‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 391 sur 578 · FOIX · texte numérisé non relu

FOIX

86 fixer à Mets en 1556, et fat nommé par ses coneitoyens médecin de U tille. Cest à lui en grande narue que l'on doit la réhabilitation de ta médecine Aippocratique et la ohute des doetrines araMstes, Les plus importants de ses ouvrages sont : OBeonamia /iTtppocralw, alptiàbeti série difftncte, Francfort, 1 688, io-f., savant commentaire sur les mots obscurs d'Hippocrate; HippocratU opéra omniay Francfort, 1605, in-fol. î c^eet une des premières et des meilienres éditions d'Hippoerate ; elle est accompagnée pour la 1" fois d^uM ezoellente traduction latine.

FOGARAGH, T. de Trans^rWanie, à 49 kil. N. 0. de Cronstadt, sur TÂiuta; ôOOO hab. £véché grecuni. Beau pont. Vieux chAteau fort.

V06ELBBR&, sculpteur suédois, néàGotbenlK>urg en 1787, mort à Trieste en 1864, vécut presque toujours à Rome. Ses OBurres se distingoentpar la majesté ou par la grâce. On remarque surtout ses statues d'Odm, de TTior, de BaUer, au musée de Stockholm; un Birger tari et CharUt Jean IIY (Bernardotte), qui ornent deux places de Stookbolm ; un ApoUUin e^une Ténus.

FOQGIA, V. d'Italie, dans l'anc. roy. de Naptes, ch.-l. de la Capftanate. sur le Cervaro, a 133 k. N. &. deNaples; 30900 h. Evôché. Palais de Tin tendance, collégiale, bibliothèque. -^ Foggia fut fondée au ix« siècle près de Tanc. .irpt*. Manfiredi battit près de cette ville le pape Innocent V, mais il y fût défait à son tour par Charles d'Anjou (1266). Foggia ayant pris parti pour Conradin, Charles la détruisit; elle fut rebâtie peu de temps après. Elle souffrit beaucoup du tremblement de terre de 1781.

FOGGINI (P. Franc.) , bibliothécaire du Vatican, né à Florence en 1713, mort en 1783, jouit de la faveur des papes Benott XIV et Pie VI, et publia un grand nombre de savants ouvrages, les uns sur la théologie, les autres sur les antiquités et la littérature. On lui doit la publication du fameux ms. de Vireile conservé â Florence dans la bibliothèque des Hedicls et regardé comme le plus ancien (H parut à Florence en 1741, in-4), et d'un important travail sur le calendrier romam : Terrii Fiacei fastortm onm romani rtliquia, ex marmorearum tabutarum fragmentis Prxnestae ejfbssis y Berne, 1779, In-fbl,

FOGLISTTA (Uberto) , historien génois, né en 1618, mort en 1581, publia en 1559 sur sa patrie un livre qui le fit exiler: délia Republiea di Genovd, passa la plus grande partie de sa vie à Home auprès du cardinal Hippolyte d'Esté, et publia dans cette ville : Historia Genuensium; Clctrorum Ug»»rum EU)gia;De Causis magnitudinis Turcarum imperii; De Lingue laHnx usu et pragstantia^ et plusieurs opuscules qui devaient foire partie d'une histoire gé^ nérale de son temps. Il passe pour un des meilleurs écrivains latins modernes.

FX30O ou ILE no FED, une des Iles du Cap-Vert, par 26- 40' lonç. 0., 14* 50' lat. N. : 57 kil. sur 23; 9700 hab. ; ch.-l., St-Philippe. Vaste volcan, haut de 2964* et presque continuellement en éruption.

FOHl ou pooHi, !•» empereur et !•* législateur de la Chine. On place son avènement vers nui 2950 ou même 3300 avant notre ère. On ne sait rien de bien précis sur son règne; on lui attribue l'institution du mariage, l'invention de La pêche, de la chasse, de la musique, de l'écriture, du calendrier, de l'usage du fèr, etc. Il reconnut un Dieu suprême et lui rendit un culte. — n ne faut pas le confondre avec Fo, réformateur de la religion en Chine.

FOIX, Fu9um, V. de France, ch.-U dudôp. de l'Âriége, sur l'Ariéffe, à 722 k. S. de Paris; 5507 h. Trib. de 1 '* inst , coUéffe, école normale, blbiioth. , société -^agriculture et des arts. Chemin de fer. Martinets » cuivre et à fer, forges à la catalane, etc. Sur un rucher escarpé qui domine la ville, on volt les ruines de trois tours gothiques, servant auj. de prison. Quelques auteurs ont prétendu que Foix a été fondée par les Phocéens gui lui auraient donné le nom de Paocce, d'où scrart dérivé par corruption le nom de Foix;

mais cette ville ne paraît pas remonter au delà du II* siècle de J.-G. Elle fut assiégée en 1210 par les Albigeois et en 1272 par Philippe le Hardi.

FOix (Gottvt de) , un des grands gowts de la France avant la Révolution, était situé entre le Languedoc et le Koussillon» et se composait de la province do Foix, plus le Donnezan et la cosuzeraineté du roi de France surPAndorre; ch.-l., Foix. Il fait auj. partie du dép. de l'Atiége.

FOIX (Province, jadis comté de), partie du paya dei Yekes Teetosages sous les Romains; se divisait en haut et en bas pays de Foix, et avait pour places principales : dans le naut-pays, Foix, Tarascon, Ax ; dansTe bas-pays, Pamiers, Saverdun, Lezat. Masd'Axil. -^ Le comté de Foix, après avoir fait partie de l'empire romain, du roy. des Visigoths, de la monarchie mérovingienne, du duché d'Aquitaine, de Tempire earlovinglen» et enfin du comté de Carcassonne , fut détaché de ce dernier comté au XI* siècle, forma d'abord une seigneurie, et fut érigé en comté en 1050 en faveur de Boger I, fils' de Bernard de Foix et petit-fils de Roger I, comte de Carcassonne; il fut uni en 1290 à la vicomte de Béarn. ' En 13d8, Isabelle, héritière du comté de Foix, le porta dans la maison de GraiUy, par son mariage avec Archambauh de Grailly. En 1479, Éléonore, reine de Navarre , qui avait épousé Gaston IV , comte de Fôix, mourut, en choisissant pour son successeur son petit-fils François Phcebus; mais celuici mourut fort jeune , et sa sœur Catherine, en épousant Jean, sire d'Albret, fit passer dans celte maison le comté de Foix, ainsi que la couronne de Navarre. De ce moment, les destinées de ce comté se confondent avec celles de la Navarre. H. Castillon a donné V Histoire du comté de Foix, Paris. 1852.

POn (Raymond-Roger, comte de), fils ne Roger- Bernard I, loi succéda en 1188, accompagna Philippe-Auguste à la Terre-Sainte en 1191; se signala au sié^ d'Ascalon et à la priiK de St-Jean-d'Acre, et revint avec le roi lorsque Richard Cœur die Lion eut pris le commandement de l'armée des Croisés. S^étant déclaré en ftiveur des Albigeois, le comte de Foix fut battu en plusieurs rencontres, et dépouillé de ses Êtats^ qui cependant lui furent rendus par le concile de Latran. il mourut en 1223.

FOIX (Roger-Bernard IIl, comte de), 126d-1302, eut des démêlés avec Philippe le Hardi et Pierre d'Aragon . qui le tinrent quelque temps en captivité. Il se distmgua comme poète et comme troubadour.

FOIX (Gaston lU, comte de), vicomte de Béarn, né en 1331, mort en 1391, fut surnommé Phcebus, soit à cause de sa beauté, soit parce que, semblable au dieu Phœbus, il avait une olonde ctievelure; ou enfin parce qu^il avait pris un soleil pour emblème. Il succéda à son père Gaston II, k rage de douze ans, et sMUustra par sa valeur et sa magnificence, mais OD lui reproche un caractère violent et on l'accuse d'avoir causé la fnort de son propre fils : ce jeune prince, accusé d'avoir voulu empoisonner son père à rinstigation de Charles le Mauvais, fut emprisonné et cruellement maltraité par Gaston; il se laissa mourir de faim dans sa prison (1382). La vie de Gaston se passa dans des guerres continuelles : il fit ses premières armes en 134â contre les Anglais, alla en i356 en Prusse pour combattre les Inodèks dans les rangs des Chevaliers Teutoniques^ contribua en 135$. pendant la Jacquerie, à la déhvrance de la cour de Meaux, et combattit le comte d'Armagnac, qui manifestait des prétentions sur le Béarn (1312), ainsi que le duc de Berri, qui lui avaitenlevé le titre de lieutenant du Languedoc (1375). On a de lui un livre sur la chasse intitulé : Miroir de Pkébus, des déduit de la chasse des beetes sauvaiifes et des o$seauj deproye, en prose, imprimera Poitiers, 1S60, ia-f. C'est du style emphatique et embrouillé de cet ouvrage qu'est , dit-on , venue l'expression faire du Phebus. Une statue a été érigée dans Pau à Gaston de Foix. — Le surnom de Phœbus a éfl, après Gas-

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