‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 472 sur 578 · GUY. F. GUI · texte numérisé non relu

GUY. F. GUI

lat. N. à 4** iat. S. Elle se divise en 5 parties

1" Guyane colombienne {ci-devant espagnole), la plus septentr. de toutes : elle s'étend, sur l'Océan, depuis Tembouch. de l'Orénoque jusqu'au cap Nassau, et dans l'intérieur, le longue rOrénoque jusqu'au delà de réquateur,et comprend plus de 350 000 kil. carrés. Jadis à l'Espagne, elle fait auj. partie de la république de Venezuela. Elle ne compte guère que 60 000 h. et a pour capitale Angostura, appelée aussi Ntteva-Gu^ana,

2** Guyane anglaue. au S. 0. de la précéd. Elle a'étp.nd le long de la cote de l'Océan jusqu'au fleuve

Corentyn, aui la sépare de la Guyane holluiâaise; elle a 38 000 kil. carrés, et 125 000 colons, auxquels il faut ajouter un grand nombre de nègres marrons qui vivent dans les bois. Elle se divise en deux gouvernements : Essequebo-Demerary (ch.-l., Geonietown), et Berbice (ch.-L, Nouvel- Amsterdam). Elle faisait jadis partie de la Guyane hollandaise; mais les Anglais s'en emparèrent en 1808 et se la fireai assurer en 1814-

3* Guvane hollandaise, ou district de Surioan. sur l'Océan Atlantique , entre la Guyane anglaise (au N. 0.) et la Guyane française (au S. et à 1 E). dont elle est séparée par le Haroni ; 1 15 000 kilcsrrés; 90000 hab. dont 60 000 noirs; ch.-l., Panmaribo. Le Surinam traverse toute la oolooie. Primitivement colonisé par les Anglais, cette contre fut envahie par les Hollandais en 1667. Les Anglais la reprirent lorsque la Hollande fut tombée au pouToii des armées françaises ; ils la restituèrent à la paj d'Amiens (1802) '/mais en 1808, ils s'emparèrect de la partie N. , oui forme auj. la Guyane anglaise.

4* Guyane française, entre la Guyane hollandaise au N. 0., et le Brésil au S. et au S. 0., est bornée au N. par le Maroni et au S. par rArarouariilSOOûÛ kil. carrés; env. 18 000 h., y compris les hommes de couleur ; cb.-l. Cayenne; autres lieui priocipaai, Sinnamary, Approuague. — Les premiers établissements français datent de 1604 : le pays fut aior* appelé France équinoxiale. Les Anglais s'en emparèrent en 1654, les Hollandais en 1676, etlesPortugais en 1809. En 1817, ces établissements fureot restitués à la France.

5" Guyane brésilienne, la plus grande des5 Guyanes, est située au S. des Guyanes colombienne et frtnçaise, entre le Rio-Negro, le fleuve des Amazones et les Cordillères, et s'étend du côté de l'E. josqat l'Océan où elle se termine par le cap Nord. Ce ^ territoire, d'une étendue de près de 1300000m carrés, est à peine peuplé. Il fait partie de laproT de Para, où il forme la Comarque de Rio-Nepo. et ne renferme qu'un petit nombre de villes paJ importantes : Thomar, Barra-do-Rio-Negro, Aleoquer, Barcelos , Olivença, etc. — La Guyane bresilienne appartenait nominalement à la France ;id^' celle-ci la céda au Portugal en 1713, et ce dernier la perdit avec le Brésil. .

La Guyane renferme un assez grand nombre cf montagnes, mais toutes peu élevées : le picdel^uia point culminant, n'a guèresque 2500" : lapnnciçu« chaîne, laCordillèreduNord. sépare le basàii de U^ rénoque de celui de l'Amazone, et prend succcssiw^ ment les noms de Parimé, de Paracaïna,d'AcaraT»<î^ Tumucumaque. De nombreuses rivières en dépendent : le Cachipuck, le Berbice, la Demerara, Irisjquebo,rOyapoc, le Surinam, la Mana, l'Approuaguîle Maroni, le Rio-Negro, le Rio-Branco, etc.; fi^ ques-unes roulent de l'or. Le climat est vané suivwi les hauteurs, et généralement brûlant, surtouii« long de la mer; vastes forôU; nombreux ma»^' d'où une grande humidité et un climat msaïuDff- Le sol produit toutes les denrées alimentaires as tropiques; il est d'une fertilité rare : on peut ;i^ jusqu'à 8 récoltes successives : le riz, le mais, »e d» nioc, le tabac, les épices, le coton» le rou«>Uf cacao, la vanille, l'indigo et le café y !^^^^^ bien. Les arbres atteignent des proporuons co.«j sales: l'acajou, le cocotier, le cotonnier, le ûo|^ fer, le manguier et le cassia peuplent ^^r^ Parmi les arbres fruitiers, on remarque ral>ricûi^ l'acajou-pomme , le sapotillier, le palmier, etc. côtes seules de la Guyane sont vraiment aux tunr péens ou aux puissances issues de colonies « péennes : tout l'intérieur est occupé par des j» plades indigènes, dont les plus importantes so»^ • les Caraïbes, les Tamanaaues, les Gaurauno>; '^ Guayquines, les Guay vas , les Aruacas, les w^ \

Selon quelques auteurs, Colomb aurait déW" lui-môme la Guyane en 1498; d'autres préieoc»'

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