‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 456 sur 578 · I. ORftCB ANCiENMB. L'éteudue et les limites de ce · texte numérisé non relu

I. ORftCB ANCiENMB. L'éteudue et les limites de ce

ys n'ont iamais été déterminées par les anciens 'une manière précise. En n'y comprenant que les paya habités par la race hellénique, elle était bornée au N. par les monts Acrocérauniens et Cambuniens, à l'E. par la mer Egée, au S. par la Méditerranée, à l'O. par la mer Ionienne, et formait une vaste presqu'île plongeant dans la Méditerranée. On la divisait communément en 3 grandes régions : au N., l'Ëpire et la Thessalie; au centre, THellade ou Grèce propre, dans laauelle on distinguait, de l'O. à TE., l'Acarnaniej l'EtoUe, la Doride, la Locride et la Phocide, la Déotie, l'Attique et la Mégaride *, au S. le Péloponèse, qui contenait l'Achale, la Corinthie, l'Argolide, la Laconie. l'Arcadie, la Messénie et l'Elide. Tout le pays était divisé en une foule de petits Etats indépendants, les uns fédératifs, les autres isolés, dont le nombre et l'importance varièrent sans cesse aux différentes époques ( F. ci-après la partie historique). On étendait quelquefois le nom de Grèce à la Macédoine, à l'illyrie mérid. et même à la Thrace. ainsi qu'aux lies Ioniennes. La Grèce était traversée du N. au S. par une chaîne centrale, le Pinde, aui se rattache aux Alpes Illyriennes et au mont Hémus, et à laquelle appartiennent l'Olympe, rothrys, le Pélion, l'Ossa, l'CEta, le Parnasse , l'Hélicon, le Cîthéron, le Pcntélique, l'Hymette et le cap Sunium; dans le Péloponèse dominait le Taygète , d'où se détachent le Parthénion et le Lycée. Ce pays était arrosé à l'O. par TAoûs et l'AchéloQs ; à TE., par le Pénée, le Sperchius. le Céphise: dans le Péloponèse coulaient r Alphée^ le Ladon, l'Eiirotas.

GRficB MODBRNB, royaumo OUI comprend la Grèce propre OU Hellade, la presquile de Morée ou Péloponèse et les tles voisines. Il s'étend, de l'O. à l'E., deptiis le golfe de l'Arta jusqu'au golfe de Volo, de 18* 20* ^ 23* 20* long. E. , et du S. au N. depuis

520 kil. de long sur 200 de large, et un peu plus d'un million d'hab.: capit., Athènes. Avant son indépendance, le territoire de la Grèce formait, dans l^mpire ottoman, le pachalik de Morée ou deTripolitza, le sandiakat de Livadie, la plus grande partie de ceux de Carélie et de Lépante, et une partie de l'eyalet des îles (Négrepont, les Cyclades et une partie desSporades). En 1833 la Grèce libre fût divisée en XOnomes qui étaient eux-mêmes subdivisés en 54 éparchies. En 1836 cette division fut remplacée par 30 gouvts, réduits eux-mêmes à 24 en 1838; en 1845, on revint ï la division en 10 nomes ou nomarchies. En 1863, les tles Ioniennes furent annexées au roy. de Grèce.

la mer: Ionienne. La Grèce continentale peut avoir

kouarchibs.

Attique bt BâOTiB.

Chef-lieu :

Athènes.

EUBÉB.

Chef-lieu :

Chalcis.

Pbocidb

ET Locride.

Chef-lieu :

Lamia,

ACARNAUn

ET Etolie. '

Chef-lieu :

Missolonghi.

Argolidb

ET CORINTmE.

Chef-lieu :

Nauplie,

AchaIb ET Eliub.

Chef-lieu :

Patras.

Arcadib.

Chef-lieu :

Tripoîitxa.

Mbssénie.

Chef- lieu : Calamata.

Laconie.

Chef-lieu :

Sparte.

Ctclades.

Chef-lieu :

Syra,

ÉPABCKIBS.

IÊgine.

Mé^aride.

Attique.

Thèbes.

Livadie. ' Chalcis.

Xérocbori.

Carysto.

Scopelo.

Pamasside.

Doride.

Locride.

Phthiotide.

Valtos.

Vonitza, Xéro-

méron.

Missolonghi.

Lépante.

Trichonie.

Eurytanie.

^Nauplie.

\ Argos.

I Hydra.

\ Trézène.

I Spetzia. [ Corinthe.

^ Patras.

iiEgialée.

I Calavryta.

^Elis.

f Mantinée.

i Kynourie.

l Gortyne.

, Hégalopolis.

f Triphylie.

I Olympie.

Pylos.

I Messénie.

i Calamata.

[ Lacédémone.

CHEPS-UEUK.

Egine.

Mégare.

Athènes.

Thèbes.

Livadie.

Chalcis.

Xérochori

Carysto.

Scopelo.

Amphissa.

MgïXïon.

Atalandi.

Lamia.

Am brada.

Vonitza ou Anac-

torium.

Missolonghi.

Lépante.

Agrinion.

Carpenisi ou Cali-

dromi.

Nauplie.

Argos.

Hydra.

Poros ou Calavria.

Spetzia.

Corinthe.

Patras.

Vostizza ou

iEgium.

Calavryta.

Pyrgos.

Tripolitza.

Alos Petros (St-

Pierre).

Gortyne ou Cary-^

téna.

Leondari.

Cyparissia.

Andritzéna.

Navarin.

Nisi.

Calamata.

Sparte.

Epidaure-Limera. Monenbasie.

i Gythion.

[ Œtylon.

y Syra.

izéa.

\ Andros.

(Tinos.

] Naxos.

f Santoria I Milo.

Marathonisi.

Œtylon.

Hermopolis.

Zéa.

Andros.

Tinos.

Naxos.

Santorin (Théra).

Milo.

est restée longtemps négligée. Les montagnes sont couvertes de forêts d*oliviers et les vallées remplies de myrtes, de lentisques et de lauriers^roses. On y trouve plusieurs mines, surtout de plomb et d'étain, ainsi que de magnifiques carrières de marbre blanc, notamment dans l'Attique. Les principales

GRJËG

tiporUiîoiu coosiftent en lmU«. fruiU, e«c«llento vins, raijios de Corinthe» ovirs, laines, bétail. LHqdusUie est encore UQ» imporUnce: oa ne trouye ea Grèce que quelques menuiaotures de fil de soie et de cotoD teint en rouge, de pesuz de chèvres msroqui* nef», de upis, de vestes de soie et de grosses étof< fee de laine. <>-< Les habitants professent la religion grecque (F, ci-aprèa Aoucs grecqu^, Us parlent une langue dérivée de Vancien nec classique, et connue sous le noxo de greo moderne ; «lie tend à se rapprocher de plus en plus du grec aocien. Le gouvernement est une monarchie coosUtotionnelle et héréditaire* Le roi doit professer le culte grae«

Histoire. Les Grecs se disaient autochthones. c està-dire nés sur le sol même. Lee habitants primitifs de la Grèce ftiient lesPélasges, qui se subdivisaient eux-mêmes en de nombreuses tribus parmi lesquelles on remarque les Thesprotes, les Àones, les Hyantes, les Lélèges, les Dolopes , Im Drjopes, les Telchines, etc., tous peuples barbares. 11 est difficile de dire quelle lût rorigine des Rélaeges ; il est probable qu^ls étaient originaii«s de l'Asie. A partir du XX* s. av. J.-^Cm des colonies égyptiennes et phéniciennes abordent sur les côhês oîéridionales de la Grèce et y répandent les gemes de Ja civltiaatien. Inachus et Phoionée, son fils, feodeni Argos (1966); Ogygës réunit sous ses lois les habitants de la Béotie et de l'Attiquc (1869); Sparton (1880) et LéJex (1742) jettent les fondements de Sparte. Peu après apparaissent les Helléoes que l'on sufpose sortis de l'Asie comme les Pélasges et arrivés par le Cauoase et la Thraoe. Du zvi* au xiv* aiède, ee nctrveanpeupie, qui se subdivisait en 4 brancàea (Doriens, Eoliens, Ioniens et Achéens) , substitue sa èominatien àoelle des Pélasgee, dont le plus mnd nombre émigrent et vont fonder des colonies dans l'Europe occidentale ; une des tribus hsdlénlques, celle eu Graies {Graii,

Deucalion en Thessalie (163a). Les fradilsons een servent le souvenir d*un déluge ipû aurait inondé toute la Grèee au temps de Deiiealion. Viennent ensuite les règnes de Cadmus k Tb^bes (1580)» de Danaûs à Argoa U572), de Minos en Crète (vers 1500), Tairivée de Pélops, qui a'étabUt dans TApie, qui prend de lui 1a nom de Pélop9nès$. A cette période, pendant laquelle la Grèce a reçu les premières QoCionadel^gricHiture et des arts.aïasi qu'un culte modelé sur les religions de l'Egypte at de la Phôni- ^Bîe» avee des lois civiles et des institutions régulières, succède une nouvelle époque . connue sous le nom de Tempi /i^roi^^tiet (1500-1190). Elle est signalée par les exploits fabuleux de Bellérophon , de Persée, d'Hercule, de Thésée, de Jason, par la fondation des ieux olympiques, )a création des Amphictyonies, Pexpédition des Argonautes (1330), les deuxguerresdeThèbes (13Uet laOÛ), enfinla guerre de Troie (1280-1170). Pendant ee temps les Héraclides ou descendants d'Hercule ont soumis le Péloponèse. Mais les Hellènes, déjà maîtres de la Tbessalie et de la Grèce centrale, Tiennent s'établir dans cette péninsule avz dépens des Héradides, et finissent

Sar les en expulser (1307), sous la eqpduite des fils e Pélops. Ouatre-vingts ans après la guerre de Troie (1190), les Hérachdes, unis aux l>oriena, envahissent de nouveau le Péioponèsetet en chassent A leur tour les Pélopidee. ainsi que le» Ioniens et les Ëoliens. La rentrée des Héraclides dans le Péloponèse commence le moyen âge de la Grèce, période de transition, pendant laquelle la civilisation rétrograde d'abord : mais bientôt la Grèce se relève, envole partout d'innombrables colonies, sur les côtes deFAsle-MîneuTe (fonie, ÊoUe, Doride), enThrace, dans ntalie méridionale (Grande-Grèce), et Jusque sur les côtes de la Gaule et de l'Hispanie. Homère publie ses poèmes; les mœurs s'adoucissent; chaque ▼ule adopte le culte d'une divinité particulière; les

granda mystère» 4e Cérëi sont Coodéa A tleosia pour conserver les «jncieones tjreditÂoai du «dte pélasgique; Lyou.rgue donne des lois A Sparte (898)^ partout les petits Stats se constilueot an républî^ ques; la royauté est abolie k Athènes (\13%), à Arffos (820), en0ide (780), àOorinthe(7471,«a Arc*, die et en Messénie (668), etc.; Sparte seule CAOsefvo le gouvernement inonaichique. Athènes reçoit les lois de Dracon (624}, puis de Salon (S9Qi*> les Pislstratides , qui voulaient rétabUr la royauté, sont chassés (509). Peu après commencent les Çutrres vf^'diqufs (490) ; elles aont signalées par lea gioriewses victoires de Marathon <490), de 6alamino(48Q), de Platée (479), de ICycale (479), par leagranda noms de Miltiade, Théosistocle, L6onidas, Aiistide^ Ciinoo, ()ui sauverai, avec rindépendance du p^ys , la eiiihsation de l'Europe. A la même époque les sotenoea et les arts brillent dju plus vif éâat ; ^ackyle, Sophocle et Euripide s'immortalisent dans la tragédie^ Aristophane dans la comédie; Hérodote et Thucydide, dans rbiatoire ; Thaïes, Démocrite, Pythagore, Parménida, Heraclite, Anaxagore, fondeat les différentes écoles de philosophie; Socrate. et hleolAt ' après Platon et Arist^te, réforment ou élen4««tla I science; Hippocrate crée la médecine; Phidias ocsa ' les temples ne la Grèce de ses chefs^'œuvre; Péri- ; clés hriile covime ocaieur et homme d'But. et il gouverne Athènes pendant 30 ans. Mais la 6r^ctt« ! victorieuse au dehors, commence A s'aflàiblir par ' ses guerres intestines, Athènes et Sparte» rivste de gloiro etde paissanoe, commencent la Guerre d» Wloponète, qui dure 27 ans (431^4). et qui se temune par la prise d'Athènes; cette guerre, dans la^iMUe Alcihiaae, Nidas^ Cléon, Brasidjais et Lysandre^iMnt le principal rôie, donne h Sparte la prédcaunaoœ (Bigéwmif) dans les a&iies de la Gr^« Oeuvré* (le sa rivale, Sparte abuse A son tour de sajpois* sance; mais Thrasybula chasse d'Athènes UMuIYe^ie Tyrans (403), et fa Grèce entière ee ligne oootVQ Laeédémone: Conon, Iphiccate etChahrias rel^Teot le nom athénien , tandis qu'Antalcidas, par un traité honteux avec la Perse (387)» soulève contre $|Mrt«> l'indignation générale. Kn même temps Pélopida» chasâa de Thèbes la garnison lacédéfoonienne qui avait surpris la Cadmée (378)» et BpamlnoadLas. vainqueur de Sparte k l«uctres (371), élère nn instant laBèûtie au premier rang dans la Grèoe; mai« la puissance de sa patrie périt avec lui è Mantinée (363). La Ç^erre tacréA , guerre que les Phoeéem allument contre eux en pillant le temple de J>elphes (365), donne au roi de Macédoine. Philippe, roccasion de s'immiscer dans les affaires de la Grèce, et bientôt ce prince, profitant habilement des di5* sensions des Grecs, les soumet presque tovs 4 eoi» empire, malgré les efTorts de Démosthène : il flnii par les assujettir entièrement à la bataille de Chéronée (338). Alexandre, son successeur, apr^sToir réprimé une vaine tentative de soulèvement, va, au nom de la Grèce, déclarer la guerre au grand reî, et soumet presque toute l'As^ie à sa domination ; m^ il meurt au milieu de ses conquêtes (3î31. N^an* moins la mort du conquérant ne rend pas à la Grèee son indépendaïu^e : vaincue à Lamia, elle tombe aous le joug a'Antipater, puis sous celui de C^assandre et d*Antigone Gonatas; en môme temps, elle est déchirée par d'étemelles dissensions. En vain la tiçHg Achéenne^ Instituée es 284, illustrée àdeuxrapsTses par Aratus (3S1) et par Pbilopœmen (188-183), essaye de rallier tous les peuples de la Grèce; eSe épuise ses forces à combattre la Ligue rivale des Étoliens (Î22-216); les Romains profitent de ces

auerelles pour assujeltir rillyrie rrecque (2^9), ré* uire les Étoliens qui s'étaient aUlés contre eiuareç Antiochus, roi de Syrie (J90), anéantir les royaumes de Hacédoine et d'Èpire (168-147), et ils finissent par soumettre la Grèce entière après l'avoir un instant, par dérision, ivoclamée indépendante, 196. (y^. FLAMiNmus}. La prise de Corinlhe par Haro-

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