‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 443 sur 578 · GLOC · texte numérisé non relu

GLOC

ilees, tels que : Couffhoiuf (palais de justice), Ttadert'HaU (la Bourse) , Thôtel de ville, la salle ae spectacle, la cathédrale aite St-Mungo diurch, les églises St-André et St-George, rhdpitaldit Aoyol InÂrmary. Célèbre université, fondée en 1450 par Will. Turnbull, évoque de Glasgow, et qui réunit 1500 étudiants; Grammar-Sehool f institution académique d*Anderson, fondée en 1796 par le professeur de ce nom. Nombreuses manufactures; fonderies pour les machines à vapeur, les mécaniques et les caractères dHmprimerie. Verreries, raffineries, teintureries. Commerce considérable, facilité par plusieurs canaux. Bateaux à vapeur pour Livei^ool, Dublin, Belfast, Londonderrv, GorilL, Invemess, etc. Un chemin de fer Tunit à Berwick. Patrie de Th. Reid.— La ville de Glasgow est fort ancienne. Son origine est attribuée à S. Hungo, qui y fonda en 560 un évêché^ érigé en archevêché en 1454. Guillaume le Lion, roi d'Ecosse, érigea Glasgow en bourg vers 1172: depuis elle reçut de nombreux privilèges des rois d^£cosse. Le Prétendant la prit en 1745. C'est dans cette v. que se tint, en 1638, rassemblée de Téglise d*Ëcoese qui établit le presbytérianisme.

GLASGOW (port-) , ▼. d'JScosse (Renfrew) , à 32 kil. 0. de Glasgow, sur le golfe de la Clyde; 6000 hab.; sert déport à Glasgow. Elle fut fondée en 1668.

GLASTONBURY, v. d'Angleterre (Somerset), à9 k. S. 0. de Wells, dans une presqu'île marécageuse dite lie d'Avalon; 3500 hab. Ruines d'une magnifique et riche abbave. Cette abbaye, fondée, selon la légende, par Josepn d'Arimathie, mais assurément à une époque fort anc, fut détruite par les Danois en 703, rebâtie par le roi Edmond en 873, enrichie par ce prince et ses successeurs, etsupprimée par Henri VllI.

GLATZ, Glaeium en latin moderne, ville forte des États prussiens (Silésie) , ch.-l. de cercle, à 77 kil. S. 0. de Breslau ; 9000 nab. Ane. ch.-l. du comté de Glatz. Lainages, peluche, mousselines, damas, toile, savon, maroquins; imprimerie sur toiles, etc. — Glatz fût assiégée et occupée par le roi Henri III, 1049 ; par les Polonais, 1 114 ; par les Hussites, 1421 ; parles Autrichiens, 1622; elle se rendit à la Prusse en 1742, fut prise par les Autrichiens en 1759, par les Bavarois et les Wurtembergeois en 1807. — Le comté de GUtz, anc. comté d'Empire^ entre la Bohême, la Silésie, la Moravie, est aui. compris dans les Ëtats prussiens et dans legouvtae Breslau, auquel il fournit 2 cercles (Glatz, Habelschwerdt) ; il compte env. 100000 hab. — Anc. fief de la couronne de Bohème, ce comté fût donné en 1331 à Henri VI de Breslau, puis il appartint aux ducs de Munsterberff jusqu'au xvi» siècle: à Ferdinand II d'Autriche de 1534 à 1547, à la Bavière (1547-61), à l'Autriche (1561-1742); îl fut occupé en 1742 parla Prusse, qui le conserva depuis (sauf de 1760 à 1763).

GLACBER (Jean Rodolphe), chimiste et médecin allemand du xvir siècle, se fixa en Hollande après avoir beaucoup voyagé, et mourut à Amsterdam en 1668. Grand partisan de l'alchimie, il cherchait la panacée universelle et la pierre philosophale ; mais, au milieu de ses expériences, il fit quelques découvertes utiles, entre autres celle du sel secret (sulfate d'ammoniaque) et du sel admirable de Glavber (sulfate de soude), que Ton emploie comme purgatif. Il a laissé plusieurs écrits; les principaux sont : Jftraeulum tnundt, Amsterdam, 1653; De Medicina Universali, sire de Àuro potabiU, 1658, et un traité de VArl distillatoire , en latin, 1659, qui ont été irad. en franc, par Teil, Paris, 1659. Son emphase le fit appeler le Paracelse de son époque.

GLAUCUA ou GLAUCHAU, V. murée du roy. de Saxe (Erzgebirge), à 12 kil. N. E. de Zwickau; 4400 hab. Pairie du minéralogiste Agricola. Chèteau des princes de Schœnburg.

GLAUCIA (G), préteur, ami du tribun Satuminus. Celui-ci, voulant le faire nommer consul, fil assassiner Memmius^ son compétiteur. Le peuple indigné ^Aassacra Glaucia et Saturninus, Tan 100 av. J.-C.

GLAUCUS, pécheur d'Anthédon, en Bôotie, « précipita dans la mer après avoir mangé d'une herbe merveilleuse, fut changé en dieu marin et reçut le don de prophétie. — Petitrfils de Bellèropbon et fils d'Hippolocnus, vint au secours de Troie avec un cor[>s de I^ciens. Au moment de combattre DiomMe, il reconnut en lui un hdte de son père et troqua ses armes avec lui en signe d'amitié : comme ses armes étaient d'or et celles de Diomède d'airain, on dit depuis U troc de Glaucus pour exprimer un marché inégal. Glaucus fut dans la suite tué par Ajax.

GLEICH (Jos. Aloys), écrivain, né à Vienne en 1 772. mort en 1 841 , occupait un modeste emploi dan^ les nuances autrichiennes. D'une imaginatioa icé-

Suisable, il a composé près de 200 romans et autant e pièces de théâtre. Il réussissait surtout daâs les romans de chevalerie; on lit encore le ChewOer noir, Harald ou la Guerre des couronnes ^ Bodon ses frères. Ses meilleures pièces ont été recueillie* sous le titre de Théâtre comiquey Brunn, 1821 : c: y distingue les Chevaliers du lion.

GLEIM (J. Guill. Louis), poète, né enni9àErinî leben, près d'Halberstadt, mort en 1803, fut secrétaire de Guillaume, margxavede Brandebourg et servit avec distinction dans les troupes prussienne! a chanté la gloire des armes de son pays dans 'ic^ chants guerriers qui lui méritèrent le surnom de T-jr tée allemand. Il a aussi réussi dans le genre &na créontique et surtout dans la fable. Ses fables oi.: paru à Berlin en 1756. ,

GLÊNANS (les), groupe de 9 petites îles de roeéin atlantique, près des côtes de France (Finistère), tk à-vis de Concarneau, à 21 kil. de la pointe de Pen march. Position importante en cas de guerre. In w^ a été construit sur l'Ile principale.

GLENœE, vallée d'Ecosse, dans U partie septentrionale du comté d'Arçyle, est remplie de wcs^escar pés, et offre un des pms magnifiques spctadesdi: pays. On croit que c'est lapatne d*Ossian. Aumiliea. est un petit lac d'où sort la Cona. C'est pris de ii que fut massacré le clan des Macdonald, 169i-

GLINSKY (Michel), d'une famille princière de Lithuanie, s'illustra en combattant les Tartaresetjoun de la faveur du roi de Pologne Alexandre (Ij^)' mais f^t disgracié par le successeur de ce pnQc^* Sigismond; il se réfugia en Russie auprès du car Vasili IV, et lui fournit les moyens de s*emp««r^ Smolensk et de plusieurs autres phices de la Pologne Devenu plus tard suspect à Vasili, il fut jeté dansijcachot où ilreatalâansetn'ensortitmi^àlamort'^^ czar. Sa fille se dévoua pour le soigner dans sa pns^^ - Sa nièce, Hélène, avait épousé VasiU IV fit *" mère d'Ivan IV. — Ses frères disputèrent la rég80« aux Ghouisky pendant la minorité d'Ivan IV*

GUOUBOnN (monts), Seordus monsy chatte « monts de la Turquie d'Europe, lie le Nissaya Gor» l'Argentaro, et sépare la Servie de l'Albanie.

GLOCESTëR, oloocbsteh (qu'on dérive du saiou qlow caér, belle viUe), Claudia castra en latin, yd'Angleterre, ch.-l. du comté de Olocesler^J j^ Sevem, à 178 kil. N. 0. de Londres; 15 000 c*-'; Évôché anglican. Belle cathédrale; nouveau pa^-^ de justice, nouvelle prison. Immense f^^^":. d'épingles (pour 25 milUons par an). Aux eûTl^OQ^ superbe pont d'une seule arche (160 pieds aug»d'ouverture). Eaux minérales. Cette v. ft»\"?fv^ premières à se déclarer contre Charles 1 (i°**^*I Le comté de Glocester, borné au N. par ceux Worcester et de Hereford, au S. par ceux de «^ et de Somerset , a 100 kil. sur 35 et compte i32 W^ Climat tempéré ; beaucoup de pommes et de poir^; houille, fer, gypse, pierre à chaux, eaux nïineraie^ nombreux canaux. ' ^-w

GLOCESTEK (comtes et ducs de). Le titre decofflw ou de duc de Glocester a été porté par pl"-^'^'!^*Jgs sonnaees historiques, la plupart fils ou trèjes rois d^Angleterre. Robert, comte de Glocester, »» naturel de Henri I, soutint les droits de Mauiu»^

GLUC

GNES

sa sœur, au trône d'Angleterre contre Etienne de Blois, 1138, et fit Etienne prisonnier, mais il fut pris à son tour par les partisans de ce prince ; il recouvra la liberté par Pécnange (^u'on fit des deux chefs et remporta une nouvelle victoire à Wilton. Il mourut en 1 146. Le parti de Mathiide tomba avec lui.— Thomas Woodstock, duc de Glocester, frère d'Edouard III, fut l'un des tuteurs du jeune Richard II, fils d'Edouard (1377). Fier de quelques succès remportés sur la France, il essaya, dit-on, de détrôner son neveu (1399) ; celui-ci le fit arrêter à Calais et mettre à mort. — Un autre duc de Glocester, oncle et tuteur d'Henri VI, fut condamné, à l'instigation de l'évêque de Winchester, son rival, qui l'accusa de trahison, 1447 .♦Zélé pour les lettres, il donna à l'Université d'Oïford une bibliothèque riche en livres précieux. — Richard, duc de Glocester. F. richard m.

Le titre de duc de Glocester fut rétabli en 1764 en faveur de William Henry , neveu de George III, m. en 1«07. — W. Frédéric, fils de W. Henn, feldmaréchal, 1776-1834, lui succéda dans ce titre. Il avait épousé en 1816 la 4* fille de George III et avait été élevé au rang de prince du sang.

GLOGKNER, montagne des Ëtats autrichiens, sur les limites du Salzbourg, du Tyrol et de la Carinthie, à quelques k. de Klagenfurth. Hauteur, 3000'".

6U)GrAU ou GROSS-GLOGAU , c.-à-d. Grand Glogau , Glocavia major, v. des États prussiens, ch.-l. de cercle, dans la Silésie. à 55 kil. N. de Leignitz, située jadis près de l'Oder, auj. à 7 kil. de ce fleuve; 15 500 hab. Arsenal, magasins à poudre; draps, imprimerie d'indiennes, etc. Chemin de fer. — Il y eut des ducs ou princes de Glogau, de la famille royale des Piasts, qui résidèrent dans cette ville jusquen 1476. Ils s'éteignirent à cette époque; leur principauté échut à la Bohême et par suite à l'Autriche. Frédéric prit la ville de Glogau en 1741 ; les Français s'en emparèrent en 1806; elle fut rendue'à la Prusse en 1814. — On donne le nom de Petit-Glogau ou Glogau supérieur, KUin-Gloaau, Ober-Glogau, à une petite ville de Silésie, à 15 kil. S. d*0pp6ln; 2200 hab.

GLOGGNITZ. v. d'Autriche. surlaLeitha, au-dessus de Neustadt Station de chemin de fer.

GLOMMEN, riv. de Norwége, sortduIacŒrsund, se divise près de Rakestad en deux bras, qui tous deux se jettent dans le Skager-Rack. Son cours est de 480 kil. Il ofTre plusieurs cataractes.

GIX>TA. la CJyde, riv. de l'anc. Calédonie (Ecosse), au N. 0. de la Valentie. Agricola parvint à son embouchure l'an 85 de J.-C. C'est de la Glola à l'estuaire de la Bodotria qu'allait le mur d'Antonin, qui formait la limite de l'empire romain au N. 0.

GLOYER (Richard), poète anglais, né à Londres en 1712, m. en 1785, était commerçant, fut élu au parlement par les négociants de Londres et joua un rôle dans ropposition. On a de lui un poème de Léonidas, Londres, 1737, qui eut un grand succès et fut traduit par Bertrand, 1783; VAthénafdej poème posthume, en 30 chants; deux tragédies, Boadicée et MédéCj et des Mémoires, Londres, 1814.

GLUCK (Christophe), compositeur célèbre, né en 1712 dans le H.-Palatinat, m. àVienneen 1787, étudia la musioue à Milan sous San-Martini, et donna ensuite sur différents théâtres d'Italie plusieurs opéras qui ne furent point remarqués. Ce peu de succès était dû en partie à la faiblesse deslibretti; Gluck s'adjoignit alors le poète Ranieri di Calzabigi , et son opéra a'IIéUne et Paris , travaillé sur un plan larçe, fut accueilli avec transport En 1774 il vint à Pans, et y donna successivement plusieurs chefs-d'œuvre : hhigénieen Àulide^ Orphée, Armide^ Ivhigénie en Tauride, Àlceste , dont les paroles sont en français. Le dernier sujet fut aussi traité par Piccini : il s'éleva à cette occasion entre les deux compositeurs, et par suite entre leurs partisans, les Piccinis- Us et les Gîuekistes, une querelle fort animée «UT U prééminence des deux rivaux et du genre

cultivé par chacun d'eux. Les deux chefs d'école avaient chacun leur part de gloire bien distincte : à Piccini la suavité de la mélodie, à Gluck la vérité musicale, le pathétique, la puissance et le grandiose de l'harmonie. Dégoûté de la lutte, Gluck quitta la France en 1780. À la tête des Gluck istes étaient l'abbé Arnaud et Suard: à la tête des Piccinistes, Marmontel, La Harpe^ Ginguené. A Schmid a publié à Vienne en 1854: Vie et ouvrages de Giiuk,

GLUCKSTADT, Fanum Fortune, ch.-l. de bailliage et de tout le duché de Holstein, sur l'Ëlbe, r. dr., à 300 kil. S. 0. de Copenhague : 6000 hab. Port, école de marine; plusieurs canaux; commerce maritime très-actif. Armements pour la pêche de la baleine. Fondée en 1619, assiégée en 1628 parTilly^ mais inutilement. Ses fortifications ont été détruites depuis 1814.

GLYCAS (Michel), écrivain grec du Bas-Empire , vivait au xii* siècle, ou selon quelques-uns au xv«, et habitait la Sicile. Il est auteur d'Annales qui vont de la création jusqu'en 1118, et qui ont été publiées par le P. Labbe, Paris, 1660, dans la collection Byzantine , et de lettres intéressantes. — Un autre Glycas, Michel, patriarche de Constautinople en I3IS4 a laissé un traité sur la Syntaxe.

GLYCERIUS (Flavius), emper. romain d'Occident Soldat obscur, il fut revêtu de la pourpre en 473, par Gundobald, prince burgunde; mais Léon I, empereur d'Orient, irrité d'un choix fait sans sa participation, donna la couronne à Julius Nepos: Glycérius, s'étant laissé surprendre dans Rome, rut forcé d'y renoncer. Il reçut en échange l'évêché .de Salone. J. Nepos ayant été exilé dans cette même ville de Salone , Glycérius l'y fit tuer. Il m. en 480.

GLYCON^ statuaire grec, auteur dé la belle statue d'Hercule dite VHercule Farnèse, On croit qu'il vint en Italie vers le temps d'Auguste.

GMELIN (J. George), naturaliste , né à Tubingue en 1709, m. en 1755, passa fort jeune en Russie, enseigna la chimie et l'histoire naturelle à St-Pétersbourç , fut chargé en 1733 d'un voyage scientifique en Sibérie, employa dix années à explorer cette

contrée, revint en 1747 dans son pays, et ; gna la Dotanic[ue jusqu'à sa mort. On lui

y enseidoit la

Flore de 5iWne, St-Pétersbourg, 1747-70, en latin; Voyckge en Sibérie j Gœttingue, 1751 , en allemand, abrégé par Kéralio , Paris , «1767. — Sam.-Théoph. Gmelin, son neveu, né à TUbingue en 1745, enseiç;na la botanique à St-Pétersbourg, fit un voyage scientifique pour la Russie, visita le Mazandéran, la mer Caspieime; fut en 1774 jeté dans une prison par un khan des Kirghises. et mourut de la dyssenterîe dans les montagnes au Caucase. On lui doit : Historiafucorum, St-Pétersb., 1768, et une Relation de ses Voyages, 1770-84 (la publication en fut terminée par Pallas). — J. Frédéric, neveu de Jean George, né à Tubingue en 1748. m. en 1804, fut professeur de médecine dans sa ville natale, puis à Gœttingue, et fit un grand nombre de traités élémentaires de botanique, de minéralogie, de métallurgie, de chimie, etc. On estime surtout son Histoire générale des poissons, et son Dictionnaire de Botanique {Onomotologia Botanica).

GNEDITSGH (Nicolas), poète russe, né à Pultawa en 1784, mort en 1833 à StPétersbourg, était conservateur de la Bibliothèque impériale, conseiller aulique, membre de l'Académie russe. Il a traduit V Iliade en vers russes, 1831, 2 vol iii-4. On lui doit aussi des traductions de VAbufar de Ducis , du Roi lear de Shakspeare, du Tancrcde de Voltaire, et des chants populaires des Grecs". Il a en outre composé des poésies originales, dont quelques-unes ont été trad. par Duprô de St-Maur, 1823.

GNËSNE , v< murée de Tanc. Pologne, aui. dans les États prussiens (Posnanie), à 49 kil. N. E. de Posen, 6000 hab. Archevêché, dont le titulaire était primat de Pologne et vicaire au roi pendant les interrègnes. Draps, toiles, eau-de-vie de grains, bière; tanne-

riO.\

ni)D\

nêâ. Jadis capitale de la Grande-Pologne. Les Prussiens la prirent en 1793.

GICIPHON, M. An(oniu8 Gnipho, grammairien latin du i" siècle av. J.-C, né en Gaule, vint à Rome se perfectionner àTécolé de Lucius Plotius, soncom-

f)atriote; enseigna lui-même ensuite la grammaire, es belles-lettres et Tart oratoire, et compta parmi ses élèves César et Cicéron. On lui attribue un grand nombre d'ouvrages ; tous sont perdus.

GNOMES (du grec gnôméy pensée, intelligence), êtres fantastiques, imaginés par les Gnostiqucs . et dont les poètes se sont emparés. Ce sont des génies bienfaisants qui habitent IMntérieur de la terre . et cmi ont un empire souverain sur cet élément, comme les Sylphes sur l'air, les Salamandres sur le feu, les Ondins sur les eaux. Ils sont d'une taille minime, mais pleine de grâce dans ses proportions. Ils habitent les grottes cristallines et gardent les mines d'or et d'argent que récèlent les entrailles de la terre. Invisibles, ils servent et défendent l'homme à son insu toutes les fois que Dieu le leur commande.

GNOHIQUES (du gTecgnômêy pensée, maxime), poètes grecs qui ont mis en vers des sentences morales; tels sont : Selon, Pytbagore (pour ses Vers dorés) ^ Théognis, Phocylide. On y joint aussi Hésiode.

GNOSTIQUES (du grec gnAsts, connaissance, intuition), partisans de certaines doctrines religieuses et philosophiques répandues surtout en Asie et en £çypte, et qui eurent une très-grande vogue au premier siècle de l'ère chrétienne et dans les siècles suivants. Ils ie;;drdaient comme insuffisante et inexacte la révélation contenue dans les livres saints^ et prétendaient avoir seuls la vraie science (gnôsts) de la divinité et de toutes les choses divines: ils la devaient, soit à une intuition directe, soit à une tradition qui remontait au berceau de l'humanité et qu'ils plaçaient au-dessus de toute autre révélation. Ils admettaient pour expliquer le monde trois choses: la matière, le Démiurge, auteur du monde actuel, qui n'est qn'une œavre imparfaite, et le Sauveur, chargé de réformer Tœuvre du Démiurge et de réparer le mal. La plupart joignaient à ces dogmes celui de l'émanation , et faisaient sortir toutes choses du sein d'un Dieu suprême, être ineffable et irrévélé. Ces doctrines, issues de l'alliance des croyances orientales avec la religion juive ou chré- ' tienne et avec la philosophie platonicienne, donnèrent naissance à une foule de sectes : on eu. trouve le germe au i*' siècle dans Simon le Magicien , Ménaiiflre le Samaritain, Cérinthe, Dosithée, et Phi- Ion le Juif. Elles furent développées aux ii* et m* s. rar.Marcion, hérétique de S)rrie, Cerdon, sorti de l'Asie-Mineure, Saturnin d'Antiochc, Bardesane d'Ëdesse, Tatien, Basilide, Valentin, Carpocrate, tous trois à Alexandrie. Elles furent combattues à la fois par les Pères de l'Église (S. Clément, Origène, Irénée, Théodoret, Épiphane, TertuUien, S. Augustin), et par les philosophes, notamdient par Plotin. On doit à M. Matter une Histoire critique du Gnosticisme, 1828 et 1842, ouvrage couronné par TAcadémie des inscriptions, et à Néander : Développement des systèmes anostiques, 1818, et VAntignosttquej 1826. GOA, île et v.de l'Inde, dans l'anc. Bedjapour, sur la cête 0. ou de Malabar. ~ La ville actuelle de Goa, Villanova-da-Goa ou Pandjim, ch.-l. des possessions portugaises dans l'Inde, est située par 71" 22' long. E., 15-30' lat. N., dans l'Ile de Goa; 20000 hab. Elle a remplacé l'ancienne Goa, située à 9 kil. de là, dans la même lie, et qui n'a que 4000 hab. Deux beaux ports, fortifications redouubles. Résidence du vice- roi portugais. Archevêché: l'archevêque, primat des Indes, habite une île voisine, l'île San-Pedro. Goa renferme un très-grand nombre de commerçants iuifs et banians. — L'tle de Goa est dans la mer d'Oman, à Temb. de la Mandova, qui la sépare de la terre ferme; elle a 40 kil. de tour. Elle forme, avec les districts de Diu et de Daman , le gouvt de Goa, dont la population est de 420000 âmes. —

L'anc. Goa, habitée aa xvi* siècle par une population arabe, fut prise par Albuauerque en 1510 et devint la capitale des Portugais dans l'Inde. Cette ville a joué le plus grand rôle dans tout le xvi* siècle. Sa décadence date de l'époque où les Anglais enlevèrent aux Portugais leurs possessions dans les Indes. EUe fut abandonnée au xvni* siècle, à la suite d'une épidémie. Les Anglais s'emparèrent de l'tle et de la v. (le Goa en 1807 , mais ib les rendirent aux Portugais en 1 81 4. Nulle part l'inquisition ne fut plus rigoureuse qu'à Goa ; sa domination y subsista jusqu'en 181 S.

GO AREC, ch.-l. de c. (Cdtes-du-Nord) , sur le Blavet, à 43 kil. O. N. 0. de Loudéac; 855 hab.

GOAVE (LE GRAND-), V. de l'île d'Haïti (dép. de l'Ouest), à 46 kil. S. 0. du Port-au-Prince, sur le golfe de Léogane. avec un port et un fort. — Le Pelit-Goave est à 53 kil. O. S. 0. du Port-au-Prince, sur une petite baie, et a aussi un forU Ce dernier fut fondé en 1655, par les Flibustiers. Culture du café.

GOBAUM PROM., cap qui forme l'extrémité N. 0. de la Gaule, chez les Osismii , est auj. le cap St^Mahé ou St-Mattkieu, près du Conquet (Finistère).

GOBANIUM, TiomlBlïnd'Abergavenny.

GOBELIN (Gilles), teinturier, natif de Reims, tint avec son frère s'établir à Paris sous le règne de François 1, et y fonda, à l'extrémité du faulwurg St-Marcel, près de la rivière de Bîèvre, un établissement pour les teintures en laine, oui est defena célèbre et qui conserve encore auj. le nom des Gobelins. On lui doit, dit-on. le secret de la teinture en écarlate. La maison des Gobelins est devenue en 1667 manufacture royale; on y exécute encore auj. des tapisseries destinées aux palais impériaux.

GOBERT (le baron Napoléon), fils d'un général distingué de l'Empire, tué à Baylen, naquit en 1807 et eut pour parrain l'empereur Napoléon. Il embrassa lacarnère militaire, que sa santé le força de quitter, prit part aux journées de juillet 1830*, fut attaché peu après à l'ambassade française en Angleterre, alla en 1833 en Egypte et mourut au Caire d'une fièvre gagnée pour s'être baigné imprudemment dans le Nu. Possesseur d'une fortune considérable, il légua à l'Académie française et à l'Académie ues inscriptions une rente de 10000 fr., sur laquelle 9000 devaient être donnés annudlement à l'auteur du meilleur ouvrage sur l'histoire de Krance. à la condition que l'auteur désigné cesserait d'en jouir dès qu'aurait paru un ouvrage supérieur. Augustin Thierry a joui de ce prix jusqu'à sa oaort.

GOBINET (Gb.), docteur de Sornonne, né en 1613. à St-Ouentin, m. en 1690, fut 43 ans principal du collège du Plessis à Paris, et y fit beaucoup de bien tant par ses exemples que par ses leçons. On lui doit plusieurs ouvrages d'éducation et de piété, longtemps classiques, diont le style a vieilli, mais qui n'ont rien perdu de leur mérite, entre autres : instruction de la jeunesse m la piété, Paris, 1655; Instruction chrétienne des jeunes fUlei ^ 1682; instr. sur lamanière de bien étudier, 1689.— Son neveo. Jean G., lui succéda dans la direction du Plessis.

GOCLENIUS (Rodolphe), professeur de logique à Marbourg, né en 1547 à Corbach (comté de Waldeck), m. en 1628. a laissé : Psyehoîogia, Marbourg, 1590; Philosophiapractica, ^eOh',TdeaphilosophiJ[ plaUmicic, 1612; Lexiconjohilosophicum, 1613, etc.

GOCLENius (Rodolphe), nls du précéd., médecin, né à Wittemberg en 1572, mort en 1621 , professait la physique et les mathématiques à Marbourg. Crédule et enthousiaste, il adopta et propagea les idées de Paracelse; il est un des plus anciens partisans de la médecine magnétique, qu'a depuis pratiquée Mesmer. On a de lui, entre autres ouvrages singuliers : TracUUus de magnetica euratione vulnerun, Marbourg, 1608; Synarthrosis magnetica, 1617, Mirabilium naturâe liber, 1625, etc. Il a aussi écrit sur Vuranoscopiej la diiroscopie, etc., 1603.

GODARD (S.), évêque de Rouen au vi« s., assista au concile d'Orléans de 511, et fit de nombi

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