GAU
Péra. Plusieurs mosquées; arsenal de Top-banô. Tour du Christ, élevée par les Génob en 1446, et qui sert à avertir les habitants en cas d'incendie. Galata appartint quelque temps aux Génois» G*est w^, le quartier des négociants européens.
GALATEE, Néréide, fille de Nérée et de Doris, fat aimée de Polyphème et d'Âcis, et préféra ce der» nier au diflorma Cyclopa. Polyphème, irrité de cette préférence, lança un rocher sur Acis et l'écrasa.
GàLXTt^ fille d'ttn roi de la Celtique, s'éprit d'Hercule qui était ?enu dans ce pays, et en eut ua fils nommé Galatàs. Selon Diodore de Sicile, c'est cotte Galalée qui aurait donné son nom aux Gaiilois»
«ALATES, hahitanta de la Galatie.
CALATIS , Galatia , GQUo-Grrtia , aandialtata d'Angourieh et de JLtaM^n;anc. contrée de l'Asie» Mineure, bornée au N. par la Bithynie etla Paphlar goBîe, à ro. par la Phry^, à !'£. par le Pont, au S. par la Cappadoce, âtaitarroeée par l'Halys et le Sangarius. et devait son nom aux Galates (ou G^lo- Gffees), mélange de Gauloia et de Grecs qui envahi» reat l'Asie en 278 av. J.-C. Nioomède ], roi 4e Bithynie, qu'ils avaient secouru eontre Amioebus I, roi de Syrie, leur céda un vaste territoire. Lm Galatee r^randiient enoore par leurs conquêtes dans l'Asie-Mineure; mais apràs qu'Antioêhus le Grand, dont ils étaient devenus les auxiliaires, eut été vaineu à Ha^ésie (19(^, ils furent eux-mêmes attaqués et surpns par le censui romain Manhus Vulso, 189-180, puis dâ&nitivement inoorpocés à l'empire par Auguste ÇJk av. J.-C). On distinguait dans la nation des Galates trois peuplades : les Troemeti k TB. , les JottrtoboMf au S. 0. , les Jecteas^ au N. 0. Ancyre était leur caiÂtale. Sous les derniers empereurs la Galatie fut divisée en Galatie 1** (Galaàia frima ou ProcoMMiodrù), eh.-L, Aneyte; et Galatie 1« (CaJ«tia seeunda ou Sa^ntorû), ch. -1., Pessinonta Lss Galates, tant qu'ils furent, indépendants,, étaient régis par des téixarquitf ainsi nemmés paroe qull y avait q%t^ire eheft dans chacune des treia peuplades dont la nation se composait, lia fondaient une sorte d'àrislocratie miUtaipe élective. Ils. ^awlaioiit leum services i tous les princes voiaint. Il» oonserrèrent leurs mcBurs et ieur langue jusqu'av iT*>sidcle de notre tee.
6ALATZ, ÀaièmoltÊy v. de Moldavie, sur la r. g. du Danube, à 65hil. 0. d'Oman; 10000 hak Port franc, où entrent de gios bàtimenta;- bateaux à vapeur pour Vienne, Wudilin^ Qrsowa, Silistrie, Vania, Constantineple et Trébisonde. BetrepOt du commerce de la Valachie et de la Moldavie avec Gonstantinople. Bataille entre les Rosses et les Turea en 1789: ces demiers y furent défaits et la ?ii)e ftat prise. Des préliminaires de paix y furent signée en 1791 •
CiALBA (Sergius ou Serviua SulpitiuB), prMenren Lusitanie Fan 161 av. i.-G., iryaint été vaincu, se vengea des vainqueurs en léîgaaat de traiter aveo eux et en les faisant massacrer par trahisen : i) Hluma par cette perfidie la guerre deViriathe. Accusé à Rome |X)ur cette conduite déloyale, il parvînt à se sottstsaire à la eendanmatien par aen éloquence pathétique, et liit même dans la sinte nommé eonaul (144 av. i.-C.). Cioéron cite Galba comme 1» meifieur orateur de son temps.
UALBâ (Sorius Sulpîtias), «mpereor ronaiB, né près de Tsrvacine, l'an 4 an J.-C. Après avoir été consul sous Tibère, l'an 80 de J.-C , il commanda les armées de Germanie; ftit, soua Clindft, gouverneur deTAfrique, puis, sous Néron, gouverneur de l'Espagne Tariuconaise. Redoutant rinfluenoe que Mba s'était acquise par set vertus, Néron allait ffanmeler à son inquiète jalousie, quand oduà-er le prévint en se révoltant, ^8. Proolamè empereur en Espagne, il fut peu après reconnu de tout reoBoire. Sa sévérité et aoD avance le rendirent bientôt oaieux «axpréto» rieoa, auxquels, il avait reftisé le donoftewm. Othon, qui n'avait pu se fkire choisir par Galka peur son successeur, profila de ces dispositiens du peuple à loa égard pour le ftiire aasasbiner, ainsi que Pison,
son fils adoptif , et se ht proclamer à sa place. Galba n'avait régné que huit mois. C'était un prince doué de jgrandoa qualités : on a dit de lui qu'on l'aurait loueurs cru digne de l'empire s'il n'eût jamais été empereur. Plutarque a éont sa Vit,
GAJUB rrhéophile), théologien anglais non-conformiste, ne en 1628 dans le comté de Devon, mort à I/)ndres en 1678, est auteur d'un ouvrage singulier intitulé: 2a Cour des paww (the Court ef tfc< 6sn* tilesy, Oxford, 1669*77. où il veut prouver que les sages du paganisme ont emprunté des Scritures sain * tes non-seulenient leur théologie, mais même leur philosophie. Oa a eneore de lui : BhiiQiOjfhiA tmiwuiXis^ 1676, et quelques autres ouvrages.
UALB (Thomae), savant anglais, né dans le comté d'York en 1636, mort en 1702, doyen d'TorlL, fut professeur de grec à l'Université de Cambridge et membre de la Société royale de Londresu On lui doit : Ojnocutouiylfco/^ca, «Ihtea «I fhynta (fragm. de Palépbate, QcellUB, HétacUte, Théopfaraste, etc.), CamJN>idge, 1671, Bitiiorim ipotUtm stttpiortê anXiqui CApoUodore,Conon, Partikénius, Antoninusliberalia, etc.)» 1676, JOittmtt stUeti^ 1676; Imàblvchm de myxfinM, grec et latin, 1678; Histami anglircMB acriptom fmnqm , 1687 , in-fol. ; Bis$orùt hritanmiÊip «osent^a?, tutgl^-dank» Moriptoret JF, 1691. Il avait préparé une édition de ITfer briianné' cum d'Antunin, qui a été publiée par Rogev Gale, son fila, Landrea, 1708.
GAUBAS* r. viacoNtiet SFoazA.
CiALfiaR, C. fialertua Vmlerius iroamniamcr, empereur romain,, né en ûacie, Ait d'abord berger, ensuite soldat, et par son courage devint général. Dioelétien l'adopta, lui fit épourersa fiHe et le nomma césar avec Constance Chlore, l'an 293. Envoyé contre Narsés, roi dea Penses, en 296, il fut d'abord battu par ee généra!; mai» ensuite il le vainquit à son tour, ^ Te eoctraiguit à demander la paix. En 30&V û força perses menacée Moolétien et Maximien d'abdiquer, et devant, avec Constance Chlore, mattre de l'empire. Mae réserra l'Orient «rt l'Itaiier. GoBstaace étant mort au bout d^m an , Galère eut pour collègue CoaBtanthï, fib de ce prince, auquel il ne voulut conférer que le titre de oéear, mais qui se fit proclamer augustupar leo soidata. Mtxence ayant pris la pourpre dans l'Italie,. Galère mareba contre^lui; mais il fut vahum. Peu après, il fut attaqué d'un ulcère épou* vantahie. et mourut à Sardioue eu Dacie, Tan 311. Animé d^unu haine implacable contre les Chrétiens, Galère arracha en 804 a Diodétien Fèdit de persécution oui ensanglanta la fin de ce régne ; il les persécuta lui-même cruellement.
OAUISITS, auj. GaleÊ», petite riv. de Pane. Calabre (Terre dTOtrante), qui se jette dans le golfe de Tarente après 20 k. de cours, a été célébrée par VirgSe (grfonr..IV, 126), et par Horace (Od.. II, vi,10).
eALETTI (J. G. Aug.), historien allemand, né à Altenbcpurg en 1750, mort en 1828, fut professeur au gymnase de Gotha, puis conseiller aulioue et historiographe du doc de Saxe-Gotha. On lui doit : Iftrtoér» eu àuehé de- GoHw, Gotha, 1781; BûL de la Thmnng0, 178^85; Uisî. (TAllemagne, 1785-95; Bief. éEtpetgne et de Porfugol, 1809-10; BisL de la civilùatiom des Irotr derniers xtVcler, 1814.
GAE6AC1TS, chef des Calédoniens, résista long* temps aux Romains oommandés par Agricola. Acculé & l'extrémité du pays, il succomba enfin, avea presque tous les siens, cnns une grande bataille, livrée es 84 de J.-C. , au lieu appelé au]. Stone-Haven. Tacite met dans la bouche de Galgacus un discours admtreUe ^e œ chef adresse à ses troupes au moment, du dernier combat.
GAEAAUk, auj. ^t^al, v. db la tribu de Benjar mhi, k l'E. de Jéridio, où les Israélites s'arrêtèrent aprfia avoir passé le Jburdain et où SaQl fut salué roi.
ÛAUJOn (l'abbé Feid.), d6 en 1728, à Chieti (Abrum^itéiieure), mort en 1787, s'est distingué comme littératetlT , antiquaire et surtout comme éco-
GâLI
GALI
nomiste. Il fonda sa réputation par un grand ouvrage sur la Monnaie^ qu'il fit paraître à Naples en 1749, et fut un des premiers à exhumer les richesses archéologiques d*Herculanum. Envoyé en 1759 à Paris par le roi de Naples comme secrétaire d'ambassade, il s'y \\i partout recherché à cause de son esprit et de sa vivacité; il se lia particulièrement avec Grimm et Diderot. Pendant son séjour à Paris, il comi)osa en français , à l'occasion d'une disette, des IHalogiiet sur le commerce des blés (1770), écrits pi- Guants, qui étaient dirigés contre les économistes de 1 époque et qu'on regarde comme un chef-d'œuvre de raison et de plaisanterie. Rappelé à Naples en 1769, il y remplit avec succès lesj)lus hauts emplois. Il a laissé un Commentaire sur Horace , publié à Paris en 1821, à la suite de la trad. à* Horace de Campenon , et un volumineux recueil de lettres . dont il n'a paru que sa Correspondance avec Mme d^Épinay y Pans, 1818.
GALICE, anc. prov. de l'Espagne, portant auj. le titre de capitainerie générale, et formant jadis un royaume particulier, est située à l'angle N. 0. de la Péninsule, entre l'Océan Atlantique au N. et à l'O., le Portugal au S. et les prov. de Valladolid, Léon et Asturies à l'E., a 2!M) k. sur 200 et 1 795 199 hab. ; elle avait pour capit. générale Santiago. Depuis 1833 elle est subdivisée en 4 prov. : la Corogne au N. 0., Poutevedra au S. 0., Orense au S. £., et Lugo au N. E. Les côtes de la Galice sont très-découpées : eDes offrent de nombreuses baies et queiaues bons ports : la Corogne, le Ferrol, Vigo. La chaîne des monts Cantabres couvre de ses ramifications la Galice tout entière; plusieurs rivières y prennent leur source : l'Oro, le Méa, l'Ulla et le Tamboga; le Minho en arrose la partie méridionale. La culture est peu avancée et les céréales rares; mais les montagnes sont couvertes de forêts où abonde le gibier; les porcs de la Galice sont trës-recherçhés: sur les côtes la pêche est très-productive. Le fer, l'étain et le plomb se trouvent en assez grande quantité dans les montafnnes; autrefois les Romainsy exploitaient plusieurs mines d'or et d'argent Les Galiciens sont robustes, laborieux, et peuvent être comparés à nos Auver- ^ats. — La Galice fut Jadis habitée par les Callaici, issus sans doute des Galls ou Gaulois. Ils défendirent avec énergie leur indépendance contre les Carthaginois, qui ne purent les soumettre, puis contre les Romains. Ils furent compris dès l'an 197 av. J.-C. dans la prov. d'Espagne ci ter., assujettis fiO ans plus tard par Brutus le Gallaïque, et rangés par Auguste dans la Tarraconaise. Au ii« siècle de J.-C, Adrien rendit à ce pays son ancien nom; mais alors la Gc^ Usda, outre la Galice actuelle, comprenait une partie du Portugal jusqu'au Duero, avec les Asturies, la Biscaye, et une partie des prov. de Léon et de Castille. En 409. la Galice fut occupée par les Suèves : ils y fondèrent un vaste royaume qui embrassa un moment la Lusitauie et la Bétique. Après de longues guerres, ce royaume fut détruit en 585 par les Visigoths, qui y luttèrent courageusement contre l'invasion des Maures. Soumise au viu* siède par les rois des Asturies, qui lui imposèrent des comtes, la Galice fut ériçée en royaume particulier par Ferdinand le Grand, roi de Léon et de Castille, pour son 3* fils, Garcie, en 1065, mais elle fut dès 1073 réunie de nouveau à la Castille ; néanmoins les seigneurs de cette contrée restèrent presque indépendants jusqu'au règne de Ferdinand V, le Catholique, qui en 1480 l'arracha au joug féodal; depuis, elle n'a plus été considérée que comme unej)rov. de l'Espagne, tout en conservant son titre de royaume.
GÀUCS (nodv.-),. anc. division du Mexique sous la domination espagnole, portait le titre de royaume. Elle a depuis formé l'intendance de Guadalaxara et partie de celles de Zacatecas et de San-Luis de Potosi.
GAUCIE (Royaume de), en allemand Galisien, dite aussi Russie rouge et lodotntn'tf, partie de la iHonarchie autrichienne, entre la Pologne russe au N.y la Russie et la Moldavie k l'E., la Moravie et la
Silésie à l'O. , la Hongrie et la Transylvanie an S. ; 590 ItiL sur 170; env. 5000000 d'hab. ; ch.-L Lemberg. On la divise en 19 cercles: Lcmberg, Wadovice, Bochnia, Sandec, laslo, Tamow, Rzesznow, Sanok, Sambor, Przémysl, Zolkiew, Zloczow, Tarnopol, Brzezani, Stry, Stanislawow, Czortkow, Kolomea, Czemowitzj Cracovie y a été incorporée en 1846. Depuis cette incorporation, la Galicie a formé 2 gouvts, Galicie occid., capit. Cracovie; G. orient., capit. Lemberg. Cette prov. possède un a<*chevéché catholique, à Lemberg, et,2évêchés suffragants, à Przémysl et à Tamow. Il y a en outre un évêché arménien à Lemberg et un évôché grec à Czemowitz. Sol plat au N. et à l'O., plus montagneux à l'E. , el surtout au S. , où il «st appuyé à la chaîne des Carpathes. Rivières principales : la Vistule, le Bour. le Pnith , le Dniestr et plusieurs affluents de ces rivières. Terroir fertile en grains, lin, chanvre, tabac, plantes oléagineuses, légumes, fruits; mais Tagriculture est arriérée. Gros bétail, bons chevaux, abeilles. Fer, cuivre, plomb argentifère, mais surtout sel gemme, qu'on y trouve en prodigieuse abondance. — Le nom de Galicie est tout moderne : le pays ne porte ce nom que depuis sa réunion à l'Autriche, en 1772 j il portait autrefois le nom de Russie rouge, et primitivement celui de Chrohatie rouge ou Cxerniensk (pavs rouçe). Aux' siècle, il faisait partie des États oe MiécislasI, roi de Pologne; il fut envahi à la fin du même siècle par le duc de Kiew, Wladimir ou Wlodimir le Grand. A cette époque la Russie Rouge reçut le nom de Lodomirie. Plusieurs princes y formèrent alors des Etats indépendants, parmi lesquels on remarque le duc de Haltes (du nom duquel est dérivé le nom moderne de Galtctf ). En 1198, Roman, descendant de Wladimir, réunit toute la Lodomirie; mais il fut tué à la bataille de Zawichost en 1206. Au milieu des guerres qui suivirent sa mort, André II, roi de Hongrie^ fit couronner roi de Halicz et de Wlodimir (de Galicie et de Lodomirie) Coloman, son 2* fils (1214); mais il ne parvint jamais à le mettre en possession de sa couronne. Daniel, fils de Roman, se défit de ses compétiteurs (1246) , et transmit sa couronne k Léon, son fils, qui londa Lèopol (auj. Lemberff), et mourut en 1301. En 1340, Casimir, roi de Pologne, réunit définitivement cette contrée à ses Etats, et elle suivit dès lors les destinées de la Pologne. Lors du 1*' partaee de ce rovaume, en 1772, l'Autriche fit valoir les aroits
âu'elle prétendait lui avoir été légrués par André, roi e Hongrie; k ce titre, elle réunit la Russie Rouge à son empire et lui imposa le nom de Galicie. En 1809, les Polonais reconquirent la Galicie et elle fat réunie au grand-duché de Varsovie ; mais après 1814, la Galicie fut rendue à l'Autriche, qui en forma un royaume. En 1846, elle s'insurgea, mais elle fut bientôt réduite, et vit appesantir son joue.
GALIEN (Claude), Galenus, célèbre médecin grec, né àPei^gameran 131 de J.-C, mort vers 200, était fils de Nicon, habile architecte, qui lui donna le surnom de Galenus (doux), sans doute à cause de la douceur de son caractère. Il s'adonna d'abord & la philosophie, surtout à celle d'Aristote ; puis se con* sacra à la médecine, voyagea pour se perfectionner, séjourna plusieurs années dans Alexandrie, où il fit une étude profonde de l'anatomie, puis exerça son art à Pergame, et vint à Rome à trente-quatre ans. Il s'y fit bientôt distinguer, et devint médecin des empereurs Marc-Aurèle, Yérus et Commode. On croit qu'il retourna à Pergame à la fin de sa vie. Galion estj après Hippocrate, le premier médecin de l'antiquité: il s'est attaché k faire revivre la doctrine du vieillard de Cos, et il a composé lui-même une foule d'écrits qui formaient un corps complet d'études médicales \ il possédait beaucoup de connaissances en anatomie : cependant il parait n'avoir disséqué que des animaux. Plusieurs de ses écrits sont perdus. Les principaux de ceux gui nous restent sont : en anatomie, De analomicu adminisiratifh
GALI
GALI
nxlms; De uiuparîium^ son chef-d'œuTre, qui est, comme il ledit, un hymne à Pauteur du corps humain; pour la médecine : De cônstitutione artis medicœ; 14 iiyres de Thérapeutique; des Commentaires SUT divers écrits d'Hippocrate; un traité De locis cffeetis ; le traité de la saignée, De curandi ratione per sanguinis missionem. Il avait aussi écrit sur d'autres sciences, notamment sur la philosophie; il inventa la 4* figure du syllogisme ; on a sous son nom un traité de VHistoire de la philosophie et une Dialectique (retrouvée en 1844 par Minoïde Mynas). Il est à regretter que Galien ne se soit nas entièrement garanti de l'esprit d'hypothèse; il expliquait tout en médecine, comme en physique, par 4 éléments, l'eau, Tair, la terre, le feu; par 4 qualités physiques, le chaud, le froid, l'humide, le sec; et par 4 humeurs : sang, bile, pituite, atrabile, qui, mélangées en diverses proportions, forment tous les tempéraments; il admettait pour rendre compte des phénomènes de la vie un esprit vital. Son style est en général élégant et abonnant, mais il n'a pas la simplicité et la concision d'Hippocrate. Ses écrits sont restés pendant bien des siècles l'oracle de l'école, chez les Arabes comme en Europe. Ils ont été cent fois publiés et commentés. Les* principales éd. sont celles de René Chartier, grec-latin, Paris, 1639- 79, 13 vol. in-fol. (avec Hippocrate), et de G. Kûhn, Leipsick, 1821-33, gr.-lat., 20 vol. in-8. M. le D' Daremberg en a entrepris la tracf. complète en français, Paris, 1854, et années suivantes.
GALIGAI (Leonora). F. concini.
GALILÉE (la), Galilœa, une des quatre grandes divisions de la Palestine, la plus septentrionale, était bornée au N. par le cours du Léonte et car le Liban qui la séparaient de la Phénicie, à l'E. par le Jourdain et le lac de Tibëriade ou mer de Galilée, au S. par les chaînes des monts Gelboé et Carmel, à ro. par la Méditerranée. Elle comprenait les tribus de Nephtali, Aser, Dan et ZabuJon, avait pour ch.-l. Sepphoris ou Diocésarée, et renfermait en outre les v. d'Acco ou Ptolémals, Nazareth, Cana, Béthulie, CapharnaOm. Elle se divisait en Galilée supérieure {Galilxa superior^ Galilœa populosa^ GaliUea Gentium)j habitée par un mélange d'Égyptiens, d'Arabes et de Phéniciens; et Galilée inférieure (fialilxa inferior) , autour du lac de Tibériade. Comprise dans le roy.d Hérode, elle devint à la mort de ce prince le partage de son fils Philippe, qui la gouverna pendant toute sa vie. Réunie momentanément à l'empire romaiu en 34, elle fut donnée par Caligula au petit-fils d'Hérode, Agrippa^ à la mort duquel, en 44, elle fut de nouveau réduite en prov. romaine, avec tout le reste de^la Palestine , sous le nom de Judée.- Dans les derniers temps de rempire, elle fit partie de la Palestine l'*, qui dépendait du diocèse et de la préfecture d'Orient. Elle est auj. comprise dans le pachalik d'Acre en Syrie. Les Orientaux l'appellent Beled-elrBoukra (pays de l'Évaiigile) . — Souvent on donne à J.-C. le nom de Galtïéeny parce qu'il fut élevé à Nazareth, v. de Galilée, et qu'il fit en Galilée ses premiers miracles; de là aussi le nom de Galiléens donné aux Chrétiens.
GALILÉE (mer de), ou de tibériade. F. Tibériade.
GALILÉE (Empire de). On nommait ainsi une association qu'avaient formée au xv* s. les clercs des procureurs de la Chambre des comptes de Paris, pour se distinguer des clercs des procureurs au parlement, qui s'étaient constitués en Royaume de la Basoche. Ce nom leur venait de ce qu'ils se réunissaient dans la rue de Galilée qui longeait les bâtiments de la Chambre des comptes, et où habitaient beaucoup de Juifs. Cette bizarre association dura jusqu'en 1789.
GALILÉE. Galileo Galilei, né en 1£^4 à Pise, d'une famille noble, mais pauvre, fut destiné par son père à la médecine, mais abandonna bientôt cette étude pour celle des sciences mathématiques vers lesquelles l'entraînait un goût naturel. Il y fit Je tels progrès que dès T&ge de \ingt-quatre ans, il
fut nommé par la protection des Médicis professeur de mathématiques à^l' Université de Pise. Inquiété dans cette ville à cause de la hardiesse de ses idées en physique, qui étaient contraires aux doctrines reçues, il résigna sa chaire en 1592; mais peu après, il fut nommé professeur à Padoue et obtint dans cette ville de grands avantages. Il y fit ses découvertes les plus importâtes. Après avoir enseigné une vingtaine d'années à Padoue, il vint se fixera Florence sur les instances du grand^uc de Toscane, et iouit auprès de ce prince a'une grande faveur. Mais la fin de sa vie fut empoisonnée. Ayant publié un ouvrage dans lequel il exposait, selon Copernic, le mouvement de la terre et l'immobilité du soleil , il se vit, en 1633, dénoncé au tribunal de l'inquisition de Rome : on l'accusait d'être en contradiction avec la Bible. Condamné à l'âge de 70 ans, il fut contraint d'abjurer ses doctrines à genoux et fut privé de sa liberté pour un temps indéfini. On dit qu après avoir prononcé l'abjuration, il ne put s'empêcher de dire à demi -voix ; E pur si muove (et pourtant elle se meut). Il n'est pas vrai, du reste, qu'il ait été, comme on le croit vulgairement, plongé dans les cachots de rinquisition, et qu'il soit mort en captivité. On lui donna pour prison le logement même d*un des officiers supérieurs du tribu9al, mais toujours sous la surveillance du saint-office ; il lui fut même permis quelque temps après de résider dans une maison de campagne auprès de Florence, et d'y poursuivre ses études. Néanmoins il ne voulut plus rien publier depuis. Il perdit la vue à l'âge de 74 ans, et mourut 4 ans après, en 1642. Galilée fut le véritable créateur de la physique expérimentale : on lui doit la découverte des lois de la pesanteur, l'invention du pendule (qui lui fut suggérée un jour par les oscillations Isochrones d'une lampe suspendue à la voûte de réglise de Pise), celle de la balance hydrostatique, d'un thermomètre, du compas de proportion, et enfin du télescope qui porte encore son nom (1609) : avec ce dernier instrument, il fit une foule d'observations (entre autres celles des satellites de Jupiter, 1610), qui changèrent la face de l'astronomie. Ses principaux ouvrages sont : Sidereus nunlius, Florence, IGIO, où il expose ses découvertes astronomiques; Quatre dialogues sur les systèmes dumonde de Ptolémée et de Copernic y en italien, 1632, trad. en latin par Bernegger, Strasbourg, 1656; cet ouvrage est considéré comme un chef-d'œuvre pour le style aussi bien que pour la science : c'est celui qui fournit les motifs de sa condamnation; Dialogues sur le mouvement et sur la résistance des fluides , imprimé à Leyde eu 1638, par les soins du comte de Noailles, ambassadeur de France à Rome; Epistolx très de conciliatione sacrx Scripturx cum systemate telluris mobilis ,1649, posth. Ses OEuvres ont été réunies à Milan, 1808, 13 voL in-8. M. Albeiri en a publié à Florence une édit. plus complète, sur des mss. récemment retrouvés, 1843-46 , 20 vol. in-8.
GALIN (P.), musicien, né à Bordeaux en 1786, mort à Paris en 18'22, inventa une méthode nouvelle pour simplifier l'enseignement de la musique, qu'il appela Mdoplaste, et la développa dans Téciit intitulé : Eieposition cTune nouvelle méthode pour l'enseignement de la musique. Bordeaux et Paris, 1818. Celte méthode, renouvelée de J. J. Rousseau et dans laquelle l'étude du rhythme est séparée de celle de l'intonation , a été depuis propagée et perfectionnée par MM. Paris et Cnevé.
GALITCH ou GALITZ, V. de Russie d'Europe (Kostroma), à 1 16 kil. N. E. de Kostroma; 6000 hab. Fondée en 1152 par le grand-duc George Dolgorouki. On croit que c'est cette ville qui a donné son nom à la famille Galitzin.
GALITZIN (maison de), illustre famille russe, issue à la fin du XV» siècle de Michel Ivanovitch Boulgakof, qui descendait lui-même des grands princes de Lithuanie. Boulgakof avait recule surnom de Ga- I litxa (c.-à-d. gantelet), d'un gant de cuir qu'il avait
GALL