G&LL
eoDtumê de porter à la main droite ; salTant d'antrei» sei descendants prirent leur nom de ht y. de Galits.
«AuniN (Wasili), dit le Grand, seigneur russe, né en 1633, devint en 1680 ministre du czar Fêdor Âlexknntz, et lui persuada d'abolir les titres de no- Ueese afin de n'ayaneer oue le mérite. Tout-puissant aoushi régente Sonhieyaontil était l'amant, il comprima une révolte oes Strélitz (1683), conclut en 1686 tt paix de la Pologne, envoya une ambassade en Trùiee, mit un terme aux incursions des Tartares de la Grimée (1688), et prépara la civilisation de son peupie. Accusé en 1689 savoir confire avec la régente contre la vie du]eune prince Pierre (Pierre I), n fut envoyé en exil. Il mourut en 1713 dans un couvent de Moscou. •— La famille Galitzin a fourni sous les règnes suivants des généraux et des administra-, teurs distingués, entre autres : le prince Michel G.^ gouverneur de la Finlande en 1703, feld-marécbal en 1724, qui prit part aux négociations oui amenèrent la paix ae nystadt; —Alexandre G., qui Battit les Turcs à Ghoczim en 1769, et fut nommé par Catherine II maréchal et gouverneur de Moscou ; — le prince Bimîtri 6., ambassadeur en France (1765), puis en Hollande, qui fût lié avec les hommes les plus illustres de l'époque; il publia plnsieurs ouvrages scientifiques, entre autres une Èêscription de la Tauride, en russe (trad. en franc, en 17S8), et donna en Hollande une édition complète des œuvres d'Helvétius. Il mourut à Brunswick en 1803.— La famille Kourakin tient à cette maison, conme issue d'un frère de Michel Ivanovitch, tige de la fkmrlle des Galitzin.
GALL (S.), né en Iriande dans le vi* siècle, fut disciple de S. Colomban , qu'il accompagna en France en 565 ; se retira plus tara en Suisse, y fonda , à 8 k. du kc de Constance, le célèbre monastère qui prit son nom (F. st-oall), et mourut en 646. n a^ait été nommé èvèaue de Constance, mais il refusa cette dignité. On le fête le 16 oct. — Dn autre S. Gall, évèque deClennont, ne vers 489, mort en 554, se fit remarquer, par son savoir et sa piété, du roi d'Austrasîe Thierry !•', mri l'appela a sa cour. On Phon. le 1" juillél. Sa Fte a été écrite par Grégoire de Tours, qui était son neveu.
OALL (Franc. Jos.), fondateur de la cranioscopîe, n6 en 1758 à Tiefenbrunn près de Pforzheim (grandduché de Bade) , mort en 1828 à Montrouge près Paris, était fils d'ttn marchand. Il se fit recevoir médecin à Vienne en 1785, exerça quelque temps dans cette ville, y jeta les fondements de la doctrine à la-
relle son nom est attaché, et commença, en 1796, l'exposer dans des cours particuliers. Inquiété à Vienne pour ses opinions-, il vint à Paris en 1807, et y reçut un si bon accueil qu'il ae fit naturaliser Français (1819). 11 fit pendant longtemps à l'Athénée (les cours publics ^i popularisèrent sa doctrine. Il prétendait que les mstmcts. les facultés et les qualités intellectuelles ou morales sont attachés chacun à quelque partie du cerveau, et il chercha à découvrir le siégé ou l'organe de chaque faculté, pensant que toutes sont reproduites par la forme extérieure du crâne. Les facultés fondamentales qu'il admettait sont ■ au nombre de 27 ; 1* instinct de la reproduction ; 2* amour de la progéniture; 3* attachement: 4* courage ou instinct de la défense; 5" penchant à la destruction et au meurtre; 6* ruse; 7* instinct de la propriété et penchant au vol, 8" orgueil; 9* vanité^ W circonscription; 11° mémoire des choses; 12*" sens des localités; 13» mémoire des personnes; 14* mémoire verbale; 15° sens du langage; 16* sens de rap- Sort des couleurs et talent de la peinture; 17» sens es rapports musicaux ou talent de la musique ; 18* sens du rapport des nombres ou talent mathématique; 19* sens de la mécanique et talent de Tarchitecture; 20* sagacité comparative; 21* esprit métaphysique; 22* esprit caustique ou de saillie; 23* talent poétique; 24* bienveillance et sentiment du juste; 25* mnnique; 26* sentiment religieux; 27* fermeté. 11 assigne aux ikcultés animales et grossières las par-
ties posténcuna et laténfes de k tâta, a intellectueUes la partie antérieure , u morales le sommet. La doctrine de Gall , aou»» a^ sous le nom de Phrétwiogie^ a trouvé de noaibnn partisans et d*ardents contradicteurs; on Ta attisée avec Tarme du ridicule et aveo celle de laniaon;!» métaphysiciens et les théologiens Vont accusée de conduire au matérialisme et au fatalisme; d^aillBOis, ses partisans ne sont pas d'accord sur remplMeagni des organes, sur leur nombre, sur la classificatua des facultés (F. spdrzhbih). Quoi qu'il eu aoil, n ne peut contester que Gall ait avancé raoatotma et la physiologie du cerveau. Son ouvrage foidafflcatal est le suivant : Anatomie et physioUigiê dm lyt* tème neiveux en général et du cerveau enpartiailiir, avecdee observatiomeur lapouibûité dereeùHuUn lee dispositions intellectuelles et morale* parlaatr fgwration de la têu, 1810-20, 4 vol in-4 et in-foL, et 1822-25, 6 vol. in-8, avec un atlas de lOOpIaocto in-fol. Parmi les nooLbreux écrits où cette dûctnu est combattue, on remarque ceux de M.Lélut, menbre de l'Institut : Qu'est-ce que la PhrénologiU? 183S; Rejet de Poraanologie phrénologiquef 1843 ;at le livre de M. Ad. Garnier inûtulé : la Psychologis nk Phrénologie comparées, 1839.
GALLAIS (J. Pierre), écrivain politique, fié en 1756 à Doué près de Saumur^ mort en 1820, était entré jeune chez les Bénédictins. U combattit li Mvolution dans des brochures hardies, concourut ik rédaction de la Quotidienne, puis du Joumaléeftris, et fut nommé en 1800 ^roresseur d'éioqwBce et de phibsophie A l'Académie de législaliou. ^ fut un des premiers A attaquer Napoléon en 1814. L'empereur Alexandre le choisit pour son correspo&<uiit littéraire. Outre plusieurs écrits de cireonslance, od lui doit l'Histoire du 18 brunuiire^ et uae soUei VBistoire de France d'Anquetil jusqu'en 1815.
GALLA5D (Ant.), orientaliste, né en 1646 àBdlot près de Montdioier, mort en 1715, kccoaat^ en 1670 Nointel, ambassadeur à Constaotinople; » depuis deux autres voyages en Orient, pendante quels n se perfectionna dansl'étudô dû gxtcatde rarabe, et exécuta, avec le titre d'antiquaire àt ^ un grand nombre de recherches archéologiques; w admis en 1701 à TAcadémie desinscriptiûos, et(ievint en 1709 professeur d'arabe au Collège de Fono-
11 est surtout connu par les Mille et une Afuitf,chaiBi» recueil de contes qu'il traduisit de l'arabe, lW-»t
12 vol. in-12. On a encore de lui : Paroles rfljg' quahles, hons mots et maximes des Orienta»», l^ Contes et fables de Pidpai et Lokman, 1724, etiffle foule de oissertations sur des médailles greoqotf » romaines et sur divers points d'archéolo^e.
GALLAKD (Aûdr^ , OTatorieu, né A Yeaise en l*» de parents ccançais, mort en 1779, employa la P^ grande partie de sa vie à publier une précieuse»' leclion oes Pères : Bibliotheca grêeco-΀Uinaveuni» patrum antiguorumque scriptorum£cclssix,^f^ 1765^1, 14 voL in-fol. On y trouve 380 écnaa» des sept premiers siècles.
OALLAPAGOS. V. galapjlgos. , . .^
6ALLARA.TE, v. de Lombardia, à 35 lûL N.O. « Milan; 3900 hah. Fondée, dît-on. par une lôgioû»; maine nommée GaUeritcL Fortifiée et florissante aar siècle; ses Ibrtifijcatians ont été détruites au xm •
GALLAS, peuple nomade de l'Afrique, répa^ sur les confins de l'Abyssinie méridionale, ofsm depuis le xvi* siècle dans les £ut8 de Gondai, Anv^ ber, Amhara, Angot, etc. Us sont féroces eiJJJ liqueux; ils se distinguent des autres nègres Pr ^^ temte moins foncée et par leurs cheveux, 4^^ ^'^ longs et non crépus. . . . „i
GAIXAS (Mathia^. feld-marécbal d'AatficWtDe en 1589 dans le comté de Trente, mort à View» «- 1647, servit sous Wallenstein, refusa a entrer eau» les projets ambitieux de ce géméral contre lewr^ reur Ferdinand II, et les dénonça à ce P^^jl il se concma ainsi la laveur. Général en cm ^
GALL
ftamé» «Bî?e¥iB oMlrs !• Fhaee «a 1638, il ste* Tança lasa ooflaBleB jsaqu^ St-leuirdè-LMDe en Bourgogne; mais il ne put prend» ootte plaee^ qni e^)«ndamt n'était défendue qoe par une f sible gamflon, etdnt battre en retniâe à Happrod» du grand Coudé» En ^644, il fit également contre lee Suédois uns campagne maUMumuse, qui lui mérita, dit Puffendocf, la réputation d'ètce le premier général du Bunde pour perdre une armée.
A4LLB, lami& hollandaise ipn a lENirm plusieurs artieftes distinguée: Philippe, dessinateur et graveur. Dé à Harlem en 1&9T, mort à Anrers en 1612, qai grava les €heC»<L'œuvTe de Bre|i|phAl, deStvadan» etc. ; — Théodore, -file a&né de Philippe» né à Anvers en 1&60, qui grava d'aprèsRYd)ens et Martin Vos; ^Corneille, dit Ze Vieux y fils puîné de Philippe^ et le çlua célèbre de ceux qui portèrent ce nom : il naquit à Anvers vers 1570, visita l'Italie, grava d'après Vsn- Dysk, Rubeas, Raphaël, Cavraebe, etc., ou d^apcès ses propres deeeinsj et se Ht sufftont lemaErquer par la correction , la facilité et le bon goftt de ses dessins; * Corneille, dit le Jeune ^ fils du prôe*, né à Anvess en leeo : il n^eut pan le talent ^e son pève.
GALUs (André), graveur en médailles, né à 5t- Etienne en 1761. mort en 1844, fut d'abord simpte ouvrier chex un rabrioant de boutons, commença la pratique de son art en gravant des ornements sur les fusils de chasse, vint a Paria vers 1748, rév^ son talent par une belle médaiUe de la CentniéH de la haute Egypte et consaem depuis son nurin aux grands ^énemnnts de l'époque: Retewr éC>Égupêey Bcnaipctrîe à Fréjuej Cmatmmemient de Ifanmon^ Friediand, ErOf^e de Omis XVJII à Pari», Dépatt de la ducheête d^An^omUmey Cm^pjii»»d'ÀÀffer,Tranelotion des oendret de Napoléon ^ elo. Ses œuvres sent des modèles de précision, de netteté sft en même temps d'exactitude histonque. M. Rnoul^Reabetta>a lu à rinstitut, en 1848, une Notice sur GeÂU.
ftALLfiCIK, Galkima, Y. Oàuca.
fiAiLLÊAa, riv. d'Espagne, dépend de» Pyrénées et se jette dans l'fiauie à Savagoeia ; env. ]90'k.
GALLES, prêtres de Cybèle, ainsi apnelé» d^un oertain Gallua, leur fondateur, ma .pafàttm^lttvaiitse qu'Atys {Y, ce nom), ou du GaDus, fteuve dn Plntygie, affluent du Sangarina. En se faisant initier, ils s6 mutilnient eua-mèmesi Ils eourainat de ville en ville , portant l'image de.)a>déeasa, jouavtdes cymbales ou sonnant de la trempette, etsemblaient agités d'une fureur divine pendant laquelle ils dumtaient des cantiques sanrés nppelée gattécmibee. Ils prédisaieiyt Tavnnir et reeevasenten échange de nombreuses aumdnes. Leur chef ee nommait «rclitgalie. Ces prêtres fanatiques et vagabonds, dont la Phrygie et la Galatie furent le berceau^ se i^pandirent dans tout l'empire romain. Ils sintrodoisirent à Rome en 206 avant J.-C, et y apportèrent la statue de Cybèle.
GASJLSS ( Principauté de) , Wafep&n anglais, €umhria chez les anciens, contrée située dans la partie occidentale de la Grande-Btretagne, a pour bornes au N.la mer d'Irlande, à l'O. le canal St^Georges, au S. le canal de Bristol , et à l'E. les comtés de Monmottth, de Hereford. de Starapetde Cbester: 6&lc. snr 1-40; 1 3OOOÛ0 hab., de rac^cekiqu». Cette principauté se divise en 12 comtés {V, ANOumuiHE). Le pays est hérieeé de hautes montEignes, qu'entrecoupent des vallées profondea et qui e'értenMit dn 8. 0. ftu N. 0.; œe montagnes sont peu éleréee : la iirtncipale, leSnovrdon, n'a que 1084". L'air y eet vif et froid, maie salubre. Les montaffnes renlérment des Bines de houille Inépuisablee; lee métaux. s'y trou- ▼eut également en abondanoe : l'argent et le cuivre à Ganrnarvon, le plomb à Gaidigan, le fer dans tout le sud. L'agrioulture e«t peu avancée; l'industrie consiste surtout dans la métallurgie et dans la fabrication de flanelles. Les habitaxfts des montagnes parlent encore un idiome particulier, issu de l'anc. celte ou gaélique (F. OAnuQUS); en outre, ila ont
eooserré Feriginalité^ leur mmelèt» ett ime'pnHin de leurs mœurs : ils sqnt bons, hoepitalten, tifey irascibles et superstitieux.-*- La principauté de Galles fnt probablement peui^ée par une coisnie de GeHo- Kymiis sortis de la Bretagne eontinentito : d'eft le nom de Galles ou Wtim , et celui de Kymbenf^ewGatn' brim qu'on bon donnait andeanement Les priwcîpeni peup]eB:qm Phabilaâent an temp^ des Romeànsi étaient les ècdovices an JL et ke Silures an S. Les Roantna firent de vaine effoirts pour les soumettre. Suefoniui Paulinus oocapa un instant le nord de la oontvée; mais au S. les Sikires attaquèrent les Romains, et, sous la conduite de Caractacns, ils résielérent cou* ra^BUsement aux efforts d'Agricobu Lorsque les Romains quittèrent la Grande-Bretagne (41 1). les Gan»* briene formèienl une son» de monarchie fédévative, qui dans les jours nie danner obéiseait à un chef uni* que nommé pendimgon, Ijb repoussèrent suceessiv»* ment les AnffknSaxons, les Danois et les Normande, même après » conquête dé Guilhcumu; ils ne furettt soumis que par fidouard I (1283); toutefois la réu* nion ne net complète que sous Henri vni, en TS89* Edouard donna le titre de prince "de QaUes Uson fllft Édouavd II, et depuis, les file alnéB>des «ois d'Angleterre ont toujours porté ce nom.
6ÀIXB8 (nouv.-), New-Wales on West-Mâ/^n, vnste contrée de l'Amérique anglaise (Nouv.-Bretagne) , par 4V 3«'-€4« lat. N. .et83--K)8» long. 0., est bornée à l'E. par la mer d'Hudson, au N. par le gtftfe de Ghestarfield, à ro. et au S. 0. par des rsonfioah tionsde8:monts Rocheux, au S. perle Canada: 32001:. sur km. Le Churchill ou M Ississipi la divise en deox parties : Nonv.-Gallesmérid. et Nouv.^Galles septentrionide. La popuUtion s^élève à peine à 46000 individus; le principal établâsBement est le For^Yeiit. Climat très-rude, mais fort sain; végétation maigre dans le nord, mais développée au S. — La Neuv.- GaUes'Ost soumise augeuvemeur du Canada; le monopole du commerce, quiconsidte principfldement en fourrures, appartient à la compagnie de la baie d'Hudson ; il se fait surtout à Fort-Jork, à Pem*bouchure du Nelson.
0AII.B8 DU Btm (ifoipv.-), IF«p-8IjmA-IPW«», 'V^te colonie anglaise située dans la partie orientale de l'AustraHe, s^étend depuis le oap York jtisqu'au eap Wiiaen, par 10»89'-39* 11' lat. 8., surume longuenr d'env. aiOmjriamèttee. Lacotenie, qui 'ne eomptait que 13 000 bàb. en Î802, en oompte auj. ph» dfe 300 000, dont une grande partie se compowd^nNAens omoieÉs (déportés), ou deleurydeseennanls. ; capit. , Sydney ; les autres villes importantes sont Paramata, Bathurst, Port-Macquarie, Goulbum, Maitland. — L'intérieur de la Nonv.>Galles est peu connu; tes cètes sont découpées par un grand nombre de niies et baignées par le golfe Carpentarie ; le pays -est tre^ versé par les Montagnes Bleues. Les rivières prhici^ pales sont leHacquarie, le Brisbane, le Castlereagh, le Hastings, l'York, etc. Le climat «rt très-chaud, et néanmoins trèe-salubre. La végétation est puissante et originale; on y a trouvé des vég(étaux e« même ées animaujx jusqu'alors incomme '{¥. Au»* traMe^. Les indigènes appartiennent à la rao» nègre et ont l'intelligence fort peu développée. — La «>lonie de la Nouv.-GaUes fut fondée dans le but d'en faire un Heu de déportation. Cook l'aVait défà visité» en 1770; en 1T80 le coramodore Philips y aborda avec 800 condkunnéset fonda TéUblissement de Botany^ Bay; mais bientôt après il transféra la cdlonie A Port-laokson ou Sydney. La colonie reçut de rapi»des accroissements. L'administration est confiée à un gouverneur nommé par la*mère patrie, et assisié d'un conseil exécutif, nommé par mi, et à une assemblée législative de 54 membres, élus w les co^ Ions Kbres. La prospérité de la cdlonie sTiccren de jour en jour, surtout depuis la découverte des m!» nés d'or de l'Australie. Depuis 1840, on n'y envole plus de oonn'etf.
GAiLLBS (prince de) , titre que porte l'héritierpré-
GALL
GALS
somptif delà couronne d'Angleterre. F. édodabd et OAXXES (principauté de).
OALLBS (Ile au PRINCE DE). F. PRINCE.
GALLET, chansonnier, nô à Paris vers 1700, était épicier droffuiste. D'un caractère jovial , il vécut dans l'intimité de Piron, Collé, Panard, et fit de société avec eux plusieurs pièces fort gaies, ainsi que plu> sieurs parodies, qui eurent du succès; mais ifné-
Êligea ses aflaires, fit banqueroute, et mourut dans i misère. 1757. — Un autre Gallet, joueur fameux du xvu* siècle, est mentionné dans les satires de Régnier (sat. XIV) , et dans celles de Boileau (sat. VIII). Il perdit toute sa fortune d'un coup de dé.
GALLICANE (Eglise), c.-à-d. église des Gaules et de France. Cette église, tout en étant sincèrement attachée à la foi catholique et au St-Siége, réclame certaines franchises, connues sous le nom de libertés gallicanes j qu'elle fait remonter aux premiers temps : elle insiste particulièrement sur la distinction des 2 puissances, spirituelle et temporelle, ainsi que sur leur indépendance; elle met rmfaillibilitô, non dans le pape seul, mais dans le corps épiscopal tout entier uni à son chef; elle proclame rautorité suprême des conciles généraux et celle des saints canons dans le gouvt de l'Ëglise. Ces doctrines ont été longtemps enseignées dans les écoles théologiques et en particulier à la Sorbonne; elles ont été résumées dans la déchiration du clergé de France en 1682, rédigée par Bossuet. Cette déclaration porte en substance : « Que l'Église doit être régie par les canons, que saint Pierre et ses successeurs n'ont reçu de puissance que sur les choses spirituelles; que les règles et les constitutions admises dans le royaume doivent être maintenues, et les bornes posées par nos pères demeurer inébranlables; que les décrets et jugements du pape ne sont irréformables qu'autant que le consentement de l'Ëglise est intervenu, etc. » Les libertés gallicanes ont eu pour principaux défenseurs Uincmar, Gerson, Bossuet, l'abbé Fleury, le cardinal de La Luzerne^ Bausset, Frayssinous, Guillon, Boyer, Affre, etc.
GALLICIE. V, GALiciE.
GALLIEN, P. Licinius Egnatiiu GcUlienuSy empereur romain , fils de Valérien, né en 232, fut associé par son père à l'empire dès 253. Son père ayant été fait prisonnier car Sapor en 260, il ne fit rien pour le tirer de captivité, et s'empressa de se faire reconnaître empereur. Il commit toutes sortes de cruautés, se plongea dans les excès du luxe et de la débauche, et ne dut la conservation de son trône et de ses provinces Qu'au courage d'Odenat, roi de Palmyre, un de ses alliés. Sous son règne les Barbares envahirent les Gaules, la Grèce et l'Orient; et trente de ses généraux, connus sous le nom des Trente Tyrans, £ rirent la pourpre. 11 venait de réduire Ingenuus en lyrie et Posthumus en Gaule, et il assiégeait Auréolus dans Milan, lorsqu'il fut tué par unde ses officiers, en 268.
GALLIEET (Joseph de), écrivain mystique, né en 1663 à Aix, mort vers 1745, était provincial des Jésuites de Lyon, lorsqu'il fit vœu, dans une maladie, de se consacrer tout entier à la gloire du Sacré-Cœur de Jésus, Dès qu'il fut rétabli, il publia un. traité sur ce sujet, qui parut en latin à Rome , avec un mémoire de la mère Alacoque, 1726, et qu'il traduisit sous ce titre : De VexceUence de la dévotion au Cœur adorable de Jésus, Paris, 1733 ; il travailla jusqu'à la fin de sa vie à établir cette nouvelle dévotion, qui fut admise en France en 1765 à la demande du clergé.
GALLION (Jun.), frère de Sénèque, se nommait d'abord Annœus Novatus^ et reçut le nom de Gailion de son père adoptif. 11 était proconsul d'Achaïe lorsque les Juifs lui amenèrent S. Paul pour le faire condamner; mais il ne voulut point intervenir dans ces disputes. Enveloppé dans la disgrâce de son frère, il se perça de son épée.
GALLIPOLI, CaUipoliSy v. forte de la Turquie d'Europe (Roumélie), ch.-l. de livah, sur le bord oc-
cidental du canal des Dardanelles, dit aussi Détroit deGallipoliy à 140 k. S. d'Andrinople; ISOOOhab. Ëvéché grec. Deux bons ports; la ville est défendue par 14 châteaux forts. Fabriques de maroquins. C'est la 1 '* ville que les Turcs aient eue en Europe : ils la prirent en 1356.— Le livah de Gallipoli , situé le long de la mer de Marmara, a une longueur de 460 kii. et une largeur de 150, et compte 600000 h. Il correspond au S. de Pane. Thrace et à la Macédoine orientale. — On donne le nom de Presqu'Ue de Gallipoli à la presqu'île sur laquelle est située Gallipoli : c'est l'anc. Chersonèse de Thrace,
GALLIPOLI, CaUipoliSy v. de Pane. roy. deNaples (Terre d'Otrante), à 44 k. E. d'Otrante, sur une île du golfe de Tarente unie à la côte par un pont; lOOOOh. Place forte, château fort; port commode, mais d'entrée difficile. Ëvèché, cathédrale.
GALLO-GRÈCE. V. galâtik.
GALLOIS (l'abbé Jean) , savant universel, né à Paris en 1632, mort en 1707, était versé dans l'étude de toutes les langues et de toutes l£s sciences. Chargé après la mort de Denis de Sallo de continuer le Journal des Savants j il le rédigea pendant huit années, 1666-74, traitant de toutes les matières, sciences et lettres, avec exactitude et profondeur. 11 était en même temps garde de la Bibliothèque du roi , et professeur de langue grecque au Collège de France. Il fut élu membre de l'Académie française en 1673, et de celle des sciences, en 1668.
GALLOPAGOS. F. Galapagos.
GALLOWAY. district d'Ecosse, au S. K. , comprend le comté de Wigton avec l'intendance de Kirkcudbright et a pour lieu principal New-Galloway, ville de 4000 âmes, sur la riv. de Ken, à 4nk. S. E. d'Ayr. Ce bourg fut longtemps indépendant et résista souvent aux rois d'jScosse.
Galloway, ville d'Ecosse. — Ne pas confondre avec Galwat.
GALLS ou gabls, peuple qui a donné son nom à
la Gaule et au pays de Galles. F. gaulois, gallbs.
GALLUS (Cornélius), poète et guerrier romain.de l'ordre des chevaliers, né à Forum Julii (Fréjus) l'an 69 a?. J.-^., rendit d'importants services kOo tave dans la guerre d' Alexandrie, et fut créé par lui gouverneur d'Egypte. Il abusa tellement de son pouvoir, qu'il fut rappelé et condamné à l'amende et à l'exil; il se donna la mort, l'an 26 av. J.-C. , à Tâge de 43 ans. Il était lié avec Virgile, qui lui adressa sa X' églogue.Il avait composé 4 livres d'élégies qui ne nous sont pas parvenues; on a cependant sous soa nom 6 élégies, mais elles paraissent être d'un podte du VI' siècle, nommé Maximien. On les trouve ordinairement à la suite des poésies de Catulle, Tibulle et Properce ; Pezay les a traduites. Ces élégies ont aussi été trad. parL. Puget, à là suite de Properce, dans la collection Nisard. On a quelquefois attribué le Ciris à Corn. Gallus.
GALLUS (C. Vibius Trebonianus), général en Mésie, fit périr par trahison l'empereur Decius, dans une expédition contre les Goths, et se fit proclamer eoi-
f)ereur, en 251. H eut d'abord pour collègue Hostiien, fils de Decius, mais il ne Urda pas à le faire périr pour s'associer son propre fils, Volusien. 11 traita avec les Goths ^ et persécuta les Chrétiens. 11 allait combattre Êmilien, qui avait usurpé, loriquM fut tué en Ombrie, par ses propres soldats, 253.
GALLUS (Flav. Constantinus) , neveu de Constantin et frère de Julien, fut créé césar en 361 par Constance 11 , et chargé du gouvernement de TOrient Il remporta plusieurs avantages sur les Perses ; mais il fit le plus cruel abus de son pouvoir, et mit à mort plusieurs des principaux habitants de la -Syrie et d'Anlioche. Rappelé par l'empereur, il fut jugé, condamné, et eut la tête tranchée en 354.