GODE
GODO
conTersions dans son diocèse. Il m. vers 530, et fut enterré à Rouen dans Téglise qui porte encore son nom. On a dit, mais sans preuves, qu*il était frère de S. Médard. On Thon, le 8 juin.
GODAVERY, fleuve de THindoustan, sort des Ghattes occidentales, dansTAurengabad; traverse le Bider, leBerar, les Circars septentr., passe à NandereetMangapet; reçoit la Mandjera, la Pourna, la Ouarda , et tombe dans le golfe de Bengale par plusieurs bouches, après un cours d'env. 1500 k il. Ses eaux sont sacrées comme celles du Gange.
GODEAU (Ant.), évéque de Grasse et Vence, né à Dreux en 1605, mort à Vence en 1672, était parent de Conrart. 11 commença sa fortune par de petits vers oui lui firent de la réputation à Thôtel de Rambouillet , où on le surnommait le Nain de Julie j et qui lui valurent la protection de Richelieu, amsi qu*un fauteuil à l'Académie française. Le cardinal ayant reçu de lui, entre autres pièces , une paraphrase du Benedicite, lui dit, en jouant sur le mot, f[u'en retour il lui rendait Grasse (grftces), et en efet il le fit évéque de cette ville. Outre ses poésies, parmi lesquelles on remarque les Fastes de t Église, qu'il prétendait opposer aux Fastes d'Ovide, Godeau a composé plusieurs ouvrages sérieux, entre autres une Hist. de i'^pZû« jusqu'au viii* siècle (Paris, 1653), justement estimée, et des Vies de S, Paul, de 5. Augustin et de S. Charles.
GODEBERT, roi des Lombards, fils d'Aribert, succéda à son père en 661, partagea le trône avec Pertharite, son frère, et s'étaolit à Pavie. La guerre ayant éclaté entre les deux frères, Godebert appela à son secours Grimoald, duc de Bénévent : celui-ci profita de ces divisions pour s'emparer de la Lombardie, fit massacrer Godebert, chassa Pertharite et se fit couronner roi, 662.
GODËGHARLES (Guill.), sculpteur, né à Bruxelles en 1750, mort en 1835, remporta le grand prix de sculpture, enseigna longtemps à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles , et fut successivement sculpteur du prince Charles de Lorraine, d'Albert de Saxe- Teschen, de Napoléon et du roi des Pavs-Bas. Parmi ses nombreux ouvrages, on remarque les bas-reliefs du palais des Deux-Cnambres et du château de Laeken, les statues des magnifiques jardins de Wespelaer (entre Louvain et Malines). Cet artiste, d'une fécondité prodigieuse, eut plus de facilité que de goût, plus de force que de grâce et de pureté.
GODEFROY (S.) ou oeoffrot, Gotho(redus, abbé de Nogent en 1091 , devint éVèaue d'Amiens eu 1 104, et mourut en 1 1 15. On le ffite le 8 novembre.
GODEFROT de Strasbourg, minnesingerdu zu* siècle. On lui doit, outre plusieurs poésies, un grand poëme de chevalerie intitulé Tristan et Isolde^ tiré des traditions de la Table-Ronde. Ce poème a été continué par Ulrich de Turheim, Henri de Frevberg et plusieurs autres. La meilleure édit. est celle de Breslau, 1823, 2 voL in-8.
GODEFROY (Deuis), l'uriscousulte français, né à Paris en 1549, m. en 1622, était fils d'un conseiller au Chfttelet. Ayant embrassé la Réforme, il se vit forcé de quitter la France, et se retira d'aboni à Genève, puis à Strasbourg, àHeiJelberg, et se fixa enfin à Strasbourg, où il enseigna le droit romain. On a de lui une excellente édition avec notes du Corpus juris civilis. qui a fait époque, et qui est devenue classi(]ue. Elle parut d'aboni à Lyon en 1583, et fut réimprimée a Paris en 1628. On a aussi de lui un livre connu sous le titre dlmmo Gothofridif où il s'efi'orce de concilier les antinomies apparentes du droit romain. Enfin, il a laissé des notes sur Cicéron, sur Sénèque, et autres écrivains latins, et un livre contre l'autorité temporelle des papes. —Il laissa deux fils qui abjurèrent le protestantisme et revinrent en France: l'un, Théodore, fut nommé historiographe en 1632, rédigea le Cérémonial de France et composa auelques écrits historiques; l'autre, Jacgues, prof, oe droit à Genève, est estimé comme juris-
consulte et érudit. On lui doit des éditions, des Fragments des douze Tables^ 1616, et du Codex Theodosianus , Lyon, 1665. posthume, 1665 et 1736. — Un autre Denis, fils de Théodore, a laissé une Histoire de Charles F//, 1661.