I. Ugne ainée on PhiUppiM
Philippe m, le Har4h i27d-l286
. V Bronche aînée,
Philippe IV,Je.BcJ, 12^5-1314
Louis X, U ku$in^ 13i4-l316
Jean I {le Posthume), 1316
Philippe V, U long, 1316-1322
Charles IV, le Bei, ^ 1322-1328
2" Branche puînée ou^de Valois [issue de Philippe lu, par un frère de Philippe tV,
Charles de Fatow, père de Philippe ^^I).
Philippe VI, de Foioi», 1328-1350
Jean II, le Bon, 1350-1364
Charles V, le Sage, I364^138d
(a) Rameau aîné de la branche de VtUou. irles
Charles VI, le Bien-Aimé, .^. , ^^
Charles VII, h Victorieux 1421-1461
Louis XI, 1461-1483
Charles VIII, 1483-i498
{0} Rameau cadet de la branche de Valois , ou Valois Orléans {ifsu de Charles V par LouiSf duc â^Orléans, son second (Ils).
PrimogéniturCi Orléans-Orléans (issue de Chartes, ^ duc d'Orléans, fUe aîné de louis d^Orîéans). Louis XII, 1498-1515
'^fcondogénittsre, OrUahs-Àfigoulêm^ {issue de Jean, (^omte d'Angouléme, deuxième fils de Louis , duc aOrléons^ et petit-fils de Charles F). , François l/ '^ '^ ihib-\Ul
gi^n H, . l$47-155«
^ncois H, 1559-1560
Charles IX, 1560-1574
"eï^n m, 1574-1589
^^' Ligne cadette ou Robertine, ou maison de Bourbon {issue de Robert de Clermont. sixième fils de saint Louis et frère de Philippe III).
^^'^^m, le Juste, 1610-1643
, .1" Branche ainée de la maison de Bourbon, }^!8 XIV, te Grand, , 1643-1715
Louis XV, U Bien-Aimi, , 171^1774
Louis XVI (déclaré déchu du trône le 10
août 1792, décapité le 21 janvier 1793), 1774-Îl93 i^uis XVII (en prison, mais censé toi), 1793-1795 ««publique (proclamée le 21 septembre), 1792-1804
Lquifl
léJ
Çaneentiony 17.92-1795
Directoire f 1795-1799
Co9wviai: Bonaparte, 1^' cônâul, piiii donsoIÎTlev m^\m
Empire: Napoléon L empéreiît ÛêèttSiÙçais et roi d1telÎ3, t8ô4-18l4
Sapoiéon ÏI (preclamÀ par le ^bUvëtnement provisoire) , 1 81 .^
Louis XVIIl, ^ ÎM4-1824
Napoléon I (pour là ^* foliS, du 2t) diâ^ au 24 juin), 18t&
Charles X, 1W4-1830
2" Branché puînée de Uimai^Oh dé Boufboh, mditon d'Orléans {issue de Philippe, frèfé de Louis XIV) :
loui»-PhiIippe I, roi des Français, . 1 830-1848. Bépi^lique, proclamée de nouV. re i\ fBvt. 1848.
5uift-Napoléon Bonaparte, élu président iêlOdëô. 1848,
Proclame empereur soUs le nom de f^apo-
léonîll, ^ ^ 1852.
Outre k France proprement dite et Vïte-d^ fiance, le nom de France a désigné spécialement dn petit pays comprenant le territoire de St-Deùrs et des paroisses environnaiitesf : il s'ëiend de Lu^archès à Cnarenton et de Dammartinàttontitio^tK;;. C'est eft te sens qu'on disait au xii* siècle : St-Denis-cjk-Ffanc^.
FRANCE (nOUVELLB-). V. CAt^ADA.
FRANCE ORIENTALB, .t". PflANCOmK, AUSTHASIe.
FRANCE (iLE-np-). V, }LR-t>!i-fUiiCt et lie tfxûfiicB.. . PHAKCESCAS, ck-L de 6. (Lot-et Ûironne) , h Il lliL S. £. de Nérac; 1300 kb.
FRAjrÇ-ItOïtÊ. péiùive. V. fLCbIS. ,
FRAKCFOHT-StR-LÈ ïttEiN, FrdfUtfdri'am'Mein, autrefois une des 4 Villes libres dé la Confédération g^fiiiàtiique et siège de la Diète germanitiuft, ^ur le Meïn. î 31 kil, N. ï. dé Mayenée et k 847 N- Eî. de Paris; S7000 hab. Vîlje belle et bien pettîée; magni^ fique cathédrale, où l'on côufoûnait les empereurs; nombreux monuments du moyen Age; hdtôi de ville, dit Ranner, où siège lé §éiiât; palâs de là Tour-et- Tazls, où se tlenneiit lés séaiiceâ de la Diète: SaaU hofy anc. résidence des Carlovlngienâ, làais dont les bâtiments actuels sont modernes, etc.; salle de spectacle, iMtel-Dieu, hôpllàl du St-Ësprtt. Établissements des sciences, lettreâ. àrfà, musées, bibliothèque, jardin botanique. Grtbd coilimerce de banque et d'entrepôt; i foires importantes; mâfitlfactùres dé tapis, de papiers nelnts, de cartes H jotier. Patrie de Goethe et de la famille I<dthschild, — Prailcfort est une ville très-ancienne, mais elle n'e^ devenue fameuse qu'àii vm' siècle : elle était alors là capitale de laI«Vance orietitale ou ^raitcoilie; elle fut en quelque sorte la capitale de tout l'empire germanique sous les deux preinières dynasties qui âucéédèretît aux Carlovinçiens. Elle fUt érigée dès 1254 en ville libre et impériale, et fut proclamée tiUe du codronnement par la BuUe-d'Or (1356). Prîsç par Cusiîne en 1792, elle devint en 1806 la capitale cftl grànd-duclié de Francfort (V, ci-après). Le congrèf de Vienne (1815) fit de i^raûcfort une ville libre. En 1868 elle a été anneiée au rov. de Prusse et adjoltte aux disti'iets de Cassel et Wîesbaden. — il Se tint à Pi^ancfort en 794 un concUe. pour trftitôi' la question du culte des images. Il s'y tint aussi plusieurs diètes : dans celle de 1142, Conrad III rendit la Saxe â Heùri le Lion; celle de 1338 proclama rempire itldépetidant du $t-âiéffe. C*est dé l'râncl'ort que nii lancé le éc« 1813 le manifeste des ^oti^raiiiâ alliés contre Napoléon. . , . .
La République de Francfort se ddtl1t)b3fl2t de la ville et d'un territoire situé suf les deOt rives du Mein et borné au t^. et au N. E. par U Heâse électorale, au S. par kesse-DarmstâaL et à TO. par le ducbé de Nassau : 13 kil. sur 9: âbOÛO b., y cotr.pri» li| Tille de Fraflcfbri La souveraineté résidait dans l'ensemble de Upopiilàtion cbfétîeiine; le gouvt se composait d^ud Sénat, d'un Corps législatif et d'un conseil municipal* La ville avait 2 bourgines-
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très, nommés annuellement. Dans les assemblées ordinaires do la Diète, les villes libres réunies avaient 1 voix; dans les assemblées générales la république de Francfort comptait pour 1 voix à elle seule.
FRANCFORT (erand-duché de), un des fitats de la Confédération du Rbin, créé en 1806, avait pour v. principales, outre Francfort, Ascbaflenbourg, Fulde et Hanau. Ce grand-duché fût donné au prince de Dalberg, primat d'Allemagne. En 1815. son territoire fut réparti entre la république de Francfort^ la Hesse électorale, la Bavière et la Prusse.
fràncfort-6ur-l'odbr, V. de Prusse (Brandebourg), ch.-l. de gouvt, à 50 kil. S. E. de Berlin, sur l'Oofer et un canal qui joint l'Oder à TElbe et à la Vistule; 30 000 hab. Cour d'appel, gymnase, école de sagesfemmes. Âne. université, fondée en 1506 et transférée en 1809 à Berlin. Monument du duc Léopold de Brunswick. Industrie assez active : soieries, nonneterie, ganterie, maroquin, toiles, bougies, etc. Assez grand commerce. Patrie de H. Kleist. — Fréquemment assiégée (par le margrave de Misnie en 1290, par Temp. Chartes IV en 1348, par les Hussites en 1432, par les Polonais en 1459), cette ville eut encore beaucoup à souffrir dans les guerres de Trente ans et de Sept ans. — Le gouvt de Francfort, l'un des 2 de la prov. de Brandebourg, est situé à 1*B. de celui de Berlin , et est borné au N. par la Poméranie, à TE. par la prov. de Posen, au S. E. parla Silésie, au S. par la Saxe; il compte 825 000 nab. » Y. fraiuport.
FRANCHE-COBITÊ, anc. prov. et grand gouvt de France, entre la Lorraine au N. , la Champagne et la Bourgogne à 1*0., la Bresse, leBugeyet le pays de Gex au S. , et la Suisse à TE. Elle se divisait en 4 grands bailliages (Besançon, Ddle, Amont, Aval); japit. , Besançon ; autres villes, D61e, Vesoul, Salins, Baume-les-Dames , Pontarlier, Lons-le-Saulnier. Le Jura en parcourt toute la partie orientale. Riv., la Saône, leDoubs, l'Ain et leurs affluents. Air froid sur les montagnes, chaud dans les vallées; sol fertile, bons vins. Assez d'industrie , horlogerie, connue sous le nom û'horlogeTie de ComU^ liqueurs, fromages, etc.; forges et usines, etc. Le Franc-Comtois est intelligent, économe, bon et hospitalier. La Franche- Comté a fourni plusieurs hommes célèbres dans les ?enres les plus divers : Dunod, Pichegru, Rouget de Isie, Suard, Ch. Nodier, Cuvier, Th. Jouffroy, etc. Cette province forme auj. les dép. du Jura, du Doubs, de laHte-Saône. — La Franche^mté, jadis habitée par les Sequani^ forma sous les Romains la prov. appelée Maatima SequanoTum, Elle fit successivement partie du roy. des Burffundes, du vaste empire de Charlemagne, du roy. de Lothaire I, du roy. de Charles de Provence, du roy. d'Italie de Louis II, de celui de Boson, enfin du roy. des Deux- Bourgognes, 896-1032; d'où elle passa au roy. de Germanie, et conséquemment à 1 empire. Elle fut érigée en comté au x* siècle pour un certain Léotalde, 951 : c'est à cette époque qu'elle commence à porter le nom de Franche-Comté ; puis elle prit le titre de comté palatin de Bourgogne (1169). Elle passa successivement par mariages dans les maisons d'Ivrée, de Souabe (ou Hohenstaufen). 1169, de Méranie, 1208, de Châlons, 1248; fut réunie un instant à la couronne de France par le mariage de Jeanne, héritière de ce «omté, avec Philippe le Long, 1315; mais, à la mort de ce dernier, Jeanne épousa Eudes de Bourgogne, 1322. En 1361» après la mort de Philippe de Rouvre, la Franche-Comté échut à Marguerite de Flandre, ensuite elle passa, par mariage encore, dans la maison de Bourgogne, 1384, puis dansceUe d'Autriche, 1477. De 1384à 1477, UFranche-Comté et le duché de Bourgogne s'étaient trouvés réunis dans les mêmes mains ; en 1477 ils furent séparés de nouveau, le duché ayant été réuni à la France comme fis: masculin, tandis que la Comté, fief germanique et féminin, était portée par mariage dans la maison de Habsbourg. En 1548, Charles- OttiBt incorpoia la Franche-Comté au cercle de Bour-
ffogne. Louis XIV s'en empara en 1668, eomms faisant partie de la dot de sa femme Marie-Théièse d'Autriche; mais il fut obligé de la rendre par la paix d'Aix-la-Chapelle, conclue la même année; rayant conquise de nouveau en 1674, il s'en fit coqfirmer la possession par le traité de Nimègue, 1678. La Franche-Comté possédait un parlement (à Ddle, puis à Besançon) et une université (à Gray, puisa Dôle et enfin à Besançon).
PÏBLANCHEVILLB (Pierre) , ou franco vbllb, sculpteur, né à Cambray en 1548, mort vers 1615,8ere&* dit en Italie, prit pour maître Jean de Bologoe, résida longtemps à Pise, et devint membre de l'Académie de sculpture de Florence. Henri IV le rappela en France, et, après la mort de ce roi, il fut nommé sculpteur de Louis XIII. Il a exécuté, entre autres ouvrages, le groupe du Temfa enievoiU k Véritéf dans les parterres des Tuileries, un David vainqueur de Goliath, au musée du Louvre. Ces morceaux manquent peut-être d'ampleur, mau ils sont exécutés avec une fermeté remarquable.
FRANCBBVILLB (JOS. DU FRBSRB de), écrivain, Ré à
Dourlens en 1704, se fit d'abord tx>nna!tre paruoe Histoire des finaneet, Paris, 1788-40, qu'il n'a pas achevée, donna en 1741 une espèce de roman historique, les Premières expédiHons de CharlevMgM: fut appelé à Berlin par Frédéric H, devint membre de l'Académie de cette ville et v m. en 1781. On a de lui une trad. de Boêce, Berlin, f 744, et un poème sir le ver à soie, BomlMt (en français) , Berlin, Vhâ. Voltaire, avec lequel il était lié, apubliéen 1747 sous son nom la 1'* édition du Siècle de Louis IIV.
FRANGIA (Franc. RAXBOLnn, dit lb), peintre iulien, né à Bologne en 1460, mort en 1533, exerça d'abord la profession d'orfèvre. Le style de cet artiste tient à la fois de celtti du Péruffin et de celui de Jean BelUni, avec lesquels Raphaél le compare. On r^ garde comme ses chefs-a'œuvre un S. Sébastien, remarquable par l'exactitude des proportions et la beauté des formes (à Bologne), et un tableau représentant Joseph (TArimathtef S. Jean et les trois Uor ries pleurant Jésus descendu de la croix (au LouTre). — Son fils, Jacques F., imita si bien sa manière qu'il est difficile de distinguer l'un de l'autre.
nuLNCU (le D' Gaspard Rodriguez de), dictateur du Paraguay, né à l'Assomption en 1758, d'un père français et uMine créole, mort en 1840, étudia d'abord la théologie, exerça ensuite la profession d'avocat, 0 fut nommé secrétaire de la junte lois de U révolution qui chassa les Espagnols de Buenos- Ayres. en 1 81 1 . n se fit bientôt élire consul au Paraguay, pu» dictateur temporaire, enfin dictateur à vie, et exerça pendant de longues années un pouvoir absolu, quu consolida par les supplices et les emprisonnemeuts. Cependant son administration fut utile : le Paraguay lui doit son organisation, ses manufactures, son commerce. Cruel, soupçonneux et bizarre. Franciaoe voyait partout que cies conspirations; il avait feriDé son empire à tous les étrangers, et ne laissait plus repartir ceux qui y avaient une fois pénétré (F. bon- PLAVD). Semblable en plus d'un pointa Louis XI, ce tyran faisait de son barbier son confident.
FRANCIS (PhUip), écrivain, né vers 1715 à Dublin, mort en 1773, vint en Angleterre en 1750, ; dirigea quelque temps une institution privée, derinl ensuite chapelain de lord HoUand, eut part à l'éducation de son fils , le célèbre Fox, et fut enon nommé chapelain adjoint de Chelsea. On lui doit une trad. estimée d'Horau en vers, et des trad. de Démoslhène et d'Esehine, 1767. — Son fils, nommé aussi Philip, 1740-1818, fut, par la protection de Fox, pourvu d'emplois importants et devint en Wti membre du conseil du Bengale, n est un de eeui a qui l'on attribue les fameuses Lettres de Junius.
FRAICaSCAUfl?, FRftRBS MINBURS, OU lONORrrES,
comme ils s'appelaient eux-mêmes par bum^ité; ordre religieux, fondé en 1208 par S. François d Assise, à la Portioncule d'Assise, faisait vœu de paa-
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Treté et renonçait à toas les biens de ce monde : c'est un des orares mendiants. Ils portaient im froc gris, de laine grossière*, avec ime ceinture de corde et un capuchon court et arrondi. Ils avaient le droit de se livrer dans leurs églises à la confession et à la prédication. Ces religieux, protégés par les papes, se répandirent par toutd l'Europe, et comptèrent bientôt des milliers de monastères, enrichis par la piété des fidèles. De leur sein sortirent des hommes célèbres, tels que S. Bonaventure, Roger Bacon, Dnns Scott, Alexandre de Haies, S. Antoine de Padoue. Les papes Nicolas IV, Alexandre Y, Sixte lY. Sixte-Quint et Clément XIV appartenaient aussi a Tordre des Franciscains. Les Franciscains étaient en rivalité avec les Dominicains, surtout depuis leur introduction dans les chaires de T Université de Paris. Les deux ordres eurent pour principaux chamg ions, chez les Franciscains Duns Scott, chez les omioicains S. Thomas, qui pendant longftemps divisèrent l'école en Scotistes et Thomistes, Cet ordre adonné naissance aune foule de communautés particulières, soit d'hommes, soit de femmes. Les plus connues sont, pour les hommes, les Pères de V Observance, moines déchaussés , fondés en Italie en 1363, par Paul de Foligno; les Récollets ou recueillis (reeoUecH)^ et les Cordeliers, noms que prirent les Franciscains établis en France ; les Cofmctiu ,aui se distinguaient par une lonffue barbe et un capucnon pointu ; les Minimes^ les CéJestinSf etc.; — pour les femmes, les Urbanistes, établies en 1260 à Longchamps, près de Paris, par Ste Isabelle, et confirmées par Urbain II ; les Capucines ; les Clarisses ou Déchaussées (F. ces noms). En 1221 , S. François avait fondé en outre un Tiers-Ordre pour les séculiers qui voulaient prendre le cordon des Frères Mineurs; c'est de cet ordre que sortirent les Béguins ou Fratieellif et les Picpuees, ainsi appelés du monastère de Picpus, près de Paris, où ils s'établirent. La totalité des religieux des deux sexes de St-François était au xvm* siècle de 115000 moines et de 28000 nonnes, répartis dans 8000 couvents. Ils disparurent de France, avec les autres ordres religieux, en 1790, mais ils subsistent encore ailleurs, surtout en Italie et dans l'Amérique espagnole ; quelques-uns même ont reparu enFrance depuis 1850. Les Franciscains sont les gardiens du St-Sépulcre à Jérusalem.
FRAlfC^JUGE. V. VKHME (sainte).
FRANCK, famille d'artistes flamands au xvi« s. , a produit plusieurs peintres dbtingués : d'abord les trois frères Jérôme, François et Ambroise, puis Sébastien et François le jeune, tous deux fils de François. Tous vécurent à Anvers; cependant Jérôme passa quelque temps à Paris et fut nommé 1" peintre du roi Henri III. ils se sont surtout exercés dans le genre d'histoire : on estime Notre-Seigneur au milieu des docteurs^ de François (à Anversf; le Jrortyre de S. Crépin, d'Ambroise ; VHistoire <iPEsther, V Enfant prodigue f le Christ en crois, de François le jeune. Leurs œuvres prouvent des connaissances anatomiques ; leur couleur a de la finesse. -— F. franx.
FRANCKE (Aug. Hermann), philanthrope et piétiste, le Rollin de l'Allemagne, né àLubecken 1663, m. en 1727, était pasteur de Glaucha, près de Halle, dans le duché de Brandebourg *et fonda dans celte ville, tant de ses deniers qu'à l'aide d'aumônes, deux établissements destinés à l'instruction des pauvres enfants : la Maison des Orphelins et le Pxaagogium. Il y joignit une espèce d'imprimerie stéréotype afin de pouvoir donner la Bible au peuple à tres-bon marcné; de 1715 à 1795 on en tira 1 570333 exemplaires. Outre trois ouvrages relatifs à l'établissement dont il était fondateur, Francke a publié des Sermons et des Oraisons funèbres. Halle, 1727, in-fol. FRANG-MAÇONNERIB. F. frahc&>icaçons.
FRANGOEUR (L. Benjamin), mathématicien, né en 1773 à Paris, mort en 1849, était fils du surintendant de la musique de l'Opéra. U entra à l'École polytechnique dès sa fondation, y devint répétiteur,
puis examinateur, fut nommé en 1803 professeur do mathématiques à l'école centrale de St-Antoine (Ivcée Gharlemagne), en 1809 à la Faculté des sciences de Paris, se vit en 1815 écarté de l'Scole polytechnique pour opinion politique , et consacra depuis tout son temps à l'enseignement de la Faculté et à des. travaux oui ont popularisé la science. U fut admis en 1842 à l'Institut. Ses principaux ouvrages sont : Mécanique, 1800; Cours complet de mathématiques pures, 1810; Uranographie , 1812; Goniométrie^ 1820. n a aussi donné des Éléments de Technologie, do Dessin linéaire, de Géodésie, de- Statique, une Àstronowiie pratique, a coopéré au Dictionnaire de Technologie et à VEncyclopédie moderne. Ses ouvrages se recommandent par Tordre, la clarté, l'exactitude et l'utilité pratique. Un de ses fils, professeur de mathématiques à rËcole des beaux-arts, a donné une Notice sur sa vie et ses ouvrages (1853).
FRANÇOIS. Ce nom a été porté par un assez grand nombre de personnages que nous distribuerons comme suit : Saints, Souverains et Personnages divers. Saints.
FRANÇOIS d'assise (S.) , instituteur de l'ordre des Frères Mineurs, dits aussi Franciscains, né à Assise en Ombrie l'an 1182, m. en 1226, était fils d'un riche marchand nommé Bernardon. U fut d'abord destiné par son père à l'aider dans son commerce, et étudia dans ce but le français qu'il apprit si bien qu'on lui en donna le surnom de François^ nom sous lequel il est connu; mais à l'à^ de 24 ans il renon^ à toute occupation mondame, abandonna ses biens, fit vœu de pauvreté et se consacra tout entier à la prédication et à des œuvres pieuses. Il rassembla bientôt autour de lui , à la Portioncule près d'Assise , de nombreux disciples, forma dès 1208 un ordre qu'il nomma par humilité les Frères Mineurs, et leur donna une règle qui fut approuvée en 1215 par le pape. U défendait à ses disciples de rien posséder en propre, leur prescrivait de vivre d'aumônes et de se répandre par toute la terre pour convertir les pécheurs et les infidèles. Il alla lui-même dans ce nut en Syrie et en Egypte (1219). En 1224, s'étant retiré sur une montagne la veille de l'Exaltation de la Ste croix, il eut, après un long jeiine, une vision célèbre dans laquelle il reçut l'impression des stigmates de J.-C. : il vit descenaro du ciel le Sauveur sous la forme d'un séraphin crucifié; il se sentit au même moment comme percé de trous dans toutes les parties du corps où les dous avaient été enfoncés dans le corps du Christ, et il en conserva les cicatrices; cette vision lui fit donner le surnom de Séraphique. Outre l'ordre des Frères Mineurs, S. François institua en 1221 le Tiers- Ordre, association de séculiers qui s'engageaient à observer toutes les pratiques compatibles avec leur condition. Il fut canonisé par Grégoire IX ; l'Eglise l'honore le 4 oct., jour de sa mort Ses OEuvres, qui comprennent les Statuts de son ordre, des Sermons, des Cantiques et des Lettres, ont été publiées à Anvers, 1623, in-4. M. Chavin de Malan a donné une Hist. des. François d'Assise, 1841. F. franciscains.
FRANÇOIS DB PAULS (S.) , fondateur de l'ordre des Minimes, né en 1416 à Paule en Calabre, mort ei. 1507, fut dès son enfance voué à S. François d'Assise, dont on lui donna le nom; se retira fort jeune dans une solitude au fond de la Calabre, y acquit bientôt un ffrand renom de sainteté, fonda un monastère dans le(||uel il réunit plusieurs disciples sous le nom de Minimes, c.-à-d. les derniers entre tous, et fut le supérieur général du nouvel ordre. Ils faisaient vœu d'humUité, et se livraient surtout à l'exercice de la charité. S. François de Paule, qu'on surnommait le saint homme, avait la réputation d'opérer des guérisons miraculeuses : Louis XI , dangereusement malade, le fit venir en France, espérant être guéri par ses prières; mais le pieux ermite ne put que rendre au roi la résignation et l'aider à mourir cnrétiennement (1483). Après la mort de Louis XI, il resta en France, où il fut protégé par Charles VIII et
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Louis XII, et y établit mielques malsons de son ordre. Il mourut dans oelle du Piessis-lès-TouilB. Sa fête est célébrée le 2 ayril.
FRANÇOIS SATiER (8.)., VApétrt dêM Indes ^ né en ^&06 au château de Xarier^ près de Pampélune^ m. en 1552, Tint étudléf à Paris i an coUëge Ste- Barbe, où il s'unit d'uhe étroitd.aminé atëc S. Ignace de LojolBf le fondateur de Tordre deê Jésuites ) entra lui-même dàjis le nouvel brdrek et fit vœu; 6n. 1634« d'alleu travftiller à la tûOnverSutn des infidèles.. Il partit en 1641 pour lès Indes orientides^ y fit, à Goft surtout, plusieurs conversions éclatantes ^ et pénétra
Î'usqu'au Japon i il mourut au moment où ion sèle 'appelait en Chine. L'figlise l'honore le 8 déc. On a de lui un CatéehinM^ avec 6 livres d» iJetW^s. trad; ' r L. PagèS} Paris; 1854. &i Vie a «té éehte par e P. Bouhours, 1621, et par Daurignae» 1858.
FRANÇOIS DB SALBS (S.), né en 1567 au château de Sales, près d'Annecy en Savoie, d'une famille noble, m. en 1622, fut élevé au sacerdoce en 1593 après avoir reçu une brillante éducation et avoir brille au barreau. Le diocèse de Genève était alors rempli de Calvinistes; S. François, par ses prédications pleines d'onctioil et de charité» raffermit U foi des Catholiques et oôntertit ime foule de Réformés. Il fut nommé évéque de Genève en 1602, et fonda en 1610 l'ordre dé la Vititatwn. Chargé de différentes missions en Fiance, il avait ,su éè concilier raffection de Henri JY et dé Louis XIIL II était étroitement lié avec la pieuse Mme de Chantai, à laquelle il confia la direction de l'ordre de la Visitation, et avec S. Vincent de Paul. Si François de Sales a laissé des écrits qui sont fort goûtés par \6i âmes fiietases) ils ont été i-éunis en 1822, Paris, 16 vbl in-B, et à Besançon en lesôt 13 vol. iH-8» Les plus estimés sont VlntrodueU à là vie éiéi>oPi (réédité par S. tie Sacy , 2 vol. in-l6, 1858), PhttoeH^e, Ttithé de Vamoiàr de Dien, , etc. On le f^te le 29 janv. On a sa Vie par le P. MarsoUier, 1789, et l'abbé Hat&bn, 1894.
FRANÇOIS nS BORGIA (S.) V. B0R6IA:
FRANÇOIS RfiGIS (S.). F. TtËGIS.
, èoû^eraint.
fraKëois I, roi de France, né en 1494, mort en 1547, était fils de Charles d'Orléans, eqmte d'Ansouléme,etde Louise de Savoie , arrièré-petlt-filsdé Valentinede Milan. Il succéda en 1515 à Louis XII « dont il avait épousé la fille Claude. A peine sur le trône, il se mit k la tête d'une armée pour faire valoir, les droits
âu'il avait sur le Milanais comme issu de Valetitine e Milan. Les Suisses, qui défendaient l'entrée de ce dwihé, furent taillés en pièces â Marignao (1515); la conquête du Milanais suivit immédiatement cette victoire. Il signa en 1516 avec le pape Léon X la paix de Viterbe et le Concordat de Bobgne , eten 1519, avec Charles-Quint, le traité deNoyon, qui semblait assurer la paix de l'Europe. Cependant en 1520, Charles- Quint, déjà roi d'Espagne, ayant hérité desËtats de Maximilien, François I, qui, comme lui, avait prétendu à l'empire, mi déclara la guerre; mais il n'éprouva que des revers : après la défaite de Lautrec à la Bicoque (1522) , la retraite de Bonniret, battu à Biagrasso, et la perte de Bayard, il fut lui-même vaincu et fait prisonnier à Pavie (1525). Les Français avaient fait dans ce combat des prodiges de valeur; le roi éenvit à sa mère : Tout est perdu ^ fur s V honneur I François I, emmené captif en Espagnol ne recouvra nji liberté que par un traité onéreux signé à Madrid en 1526, par lequel il s'engageait notamment à céder la Bourgogne à Charles-Quint. Ce traité n'ayant pu être entièrement exécuté, parce que les fitats ne Bourgogne refusèrent de se séparer de la France j lA guerre recommença prescrue aussitôt. Ftançois I essuya de nouveaux revers; il perdit là plus grande partie de son armée devant Naples et conclut un second traité à Cambrai en 1529. Il envahit encore l'Italie en 15^5 : il conquit la Savoie, mais il vit dévaster la Piiovénce et signa en 1538 à Nice une nouvelle paix. CharleshQuint ayant refusé d'investir du duché de Milan un des fils
du roit comme il l'avait promisp une 4* guerre recommença^ en 1542 : apr^s des succès variés* François l consentit à une paix définitive en 1544 : par le traité signé à Grespy^ le Milannis fut assuré au duo d'Orléans ^ 2* fils du roi. Malgré ses revers, François I se distis^e par un caractère noble et chevaieres* que^ qm in place fort au-dessus de son rival) en outre j il releva en France les lettres et tes beauxarts, ph)tégea les savant» et mérita par kà le titre de Père det Lettrtt; il fonda le Collège de France et ritnprimerie royale^ commença le Louvre^ bâtit ou embiellit les oh&teaux de Fontainebleau et de Cbambord et appela en France les grands artistes de rit<die ; il enoouragea les explorations de Verazzani et de J. Cartier en Amérique, etc. Mais il ternit sa gloire par une vie lieenoieuse, oui finit par lui devenir funeste. Sn outre, U épuisa les finances par ses guerres et ses prodigalités, et vendit, pour se créer des ressouroes. les offices de magistrature et de finances; enfin, il exerça de grandes rigueurs contre les Protestants et les Vau&is. Sa vie a été écrite par Varillas, 1655, et par Gaillard « 1766. Il avait composé quelques poésies, qui Ont été publiées par Champollion^ «veequeiques-unes de ses £.^tlr«f, Paris, 1847.
FRANÇOIS By roi de France, né en 1544, fils aîné de Henri II et de Catherine de Médicis, épousa dès 1558 Marie Stuart^ reine d'£oosse , devint roi en 1559 4 et monmt rannée suivante, sans laisser de postérité. Lâs prinoes lorrains, François dac de Guise* et son frère Ghdrles^ duo de Lorraine, exercèrent l'autorité soUS le nom du jeune roi, qui éuit aussi faible d'esprit oue de corps, et^ par l'abus qu'ils en firent, ils préparèrent les guerres de religion. Le roi de Navarre^ Antoine de Bourbon, et le prince de Oondéy son frère, tentèrent inutilement de s'op poser à leur pouvoir, et voulurent enlever le roi k âmboîse; niats leur complot échoua.
nuivçdis li empereur d'AUemagne, né en 1708, était 10 fils aîné de Léopold, duc de Lorraine. Il hérita du duché de son père en 1729, et rëchangea ' en 1735 contre oelui dé Toscane que la mort du dernier des Médids laissait vacant. Il épousa en 1736 Marie^Thérèse^ fille de l'empereur Charles VI. A la mort de on prince (1740) k il dispuU ÏA ooaronnf impériale à l'électeur de Bavière, oue la France soutenait et qui prit le nom de Charles Yli^ il èckoua dans cette première tentative, et ne réussit à se faire reconnaître empereur qu'en 1745. II régna paisiblement pendant 20 ans | la gloire de son règne fui ternie par son excessive avarice. Il eut 16 enfants, entre autres Joseph II, qui lui succéda en Autriche, Léopold II, qui régna en Toscane^ et Marie -An toinette, qui épousa Louis XVI.
fHAifÇOis n, né en 1768, mort en 1835, Succéda en 1792. à son père Lém)old II, comme empereur d'Allemagne, roi de Bohême et de Hongrie. Frère de la malheureuse Marie- Antoinette, il se trouva engagé dès le commencement de son règne dans la guerre contre la France : il fut battu partout et se vit contraint de signer en 1797 le traité de Campo^Fonnlo. qui lui enlevait les Pays-Bas et la Lombardie. Ayant peu après repris les armes, U ne fut pas plus heureux, se fit battre \ Marengo, et perdit par le traité de LunériUe (1801) toutes ses possessions sur 4a rive gauche du Rhin. Dans une 3' campagne, en -isas, il fut battu à Elchingen, à UUn, à Austerlitz, et signa la paix de Presbourg, qui diminuait encore ses possessions. Lors de l'établissement de la Confédération du Rhin, il dut renoncer au titre d'empereur d'Allemagne, 1^06, et prit, en se bornant a ses fitats héréditaires, le titre d'empereur d'Autriche, sous le nom de François I. U tenta une 4* fois le sort des armes en 1809, lut encore battu à SckmQhl, à Waffram et s» vit contraint de denAnder 1^ paix (paix 3e 8ch(hnbhinn) : pour la cimenter, 11 donna sa fille Marie-Louise à l'empereur Napoléon (1810). Néanmoins y il entra en 1613 dans la ooalition contre son gendre et contribua puissamment à le détrdner
FRAN
PRàN
Les éfénements de^ 1814 le remirent eft possession de la plu9 grande partie de ses j^ts^ et il ré^na depmi paisiblement jusqu'à sa mor^:
FHANÇOis i*'j empereur d'Autriche, le. même que PHANfois li^ emi)ereùr d'AlleEnsigne. V. ci-desgys.
PRAMÇOI0 li iï)i des Oedx-Sicilj?%< né .en, 17 77 y m. en 16304 était fils de Ferdinand I et. de l'aroh^duçheste Mûrie- Garolide. Deux Oois^ pendant quHl était prince, h^réditairev son père lui remit le gouvçrpement de l'État ayec le titre de.vitîairé général {qlti^ egc^ : en 161$ ^ lor|)que lord Befltinck impoyà à ja Sicile une constitution anglaioç^ et en 1920, lors du soulÔTement de Naples et de Païenne. Il monta sur le trône en 1835 et ne fit riçn dis remarquable. 11 était assez aimé de ses sujets. 11 eut d'un i*' mariage Garoline-Ferdinande-I^uise; depuvs, duchesse de Berri; et d'un î*^ Ferdinand lî^ qui lui succéda^ et Marie-Christine ) régente d'Espagne dé 1833 à 1840.
FRANÇOIS, duo8.de Bretagne. K Bretagne.
FRANÇOIS, duc de Modène. F, bstb et modêne. Personnaqe9 divers.
FRANÇOIS FLAMAÏcn, SClupteUr.. F. nUQUBSNOT. FRANÇOIS DE NEBFCHATfcAD (Nlc. LpuiSj . COmW),
homme d'£tat et écrÎTain , m§ en 17&Ô à Saffais (Meurthe)t mort en 1828, fut .élevé dans la ville de NeufchàteaU) voisine 4u lieu de sa nai^sane^^ dont il prit le nom. Enfant précoce » il fit dès l'&ge de 12 ans des vers qui lui méritèrent les encouragements de Voltaire* Après avoir rempli diverses fonctions dans la magistrature en France et à St-Domingue, il siégea à l'Assemblée légiâlative^ pt devint secrétaire, puis président de cette assçmblée. Mipi^tre de l'intérieur en i797 , il entra au Directoire à la placô de Carnot après le 18 fructidor, en sortit en 1798 pour reprendre le portefeuille de^ Vintérieuf. et signala son administration par son zèle pour .les lettres, l'industrie et le commerce : .c'e^t lui qui eut la V idée des expositions publiques de l'industrie. Gréé sénateur sous TËumire, il ne s'occupa plus guère que d'agriculture. Ilentra en 1816 à l'Académie française. Oq a de Itii des Poésies légères, une comédie de Paméla, jouée au Théâtre-Français en 1793 et qui le fit emprisonner; uii Discoun sur Vart le lire les vers, les Tropes, poôme en 4 chants^ des Fables et Contes en vêts y un Essai sur les Tneilleurs ouvrages français éerUsm prose jusqu'aux Provinciales , de bons traités d'éducation et d'agronomiç^ etc. On trouve dans ses écrits de la facilité et de l'élégance, mais peu de force et d'originalité.
FRAPrGOIS£{Ste),néeàHomeeql384,m.en.l4'40, fut le modèle dQs épouses et des mères, et se distingua par une inépuisable charité. £Ue fonda, en, i42.i les Ôblates dites aussi CollalitieSi dont elle fut la supérieure. On l'honore le 9 mars.
FRANÇOISE (sainte), dame de Qhantal. F. chantai. FRANÇOISE DE RiMiNi, femme d'une «rande beauté, fille d'un seigneur de Eavenne^ de la maison des Polenta, vivait à la fin du xui« siècle. Son père la maria à Lanciotto Malatesta^ seigneur de.Himinj, homme rempli de valeur, mais difforme, et dont le frère Paolo était, au contraire » un beau cavalier. Françoise ayant trahi son mari pour son beau-frère, Lanciotto les surprit dans un entretien criminel, et les perça tous deux de son épée. Ou place en 1389 l'aventure de Françoise .de Rimini. C'est un des plus touchants épisodes de VEnfer du Danie et le sujet d'une tragédie de Silvio Pellico.
Ï^ANCON. F. BONIFAGB vu. , .
FRANCOlfl (Ant.)) habile écuyer^ né à Venise en 1788, mort à Paris en 1836, commença par .être bateleur et physicien ambulant) puis étaniit à Lyon et à Bordeaux des combats de taureaux, s'associa en 1783 à l'éouyer anglais A^tlev qui avait ouvert un manège à Paris ^ et fonda le tnéatre équestre, auquel il donna le nom de Cirque Olymvique, et qui acq.iut une vogue prodigieuse. — Ses nls et ses petits- fils ont continué d'attirer le public par le talent de leurs 'ruyers et la perfection de la mise en scène de leurs
pièces féeriques et militaires. Le dernier ècuyer célèbre de ce nom est Laurent Franconi, mort en 1849. FRANCONI£| Frankenîand, un des dix cercles de l'ano. ^mpire d'Allemagne, entre ceux de Bavière, Souabe, B.-Rhin, H. -Rhin, Hte-Saxe. ÈohÔme, était un des moindres de l'empire pour l'étëivduë, mais un des plus florissants, jl avàil pour papit. Nurembei^, et contenait les évêchés de Bamberg, de WûrtzDourg, 4'Eichstœdi, la îhàilrisè de rOî-dre Teutonique à Mergentheim, les États princiers de Brandebourg-Bayreuth, Brandebourg-Ànspach, Henneperg-Schleusingen, Henneberg-Rœînhîld. ^gnneDerg-SchmaJîtalden, Lœwehstein-Wertnhëim , Hblienlohe - W^ldenbourg , les villes impériales de Nuremberg) Rothenbourg^Windsheim, Schweinfùrt, ^eissenbourg , outre plusieu^rs comtés, enti^ Autres celui de Hohenlohe. Au \* siècle cette contrée forinait le centre du rdy. dé thuringé. En 527, elle fut conquise par les Francs, qui là nommèrent Thuringe ^ancaise, puis France^ orientale {lu), par opposition a la France àçcideniéle ou nhénane: enfin, au X* siècle ) on la désigna sous le hoîn de Franconie, qui n'est au'ùné dënVationdu précèdent. Elle iTorma depuis 902 un duché dont les possesseurs se rendirent de bonne heure indépendants^ Uiin d'eux, Conrad^ hii élu h)i de .Germanie eti 9U, «t laissa ^n duché à son frère £b,ërhàrdj tue en 989 à la bat. d'Andernacn. Conrad le Sage lui siiccëdadai^ le duché et périt en 955,. eh comoaitant les Hiihs. En )024 Conrad II. i5* duc de ^rahconié, siii>hopmé lé Salique^ fut élu empereur ei devint ainsi chçf de la maison impériale de Fraiicbnie qui, après liii, donna encore trois souverains à l'empire : îîeriri 111(1039), Henri iV (1056), Henri Y (Ji 106-1125), Quant au duché de Franconie, Conrad II rayait cède, à son cousin Conrad le Jeûne; mais cç prince ^ s^étaiit révolté contrp lui, fut déjpouillè de ses Étals, et le duché revint aurempcireurs. Henri V eii mbdranl lé lè^ua
lippe, çiui fut empereur en 1190. Ce deri?ier. par ses libéralités, mit fin à J'existence dû du'çhé dé Franconie en le morcelant en plusieurs fiefs qiiî devinrent Ëtats souverains. Le duché ne subsista pli'is ({es lors que nominalement; les débris eh fuient conférés aux.burgraves ^e Nuremberg, inais Iq titre resta aux évêques de Wurtzbourg. En 1387 rcmpereiir Wenceslas donna le nom de Thûringe-çt-lPranconie à l'un des 4. cercles dans lesquels il divisa i' Allemagne, et en 1512, Maximilieh forma de la l^'ranconie un des dix cercles définilifs de l'empire. ï^fendant la l^uerre de trente ans, on essaya un instant de reconstituer le duché de Franconie qu faveur du duc Bernard de Weimar. En 1814 .là plus grande partie de la Francoijie échut à la Bavière : ellç y forma les cercles de Haute -Franconie, Basse -Fraricôtilô et franconie moyenne; le resté fut partage entre le Wurtemberg, le grand-duché de Bade, la Hesse-. Électorale et la Ilepe-Darmstadt, la Prusse et les duchés de Saxe , qui le possèdent encore.
FRANCONIE (BASSE-), çercle de Bavière, au N. 0.; 690000h.j ch.-L,"Wurtzbourç; autres v. princip. : Aschaffenbourg^ Schweinfùrt. ^l est arrosé par le cours inférieur duMein, cequi liiî avait fait donner, avant Î837, le nom de Cercle dii Bas-aeih. — franconie (haute-), cercle de Bavière, au N. E.; BOOOOO hab; ch.-l. , Bayreuth ; v. priiic. : Bamberg, Bayreuth. Avant 1837 , on le nommait Cercle du Haut-Ècin.— FRANCONIE (MOYENNE), cerclc de Baviurë , à i'O. , entre ceux de Hte et B.-Franc9nié aii U. . de Souaoe-et- Keubourg au S. , dé Haut PaLalinat kVÈ. , ël le Wurtemnçrg k I'O.; 534000 lab.; cb.-!.^ Anspach; v. princip. : Nuremberg, BinkelsbQnl, Erlangen , Nordlingen, Schwabach, iPurth. Biche en carrières dtpierres lithographiques. C'était précédoniment Je» Cercle do la liézal
FRAN
FRAN
rRANGONiE (monts (le), chaîne de mont, de Bavière (Hte-Pranconie). à 1*0. du Fichtelberg ; sommet principal, le SieglitzDerg, 760".
FRANCOXVILLE, vge dudép. de Seine-et-Oise, à 12 kil. S. E. de Pontoise et à 6 liil. 0. de Montmorency ; 1250 h. Maisons de plaisance. On y voyait autrefois un beau château, auj. détruit Station du chemin du Nord.
FRANGOVELLE, sculpteur. F. nuufCHEViLLB.
FRANCS, Franci, en ail. Pranken, c-à-d. l^bra ou /ien, intrépides, confédération des Germains du N.-O. , se composait de peuples qui habitaient entre le Weser, le Rhin et le Mein : Chamayes, Cattes , Chauques , Bnictères , Tenctères , Angri- ▼ariens, Attuariens, Sicambres, Dulgibins, etc. Plus tard, on donna spécialement ce nom à deux de leurs tribus, aux Francs ScUiens, qui habitaient sur les bords de la Sala (Yssel), 6t qui s'établirent ensuite dans ro. et le centre des Gaules; et aux Francs RtvuaireSj qui occupaient surtout la rive droite du khin et avaient Cologne pour ville principale. » La confédération des Francs apparaît vers ran 240 de J.-C., sous Temp. Gordien III. Elle devint bientôt célèbre par sa bravoure, et fit diverses invasions en Gaule, surtout sous Gallien; elle fut battue par Aurélien, Probus, Constance Chlore, Constantm (qui fit périr par milliers les prisonniers francs dans le cirque de Trêves). Les Francs revinrentdans les Gaules sous Constance II et sous Julien : ce dernier les battit en 358, mais il permit aux Francs Saliens de se fixer dans laToxandrie (Brabant). Malgré ces guerres'continuelles, les Francs, comme les autres barbares, étaient en possession de fournir des recrues aux armées romaines; divers Francs (Baudo, Sylvain, Mellobaude, Arbogast), furent tout-puissants près des empereurs et disposèrent de la pourpre à leur gré. Lors de la grande mvasion de 406 . ils restèrent fidèles aux Romains, défendirent la frontière gauloise et voulurent barrer le passage aux barbares qui marchaient sur le Rh6ne; n'ayant pu y réussir, ils prirent leur part des dépouilles de l'empire. En 429 au plus tard, sous Clodion, ils entrèrent en Gaule, s'éublirent vers Tongres ou à Tournai, ravagèrent Trêves avec fureur, et parcoururent le pays jusqu'à la Loire. Ils s'allièrent souvent aux Romains contre les Armoricains, les Saxons, les Yisigoths, et s'unirent à eux pour repousser, en 451, les hordes d'Attila dans les plaines de Châlons. Enfin, sous Clovis, ils devinrent le peuple dominant de la Gaule, et formèrent plusieurs petits royaumes dans ce pays qui prit alors le nom de France (F. krance); à la même époque ils embrassèrent la religion catholique. — Les Francs étaient partagés en tribus nombreuses, qui semblent avoir eu chacune leur roi . Les chefs mili taires (^«frio^) avaient autour d'eux des bandes à'antraueste (antrustions) ou fidèles qui, se groupant volontairement à leur suite, avaient pour vivre sa table ou le pillage. n faut donc distinguer chez les Francs la nation et la bande. La couronne, bien qu'étant exclusivement le partage d'une seule famille, était néanmoins élective entre les membres de cette famille : le roi élu était élevé sur le pavois. Une assemblée générale, dite maU^ décidait des grandes aflaires. Un grand juge, dit morddom {major domus, maire du pQais), rendait la justice. Les coutumes, très-simples d'abord, ne furent rédigées qu'après Clovis : les textes les plus anciens ne remontent pas au delà de Da^obert. 11 y eut deux de ces codes grossiers, la Loisaltquê, la Loi rijmaire : ils répondaient à la division de la nation en Saliens et Ripuaires.
FRANCS (en Onent). Dans tous les Euts du Levant on désigne sous le nom de Francs tous les Européens, soit parce oue les Français jouèrent le rôle le plus important dans ces contrées depuis le temps des Croisades, soit à cause des privilèges que la Porte a toujours accordés aux Français, qui furent trèssouvent ses alliés. On appelle langue franqns un jargon parlé dans le Levant, qui sert d'intermédiaire
entre les Européens et les Orientaux; il est surtout composé d'itahen.
FRANCS-MAÇONS, société secrète répandue dus différentes contrées du globe, surtout en An^etem, en Allemagne et en France, a pour objet, d'après la statuts puoliés par l'ordre même : « l'exerdce de la bienfaisance, l'étude de la morale universelle, et h pratique de toutes les vertus. > Les Francs- Maçons se considèrent comme frères et doivent s'entr'aider en quelque lieu qu'ils se trouvent, à quelque nation, à quelque classe de la société quMls appartiennent On n'est admis dans l'ordre qu'après certaines cérémonies initiatrices et certaines épreuves dites voyaga; les initiés jurent de ne rien révéler des secrets di l'ordre. Ils ont des signes convenus pour se reconnaître. Les Francs- Maçons ont adopté certains symboles qui sont. tous empruntés à l'art de bâtir : le t& Hier de peau y la trueUe, Véquerre, le compof ; ils sont distribués en un certain nombre de petites assemblées dites loges, présidées chacune par un cénérable ; le lieu dans lequel ils se réunissent est aopelé temple, en mémoire du temple de SalomoQ. lu reçoivent, selon qu'ils sont plus ou moins avancés dans l'initiation, des grades divers, dont le nombre ne s'élève pas à moins de 33 ; mais il n'y a que trois de ces grades vraiment essentiels , ceux d'oppreiUi, de compagnon et de maître ; les initiés qui sont arrivés au grade le plus élevés forment une espace de conseil qu'on nomme Grand Orient; le Grand OrieDt de France réside à Paris. Les Francs-Maçons ont deux banquets par an pour célébrer les deux fêtes de Tordre, l'une au solstice d'été, l'autre au solstice d'biver. — L'origine de la maçonnerie est enveloppée d'une grande obscurité : les uns la font sortir des mystères de l'Egypte et de la Grèce, les autres la font remonter à la fonaation du temple de Jérusalem sous Salomon, et lui donnent pour instituteur Hiram, architecte de ce temple; d autres enfin la regardent comme un reste de l'ordre des Templiers, des fnoa- Juges ou de la Société des Rose-Croix. Selon l'opinion la plus probable, l'institution maçonnique devrait son existence à une confrérie ou associatioa d'architectes et de maçons qui ne commence à être connue qu'au vin* sièoie de notre ère; ces artistes, voyageant d'un bout de l'Europe à l'autre, aunieot construit ces basiliques, ces cathédrales gothiques du moyen kge si remarquables parleur élégance et leur uniformité. C'est en Lombardie que ces maçons exercèrent d'abord leurs Ulents; de là ils se répandirent dans la Gaule, pénétrèrent dans l'Allemagne i la suite de Charlemagne, et passèrent ensuite eo Angleterre où ils formaient déjà au r siècle une puissante corporation , qui eut pour président le prince Edwin, frère du roi Athelstan; on les voit au xin* siècle construire la magnifique cathédrale de Strasbourg sous la direction d'Erwin de Sleinbach (1277). Ils avaient obtenu des empereurs et des papes Je privilège exclusif d'exécuter certains travaux d architecture : pour éviter toute concurrence, ils teoaie&t leurs procédés secrets et exigeaient un long nonciai. Avec le temps, et lorsque les procédés de i'arcBitec ture furent universellement connus, l'association m^ çonnique perdit son caractère primitif; un grwo nombre de personnes étrangères à l'architecture y furent admises ; néanmoins les instruments et les dénominations tirés de l'art de construire y nu«°< conservés , mais ce ne furent f lus que des symboles ; les réunions ne conservèrent bientôt pws de l'organisation primitive que l'esprit de fraternité- C'est en Angleterre que l'on trouve les traces lespiu* anciennes de l'ordre maçonnique organisé à ^^V^ comme il l'est aujourd'hui : en 1327 tous les ioras étaient maçons; en 1502 Henri VH se déclara protecteur de l'ordre et tint une loge dans son propre palais. Ce n'est qu'en 1725 que cette nouvelle maçonnerie fut introduite en France; elle le fut p« lord Derwent-Waters, gentilhomme dévoué aui Stuarts. Elle ne tarda pas à se répandre; elle eui
FRAN
FRAN
pou/ grand maître en 1771 le duc de Chartres (depuis due d Orléans); sous le premier Empire, Joseph, frère de Napoléon; sous le second, le prince Murât.
Les associations maçonniques ont de tout temps excité la défiance des gouvernements, par la facilité qu'elles offrent aux conspirateurs de se réunir secrètement ; on les a aussi regardées comme hostiles à la religion. Elles furent proscrites en 1426 par le parlement ançlais, en 1561 par la reine Elisabeth; en 1757, le Chfttelet de Paris procéda contre elles; eUes furent également poursuivies en Espagne, en Russie; en lulie, les papes Clément XII, Benoit XIV, Pie VU, Léon XII et Pie IX les ont condamnées, Elles ont continué à subsister partout. Mais elles paraissent avoir perdii de leur importance philosophique; leurs réunions ont pour but principal des œuvres philanthropiques et des banquets.
FRANCS-TAUPiNS, ttUporti. foisoTêt^ ouvriers mineurs des années ^i fouillaient la terre à la façon des taupes, et sapaient la base des murs et des tours avec des machines de fer appelées tcUpœ. On les tenait en mépris : le nom de taujnn devint une injure adressée par la noblesse aux milices des campagnes.
FRANCUS ou FRANaON, personnage faniUeux, que d'anciens chroniqueurs aonnent pour père à la nation française. Us en font un fils d'Hector, qui serait venu s'établir en Gaule après la ruine de Troie Ronsard, dans sa Franciade, avait adopté cette fable.
VRANEKER, v. du roy. de Hollande (Frise), sur un canal, à 17 k. 0. de Leeuwarden; 5000 h. Bien bâtie, très-propre. Université longtemps florissante, fondée en 1585, supprimée en 1811^ transformée de puis en AMnie; bioliothèçiue, jardm botanique, etc Instruments de mathéxnatiques, corderies.
FRAN6IPANI (les), c.-à-d. Brûtf-patfw, surnom de la famiUe des Scninella^ lui vint, dit-on, de ce
3ue dans un temps de famine l'un de ses membres istribua du pain au peuple de Rome. Elle se signala dans les xu* et xm* siècles par son dévouement pour l'empire et son acharnement contre les Guelfes et le 5t-Siége. surtout contre Gélase H: ce pontife , arraché de rautel et indisnement maltraité par Cencio Frangipani, fût obligé de s'enfuir en France. Après la bataille de Tagliacozzo, 1268, Conradin fut Fivré par un Franffipani, Jean d'Astura. oui reçut pour prix de sa trahison des fiefs considéranles et s'établit à Naples, où il devint chef d'une nouvelle branche de la môme famille. On trouve encore auj. des Frangipani dans le Frioul et jusqu'en Hongrie.
FRANK (Jean Pierre), médecin, né en 1745 àRotalben (margraviat de Bade), mort en 1821, attira l'attention par ses recherohes sur la Police médicale, professa la médecine à l'Université de Gœttingue (1784), puis à celle de Pavie (1785), fut appelé en 1795 à vienne pour organiser le service médical des armées, en 1804 à Wilna pour fonder une clinique, et refusa l'offre que lui fit Napoléon de se fixer en France. Ses princinaux écrits sont : Système de police médicale (en allemand, 6voL in-8, Manheim, 1779-1819) : c'est le l*' ouvrage complet où aient été traitées toutes les questions d'hygiène publique; Médecine mxmque (en latin, 6 vol. in-8, Manheim, 1792-1821), ouvrage vraiment pratique, fruit de 50 années d'observations : il a été trad. par Goudareau, 1820-1828. Frank a laissé son nom à un remède tonipurgatif qui a joui d'une grande vogue. — Son fils, Jos. Frank, né en 1771, le remplaçai Pavie, puis à Wilna, et pubKa ses OEworet poethumee, Vienne, 1824. Il a donné lui-même un grand traité de pathologie médicale : Praxeos medicx univertx prœcepta, Leipsick, 1821-43, 13 vol. in-8, trad. en français par Bayle.— F. Franck et franckb.
FEANKENAU. bourg de Bavière (Franconie moy.), à 25 k. d'Anspacn; 1700 h. Résidence du prince de Hohenlohe-Schillingsfûrst.
FRANKENBER6, v. du roy. de Saxe, à 12 kil. N. E. du Vieux-Ghemnitz; 3500 nab. Lainages, toiles, étoffes de coton, indiennee, brasseries. Cuivre aux
environs. Jadis fortifiée parCharlema^oe pour la garantir des Saxons. Ane. comté. Parmi les comtes du Frankenberg, on remarque J. Henri, cardinal-archevôque de Malines et primat.de Belffique, oui lutta contre l'empereur Joseph II pour U liberté de TËglise.
FRANKENHAUSEN, ville de la Principauté de Schwartzbourg-Rûdolstadt, sur la Wipper, à 55 k. N. E. de Gotha; 4000 h. Grande saline, eaux thermales. Les Anabaptistes y furent taillés en pièces en 1525 : Th. Munzer, leur chef, fut pris et décapité.
FRANKENSTEIN, v. murée des Etats prussiens (Silésie), à 65 kil. S. 0. de Breslau; 5370 hab. . FRANKFORT, capit. duKentucky, sur la r. dr. du Kentucky, à 95 kl de sa jonction avec l'Ohio; 5000 h.
FRANKLIN (Benjamin), né en 1706 à Boston (Massachusetts), était fils a'un pauvre fabricant de savon et fut d'abord ouvrier imprimeur. A force d'ordre et d'économie, il devint lui-même en 1729 chef d'une imprimerie importante à Philadelphie, et acquit bientôt une honnête aisance. U s'occupa dès lors d'objets d'utilité publique, fonda une bibliothèaue et une société littéraire, publia des journaux et des almanachs qui lui servaient à répandre dans le peuple une utile instruction , et ne tarda pas à entrer dans l'administration. Il fut d'abord secrétaire (1736), puis membre de l'assemblée de Pensylvanie (1747), et fit adopter d'importaiftes mesures, telles que l'organisation d'une milice nationale, la fondation de collèges et d'hôpitaux. En même temps, il se livrait à l'étude des sciences, faisait de précieuses découvertes sur Télectricité, reconnaissait l'identité de la foudre et du fluide électrioue, inventait le paratonnerre (1752) et faisait les plus heureuses applications de la science : on lui doit le système de chauffage connu sous le nom de Cheminée à la Franklin. Il fût nommé en 1753 maître général des postes en Amérique et fut député en 1757 en Angleterre, pour défendre près de la métropole les intérêts de ses compatriotes. U réussit dans plusieurs négociations délicates et fit révoquer en 1765 Vaete du timbre, qui enlevait aux colonies américaines le droit de s'imposer elles-mêmes.'Mais de nouvelles vexations ayant allumé la guerre entre l'Angleterre et l'Amérique, il quitta Londres en 1775. Nommé à son arrivée député de la Pensylvanie au congrès, il concourut avec Washington à organiser la défense du pays et eut une grande part à la déclaration de l'indépendance (1776). Envoyé en France pour solliciter des secours, il fut accueilli à Paris avec enthousiasme^ et obtint tout ce qu'il demandait (1778). En 1783, il signa le traité de paix qui assurait l'indépendance de sa patrie. Il retourna deux ans après aux Etats-Unis ; son retour fut un triomphe. Il fut nommé président de la Pensylvanie. En 1788, il se retira des affaires et mourut deux ans après, à l'ftge de 84 ans. A sa mort, l'Union prit le deuil pendant un mois, et l'Assemblée nationale de France pendant 3 jours. — Franklin ne fut pas seulement un excellent citoyen et un habile physicien; il fut encore un ^rand moraliste et un modèle de vertu : il s'éuit créé une méthode de réforme morale , q^ui consistait h b^mibattre successivement chaque vice. Il contribua au perfectionnement de ses concitoyens par une foule n'écrits populaires, parmi lesquels on remarque la Science du Bonhomme Richard. Turgot a résumé les plus beaux titres de Franklin dans ce vers célèbre :
£rtpiitl coto ftêlmen, êceptrumque tyraunis»
Les œuvres de Franklin ont été réunies à Londres, 1806-1811, 3 vol. in-8. EUes ont été trad. en franc, dès 1773 par Barbeu-Dubourg. On a publié depuis la Science du Bonhomme Richard, avec divers opuscules, Dijon, 1795; des Mélanges de morale et d'économie politique, trad. par A. Ch. Renouard, 1825; les Mémoires de Franklin, trad. par Laoouiaye, 1865, et sa Correspondance, trad. par Laboulave, 1866. Son Éloge a été lu par Condorcet à l'Académie des sciences, dont il éta|t associé. M. Migoet a publié en
ïïikY
FUÉD
klin à l'usage d^ tout le vitçx^de. Son nopa a ét$ 4on(i4, aux$tats-Unis, à un grauc| nombre de comtés et de villes, dont aucun n*est iq:ipûrtant.
FHAilKLiN (le capitaine sir John), célèbre marip anglais, entreprit en 1845 d'aller à la recUercba du passage 4\i Nord-Oupst, mais, depuis son départ, on nf) reçut nas de ses nouvelles. A Is^ sollicitation de sa femme,' plusieurs expéditions furent envoyées \ sa rephpfche : le capitaine Jol^nRae découvrit, ^n 1854, aux enY. de la baie d'Hudson, des débris (w Féquîpage d\i capitaine frai^klinj enfin, MaclintpçKtrojiva, en 1859, 14 preuve qu'il ét^it mort dî^ lôA? au n^U^i^ des elaces polaires, ^ur là pôte N- 0. de \l\è du Koi- Gujliàume. Un prix à été q^cprnf à f i^nlilm après sa n)ort par la Sqci^té de Géograpni^ dé toi^afes comme ayant décpi^vert up passage ^u Nord-ûu^t.
1^^À-P4Û|.Û. F. SABpi. ' .
Fft^^C4TI, T^cul\^v(kj V. des États rapatrias. |i 17 k. S. B. de Rompj 6Q00 h. Jvéché. fondé epftUii. Aux env., villas délicieuses, entre autres les viUa^ Borghèse^ 4ldoJbxattdit>,L ifonti^ Bracptanp, Falconierif Jorfonia, flM/»««*(<»i etc. P'e^^ Jà qu'étaient autreiois les célèbres maisp^s de campaene de tucullus et de Cicéroîi. — L'ânciennQ yille qe TVfc^Jum, détruite par ]^ Romains ep'Udîi n'était plus àu'ua pauvre vidage lorsqi^e 1^ pape t^aufiriiVers )55Û, la releva, Tentqura de p^urai^le^ et dprn^a l'ej^emple d'y construire d^s yiîlas.
FRAT, non^ arabe de VEuphrai^,
PtATlC^Ul (diminutif de riialieA /nM«i ff^ro)i POIH don^lé quelqH^fois ^u^ FfancisçAJns, gpi s'^ppela)an| ^ax>mén^e^ Fr(^^ ti(^in^ur^. Qa 4 dés^gn^
Çlus spécialement spus ce pom qna sulidivisio^ d^ lers-Ordrede f ran^^^cai^s npn^p^iès aussi Bé^uips, çt une secte d'béréi)qups'n^e %\\ sein de V^Ù'dre des. Franciscains : il^ prétendaient ^ye T^Iise romaine était la Babylone Cip TApocalyse, que fa r^gie pe St- Frapçois était la règle évaugéllque observée par J.-C. et ses aj>ôtres, que jjbs sacrements étaient mutiles, ^t ils faisaient consister la perfection dans la pauvreté, lèà papQs Jean XX1( e( ^oniface Yll| les cpi^damuèfenU
('RAUENBURii, y. des fltats prussiens (Prusse), sur le Frische-H^ff, à 9 Hil. S. Q. de Braunsburgi 2200 hab. Résidpnpp de Vé^ôqqe cathoUaiie d'Êrmqland. Cathédrale, opi Von voit le tombeau de 0opemic, ainsi qu'une mapbii^e hydraulique inventée par {ùi.
FRAUENFEf4). v.' de Suisse, ch.-l. du canton de Thurç^ovie. à 33 kil. N. £. de Zi^rich; 280Û h: Elle est bien bâtie. Ancien château sur une hauteur. lîa diète helvétique se réunissait jadis dans cette ville.
FRAUNUOFEB (Joseph), opticien bavarois, p^ eii 1787 à Straubing, m^ en 1826, étai^ fis d'u|i simple vitrier et fut longtemps ouvrier tailleur de verres. A force de travail, il s'instruisit dans les sciences physiques et mathématiques, ce qui lui pemut d'apporter dans son industrie d'importants perfectionnements et même de faire des découvertes en optique. Il fut nommé conservateur du cabinet dé physique de Munich et membre de l'académie de cptte YiUe! Fraunhofer perfectionna la fabricatioix du pf oum-
SIqss^ ainsi que celle de Vhéliomètret duî mcromètret u microscope achromatique j et exécuta le grand télescope parallacUque de Dorpat. Il fit une étude partic^uière de la diffraction de la lumièfe, du spectre solaire, et obtint sans le secours d'aucun prisme iin spectre homogène.
FRAUSTABT, v. des Etats prussiens (Posen), à 77 kil. S. 0. de Posen ; 6000 h. Tribunal. Draps, toile damassée. I^es Suédois y battirent les S^ons et le^ Russes en 1706.
FRAXINBT. r. LA 04BnB-VBBSBBT.
FRAYSSIl^OUS (Pabbé Denis de), né en ^76â à Gurières (Av^yron), mort en 1842, nt depuis 1801^ aux Cannes o^abord , puis à St-Sulpice, des Çotif^r renées sur Ifi religion, qui attirèrent (a fo^Ie et qui exercèrent une influence salutaire sur la jeunesse, lut, au retoi|rdes Bourbons, nommé premier aun^onier deLouisXYIU, fut en 1822 sacré évoque d'Hermo-
polis, admis à l'Académie française, etnemaiégrdnd maître de VUniveri^ité ; il rpçut en outra, en 18*M, le portefeuille des atfaires ecclésiastique (^'ilgacda jusqu'en 1828. \\ s'att^plia h (ajre prém>ic U religion dans l'éducf^tion de la ie\inesse, s^ moatn iitvoxable aux Jésuites, et nç craignit pa^d-aTOuerleui existence en f'rance. il vivait dan^ ti retraite )ors-
3 n'en |8^3 Charles X (u)- confia rédupatio^ du duc e Bordeaux. Ses Conférences ont èt^ publiées «q 1825 sous |e titre de Dctçnse du Chrislianim^ (3to]. in-8, auxquels il eii a ét$ ajouté un 4* en 18'«3); ûq a en outre d^ luj lyrais principes sv^- 2fs libertà de ffglisè gailtcane (1818), Qrquoru hmèbfes du prince de (^nde^ïl^lS), ou cardiml ^Vtli^yrond {18'21), dé LoHis 4 F|// (182^. U se faisait remarquer par une éloquence {u^urée, i^ne logique pres&autc, un ton Rravç et mein d'autorité.'
ITR^Eyt, fleuve dç TAméfiqu? du ^' (Nouv.-Calé don ie) , sort du Tér^ftt Û. aea mon^ Bocheux^ Qoule au S., puis à 1^0. et se jette, apréis un cours de 500 k-^dans rOcèan Pacifique- îMpnes placexs, découvw en 1SÔ8.
FBÉ, dieu d^ )'anc. Sgypte. fi)s de Fré etTuD des 3 I^I^aQièôs, est la symUAe du Soleil, un l'adorait sous I4 figùsf d'un jeune bompift pu d'un spbiai. portant sur le fr^t un disque rQugfi eu vert.
FRÊDÉQAip'^, dit Ip 5c|k)!2a<^'gv«, ce qui signifiait le Sârqiil, chrouiqueur du vui s., né, |t c^qu'oD supppsp, fin Bpurgegn^, mprtv^^ 6^0, » lais«^ m cl^ronique en 5 Tivres : les tcois peipiers nii 9Qnt qu une cof^Rpilatidri de Jules Afripaii),' Eusèb^, eic, et vqnt juwu'4 la mort de Bélisair© (5^1) i le iv est UQ ai^régé d^ Grégoire i\e tf^uss et va jusqu'en a^; le Y* cqutinùe l'histoira ju^'^ù 641 et CQBtieQW^^ précieux renseignements sûr \es r^B^es deOlotaire U, Oagobftrt l titClovislé Jpunè. Quatre anoqypie^yQiit ^outé u|a Yi' livf^ qui va jusqu'en 74B. L^ v iivrç, k plu^ jniportant', s^ tfouva ^ la suite du MowT' i^ TQtf« df Ruiiiart, et dans t)uchesuB iScripiom coa:tane\). M. Quizot t'a traduit 4^1)$ ^ Ç<^ectiondç\
FiÊu|;<ÎÛNl)E, reine de Fri|nc€|, p^ en 543 i llontdidier, qu^e famille ph^ure, ^ppusa G)tilp6ric I. après lui ayoïr fait répudier Audouére 4ont ^ie était la suivante, et avoir assa^iné Qaisuinte, V kw^ du foi. Brunphaut, s^ur de Galsuinte e| famine du roi ^igehért] ayant poussé spu épuui i venger cette n^prt, celui-ci envahit la I^oustrici mais ii ^"^ tué à Vitry par des gen$ qu'avait aposté^ Frédégonde (575). Cette femi](ie se déiit égalemept de H^érQvée, fils de Chilpérip et d'Audouère, qui avait épousé Brunehaut devenue veuve, de l'évêque Prétextât, qui avait béni pette union, et de plusieurs autres. Enfin on Vacçuse d'^YPir fait assassiner Cbilpéfic }ui-même, qui venait d^ décuuyrir son cùdimerce criminel avec un seiçFneur pommé Laiidi^' (584). Fréd^gopde avait eu un fils dp C^iipéric: m |p fit roconnattfe roi en N^ustrie sous le nqm 4^ ^^ taire |t, gouverna comme régeiite, défit en ji83i Drbissy ilr\^çiçL)^ pfès dq Soissons, phildel^ert, ^^ de Brunehaut, puis, fin 596, Brunebaut elle-iBÔ|De< à Latoiao. Kllé mpurut A Paris l'aniiée suivante.
|nft£pj£RIC£à.), ràpôfreiJesFriaftu^, évoque d'L' trecbt de 820 £ 8^8, fwt m»^cpé n^r ordre de 1'»»pératrice Juditn de Bavière, dont if ivait censuré ie> désqrdref. Pn t'hpnore le 18 juillet.
saiDiaic, «^uveràins d^ djY.ers {ia^ 4llemç^gne.
FRftmiRic I, Bqfherousse, ^p^reur d'AU^magee, fils de rr4déric )e î^orgn^, duc de Souabe, oiiquit en 1121, et obtint là couronna en 1152, ^ if mort de Conrad III, son oncle. Il çommpnç^ par pacifier l'Allemagne en se réconciliant avec H^ri le Uoji (avec lequel au reste il ne tarda pa^ à ^ breuiaer de nouveau) , et replaça sous la doiginatiA}^ '\\^9^^^^ les royaumes d'Arles , de Pplotgnë et q^p piaa^ar):. U plus grande partie de ^u règne fut emplq^, t^a^o' à conquérir des duphés en Italie', tantôt > y r^prun^r des révoltes. Sai^s cesse en guerre avec Alexandre III .
FBËJ)
Fil£P,
qui avait pris en main la défense dps cj^és giielfes, il fut excommunié en 1160 par ce pape, et fut obligé^ après avoir été défait à tegnano par Içs Milai^fiis
Roi chevfileresaue, Frédéric prit iacrojj en H89, ^ Ja yoû d^ (/uilIaumR de Tyr : H remporta q^elquei avantages sur Jç? Turcs m Asie-Mineure; roaigso^ armée, forte de |00000 hommes, fut presque entièrement détruite par les maladies , et Iui-xi)ôtne il se noya dans la petite riv. de 3élef (J*anc. Càlyca4nus], Son fils Henri JVjPOur leauel il avait obtenu la main de Constance, béntière qq Ifi Sicile, lui succéda.
yaÉo^aïc II, empereur d-A)Iem5gpe, rpi de? Deux- Siciles SOUS U »oip de Frédéric ï, né en 1194, fils de Henri Y\ et de Constance , succéda ^ son père en 1197- mais il pe f\\X paisible poiçsespçur de Ja couroûoe qu'en llf^, après la ffïQt\ de spi» deux cbropètîteuriî, QX'kqn 4e ^runpwljik et Pîjilippé d^ Souane. Frédéric avait été protégé Pft^ Jfi P*p Innocent III daps sa lyttç' contre sgs ï^ompétiteur?,' et en retour il avait feu yoeu d'aller comp^ttre les Infidèles; cependant ce W§ fut qu'après avoir été ejccmmunié par Grégoire & qu'a §e d^fiidft à partir (1228). Cette crojçade fut terminée §^ns pombat : Frédéric traita àprix d'or ^yçc'je sultaji ^élédin dg la reddition do Jérusalem , et se fît couronner ro} de Ta ville sainte : sa Uche conduite }e fit apafbépiatiser par le nape. A son retour, il trouva une partie de l'Italip soulevée contre lui , wais il réussit % tout flaire rentrer sou^ son pouvoir. Une 2* révolté ayant eu lieu dans la Lomnardie en 1240, i| saççagei ^ijan, pilla les églises et copamit, surtout contre Je clergé, d'Jiorribles cruautés. Il fut excommunié de nouveau (li)4o) : le pape Innocent IV le déclara déchu, et appela au trône îienri Raspon, landgrave de Thuringe, puis Guillaume , comte de Hollande. Accablé de fati^ujos et de soucis, Frédéric I| mourut en 1250, à Ficfrentino (prés dç Foggia dans la fouille) : on Je crut empoisonpé par Mainfroi, un de ses bâtards. Ce prince, impie j pruel et débauché, possédait cependant une mtejligence remarquable ; jl parlait plusieurs langues, n'était étranger ^ aucune des connaissances de son temps, aimait et cultivait môme les lettres; on a de lui quelques poésies en langue italienne, des Lèpres en latiu, ef yn traité De arte veimndi cum avibus. Il développa les études à Padoue, à Bologne et à Salemei établit une université à Naples. jeta les fondements de celle de Vienne, apporta de l'Orient des Mss. précieux, fit traduire en laiin les œuvres d'Aristote, VÀlmageste de Piolémée et les principaux traités de Galien, favorisa l'agricuiture, rinaustrie et le commerce, et réforma la léiJTislation. On doit à M. Huilîard-Bréholles VHistoire diplomatique de Frédéric IL Paris, 1853-6Q, 7 y. in-4.
FRÉiJÉuic ;i;, ie PaciTigue, empereur d'Allemagne, né en U15, mort en 1493, était fils d'Ernest, duc d'Autriche, et porta d'abord, comme duc, le nom de Frédéric v. Élu après la mort d'Albert II en 1440, il ne porta sqr le trône qu'une eJJtrôme indolence. Mathias Coryîn, roi de Hongrie, n'ayant pu obtenir de lui aucun secours contre les Turcs, envahit ses Btats une fois au'il fut débarrassé de ces enneinis, et le força à lui céder Vienne et toute 1^ Basse- Autricne, qu'il «arda de 1^85 à l/i90; Charles le Téméraire se nt céder par lui les droits impériaux sûr les provinces du Rhin. Néanmoins, Fréd. prépara l'âgranaissement de la maison d'Autriche en pariant son fils Maximilien avec Marie, héritière du duché de Bourgogne.
FR^DéBic, le Beau, fils de Tempereur Albert I, ué en 1286, régna à partir de 1308 sur le duché d'Autriche, Il fut élu empereur par quelaues électeurs en 13H. à la mort d'Henri Yll, ipaîs le plus grand nombre avait déjà donné la couronne a Louis de Bavière. Les deux copipétiteurs levèrent des armées : Louis vainquit Frédéric à Muhldorf en J322, le retint prisonnier pendapt trois ans, et le força & re-
poncer solennellement à ses prétentions. Il mouraf en 1330,
BrQTidehqufQ et Pn^ie.
FRj^péRip i, électeur de Brandebourg, porta d'abord le npm de prédérjc Vî çoiù?ne liurgravç dp Nuremberg eX comte Hohçnzolleria'. Il acheta en 1417 de l'empereur Sigismond 1^ Jilarche de feràndebourç, à laquelle était attaché le titre 4'^ep(eur, combattit les Mècklp^iboiirgeois et les pdméranletis, enleva aux premiers I^l Marche de jPriegnîtz, au? seconds l'Uckermarck. J^2; mais fut'iribips Jieureux en combattant les Ifùssites à la tête dJes troupes impériales, 1421 et 1431. Ilm. en'l44Q. " '
FRÉpÉRiç II, électeur de Brandebourg, 1440-70, 2* fils du préO-, appelé Dent de fer à cause de sa force, acneta du grand maître de l'ordre Teutoniqiie la Nouv.rMarchç , et réunit , après la mort de son frère ç^det, la Vieille-Marche et la Marche de Priegnitz à ses possessions. Il disputa sans succès la Basse-iiUsacé à George Podiebrad. roi de Bohême. Il abdiaua en 1470, ênfeveur de sqn frère Albert l'Achille. yREDÉRic-GUilLAUME, électeur de Brandebourg, dit le Grançl Électeur, né en 1620, régna de 1640 ^ 1688, et augmenta la puissance de sa maison, il remporta plusieurs avantages sur les Polonais, signa avec eux en 1667 une paix qui lui assurait la souveraineté de la Prusse ducaffi, se joignit en 16t4 àPEspagne et à la IJoÙande coptre Louis XÏVJ entra en Alsace, puis alla repoi^sserde ses ]^tats les Suédois auxQuels if imposa un traité onéreu?. Ce prince favorisa le commerce ,^ fît creuser un canal de 1^ §prée à l'Oder, et ^onna a^ile à un grand nombre de Protestants chassés de France par la révocation de fédit de Nantes.
FRénËRiç I, roi de Prusse , d'abord électeur de Brandebourg soû^ ïé titre de Frédéric III, ne en 1657, poiort en 1713, succéda en 1688 dans félectorat à son père, ^rédéric-Guillaumé. En 1702, l'empereur Léopoîd, Qu'il avait secouru contre les Turcs, érigea en sa faveur le duché de Prusse en royaume. Généreux et inagnifiqué, il s'eptoura d'une coUr brillante, introduisit les arts dans ses Ët^^s, fit des largesses aux savants, fonda l'université de Halle (1694), rAcadémle de peinture (1696), et l'Acndémie de Berlin (170Q), dont Leibnitz fut le président,
FRÉpÉRic-GuiLLAOJiE 1, ro^ de Prusse, né en 1688, de Frédéric Ij lui succéda en 1713. Autant son père fut généreux et an^i de^ arts, autant il se montra avare, rude et ennemi de la civilisation : les exercices du corps trouvèrent seul§ grâce devant lui, la vie de caseriie fut la sienne. Pendant son règne ^ la Prusse offrit l'aspect d'un camp, où se trouvaient rassemblés des soldats géants, recrutés dans les différentes parties du pfionde, <ju*il se plaisait h faire manœuvrer. Eu 1715, il se joignit à Frédéric IV, roi de Danemark, contré la Suéde : il obtint h la paix, en 1720, la cession d'une partie de la Poméranie. Il mourut en 1740, peu regretté de ses sujets et peu digne de l'être; mais il laissait à son fils, le célèorc Frédéric II, des trésors et une airmée bien disciplinée. FRÉnÉRic n, l^ Grande né à Berlin en 1712, mort en 1786, était le '3* fils dé Frédéric -Guillaume, et eut pei^dant sa ieunesse beaucoup ^ sopffrir des rigueurs paternelles. 11 monta sur Je trône, en 1740. Cette année même ,' après la mort dp l'empereur Charles VI , qui avait misse $a succession à sa fille Marie-ThétBse, Frédéric,' profitant do la position difficile où se trouvait cette princesse, fit valoir d'anciennes prétentions sur la Silésie, envahit cette province, et, après avoir battu les généraux î^utrichièns, se la fit céder en 1742, par le traité de Breslau. Par ce traité, Frédéric avait peffidençiént abandonné la France, 'son alliée, qui était aussi alors en guerre ayeç l'Autriche. En 174^, Marie- Thérèse ayant voulu reprendre la Silésie, Frédéric rentra en campagne : Il remporta en 1745, sur le prince Charles de Lorraine, général des troupes impériales, la yictoire de Friédberg, bientôt suivie du traité de Dresde, par lequel il était confirmé dans la possession de la pro-
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vince en litige. Pendant les dix ans de paix dont jouit ensuite la Prusse, Frédéric fit fleurir le commerce, l'industrie et les arts^ encouragea les science^ et les lettres, les cultiva lui-même avec succès, appela à sa cour Voltaire, Diderot, d*Alembert, Maupertuis, etc., et éleva son royaume à un si haut point de gloire et de prospérité que les autres puissances en furent inquiètes. En 1756, commença la guerre dite de Sept ans; TAutriche étant parvenue à mettre dans ses intérêts la France, la Saxe, la Suéde et la Russie, ces puissances se coalisèrent contre Frédéric, qui n'avait qu'un allié peu sûr, l'Angleterre. H eut à livrer dans cette guerre 16 combats : malgré des eflbrts inoiiîs, il fût un instant chassé de la plus grande pai^ tie de son royaume: mais il se releva tout à coup en battant à Kosbacn les armées française et autnchienne commandées par le général deSoubise (1757), reconquit bientôt tout ce qu'il avait perdu, et signa en 1763 la paix d'Hubertsbourg, qui lui assurait de nouveau la Silésie. Sorti vainqueur de cette longue lutte, Frédéric reporta ses vues sur l'intérieur du royaume, répara les maux de la guerre, fit renaître l'abondance et la prospérité, et proclama dans aes Etats la tolérance religieuse. En 1772, il prit part au démembrement de la Pologne et se fit adjuger la Prusse occidentale. En 1778, il s'opposa à roccupation de la Barière par l'empereur Joseph II : il força ce prince à signer le traité de Teschen, 1779. Frédéric II est assurément un des grands rois des temps modernes: il éleva son petit État au nuig d'une grande puissance qui fut longtemps l'arbitre de la paix et de la guerre en Europe. Doué surtout du génie de la guerre, il n*arrètait souvent ses plans que sur le champ de bataille. Il se montra dans toute sa carrière le plus intrépide des soldats, le plus habile et le plus tenace des politiques. Ce prince a laissé plusieurs ouvra^^es, tant en vers qu'en prose, tous écrits en français, sa langue de prédilection. Trop souvent, il y professe des doctrines antireligieuses. On y remarque VAtUi-Uachiamel, écrit avant son avènement; les Poésies du philosophe Sans-SoiLci (nom qu'il prenait dans ses écrits); VArt de la guerre, poème en 6 chants; des Mémoires historiques ^ et une Correspondance des plus intéressantes. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II a fait faire à ses frais une magnifique édition des Œuvres complètes de Frédéric II, 33 vol. in-8 (1840-1857). Ses Mémoires ont été publiés conformément au manuscrists originaux par Bou tarie et Campardon, 2 vol. in-8, 1866. La Vie de Frédéric II a été écrite par Denina et par Paganel.
PREDBRic-ouiLLAUMEU, né en 1744, mort en 1797, était neveu du grand Frédéric et lui succéda en 1 786. Il se livra sans aucun ménagement à son goût pour le plaisir, et sacrifia d'habiles ministres et de nons généraux aux caprices de ses maîtresses; il se laissa en outre aller aux rêveries des Illuminés, qui égarèrent son imagination et l'entraînèrent dans des fautes ridicules; il fit ainsi perdre à la Prusse la majeure partie de sa prépondérance. Après avoir joué un rôle peu honorable dans la guerre qui éclata en 1787 entre la Porte et la Russie, il fut. contre toute attente, le premier à proposer, en 1791 . la coalition de Pillnitz contre la République française. Son armée, 80US les ordres du duc de Brunswick, envahit la France et^ s'avança jusque dans les plaines de Champagne; l'on s'attendait à la voir marcner sur Paris, lorsqu'elle se retira tout à coup et se reporta sur le Rhin. Il fit avec la France une paix à part en 1795. Dans les années précédentes, il avait pris part avec la Russie aux nouveaux partages de la Pologne et avait acquis la Prusse méridionale.
FRÉDàRic-GuiLLAUMB ui, fils du préc., né en 1770, mort en 1840, succéda à son père en 1797. Il garda jusqu'en 1805 la neutralité dans les diverses coalitions formées contre la France; mais il finit par céder aux Instances de la Russie. La campagne de 1806, couronnée par la victoire d7éQa, ouvnt aux Français
les portes de Berlin (où le roi ne put rentrer qu'en 1809), et le traité de Tilsitt lui enleva la moiué dit son territoire. Rentré dan.H sa capitale , Frédéric- GuiUaume s'appliqua à réparer les maux de la guerre; mais de nouveaux désastres l'attendaient, et ses fitats eurent encore beaucoup à souffrir pendant les guerres sanglantes de 1812 à 1814. Après la bataille de Waterloo, la Prusse ne tarda point à se relever sous l'administration sage etpatemeOe de Frédéric, dont les efforts constants et ta modération contribuèrent
Puissamment à maintenir la paix européenne. Cepeoant il fut toute sa vie fort hostile aux Cathptiques. Ce prince avait épousé en 1793 Louise- Amélie, fille du duc de 'Mecklembourg-StrélitZj pour laquelle il ressentittoujours l'amour le plus vif : il la perdit en 1810. Ed 1824, il contracta un mariase morganatique avec la comtesse Auj^usta de Harrach, qu'if nomma princesse de Liegnitz et comtesse de Hohenzollem.
FRÉDÉRic-GunjJLUMK IV, fils du préc., né en 1795. m. en 1861 (le l^Janv.), monta surle trône en 1840. n porta dans les aflaires une grande irrésolution. Après avoir promis une constitution, il l'ajourna pendant plusieurs années; cependant il convoqua en 1847 les États généraux, mais trop tard pour conjurer Forage. En 1848 . il vit éclater dans Berlin une émeute terrible et fut contraint de saluer de son balcon les cadavres des insurgés. Il donna enfin une constitution (5 déc. 1848) , mais il s'empressa de la modifier dès que le danger fût passé. Après une tentative intempestive de ses partisans pour reprendre Neuchâtel en Suisse, il consentit à renoncer à ses droits sur cette principauté (1857). L'Allemagne du Nord lui doit le Zollverein. Atteint en 1857 d'un affaibUssement mental, il laissa l'administration à son frère , le prince Frédéric-Guillaume, auj. régnant Danemark.
FRËD&Bic I, roi de Danemark et de Norvéoe, né en 1471, mort en 1533, fils de Christian I, fut choisi en 1533 pour succéder à Christian II, aon neveu. qui venait d'être déposé. Il se maintint sur le trône par une habile pohtique, fit alliance avec Gustave Wasa, roi de Suède, et avec les viUes anséatiques, et gagna la noblesse par ses libéralités. 11 introduisit le Luthéranisme dans ses £tats (1526). On lui reproche la conduite qu'il tint à l'égard de Christian II, qu'il fit emprisonner au mépris des conventions.
FRÊDâRic II, roi de Danemark et de Norvège, né en 1534, mort en 1588, succéda en 1559 à son père Christian III, et conquit le pays des Ditmarses, qu'il partagea avec les ducs de Holstein. De 1561 à 1570. il eut à soutenir la ^erre contre hi Suède pour le motif le plus futile : il s'agissait de savoir leou^ des deux monarques porterait sur son écusson les trois couronnes de Danemark, Suède et Norvège, autrefois unies. Cette guerre fut terminée par la paix de Stettin, qui reconnut au Danemark la Norvège, la Scanie, la Blékingie et le Gothland. Frédéric protégea les sciences et l'industrie : il donna à l^cho- Brahé l'tle de Hewen pour y construire le hmeux observatoire d'Uranienborg.
FRÉDÉRIC m, roi de Danemark et de Norvège, né en 1609^ mort en 1670, succéda en 1648 à son père Christian IV. Assiégé dans Copenhague en 1658 par Charles Gustave, roi de Suède, il fut délivré par le courage des habitants. En 1660, après s'être fait de sûrs appuis du clergé et de la bouiigeoisie, il obtint une autorité absolue, et le trône, auparavant électif, fut rendu héréditaire dans sa famiUe. Homme crédule, ce prince perdit beaucoup d'argent à la recherche de la pierre philosophale.
FRÉDÉRIC IV, roi de Danemark et de Norvège, ne en-1671, mort en 1730, succéda à son père Christian V en 1699 , se ligua avec le czar Pierre I coQtre le roi de Suède Charles XII, mais fut bientôt contraint à signer une paix honteuse à Tra vendahl (1 700). Lors du désastre de Charles XII à Pultawa, il repnt les armes et parvint à enlever au roi de Suède plusieurs places, notamment Stralsund. La mort œ