. en franc, par l'abbé Grouet, 1701.

FLAHAUT, famille noble de Picardie, possédait dès la fin du zvi* siècle, la seigneurie de La Billarderie en Boulonnais, et reçut le titre de comte à la fin du dernier siècle. Elle a fourni à la France plusieurs officiers distingués. ~ C'est à cette famiUe qu'appartient le comte de Flahaut, né en 1785, ancien aide de camp de Napoléon, pair de France sous Louis-Philippe, sénateur et ambassadeur en Angleterre sous Napoléon III.

FLAHAUT (Mme de), comtesse de Souza. F. souza.

FLAMAND (Franc.) , sculpteur. F. duquesnoy.

FLAMBOROUGH, bourg d'Angleterre (York), à 26 kiL S. Ë. de Scarborough; 1400 hab. A 4 kii. E. se trouve le cap de Flamborough, sur lequel on a élevé en 1806 un phare de 83" de haut.

FLAHEL (Nicolas), écrivain-juré de l'Université de Paris au ziv* siècle, né à Pontoise vers 1350, mort en 1413, tenait, avec sa femme Femelle, une modeste échoppe d'écrivain près de l'église St-Jacaue.s-la-Boucherie. Ce personnage a été le sujet des' fables les plus absurcies. II avait acquis par des moyens qui n'étaient pas connus une fortune considérable ; on prétendit qu'il avait trouvé le secret de faire de l'or. Quoi qu'il en soit, on lui attribue la fondation de plusieurs hôpitaux et de plusieurs chapelles : il embellit les églises de St-Jacques-la-Boucherie et des Innocents. La source des richesses de Flamel parait se trouver dans les rapports qu'il entretenait avec les Juifs, très-persécutés alors: dépositaire de ce qui leur appartenait, il devenait propriéuire des biens de ceux qui mouraient en exil ou dans les supplices. On lui attribue plusieurs ouvrages d'alchimie, oui n'ont aucune authenticité. L'abbé Villain a donné VHist, critique de Flamel et de Femelle, Paris, 16«1.

FLAMINES, prêtres romains institués par Romulus ou par Numa, étaient ainsi nommés du flammeum, espèce de voile couleur de feu qu'ils portaient sur la tète, et dont ils enveloppaient leurs cheveux. Us se divisaient en deux'classes, lesFIamtnef majeurs et les Flamines mineurs. Parmi les premiers, on distinguait le FI. dial ou de Jupiter, le FI. martial ou de Mars, et le FL Quirinalj c.-à-d. de Quirinus oU Romulus. Le nombre des Flamines mineurs était illimité. Les Flamines majeurs étaient nommés par le collège même ; le peuple assemblé par curies élisait les mineurs. Les uns et les autres avaient pour costume une toge prétexte, pour coiffure un casque surmonté d'un petit cône allongé ou apex, — Le Fiamine dial, grand pontife de Jupiter, avait la chaise curule, la robe de pourpre, et se faisait précéder d'un licteur; mais il était soumis à une loule de pratiques bizarres et ridicules : ainsi il lui était dé-

fendu de toucher des fèves ou de la fuine levée; il ne pouvait passer une seule nuit hors de ^tma] ni aller à cheval, ni porter sur lui aucun nœud, etc. Si sa femme venait à mourir, il perdait sa dignité

FLAMINIE , Flaminia , une des sept prorinces du diocèse d'Italie sous l'empire romain, s'étendaiiik Modène à l'Adriatique, et avait pour bornes ifj l'Emilie, au N. la Vénétie, au S. la Valérie; cL-L. Ravenne. Elle correspondait à la partie orientile k la légation de Bologne, aux légations de Femn et de Ravenne, et à' une partie de ceUe de Forli. Elle devait son nom à la voie Flaminienne qui latnvffsait.

FLAMNIENNE (Voie), Flaminia via, une des grandes voies romaines, conduisait de Rome à Anmtnum par la Sabine, l'Ombrie, le pays des 5eiu«n. et avait 360 milles de long. Elle fut commencée h 221 av. J.-C. par le censeur Flaminius, dont eljr reçut le nom. On la prolongea depuis jusqu'à Aquilé^

FLAMININUS (T. quimtius), général romain. cc>& sul l'an 1-97 av. J.-C. Envoyé contre Philippe, h de Macédoine, et contre la Ligue Achéenne, ilbaru Philippe sur l'Aotts, détacha du parti de ce prii'. les Acnéens, avec lesquels il fit alliance, le déf: complètement lui-même à Cynoscéphales, et pes après proclama libres, aux jeux isthmiques, tootle9 villes grecques, mesure qui excita leur entks siasme (196). Il réduisit ensuite Nabis , tyran ir. Sparte, mais sans vouloir l'anéantir, et souleva ;«> Étoliens contre la domination étrangère. De retoc. à Rome, il y obtint les honneurs du triomobe; b cérémonie dura trois Jours. Envoyé en 194 à la cm: de Prusias, où Annibal avait trouvé un asile, 'ûicida ce prince à livrer son hôte aux Romiins, cc qu' Annibal ne put éviter qu'en s'empoisonnaot. Phitarque a écrit sa Vie.

FLAMINIUS NEPOS (C), consul Fan 223 av. J.-C. était plébéien, avait d'aboitl été tribun du peuple ^i avait proposé une loi agraire. Pendant son coosi lat, il battit les Gaulois Insubriens. Il fut de la^ veau nommé consul en 217 : brave, mais prêsHD»^ tueux, il eut Ll témérité de livrer bataille à Aonits. sans attendre son collègue et malgré les ordre dj sénat ; il fut complètement battu sur les bord^ di. lac Trasimène et périt dans l'action. Ouel(]uesanoée« auparavant (221), étant censeur, il avait fait euestruire la voie et le cirque qui portèrent son nom.

FLAMMA. F. calpdrnius.

FLAMSTEED (J.), astronome anglais, né en M àBerby, mort en 1719, fut le premier cbargé d^i travaux astronomiques à l'observatoire de Greenw ic: (1676). Avec des moyens fort imparfaits, il obtii: des résultats merveilleux. On a de lui : Bisiom talestisj 1712 et 1725 (c'est un des plus riches dép^' d'observations; on y trouve un catalogue de US étoiles). On lui doit un ma^'iûfique Atlas célesu. 1729. 11 proposa pour la construction des cartes uu^ projection qui diffère de celle de U ercator et qui eii connue sous le nom de projection de Flamsteed.

FLANATIQCE (Golfe), Flanaticussinus, edfoiktment de l'Adriatique entre l'istrie et l'Illyrie, estau] le golfe de Quamero.

FLANDRE. On donnait anciennement ce nom 1 tout le pays compris entre le Bas-Escaut, la mer da Nord, l'Artois, le Hainautet le BrabanL Elle fonn^: un vaste comté, qui avait pour capit. Gaad. On y di& tinguait le Comté de Flandre, la Flandre framiM, la Flanâre gaUicane, dite aussi Flandre weUhe ti loallonne, la Flandre allemande ou ftamoMi \t ciaprès). — Le sol de la Flandre est sablonueui, las ^^ marécageux, le climat humide et cependant mi sain en général; la culture y est très-active et Infertilité extraordinaire. Un grand nombre de nviëreseï de canaux sillonnent ce pays, et facilitent les irai^

Eorts. Parmi les premières, on remarque I'Esaot;li ys, la Dender, & Drume, l'Yser; parmi lescanaui. ceux de Gand à Bruges, de Bruges à Ostende, d< Dunkerque, de Fumes, de Nieuport, deLoOtCi^

FLAN

FLAN

Les principales produrlions sont les céréales, le lin, le chanyre . le colza, le houblon, le tabac; il y a peu de bois, mais beaucoup de pAturages: on y nourrit quantité de bêtes à cornes et des chevaux excellents. L'industrie principale consiste dans la fabrication de la bière, des toiles et des dentelles. Du temps des Romains, le territoire de la Flandre,

2ui faisait partie de la Gaule Belgique (Belgique 2*), uît occupé par les Ifortnt, nar une partie des Nerrit et des Menapii, Ces peuples opposèrent une vive résistance à César : les Nervîens a eux seuls armèn rent contre lui 60000 hommes et feillirent exterminer ses légions. Cette partie remuante de la Gaule Belirique se souleva, à la suite du Batave Civilis, 68 àp. J.-C. Le' Christianisme y fut hitroduit, sous Maximien et Dioclétien, par Piat, Chrysole et Eucher, tous trois martyrs. En 445 , Clodion , chef des Francs, vainqueur des Romains, envahit cette contrée et prit Toumay et Cambray. À cette invasion succéaèrent, en 449, les ravages d'Attila. En 486, Clovis s'empara du pays, mil, sous ses descendants, fit partie de laNeustrie; ufut administré par des gouverneurs dits Forestiers. Ce n'est qu'au vii* s.

qu'açparatt le nom de Flandre : encore ne s'éten rlait-il à cette épogue ou'au territoire de Bruges. C< ays fut compris wis le roy. de France par le traité

de Verdun, 843. En 862, il fut érigé en comté, vassal des rois de France, en faveur de Baudouin, dit Bras de Fer, gendre de Charles le Chauve, dont la famille le conserva jusqu'en 1119. Les comtes de Fi. étaient en 987 au nombre des six pairs de Hugues Capet. Deux comtes de Flandre eurent le titre de régent de France : l'un, Baudouin Y, fût tuteur de Philippe I; l'autre, Philippe, fils de Thierry, eut la tutelle de PhUippe-Auçuste. Un3«, Baudouin IX. fut empereur de Constantinople (1204)- Après l'extinction de la l** dynastie de ses comtes, la Flandre fut possédée, en vertu d'un testament de Baudouin VII, par Charles I, le Bon, fils de Canut, roi de Danemark (1119-1127), et après la mort de celui-ci par Guillaume Cliton« fils de Robert II, duc de Normandie, 'jme le roi de France Louis le Gros investit du comté ; mais Guill. Cliton périt l'année suivante (1128) au skége d'Alost Thierry d'Alsace, fils de Thierry, duc d < Lorraine, lui succéda et transmit le comte à ses d escendants. Dans les guerres de la France et de l'Angleterre, les comtes de Flandre prirent souvent [»arti pour celle-ci , malgré les liens ae vassalité qui i«s attachaient à la France. Après la mort de la comtesse de Flandre Harguerite II, qui avait épousé successivement Bouchard, seigneur d'Avesnes, et Ouy de Dampierre, la Flandre échut à Guy de Dampierre, un de ses fils (1280). La révolte de Guy contre Philippe le Bel^ en 1297, fut suivie de la con- 3uête et ae la réunion de son comté k la couronne e France; mais en 1302 les Flamands s'insurgèrent, battirent Philippe le Bel à Courtray, et obtinrent qu'on leur rendît leurs comtes (1304). En 1337, sous Louis I de Dampierre, les villes flamandes, à l'instigation du premier Arteveld, reconnurent comme roi de France £douard III d'Angleterre, et par lA donnèrent lieu à la guerre de Cent ans, entre les rois de France et d'Angleterre. En 1382, elles se révoltèrent, sous la conduite de Philippe Arteveld, contre Louis II, leur comte , qui ap()ela les Français à son secours, et ils s'attirèrent ainsi la terrible défaite de Roseb^cque. Après la mort de Louis II (1384), la dynastie française de Valois-Bourgogne remplaça celle des Dampierre par le mariage de Philippe I, duc de Bourgogne, avec Marguerite, fille de Louis II. Cette époque fut pour les villes de Flandre un temps de splendeur et de prospérité ; les villes populeuses ae Gand, de Bruges, dnfpres, etc., avaient accpiis par leur commerce des richesses immenses; mais, jalouses de leurs libertés, elles étaient sans cesse en querelle avec leurs seigneurs. Après la mort de Charles le Téméraire, qui avait toujours été en guerre avec Louis XI (1465-1 477), le comté de Flandre échut à sa fiUe Marie; celle-ci,

en épousant l'archiduc Maximilien. porta ce comté avec toutes ses dépendances dans la maison d'Autriche ; de là, les longues guerres de la France avec cette maison. En 1&26, le traité de Madrid, en abolissant la vassalité de la Flandre, brisa le dernier lien qui attachait ce pays à la France. Charles-Ouint l'incorpora aux 17 provinces qui formèrent le cercle de Bourffogne. Le traité des Pyrénées, en 16.59. rendit à la France quel(^ues villes de la Flandre et de l'Artois. Le traité de Nimègue lui donna tout l'Artois et une bonne partie de la Flandre avec un peu du Hainaut et la ville de Cambray (1678). La paix d'Utrecht (1713) conféra la Flandre non française à la ligne d'Autriche-Autriche: elle passa en 1740 à la maison de Lorraine-Autricne, mais toujours en restant partie intégrante de l'empire germanique. En 1792, les Français envahirent la Flandre impériale, et ils l'occupèrent depuis jusqu'en 1814. Ils en formèrent les aép. de la Lys et de l'Escaut. En 1814, cette partie de la Flandre fut donnée au roi des Pays- Bas, qui en fit deux provinces. Après le soulèvement des Belges en 1830, elle resta à la Belgique. Comtes de Flandre, 1** Dytuutie, Jeanne, qui épousa

Baudouin I, 862 Femand de Portu-

Baudouin II, 879 gai, puis Thomas

Arnoul I et Bau- de Savoie, 12U6

douin III, 918 Marguerite II, qui

Arnoul II, 965 épousa Guillaume

Baudouin I Y, 989 de Dampierre. 1244

Baudouin V, 1036 * Dynastie de Dampierre.

Baudouin VI, 1067 Guy, 1280

Arnoul III, 1070 Robert III, 1305

Robert I, 1071 Louis I, 1322

Robert II, 1093 LouisJI. 1346

Baudouin VU, 1111 Marguerite III, de

Divers. Dampierre, épou-

Charles I de Dane- se Philippe I , duc

mark. 1119 de Bourgogne, 1384

Guillaume Cliton de Dynastie des ducs de

Normandie, 1127 Bourgogne.

Dynasties d^ Alsace et de Jean sans Peur, 1405 Hainaut. Philippe II . le Bon ,1419

l'hierry I, d'Alsace, 1 1 28 Charles II , le Témé- Philippe, 1168 raire, 1467

Marguerite I, qui Marie, aui épouse

épousa Baudouin Maximilien d'Au-

VIII , comte de triche, 1477

Hainaut, 1191 Dynastie d^ Autriche.

Baudouin IX, em- PhinppeIIU{e/?«au,1482

pereur de Constan- Charles III (Char-

tinople, 1194 les-Ouint), 1506

M. Van Praet, en 1828, et M. Ed. Leglay, en 1844, ont donné VHistoire des comtes de Flandre.

FLANDRB ALLEMANDE, FLAMANDE OU FLAMINGANTE.

partie maritime de l'anc. comté de Flandre, s'étendait entre la mer du Nord et la Lys, et avait pour v. princ. Gand et Bruges. On y parlait le flamand.

FLANDRE FRANÇAISE, prov. sept, de l'auc. France, au S. de la préc., avait pour capit. Lille; autres v. princ. : Douai, Casseî, Dunkerque, Hazebrouc|^. Bile était ainsi nommée, même avant d'appartenir à la France, parce qu'on y parle le français pur. Elle forme auj. la plus gfrande partie du dép. du Nord (les 4 arr. de DunKerque, Hazebrouck, Lille, Douai). -^ Elle appartenait (Tabord au comté de Flandre, et fut cédée à la France en 1678, par la paix de Nimègue. Envahie en 1791 par les Autrichiens, elle Tut un instant occupée, malgré l'héroïque résistance des Lillois; Pichegru la reprit en 1793.

FLANDRE GALUCANE, dite Russi Flandre welche ou waUone, partie de l'anc. Flandre, comprise entre la Lys au N. et la Flandre française au S. 0. : Tournay en était la ville principale. On l'appelait ainsi parce qu'on y parlait le dialecte wallon.

FLANDRE imp£rialk, partie de l'anc. Flandre située sur les 2 rives de l'Escaut, s'étendait, sur la r. g., de Gand à Anvers, et sur la r. dr., entre l'Escaut i:i

l'LAX

FLEM

la Dender, comprenant le comté d'Alost. C'est la partie K. de la Flandre orientale actuelle.

FLANURB OCCIDENTALE, prov. du rov. actucl de Belgique, bornée au N. et au N. û. par la mer du Nord, à l'E. par la Flandre orientale, au S. par le Hainaut, au S. 0. et à l'O. par le dép. du Nord ; 70 kil. sur 60; 660000 hab.: ch4., Bruges. La Flandre occid. , partie occid. de rancien comlé de Flandre, formait avant 1814 le dép. français delaLys. Elle est divisée en 4 arr. (Bruges, Courtray, Fumev, Ypres).

KLANDRB ORisNTALB, prov. du roy. de Belgique, horniaau N. par la zMande, à l'E. par la proT. d Anvers et le Brabant mérid. , au S. par le Hainaut, à ro. par la Flandre occid.; 60 k. sur 53; 800 000 h.; ch.-l.. Gand. La Flandre orient., partie de l'ancleo comté de Flandre, formait avant 1814 le dép. français de l'Escaut. Elle se divise en 4 arr. (Gand, Oudenanle, Dendermonde, Eecloo).

FLANDRIN (Hippolyte), peinti*e français, né à I.yon en 1809, m. en 1864. Êlove de M.'lngres, il S!» il-. ::i d'.'ilior : à ia peinture hislurique. cl composa plusieurs œuvres rerr.arquables, S t- Cl air guérissant les aveuglesy Euripide écrivant ses tragédies, Dante dans la cercle des envieua, le Christ et les petits enfants . St-Louis dictant ses commandements , St-Louis prenant la croix pour la 2' /"ow, Mater Dolorosay Napoléon législateur, etc. Il exécuta les peintures murales de St-Germaia des Prés et de St-Vincent de Paul, etc., et y fit preuve, comme peintre, d'un sentiment religieux très-élevé. U a surtout excellé dans le portrait, où il compte pei* d'égaux pour la vérité et l'expression. II était, .emhre de l'Académie des Beaux-Arts, où son Éloge a été lu par M. Beulé (1864).

FLASSAN (Gaétan raxis, comte de), historien, né en 1770 dans le ComUt-Venaissin. On lui doit une Histoire de la diplamatùi française^ 1808, et une Histoire du congres de Vienne, 1829.

FLAVIA, famille romaine. V. plavius.

FLAVIE CÉSARIENNE, Flavia C/esariensity une des 5 prov. du diocèse de la Bretagne romaine, comprenait les comtés de l'E. situés au N. de la Tamise, et avait pour ch.-l. Venta (Winchester),

FLAVIKN (S.), fut élu en 381 patriarche d'Antioche du vivant de son prédécesseur Paulin, ce qui fit naître dans l'église de Syrie un schisme qui ne fut éteint que sous Innocent I. Flavien plaida auprès de Théodose en faveur des habitants de sa métropole, -ui dans une sédition avaient renversé les statues e rèrapereur et de l'impératrice, et il obtint leur grâce. S. Ghrysosiôme nous a conservé le discours admirable qu'il prononça à cette occasion. Il mourut en 404. — Un autre Flavien, évoque d'Antioche en 498, se rendit suspect de nestorianisme, fut déposé en 51 1 et exilé à Pétra, où il mourut en &18.

FLAVIEN (S.), patriarche deConstantinopluen 447, fit condamner Eutychès en 448, et péril en 449 à f.phèse, victime des violences des Kutychéens. On rh(»n. le 15 ou le 18 février.

FLAVlKNS (les), famille romaine. Y. flavius.

FLA VIGNY, ch.-l. de c. (Côte-d'Or), à 14 k. K cg Semur; 850 h. Auis très recherché», bons vins rouges. Belle église gothique.

FLAVIOBRIGA, auj. Bilbao, V. d'Hispanie (Taiv raconaise), chez les Cantabres, sur la côte.

FLAVIUS, nom d'une famille plébéienne de Rome, de laquelle étaient issus les empereurs Vespasien, Titus et Domitien.— Constance Chlore, Constantin le Grand, portèrent aussi ce nom.

FLAVIUS (Cneua), scribe ou secrétaive d'Appius Claudius, fils d'un affranchi. Il déroba à Appius et publia un recueil des formules sans lesquelles une procédure ne pouvait être valable, formules que les patriciens avaient jusqu'alors cachées soigneusement au peuple. Il acquit par là une grande popularité. U fut élu édilu uurule et tribun du peuple (303) et entra dans la suite au sénat.

FLAXMAN, sculpteur et dessinateur anglais, né

à. York en ] 755, m. en 1826. U fut nomme en 1810 membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture de Londres et professeur dans cet établissement, l'i: estime surtout de lui les monuments funèrairt!:> de Howe et de ATe/^on à St-Paul, celui du cornu Mamfeld à Westminster, du poète CoUinSj àChichesttr ; k Bouclier d'Achille^ bas-relief d'après l'ihode.lesvutues de Reynolds et de Washington. U fit de \>aA dessins au trait pour les œuvres a'Humère, d'Hé2>;v<i. d'£8chyle et de Dante. Cet artiste appartient à Yk'A classique : il unit l'élégance à la noblesse ; il ioventt et compose bien ; mais , 4ans ses œuvres de ^ .liv ture, le f)ni laisse à désirer. Son Ofuire, gria par Réveil, a été publiée à Paris, 1832, 1 \cl :

FLÊCBlfiR (Esprit), évêque et orateur sairi. :. en 1632 à Pernes, dans le comtat d'Avignoo, ili.nfamille d'artisans, entra dans la congrégation <lt' .. Doctrine chrétienne à Tâge de 16 aus, profe^^vuli bord la rhétorique à Narbonne, vint 2t Paris en lui, et obtint la place de lecteur du Dauphin par h \>htection du gouverneur de oe prince, le duc de Mi : tausier. Fléchier se fit d'abord connaître par à.< sermons qui obtinrent du succèsj mais il ré>N^ surtout dans l'oraison funèbre. Les deux premi*: >> qu'il prononça furent celles de la duchesse de .M> <itausier (16T2) et de la duchesse d'Aiguillon (Ib'u Kn 1679 il prononça celle (le Turenne j c'est là •juson talent s'éleva a toute sa hauteur. Louis Xiv .t nomma en 1685 i l'évêché de Lavaur, puis, en U^', à celui de Ntmes. Ce diocèse était rempli de Ca.vinistes, et Tédit de Nantes venait d'être rév^ur: (•'léchier sut pourtant se concilier l'affection générale. U mourut en 17 10, regretté de tous égalema.t. Cet orateur se place après Bossuel dans l'oraisori funèbre; sa pensée est en général noble, elle u'e>t H toujours élevée; son style eikt 11 eu ri, plein >n >■monie, mais il pèche souvent par une symétrit: ....notone dans l'arrangement des phrase», et surb-ii par l'abus des «^ntilhùses. \\ avait été reçu à l'Académie en 1675. Ses OEuvres ont été publiées en VX par Ducteu^, 10 vol, in-8. Qn y remarque, aTec les Oraisons funèbres, des Sermons , des Fam-gyrm^ de sainte f une Vie de Commendony et |nlia des i/ittoireê de Théodose et de Ximénés^ (jui ont plus ae mérite littéraire que de valeur Uistoric^ue. IUlaiv<; de curieux Mémoires ifur ks grands-jours <U ^ '(^' mont, publiés en 1844 seulement par M. Gonod.

FLEETWOOD (Ch.), gouverueur d'IrUude s'U. Cromwell, fils de W. tleetwoû4, échanson desroj Jacques J et Charles I, prit de bonne heure du yfvice, se fit élire membre du lon)»'-parlemt^nt,>j déclara contre Charles I, fijt en I6i7 un des cccmi&saires chargés par l'armée de traiter a\ ec le [ ^f- Icment, et contribua en 1650 au gain de la bai: U de Worcester. U épousa la fille de Cromwell, vt^^e d'Ireton; son beau-père le nomma alors ci>u^m<iÇ' uant générai des troupes d'Irlande, puis vice ru< ^' cette Ue. Néanmoins, Fleetwood s*op{>osa à ce;-- Cromwell prît le titre de roi , et fut même un des\-^ miers à faire déposer son fils HichardCrûmwell. T ' scrit après la restauration des Stuarts, il mourut ^^^-^ l'obscurité. C'était un homme faible et sans résoiuu.{>

FLËIX, vge du dép. de la Uordogne. à 22 i^il> ^'de Bergerac; 1600 hab. Il y fut signé en là^u^ traité qui fit trêve aux guerres religieuses.

FLEMING (Abraham), écrivain anglais, né à Londres vers le milieu du xvi* siècle, a traduit les^uçoliques et les déorgiques de Virgile, 1575; lese)'^ Ire» de Cicéron, les Lettres de Pliae, U"6, d * composé quelques ouvrages : Combats entre le i^" ^' la vertu, 1582 ; le Diamant dfi la dévotion ^ 15S6, efa^

FLEMMINÛ (J. H., comte de), général suédois, w en 1667. mort en 1728, entra de bonne heure «a service de l'électeur de Saxe Jeau-George, qui I "«>' nora de son amitié, et fut nommé parFrédérc- Auguste, successeur de ce prince, fela-marôcùai «^^ [iremier miuistre. U contribua puissamment à ^'^^'' 1er sur la télc de son m^iUre la c-jurunne de Poli**^^'

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4111 lui était disputée par le prince de Conti. Il poussa avpc vi{?iieur la guerre contre Charles XH, et il ne tint pas à lui que ce prince ne fût arrêté lors de la visite imprudente quMl vijU faire ^ Dresde au roi Auguste. Après la bat. dePultawa, 11 es§ava vainement d'assurer la Livonie à la Saxe , et de décider \0 roi de Prusse à déclarer la guerre à la Suède.

FLËNSBOBG, v. murée du Danemark (Sleswig), à 29 k. N. de Sleswig. sur le Flensborg-fiordj UOOO h. Port SÛT et profond, étroit d'entrée; chemin de fer. Hôtel de ville, théAtre, bourse, école de navigation. Toile à voiles, tabac, savon, papier, bleu de Prusse; fonderie de cuivre; raffinerie de sucre , eau-de-vie de grains, teintureries; chantiers de construction. Commerce actif, armements pour lapAche ^u Groenland.

FLERS, ch.-l. de c. (Orne), à 21 kil. N. de Donjfront; 4895 hab. Toiles, coutils, basins.

FLESSELLES (Jacques de), prévôt des marchands (|p Paris, né en 1721, fut une des premières victinies de la Révolution. Accusé d'entretenir des remuions avec la cour et de tromper le peuple en l'abusant par de fausses promesses d^armes et de munitions, il fut tué d'un coup de pistolet à l'hôtel '1« ville, le U juillet 1789, jour de la prise de la Ha.stille. Sa tête fut coupée et promenée dans les rues au bout d'une pique.

FLESSINGCE, Vlissengen en hollandais, v. forte du roy. de Hollande (Zélande), dans l'île de Walcheren, à 6 kil. S. 0. de Middelburg. à l'emb. du Hondt (bras de l'Escaut); 8000 hab. Excellent port militaire et marchana ; chantiers de construction ; bassin pour 50 vaisseaux; siège d'une amirauté, etc. Patrie de Ruvter. — Flessingue efel la !'• ville qui, en 1572, se déclara contre les Espagnols. En 1685 le prince d'Orange l'engagea à la reine Elisabeth en garantie d'un prêt fait à la Hollande : les Anglais la gardèrent jusqu'en 1616. Réunie à la France de 1807 à 1814, elle fut bombardée par les Anfflais en 1809 : c'est alors que fut détruit son superbe nôtel de ville. . KLETCHER (Richard), prêtre anglican, fut chargé •'n 1587 d'accompagner Marie Stuart à l'échafaud, ^t montra contre cette malheureuse reine une ani- Qiositô fanatique. Lorsque la tête eut été tranchée, il à(!'cria : c Périssent ainsi tous les ennemis d'Élisa- Ijeth !» Il fut fait, en récompense de son zèle, é venue de Bristol, puis de Londres. Cependant il mourut disgracié, en 1596. Ce prêtre s'était marié deux fois.

FLETCHER (John), auteur dramatique, filç du précédent, né en 1576, dans le comté de Northamp ton, fut destiné au barreau, mais renonça à cette carrière pour les lettres, se lia avec le poète Beauînont, et donna en société avec lui plus do 50 pièces, 'fciKijdies et comédies. Il survécut à son ami , inoiten 1615, et iitseul quelques nouvelles pièces. Il mourut de la peste en 1625. Autant qu'il est pos- ''il)le de distinguer les ouvrages des deux amis, on "^time davantage les comédies de Flelcher; elles l^r, lient par l'esprit, la vivacité et la fidélité des i^iiinture^ de mœurs. Les meilleures sont : le Fat, le f'apitaine y le Voyage des amants, V Ennemi des ff-mmes. Contemporains de Shakespeare, Beauniont ^'t Fletcher eurent de leur temps plus dé vogue que ''■€ grand poète. L^édition la plus complète de leurs 'Puvres est celle de Dyce, Londres, 1844, llvol. in-8. Klles ont été traduitesdansles Cheft-<CcBUvre des tMd- «rwrfiranperi, 1823 et séparément par E. Lafond,1864.

VLETCHER UB SALTOUN (André), patriote écossais, ««é à Salioun en 1653, mort à Londres en 1716. Membre du parlement d'Ecosse, il se montra orateur >^'nergique, républicain zélé, combattit* successiveiQ^nt le Kouvernement de Charles II , de Jacques II •^'t de Guillaume III, entra dans la conspiration de Monmouth, et ^opposa toujours à la réunion de i,Kcoue et de l'Angleterre. 11 a laissé quelques 'xrits politiques qui ont été réunis à Glasgow, 1749. , I^LKlTftANGE ou fi^eurahges, ch.-l. de c. (Gers), •* 11 kil. B. de LMtoure, 2900 hab. Jolie ville. Com- »iiefce eu graiiis, eau-d*i-vie, plumes d'oie, eic. —

Ane. seigneurie qui a donné son nom à un membre de la maison de La Mark. V. mabk (Robert III do la). FLËUBl^U (Ch. P. cuiRET. comte de), ministre de la marine sous l.ouis XVI, membre de l'Institut, né à Lyon en 1738. n). en )810, entra dès l'âge dp 13 ans au service ae mer et pQontra de bonne heuto une habileté et une instructpn surprenantes : efi 1763, il fabriqua, de concert avec Ferdinand Beithoud, la première horloge marine qu'on eûtencoip vue. Nommé en 1776 directeur général des ports et arsenaux, il dirigea les opérations navales de \^ guerre d'Amérique et fournit les plans des voyages de découverte entrepris par LaPérouse et le chevalier d'Entrecasteaux. Appelé en 1790 au ministère de la marine, il donna sa démission l'année suivante, et fut nommé gouverneur du jeune Dauphin (Louis X v il). Il devint membre du Conseil des Anciens en 1797; fut exclu de cette assemblée le 18 fructidor, et appelé par Bonaparte au conseil d'État après le 18 brumaire. On a de lui : Découvertes des Français dans le S. E. delà Nouv.-Guinée en 17G8 et 1769, Paris, 1790; te Neptune Amériço-sevtentrionaL 1780; Le Neptune des mers du Nord^ 1794. On lui doit aussi la rédaction du Voyage autour du monde fait pendant les années 1790 et 1792, par Etienne Marchand, an vi (1798). Ses ouvrages sont précieux par l'exactituile des détails et la perfection des cartes hydrographi-

3ues. — On adonné son nom à une baie de la Terre eDiémen, sur la côte orientale, découverte en 1802 par Baudin; —et à une île située à l'extrémité N. 0. delà Terre de Van Diémen, découverte en 1798 par Flinders, puis explorée par Kreycinet.

FLEURUS, V. de Belgique (Hainaut). dans une vaste plaine, près de la Sambre (r. Ç.)» * H J^'l- ^• E. de CharlerOi; 4000 h. Station. Cailloux roulés de quartz hyalin dits diamants de Flcurus. — Celle v adonné son nom à 4 bâta. Iles mémorables : la l^^en 1622, entre l'armée espagnole sous les ordres de Gonzalès de Cordoue, général de la ligue catholiaue, et les troupes de l'Union protestante commandées par le bâtard de Mansfeld : les deux partis s'attribuèrent l'avantage, — la 2* en 1690 : le maréchal de Luxembourg y défit G. Frédéric, prince de Waldeck, l'un dés plus habiles généraux de la ligue d'Augsbourg; — la 3* livrée le 26 juin 1794 (8 messidor an u) : le général Jourdaû y défit les Impériaux sous les ordres du prince de Cobourg; c'est la plus importante* elle donna la Belgique à la France* c'est à celte bataiue qu'on fit pour la !'• fois usage de l'aérustat; — la 4', plus communément appelOe bataille de Ligny, eut lieu le 16 juin 1815 : Napoléon y défit complètement le général prussien BlUcher.

FLEURY, FLoriacumy nom commun à un grand nombre de bourgs et villages de France. Les plus connus sont : 1" un vge du dép. de l'Aude, à 16 k.' N. E. deNarbonne ; 1305 h. Ane. baronnie érigée en 1736 en duché-pairie pour un neveu du cardinal de Fleury; — 2* Fleury-sur-Andelle (Eure), ch.-l. de c, à 15 k. N. des Andelys; 1400 hab. Église toute moderne. Filatures, tissage mécanique, imprim. sur indiennes;— 3»FIeury-sur-Loire ou Saini-Benoît-sur- Loire, bourg du Loiret, à 36 kil. N. 0. de Gien; 1640 h. Ane. monastère de Bénéflictins, où se conservaient les reliques de S. Benoit; il n'en reste que l'église, qui renferme le tombeau de Philippe I. La bibliotnèque était une des plus riches de France.

FLEURY (l'abbé Claude^, sous- précepteur des "enfants de France, né à Pans en 1640, mort en 17*2:^ embrassa l'état ecclésiastique en 1667 après avoir été pendants ans avocat au parlement; fut nommé eu 1672 précepteur des princes de Conti, et devint en 1689 sousjp récepteur des ducs de Bourgogne, d'Aniou et de Berry, petits-fils de Louis XIV, dont Fénelon était le précepteur, et fut nommé en 1717 confesseur de Louis XV. Il avait reçu en 1706, commu récompense de ses soins, le prieuré d'Argenteuil, et avait été admis à l'Acad. française en J6!»6. Fleury e^t surtout connu par ses ouvrages: les principaux soui

FLIB

FLOR

le Catéehitme historique ^ 1()79; les Mœurt des Israélites, 1681 \ les McBurs des Chrétiens, 1682 ; Traité du choix des études^ 1686; enfin, V Histoire ecclésiastique, précédée du Discours sur celte histoire, 1691 et années suivantes , 20 toI. m-4 : c'est le plus important de tous. Cette histoire s'étend depuis rétablissement du Christianisme jusqu'en 1414. Il en a paru chez Didier en 1840 une nouvelle édition en 6 vol. grand in-8, avec 4 livres inédits, qui contiennent rouisse du xv* siècle (1414-1517). On trouve dans VHutoire eulésiaitique de Fleury un style facile et naturel, une vaste érudition, une morale pure, de sages réflexions; mais la critique y est quelquefois outrée : son 9* Discours sur Péglise gallicane a été mis à V Index à Rome. Hondet a réuni ses Ofmscules en 5 vol., Nîmes, 1780; Ëmery a publié en 1807 de Nouv. Opuscules.

FLEURY (André Hercule de), cardinal et ministre, né à Lodéve en 1653, fut d'abord aumdnier de Loui.s XIV, devint en 1698 évéque de Fréjus, fut choisi en 1715 par le vieux roi mourant pour être précepteur du jeune Louis XV, et sut gagner toute ta confiance de son élève. En 1726 il fut chobi pour 1-emplacer le duc de Bourbon dans la charge de premier ministre; la môme année, il fut nommé cardinal. Il montra de la sagesse dans Padministration inlérieure, diminua les impôts et mit quelque ordre dans les finances; mais il ne sut pas maintenir l'innuence de la France au dehors, et abandonna Stanislas, roi de Pologne , dans la guerre qu'il soutenait pour reconquérir son trône; cependant, parle traité de Vienne (] 736). il fit céder par l'Autriche au roi déchu les duchés de Lorrain'e et de Bar, en stipulant Ïue ces duchés, après la mort de Stanislas, revienraient à la France. Dans la guerre de la succession (1740), le cardinal ne fil pas encore jouer à nos armées un rôle bien brillant, mais il ne vit pas la fin de cette guerre : il mourut en 1743. Honnête, désintéressé, simple et sans faste, Fleury eut les qualités de l'homme privé plutôt oue les talents du mmistre. Il avait été au membre ae l'Académie française en 1717, de celle des sciences en 1721 , de celle des inscriptions et belles-lettres en 1725, et avait les titres de proviseur de Sorbonne et de supérieur de la maiaon de Navarre.

FLEURY (J. BËNARD, dit), Célèbre comédien, né en 1750 à Lunéville, mort en 1822, était fils d'un des acteurs de la troupe du roi Stanislas. Il débuta à la Comédie-Française en 1772. et réussit parfaitement dans les rôles de petits-maîtres, de courtisans, de mauvais sujets. On ne se lassait pas de l'applaudir dans le Chevalier à la mode, V Homme abonnes fortunes, et surtout dans le marquis de V École des bourgeois. Il quitta la scène en 1818. On a publié en 1836 de prétendus Mémoires de Fleury , faits d'après quelques notes trouvées dans ses papiers après sa mort.

FLËVO (lac), lac situé jadis au N. du Rhin inférieur, dans le pays des Bataves, et qui communiouait par un étroit canal (dit Flevum oUium), avec rOcéan Germanique. L'irruption des eaux de l'Océan en 1225 l'agrandit et en fit le Zuyderzée actuel.

FLIBUSTIERS (de flyboat, vaisseau qui vole; ou plutôt de free booter, hbre pillard), pirates des Antilles qui se sont fait un nom dans le xvii* siècle par leur audace et leur acharnement contre les Espagnols. Descendus de ces Boucaniers de l'Ile de St- Domingue dont les Espagnols avaient détruit le commerce, ils s'établirent oanA 111e de la Tortue près de St-Domingue, d'où ils couraient les mers, pillant les colonies et les vaisseaux espagnols, et dissipant ensuite leur butin dans la débauche. Les plus fameux furent : l'Anglais Morgan, qui prit Panama en 1670; Pierre Legrand, de Dieppe, qui avec une barque montée par 28 nommes enleva le vaiseau amiral espagnol ; Nau VOlonnais et Michel le Basque qui prirent Maracaîbo. et Monbars l'Exterminateur qui en 1683 s'empara delà Vera-Gruz. Le dernier exploit de ces pirates fut la prise de Carthagène (Amérique) ,

dont iU s'emparèrent en 1697. à l'aide d*UM flotte de corsaires Irançais. Depuis cette époque leur nombre diminua sensiblement : l'histoire n'en parle plus après le xvu* siècle. Œxmelin (1775) et Archenholi (1804) ont écrit VHistoire des Flibustiert.

FLINDERS (Matth.), navigateur anglais, né vers 1760, mort en 1814» parcourut en 1798 avec Bass 1« côtes de la Nouv .-Hollande, découvrit le détroit de Bass oui sépare la Terre de Van Diémen du continent, et puDlia à son retour : Voyage aux Terres austnla pendant les années 1801-1803, Londres, 1814.

FLINDERS (Terre de), partie de la côte S. de l'Australie, entre les 130* et 136" de long. S., est bornée à l'O. par la Terre de Nuyts.

FLINSBERG, v. desfiUU prussiens (Silésie), près de la Oueiss, à :Lb k. S. 0. de Lœwenberg; 2â00 b. Terrerie. Eaux minérales.

FUNT, V. d'Angleterre (pays de Galles), ancien ch.4. du comté de Flint, à l'enu>. de la Dee età 17 k. S. 0. de Liverpool; 3210 hab. Bains de mer. Raine; d'un château fort. Richard II (ùt pris près de là et forcé de céder sa couronne au duc de Lancastre (Henri IV), en 1399. — Le comté de Flint, entre ceux de Denbigh à VO., de Ghester à l'E. et la mer d'Irlande au N., a 45 kil. sur 20 et 70000 hab. lU pour capit. Mold, qui a récemment remplacé Fliat. Pâturages, grains; plomb, houille, zinc, etc.

FLIZE, ch.-l. de c. (Ardennes), à 7 kil. S. E. de Mézières: 300 hab. Ane. château, converti en manufactures de draps, forges, fabriques d'essieux.

FLODDBN, hameau d'Angleterre (Northumberland), à 18 kil. S. de Berwtck, est célèbre parla bat. oui s'y livra en 1513, entre les Anglais, commandés par Surrey, et les ficossais, commandés par Jacques IV : le roi d'Ëcoese y périt avec presque toute sa noblesse.

FLODOARD, chroniqueur français, né à £pema) en 894, mort à Reims en 966. était chanoine de u cathédrale de cette ville. On a de lui une Histotn de V église de Reims, écrite en latin, et pleine de recherches aussi exactes que savantes, publiée par Sirmond, Paris, 1611; par Colvener, Douai, 1617. et réimpr., avec une trad. franc, de M. Lejeune,paf l'Acad. de Reims, 1854; et une Chronique estimée. qui s'étend de 919 à 966, publiée par Duchesne. et trad. par M. Guizot dans sa ColleUion des Mimotfti relatifs à Vhisioire de France, .

FLOGNY, ch.-l. de c. (Yonne), à 14 kil. N. 0. de Tonnerre, sur l'Armançon et le canal de Bourgogne, est traversé par le chemin de fer de Paris à Lyon; 38*3 hab. Aux env. , restes d'un camp romain.

~ ■ , né TCR

'empereu' . .»»«.«.v ** , «. ^*«* «««« .«» • jeune dans l'ordre des Templiers. Marin et guerrier, il s'éuit déjà sigou^ à St-Jean-d'Acre contre les Musulmans, et en Sicile en combattant pour Frédéric contre les princes ae la maison d'Anjou, brsqu'il offrit ses semces, en 1303, à l'empereur grec Andronic, pressé pari^ Turcs. Il passa en Anatolie en 1304 avec une année compoBée de Catalans. d'Aragonais etd'AlmogaTare^, battit les Turcs en plusieurs rencontres, «* °°"^ d'Andronic en récompense la main de sa °i^/'f le titre de César; mais, sa faveur ayant excitélaF lousie de Michel . fils de l'empereur, il Ait égorgé !«' ordre de ce prinee, 1307. Ses soldaUle vengèrent en ravageant les provinces byzantines. . >.

FLORAG, ch.-l. d'arr. (Loière), à 35 kil. S.S. û« Monde, sur le Tamon, près de son confluent iteci Tarn: 2000 hab.Trib. de !'• inst., église calvuufiie. Eau minérale, mûriers, vignes. ,,. .

FLORAUX (Jeux), fêtes célébrée* à Rome en lûon-

neur de la déesse Flore. V, flobe.

Dans les temps modernes, on a donné ce nom *«' institution littéraire qui existe àToulouse etqu" P^ , but d'encourager la poésie. On y distribue a^me'^ leurs vers des prix qui consistent en <»'';;,./ fleurs, d'or ou d'argent, telles que la violetic.

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Rlantine,Ie souci, l'amarante, \e Us. Cet institution fut fondée en 1322 par plusieurs poètes qui se réunirent pour former ce qu'on appela le CoUége de la gnie teimce; elle fut renouyelée Ters 1500 par Clémence Isaure, et fut, en 1695, érigée en académie, Elle subsiste encore aujourd'hui. La distribution des prix a lieu, chaque année, le 3 mai.

FLORE, Flora f déesse des fleurs et des jardins cbes les Romains, épouse de Zéphyre, était représentée la tête et res mains chargées de fleurs. Son culte, établi chez les Sabins, fut introduit à Rome par Tatius. On célébrait en son honneur les jeux floraux, qui avaient lieu à Tépcoue de la floraison (avril) . lis se célébraient la nuit : il y régnait une grande licence. Renouvelés vers 230 av. i.-C., ces jeux ne devinrenPt annuels au'à partir de 174 av. J.-C. Selon Lactance, le culte de la déesse Floreaurait pour origine un legs qui aurait été fait au peuple romain par une courtisane nonnnée Flora, à la condition qu'on célébrerait tous les ans une fSte en son honneur.

FLORK (Ste), née à Cordoued'un père musulman, fut élevée par sa mère daos la religion chrétienne et subit le martyre plutôt que d'abjurer, en 851. On l'honore le 24 nov.

FLORE (FRANC-) , peintre flamand. V. flous.

FLORENCE. Florentia Tuscorum chez les anciens, Firenxe en italien, capitale de la Toscane, sur l'Arno, dans une situation délicieuse, à 372 kil. N. 0. de Rome, et à 1400 kil. S. E. de Paris; 1 10000 hab. Archevêché, résidence de l'administration; cour d'appel, université fondée en 1438, école de médecine et de chirurgie, écoles pies. Edifices superbes et qui en font une des plus belles villes du monde : palais Pitti , Vieux -Palais ou degli Offici, contenant la galerie de Fbrence ou de Médicis, nombreux palais appartenant à des particuliers; magnifique catnédrale dite Duomo; belles églises; beaux lardins et agréables promenades, notamment celle des Caséine; places vastes et richement décorées; neuf théâtres (la Pergola, Cûcomero^ etc.). Les statues, tableaux et vairès objets d'art se trouvent en profusion à Florence. Cette ville a de plus beaucoup d'établissements scientifiques, artistiques et littéraires (bibliothèques Magliabecchiana, Laurentine, Musée florentin, Musée d^stoire naturelle); plusieurs acad. et sociétés savantes, entre autres FAcadémie délia Crutea; une célèbre école de peinture, un observatoire, etc. Florence fabrique les taffetas dits florence^ des chapeaux de paille, des lainages, de la carrosserie, des instruments de mathématiques, des parfums et des liqueurs; on y fait de belles mosaïques en pierre dure. Patrie des Médicis, du Dante, de Boccace. de Machiavel, de Guicharain, de Villani, de Marsile Ficin, d'Améric Vespuce, de Cimabué, de Brunelleschi, d'André del Sarto, et d'un grand nombre de peintres qui ont formé l'école dite Florentine ; des musiciens LuUi et Chérubin! , de plusieurs papes, entre autres LéonX. — Florence existait du temps des Etrusques, mais elle n'eut auelque célébrité que quand Sylla en eut fait une colonie romaine (81 av. J.-C.). £lle était au pr* siècle la capit. de laprov. d'Ëtnirie. Stilicon y remporta une grande victoire sur Radagaise en 406. Prise et reprise successivement par Totila, par Narsès, elle fimt par être ruinée : Charlemagne la releva en 781 . Tout en faisant partie du marauisat de Toscane, elle resta à peu près maltresse d'ellemême et finit par s'ériger en république. Longtemps étrangère aux factions qui décniraient l'Italie, elle elle était arrivée à un haut point de prospérité; mais en 1215 elle prit part à ces discordes, et depuis ce temM elle devint la proie de l'anarchie : elle fut dans l'Italie centrale le siège de la puissance des Guelfes. Son gouvernement subit de fréquentes variations; cependant sa tendance fut éminemment démocratique : elle s'érigea en république en 1250 et se donna en 1282 une constitution dite Ordinamenti di giuttixia, qui fit arriver au gouvt les Àrtt majeure (le i$ros oommerce). Souvent en guerre avec 1 empire,

avec Milan, avec les Pisans, avec les papes; soumise à Naples de 1314 à 1317. puis de 1326 à 1328; à Gautier de Brienne, duc d'Athènes, de 1342 à 1343; gibeline un instant, de 1378 à 1383, elle acquit au milieu des guerres Pistoie, Arezzo, Pise, Gortone, Livoume, et s'assura la domination de toute la Toscane. Elle tomba à partir de 1421 sous l'influence des Médicis, et finit, malgré quelques révolutions passagères, malgré l'occupation momentanée des Rninçais (1494) et les prédications de Savonarole, par devenir le patrimoine de cette famille. Elle conserva d'abord le nom de républicjue: mais, à partir de 1569, Florence et son territoire nirent érigés en grand-duché sous le titre de grand-duché de Toscane (F. ce nom). — A Florence se tint en 1439 le 18* concile œcuménique, suite de celui de Ferrarc, qui lui-même faisait suite à la partie du concile de Bâle tenue de l'aveu du pape. On s'y occupa des moyens de réunir les églises d'Orient et d'Occident. Cette ville fût désolée en 1348 par une peste horrible, dont Boccace a laissé une célèbre description.

Le nom de Florence a été donné i plusieurs villes des Etats-Unis : la plus importante est dans l'Aiabama, sur le Tenessee; 2000 hab.

FLORENCE (le cardinal de). F. zabarella.

FLORENSAC, ch.-I. de c. (Hérault), à 8 kil. S. E. de Pezenas ; 3525 hab. Beau pont suspendu.

FLORENT (S.), abbé du monastère de Glonne, auj. St-Florent-le-Vieux, mort au commencement du v* siècle. On le fête le 7 nov. — Il ne faut pas le confondre avec S. Florentin, qui est bon. le 27 sept.

Le nom de Florent a été porté par plusieurs comtes de Hollande. F. hollande (liste des comtes).

FLORENTIA, auj. Fiorenxwlki et Florence.

FLORÈS, une des Açores, la plus occid., par 33* 28' long. 0., 39- 33' lat. N. ; 15000 hab. : 26 kil. sur 14.; ch.-l.. Flores. Orseille, vins, grains, bons fruits.

FLORÂs, une des Iles de la Sonde, par 117*37-120* 45' long. E.. 7* 53'-9* 3' lat. N. : 310 xil. sur 90. On y remarque im volcan. Cannelle sauvage, sandal, coton, riz, bois de sapan. Habitants malais : quelques Portugais. L'île appartient à la Hollande. — On nomme Détroit de Viorèe le canal qui se trouve entre 111e de Florès et les lies de Solor et de Sabroun.

FLORLiCUM. F. flburt.

FLORLAN (J. P. fiLARis de), littérateur, né en 1755 au ch&teau de Florian (près de Sauve, Gard), avait pour mère une dame espagnole et pour grandoncle Voltaire, qui de bonne heure encouragea ses essais. H entra comme page chez le duc de Penthièvre, servit quelque temps comme officier de dra-

Sons, puis vint se fixer a Anet et à Sceaux, auprès u duc de Peu thièvre, dont il devint le favori et dont il distribuait les bienfalto. 11 fut reçu à l'Académie française en 1788. La Révolution vint troubler son bonheur : il fut incarcéré en 1793 et mourut peu après à Sceaux en 1794, à 38 ans. Florian s'était exercé dans plusieurs eenres : quoiqu'il manquât de vigueur et de génie, il se distmsua toujours par la grftce et la sensibilité. 11 a écrit de petites comédies remarquables par le naturel et la délicatesse : les Deux èiUetty 1779 ; Jeannot et Colin, 1780 ; les Deux jumeaux de Bergame, le Bon ménaae, 1782, pièces jouées au Théâtre- Italien et dont Arlequin est le héros; des nouvelles, pleinesd'intérèt, des pastorales, dont les plus esWméeA sont EsUUe BXGalatie{\193)\ des poèmes en prose, Numa Pompiliut (1786), Gonzalve de Cordoue 0791) , précédé d'un excellent Précis sur les Maures, et des Fables charmantes, en vers, qui lui assurent le premier rang après La Fontaine. Il avait beaucoup étudié la littérature espagnole : il a laissé une traduction libre de Don Quichotte. U a été fait plusieurs éditions de ses œuvres ; on distingue celles de Briand. 1823-24, 13 vol. in-8 , et de Fr. Jauffret, 1837, 12 vol. in-8. Fr. Jauffret a écrit sa Ftc, ut Lacretellesou Éloge.

FLORIDA-BLANGA (don José monino. comte de), ministre espagnol, né en 1729 à Hellin (Murcie), m.

FLOR

FOES

B& 1806, fut d'abord ambassadeur près de la oourde Aome et fit preuve, dans cette miasioBf de talents qui le fireot choisir pour principal ministre par Charles III, 1777. Son administration à Vintérieur fat sage et glorieuse : il favorisa les idsnoes, les arts, le commerce et l'industrie, cria des routes, des canaux, des aqueducs; mais il échoua dans une expédition contre Alger et dans Tentrepriae de chasser les Anglais de Gibraltar; en outre ^ il engagea son pays dans une guerre ruineuse et impolitiaue contre l'Angleterre en prenant parti pour las Etats-Unis. Disgracié par Charles IV en 1792, il resta plusieurs années emprisonné à Pampelune. Il ne reparut qu*en 1808 et fut alors élu président de la junte centrale; mais il mourut la môme année.

FLORIDE, presqu'île et Etat del'Union, au N. S. du golfe du Mexique, àl'O. de l'Atlantique, au S.E. de l'État d'Alabama et au S. de la Géorgie; 470 kil. sur 200; 140425 habitants, dont 61 746 sont esclaves) ; capit., Tallahassée. Jadis la Floride était divisée en Flonde orient. , ayant pour ch.-l. St-Augustin, et Floride occid., ayant pour ch.-I. Pensacola, d'où le nom de Deus-Floridet donné souvent à ce territoire. Terrain plat, bas et marécageux. Savanes immenses; sables en beaucoup d'endroits; chaleur étouffante et fièvres terribles. Plusieurs lignes de chemins de fer. — Le nom de Floride, qui vient de P&ques-Fleuries, fut donné à cette contrée par Juan Ponce de Léon, qui y débarqua en I&12 le dimanche des Rameaux ou de Pdques-Fleurie^. Longtemps on donna le nom de Floride à tout le pays situé à l'O. du Mississipi. Sur ce vaste espace vivaient six puissantes nations indigènes : lesNatchez, lesCrilu, les Séminoles, les Tchikkasah, les Chactas ou Tétes-Plates, les Yazoux. Les Espagnols se rendirent maîtres du pays après une vigoureuse résistance, en 1539, et ils le possédèrent jusqu'en 1763, époque à laquelle la Floride fut cédée à la Orande-BreUgne. En 1781, les Espagnols la reconquirent, et le traité de Paris en 1783 leur en confirma la possession ; en 1820 les États-Unis l'achetèrent à l'Espagne et en firent un territoire, qui devint Etat en 18^S. Les tribus indiennes de ce pays, quoique fort réduites en nombre, ont longtemps tenu en échec les Américains : en 1846 elles ont été pour la plupart transportées au delà du Mississipi. La Floride s'est séparée de l'Union en 1861. — On nomme Traité des Florides un traité conclu en 1819 pour fixer les limites des États-Unis et du Mexique.

FLORIEN, Jf. ÂntùniusFloricmm, frère utérin de l'empereur Tacite, prétendit lui succéder après sa mort, en 276, et se fit reconnaître par le sénat. Prol)us ayant été proclamé par les légions d'Orient, il marcha à sa rencontre; mais il fut battu à. Tarse en Cilicie et ses propres soldats le massacrèrent. Il n'avait régné que deux mois.

FLORIS (Franz), dit Franc-Flore, neintre d'histoire, né à Anvers en 1520, m. en 1570, (ut surnommé par ses compatriotes le Raphaël flamand^ quoiqu'il fût loin d'égaler ce grand maître. Après avoir visité l'Italie, il se fixa à Anvers. Il jouit de l'estime de Charles-Ouint et de Philippe II, et amassa par son talent une grande fortune; mais il se déshonora par son intempérance. Un distingue parmi ses œuvres de beaux Arcs de triomphe, les Douze iràvauûp d'Hercule^ un Jugement dernier (à Bruxelles), la Chute des mauvais anges (à Anvers). — Il forma un Çrand nombre d'élèves dont le plus célèbre est son fils François, dit Floris le Jeune.

FLORUS f L. Annaus Julius), historien latin, qu'on croit natif d^Espagne et de la famille de Sénëque et de Lucaln , vivait probablement au ii* s. , sous Trajan et sous Adrien. On a sous son nom un Epitome ou Abrégé de Vhistoire romaine depuis Romulus jusqu'à Auguste, on 4 livres, ouvrage écrit d'un style brillant et rapide, mais quelquefois déclamatoire. On lui attribue à tort le Pervigilium Veneris et quelques autres poésies, qui paraissent être d'une époque postùneure. Les meilleures éd. de Florus sont celles ad

usum Delphinif données par Tanneguy Lefèvie, Paris, 1674; de Xaittaire, Londres, 1715; deDuker, Leyde, 1722; de Hubner et Jacobits, Leipe., 183), et de Otto Jahn, Leips. , 1862. il a été tnd. par GoêffeUu, 1616: per l'abbé Paul, 1774; par 1U«od, 181» (dans la coUeotion de Panckoueke); par Ihirozeir. 1829, et dans la collection Nisard. On eo a aosn nu trad. par le duc d'Orléans, frère de Louis XiV.

PLOUR (S.), 1*" évéque de Lodèye, préc^ U foi dans le Languedoc et l'Auvergne, et fut, celon nne légende fort douteuse, martyrisé vers 369. Il donna son nom à la v. de St-Flour. On le fête le 5 nov.

FLUDD (Robert), Robertuê de Fltu^tHmM, néàMil- ^ate (Kent) en 1554, mort à Londres en 1637, cultiva .toutes les sciences connues de son temps, saitout la médecine et la physiaoe^ donna dans les erreurs de la théosophie, de L'alchimie, de la magie, et s'affilia aux Rose-Croix. Ses écrits, pcesaue inintelligiblea, jouirent cependant d'une grande réputation et furent réfutés par Kepler, Gassendi et Mersenne. Les principaux sont : Utriusque Cosmi htst^ ria^ Oppenheim, 1617; Desupematwali'Biiaroteemt historui , 1 61 9 ; Clavis philosophidg et alchimie fUtddanœ^ Francfort, 1633. Ses OEuvres forment 6 vol. in-fol. Il y traite des sciences occultes et prétend révéler les mystères du monde invisible, ainsi que ks rapports du ciel avec la terre.

FLUE (Nicolas de), saint personnage suisse, né en 1417 aans le canton d'Unterwald, mort en 1487. Après avoir passé 50 ans dans la pratique de toutes les vertus* et avoir été élu landamman de son canton, il se retira dans un ermitage. Néanmoins, il oonsem toujours une grande influence : il empôcba la guerre civile entre les cantons suisses et les habitants de Soleure et de Fribourg, et fit admettre ces 2 villes dans la confédération, 1481. On lui attribue, entre autres ouvrages, un Traité de la Vie solitaire. U a été béatifié par Clément IX. Les murs de l'égiise de Stanz sont ornés de légendes empruntées à sa vie.

FO ou FOÉ, fondateur d'une secte religieuse qui compte de nombreux partisans en Chine, n'est saoa doute qu'un des nombreux Bouddhas qui parureai en Asie. On le lait naître dans l'Inde, àBénarès, ou dans le Cachemire, enrv. 1027 ans av. J.-C. H réforma la religion des Bracbmanes, proscrivit la distinction des castes et Tinégalité des hommes, et enseigna une doctrine dont les principes fondamentaux sont de ne point mentir, de respecter le bira d'aufrui, de ne tuer aucune créature virante, de s'abstenir de vin, d'éviter l'impureté, de croire & des récompenses et à des punitions après la vie. Sa doctrine ne commença à se répandre en Chine qu environ 200 ans av. J.-C. Ses prêtres se nommen; Bonzes et vivent réunis dans des monastères.

FODÊRfi (F. Emmanuel), médecin, né en I76ià St-Jean de Maurienne en Savoie, d'une famille pauvre, mort en 1835, se fit recevoir docteur à Turin. fut envoyé à Paris, pour s'y perfectionner, aui frais du roi Yictor-Amédée , entra comme médecin dans l'armée française lors de la réimion de la Savoie à la France (1792), et obtint an concours er. 1814 U chaire de médecine légale à la Faculté df Strasbourg, chaire qu'il remplit jusqu'à sa mon. Outre de savantes recherches sur les goitres ^ le aitinismBf et en général sur les maiaates des montagnards, sur le délire et sur la pneumatologte ^maine, on lui doit un Draité de médecine le'ga^e, publié d'abord en 1798 et refondu en 1813 (6 Td. jn-8), ouvraçe bien supérieur à ce qui existait Une statue lui a été érigée dans sa ville natale.

FOE, législateur chinois. T. ro.

FOE (De), écrivain anglais. V. db fob (Daniel).

FOBHR, île du Danemark, sur la cÔte G. du Sleswig : 12kil. sur 8; 6600 hab.:ch.-L, Wiok.

FOBODOSIE. V. CAPPA.

POBROfi ou FOEROER (Iles). V. rtttoi.

FOKS (Anuce), FœsiuSj médecin et helléniste, né à Metz en 15j6, mort en 1595, étudiai Paris, remt

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