FONS
V>R m. porté par quelqseï autm membres de la famille,, dont un fut roi de Navarre en 1479.
FOR (t^ierre de), dit VAneien^ cardinal et archevêque d* Arles, né en 13S6, mort eH 1464, fut député par Benoît XIII au concile de Constance, convoqué pour eiaminer les droits des prétendants au trône pontifical, et contribua à l'élection de Martin V. Envoyé par le nouveau pontife en qualité de légat près du roi d'Aragon, il convoqua en 1429 un concile à Tortose, et, en obtenant la démission de Taotipape Clément VIII, termina heureusement le schisme. En 1467, il rassembla un concile provincial à Avignon, et y fit arrêter de sages règlements {)our l'administration des diocèses. Toulouse lui dut a fondation du Collège de Foim, doté de 25 bourses en faveur d'étudiants pauvres. '
Foqc (Gaston de), duc de Nemours, fils de Jean de Foix, vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, sœur de Louis XII, né en 1489, Ait mis en 1512 à la tète de Tannée d'Italie, et mérita par ses hauts faits d'être surnommé le Foudre à^Italiê : il débloqua Bologne, prit Bresdaet gagna sur l'armée , hispano-italienne la bataille de Ravenne, U avril 1512, mais il périt en poursuivant les vaincus.
FOix (Catherine de) , porta en dot la Navarre avec le comté de Foix à Jean d'Albret en 1484- Ses Suts furent envahis en 1512 par Ferdinand le Catholique, roi d'Espagne : l'usurpation ayant été sanctionnée par une bulle du pape Jules II, Catherine en mourut de chagrin, 1517.
FOIS. V. LAUTaSC. mSCUlf. CHATS AUBRIANO.
FOKCHANI, V. de Valachie, sur la frontière de la Moldavie, sur la r. dr. du Milkov, à 130 k. N. E. de Bukharest; 10000 h. Les Turcs y furent défaits ]^ les Russes en 1 789. La Commission centrale des Pnncipautés de.Va]achieetde Moldavie y siégea en 1858.
FOLARD (le chevalier de), surnommé le féçèee (rançait. tacticien, né à Aviffnon en 1669, m. dans cette ville en 1752, montra de bonne heure un goût décidé pour la carrière des armes. La lecture des Commentairee de Cétar lui apprit à considérer la guerre non comme un simple métier, mais conmie un art savant et profond. Aussi, toutes les actions où fl se trouva furent-elles pour lui une source d'instruction et de remarques savantes, qu'il consigna depuis dans ses ouvrages. Il prit part à toutes les guerres de la fin du règne de Louis XIV, donna aux généraux sous lesquels il servait tantôt des plans de défense de places, tantôt des plans de campagne; se distingua en qualité de capitaine à la bataille de Malplaquet (1709) ; alla successivement, après la paix d'Utreent (1713), oflTriv ses services aux chevaliers de Malte contre les Turcs, puis au roi de Suède Gharies XII , et sut faire adopter ses idées par ce dernier prince. A son retour en France, il fut nommé mestre de camp et commandant de place. U donna à la fin de sa vie dans les extravagances des Gonvulsionnaires. Ses principaux Ouvrages sont : NouveUesdécouvertee tur la guerre. Paris, 1724 ; Difeme det plaeet; Commentairet sur VHUtùire de Polybe (trad. en franc, par dom Thuillier), ouvrage estimé, dont la meilleure éd. est celle d'Amsterdam, 1735, 7 vol. in-4. L'auteur a placé en tête un Traité de la colonne et de Vordre profond, où il expose un système de tacticiue qui donna lieu à de vives discussions, mais dont quelques idées ont été mises en pratique avec succès.
FOLDVAR, V. de Hongrie (Tolna). ch.-L de liarche, sur le Danube, à Sô kil. N. E. dé Simontomya; 12000 hab. Dépôt de sel; bateaux à vapeur.
POLKHIIRAY, bourg du dép. de l'Aisne, à 31 k. 0. S. 0. de Laon; 1100 h. Ane. chftteau royal, où Mayenne fit sa soumission à Henri IV, le 24 janv. 1596. Grande verrerie, dite du Vivier, fournissant annuellement plusieurs millions de bouteilles' et 150 000 cloches à jardin.
FOLEKGO (Théophile), poète burlesque, né en 1491 dans un faubourç de Mantoue, d'une famille noble, entra^ 16 ans dans Tordre des Bénédictins,
quitta quelques années après son oouvent novr ooanr le monde avec une femme qu'il avait séduite, et afin de se livrer à son goût pour la poésie. Il rentra cependant au couvent en 1 526 et il y mourut en 1S44.
11 est le créateur du genre fMearoniaue : û puMia à Venise en 1517, sous le pseudonyme deMerhno Coc^ caio, un recueil de poésies de ce genre (intit. Maea^ nmée ou Plat de macaroni), où il mêle le latin, l'italien et le patois mantouan. On a aussi de lui l'Orlandino ou VEnfanee de Roland, et des poésies dévotes. Il a paru a Paris en 1606 une Histoire ^aearonique de Merlin Coecaie qui n'est que la trad. de ses poésies burlesques.
FOLIGNO, Pulginium. v. del'ÊUt ecclésiastique (délégation de Pérouse), à 31 k. S. E. de Pérouse;
12 000 h. Svèché. Belle cathédrale de SanrFelieiaeuf; plusieurs églises remarquables, dont l'une renfermait la Madone de FoUgno, tableau de Raphaël, traosporté à Paris lors de l'occupation française, et auj. au Vatican. Musée d'antiquités. Fabriques de cire et de papier; confitures estimées.
FOLKSTONB, v. d'Angleterre (Kent), à 10 k. O. S. 0. de Douvres ; 4&00 h. Port très-fréquenté. Service de vapeur pour Boulogne. Chemin de fer pour Londres *, télégraphe électrique sow-marin. Bains de mer. Ane. couvent. Patrie de Harvey.
FOULUNGS, puissante famille de Suède, posséaa lon^mps la dignité de larl des Suédois, sorte de mairie au palais, finit par s'emparer de tout le pouvoir, et donna quatre rois à la Suède, 1260-1374.
FONCEMAGKE (£t. ULuaftAULT de), sous-gouverneur du duc de Chartres, né à Orléans en 1694, m. en 1779, fut reçu en 1722 à l'Académie des inscriptions. U a rédigé de savants mémoires sur les premiers temps de notre hbtoire (dans le Recueil de l'Académie). Il soutint contre Voltaire l'authenticité du testament politique du cardinal de Richelieu.
FONOLFundûv. d'Italie, dans l'anc. roy. de Naples (Terre-de-Labour), à 88 k. N. 0. de Naples; 500O h. Ëvèché. Cathédrale. La voie Appienne traverse U ville. Son territoire formait l'anc. Cetcubus ager , célèbre par ses vins, auj. fort dégénérés.— Entre Fondi et la mer est le lac d0 Fondi, dont les eaux se readent dans la mer par deux canaux.
FONFRÊDE (J. B. BOTsa-), un des Girondins, né à Bordeaux en 1760 , éuit un des principaux négpociants de cette ville. Député à la Convention nationale en 1791, il se signala par son éloquence et ao>n courage : il dénonça les massacres de septembre, s'opposa à l'organisation du tribunal révolutionnaire et accusa Marat. Cependant, au 31 mai, il fut sauvé
pas
Montagne avec vigueur. Enfin, sur la proposition d'Amar, il fut traduit au tribunal révolutionnaire, condamné et exécuté avec les Girondins. Il n'avait que 27 ans. —Son fils, Henri Fonfrède, né en 1788, mort en 1841 , s'est fait un nom comme publiciste : il défendit sous la Restauratioa les idéeiî libérales dans le principal journal de Bordeaux.
FONS. Ce nom, qui veut dire fontaine y entre dans la composition d'un grand nombre de noms géographiques , soit anciens , soit modernes, dont les plus connus sont : FonsAponi en Italie, auj. Abano; Fof» Bellaqueus, auj. Fontainebleau; Fofu Ebraldinus. Fonte vrault;Foni Padirx^ Paderborn; Font Rapidus, Fontarabie; Fons Tungrorum, Spa.
FONSfiCA (golfe de), golfe de l'Océan Pacifique équinoxial, sur la côte 0. de l'Etat de Nicaragua (Amérique centrale), par 90* long. 0., 13* 30* lat. N.
FONSECA (Kodriffue de), évèaue de Burgos et membre du conseil de la reine Isabelle, né à Se ville en 1452, mort en 1530, fit tout ce gui dépendit de lui pour entraver l'expédition de Christophe Colomb» et s opposa constamment aux sénéreux efforts faits par Las Casas pour améliorer le sort des Indiens.
FONsvcA (Pierre de), jésuite, sumoaune VAriitou
FONT
' FONT
portugais, né en 1528 au vge de Gortizada, mort en 1599, professa la philosophie à Evora et à Lisbonne, s'éleva aux pretnières oignités de son ordre, fut nommé par Philippe II ministre de Portugal quand l'Espagne Ait deyenue maltresse de ce royaume, et fat chargé de diverses négociations par le pape Grégoire XIII. On a de lui Institutiones dtatectic*v, Lisb., 1564, et un Commentaire sur la Métaphysique éPAristote, en latin, Rome, 1572-1602, 4 vol. in-fol. Il inventa en théologie la Seienee moyenne, méthode par laquelle il voulait concilier le libre arbitre avec la Providence, et qu'on attribue aussi à Molina. »
FONTAINE, ch.-L de c. (Haut-Rhin), à 9 k. E. N, £. deBelfort;310hab.
PONTAiNE-FRAMÇAUB, ch.-l. de caot. (Côto^'Or), à 34 kil. N. E. de Dijon; 1100 hab. Forges, hauU fourneaux. Henri IV y battit les Ligueurs commandés par le duc de Mayenne dt par les Espagnols (15 juin 1595) : c'est là qu'il sauva la vie à Biron.
FONT/aNE-LÊs-DUoii, bourg aux portes de Dijon. Patrie de S. Bernard. Ane. prieuré des Feuillants.
poiîTAiMB-LE-DUN, ch.-l. de C. (Seine-InférieuTe) , à 23 kil. N. fi. dTvetot; 500 hab.
FONTAiNB-L'ÉvtQUB, V. de Belgique (Hainaut). sur la Bablone et prés de la Sambre, a 9 k. 0. de Cnariefot; 3000 hao. Fonderie de fer. Marbre aux env. — Longtemps les comtes de Hainaut et les princes de Liège s'en disputèrent la possession; les Autrichiens s'en emparèrent en 1757; les Français la leur enlevèrent en 1794. Ceux-ci la rendirent en 1814.
FONTAINE (Nicolas), né à Paris en 1625, mort à Melun en 1709, passa quelques années à Port-Royal, s'attacha à Nicole, Arnaula et Sacy, et fut enfermé à la Bastille avec ce dernier comme jansénisme, de 1664 à 1669. Il a laissé, entre autres ouvrages : Vies des Saints pour tous les jours de Vannée, 1679; les Fiyures de la Bible, 1694 , ouvrago connu sous le nom de Btble de Royaumont et attribué à Le Maistre de Sacy ; une trad. des Homélies de S, Jean Ckrysostôme sur tes épUres de S, Paul y et de précieux Mémoires pour servir à Vhistoire de Port- Roy al, 1726.
FONTAiNB DB LA ROCHB (Jacq.), ardent janséniste, né à Fontenay-le-Comte en 1688, m. en 1741,. était curé de Mantelan au diocèse de Tours. Il rédiffea, depuis 1727 jusqu'à sa mort, les Nouvelles ecclésiastiques, et exalta dans sa gazette les prétendus miracles du diacre P&ris. Il figura parmi îes Appelants.
FONTAINE DBS BBRTms (Alexls) , Réomètre, membre de l'Académie des sciences, né en 1725 à Claveyçon (Drôme), mort en 1771» conçut le goût des mathématiques en lisant la Géométrie de Vinfini de Fontenelle, et donna d'ingénieuses solutions de plusieurs des problèmes les plus difficiles. Il s'occupa le premier ae la théorie générale et des applications du calcul intégral, et donna à l'Académie des sciences des Mémoires qui ont été imprimés en 1740, en un vol. in-4. U eut de vives disputes avec d'AIembert au sujet de la priorité de la découverte du principe général de dynamique connu sous le nom de Principe de dAlembert.
roNTAiNBMALHBRBB(Jean), littérateur, né prftt de Coutances vers 1740, mort en 1780, a composé des héroïdes, des discours en vers, deb nbles, des contes moraux et des pièces de théâtre médiocres. Plusieurs de ses poésies furent couronnées par l'Académie.
FONTAINE (P. François), architecte, né à Pontoise en 1762, mort en 1853, était fils d^un architecte. Envoyé à Rome en 1785, après avoir obtenu le second erand prix, il ^y lia avec Percier^ fut adioint à ce dernier comme architecte des bfttiments oe la couronne sous l'Empire, prit part aux grands travaux de construction entrepris alors àSt-Cloud, au Louvre, aux Tuileries, à Compiègne, à Fontainebleau, traça le dessin de la rue de Rivoli, éleva l'arc de triomphe du Carrousel (1810). construisit sous Louis XVIII la chapelle expiatoire de Louis XVI (rue d'Anjou) ; exécuta pour le duc d'Orléans d'importants travaux à ^11 et à Neuiilv, et dirigea la restauration du palais
de Versailles. Il a écrit, soit seul, soit avec Percier : Maisons et autres édifices modernes dessinés à Home (1813, in-fol.); Décorations intérieures (ISn, In toï.). II a laissé des Mémoires, encore inédits. Il avait été nommé dès 1811 membre de l'Académie des beauxarts. M. Halévy y a lu sa Notice en 1854.
FONTAINEBLEAU, Fons Blaudi ou Fons BeUaqueus en latin moderne, ch.-l. d'arr. (Seine-et-Marne) , à 17 kil. S. de Melun (14 par ch. de fer), à 60 k. S. £. de Paris, au milieu de la netle forêt de Fontainebleau et sur le chemin de fer de Paris à Lyon: U 939 h. Vaste château royal, avec un parc et des jardins magnifiques. Trib. de l'* inst., collège, bibliotnèque. Caserne d'infanterie, quartiers de cavalerie ; hospice : manufacture de faïence et de porcelaine. Fontainebleau est le lieu de naissance de Henri III et de Louis XIII, des auteurs dramatiques Dancourt et Poinsinet, et du peintre Lantara. On récolte à Fontainebleau et dans les environs, notamment à Tomery, l'excellent raisin dit chasselas de Fontainebleau; on retire de la forêt des quantités énormes de grès qui servent au pavage. La forêt a 53 kil. de tour et 19796 hectares de superficie. On a beaucoup disputé sur l'étymologie du nom de Fontainebleau : il parait venir (Tune source dite BZeau, que renferme la forêt, Qt oui elle-même a été ainsi appelée, soit à cause delaneautéde ses eaux (fontainebelle eau), soit parce qu'elle fut découverte pendant une chasse par un chien nommé Blaud, — Réndence royale dès le temps du roi Robert (999); habitée surtout par Louis VII et ses successeurs jusqu'au xiv* siècle; agrandie par François I (qui l'orna des chefs^'œuvre de l'art), par Henri II, Henri IV, Louis XIV et Napoléon, et restaurée de 1837 à 1840 par Louis-Philippe. Séjour de Christine, qui y fit assassiner Monaldeschi; de Pie VII, pendant sa détention, 1812-13. Plusieurs édite sont datés de Fontainebleau (1539, 1550, 1561). Louis XIV y signa la révocation de Tédit de Nantes, 1685. Il y Ait conclu en 1785, sous la médiation de la France, un traité de paix entre l'Autriche et la Hollande. En 1807 un traité y fut signé entre la France et l'Espagne; le 4 avril 1814, Napoléon y abdiqua en faveur de son fils : il y fit de touchante adieux à la vieille garde (le 20 avril). Vatout a fait l'histoire de Fontainebleau, 1840.
FONTAINES (le comte de). F. FUENTfts.
FONTAINES (Marie Louise db givrt, comtesse de), morte en 1730, est connue par deux romans : la Comtesse de Savoie eiAménophis, prince de lydte, qui ont été imprimés avec les œuvres complètes de Mmes de La Fayette et de Tencin, 1804, et réimprimés à part en 1812. On attribue à Chapelle une grande part dans ses écrite.
FONTANA (Prosper), peintre d'histoire, né en 151 î à Bologne, mort en 1576, travailla à Gênes avec Perino del Vaga, à Florence avec Vasari, fut appelé à Rome par le pape Jules 111, et devint l'un desk peintres du palais. Ses compositions sont grandioses, son coloris beau et vif, ses idées fécondes et hardies. Parmi ses ouvrages, on distingue : Jésus-Christ tnn au tombeau (à Bologne) : V Adoration des Mages (auj. à Berlin). U fut le maître de Louis et d'Aug. Gar< rache. — Sa fille, Lavinia vontana, connue aussi sous le nom de Lavinia Zappi, née à Bologne en 1552, m. en 1614, imita son coloris, mais lui resta inférieure pour le dessin et la composition. Gré-
goire XIII rappela à Rome et la nomma peintre de i cour. Ses prmcipales œuvres sont : à Bologne^ S, François de Paule bénissant un enfant; à Rome^ une Madeleine; à Berlin, Vénus et V Amour.
70NTANA (Jean), né à Mili près de Côme en 1540^ m. en 1614, fût un des arcnitectes de l'église de StrPierre de Rome, mais excella surtout dans l'hy^ draulique. U rétablit l'anc aqueduc d'Auguste, qui amenait l'eau du lac de Bracciano au sommet da Janioule, et bfttit, avec Maderno, la fontaine Pau^ line, où cette eau vient aboutir; il fit arriver k Frascati l'eau Algida pour IVuibellisscment des vit 9
FONT
FONT
du Belvédère et de MondraRone, établit à Tivoli la digue qui serrait à former ranc. cascade de i'Anio, et éleva des digues à Ravenne et à Ferrare.
70NTARA (Dominique), architecte, frère du préc. . né en 1543 à Mili, m. àNaples en 1607, fut cnargé par Sixte-Quint de dresser robélisone qu^on voit actuellement sur la place St-Pierre à Ylome, et qui était alors près du Vatican , à moitié «nseveli sous des ruines. Rome lui doU aussi le palais pontifical de Montecavallû, au Quirinal, la bibliothèque du Vatican, VÀcqua(eliee, fontaiitequi amène l'eau d'une montagne éloignée d'env. 20 kil. A la mort de Sixte- Quint, Pontana fUt accusé nar des ennemis jaloux d*ayoir détourné à son profit des sommes considérables, et se vit obligé de quitter Rome. Il se retira à Naples. 7 fat nommé Ingénieur du roi. et y contruisit la fontaine Médina et le palais royal, ouvrages qui suffiraient à sa réputation.
FQifTANA (Charles), architecte, né à Bniciato près de CÔme en 1634, Qort à Rome en 1714, fut chaivé par Innocent XI et Clément XI de la constmction dea palais Gilmani at Bolocnetti, du mausolée de la reine Christine dans Téglise 3t-Pierre, des fontaines St-Pierr« et Ste-Varie, du tbéAtre Tordînone. de l'église St-Michel a Ripa, du palais du mont Citorio, etc. On a de lui plusieurs écrits relatifs à son art : H tempio Vaticano e la «va origine ton glx edi- Acii piû cospieuiantichi e modtmt, Rome, 1694; VAnfiteatro Flavto descritto e delineatOj 1725; etc.
fONTANA (Félix), physicien et anatomiste, né dans le Tyrol en 1730, mort à Florence en 1805, professa d*abord la philosophie à Pise, puis fut appelé à Florence par le grand^uc Léopcda (depuis empereur), et chargé par ce prince de former dans cette ville un cabinet de physique et d'histoire naturelle. 11 réussit à représenter par des préparations en cire coloriée toutes les parties du corps humain. On lui doit aussi de savantes recherchas' sur la physiologie, la chimie et la physique. Ses principaux ouvrages sont : Riserehe fUosofiehe sovra la fUioa animale, Florence, 1775 ; Riserehe fitiehe sopra'l veneno délia vipera^ Lucca, 1767; Principes raisonnes sur la génération^ etc. — Son frère, le P. Grégoire Fontana, 173S-1S03, membre de la communauté des Ecoles pies, se distingua comme mathématicien, remplaça Boscovich dans la chaire de mathématiques de Parie, et exécuta de beaux travaux d'analyse.
FONTANELLR (J. Gaspard dubois), littérateur, nô en 1737 à Grenoble, mort en 1812, travaillait avant la Révolution au Journal de Politique et de Littérature et au Mercure de France, et fut, dans ses dernières années, professeur de belles-lettres à TÊcole centrale de Tlsùre. puis professeur d'histoire à la Faculté de Grenoble. Il s'^est exercé dans différents genres de littérature. Parmi ses nombreux écrits lious citerons : Naufrage et aventures de Pierre Viaud, 1768; Anecdotes africaines^ 1775; Contesphilosophiifues et morauss, 1119 ; Vie de P, Àrétin et de Tassohtj 1768; une traduction des Métamorphoses d'Ovide, 1802; un Cours de belles-lettres, publié en 1813, ouvrage encore utile. Il a aussi composé plusieurs pièces de théfttre, entre autres Éricie ou la Vestale, 1 768 , dont la représentation fut défendue.
FONTANES (L de), poète et administrateur, né à Niort en 1757, mort à Paris en 1821 , était fils de J. Harcellin de Fontanes, inspecteur des manufactures, et fui élevé par les Oratoriens. Il se distingua de bonne heure par son talent pour la poésie et publia ses premières productions dans le Mercure de France et VÀlmanach des Muées, Dans la Révolution , il se montra Tami d^une sage liberté. Proscrit au 18 fructidor, il se réfugia en Angleterre, où il se lia avec Chateaubriand. Il revint après le 18 brumaire et s'attacha à Bonaparte. Lors du rétablissement des études, il fut nommé professeur de beUes^lettres au coUéffe des Quatre-Nations, et membre de l'Institut. Il entra en 1804 au Corps législatif, en devant président en 1805, et s'y fit remarquer par son
éloquence, mais aussi par son adulation; cepend&nt il mêla quelauefois à réloge d'utiles avis. Nomn6 en 1808 grana maître de rOniversité, il fit refleurir les bo^nes études et fl&vorisa la reb'gion. H fat appelé au sénat en 1810. M. de Fontanes a laissé pe de poésies, mais, elles se distinguent par l'élégance et la pureté du style. On estime surtout le Terger, 1788; le Jour des Morts, imité de Th. Graj, 1796; les Tombeaux de St-Denis^ 1817; ime trad. aeVEuai sur Fhomme de Pope. 1783 et 1821. Il travailla longtemps à un gnmd poème épique, la Grèce diUtrét, qu'il n'a pu achever. Non moins remarquable comme orateur que comme poète, U brille par la noblesse et l'élégance, mais 11 manque de feu. La collectioD de ses discours a été publiée en 1821 ; on y remarque VÉloge de Washington (1800). Ses OFutTrvt ont été pub. en 1839 parSte Beuve, 2 v. tn-8, d'après ses mss., avec une bonne Jfotiee sur l'auteur.
FOiSTANET, T. de France, f. yoimwAT.
FOIVTANGES (Marie Angélique de scobaille, duchesse de), née en 1661, n'avait que 17 anslors-
Su^elle fut produite à la cour, comme flUe dlionneur e Madame; elle frappa le roi par sa beauté et ne tarda pas à supplanter Mme de Montespan. Mais ayant perdu ses charmes % la suite d'une couche, et n^Lyant point d'ailleurs assez d'esprit naturel pour captiver le roi, elle fût bientôt oubliée. Elle se retira au couvent de Port-Royal, où elle mourut en 1681. à 20 ans. Elle avait fait venir la mode d'une coifTore qu'elle affectionnait et qui porta aon nom.
FONTANIEU (Gaspard Moïse), savant historien, né en 1693, mort en 1767. fut successivt intendant de Grenoble, conseiller d'Etat, contrôleur desmeublesfde la couronne. H a laissé en manuscrit des Hùtoires de Charles VU, de Charlet YtU, rf» Daufthiné; mais il est surtout connu pour avoir formé un riche et précieux recueil de litres sur Thisioire de France, avec notes, observations et dissertation?. Ce recueil, remplissant 841 portefeuilles in-4, est ï la Bibliothèque impériale.
FONTANIIW (Juste), écrivain italien, né en 1666 dans le Frioul, mort en 1736, fut nommé par Clément XI professeur d'éloquence à TUniversité de Rome, cultiva avec succès ITilstoire ecclésiastique et s*en servit jpour défendre avec ardetir les intérêts du St-Siége. Il en fut récompensé par de riches bénéfices eQe titre d'archevêque d'Ancyre -néanmoins. il finit ses jours dans la disgrâce. Parmi ses ouvrages , on remarque un Traité de V éloquente ttoliniac. 1706, et une Histoire des savants du Frioul.
FONTARABIE, Fons Rapidus en latin moderne. Fuenterrabia en espagnol, VOEaso des anciens, v. d'Espagne (Guipuscoa) , sur la Bidassoa, l son emb. dans le golfe de Gascogne; 2000 hab. Petit porj. fort St-£lne. Importante autrefois. Elle fut assiégea à diverses reprises, notamment en 1521 par Fran çois I. en 1639 par Condé, qui ne put la prendre, et en 1719 par Berwtck, qui s'en empara.
FONTENAY, fontanbt ou vonrEKOr-ïïtx-WJSkn, Fontanetum, vgede Tanc. Bourgogne (Yonne), à2S kil. S. O. d'Auxerre; 850 hab. Célèbre par la victoire que Charles le Chauve et Louis le Germanique y remportèrent sur leur frère Lothaire. le 25iuin 841. LR monument coomiémoratif y a été érigé en 1860..
PONTBNAY-AUX-ROSBS, joli vgc du dép. de U Semé, à 2 kU. N. 0. de Sceaux, à 10 k. S. de Paris; 120Uh. Il doit son nom à la grande quantité de roses quon y cultivait Station du chemin de fer de S<«aui' nombreuses maisons de campagne; institution^e Su-Barbe des Champs, succursale du collège ^'' Barbe. — Dans Tarr. de Sceaux se trouve aussi Fontenay-sous-BoiSy à 2 kil. E. do Yincennes, et attenant au bois de ce nom ; 1569 h.
FONTENAY-l'aBATTO. r. FBONTENAT. ,
fONTENAY-LE-coMTE, ch.-L d'aTf. (Vendée), sur w Vendée, à 56 kil. S. E. de Bourbon-Vendée; 6170»: Trib., collège, belle église, fontaine gothique, (V^ a fait donner à la ville le nom qu'elle porte; grandt's
FONT
FORB
raiaes d'un cb&teaa lort; port cTIt du Gros-Noyer^ dépôt de remontes. Chapellerie, toiles, cordes. Patrie de Viète, N. Rapia, Bnsson, Belliard. Le cardinal de Bourbon (Charles X) y mourut. — Fontenay-le-Comte doit son Qom et son origine aux comtes de Poitiers, qui la possédaient £Ue fut souvent prise et reprise pendant las guerree roli^ieuses et sous la Eépubli* que. Pendant la RéTolution, eette ▼. prit la nom de FQnt.4e-Peuple; elle fut iusqu'en 1804 liech.4.dudép.
F0N1ENAV (te P.), jésuita, né à Paris en 1663, mort en 1 742 , était recteur du collège d'Orléans quand on le chargea 4e continuer VHûtioire de VÉgldse §(Mic(Vi9 commencée par LoaguevaL 11 en publia les tomes IX et X.
FONTENELLE (Abbaye de). F. 6T-tandbiu.e.
FONTENELLE (Bern. lb eovz«a 4e) , rhomjne le plus universel de son siècle, né à Rouen en 1657, m. à Paris en 1757, âgé de 100 ans, était, par sa mère, neveu de GomeiÛe. U remporta dès Tige de 14 ans un prix académique, ae fit oonnaltre par des poésies légères et pastorales, donna en 1680 une tragédie, Amar, qui fut sifflée; prit nart à la ouereUe sur le mérite des anciens, et ae déclara pour les modernes; fit des opéras, entre autres Thitis et Péié^t qui eut du succès, publia un roman médiocre, les Utirei du chevalier d'ITer^**, donna en 1880 ses JHaioffuss des mwrU. ^i furent bien aœueillis, et fit paraître en 1786 les EntrOifitu nar ia plumlité des Mondes, puis rjsriiiotrs des oracles ^ d'après Van Dal, ouvrages qui le placèrent parmi les bons écrivains de Tépoque, et le firent admettre à ^Académie française en 1691. Dans la seconde moitié de sa vie il se livra plus «pécialemeat aux eoiencee exactes, composa la Préfacé de fanal^gse des inâuimeni petits de L'Hdpital, et donna hiMuème k Géométrie de rtn/tnt (1727). Il entra «n 1697 à l'Académie des sciences, et fut de 1698 è 1787 secrétaire de cette compagnie; U rédigea en oettie qualité Vétistoire de t Académie (1666-99), et les Éioges des Aeod/mtctau, qui sont regardés oomme le modèle du genre. Il s'occupa aussi de métapli^imie «t professa le cartésianisme tout en s'écartaDtde Deeeartes sur ia question de Torigine des idées; il a laissé un traité Du Bonheur et un Projet de traité de ¥ esprit hurtuiin. rontenelle brille surtout par la clarté et ia simplicité du style ; il eut le talent de mettre les matières scientifiques à la portée de tous les lecteurs. Il se fit une réputation dans le monde par la finesse de eoo e^rit et Pà-propos de ses reparties. Portant jusqn'è Pexcés la réserve, il disait que s*il tenait' toutes les vérités dans sa main, il se garderait bien de Couvrir. On lui a reproché de la sécneresee et de l'égofame; on cite cependant de lui des traits de générosité-, il était d'ailleurs sensible à l'amitié et lut étroitement lié avec Lamotte. Ses OEwresotiX été puliliées en 1758, 11 vol. in-lS; 1790, 8 vol. in-8^ et 1835, 6 vol. in-8. D*Alembert et Garât ont écrit son Étoge,
FONTENELLES (Guy de bbaohaivoui, baroin 4é), chef de bande, d^une ano. fianâle de Bretagne, se déclara pour la Ligue, s'empara de plusieurs places en Bretagne, notamment dénie de Tristan, dont il fit son quartier principal, et exerça d'horribles cruautés. Il n'en fut pas moins compris dans le traité que Mercœur fit avec Henri IV; mais, ayant depuis trempé dans la conspiration de Biron, il fut rompu vif à Paris en place de Grève, en 1602.
PONTENOT, vge de Belgique (Hainaut), à7 kil. S. Ë. de Toumay, près de la r. dr. de PEscaut; 700 h. Les Français, commandés par le maréchal de Saxe, y battirent, le 11 mai 1745, les Anglais, les Autri* chiens et les Hollandais coaBsés.
fontenot-le-chAteao, bourg de France (Vosges), à 27 kil. S. 0. d'£Dinal;20OOhab. Xirsehenwasser. Patrie du poète Gilbert. — C'était autrefois «ne ville très-forte; elle a appartenu H la maison de Bourgogne, et passa, dans le xviii* siècle, à cefle de Croy.
FONTENOY-EIf-PmSATB. F. PONTH^Tt.
rONTETTE (Charles Marie pbvbm^c), érudit.né
en 1710 à Dijon, d'une honorable famille de magistrats (V. PEVRET) ,mort dans la môme ville en 1772 , fut dès rage de 26 ans conseiller au parlement de Bour-
Sogne. Ùs'adonna à l*histoire et rassembla unefoule de oeuments précieux , qui ont été recueillis à la Bibliothèque impériale. On lui doit une édition fort améliorée ÔBla^BibUothèque historique du P. Lelong.n68.
FONTEVEAULT, Fons JEbraldi, bourg du dép. de Haine-et-Loire, à 16 k. S. £. de Saumur ; 830 h. Ce bourg est célèbre par une riche abbaye de Bénédietiaes« fondée par Bobert d'Arbrisael en 1099. Ce monastère, qui renfermait à la fois des religieuses et dos religieux, fut toujours, depuis la mort de Rb; bêrt, Aouverné par une abbesse. Celte abbaye, qui était chef d'ordre, eut de nombreuses succursales ; on comptait en 1245 jijsau'à 5000 Fontevristes. Les religieuses portaient U rooe blanche , le rochet de batiste plissé, ta guimpe. Les bas et les souliers blancs, la ceinture noire et le voile noir; quand e^s sortaient, elles avaient une longue robie d'ôtamine noire. De-
Suis 1804, l'abbaye a été transfonnée en une maison e détention; une colonie agricole y est annexée.
FONTRAUULES (L. d'ASTAaAL, marquis de), fut chargé par Gastoo, duc d'Orléans, de négocier avec le duc a'Olivarez les moyens de aeconder la conspiration de Cinq-Mars contre le cardinal de Ricnelieu, et conclut le traité secret par lequeU'Espagne devait fournir des troupes et de l'argent. La conspiration ayant été découverte, FontraiHes s'enfuit en Angleterre; il n'en revint qu'après la loort du cardinal, et mourut en 1677. On a ae lui : Motion des choses particuOères de to cour pendant U fasieur de M. de Onq-MûTê (dans les Uém. de Montritor et la collection Petitot), et 4esX>ar«c, restées manuscrites.
FOOTE (Samuel), acteur et auteur comique anglais, suroemoBé lUrûlop/iafie moderiM, né en 1720 aans le «om^ de OoraouaUles. mort en 1777, dirigea pendaat quelque tempe le théâtre de New- Maiiet eo même temps qu'il y jouait comme acteur, et ee fit remarquer par U licence avec laquelle il attaquait dans ses rôles les oereonnages contemporains les plus dietingués; on Hit forcé plusieurs fois de lui interdire la scène. U réussissait surtout dans la Caree et U satire. 8e6 œuvres se composent de vingt pièces, qui briUeat plutôt par l'esprit et la gaieté que par le p£in. On n'a guère ooofervé au tbé&tre qu'une seule ae ses pièces, The Uayor of Garrot, Elles ont été réunies à Londres en 1778, 4 vol in-^.
FORBAGH, cà.'L de c (Hoeelle), à 18 k. N. O. de Sarreguemines; 4428 h. SUtioa; douane frontière; verrerie, fabrique de pipes et de tiesua métalliques.
FOBBDf, ano. ftimiUe de Provence, qui a produit plusieiirs hommes distingués , a pour chef Pajamède de Fofkin , aetgneur de SoUers , surnommé le Grand, qui Alt d'abordf président de U Chambre des comptes et oonseiller du roi René, comte de Provence. Il décida ee prince à oéder ses fitats à Louis XI. qui, dès qu'il en rat maître, le nomma gouverneur delà Provence, 1481. Il mourut en 1&08. Cette maieoa a formé piusie«rs branehes, dont les prineipalet sont celles de Forbm des Essarte et de Forèiii Janeon.
FORBm K^iaude, d'abord chevalier, puis comte), brave mmn, né en 1656 à Gmrdane, prèe d'Aix en Provence, m. en 1733, servit d'abord sous ie comte d'Ectréea en Amérique et sous Dueuesne au bombardement d'Alger, où il fit preuve drone rare intrépidité. Après avoir été deux ans grand amiral du roi de Stam, prèa duquel il avait accompagné l^mbassadeur français (1688), il eut le commandement d'une fMgate, avee laquelle il seconda Jean fiart dans ses luttes contre les Anglais. Nommé chef d'escadre en non aprée «ne sanglante victoire remportée sur lee mèmea ennemis dans la mer du Nord, il se signala avee Duguay^Trouin au combat du cap Lizard. Chané m 1706 de eonduire à Edimbourg le chevalier de SVGeorges, il ne put y réussir, et comme on le rendait responsable ae cet échec, il se retira du service, 1710. Ses Mémoires ^ publiés à Amster-