‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 467 sur 578 · I. Saints · texte numérisé non relu

I. Saints

GUILLAUME (S.), seigneur d'Aquitaine, porta d'abord les armes sous Charlemagne , chassa les Sarrasins du liinguedoc, et reçut de l'empereur en récompense le comté de Toulouse et le titre de duc d'Aquitaine. En 808. il renonça au monde et se retira dans la vallée ae Gellone près de Lodève, où il bâtit le monastère nommé depuis St-Guilhem (ou Guillaume) du Désert. Il y vécut en saint, et mourut en 812, le 28 mai, jour où il est honoré.

GUILLAUME (S.) , dit de MalavalU ou Maleval, gentilhomme français, fut d'abord militaire et mena une vie licencieuse : mais s'étant converti, il entreprit le pèlerinage de Jérusalem afin d'expier ses fautes. A son retour, en 1 153 . il se fixa près de Sienne, dans la vallée déserte de Malavalle, et y vécut saintement jusqu'en 1157. Plusieurs personnes, attirées par la sainteté de sa vie, se réunirent dans ce lieu solitaire, et y formèrent la congrégation qui prit plus tard le nom de Guillemites. S. Guillaume est fêté le 10 février.

GUILLAUME (S.), archevèque de Bourges, de la famille des comtes de Nevers , vivait vers 1200. Après avoir été chanoine à Soissons et à Paris, il se retira dans la solitude de Grandmont (diocèse de Limoges), puis entra dans l'ordre de Citeaux; il y vivait dans ta retraite lorsqu'il Ait élevé malgré lui sur le siège de Bourges, en 1201. Il s'y fit remarquer par sa piété et sa tolérance. Il mourut le 16 janvier 1209; on l'honore ce jour-là même. II. Ducs de Normandie et aiefs normands,

GUILLAUME I, Lonçue Épée, fils de Rollon , sous la conduite duauel les Normands étaient venus s'établir en France, lui succéda vers 927, força les comtes de Bretagne à se reconnaître ses vassaux (928); battit le comte de Cotentin, oui était venu mettre le siège devant Rouen (933); aéfendit Charles le Simple contre Raoul, duc de Bourgogne, et contribua à replacer Louis d'Outremer sur le trône. Il périt en 943, assassiné par un comte de Flandre dans une conférence que ce seigneur lui avait proposée.

GUILLAUME II , dit le Bâtard et le Conquériuit^ qui devint roi d'Angleterre. F. ci après.

GUILLAUME CLiTON, fils de Robert II, duc de Normandie, qui avait été dépouillé de son duché par Guillaume le Roux et Henri 1. Soutenu par le roi de France Louis le Gros, il somma Henri I de lui restituer son héritage (1116) et fit de vains efforts pour faire valoir ses droits. Il Uïi investi en 1127 du comté de Flandre, et périt en combattant pour s'y établir (1128).

GUILLAUME, dit Bros de Fer, !•' chef des Normands dans le royaume de Naples, était Tatné des 12 fils do Tancrède de Hauteville. n passa en Italie eu 1035 avec Drogon et Humfroy, ses frères, et 300 aventuriers normands déguisés en pèlerins; se mit d'abord au service de Guaimar lY, prince de Saleme, pour lequel il reprit Amaifi, puis à celui de George Maniacés, patrice grec, qui voulait enlever la Sicile aux Sarrasins. Après avoir combattu avec bravoure pendant six années pour la cause des Grecs, Guillaume, irrité de la mauvaise foi de ses alliés, qui lui refusaient le salaire convenu, tourna ses armes contre eux, et conquit la Calabre et la

Pouille (1042). 11 se fit proclamer en 1043 comte de Fouille et partagea ses conquêtes entre ses compagnons. Il mourut en 1046, avant d'avoir consolidé sa puissance. Drogon, son frère, lui succéda.

GUILLAUME I , le Mauvais, roi normand des Deux-Siciles, 3* fils de Roger I, lui succéda en 1154, et m. en 1166. Il eut à combattre à la fois le pape Adrien lY, rempereur grec Manuel, Robert II, prince de Capoue, et même ses sujets révoltés; il réussit à triompher de toutes ces résistances , mais il ne maintint son pouvoir c[ue par des cruautés qui le rendirent odieux et qui justifient bien son surnom.

GUILLAUME II, le Bon, fils du précéd., roi des Deux-Siciles de 1166 à 1189, fut constamment en guerre avec l'empereur Frédéric Barberousse. Ce-

Sendant il mérita le titre de Bon par les soins qu'il onna à la prospérité de ses sujets. Il eut pour successeur Taucrèae, petit-fils du roi Roger.

GUILLAUME iii, roi de Sicile, succéda à Tancrède, son père, en 1194, sous la tutelle de la reine Sibylle, sa mère, et fut dépossédé par l'empereur Henri YI,

2ui prétendait à la couronne de Sicile, du chef de onstance, sa femme. Enfermé en 1195 dans une forteresse du pays des Grisons après avoir été privé de la vue, il v resta jusqu'à la fin de ses jours. " III. Itois <f Angleterre.

GUILLAUME I, le Bâtard, le Conquérant^ fils naturel de Robert le Diable, duc de Normandie, et d'une paysanne de Falaise, né en 1027, fut élevé comme un enfant légitime et présenté par son père, partant pour la croisade , comme le futur duc. Il

Serdit son père à l'âge de 8 ans (1G35), et eut penant quelques années à disputer son héritage contre des seigneurs puissants. Henri I , roi de France, qui l'avait protégé dans cette première lutte, envahit ensuite lui-même la Normandie; mais il fut défait dans une sanglante bataille à Mortemer (1054), et Guillaume ne fut plus inquiété dans la possessio.n de ses Etats héréditaires. L'occasion de les agrandir s'ofl'rit bientôt à lui. £!douard le ConOèsseur, roi d'Angleterre, son parent et son ami, lui avait, à ce qu'il prétendait, légué en mourant ses Etats : Guillaume passa aussitôt en Angleterre, y vainquit, à la bataille d'Hastings (1066), Harold, son compétiteur au trône, et se fit couronner roi. Il employa, pour aflermir sa conquête, des moyens odieux : il dépouilla de leurs domaines les seigneurs saxons pour en revêtir les guerriers normands, donna tous les emplois à ses compagnons d'armes, accabla le

Seuple d'impôts et de corvées, et fit bâtir la Tour e Londres pour tenir en respect les habitants de la ville. En 1072, il marcha contre Malcolm, roi d'Ecosse, et le força à prêter hommage. Il eut depuis à soutenir une guerre de 15 ans contre son fils aîné Roliert, qui, avec l'aide du roi de France Philippe !•', lui disputait la Normandie. Il venait, en 1087, de commencer une expédition contre Philippe, pour se venger de quelques plaisanteries que ce prince s'était permises sur son embonpoint, lorsfiu'il reçut une blessure mortelle au sac de Mantes 11 fut ramené à Rouen, où il mourut. Son corps, abandonné de ses fils, fut porté à Caen et inhumé dans l'église de St-£tienne (abbaye aux hommes), qu'il avait fondée. Ce prince eut de grands talents militaires, une bravoure qui allait jusqu'à la témérité, beaucoup d'adresse et d'énergie, mais il se montra fourbe, cruel et vindicatif. Sa Vie a été écrite par plusieurs historiens, entre autres par l'abbé Prévost. L'//«toire de la conquête de l'Angleterre par Guillaume a été écrite par AugustinThierry (1825). Une statue équestre lui a été élevée à Falaise.

GUILLAUME n, dit le Roux, de la couleur de ses cheveux, fils du précéd., avait été destiné par son père à régner sur l'Angleterre , tandis que son frère aîné Robert devait posséder la Normandie. Il fut couronné roi en 1087. Robert, soutenu par les grands du royaume, lui disputa le trône, mais sans succès; ce pnnce finit même par lui engager son

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duchés* NarmftBdte pour 1OO00 mamftdforttiLperv tamt peur la croÎBidfr (1096). GinUasom s^vaapm^t ce duché pendant que aoa frôra éftk eu Terse» Sainte; ma» il eut à conprimer piiiaîeMfa réfollea des NOFimiads, eicitées par Pfaildppe^ loi de France. Ses exMtieas; ses Tiofence», aes cruautés U'iaisaient dâtestcade ton»; S. Anaakne, abbèdaBecv aceablé par lui damauTaîa tnitaHenliY ftfleaatmini de se rMugier à Aoma. Il oMunit en ItOO, tué aceidentetleinefti à la chasee pai* W. r^wel.

«viLLACMa ni> né ea 1650^ à La Hayet était fils da^Guillaume II de Naseau, princa d^ran^e; et de Henriette Ifavie Stuart, fille de Charies I, roi d'Angleterre. Il fui. élu staAheuder de HoneaNie«al6T2, aoua le ne«i de prince d^Oran^e, et Goaunmdales tTOHpes de la république^ aloFs ea guem avec Lbvis XIV. Qvoique souvent vaineu dans aette^uaerey notamment à Seaef <167<4>, il fit pavtoiit feœ à Tea- DABÛ, donna les preaves les plus éohrtaatea da couraga, de pffadeaBa<«t-d*lialiiicié, et coKlait' a^ea la FfajM», à NJBKègoei «ne paix beoeraUe, q« aasurait'l'indépendanee dea'PivrinaBs Uniee il€t9^. "GuiV- Iaun»d'drangeami4épaii0é Malien fiUe de Jaoques^II, roi d'Angletetra : lao^aca, par sa prédilectioa narquée pei>r la retigion oatheliqua, irritait de jeur en jour les Aaglaia : son gendre^ profitant de cet état des es^tsv se fit ua paAi puissant en Angle* terre , détenqua«iv 1488 jraea use flett»sur. les cAies ^ «t^se vit sussitét eotovfé de nombren partisans, i^ U 4é(«dfismiala était W oâèheerJlaiiberoQgh. Il oblnffea-lelMUeJae^viealIàsa^eeirer'enFsaneev et se fit proclamer roi li saplaca^ aD«s<i«noBa de-GiiillaiiBieUi<U8S9, tout an aoiiBaraaataim titre de aU<^ Ifaonder an Hollande, iacquas» soutenn narLaaisXIT, ayaopt leafeè de recouvrer son ti^éa, il ia vninqnit à la Boyav en IWanda*(]69(]^. Deusana aptAa» sa flotte battit lea4iYasçai«<à U Éo§m^{y&^, et bien que ^ déiait à SteiBkertfuaet à Ntewinde (MSteiSS), il for^lftioi de F^rwaa i le raeoonattm nsi d^Ai^eterre parla paix deiRjawiek (1897). linièB.afmreade graadea difficultés. A. vaioera daafr.riBlérievr d» ses. nauvean fitats^ GasBaanM Ill^ae rendit anAn «ultre de toua les «sprita^eipot eeDaaerar ia liberté petitiaue^ •t religieuse. Il neuruaaarlie», d^macinta-de eheval, laiesant rAncMena-paisifale^t pniaMnteL Anne, sa balle-sflsur , lui euceéda. Sa Fie a été éartta pat Tiévor, Undres, 183», et par Macaulay, 184ft.'

GiiiuAUMB IV, 3" filada^aorgea Uî^ né an 1785* mort en 1837, porta à paitir de 1788 la li^da^uc de Clarenea. Il servit eur mar déa «a peemièse jeu-^ nesae, devint amiflal aprè»anair passé^pajr tous le&

2 rades, .eli>i0tégeaaoa8(aaHnent la marina. Aftnt ementeff sur leteéna, aepriaoe ataît longtemps aoené une oonduita scandaleuse^, Tivanl pu&tifuemem avec l'aatiica Joednia. Il épowa en 1818 une fille du duo de Sase-Mainiagan, mai» a n'en eut pointde postérité. AprèslamoFtde George IV.en lASO. il fut proclamé roi. U Cavarisa suceessiveaKnt les vrkigs elles tories;, cependant la réfioome paslemcatairefut accomplie sons son règne (I8«l)wiiutianipiacé sur le trône ;par sa nièee, la mine ^Victana. lY . Comie* de Hollande et reù du^Paui^Saê.

ouiLLAUMs ceoste da^ Hoyebdc, Xvt. pmdant le graad intarregae psedamé esQpevenr d^AHantMne par le pape Innocent IV en 1247, en Qpnasi4icn à Frédéric II, et resta said maître da l'ctnpire A la* mort de Conrad IV 1254. Plus oeounéda aesaffarres propres que de celtes de l'empire, â fit la guerre à aaairoieina pour étendre ses États. Il périt an 12&6, dans une guerre centre ies Finoask

ouiLLAuuE DB NAMAS -raBAiioa , .alnâiaadan de HoUaade. V. NAsaan etawLLAf se m (i«i.d'Angl.)-

owiLLAoïiEri" rei des Paya^aa, nd^nHîTî kï&i fiaye, était fils de4>«aiaurae V, stathonder daifollaade (dépossédé par les Fruiçaia«t.mavrà finins^ wtcken 1806), etfttld'âbaidûsnttusaualeatHrcad» prince d'Orange, da dno datNafisatt,;de J*r«M»Mr^ditairt dêt Pramnea^ffmet de UoOmée. Il .Mtvtt

dans la caofagne contre la France en 1793 et94 sous le prince de Cobourg, disputa vainement soc peya aux Français, fnt dépauillê pu Napolèoe 1 da sea pkosaBsstons patrimonialea en AlteMoe pair avoir refusé d'accéder à laCanfédèretien dt RJÛn, rentra en HoUaade des 1811, apebe la bataiBe de Leipsiak^ piit dès lors la titee de priase laasnimw, et reçut des Alliée en I81â 4;ekn de rd ànhip- Baa, réuniasant aona son aeeptre la Belgû|ueella HoUandsk BdQnnaA.eon peaple aneeoastitutiflBei un seuvt rapaéseatntif , mai» il s'aliéna les BeisaeD inquiétant le enlta«adioiiqun et ea impesntruase de Inlangne flaannKle. UÔe inaumalien fonaidïble éelitfa à Banxelles la 3& août 1830, peu dejairs apràs la rév(^ution da fïanee. ICalgfé sa longue et énergique résistaa€a,.il ne put empêcher las^ration des deux, paiya : il finit piar j accéder en 1838. Bi^tAl il méconlenla les HouaBdaîa eax-aftns m pfAseaktant «n budget onéreux, qui fut rejeté (1839), et en contractant un mariage avee nnadame belge et catholitnaa, ia eomtesee d*OnMKment« BénAtédQ trtea^ilahdiqnaenl84&t en6atatiraàBeilin,oâi] manant jnhiteinentien. 18431, laiuantuaefortDnfde plnside fiOUmiUionsi— GuiUaamn II, né en 1791, qû lui avait euecédé en l«IOi, moarat dès 18M : Hs'énit attaché % dimmoar l» charges du peiqde et 1 cooeiUar tooa leaioiéiêfa. fi^entpaur saeeessaff infiis, Dé an,i8i1| qû.pBt' laanm da GumananOL Y. ^eaa et prinssi ^feenr.

«vniL^M&)ini d^£aMiei»Anrttoann4 U Um,pt»

qu'iî^poniaitnn liendananea nnucai» ineBéé&es H65 ft son fiera IlileolstiV, ik'lagnam^àfleDiilI.rai d'AngleiaiTe,. fùé vainen, fait prisonnier, enfoDi an ctiAteattda Fa]atsn,atnn raeenava sa libart^ qt'i* prèB' s^aa raeonnn vaand dn roi ^Uagletern. 1 ravénaanmt da Ridmiid Cmv de lion, 0 seéélim dace vassalage moyannant 10800 maies d'^ffi Depuis, il régnnxpaiaiUe jnaqpt'A sa aiait, eallii

otULUJQm, dÉia&d'Aqiiimfne. L'Aqaitaineaeodn dneadaennooLLas pina cannussont : G. i, kSaài T* ei-daewaoutCLASMi (S.>. — & IB„ dit TKr iif (Mpa *à oauna^dftle >cenle«r daeea «iMredx; il dgifi da 94» 1 866^^ vit fomé de foice konangtée scffi duchés Lcnisid^utramar, futten gnerreafse lein Lolkaifa -qni la èattit APeitian en «54,. et le forçai loi .loui!ntr.dea a8B>uea contte le comte de Cfaampagne.^4k v, ktinMd (988^108^ : il pnlégMjes soteneas eélai lettres^ les aaiHim luî-ménM eteta- Uft'unaéwie dettns<m pedaja 11 se letifadiDsl'abta^ado liBllBnais.at y prit Pkabit. —6. ix(ltt6- It2T9<g«eirierellnmEadattr.. U partitea 1101 p»ar la.frtBinHaninéanveciana aamtareusaanaéeel nviot preafun sanL Livré an phiirir et à la gabntane. u dépeênlla aouvent der smnaai&vea poureflricbir<i^ femtaaaat deseGnetiaanaaLfatexoamnnoièatni' par le cencMe de ilaimn. On tneuva qnsAqaet piècf de lui dan» ia jr»2io(Manr4iM Pattoa deBreix du Hadierv^G. x; demier>dnaid'A4«ilaiaa<11374]37), fila da préa^ rfabinàiiMia, oeanma aonpére, mp^sir. Son régne fbt aghé par deagner ras pmfn^"' tinaolles, tantôt «entre âe roi-Xania.le^BB, 1f*f^ contiB las Mbratonda.^ an moit, aes Atatapni^^ entra baaainnde^saiJKBvfiynaore^ sisaii»n*<>^ toiaeHBd^SléenQfe deGnyennn..

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