‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 442 sur 578 · GITANOS. F. BOHÉMIENS · texte numérisé non relu

GITANOS. F. BOHÉMIENS

GIURGEVO, Vjordjova, v. forte de Valachie, sur la r. g. du Danube, à 70 kU. S. de Bucharest, en face de Routschouk; 15000 hab. Château fort, qu'environnent deux bras du Danube; pris par les Russes en 1771, 1810 et 1829.

GIUSTUnANI , famille patricienne de Venise qui a fourni plusieurs hommesdistingués. Laurent G., évoque, puis patriarche de Venise (1451), mérita d'être canonisé. On l'invoque sous le nom de S. Laurent Justinien (V. s. Laurent).— Bernard G., sénateur vénitien, né en 1408, m. en 1489, fut chargé de différentes missions auprès de Ferdinand, roi de Naples, de

Louis XI, roi de France, des papes Pie II, Paul U et Sixte IV, et fut procurateur de St-Marc. On a de lui : De Origine urbis Venetiarum rébusque ab ipsa flfeftM, Venise, 1492.— Augustin G., dominicain, né & Gônes en 1470. Il se livra avec ardeur à l'étude des langues orientales, futfaitévëquedeNebbio,en Corse, par Léon X, assista au 5* concile de Lat^an, fut appelé en France par François 1^', qui le prit pour chapelain çt le nomlna professeur d'hébreu à Paris, retourna dans son diocèse en 1522 , et périt en 1531 dans une traversée de Gênes en Corse. On a de lui : Psalterium hebrœum, çrxcum, arabieum, chaldaicum, eum tribus latinu interpretationibus, in-fol.. Gênes, 1516 : c'est le premier ouvrage de ce genre qui ait été publié.— Marc Antoine G., doge de 1684 à 1688, s'allia contre les Turcs avec Fempereur Léopold I et le roi de Pologne J. Sobieski : c^ sous son administration qu'eut lieu la conquête de Ut Morée par les Vénitiens.

GIYET, ch.-l. de c. (Ardennes), sur la Ifeuse, & 40 kîl. N. £. de Rocroy, près de la frontière be^, 6001 hab. Place de guerre . fortifiée par Vanban. On y distingue 3 parties : sur la rive droite de la Meuse, Givet-Notre-Dame ou Petit- Givet; sur U rive gauche, Givet-St-Hilaire ou Grand-Givet^ qui sont réunis par un beau pont* et, sur une hauteur Tuîsîse, Charlemont, qui doit a Charles-Quint sa fondation et son nom. Petit port, chemin de fer; cuivre, blenoe, colle-forte, céruse, tanneries. Patrie de Méhul.

GIYONIYE, vge du dép. des Ardennes, à 6 kSL N. E. de Sedan; 500 hab. Fonderies, lamineries, fabriques de faux, enclumes, balanciers, etc.

GIYORS, ch.-I. de c. (Rhdne), sur la r. dr. du Rhône, an confluent du Gier, à 22 k. S. 0. de Lyon; 10 000 n. Verrerie à bouteilles^ teinturerie de soie en couleurs fines, forges. Chemin de fer conduisant à St-Étienne, canal communiquant avec Rive-de-Gier.

GIVRY, ch.-l. de c. (Saône-et-Loire). sur TOrbiia, à 9 kil. 0. de Ch&lon -sur-Saône; 3000 hab. Auxenv. belle forêt, vignobles estimés.

GIZEH, V. d'Egypte. T. djizeh.

6LABER (Raoul), bénédictin de Cluny, ne eo Bourgogne, mort à Cluny en 1050, mena une vie très-déréglée quoiquMl eût embrassé l'état ecd^îastique. On a de lui une Chronique qui va de l'an 900 à l'an 1046; elle a été imprimée dans les Fisforwr Franeorum de P. Pithou, dans les Scriptores Fra»corum coxtanei de Duchesne, et trad. dans la Col- Uction des mémoires sur VHist. de la France de Gnizot. On trouve une Vie de Glaber dans VHistoire littéraire de la fVanc«,t.VII, et des Mémoires sur ses ouvrages f par Lac urne -Sainte- Palaye, dans le Recueil de l'Académie des inscriptions , t. VIIï.

GLABRIO, consul romain. V. acilius.

GLACIALE ANTARCTIQUE (mer) . mer que l'on suppose occuper toute l'étendue de la 2one glaciale du Sud, du cercle polaire antarctique au pôle; elle est fort peu connue, les glaces qui la couvrent empêchant les navigateurs d'y pénétrer : le Nouveau-Shetland, les terres Sandwich, Adélie, Louis-Philippe, Victoria, sont les seuls points qu'on ait pu aboroer,

GLACULB ARCTIQUE (mer) , mer de glaces qui s'étend du pôle boréal au cercle polaire arctique, est bornée au S. par les côtes septentrionales de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique. La Nouvelle-Zemble au N. 0. de l'Asie, et le Spitzberg au N. de la Suède, sont les deux plus grandes Iles de cette mer. Elle est surtout fréquentée pour la pêche de là baleine. Les principaux navigateurs qui l'ont explorée sont : Hudson, en 1607; Philipps et lord Mulgrave, en 1773, et plus récemment les capitaines Ross et Pmj qui se sont élevés jusque sous 82» 45* 15" lat. N.

GLADIATEURS (de gladius,épée) , hommes qui faisaient profession de se battre dans le cirque, soit contre les bétes féroces, soit contre d'autres hommes. Ils étaient pour la plupart esclaves; cependant quelques-uns étaient de condition libre et embrassaient ce métier par ardeur guerrière : c'étaient lepl»

GLàN

6LÂS

soiH<'.nt (les Gaulois ou des Germains. Les Romains aimaient ce spectacle avec fureur; dans les jeux publics, il n'était pas rare de voir jusqu'à 300 paires , de gladiateurs. On en distinguait diverses classes : le mirmillonj qui était arme d'un bouclier et d'une Taux, et portait sur son casaue l'image d'un poisson de mer nommé mirmtllo; le rétiairey qui devait le combattre, tenait' un trident d'une main, et de l'autre un filet avec lequel il cherchait à envelopper la tête de son adversaire; les essédaireg^ qui combattaient en chariot; les andabates ou équestres j qui combattaient à cheval ; les bestiaires^ qui combattaient les bôtos féroces, etc. Quand un gladiateur était blessé, il devait mettre bas les armes, et il restait à la discrétion du vainqueur, qui le tuail, à moins que les spectateurs ne s'y opposassent : s'ils levaient la main on abaissant le pouce, c'était signe qu'ils lui faisaient grâce ; s'ils levaient le pouce, il fallait l'immoler. L'arrivée de l'empereur sauvait la vie au vaincu. Les gladiateurs avaient le droit de ne plus se représenter dans l'arène au bout de trois ans de service ; on leur donnait leur congé en leur remettant un r.Guret de bois (rudis) et une palme d'arçent. — On place à l'an 264 av. J.-C. l'mtroduction des combats de gladiateurs à Rome : on les donnait d'ordinaire à l'occasion des funérailles des grands personnages. Constantin les interdit en 326; cependant ce n'est qu'en 402 qu'ils furent entièrement abolis, par l'empereur Honorius. Les anciens nous ont laissé plusieurs belles statues de gladiateurs : les plus célèbres sont le Gladiateur dit Borghèse, au Gapitole de Rome, et le Gladiateur mour ont ^ aussi à Rome.

GLAFEY (Adam Fréd.), publiciste et historien, né à Reicfaenbach (Saxe) en 1692, mort en 1753» fit pendant plusieurs années avec succès des leçons pu* bliques sur le droit naturel à Leipsik, et fût nommé en 17^6 archiviste privé de la cour de Dresde. On a de loi, en allemand : Précis historique de la maison ëleetorcÀe de Saae, Francfort, 1721; Historia GermanxsB polemica, 1722; Traité du droit naturel, 1723 ; une Histoire complète du droit de la nature y 1739; et la continuation du Théâtre historique des prétentions et des disputes des grands souve^ rains en Europe, de Schroder (en latin).

GLAMORGAN (comté de), un des comtés méridionaux de la principauté de Galles, à l'E. de celui de Gaermarthen , à PO. de celui de Monmouth ; 80 k. sur 40; 124 600 hab.; ch.-L, Cardiff. Climat rude; montagnes peu élevées, mais abruptes, vallées pittofe«|ue8 : on a surnommé ce comté le Jardin du pays de Galles, Fer, houille, pierres calcaires; fonderies. Antiquités romaines et normandes. — Ce comté fut iadis habité par les Silures.

GLANDëVBS Glannativa ou Glanum Livii, anc. V. du dép. des Basses-Alpes, sur le Var. à 47 kil. N. E. de Castellane, a été détruite par les débordements du Var, et n'a plus que 40 nab. Ses anciens habitants l'ont abandonnée pour se retirer à Entrevaux. Anc. évèché, anc. chftteau.

6LANDOBP (Jean), littérateur allemand, né à Munster vers 1500, mort en 1564, fut recteur du gymnase de Hanovre, puis professeur d'histoire à Marbourg. Il a publié : Sylva carminum eleaiacorum in enarrationem CommentaHorum C. Jmii Cœsaris y Magdebourg, 1551 ; Disticha sacra et moralia, 1559; Dcscriptio gentis Àntoniœ, 1559 -^ Deseriptio gentisJulûCj 1576; Onomasticon histonœ romamSy 1589, ainsi que des notes sur César, Cioéron (épîtrès familières), etc.

GLANFEUIL, anc. monastère de l'Anjou, s'élevait au lieu dit auj. St-Maur-sur-Loire (Maine-et-Loire), à 32 k.N. 0. de Saumur. Fondé en 543 par S. Maur , ruiné vers 760.

GLANVILLE (Ranulph dc),baron anglais du xu* s., célèbre à la fois comme jurisconsulte et comme guerrier, descendait d'une famille normande. 11 était ;ti«ticiaire du royaume sous Henri II: chargé en 1166 de rédiger un corps de lois anglaises, il écrivit dans

ce bat un livre curieus, Tractatus de legibus^ qui a été publié en 1554, et trad. du latin en anglais par J. Beames à Londres, en 1812, avec une Vie de VatUeur. Comme guerrier, il repoussa avec courage le roi d'Ecosse, qui avait fait une invasion en Angleterre. 11 prit la croix avec le roi Richard , et périt au siège de St-Jean-d'Acre, en 1190.

GLANVILLE (Joseph), théologieu catholiquo anglais, né à Plymouth en 1636» mort en 1680, fut d'abord curé à Bath. puis prébendier de l'église de Worcester et chapelain de Charles II. Il défendit la religion contre les athées, et combattit en même temps ceux qui abusaient de la religion pour justifier des superstitions. On a de lui : la Vanité du dogmatisme j awc des réflexions sur le péripatélicisme et une apologie de la philosophie y 1661 ; Scepsis scientifica, ou l? Ignorance avouée, 1665; Considérations philosophiques sur Vewistence des sorciers et de la sorcellerie, 1666, ouvrage qui lui fit reprocher une assez grande crédulité; Philosophia pia, ou Discours sur le carmctère religieux et la tendance de la philosophie expérimentale f 1671; Saducismus triumphatusj posthume, 1726. Il professa une sorte de scepticisme, qui chez lui n'est que l'examen impartial des erreurs accréditées. Il éleva des doutes, oien avant Hume, sur l'idée de cause. Il défendit la philosophie de Bacon et la Société royale de Londres, dont il était membre, contre leurs détracteurs.

GLAPHYRA, femme d'Archélaûs, grand prêtre de Bellone àComana, en Cappadoce, séduisit, Antoine par sa beauté et obtint de lui le royaume de Cappadoce pour ses fils Sisenna et Archélaûs. -- Une autre Glaphyra, sa petite-fille , épousa successivement Alexandre, fils d'Hérode, puis Juba, roi de Mauritanie, et Archélaûs, roi die Judée, sou beau-frère.

GLAREANUS (H. lorits, dit), savant philologue, né en 1488. dans le canton de Claris (d'où son nom de Glareanus), mort à Fribourg en 1563, était lié avec Srasme, et fut un des propagateurs de la science au XVI* siècle. Également vers^ dans la philosophie, la théologie, l'histoire, l'astronomie et la chronologie, il enseigna les mathématiques et la philosophie à Bâle (1515), les belles-lettres au Collège de France à Paris (1521), l'histoire à Fribourg (1529). Il a laissé des commentaires sur presque tous les poôtes et les historiens de l'antiquité, notamment sur Horace, Ovide, Tite-Uve, Cicéron. On cite parmi ses autres écrits : Helvetiœ DescripUo, poème latin , 1514; De Geograp^hia liber , B&le, 1527; et un curieux traité de musique intitulé Doaecaehcrtion, 1547.

GLARIS, Glaronia ou Glarixium en latin moderne, Glarus en allemand, v. de Suisse, ch.-l. du canton de Claris, à 130 kiL N. E. de Berne; 4000 hab. — Ce canton, situé au N. de celui des Grisons, au S. et à ro. de celui de St-Gall, a 40 kll.sui; 26; il compte 30000 hab., presque tous protestants. Montagnes et vallées; le pays est fréquemment ravagé par les inondations de la Linth et de ses affluents. Peu d'a- Çricuiture, mais beaucoup de pâturages et de bestiaux; fromage vert, dit schabstger; quelque industrie. ^ Ce canton avait d'abord été la propriété du couvent de Seckingeu qui l'inféoda en 1299 à la maison de Habsbourg; il entra en 1352 dans la Confédération suisse. Sa dernière constitution, toute démocratique, date de 1836.

GLASER (Christ.), chimiste, né à Uùle. mort en 1678, était apothicaire de Louis XIV et démonstrateur au Jardm du Roi. Il fût impliqué dans l'affaire de la Brinvilliers, mais il s'en tira. On lui doit le sel polychreste qui porte son nom (sulfate de potasse) et un ouvrage remarquable par sa clarté : Traité de la chimie f enseignant par unebriefveet facileméthodé toutes ses plus nécessaires préparations , Paris, 1663.

GLASGOW, Glascovium, grande v. d'Ecosse (Lanark), à65k. 0. d'^Êdimbourg.surlar. dr. de la Clyde: 400000 hab. Divisée en 2 parties : la vielle v., mai bâtie, sombre et malpropre; la nouvelle ville, qui est percée de larges rues et remplie de superbe» édi*

GLAU

Page 1