‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 428 sur 578 · GAUTIER. V. GAULTIER · texte numérisé non relu

GAUTIER. V. GAULTIER

GAVARN1E. vge du dép. des Hautes-Pyrénées, sur le Gave de Pau, à 49 kil. S. S. E. d'Argelès et à 12 kil. S. de Luz-en-Barèges , près d'un port ou passage pour aller en Espagne; 360 hab. Près de là est une enceinte de rocher^ à pfc, dite le Cirque ^ où le Gave se précipite d'une hauteur de 420", en formant une magnifique cascade.

GAVE, Gabarus en latin, mot synonyme de torrent dans Tanc. Béam. — Gave de Pau, d'Oléron, de Mauléon, etc. V. le mot qui suit Gave.

GAVEAUX (Pierre), acteur et compositeur, né à Béziei^s en 1761, mort en 1825. Il quitta le petit collet pour le théâtre, débuta à Bordeaux, fut appelé à Pans en 1789, et chanta pendant 20 ans avec le plus grand succès au théâtre Feydeau. Comme compositeur, il a donné 34 opéras : Sophie et Moncars (1797) et Honore (1798) sont les meilleurs. Sa musique était facile et chantante, mais faible. On a gardé mémoire de plusieurs de ses mélodies (la PUté filiale, le Petit matelot ^ le Bouffe et le tailleur ^ etc.); Tair qu'il composa en 1795, après les excès de la Terreur, pour le Héveil du peuple, hymne de Saint-Marc, eut une vogue extraordinaire.

GA VESTON (Pierre de), favori d'Edouard II, roi d'Angleterre, avait été placé par Edouard I près de ce prince encore jeune, et avait çagné son anection en corrompant ses mœurs, en lui inspirant des passions honteuses et en s*y prêtant lui-même avec une complaisance infâme. Ses prodigalités et son orgueil firent plusieurs fols révolter la noblesse, et le roi fut obligé de l'exiler : mais à peine le mécontentement paraissait-il calmé qu'il le rappelait auprès de lui. Il le créa comte de Comouailles, en fit son premier miTiistre et lui donna la main de sa nièce, fille du comte de Glocester. Enfin les barons, las de supporter son jouç,prirentIesarmes une dernière fois, refirent prisonnier et lui tranchèrent la tête, Van 1312.

GAVIUS, citoyen romain, l'une des victimes de Verres, habitait une petite ville de Sicile, lorsqu'il fut arbitrairementt arrêté par le proconsul, battu de verges et mis en croix sur la place publique de Messine, malgré sa qualité de citoyen romain. Cicéron a élo(}uemment raconté son supplice dans le De Supplicixs.

GAVRAY, ch.-l. de c. (Manche), sur la Sienne, à 19 kil. S. O. de Coutances; 1500 hab. Toiles de* crin pour tamis.

GAY (John), poète anglais, né à Bamstaple (Devonshire) en 1688, fut d'abord commis chez un marchand de soie. La duchesse de Monmouth, qui avait eu occ^ion d'apprécier son talent, le prit pour secrétaire, et il put dès lors se livrer à loisir à son goût pour les lettres. Il accompagna comme secrétaire le comte de Clarendon dans son ambassade en Hanovre. Il jouit quelque temps des faveurs de la cour; mais ayant été disgracié, il en conçut un vif chagrin et mourut peu après, en 1732, à 45 ans. On a de lui des comédies [The wife of Bath; What d^ye eall it? Three weeks after mamage): des opéras, dont les plus célèbres sont le Gueux (The Beggar) et Polhj qui 7 fait suite; des tragédies et des poésies diverses, mais il est surtout connu par ses fables, Quli composa en 1726 pour l'instruction du jeune auc de Cumberland, et par des Églogues rustiques (la Semaine du Berger), pleines oe naturel. Ses fables ont été traduites par Mme de Kéralio, Paris, 1759, tt mises en vers par Joly de Salins, 1811.

«AT (Sopbie DB Là Valette, dame)*, femme d'e»-

prlt, née à Paris en 1776, m. en 1852, était fille du financier La Valette. Mariée fort jeune à un agent de change, elle divorça en 1799 pour épouser M. Gay, qui fut sous l'Empire receveur général du dép. de la Roër. Son salon devint le rendez-vous de la plus brillante société ^elle était particulièrement liée avec Pauline Bonaparte (princesse Borghèse). Elle débuta dans la carrière des lettres en 1802, par un roman assez faible, laure (f£sfe?2 , donna en 1813 Léonie de Montbrexue, son chef-d'œuvre, en 1815 Anatole , récit plein d'intérêt, dont le héros est un sourd-muet, en 1818 les Malhieurs d'un amant heureux, oûeUe peint au naturel la société du Consulat et de l'Empire. Depuis 1830, elle fit paraître une série d'ouvrages dans le goût du jour : la Physiologie du ridicule, la Duchesse de Chdteauroux, la Comtesse d'Egmont, le Comte de Guiche, etc. Parmi ses œuvres dramatiques, on a remarqué le Marquis de Pomenars, donné à la Comédie-Française en •1819; le Chevalier de Canolle, à l'Opéra Comiaue, 1836. Poète et bonne musicienne, elle a composé les paroles et la musique de plusieurs romances qui t)nt eu la voffue, entre autres. Maris. Elle a laissédes mémoires : les Souvenirs d'une vieille femme^ publiés en 1834, en sont un fragment. Tous ses écrits brillent par im esprit naturel, un style net et courant, et respirent un rare parfum d'élégance et de bonne compagnie. Elle eut pour fille Delphine Gay (Mme Ëm. de Gtrardin) : on a dit, sans vouloir rabaisser par là ses mérites personnels, que sa fille était son plus bel ouvrage.

OAT-LUSSAC (Nie. Françoîs) , chimiste et physicien, né en 1778 àSt-Léonard (Hte- Vienne) .mort en 1850, entra à l'Ecole polytechnique, fut de bonne heure distingué par Berthollet, qui le dirigea dans ses premiers essais, débuta en 1802 par un beau travail sur la loi de la dilatation des gaz, exécuta en 1804, aveo M. Biot d'abord , puis seul, deux célèbres ascensions aérostatiques, s'éleva jusqu'à 7000* et fit dans ces hautes régions d'intéressantes observations de physiaue; voyagea en 1805 et 1806 avec Alex, de Humboldt pour recueillir des observations magnétiaues: entreprit en 1808 avec Thénard, au moyen de U pile galvanique, des recherches sur le potassium, le sodium, le bore, récemment découverts par Davy, et publia en 1811 le résultat de ses travaux sous le titre de Recherches physico- chimiques (2 vol. in-8); , fit dès 1813 une étude approfondie de l'iode, que le salpêtrier Courtois avait trouvé par hasard, et publia sur ce sujet en 1816 un remarquable Mémoire; porta la lumière de l'analyse sur une foule de sujets de chimie et de physiaue, tels oue le chlore, Vacide fluorique, l'azote, le soufre, l'acide prussique, le cyanogène, l'acide nydrochlorique ; découvrit l'acide chlorique oxygéné ; étudia l'expansion de la vapeur, l'hygrométrie, la capillarité; compléta et fixa la théorie des proportions définies ; inventa l'alcoomètre qui a gardé son nom, construisit un baromètre transportable, trouva oes méthodes plus sûres pour essayer l'or et l'argent, et porta dans les procédés et les instruments de la science une précision inconnue jusque-là. Il avait été admis à l'Institut dès 1804: il devint bientôt professeur de physique à la Faculté des sciences, professeur de chimie a l'Ecole polytechnique et au Muséum, vérificateur des ouvrages d'or et d'argent à la Monnaie, membre du conseil de perfectionnement des poudres et salpêtres, etc. Député depuis 1831, il fut en 1839 nommé pair de France. En même temps que par ses travaux Gay- Lussac contribuait puissamment aux progrès de la science, son enseignement lucide et intéressant en répandait le goût. Ses nombreux mémoires ont été puDiiés dans les recueils de la Société d'ArcueiJ , de l'Académie des sciences, de la Société philomatique, dans les Annales de physique et (himie, qu'il rédigea avec Aragode 1816 à 1840. Son Cours de vhysique a été recueilli et publié en 1827 par M. Grossefin ; son Cours de chimie , par M. Gaultier de Claubry, 1828. Ce savant eut avec balton, Davy et Berzébui

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doTili dânêlês poitr la priopitè;d»jqo6]qua0<<ttcoii-< Tertes, qu'on lui disputait à. tout

GAYAH, v< àô rinde anglaise (OOcutta)^ à 90 kîL S» de PâtDMs, sur le Foulço; 40000 hab. YiUa sainta, ragandée oomme la patrie de Bouddiia. Il s'y nnd aonuellement 100000 pèlerins..

CrATANT, nom donné en f1afldr«> notanneiit à* Douai, à un personnage légendâîie ealliooDeurd»* qu»l oa célôbo&une f&te anmiaUa qwi a lieu la 7 juillet ou le dimancha le plus ?olsia : oa promdna le» mannequins gigantesquM de Garant. . aio< M femme et de ses enbnts. en jouant u» viail air nationaL Gayant parait n'être qu'une fonnt dru moi géont,

GAZA i^ahaxa, trésor, ou d'un mot béfireu mû signifie forw^ auj. GauoA, grande y. dea Pbiustins, au S. d'Ascalon, au N. de Raphia et mha. de la mer. C'est de cette ville que Samaon enla?a les portes: c'est sous les ruines d'ua de ses templee qu'il se fit écraser ayeo 3000 Philistins. £)Ue tut prise par £zéchias, par Alexandre le Gmnd, malgré la résiso tance de Bétis. et fut reprise par Alennai» Jaanée. Ptolémée et Séleucus y battirent Antkono ea 1^12 av. J«-G. Détruite pendaniles guerres ciTilea de.la.Jud6e, eSla fut rsbAtie par Gabinius. La. yUIe modarna da Gnaxah « env. 6000 hah. Elle fut priae.paclesFcanr çaia pendant l'expédition d'Egypte, en 1799.

(UZA.OU GÀZACA^ V. de l'AtTopatène. anc. résideace d'été des rois de Perse. On. en voit les ruiiMa antre 8ri?an et Hamadaa.

GAZA (Théodore), grammairien grec, né i Thes^ lalonique vers 1400, mort en 1478, vint en Italie apréa la prise de sa yiUa natale par les Tures en 1429. aaattgn&la.grec à Ferrare et y fonda une académie'; fut appelé A Rome en 14&5 par Nicolas Y, et s'y lia afec 1er cardinal Beasarioa. On a de lui une excellents. Qcammaire grfoque^ en ^ec, publiée ayec trad. latine, paç.Srasine, B&la., 152K et Paris, 1539; des tiad. latines des Problèmes Bi de VHist, des animawt d'Aristote, ainsi qne de plusieurs autres oQTngea.

OAZA (Unes de), philosophe. platonicien. F. iiiAB.

GAZICA, OAZNAB ou aHiSNi, y. du Kahoul (Afghaniftan), à 100 kU. S. 0. de Kaboul et à 2350** audea»us,de, la mar; 12000 hab. Cette yiUe. importante autrefois, a donné son nom. à la dynastie das Gaanéyidas, qui en est sortie, et qui y eut sa capitale. On yoit encore aux eny. le tomneau du sultan Mahmoud, le plus grand prince de ceUe dynas^ tia; il est yisité.par une foule^de pèlerins. Gazn& fut prise an 1116 par les Perses et en 1158 par Ala^£Sd-> oEyn». prince de Gour, qui en massacra m babitaxuls. Las Anglais s'en sont rendus maîtres, en, 1839».

GAZN£V1DES, dynastie tartare et musulmane qui régna 214 ans sur une grande partie de la Pacse et, da l'âindoustan, tire son nom de la yiUe de Gazna, san berceau et sa capitale. Alp-Tekin, né à Gazna, et sorti de la nation des Turce Hoéikes,. secoua la jong des Samanides et fonda, la,. dynastie yera 960. Sabek- Tekin , gendre d'AIp-Tekin, monta sur le trôna après lui , en 975 V et eut pour successeur soa fils Hah-. moud» qui prit la titre de sultan en 997 , conquit une grande partie da l'Inde et de la Perse, et forma un yaata empire qui s'étendait de la, mer Caspienne au Gang» sttpérieur. Après la. mort de Mahmoud,, yers. 1028, l'empire ffaxnéyide perdit beaucoup de sa, puissance. Maa'oucL Mohammed, Maudoud, Maa'oud II» AJboul-tBafianrAJï, Abd-elrRaaehid^Ferokh-xad, Ibra- Upi, Btasroud. III» Chirzad, Axslan-Chah, Babram- Ghah, .y renièrent successijement jusqu'en 1158, éoofflie où &ahram->Chah fut chassé de Gazna par Aja-Kddyn, da U dyxiastîe des Gouridea. Kosiou- Gbah et Kosrou ^ Melik. réglèrent encore quelque, tampaà Lahore, nmis ce dernier fut vaincu, et mis. à mort an U68t etealui finit la dynastie daaGaznéyidaa. Leur histoire, écrite en persan, aAté tiad*^ en aSamand par Fr. Wilken^ BeeUn» 1832.

GiEAKQia.ou DfiaAjiroum.(Aboul^Mai!Affar'>Nouih reddiiirHohaiame4)» empereur mogoU fila.d'Akbar, mim,W9^jttmt^ swirn^sùm au, ii605« après la |<

mAft-deitoa père, et eut A ooa^tfcra plnteiiDdaf sea propres enfa&ts.. Il mourut en. 1S27, laiasaei la réputalion d?un prince. juste, équiiiâile, généreis:, ami £t protecteur des arts et das lettres. On a de l« des ménioires sur les 17 premières: années deaonrè« gna et quelques chapitres ajoutés aux Cùmmentairet deBabouff sur sa. propre yie. Il avait épousé la belle Nour-Djîhan, qui aut sur lui un grand aacendant.

GÉANTS, êtres Cabuleux, d'une taille colossaJe, nés de la Terre, qui, seloa la Fable, avait été ftcon* dée par le sang que perdit Uranus quand il fut mutilé par Saturne. On. leur donne aussi pour père le Tartane. GcNafianle en leur force et leur taille monstruauae, ils voulurent venger la défaite des Titans, leurs proches parents, et tentèrent à leur tour de détréaer Jupiter; mais œlui-ci, aidé d'Hercule^ les tevraasabiantdt: il lesifrappadala foudre, précipita les uns dans les enfers et ensevelit les autres sous des montagnes volcaniques. Les plus célèbres sont Typhon, Typhoée, £ncelade, Ëphialte, Otus, Euryte, Titye, Alcyonée, PDrphyrion,Briarée. Claudien a chanté leur défaite dans son poème de la Gigantomachie.— La Fable çarle d'autres géants qui furent la terreur das humains : Antée, Géryon. Polyphème, etc.

La Bible nous apprend qu'il exista un peuple de fféaat& lia étaient de la race d'£nac et nabitaient la terre nromisa^ avant l'arrivée de Moïse. Og, roi d» Baaaa, run d'eux, a'avait pas moins de 9 ooodéea.

OéAHTS (CHA.USSÉB DKS). Y. CHAUSSAb.

otANTs (montagnes des), en allem. Bieung^biiri^^ branche des monts Sudétes. F. sunftTSS.

GBAUNE, ch.-l. de c. CUmdaa), à 24 klL S. &. da BtiSever; 92d'habu

GEBEL, c-à-d. montagne. F. mbbbi..

QÊBBLDT (couBT na)" F. COURT ns oisBcnr.

QÉBER, TÉBBEOu oiABBa, aichimîste arabe» né à Thoua en Perse ou à Harran en Mésopotamie, vivait à Ja fin. du vziT siècle ou au commencement du n*. On ne saU rien de sa vie. Un des premiers il tenta d'opérer la transmutation des métaux eu or, et, tout en cherchant ime chimère, il fit des découvertes ioportantea 0^ sublimé corrosif, l'eau forte, l'eau ré* gale, le nitrate d'argent, etc.)- Ses ouvrages, qui se trouvent en mas. A la Bibliothèque impériale, ne sont connus que par des trad. latines. Les principaux sont : Akhemia, Berne, 1545; De tmoeaigatùtneperfectionis meuUlorumt BAIa. 1562 : Smm^ ma perfecttonû ma(fisUrii, Dantzig, 1682 (trad. eu français par Salmon, 1 672). Ils ont été reprodoitsdans la BiifUothèqm det phUotophes chimistes de ICan* Rat. On a fait honneur à Géber, mais sans preun, de l'invention da l'algèbre.

GEDANUAI, nom latin moderne de nAnrscx.

GÉIMfiON, jxjge et général des Hébzeuz da 12^ i 1309 av. J.-C. Voyant ses compatriotes opprimés par les Médian itesy u choisit las ^ plus nraves, les munit de vases de terre renfermant des flamhéanr allumée, puis entra avec eux dans le camp ennemi, en leur ordonnant de sonner de la trompette et de secouer leurs flambeaux tous A la fois. LesMadiaait^ épouvantés de cette attaque nocturne, ainsi nue de ce bmiit et de cet éclat inattendus, etcroyant lesllâbreaz en grand nombre, s'entre-tuèrent ou funant pris par l'ennemi. Les Hébreux, afiranchis. oflrirent le sceptre A Gédéon ; maia il se contenta du titre déjuge. U mourut trèa-âgé„ laissant 70,enfants, aifi furent tous» A l'exception de Joathan, tuéa par Anunélech, leur frèra naturel.

GBDIKE (Fréd^.), inatituieur allemand, né dans le Brandebourg, en 17^4, mort en 1803, dirigea plu* sieurs gymnases ea Prusse, devint membre de TA* cadémie de Berlia et du comité chaigé de peifectionnar la langue allemande, enfin inspecteur des éoolea. Outre nhiaieurs compilations cla8siq[ue&^ ou a de loi: M» TutUiCicirwMrUstariaphiîosûfmêeamr tiqum, JBerlin, 1781 et 1800. ouvrage précieux qui contient, dans l'ordre* chronQingi(me^ tous leaiaxtea da Ci/céron, relajiiâi.auz.p^Uo3op)i«saatAa»4ns.<

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