‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 403 sur 578 · IV. Histoire. L'histoire de la France ne commence · texte numérisé non relu

IV. Histoire. L'histoire de la France ne commence

(Toscane.

I Etats Ro- I mains.

i Etats de Gènes.

Valais.

réellement qu'avec le r^ne de Clovis, petit-fils de Mérovée et véritable fondateur de la dynastie mérovingienne. Les règnes de Pharamond, de Clodion, de Mérovée, de Childéric, n'ont rien d'authentique. A l'avènement de Clovis, en 481, les Visigoths, les Burgundes, les Romains, les Allemands, se disputaient le territoire de la Gaule : Clovis assura la su- Eorité aux Francs, défit les Romains à Soissons 1), assujettit les Allemands par la victoire de Toii, après laq. Use fit chrétien (496), réduisit les Visigoths à la Septimanie par la vict. de Vouillé (507) et ébranla la puissance des Burgundes, que ses fils détruisirent en 534. Ceux-ci, après la mort de Clovis (511), avaient partagé le territoire conquis par leur père, et de ce partage étaient nés quatre royaumes distincts : ceux de Paris, de Metz, de Soissons et d'Orléans. En 558. Clotaire I réunit tout l'empire des Francs; mais de 561 à 613 ont lieu de nouveaux partages, suivis de guerres civiles qui, après une réunion momentanée, amènent la division de la France en quatre régions : Austrasie, Neustrie, Bourgogne et Aquitaine. Parmi ces quatre régions, l'Austrasie et la Neustrie jouent le principal rôle, et leur puissance se balance quelque temps; mais en 687 l'Austrasie, où s'étaient conservées avec le plus de pureté les mœurs antérieures à la conquête, et qui s'était trouvée le moins en contact avec la civilisation romaine, prend l'ascendant sur la Neustrie. A cette époque l^ustrasie avait cessé d'être une monarchie ; et tandis que les princes mérovingiens régnaient encore en Neustrie^ l'Austnisie s'était convertie en une sorte de république féodale, gouvernée par les Héristall avec le titre de ducs. Ces ducs d'Austrasie ne tardèrent point à s'imposer comme maires du palais aux rois de la Neustne ; la Bourgogne fut soumise à leur obéissance, et l'Aquitaine, en proie à l'invasion arabe, trouva un libérateur duis Charles Martel, l'un d'eux, 7 32. — Bientôt un autre de ces mairesy Pépin le Bref, s'empare de la couronne. 752, parla déposition de Childéric III, dernier roi mérovingien, et commence ainsi la seconde dynastie ou maison earlovingienne. Il subjugue l'Amiitaine et la Septimanie, reunit pour la première rois toute la France, sauf la Bretagne; étena son influence jusqu'en Italie, force Astolphe, roi des Lombards, à respecter le pape Etienne, et donne nn territoire à l'Eglise. Charlemagne, son fils (768-814), soumet l'Espagne septentrionale, l'Italie, la Germanie saxonne, la Bavière, l'Avarie, et forme un immense rovaume, qu'il proclame nouvel empire d'Occident (800). Cet empire ne subsiste que jusqu'en 843 , époque à laquelle il se démembre et donne naissance aux royaumes particuliers de France, d'Italie et de Germanie. Quant à la couronne impériale, elle devient le partage des lignes italique et germaine de la maison earlovingienne , passe ensuite à des feudataires étrangers, et finit ^ rester aux Allemands. En France, la décadence des Carlovingiens commence dès 843; la féodalité se forme et s'agrandit aux dépens de la royauté. Dès 887 un des grands feudataires de la couronne, Eudes, le premier des Capets, usurpe le trène sur les Carlovingiens qui étaient presque sans domaine et sans force ; deux fois replacés sur le trône (893 et 936), ceux-ci achèvent de perdre leurs domaines et ils tombent définitivement en 987. Hugues Capet commence la 3« dynastie, celle des Capétiens, et donne pour base à la royauté son vaste duché de France. D'habiles efforts, la longue durée des règnes, la formation des communes, et principalement les Croisades, favorisent l'accroissement du pouvoir royal (987-1108). De 1108 à 1226, le domaine royal s'agrandit rapidement : la Normandie, l'Anjou, le Maine, le Poitou (1204-6) sont repris à l'Angleterre. Le vaste comté de Guyenne et de Gascogne avec toutes ses annexes était sur le point de revenir à la couronne, sans le divorce de Louis le Jeune avec £léonore d'Aquitaine (1152). Saint Louis (1226-1270) agrandit peu le territoire,

FHAN

FRAN

mais il 6t plus pour la royauté pn (ioiinanl î la cb\ironne l'autorité paorale et là JurîdicUpn souveraine. Sous Philippe Ht (1270-1284), qui r^unillë Longii^oc, la France inienrient dans tpiiies les c[ilcrôiles aës royaumes espagnds clirètiens^ et étend son ihAiièhce jiiflqu*à Napfes. Philippe l\ commoÏLcë 2L fecoUvreb las territoires cédés a Lothaii-e en 843, liitte viclorieusemeat centre ràutorilè (ombor^Ié des papes, oppose k rariatocratie et au clergé les Ëiats gShéhauz^ qu^il assemble le premier, et lés parlementa, dont il semble être l» vrai fondateur, ëous ses fils (lâU-iS) s'opère une rôactioo féodale^ que ces bi^ibc^ fécondent en aveugles; la brahche des Vàiois (1^28) les imite d^abord; en outre , par sa folié témérité, ell^ ibet la Fraûce à dfeax doigts de. sa ))erlé. Les fois d*Arigleterre, unis aux Fijimahds et aux Bretons, commencent la guerre dite de VerU àrù (1^37-1453). Vaincue à Crécy «ous t^hiliope dé Vâldis 11346), à Poitiers sous Jean II (1356) , la France se relève sous Charles V (1364-80). La minorité, et biehtôt la démence de Charles VI (13^0-1422), le hojnbrè trop grand de princes du sanf^, tous pourvus d'apanages et visant ou a la couronne oii a Taulorité , là puissance de la seconde maison de Bourgogne (làbl), biëiitM ritale de la maison royale, les sanglantes ôolllsions des ËourguigQjsns et des Armagnacs, cot^promeiieht de nouveau rexistenoe de la nation : les Anglais, vainqueurs à Azincourl J1415), Possèdent prçscjue toutes les provinces mari Urnes de la FiAnce (Normandie, Guyenne, etc.); ia^i Jèahne d'Afc Commence 4 changer la rortûné (14^W : Châtleô Vil est sacré a Reims; les Ailglais. après dé longs bombais, sont chassés de France (1453). Ix)uig XI. successeur de Charles Vil, combat viètorieusemeili k fëodalité, et réunit oaze grands bers à là côurphhé (1461-03). Charles yill comménoe les gUërres d'Italie (1494-98) ; Louis XU s^épuise à lés isontiQUér; Fraiiràt^ 1, dV bord vainoueur des Suisses à Màrigilan (1515) , mais ensuite défait par les Impêriaûl ala Biboque (1 522), et à Pavie (\h^), où il est rail l)fliSbtltiiëî', ne peut qii'qpposer une digue i l'énonce dôbordethent de la puissance deÇhai;les-Quint(15]5-4t;. HehH II acquiert les Îrois-Ev'êchés (1552); maiâ blentât baissent les guerres civiles de religion qui fiiinent la Ft^tlt^e, et où la maison de Valois périt en là personne de Henri III (1562-^). Henri ÎV commencé alorà la branche royale dès ^ourbonâ t il termine U j^uerre civile (15S9-94), cicatrise leéblaies dé là France et prépare sa grandeur (1594-I6l0). SouS Louis JtlII (Î6I0-43), Richelieu, après âv5^ ^t^ la fabtioh protestante, écrase les restes dé là féodalité et jette les fondements de U moiiarchlé àb^lue de Louiâ XI V; ce grand ministre fait iouer à la Fràhée lé bltmier rang dans là guerre de Trente ànâ (1618-1648). et lui assure la prépondérance que possédait jadié la maison d'Autrione. I)eveAue la nremière p^Jiisante de l'Europe par les traités de wéstphalié (1648) et dés Pyrénées (1659) , U France sOlis Louis XlV prétend en être la dominatrice; elle voit se fdt-mer trois coalitions contre elle, grandit & Ifimétfue (16781, reste stationnàire à Riswick (1697), rectilB à Utrecnt (1713), épuisée par la guerre de la sticcessiôn d'Espagne. Sous Ld.uis ÏV (17l&-l7t4), elle afcquierl la Lorraine et là Corse, mais n'a pa^ dé système politique, se bat en faveur de rAtitrithe (1756-1763), laisse démembrer là Polo^é (176^-1714), manque là facile conmiéle de rindô (1740-1756), et bttû des colonies. Mais à là même époqtke elle ^ place ft la iéle des nations pal* ^ littérature, et la langue fl'ançaise devient la langile européenne. Soiis Ldiiis XVl, la i^rance se venge dé I^Ah^ëtërre en Ikvorisant les eâ'orts des colonies anglo-àméricalneà, qtli ae déclarent indépendante^ (1775-1783). mais elle là laisse s'étendre et la supplante^ dans les Indes brientales. tu l7Ô9 éclate la Révolùtibh : l'Assemblée nationale ne veut d'abord que détruite lès àbn^ et ddtinè^ Une constitution à la France; tnais bientôt elle renverse à la rois l'antique constitutidli français et la dynas-

tie. En lf92, là Franfees^rige en r^ublhîtie; et pendant plusieurs ailnées elle lutte eloneusement cootn r£urope Coalisée : mais en même tempi elle est déchirée par les dlsseilslons intestines, et finit parètn oppHmôe par utt gouvernement tyttumiqne et »îiguinaire [r. cortVfiNTiON). Elle commence & respirer tous Te Directoire (1795-99) ; mais là faibles^ dé rt gouvernement là met à deux doi^ de sa perte. Làâsè enflh 4e troubles . elle revient ious tme bouy^lle fdhne à la monarchie : If apoléoil, Sabord consul (1799)» est ptDelamô empereur en 1804. n rétablit roture à l'intérleuf, rainônë là tictoirt et rend pour buelqtles années toute l'Europe occidentale sujette de UL France , mais il pertl toiite l'élite dé ses troupes en Russie (1812), et succombe en 1814. LesBouriwns sont ramenés par l'étranger, et la France est alors réduite à ses anciennes limites. Lottis XTItl donne I& Charte et établit le gouvernement représentatif; mais son success. Charles X se perd par son antipathie ^ur le régime constitutionnel, et en 1 830 la branche aînée des Bourbons est remplacée par la branche cadette on d'Orléans : Louis-Philippe Voulut que la Chairiëféiwe vérité. Le 24 févr. 1848, une révolution soudaine rétablit la république par surprise; mais dès 1861 ce Souvemement anarchique est renversé par' un oenp 'Etat (2 dée.), et l'année suivante il fait place à un nouvel empit-e : Napoléon III est proclamé par le stffrage universel. Sous ce gouvernement éminemmeDt populaire, la France se relève : la soumission de l'Algérie est complétée (1851-67); la Russie est vain eue en Crimée (1854^55) ; l'Autriche, battue à Mafrent^ et à Solférino. est cbassée de la Lombardle (1859); la Savoie et Nice sont aioniées à la France (186(»)'. la Chiné et l'empire d^Annam nous sont ouverts (1860^1); , ^ ,^

Parmi les nombreuses histoires générales de » Pranee, on connaît surtout celles de Hézeray, Duie- Vely, Anquetil, Sismondi, H. Martin.

J" race. Èérovingiens .

Phàramond T Clodion, Mérovée, GhildéHe I, ClovlS I,

Clodt)mir (à Orléans),

Thlert-yl(àlret2)j

Théodebert I (à Metz), 'Théodebald(àMetz)) Childebert I (à Paris), Glotaire I (à Soissons^ 511-658); seul,

Sigebert I (en Australie))

Childebert II (d'abord en Austràste; Austrasie et Bourgogne depuis 593),

Théodebert II (en Austrasîe), Caribertl (àParis),

Contran (Orléans et Bourgogne),

Thierry II {i* à Orléans et en Bourijogne, 2* on Austrasie, 612), bmii

ChUpéric I (à Boissons 561), puis à Paris, &67-SW Clotaire II (d'abord à Soissons, puis seul), k^^-^f

Caribert II (en Aquitaine), 628-631

Dagobert I (en Austrasie, 622, à Soissons, .

628i puis seul), ^^

Sigebert II (en Austrasie), 638^

Ciovis II (Neustrie et Bourgogne), ti3tWoo

Clotaire III (Neustrie et Bourgogne), fô&^JJ

Childéric II (en Austrasie, 656-670), seul, 6T(H]J

Dagobert 11 (Austrasie), .. 67Wȕ

Thierryl, ou III (Neustrie, 673-679),pms seul). 67HS1 aovisllf, 691-69J

Childebert III, 69&-J }

Dagobert II (ou III), îH'î J

Clotilraiv/ 717.19

Ghilpéric il, 71^20

Thierry II (ou IV). «^'37

GbUdéric III.

interrègne f

FRAN

FRâN

II* race. Carîwingieru, Pépin trSéristall (due d'Attotntoie)^ 697-tl4

îfiéodoald, 714-715

CurUtfnan (abdiqae), 741-747

Pépin le Bnf{dL^ee Oarlotnan, 741) seul,

747)f roi de France, 152-768

Carloman^ 7C^-77l

'avec Carloman, 768-7i 1 ) ; seul, 77 1-^14

Louis 1, le Débonnaire^ 8) V84d

Chartes II, k Chauo€, 940-877

Lauls 11, le Bèguê y Sll-Sld

Louis III dt Carloman^ 379-882

Carloman seul, 882-884

Chatlm le Grok ou le Gfat {empereur) ^ 884-887

Eudu OQ Odon (!*' roi capéUai)^ 887-898

Charles III, le Simple ^roolamé roi, 892 1

puis seul aprèà la mort d'Eudes), 898-923

Robert i (2- roi capélien)< 922-923

Raoul (parent des Capétiens), 923-936

Louis IV, d'Outre-Mert 936-954

Loihairei . . 9&4-986

Louis V, M Fainéant f 086-887

III* race. Capétiens,

Hugues Gapct) 987-996

Robert II, 9^6-lt)3l

Henri i» 1031-lOfeO

Philippe I, iOCO-1108

Louis YI, le Gros, 1108-1187

Louis VU, le Jeune, 1137-1180

Philippe U, Augusk , 1 180-] 223

Louis Vni, le lÂony Jîl23-1226

Louis IX ou saint Louis^ . . ^ 1226-1270

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