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ALKENDI. ÂlehifidiuSf dit 1$ Philosophe par ez> ceUence, médecin et philosophe arabe du iz* siècle, mort yen 860, Tôcut à la cour d'Âl-Mamoun et de Motassem. Il Ait un des premiers à étudier et à commenter Aristote. mais u prétendit allier la masie à la philosophie. Il traduisit en arabe une foule d'ouvrages grecs. Il écrivit en outre une Exhortation à V étude de la philosophie; un traité de la Philosophie intérieure; des Questions logiques et miiaphysiq^ies ; un traité sur la Composition des tnédicafMnts , et une Théorie des arts magiaues : c'est le plus curieux de ses ouvrages. Flugel a écrit sa fie, Leips., 1857.
ALKMAAR ou ALKMABB, V. forte de Hollande (Hollande sept.), ch.-l. d'arr. , à 38 k. N. 0. d'Amsterdam, sur un canal qui joint le Zuyderzée à la mer du Nord et qui y forme un port; 9000 hab. Hôtel de ville, arsenal, chantier; bibliothèque, jardin botanique et autres établissements scientifiques. Draps, brasseries, salines 2 fromages estimés. Patrie de brebbel. Brune v battit les Anglo-Russes, commandés par le duc dP York, le 18 oct. 1799.
ALKMAAE (H. d'), poète hollandais du zv« siècle, fut conseiller du prince-évéqued'Utrecht (1477), puis entra au service de René, duc de Lorrame (1485). 11 a mis en vers la Fable du Benard (Reineke de voss ou Rainier le Renard), espèce de satire qui parait avoir été composée originairement en vieux français au xm* sièâe , par Pierre de St-Cloud, et qui eut une grande vogue. Son poème parut à Lubeck en 1498.
ALLAH ABAD, V. de l'Inde anglaise (présidence du Bengale), ch.-l. de la province d'Allanabad, au confluent du Gange et de la Djumna, par 79* 30^ long. £., 25*27' lat N.; 20 000 hab. Les Hindous voient dans Allahabad la reine des cités saintes et ' vont en pèlerinage. A 3 kil. de la v. est une citaielle fondée par Aknar en 1583, et prise en 1765 par les Anglais. Ils y signèrent la même année un-traité qui assurait à la compagnie des Indes la souveraineté de tout le Bengale. Ils ont fait de cette ville la première place d'armes de i'Inde.^La prov.d'A., entre celles d'Aoude, d'Agrah, de Gandouana , de B(aloua, a env. 7 000 000 d'hab. On y trouve les célèbres mines de diamant de Pannah. Tout l'Allahabad est tombé au pouvoir des Anglais de 1765 à 1803.
ALLAlNVALG'abbésouuLSd'), né à Chartres vers 1700, m. à l'Hôtel-Dieu de Paris en 1753, adonné différentes pièces de théfttre, dont les princip. sont : la Fausse Comtesse, P Embarras des rtehesses (172G), et l'École des Bourgeois (1728), où l'on trouve du naturel et du comique. On a aussi de lui Anecdotes de Russie sous Pierre I; Éloge de Car, et des Ana,
ALLAIRB . ch.-l. de cant. (Morbihan), à 48 kil. £. de Vannes ; 228 bab. Excellentes châtaignes.
ALLANCHE, ch.-l. de cant (Cantal), à 17 kil. N. E. de Murât; 1085 h. Station de chemin de .fer. Vieux château. Dentelles, cuirs.
ALLARD (Jean-François), général français, né à St-Tropez (Var), en 1785, mort en 1839. D'abord aide de camp du maréchal Brune, il alla chercher fortune en Figypte après la chute de l'Empire , puispassa en Perse, et se fixa enfin dans le Caboul, ou il devint le général en chef et le conseiller intime de Rimjet^ Sing, roi de Lahoro. Il établit une discipline sévère dans les troupes de ce prince , et Vtàdà à fonder un empire vaste et puissant. En 1838, il visita la France, mus il retourna l'année suivante àLahore. Il y mourut peu après son retour.
ALLATIUS (Léo), en italien Allaci, savant du xvn* siècle, né à Scio en 1586, d'une famille greo-
2ue, m. en 1669, vint de bonne heure à Rome, où embrassa le Catholicisme, enseigna dans cette ville au collège des Grecs, et devint en 1661 bibliothécaire du Vatican, lia composé de nombreux ouvrages de théologie etde philologie, tous pleins d'érudition. Les plus importants sont De Ecdesiap occidentalis et orienkUis perpétua consensione. Col., 1648; De pa~ triaHomeriyLugd.j 1640; Deantiquiiatibus etruscis, Par., 1640. lia édité plusieurs ouvrages grecs, en-
tre autres une dissertation d'Ëustache d'Antioche sur VEngastrimythe^ à laquelle il a ajouté des recherches curieuses.
ALLECTCS, aventurier breton* au m* siècle, devint lieutenant de Carausius, général romain, qui avait usurpé la pourpre dans la Grande-Bretagne, tua l'usurpateur pour prendre la pourpre à son tour. 294. mais fut vaincu lui-même et tué 3 ans après par Asclépiodote, général de Constance-Chlore.
ALLEGAmr (monts) ou apalaches, grande chaîne de mont de l'Amérique du N. , dans les Ëtat»-I3ub, s'étend parallèlement à l'Atlantique des confins de l'Alabama et de la Géorgie à l'embouchure du St-Laurent. Elle se ramifie en un grand nombre de chaînes parallèles, et se divise en 2 groupes : l'oriental, oui comprend les mont. Bleues, les mont Vertes ; les mont. Blanches, et l'occidental, qui porte les noms de monts de Cumberland au S., et d'Allegany proprement dits au N. — Le nom d'Allegany désigne aussi une riv. des l^ts-Unis, qui sort du N. de la Pensylvanie, coule au N. 0., puis au S. 0., et se joint à la Monongahéla, pour former l'Ohio.
ALLÉGEANCE (Serment d*), serment de fidélité que les Anglais prêtent à leur souverain, diffère du serment de suprématie prêté au môme souverain en tant oue chef de l'Eglise anglicane. Ce serment fut introauit en Angleterre en 1606 , par Jacques I , après la conspiration des Poudres.
ALLEGRAIN (Christophe-Gabriel), sculpteur, né k Paris en 1710, m. en 1795, était filsd'Êt. Alleffrain, paysagiste, et devint sculpteur du roi et membre de l'Académie. On admire ses statues de Vénus au bain, de Diane et de Narcisse , au musée du Louvre.
ALLÈGRE, ch.-l. de cant (H.-Loire). à 22 kil. N G. du Puy, près d'une mont volcanique; 1072 h.
ALLEGRI (Alessandro) , poète burlesque du xvi* siècle, né à Florence^ m. en 1597, a laissé des Rime piaeevoliy qui sont citées comme un modèle du pur langage florentin.
ALLEGRI (Gregorio), compositeur de musimie sacrée, né à Rome . mort en 1640, est auteur d un Miserere (pi'on ne chantait (][u'â Rome, dans la chapelle Sixtme, le vendredi samt, et dont il était dérendu de donner copie; la défense fut éludée par Mozart, qui, après l'avoir entendu deux fois, le nota sans rien omettre. Ce morceau se trouve dar.s la Collection de Musique classique de Choron.
ALLEGRI, dit le Corrège, peintre. F. gorréoe.
ALLEMAGNE , Germania chez les anc. , Deutsehïand en allemand . vaste contrée située au centre de l'Europe et bornée au N. par la mer Baltioue, le Danemarx et la mer du Nord; àl'O. par la Hollande, la Belgique, la France, et la Suisse ; au S. par l'Italie et la Méoiterranée; à l'E. par la Turquie, la Hongrie et la Pologne, comprend a peu près tous les peuples oui parlent allemand et qui faisaient partie' du ciaevant empire germanique. Dans un sens plus précis, le nom d'Allemagne s'est applioué de 1815 a 18(36 aux pays compris dans la Confédération germanique Ainsi déterminée, l'Allemagne se composait de 35 Ëtats de fort inégale grandeur, qui comptaient env. 44000 000 d'hab. Voici le ubieau deces Etats:
Autriche,
Prusse,
Bavière,
Saxe-Royale,
Hanovre.
Wurtemberg,
Bade,
Hesse-Electorale,
Hesse-Grand -Ducale ,
Holstein et Lauenbourg,
Luxembourg et limbourg,
Brunswick,
Mecklembourg-Schw erin,
Mecklembourg-Strelitz ,
Nassau.
Saxe-Weimar,
Saxe-Meiningen, Saxe-Altenbourg, Saxe- Cobourg-Gotha , Oldenbourg, Anhalt-Dessau-Cœthen , Anhal^Bembourg , Schwartzbourg-Sonders'
hausen, Schwartzb. -Rudolstadt .
Lichtenstein, Waldeck, Reuss, br. atnée; Reuss, br. cadette, Schaumbourg-Lippe »
Lippe, Hesse-Homoourg,
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Lubeck, Brème,
Pnncfort, Hambourg.
D«puû le traité de Prague (août 1866j, TAllemagne se divise en deux parties :
I* La Confédération du Nord, composée de 22 £tats (le royaume de Prusse, dont le chef est président de la Confédération; le royaume de Saxe; les grands duchés de Saze-Weimar, de Mecklembourg- Schwerin, de Mecklembourg-Strelitz, d'Oldenbourg et deHesse-Darmstadt pour la partie située au nord du Hein; les duchés de Brimswick, de Saze-Meiningen, de Saxe-Altenbourg, de Saze-Gobourg-Gotha et d'Anhalt, les principautés de Schwarzbourg- Kudolstadt, de Schwarzbourg-Sondershausen , de Lippe, de Waldeck, de Reuss, hr, ainée, de Reuss, br. cadette, el de Schaumbourg-Lippe; les villes libres de firéme, de Lubeck et de Hambourg) ;
2* Les royaumes de Bavière et de Wurtemberg, le grand daché de Bade, le grand duché de Hesse- Bannstadt pour la partie située au sud du Mein , la principauté de Licntenstein.
Le Mein forme la limite entre la Confédération du Nord et les £tats de l'Allemagne du Sud.
L'AOemagne -oflire un grand nombre de montagnes. Les principales sont les ramifications des Alpes, connues sous les noms d* Alpes Rhétiennes et Alpes Noriques : yiennflnt ensuite les monts Erzgebirge et Krapacks. Tout le pays se trouve partagé en deux grandes régions naturelles : la H. et la B.-Âllemagne, lal'^au S. et àTO., la 2* au N. età !'£.; ces deux régions sont séparées par les mont, de i'Ehgebiige et du Thuringerwald. Les princ. coiu^ d'eau sont le Rhin, TEms, le Weser, l'Ëlbe, TOder, le Danube. L'Allemagne renferme un grand nombre démines, où se trouvent de grandes richesses métalliques : fer, cuivre, étain, plomb, bismuth, cobalt, angent, mercure, etc. Le pays est fertue et làen cultivé ; on en tire des chevaux estimés pour leur force , surtout dans le Mecklembourg, le Holstein, la Frûe. Tous les genres d'industrie et de commerce T sont très-florissants, principalement Tébénisterie, forfévrerie, Thorlo^erie, la labrication des jouets, la librairie^ dont le principal commerce se fait à la foire deLeipsick, etc. La littérature, qui pendant longtemps n'avait été qu'imitative, a pris un grand essor au zvm* siècle : Klopstock, Lessing, Wieland, Kotzebue, Schlegel. Schiller, Gœthe, sont les grands écrivains dont se glorifie l'Allemagne; elle compte également d'éminents philosophes, tels que Leibnitz, Rant, Shelling', enfin, pour la philologie, la critique, les langues, les antiquités, les Allemands sont au premier lang. Le Catholicùmef le Luthéranitme et le Calvinisme se partagent les diverses contrées de l'AUemagne. L'Autriche, le roy. de Bavière, le grandduché de Bade, les principautés de Hohenzollem et deLichtenstein professentia religion aUholiqttê (env. 22 millions) ; les Eglises luthérienne et cahtnistê dominent oans le reste (env. 21 millions) ; depuis quelque temps, ces deux Églises se sont réunies sousladénonunation commune d'Éaliie évangélique. U nombre de ceux qui professent le JtLdaisme peut s'élever à 500 000; u faut y ajouter les Mennonttes, les/^érei iforovef et plusieurs autres sectes.
Histoire. Longtemps. connue sous le nom de Gerounie, cette vaste contrée fut. après l'invasion des Barbares, partagée entre une foule de peuples indépendants (Alemanni, Francs, Saxons, Slaves, Avares, etc.), jusqu'au moment où Charlemagne les soumit et les mcorpora à son empire. Mais après la mort du conquérant (814), tous ces éléments divers, forcément réunis, tendirent bientôt à se séparer, et le ^té de Verdun, signé en 843 par les fils de Louis le j^nnaire, donna naissance au roy. de Germanie m reconnut pour roi Louis, dit le Germanique ^ 3* fils de Louis le Débonnaire) , ainsi qu'à ceux d^é- {■'ttuiie et de BsTière ,qui peu après se fondirent avec ^ précédent sous le nom d'Allemagne. Définitive- "Kotiéparée de la France et de l'Italie après la dé-
position de Charles le Gros, en 887 , l'Allemagne fut encore quelque temps gouvernée par des princes carlovingiens, Amoul deCarinthie et Louis IV, dit VEnfanty 887-911. liais à l'extinction de cette famille , la monarchie devint élective (F. élbcteurs) La couronne fût alors conférée k Conrad 1 , duc de Franconie. Henri 1 l'Oiseleur succéda à celui-ci en 919, et ftit le chef de la maison de Saxe, qui donna cinq souverains à l'Allemagne, et renouvela presque, en la personne d'Othon le Grand, l'empire de Charlemagne, 962-973. A partir de ce régne, la couronne impériale, qui avait été alternativement portée par des rois de France, d'Allemagne et d'Italie, appartint exclusivement à l'Allemagne, oui prit des lors le titre de Saint-Empire romain ae la nation allemande, La maison de Saxe réunit à l'empire la Lotharingie, la Bohème et l'Italie. A la maison de Saxe succéda celle de Franconie, 1024-1125, qui lyouta le roy. d'Arles aux possessions de l'exopire, et se signala surtout par ses démêlés avec le Saint- Siège. La maison de Souabe ou de Hohenstaufen monta ensuite sur le trône : deux souverains de cette maison, Conrad III et Frédéric Barberousse, portèrent la puissance impériale à son plus haut degré, 1138-1190; mais les successeurs de ces princes, attaqués à la Ibis par leurs vassaux et par les papes, et fréquemment déposés, tombèrent dans rafiaiblissement le plus honteux. Leur rèffne fut troublé par les guerres continuelles des Gueues et des Gibelins. A la mort de Conrad IV, commence un grand interrègne, 1254-1273, qui livra l'Allemagne à l'anarclue. Rodolphe de Habsbourg, 1273-1291, rétablit un peu par sa vaillance l'autorité de la couronne impériale; mais sous ses successeurs immédiats et sous les princes de Bavière et de Luxembourg, on vit s'accroître de jour en jour le pouvoir des grands feudataires et des électeurs de l'empire. Leurs droits furent publiquement sanctionnés par la fameuse bulle d'Or (F bullb), donnée par Charles IV &i 1356. En 1438. Albert de Habsbourg fut élu empereur et devint le chef de la célèbre maison d'Autriche. Charles-Ouint, 4* souverain de cette maison, élu en 1 51 9 , releva glorieusement la puissance des empereurs ; il combattit avec succès François 1 , et donna pendant quelque temps la prépondérance à l'Allemagne ; mais il ne put étoufier u Réforme. Ferdinand I, son frère, régna avec sagesse, et après lui il ne survint aucun changement important en Allemagne, jusqu'au règne de Ferdinand II, sous lequel commença la guerre de Trente ans (1618-1648) , qui fut terminée par la paix de Westphalie et qui eut pour résultat l'abaissement de l'Allemagne, la suprématie de la France et la confirmation de la religion luthérienne. Les règnes de Léopold I, de Joseph I et de Charles VI Airent remplis par de longues guerres contre Louis XIV et Louis XV. La mort de Charles VI , 1740, donna lieu à la guerre de la succession d'Autriche, qui assura la couronne à l'époux de Marie-Thérèse, fille de Charles VI, et plaça ainsi sur le trône la maison de Lorraine dans la personne de François 1. Enfin, en 1806, l'empire d'Allemagne cessa d'exister par l'abdication de l'empereur François II, qui ne conserva que ses fitats hèreditaireset prit le titre d'empereur d'Autriche. La plus grande partie des petits Ëtats qui composaient auparavant l'empire d'AlIema-
rse réunirent alors, aveo le titre de Confédération Rhin, sous le protectorat de Napoléon. C'éUient .
Les royaumes de :
Bavière,
Wurteniberg
Saxe,
Westphalie; Les grands-duchés de ;
Francfort,
Bade,
Berg et Clèves,
Hesse-Darmstadt,
"Wurtzbourg,
Saxe-Weimar,
LM duchés de :
Saxe-Gotha, Saxe-Meiningen, Saxe-Hildburghausen , Saxe-Cobourg-Saalfeld , HecUembourg-Schwèrin, Hecklembourg-StréliU;
Les principautés de :
Nassau-Usingen,
ALLE
ALLK
Naasau-Weilburg, Lippe-Schatienbourg,
Hohenzollern - Hechin - Reiiss-Ebersdorf ,
gen, Reuss^reitz,
IlonenzoUem - Signuinn- Reus-Lobenstein ,
gen, Reiiss-Schleitz ,
Isenbooig^Bîrstein Schwartzhourg - Budol-
Lichtenstein , stadt,
LaLayen, SchwarUlwurg-Sonders-
Anhalv-Benibourg, haaseo,
AnhaltrCœtheD , WaldecH ,
Ânha]t>Dessaa. tubeck, avec le duché de
Lippe-DetmoM, Holstein-Oldenbourg.
Les événements de 1815 modifièrent encore cet état de choses : à la Confédération du Hhin on substitua la Confédération germanise ^ modelée sur la première. Le protectorat en fut rendu à Tempereur d'Autriche, saps le titre d'empereur. En 1848-49, il y eut des tentatives pour constituer une A liemagne militaire; une Assemblée nationale fut convoijuée à Erfurt pour remplacer l'ancienne diète; Tancien ordre de choses fut rétabli en 1850; mais la Prusse, victorieuse à Sadowa (3 juillet 1866) constitua PAllemagne actuelle, d'où est exclue rAutriche.
Constitution de Vemyire, L'empire d'Allemagne avait été, sous les Carlovingiens, une monarcnie héréditaire. Lorsque apr^seuxie pouvoir devint électif, l'élection se fit d'jibord par l'universalité des 6 nations composant le corps germanique (Francs, Souabes. Bavarois, Saxons, Lotharingiens, Prisons). Plus tard elle appartint aux princes ou grands feudataires seulement (1156); ensuite elle se concentra, d'abord
§ar un simple usa^e , puis par une loi fonnelle . la Bulle 'Or, 1356, entre les mains de septâecteurs (F. électeurs et BULLE d'or). Dans l'origine le pape sacrait et couronnait l'empereur: mais Louis de pavière déclara, en 1338, que cette cérémonie n'était point nécessaire et que rempereur élu à la majorité des voix était empereur légitime en vertu même de cette élection. Pour assurer l'hérédité de la couronne dans leur maison, les empereurs firent couronner leurs successeurs de leur vivant; l'héritier présomptif prenait alors le titre de rot des Romains. Le premier roi des Romains fut Henri , fils de l'empereur Frédéric II , qui reçut ce titre en 1228. Le couronnement des empereurs eut presque toujours lieu à Francfort-sur-le- Mein; l'empereur élu y signait une capitulation qui fixait et limitait ses droits. Il devait convoquer les états généraux ou la diète, non seulement pour faire des lois, mais pour toutes les afi'aires générales de l'empire, pour déclarer la guerre ou faire la paix, pour envoyer ou recevoir des ambassadeurs; il devait même demander son consentement lorsqu'il s'agissait de la collation de bénéfices ou de fiefs importants, et spécialement pour lever des impdts. Les états se composaient : 1* de membres ecclésiastiques, savoir :les princes ecdôsiastiques électeurs, les archevêques ci évoques, les prieurs, les abbés, le çrand maître de l'ordre Teutonique et celui de l'ordre de St-Jean; 2" de membres séculiers, savoir : les {> rinces ôlt^cteurs séculiers, les ducs, les princes, es landgraves, les margraves, les burgraves, les comtes et les villes impériales. Les affaires se traitaient dans trois collèges : le collège des princes électeurs , celui despriuces, celui des villes impériales. Chacua d eux délibérait a part, et l'unanimité de leurs votes était nécessaire pour donner force légale à leurs décisions, g;tti prenaient alors le nom de recès de Vempire, — I/établissement de la Confédération du Rhin (1806) , eo mettant fin à l'ancien empire, détruisit en môme tenons sa constitution. Cnacune des principautés dont il se composait devint enti^.rement indénendaDte pour son gouvernement intérieur, et runité de l'Allemagne n'exista plus que dans ses rapports avec l'étranger. Le même espnt présida à la formatioiiae la Confédération germanique (1815), dans laquelle lesfonctionsaeladiôte étaient réduites à ces trois points capitaux : 1<> maintien de l'indépendance des États fédéraux, ou sécurité extérieure ;
2* maintien de la paix entre les Ktats fédéraux, ou sécurité intérieure ; 3" intervention pour létablir la tranquillité et la paix intérieure des Etats fédéraux. Les affaires étaient traitées par une diète siégeant à Francfort. Les puissances qui y étaient représentées avaient un nombre de voix proportionné à leur importance. La nouvelle organisation maintient l'autonomie des Etats du Sud, et forme une Confédération du Nord comprenant trois pouvoirs : la Présidence, qui appartieat à U Prusse, le Corwei* fédéral, composé des représeï tants des membres de la Confédération (43 voix), et le Reichstag ou parlement émanant d'élections universelles et directes.
SOUVERAINS D'ALLEBCAGNE.
Carlovingiens.
Charlemagne, empereur, 800-814 Louis le Débonnaire, emp., 81'4-8U) Lothaireï, associé à l'empire, 81î;emp., 840-8.0 Louis II, roi de Germanie, 843; emp., 855-87 ti Charles le Chauve, emp., 876-f<77 Carloman, roi de Bavière. 876-8.^i) Ijouis m, le Saxon, roi de Germanie, 87l>-8'Sl Charles le Gros, roi d'Alémannie ou Allemagne, 876: emp. et roi de Germanie, 881-887 Amoul, Mtara de Carloman, roi d'Al-
lemagne. 887; emp., 896-8w
Louis IV, l'Enfant, roi d'Allemî^gne , 899-911
Maison de Franconie,
Conrad I, de Franconie, roi, 911-918
Maison de Saxe.
Henri I, l'Oiseleur, roi, 919-9:^6
Othon I, le Grand, roi, 936; emp., 962-973
Othon II, roi, 962; emp., 973-98J
Othon III, roi, 983; emp., P96-I0tn
Henri II, le Saint emp., 1OO2-10Î4
Maison de Franconie.
Conrad H, le Sallque, emp., 1024-1039
Henri m, emp., 1039-1056
Henri IV, emp.; 1056-1106
Rodolphe de Rheinfelden, anti-emp., 1077-1080
H ermann de Luxembourg , anti-emp., 1081-1088
Conra4, roi de Germanie, 1087-1099
Henri V, roi de Germanie, 1099; emp., 1106-1125
Maison de Saxe.
Lothaire n,de Supplinbourg.roi, 1 1 25 ; emp. ,1 1 33-1 137
Maison de Souabe ou de Hohenstaufen.
Conrad 111, emn., 1138-115^
Frédéric I , Barberousse , emp. , 1 1 52-1 1 90
Henri VI, emp., 1190-1197
Philippe, emp. 1198-1208 Othon IV, de Brunfwichf anti-emp.,
1198-1208; emp., 1208-1218
Frédéric n, emp., I2I8-1250
Henri le Raspon, de Thuringe, anti-emp . , 1246
Conrad IV, emp.. 1250-1254
Grand interrègne.
Guillaume de Hollande , 1247 -1 256
Richard de Comouailles, 12.=)7-1272
Alphonse de Castille. 1257-1273
Maison de Habsbourg ou d^ Autriche.
Rodolpbel, emp., 1273-1291
Adolphe de Nassau, emp., 1292-1298
Albert I, d'Autriche , emp., 1298-1308
Maison de Luxembourg et de Bavière.
Henri VII de Luxembourg, emp. . 1308-1313
Louis V, de Bavière, emp., 13U-13î^l
Frédéric III, le Bel, anti-emp. , 1314-1330
Charles IV, de Luxembourg, emp., 1347-1378
Wenceslas de Luxembourg , emp. , 1378-1 400
Robert de Bavière, emp., 1400-1410
Josse de Moravie, emp., 1410-1411
Sigismond de Luxembourg, emp., 1411-1437
Maison d*Autriche.
Albert n, emp. , 143«-1'W9
Frédéric III, emp., 1440-1493
Maximilien I. emp., 1493-1519
Charles V, dit Ch.-()uint, emp., I519-I.^r>(i
Ferdinand I, emp., 155G-iô04
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