FOSS
fut élu en 1848 représentant <\ r«semblée nationale, pt s*y fit apprécier du prince Louis-Napoléon» oui, en 1851 , après le 2 décembre, l'appela au ministère de l'instruction publique, poste au'il conseriFa ju$> qu'à sa mort. Il fut élevé en 18a3 a la dienitô de sénateur et admis en 1864 à l'Académie oes inscriptions et belles-lettres. Comme ministre, M. Forioul voulut faire une plus forte part à l'étude des sciences et assucier plus étroitement les sciences et les lettres. En outre, il modifia profondément Torganisation de linstruction publique en supprimant la section permanente du Conseil de rUniversité, en réduisant à seize le nombre des académies, et surtout en se réiierrant la faculté de révoquer sans jugement les professeurs de tout ordre. On a réuni en 18â4-<â6, 60US le titre de Réforme de V enseignement n le recueil (le ses actes admmistratifs, et, sous le titre d'J^tudes d^arehiologie et d'histoire , ses divers travaux
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sur la maison des Stuartt; le Oénie de Virgile f la Danse des morts expliquée; De l'Art en Allemagne: ce dernier est le plus remarquable de ses écrits.
FOBTUNAT, Venantius Uonoriut Clemeniianus fortwaatus, évoque de Poitiers, et l'un des meilleurs poètes de son temps, né vers &30 près de Tré- \>se, mort en 609. Il vint en Gaule vers S6&, assista aux noces de Sigebert et de Brunehaut, composa un épitbaiame pour cette cérémonie ; fut attaché comme cn^lain au monastère fondé ^ Poitiers par Ste Radegonde, ^use du roi Clotaire, et édifia sonsiècb par ses vertus. iào^OEuvres ont été publiées àCa- Sliari. 1S73, ^ Cologne en IGOO, à Mayence, 1617, •ttrad. dans la coUec^n Panckoucke. Elles se composent d'un poème en 4 chants en l'honneur de 6. Martin, de poésies religieuses en vers élégiaques, et d'hymnes adoptées en partie dans les offices : on y remarque le VesiUa régis. Son stvle est souvent incorrect et prétentieux; mais ses écrits sont un mo- QQment précieux pour l'histoire de l'époque.
FORTUNR, déesse allégorique, adorée chea les Grecs et surtout chez les Romains. On la représente chauve par derrière, avec des ailes et se tenant de- ^ut, un pied posé sur un globe ou une roue en mou- ^meot et l'autre pied en l'air. Elle avait à Antium, chez les Volsques, ainsi qu'à Préneste et qu'A Fanum fortufuv dans TÊtrurie, des temples magnifiques où Ion rendait des oracles.
FORTUNÉES (lies). K. canawbs.
^RUM, c.-à-d. place publi9ue. On désignait plus '**pécialement sous ce nom la pnncipale place publique ue Home, celle où se réunissaient les assemblées par tnbus. Elle était située à peu près au centre de la ^;ilâ« entre les monts Ouirinal et Palatin. Pans le *orum s'élevait la tribune aux harangues ou roclref. '^ut autour régnaient des portiques, des temples et ^ oofiliques où l'on rendait la justice. La Forwn ^t auj. désert et s'appelle Cwnpo Vetceino (ou Gbaxiq) |ux Vachers), parce qu'il avait été converti au moyen ^\ en un marché de bestianx. En 1812 et 1813, ^aammistration française a fait déblayer une partie ^ Forum, mis à jour quelques-uns de ses monu- ^1a A^^ commencé des travaux de conservation qui ^Di^été continués par le gouvernement papal. Aux m et ix« siècles de Rome on créa 4 nouveaux fod!"ïf ' .^i^ àB Jules-César, d'Auguste, de Nerra et
1^^^' ^« dernier était le plus beau.
Bra H^'^' suivi d'un nom au génitif, désigne un finna nombre de t. anciennes qui primitivement 'fiaient que des champs de foire. Telles sont : forum APwf"'* ▼• de la Gaule Cispadane, aiq. Ferrari ;^f. V H ^i ^*On>brie, auj. San-Donato;— r. claddu, ,.°^^Jpes Grecques, chez les Centrons, auj. JTou- J^en Tarantaise; — F. coaMBUi, ? . de la Gaule Cisiran^®'?**'- ^^olai-¥. MuouHTOBUM, V. de ta Gaule (imi ^*"®» *"i- Crema; — ?. oallorov, v. de la '^'^«^ Cispadane, pr^s de Modène, où Antoine défit
Vibius Pansa et fut à son tour défait par Hirtius (43 av. J.-C.) : c*estauj. SanDonino ou Castel-Franco;- F. JULTi, V. de Vénétie, chez les Garni, auj. Cividaledi'Friuli ; —V. de la Gaule Narbonnaise, auj. Fréjus ; — F. Livii, V. de la Gaule Gispadane, chez les Sencnes, a^j . For (t ; ^ f. nebonis, v. de la Gaule Narbonnaise 2* , auj. lodève;^jf. NOvuM.v.de Gaule Gispadane, auj. Fomoue; — f. popiui, v. de Gaule Gispadane, av^. Forlimpopoli ;^r, segosxàvorum, v. de la Lyonnaise 1'*, auj. Feurs; — F. sbmpronu, v. d'Ombrie, aui. Fcssombrone; — • F. tulcam, en Campanie, auj. la Solfatam,
FOS. r. FOa-LfiS-MARTIGUES.
FOSGABI (François), doge de Venise de 1423 à 14S7 , soutint avec avantage plusieurs euerres contre les ducs de Milan et soumit les pays ae Brescia, de Bergame et de Vérone, mais fut abreuvé de chagrins domestiques. U perdit successivement trois de ses fils, et vit exiler le 4*, accusé d'avoir reçu des présents de princes ennemis de la république. Foscari fut déposé en 1457 , et mourut trois jours après l'élection de son successeur. Ses mal heurs ont fourni à lord Byron le sujet d'un drame et à Verdi d'un opéra. FOSGARINI (Marc), doge de Venise en 1762, né en 1695, m. en 1763, est auteur d'une Histoire de la littérature tinitienM, Padoue, 1752, ouvrage riche en documents, et rédigé aveo critique, mais malheureusement inachevé.-^ Un autre F., Michel, 1632-92, a continué VHistoire de Venise de Nani,
FOSGOLO (Ugo), écrivain italien, né à Zante en 1776, mort en 1827. Lorsque Venise fut donnée à l'Autriche, il se retira en Lombardie et fut nommé professeur de littérature à Pavie. Aocusé en 1815 d'avoir pris part à une conspiration pour chasser d'Italie les Autrichiens, il se refugia en Angleterre. On a de lui des poésies, dont la plus remarquable est le Chant des Umbeaum et un poëoie intitulé Us Grdcee; trois tragédies médiocres : Thyeste^ AjameX Atcciorda, et les Dernières lettres de Jacaues OrtiMy 1802. roman dans le genre de Werther, où l'on trouve une vive sensibilité, mais quelque emphase : c'est le meilleur de ses écrits; U a été trad. par Sénones, 1814, et par M. Trognon, 1819. Ses Ofiuure* complètes et ses /litres ont étépubl. à Florence, 1850-54.
FOS-LÊS-MARTIGUES, vge du dép. des Bouchesdu-RhÔne, à 9 kil. S. 0. d'istres et à 40 kil. S. 0. d'Ail, sur les bords du canal de Bouc; 1200 hab. On présume que c'est le lieu où abordèrent les Phocéens qui vinrent bâtir Marseille, et l'on a cru retrouver leur nom dans son nom. Il est plus probable cependant qu'il vient de Fossa Marianay canal actuellement obstrué, que Marins fit creuser à ses troupes entre le Rhône et la mer, et qu'on nomme auj. le Bras-Mort. A l'embouchure de ce canal était Fossœ Marianir portusy ruiné par les Sarrasins.
FOSSA. Ce mot, joint à un adjectif ou à un nom propre au génitif^ désignait un canal. On connaît surtout : Fotsa CorbuJUmis (auj. le Vlieth ^^^^^^ ^^^ joignait la Meuse au Rhin en traversant l'île des Bataves; — Fotia Drusiana^ qui mettait en commuuication le Rhin septentrional (ïssel) avec le lac Ftevo; — Fossa Marianaj canal creusé par les troupes de Marius en 103, tandis qu'il attendait les Gimbres ; il allait du Rhône à Marsalle (F. ros-Lfts-iCARTiGUBs).
Fosia tout seul désignait Itf^ détroit qui sépare la Sardaigne de la Corse, auj. détroit de Bonifado,
FOSSALTA , riv. de la Romagne , affluent de la Scultenna, célèbre par la bauille que les Guelfes de Bologne y remportèrent en 1249 sur les Gibelins : ils y fir^t prisonnier le roi Eniio.
FOSSANO, V. des £tats sardes, à 19 kil. N. E. de Coni^ près de la Stura ; 16 000 hab- fivôché. GhAteau fort, arsenal. Prise par les Français en 1796. Championnety (ùt battu par Mêlas en 1799.
FOSSAT (Li), ch.-i. de cant. (Ariége), sur la Lize, à 20 kil. N. 0. de Pamiers; 1000 hab.
FOSSÉ (P.-Thom. dd). V. nurossii.
FOSSErx, branche des Montmorency. F. ce r.:m.
Fonc