‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 451 sur 578 · GOULETTE (]&)• V- TUNIS · texte numérisé non relu

GOULETTE (]&)• V- TUNIS

GOULU (Nicolas), professeur de grec au Collège de France, né en 1530, près de Chartres, mort en 1601, était gendre de Dorât. Il a surtout travaillé sur la philosophie de Gicéron {In Ciceronii doetrinam topicanif 1560; In universam Cieeronis philotophiam, 1 564«etc.) .On lui doit aussi une traduction des Hymnes de Gallimaque, des Sermons de Grégoire de Nysse, etc. — Son fil5, Jean Goulu, mort en 1629, fut général des Feuillants, composa plusieurs traités religieux, et donna des traductions de S. Denis i*Arécpagite, 1629, et d*Épictète, 1630. Il a composé, sous Te titre de Lettres de PhyUarque (c. à d. général des Feuillants) à Ariste , un ouvrage critique où il attaque violemment Balzac.

GOUMTI. riv. dHindoustan, nattdansle district de Bareily (présid. d'Agrah); traverse TAoude, où il baigne .Laknau; TAllahabad, où il baigne Djouan-

Sour, et se jette dans le Gange, par la r. ^., àTchanraouty , après un cours de 520 k. — Une nv. de même nom arrose le district de Tipperah dans la présidence de Calcutta et se jette dans le Brahma poutre.

GOUR ou OAUR, V. du Kaboul, ch.-l. du pays de Gour ou Ghorat, à 220 kil. N. de Kandahar, par 34' 18' lat. N., 62* 10' long. E., fut la capitale des Gourides et leur donnason nom. Elle fut prise au xui*s. par le khan duKharism, ravagée ensuite par Gengiskhanet par Tamerlan,et n'offre plus que des ruines.

GOUR, quelquefois LAKNAOUTY, la Gangia Regia de Ptolémée T v. de l'Inde, sur le Gange, par 34* 18* lat. N., 62* 10* long. E., fut la capit. du Bengale de 1204 à 1564 : elle a été abandonnée à cause de son insalubrité.

GOURDON, ch.-l. d'arr. (Lot), près du Bleu, à 32 kil. N. de Gahors; 5000 hab. Trib. de l** inst. Société d'agriculture. Toile à voiles, bonneterie, chapeaux: vins, truffes.

GOURGAUD (Gaspard), général d'artillerie, né à Versailles en 1783, mort en 1852. était fils d'un musicien de la chapelle de Louis XVI et neveu de Du- Êazon. Entré au service dès 1801 , il se signala à la ataille d'Austerliu, où il fut blessé, à celles d'Iéna, de Friedland, d'Essling, et surtout à Wasram; devint en 1811 l'un des officiers d*ordonnance de Napoléon, prit une part glorieuse à la campagne de Russie, entra le 1*' dans le Kremlin , où il sauva l'Empereur et une partie de Tarmée en enlevant, au péril de sa vie, une mèche qui allait mettre le feu aux poudres; ne se distingua pas moins dans la campagne de France, eut, après le combat de Brienne, le bonheur de sauver une 2' fois la vie à l'Empereur; combattit comme général de brigade à Waterloo, où il tira les derniers coupsde canon ; accompagna Napoléon à Ste-Hélène, mais se vit obligé de s'éloigner par suite de mésintelligence avec un de ses compagnons d'exil ; fit à son retour en Europe d'activés démarches au-

{>rès des souverains réunis à Aix-Ia-ChapelLe pour aire adoucir le sort du prisonnier : publia en 1818 la Campagne de 1815, écrite à Ste Hélène, fut, pour cette publication, rayé par Louis XYIII des contrôles de l'armée, rentra en activité sous Louis-Philippe, qui réleva au grade dégénérai de division et le choisit

Sour aide de caoïp: accompagna en 1840 le prince eJoinville àSte-Hélène, ramena avec lui en France les cendres de l'Empereur et fut à son retour élevé à la pairie. Gourgaud a rédigé, avec Montholon, les Mémoires pour servir à V histoire de France sous Napoléon ( 1822-25, 8 V. in-8). Il a réfuté Bourrienne dans les Erreun de SoufTt«nn« et a combattu les calomnies contenues dans là Vie de Napoléon de W. Scott.

GOURIDES ou GAURiDBS, dynastie qui ré^na sur la Perse au zn* siècle, eut pour chef Hussem-Mahmoud-Gouri, gouverneur du pays de Gour pour les Gaznévides, qui se déclara indépendant en 1155. Les

Gourides, sous la conduite d'Ala-Eddyn, conquiTenl rapidement toute la Perse , et en chassèrent les Gizné vides (1158); mais en 1213 ils furent eui-mèniÊi renversés par les khans du Kharism.

GOURIE ou GODRiBL, partie méridionale de la Colchide, anc. région d'Asie sur la mer Noire, entrela embouch. du Tchorok et du Rioni, au S. de hM:n< grélie; env. 40000 hab. Elle tire son nom d'une t. de Gori ou Gourif auj. peu importante, et est divisée en (Tourte russe , qui est annexée à la prov. d'Imèréthie et qui apour ch.-l. Poti, et enGouriemqu, dans le pachalik de Trëbizonde; ch.-l.,Batonm.Yastes , forêts; cire, miel (dont une espèce enivrante;, Tin, maïs, millet, tabac. — La Gourie fit partie du roT. I de Géorgie jusque vers le milieu du xv* siècle, puis | du rov. d'Iméréthie. A la fin du xvii* siècle, elle » coua le joug, mais pour subir bientôt ladomioatioQ j ottomane. Les Russes s'en sont approprié la pins i grande partie en 1801. ,

GOURIEV-GORODOK, v. et fortde la Russie d'En- | rope (Orenbourg) , sur TOural , à 12 kil. de sonemb. | dans la mer Caspienne : 3000 hab., cosaques. Elle fit , partie du gouvt d'Astrakhan jusqu'en 1753.

GOURIN, ch.-L dec. (Morbihan), à 6 k. N. O.de i Napolèonville; 1122 hab.

GOURNAY, Gornaeum, ch.-l. de cant. (SeiD^Inférieure), à 44 kil. S. E. de Neufchâtel, surrKri«i 3164 hab. Trib. de commerce, bibliothèque. Station. Beurre renommé, cidre, etc. Aux env., eauimnérales dites de Jouvence. — Cette v. appartenait jadis aux Caletes. Rollon en fit le ch.-l. d'une seigneurie au V siècle.— On appelle cette v. Gounay-cnBrtai^

Sour la distinguer de deux vges de même nom aines ans les dép. de l'Oise et de Seine^t-Oise. i

GOURNAY (Mlle Marie lbjars de) , femme célèbre ^ par son esprit, née à Paris en 1566, morte en 164d. Ayant lu à l'&ge de 18 ans les Essais de MonUigne, elle conçut pour l'auteur la plus vive admiration, s'en fit connaître, et lui inspira un si tendre atuciiement gu'il lui donna le titre de sa FiUe d'oWifljf- Après la mort de Montaigne, elle donna deux edii estimées des Essais, en 1594 et 1635. Elle aaussi composé elle-même quelques écrits, parmi lesquels on remarque VÉgaliti des hommes et des /ipwma et « Défense de la poésie et du langage desvoétes (où eje défend la vieille langue de nos poètes). Elle a trao. des morceaux de Virgile, de Tacite et de Salins»' 1623. Elle était recherchée des personnes les plus distinguées et reçut une pension du roi. .

GOURNAY (Vincent de), économiste, né àSllJ**' en 1712, mort en n59, était fils d'un riche négociant. 11 dirigea longtemps les opérations de »« père à Cadix, et visita les principaux pays deltu' rope pour y étudier l'état du commerce. H q"'"* les affaires en 1749, acheta, d'après le cf °*'!,? Maupas, une charge de conseiller au «rand conseu, fut nommé deux ans après intendant au commeite. et parcourut à ce titre les provinces de Pr*°*^*',*^j gnalant et combattant partout les abus. Goumay w avec Uuesnay le fondateur de Tôcole des économie tes; mais il diffère essentiellement de Ouesnay» ^^ ce qu'il ne pla^it pas toute la richesse dans la i^r et reconnaissait que l'industrie crée une valeur r«^ et ajoute beaucoup à la richesse nationale; g^ partisan de la liberté commerciale, il P^'*^ premier cette fameuse maxime : Laissez »JJ]f'J"l sez passer. On n'a de lui qu'une trad. d'un f^w"" le commerce et l'intérêt de Vargent, de Jgww ^ui» (Paris, 1754, in-12). Turgot a écrit son Eloge.

GOUROU, mot indien qui veut dire »»«»»['''» •^ri;. tuteur, désigne spécialement tantôt Bouddha, «n* Ganéça. — Dans la religion des Syks, il.dé«g»«« chef spirituel de la confédération, et se jomiau n»« propre. Les plus célèbres Gourous des Syw «n* Nanek, qui porta le premier ce titre, ej Govio^j.

GOURYILLE (J. hérauld de), né en 16ia, »"^ en 1703, fut d'abord secrétaire du duc de w/jL foucauld, ^ qui il rendit des services pendMi «*

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