‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 446 sur 578 · GOET · texte numérisé non relu

GOET

deBadajo2, dont un article secret. lui .assurait plufieurs millions ; dôclara la .guerre à l'Angleterre en 1804, çoufi la pression de la Ffance, et reçut à cette occasion le titre de généralissime,. mais ne put empocher oue TEspagne,, battue à Trafalgar, perdît ses plus Délies colonies; tenta en 1806 de secouer le joug.de Napoléon^ et seconda «n secret la coalition du NOrd, mais s'empressa, dès qu'il" connut les victoires dTéna et d'Aosterlitz, de- mettre son pays à la discrétion de TEûipereur; excita, par cette lâche conduite, Tindignation universelle en Espagne, et vit le propre .fils du roi, le prince des Asturies (Ferdinand Vil), se mettre à la tête des mécontents; ne craignit pas, sur l'ordre de Charles IV,. de faire incarcérer ce, prince, et de le traduire en jugement commu conspirateur, mais fut arrêta dans. sa vengeance par l'intervention de Napoléon, oui seréeerva le jugement du difîTéf'end; prévit dès lors le sort de la monarchie espagnole, et détermina le roiet In reine, à quitter Madrid et a s'embarquer pour le Mexique; mais échoua encore dans ce projet , pas suite de la révolte d'Araniuez (18 mars. 1808), qu'avait fomentée le prince des Asturies, et n'échappaà laTureur populaire que. par l'abdication xie Charles IV; fut jeté dans une étroite prison pan Ferdi nand, devenu roi pour un instant, mais fut Telftiîhé au. bout de quelques. jours suc les instances de la France, et amené à Bayonne, où il contribua. à déterminer Charles IV 'à signer son abdication; accompagnala famille royale dans ses diverses résidences ■ en France et en Italie; vint, après la mort des deux époux, se fixer à Paris, vécut dans l'obscurité dans cette vrllé et y mourut en 1851 , dans sa 85* année. II. avait' été marié en 1797 & une princesse du sang, royal, Maria Tetesa de Bourbon, elle .de l'infant don Louis; et cousine.du roi, qui ne lui donna, sa main gu'avec répugnance. Le prmce def la Pàii.a été. l'objet .d'atcusatîons de" toute nature, dirigées Les unes contre ses. moeurs, les autres contres sa politique : il a rédigé, pour réfuter ces dernières, des Jfe&iotVc^,. qui ont été traduits par J. G. d'Esménard, Paris, 1836- 38> 4 vol; in-8. Bien que manquant d'fftstnictîon. et de morslité. Godt>y connaissait bien les hommes et les employait habilement : il étMt daur, etue* versa jamais de sang.

GOBWIIf (le comte), seigneur -anglais d'drigirie saxonne, filsd'Ulfiloth, comte de Su&<;ex, ou, selon d'autres , d'un^mple p&tre, exerça pendant plusieurs années sur les rois (l'Angleterre un pouvoir égal à celui qu'eurent en France les maires du palais, mar ria sa iïné Edith au roi' Edouard le Confesseur, et prépara à son- fils Harold les moyens d*usurper le. trône. Chfef do parti • anglais contre les Normands introduits à la- cour, il se révolta" en- lO&l. Défait' avec ses fils, il s'enfuit à Bruges; cependant il putrentrer en- Angleterre et môme recouvra sa' faveur. Il inourut subitement en- 1064, étant à table avec le roi Edbuard:

oonwiN (William), écrivain anglais, nô enlT^lR à Wisbeach (Oatnbridge) , morfen 183&, fut d'abord prédicateur et ministre d'tme congrégationnon cou-' formiste: Il abandonna l'église pour se" faire écrivain,- se fixa à Londres et y ^t paraître plusieurs ouvrages qui excitèrent au plus haut point l'attention publique ^la Justice y oliii que ^ 17.93,' où il peignait 'avec taient le» plaies -soc laies , mais où 11 atiiiquait la plupart desinstrtntKyns, même le maviajre ef la propriété: Caleb Williams, 1794, roman- philoso* phique, écrit dans le môme but; qu'il'fit suivre de Fîèettoood, de Mùnàerille, 1»1T; etc. Orla de* lui aussi une Vie- de Chemeer, 1803, et- une bonne H'i^^ foire de la' république- tTÀnghterre; 1824^1818. A la fift de sa vie, il se fit libraire. Mal^çré ses'dédama'^^ tions «contre le' mariage, il semaria deur fdis. Sa- 1 '"femme, miss Wèllstoncraft, est conmre' partinel*

Îjnes 'écrits!, surtout par une Défense- det dtoita dci' fe*»M»ie*, 1790. Les- éorits de- God-^in «ont «remarqua^ »let^'pap'rôldqueBG«reti'ênepgie : il 7 exalte jusqu'à

L'extrême les.vertus mosales , - et Attribue. viifi-.«»de part dans les actions humaines aux motife désiatèreseés, s'opposant.ainsi à Bentliaoi qui ramenait tout à l'utile. Il rétracta dans ses derniers «oinrafo Quelques théories trop avancées.* PlustettQ, de ses écrits ont été traduits en fraaçais^cnoUauieal Cokb Williams, par G- Gamier, Paras, .1794, et.par Sam. Constant de Rehecque, Genève, 1796.

GŒLHEIM, bourg de Bavièrû (cepcle du Rbiii}', près de Kaiserslautern , et àA5. kii. S.de Maynca' 1200 hab. Adolphe de Nassau y fui défait et'tu&e^ 1298 par Albert d'Autriche.. Un niomuBent.y cttua cre ce souvenir.

GOEMQER, comiiat. de Honnie . dans lo ùsnàt^a deçà de la Theiss^ entre ceux de Zip&etdôîLiptoaû N., de Hevesch et de Neograd au S.-: 991. siib 7û; 222 000 hab. ClL-1. Gross-ÔtefTelsdorf, et aupararanl Pleisnicz. Montagnes, forêts^ climat froid. Bétail, lin, vin, tabac, peu de grains; fer de. qualité sup^ rieure, armant. — Ce conaitat est ainsi nommé d'une petite ville de,Gœmœr, qui j esLsituée.

GOERLITZ,,v. murée des Élatsi prussiens (Silésie), siu* la Nèisse, à 80 kil. 0..de Liegnrtz; 20000 bii Plusieurs monuments. Société des sciences, col ection de cartes géographiques. Cabinets de physique, de minéralogie, die médaillés., de machines, eic; bibliothèques. Draps,, toi les, ruoansde fil, cha^ieaui.

GOERRES (J. "Joseph) , écrivain, .né à Coblenuei. 17.76, mort à rM union en 1848t -adonta d'abord !« doctrines de la Révolution. et la philosophie da la nature de Schelliiig , tout en Jcs alliant à des idée» mystiques, publia, à partir de 1807, avec Anio et*Brentano, une collection de Livres popu.'atm de VAllemagne, où il remettait en honneuï les légendes du moyen âge, fiU en 1813 un desplus-ardents à Soulever ses compatriotes contre les -Français, et rédigea dans ce sens le Mercure rhéim; mais, ayant continué Tagitation déûaagotriïjue aprts 1815, il devint Suspect et fut forcé de sortir des Etats prussiens (1819). Ses idées s'étant depuis .tournées vers le catholicisme, il fut accueiUï par le roi de Bavière, qui lui,confi«1 en 18.:î71ine chaire de littérature et d'histoire à l'Util versi 1(5 de Mutiich. Outre ses écrits politiques et religieux, on a de lui une His^irè m>jthimic de VÀsie, le LiÀr>' hhoiquf de i'iran (d'après le' Schak-Naweh de Fértloucy, Berlin, 1820), èi \si' Mystique chiétiehne, 1836-V:(trad. par M. Ste-Foy, 185f))« Gœrres avait fini par devenir un des chiôfs.ae l'école catholique allemande .-Son fiîs, Guidd G.-, mort en 18t»2; l'a «uiri dans cette voie et' a écrit une H'istoire de Jeanne d'Arc

GOERTZ'(G." ffénri schlitz, baron de), ministr? de Charles Xlî* né dansla seigneurie de Scblitz en Fi'anconie, avait d'abord 'servi le duc de ITolstem- Gôttorp., Charles XII le* choisit pnur son niinistre aprrs son. retour de. Bender : il eui Tîlrt de créer d^ nniuvellès ressources pour contiouor la guerre; mais il lui fallut, pour Tèxécatiori do, ses plans, recourir à des mesures arbitraires qui soulevèrent contre iuî une partie'dô la nation. Arciisé après la mort du roi de haute trahison et de dilapidation , il fut condamné à mort sans* avoir été* entendu, et exécuté à Stockholm en 1719. Son vrai .crime était d'ôtre 'étrange-.

GŒRTz (J. Eûstache-, comte de), diplomate, né en 1737-; en Franconiev de la mon»; famille qire je précédent; mort en- 1821; s'attacha à la'. cour de Weimar, fut chargé de l'éducation des enfâhis de la duchesse douairière Amélie, et* forma le pnna Charles-Auguste, qui fit deWelmarl'AthènesdeUlemagnef; puis- entra* au -serTicè du roi deP^Kse Frédéric II, fut chargépar lui de diverses' négoa»tiônsen Russie, en Hollande, où il obtint peuoe succès^; et fiif enfi-n ininistrc de PTusse à hdiètiî de Ratisbonne. Il a* laissé des Mémoires^ sur lesMç^ cinifùnv qnv oni prétédé * le partttge delà yPotogne, Weimar; IWO, et sur'les négociations po^rlacessitmdelxi'Bàviêrten 1778, Francfdric 1812^,'

GOmtA^ËLP; riv. deStrède, sart'dirlac Wèner,

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