‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 455 sur 578 · ORAT · texte numérisé non relu

ORAT

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la Âfehév» de l'honneur, 1805, eicv Là plupart do des écHts sont sens taleur.

GHASSIK (Pierre), vicomte dt BttSàiiey. consMl^ l«r &u pàflement de Paris, fonda en 1669 ii Paris Ift co}]6g6 dit des é?r«tm^, en favenr dM pautres ëeo^ iierj dé la tille de Sens; ce eolléga étaU situé rue des Amandien, sarla momagne Ste -Geneviève. Depuis !1Sd, U est devenu une propriété particaliènft.

«BATAROU (GuHl.), médecin du xvi* siècle, né a Bersame en 1516, mort en 1568, étudia a l'Uni» versiti de Padoue , qaitu llialie désolée par la guerre et par des querelles religieuses, professa le médecine a Marbourg et à Baie, et acquit la repu** tatfon d'un habile praticien. On a de lui : De liHera» torum vcUetudine , Paris, 1561; De fnedicin« et tei herbatiéf vrigine, progressu (H MtUiiate, Strasbourg, 1664, ocivrage estimé; Distoufs sur les n^etu de œnserver et augmenter la nufmotrv, traduits du la* tiû par Et. Coppé, Lyon, 1586;

6KATsr-DtJPLE»si9 (Aiek.), littérateur, né en 1792 à Janville (Eure-et-Loir), mOrt en 1853, fut successivement professeur dans divers coUéges, provi^ sear, inspecteur et enfin recteur des Académies de C&en et de Douai. On lui doit la Bibii&gravhie paréfnioh)giquey 1847, indiquant tous les ouvrages con-^ saerés aui proverbes; la pablicatiort ou la réimpression de pièces devenues rares {l'Ordre des bamiereti de Bniagne, le Doctrinal des nouveawt mariée, le Uvhntir des femmes vertueuses , etc.), une bonne édition annotée de La Koehefûucauld (1853), et une collection de petits livres récréatifs, qui parurent sous le pseudonyme d'Hilaire le Gai, -^ F. noio^

aRATlANOPOLISy V. de Gaole, ttuj. G^eMbU* GRATIANOPOLITANUB pa6(jS , le Grésivau dan.

aRATtEH. FtaHus GtatkMusj empereur d'OccidéPnt, né à éirmium en 359, fut associé à rempire en 367. parValentinien I, son père, dès l'âge de huit ans, et lui succéda en 375> conjomiement avec son jeune fyère Valentinien IL II repoussa les Ailemands et les Goths. Le trône de Constantinople étant devenu vacant par la mort de Valens, il y éleva Théodose> le plus habile de ses gémérauz, 379. (^ra^ tien, élève d'Ausone, aimait les lettres, mais était fort hostile au paganisme; ayant fait enlever dn Gapitôle la statue de la Victoire, il se rendit par là odieux aux Romains, et dès que le tyran Maxime se fut fait

Sroclamer dans la Grande-Bretagne, il se vit abanonné de ses sujets. 11 fut pris et mis à mort près de Lyon par Andragathius, lieotènam de Maxime,

GiutiBii, canontste, né à Chîust en Tbscane, embra.^sa la vie religieuse à Bologne, et mourut dans cette ville vers le milieu du xil» siècle. Il est auteur d*un reeneU des décisions des p«pes, connu sous le nom de Décret de Gratien, qui fut publié pour la l'^fois en 1151 et qui a été plusieurs fois Imprimé, notamment à Strasbourg en 1471, et tout récemment à Leîpsick, dans le Ct>rpus juris canonici de Richter, 1833-39. V. ntc^ttkits.

GRAilOLËT (Louis-Pierre), naturaliste, né h Slp-Pby (Glrônrie), m. en 186é, fut Pêlève et (18^-50) le suppléant de Blainville, puis professeur & la Faculté des sdenoes de Paris; a laissé de savants Mémoires, et donné un tome ir à VAnatomie Cùmparifé du systhne neneut, de Leuret, 1858.

GRATItîS raisctm, poète latin, né à Paieries, V. des Falisques était contemporain et ami d'Ovide, oui le cite avec éloge. ïl a laissé un poème intitulé : cy?i^g[é««>n, qui, publié pour la l'^fois à Bologne, 1504, in-fol., a souvent été rôimprfmé. Il a été tra* duit en prose par Cabaret - Dupaty ( dans la collection Paockoucke), et en vers par L. A. Ja^ <Ittot, 1854.

GRATTAIT (R.), Orateur irhindais, né & DubUir en 1750, mort à Londres en 18^0, entra en 1775 au parlement d^IrUnde, prit dès Tabord un rangdisthi'

gué parmi les membres de l'opposition , réussit tn 1782 à empêcher la réunion du parlement de ll^ lande à celui delà Grande-Bretagne, et fut depuis c& moment le chef reconnu des ^x>h.igs-tlubi d'Irlande. Bien que protestant , il ne cessa de réolamer les drotts éleotoraui pour ses compatriotes catholicnies. Après le rappel du vice-roi d'Irlande Fiti* William, il chercha à s'opposer à Tinsurreotion qui en fUt la suite; mais ses efforts furent vains, et il quitta le parlement. Il y rentra un moment pour s'Opposer aux mesures de Pitt qui allait consommer l'union: mais il devait encore échouer. A partir de 1805, il siégea dans le parlement anglais, et s'y poru toujours le défenseur des catholiques irlandais. 9es discours ont été recueillis à Londres, 1832, 4 vol. ih-^. Son fils a publié ta Tie, 1839.

GRATZ, T. d'Allemagne. F. oftiCït.

GRADBEKK, v. des Etala prussiens (Prusse) , oh.-l. de cercle, sur la Vistule, à 40 kil. S. 0. de Marienwerder; 8dOD hab. Draps, distilleries, brasseries ; grains. Fort qui commande la Vislule. Les Fonçais l'assiégèrent en 1807.

GBAVUIET, ch.*L de c. (Tam). k 20 kil. N. E. de Lavaur, sur le Dadou; 2400 hao. Maroquina*

GRAUN (Gh. Henri), chanteur et compositeur allemand, né en 1701 a Wahreabruck (Saxe), mort en 1759. débuta comme premier ténor à BrunS' wick et reçut bientôt le tHre de vîce>'mattre de ch»> pelle. Frédéric le Grand le chargea de créer l'Opéfa de Berlin. Ses principaux opéras sont : Pùludxrrê, 1726; nodelindû, 1741; Demfûunte, 1746; Étitan-^ nieOy Mirope, 1756. Son oratorio de la Mort de Jésus est son chef-d'œuvre.

GRAVE, V. forte de ttôUatide (Brabant sept.), sur la r. ç. dé là Meuse, à 12 kil. S. 0. de Nimègue; 3000 hab. Prise par Maurice deNAisau en 160Î, par les Français en 1672, et par Guillaume, prince df'Oranî?e, en 16"? 4. — F. ghavks et laoravê.

GRaVËLI]^8 (de Gratenlinghef o.^à-d. fàsséou canal des comtes), v. forte de France, thA de c. (Nord), à 18 kil. 0. S. 0. de Dunkerffue, à l'embouchure de TAa dans la Manche; 5819 hab. Assef jolie .ville; port ensablé. Chantiers de construction; hô^ pital militaire; armements pour la pêche de la ba-^ leine , de la morue et du hareng. — > î^jndée en II 60, cette V. prit son nom d'un canal que lé» comtes de Flandre y avaient fait creuser. Les Anglais la dévastèrent en 1383. Le comte d'figmont et les Espagndls y défirent en lô58 le maréchal de 'Hiermes. Le maréchal de La Ferté la prit en 1658; elle fut fortifiée sur les plans de Vauban.

GRAVES. On appelle ainsi , sur la céte du dèp. de la Gironde, djs couches de ffravier qui s'étendent prés des confluents de la Garonne et de la Dordogne, de la Garonne et du Clron, de Tlsle et de la Dordogne : ces terrains, trés-meubies et propres à conserver la chaleur, conviennent à la ngne. C'est là que se récoltent les meilleurs vins du Médoc,- ce qui les fait appeler Vxnsdê Grades. Les plus célèbres sont, pour les vihs rouges , ceux de Talcnce , Mêrignac, Pessac • pour les vins blancs, ceux d&l)lanquiefort| Kylines,' Taillant, VtllenaTe.

GRAVESAKDfi, V. de HoUande (fioU. mérid.), à 13 kil. S. 0. de La Haye, sur la mer; 750 hab. Ane. résidence des comtes de libliande.

G&AVeSAND£(Gur!l. Jacob'S), savant hollandsls, né à Itois le^uc en 16H8, mort en 1742, p.iblié dès rftge de 18 ans un Essai dêperspeahe qui le fît tfh nmrqtier; coopéra pendant ^usieurs ann Oesau Joi*f* nul liiféraire publié à La Haye, fit en 1715 un voyage en Angleterre pendant lequel il se lia aveu les savants de ce pays, et devint en 1Î17 p.^ofesseur à rtnivenité de Leyde où il enseigna successive^ ment les mathématiques, l'astronomie et la phtioso* pfaie. U fut un des premiers à adopter et à propager les théories de Netvton, et il contribua par ses travaux aux progrbi de la physique et desmathémati* ques. Ses ouvrages les plus remarqtraàlét sont : PftjT*

GRàY

GREA

tiees elementa maihematiea « experimentis confirmata, La Haye, 1720 et 1742, trad. en français par Joncourt, 1746; Philosofihix Newtonianœ institutaf 1723 et 1744; Introductio ad philotophiam, metaphyticam et logieam continens^ 1736 et 1756, trad. en français par Joncourt, ouvrage devenu classiaue. En métaphysique , 'S Gravesande est disciple lie Locke : il fait comme lui consister la liberté dans le pouvoir de faire ce qu'on veut, plutôt que dans celui de choisir.

GRAVESEND, v. et portd'Angleterre (Kent), à 3&k. S. E. de Londres, sur une éminence qui domine l'entrée de la Tamise ; 7000 hab. Port très-fré(iuenté, douane trës-active : on y examine les papiers des bâtiments qui se rendent à Londres. Construction navale; bains de mer ; but de promenade en bateau à vapeur pour les habitants de Londres.

ORAYINA, V. d'Italie, dans l'anc. roy. de Naples (Terre de Bari), à 5& k. S. 0. de Bari; 10000 hab. Èvêché. Ane. duché. Patrie de Dominique de Gravina.

GRAVINA (Dominique de), histonen italien du ziv* siècle, né à Gravina, a écrit en latin le Journal des événementtqui se xont passés dans la Fouille de 1332 à 1350 ; ce Journal est inséré dans les Scriptoresrerum italicarum de Muratori, tome XII.

OBAViNA (Pierre), poète latin, né à Palerme vers 1453, mort en 1527, embrassa l'état ecclésiastique; se fixa à Naples, où tl eut poui protecteurs Gunsalve de Cordoue et Prosper Colonne, et se lia avec Pontanus, Sannazar et autres personnes de mérite. Ses poésies, oui se composétit principalement d'épigrammes, ont été recueillies en partie par Sci pion Capéce , et imprimées à Naples, 1532. On regrette la perte de son poème De Gonsalvi Cordubse rébus gestis,

GEiAviNA (J. Vincent), jurisconsulte et littérateur, né à Roggiano, près de Gosenza, en 1664, mort à Rome en 1718. londa avec quelques amis à Rome, en 1695, la célèbre Académie des Arcadiehs (Arcadi). U obtint en 1699 une chaire de droit civil au collège de la Sapience à Rome, puis enseigna le droit canonique, et eut le mérite de remonter aux meilleures sources. Il ne négligea jamais les lettres; il forma Métastase, et se plut à faire la fortune de ce grand poète. Ses ouvrages ont été réunis à Naples, 1756, 3 voL in-4; les plus remarquables sont : De Ortu et progressu juris eim'Zû, Naples, 1701-1713: De Inr siauratione siudvorum ; Délie Favole antictie, trad. en français par J. Regnault; Délia Ragione poetica, 1708; Délia Tragedia, 1715. Gravina avait lui-même oomposé plusieurs tragédies.

ORAViNA (Cb., due de), amiral espagnol, né à Naples en 1747, était, ditron, fils naturel de Charles III. 11 passa en Espagne avec ce prince, reçut en 1793 le commandement d'une division de la flotte, eut une part honorable à la défense de Roses en Catalogne assiégée par l'armée française, et mérita le grade de contre-amiral. La paix ayant été faite avec la France, il commanda la flotte espagnole réunie devant Cadix à la flotte française sous les ordres de ramiral Villeneuve, 1805 : il fut blessé à la baUille de Trafalgar, qui avait été livrée contre son avis, et mourut peu après de ses blessures, en 1806.

GRAY, Gradieum^ ch.-l. d'an*. (Hte-Saône), sur la Saône, à 56 kil. N. 0. de Vesoul; 6535 hab. Trib. de commerce, collège. Port fréquenté, chemin de fer, beau pont, vieux chftteau, casernes, moulin magnifique. Grands chantiers de construction; grand commerce en grains et eu vins; entrepôt des denrées expédiées du midi de la France et des colonies pour l'Allema^e; produits des houillères et verreries des dép. de Ta Loire et du Rhône; merrains et bois de marine destinés pour Toulon.— Fondée vers le vu» s., cette V. dépendait de la Franche-Comté. Louis XIV la prit en 1668 et la démantela.

GEAY (Thomas) , poète anglais, né à Londres en 1716, mort en 1771, fut élevé à Eton, où il se lia avec Horace Walpole; étudia le droit à Cambridge, et obtint dans cette université une chaire d'histoire

quMl ne remplit jamais. Il était d'un caractère mélancolique. Gray a laissé des odes, des élégies et quelques poésies latines, entre autres un poème: De prineipiis eogitandi. Ses poésies forment un trbpetit volume, mais l'élégance et la sublimité de quelques-unes ont suffi pour le placer parmi les premiers poètes anglais. On estime surtout son ÉUgie émit dans un cimetière de campagne ^ traduite par Chè* nier, imitée nar Fontanes dans le Jour des Morisi ses Odes sur le Printemps, sur le Collège d^Élwi V Hymne à V Adversité. La meilleure édit. de ses œuvres est celle de J. Mitford, Londres, 1816 etl8o3' elle contient, outre les poésies, des lettres de l'auteur et une notice sur sa vie. Les poésies ont été trad. par Lemierre neveu, Paris, 1798. — F. gbet.

GRAZIANI (Ant. Marie), écrivain, néeald37à Borgo-San-Sepolcro en Toscane, mort en 1611, fut le secrétaire et le coopérateur du cardinal Commeodon, qu'il accompagna dans ses diverses missions: puis devint secrétaire de Sixte-Quint, fut fait en 1592 ëvèque d'Amelia, et envoyé en 1594 comme légat près de la république de Venise. On a de lui diren écrits historiques, en latin, estimés pour leur enctitude et leur élégance : De bello Cyprio, Rome, 1616 (trad. en français par Lepelletier, 1685); De «uikt virorumillustriumy Paris, 1680, trad. par Lepelletier: et une Vie de Comm«ndon , publiée et traduite du latin par Fléchier, 1669. — Un autre Graûni, Jean, né a Bergame en 1670, mort en 1730, aausd écrit sur l'histoire. On lui doit, entre autres ouvrages, VLBe Histoire de Venise, en latin (Padoue, 1728), qui continue celle d'A. Morosini.

ORAZiÀNi (Jérôme), poète, né en 1604 à Pergola, mort en 1675, eut pour protecteur François I, duc (le Modène, qui le prit pour secrétaire (1657) et lu donna le comté de Sarzano. On a de lui : Cleopatni poème en 6 chants, qu'il composa à 22 ans (1626); la Conquista di Granata (1650), poème en 26 chaoU,

aui le place au nombre des meilleurs poètes épiques e son pays; une tragédie de Cromvelt, 1671,1a meilleure pièce de ce genre qu'ait eue lltalie jusqu'à la Mérope de Maffei.

GRAZZINI (Ant. Franc.), poète italien, surnomnié il Lasco ou le Dard (nom d'une espèce de poissoD). né en 1503 à Florence, mort en 1583, fonda en 1640 l'Académie des Vmidi. Ayant été ezdu de cette compagnie à la suite de querelles littéraires, il se Tesgeapar des satires; en outre, il fonda avec pluaeors autres savants, en 1582, une nouvelle compagnie. l'Académie délia Crusea (F. ce mot), qui devint bientôt plus importante que la première. Graxuni a composé six Comédies (Venise, 1582); des5taB<«. et Poésies diverses; la Guerra de* Mostri, poèœc bouffon (1584) ; et un recueil de Nouvelles, 1659, que leur licence afaitcondamner à Rome. ,

GRÊAL ou omuL. On appelle dans U Légende le Saint'Gréàl un vase mystique qui contenait le sang « J.-C. recueilli de ses blessures par Joseph d'.4rinia: thie, vase qu'on prétendait être le même que ceiui dans lequel était contenu le vin que but le Sauveur a la dernière cène. Ce vase aurait été conservé par Joseph d'Arimathie et transporté par lui dans la Brj^ tagne (Angleterre) : il conférait a celui qui le poss^ dait toutes sortes de privilèges merveilleux; in*»s" ne pouvait être conquis que par un chevalier vierf- Le St-Gréal joue un grand rôle dans les romans ao chevaliers de la Table-Ronde : ce précieux vaseajan» été perdu, les chevaliers firent plusieurs cipédiuoDs à sa rpcherche. Leroux de Linoy a publié le nmm du StrGréalj qui parait être une œuvre du xnaj de. — Quelques-uns font venir le nom de btrw^ des mots sang réal (pour royal ou réel)*

GRBATRAKES (Valentin) , guérisseur in*»^.*:, né en 1628, mort en 1680, servit quelque teinç«o^ l'armée avec distinction, puis fut juge de PJ»*;.*,. clin à la contemplation , il se crut mspiré et doue »« don de guérir les écroueUes. Il co^Oien(iàenïb^ à faire des cures, et obtint une teUe répuUtion qa«

GREC

GREC

le roi d'Angleterre lui-même Tappeta à sa cour. Il Tint à Londres en 1666; mais, importuné de sa propre célébrité , il retourna en Irlande dés l'année suivante. Greatrakes guérissait par attouchement et frictions. Il a laissé un Exposé de sa vie et de ses cures, Londres, 1666. St-£vremont l'avait surnommé U Prophète irlandais.

GREAVES (Jean), en latin Gravius^ orientaliste anglais, né en 1602 àColmore (Hampshire), mort en 1653 y professa plusieurs années la géométrie et l'astronomie au collège de Gresham à Londres, puis à l'Université d'Oxford; alla en 1637 visiter l'Egypte,

Î rassembla une collection précieuse de manuscrits, e pierres gravées, de médaiUes et autres antiquités, et fut à son retour nommé à la chaire d'astronomie d'Oxford. Il fut en 1648 chassé d'Oxford et dépouillé de tous ses emplois, comme royaliste. On a ae lui des traités sur divers sujets : Puramidographia, 1646; Traité du pied romain et du denier, en anglais j 1647; Elementa lingusr persicx, 1649; des traductions d'ouvrages orientaux sur l'astronomie et la géographie, et des poésies, etc. Ses OEuvres mê lées ont été publiées en 1737, 2 vol. in-8.

GRÉBAN ou GRESBAN (Simon et Amoul), nom de deux frères natifs de Compièçne et tous deux célèbres comme poètes au xv' siècle: Simon était religieux du monastère de St-Riguier en Ponthieu ; Arnoul, chanoinede l'église du Mans. Ils sont les auteurs d'un Ky stère de la Passion fort célèbre et du Triomphant mystère des Actes des apôtres, ouvrage écrit en vers, joué avec un grand succès au Mans en 1510, et qui ne tarda pas à faire le tour de la France. C'est l'œuvre d'une imagination désordonnée.

GRÈGE, Grxeia, contrée célèbre, située au S. E. de l'Europe. Nous donnerons : 1" la ééographie de la Grèce ancienne, 2* la géographie de la Grèce moderne , 3* une notice historique sur le pays.

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