GUTE
GUYT
qu'elle ne fut reconnue qu*en 1500 , par Vincent Pinçon, ou en 1504| par Yasco Nunez. Diverses tentalives furent faites dans l'intérieur au xvi' siècle pour y découvrir TEldorado ; mais ces recherches furent toujours vaines.
GUYARD DE BERViLLE , écrivaîn français, né à Paris en 1697, mort en 1770, se fit auteur à plus de 60 ans. Il donna en 1760 une Hiit. de Bayard et en 1767 une Hist. de Duqueselifiy qui furent bien accueillies et plusieurs fois réimprimées. Néanmoins il vécut dans la gêne et mourut à Bicêtre.
6UY4RD (Laurent), statuaire, né en 1723 à Chaumont en Bassigny, mort en 1788, eut pour maître Bouchardon et remporta le grand prix en 1750. En butte à la jalousie de son propre maître, il s'expatria, et porta ses talents en Prusse , puis se fixa à Parme, auprès du duc Ferdinand, qui goûtait son talent. On cite de lui un groupe OiÉnee et Anchise, pour le grand Frédéric; des copies de V Apollon du Belvédère, du Gladiateur f au Luxembourg; le monument élevé à S. Bernard à Clair vaux, et le mausolée de la princesse de Gotha, son chef-d'œuvre.
GUYENÏŒ, anc. province de France, comprise dans le çrand-gouvt de Guyenne-et-Gascogne, dont il occupait la partie septentrionale, avait pour bornes au S. la Gascogne et le Languedoc, à TE. le I^nguedoc, à ro. l'Océan, au N. la Saintonee, TAngoumois, le Limousin, l'Auvergne, et se subdivisait en 6 prov.: Bordelais, Bazadais, Agénais, Périgord, Ouercy, Rouergue. Ch.4. Bordeaux. On distinguait quelquefois laHte-Guyenne, au S. : cap. Montaunan; et la B.-Guyenne, au N. : capit. Bordeaux. — La Guyenne a formé les dép. de la Gironde, du Lot, de Lot-et-Garonne . de la Dordogne et de l'Aveyron, et partie de ceux des Landes et de Tam-et-Garonne.
GUYENNE- ET-GAscoGNB (grand gouvt de) , le plus vaste de l'ancienne France, était formé des deux grandes régions qu'indique son nom , et avait, comme la prov. de Guyenne, pour capit. générale Bordeaux. On en a formé 8 dép. entiers (Gironde, Dordogne, Lot-et-Garonne, Lot, Aveyron, Landes, Gers, H.-Pyrénées), et partie de 5 autres (Corrèze, Tam-et-Garonne, Hte-Garonne, Ariége, B.-Pyrénées).
Le nom de Guyenne fut longtemps synonyme de celui d'Aquitaine, dont il paraît n^étre qu'une corruption. On ne le trouve employé dans des actes authentiaues qu'à partir du commencement du xiv* siècle. L'nistoire de la Guyenne est celle de l'Aquitaine et de la Gascogne (v. ces noms). Après avoir formé quelque temps un État indépendant, mais toujours uni d'mtérét à la France, après avoir été un instant réunie à la couronne par le mariage de Louis Vil avec Ëléonore , héritière des ducs d'Aquitaine (1 137) , la Guyenne fut portée par la même princesse, eu 1 1 62 à un prince anglais, et les rois d'Angleterre la conservèrent jusqu'en 1453. Elle fut, à cette époque, réunie à la couronne de France par Chailes VII. Louis XI l'en détacha pour la donner en apanaee à son frère Charles (1469); mais depuis la mort de ce dernier (1472) , elle resta toujours unie au domaine royal.
GUYENNE (Charles de frange, duc de), 4* fils de Charles VII, et frère de Louis XI, né en 1446, porta d'abord le titre de duc de Berry. N'étant encore oue duc de Berry, il se mit à la tête de la Ligue ou Bien public, formée par les seigneurs contre le roi, son frère. Après la bataille de Montihéry, Louis XI, dissimulant sa colère, lui donna en échange de son duché de Berry le duché de Normandie; mais en même temps, il lui suscita des embarras qui le forcèrent bientôt à demander un nouvel apanage. Après plusieurs offres dérisoires, Louis XI, pressé par les attaques du comte de Charolais, finit par lai céder le duché de Gu venue (1469). Cependant, Charles ne cessa point die conspirer: il venait de conclure avec le duc de Bourgogne une alliance qui ne tendait pas à moins qu'à enlever la couronne à Louis XI, lorsqu'il mourut presque subitement, non sans soupçon de poison (1472),
GUYENNE (Eléonore de). V. ëléonore.
GUYENNK (le maréchal de). F. gréqui (Jacques de).
GUYON (Jeanne bouvier oe la mothe, dame), célèbre mystique, née à Montareis en 1G48, fille de Bouvier de La Hothe, maître des requêtes. Nourrie de la lecture des écrits de S. François de Sales et de Mme de Chantai, elle montra de bonne heure un grand goût pour la vie ascétique, et voulut se faire religieuse, mais sa famille s'y opposa. Restée veuve à 28 ans avec plusieurs enfants, elle crut avoir reçu mission de convertir les hérétiques, abandonna sa famille et ses affaires (1680), se rendit à Genève, où ses efi'orts échouèrent, puis parcourut le Piémont , le Dauphiné, ainsi que plusieurs autres provinces, répandant une doctrine qui réduisait la religion à l'amour par de Dieu, et qui conduisait au quiétisme. Après cinij ans de courses, elle se fixa à Paris i elle .s'y fit bientôt de nombreux partisans, au nombre desquels on compta Fénelon et Mme de Maintenon; mais aussi elle eut à y subir toutes sortes de tribulations : elle fut enfermée dans un couvent, puis à la Bastille et à Vincennes, et sa doctrine fut censurée à la suite de conférences que dirigeait Bossuet (1695). Rendue à la liberté après six ans de détention, elle fut exilée à Diziers près de Blois. Elle y passa le reste de sa vie, ne s'occupant que de bonnes œuvres, et y mourut en 1717. Mme Guyon avait composé un grand nombre d'écrits spirituels, qui forment en tout 39 volumes : ils ne brillent ni par la méthode ni par le style. On y remarque : Moyen court et très-facile pour Voraison ; le Cantique des Cantiques selon le sens mystique ; les TorrenU spirituels; les Vers mystiques, composés à Vincennes. Ses Opuscules mystiques ont été publiés à Cologne, 1704, in- 12. On aune Vie de Mme Guyon ^ prétendue écrite par elle-même, q^ii ne paraît pas auttientique.
GUYOT nE PROVINS, vieux poète français, né à Provins vers 1150, visita en récitant ses vers les
Srincipales villes de l'Europe, alla en pèlerinage à énisaiem, et finit par se faire religieux à Cluny. 11 composa dans sa retraite, vers 1204^ sous le titre de Bibie^ un poème satirique, où il critique les vices des hommes de tous états, depuis les princes jusqu'aux plus petits. Ce poème, qui se compose de 2700 vers, est un des plus anciens livres où il soit parlé de la boussole : elle y est désignée sous le nom de Marinette. On le trouve dans les Fabliaux publiés par Barbazan et Méon, Paris, 1808.
GUYSB (Jacques de), cordelier» né à Mons en 1336, mort en 1399 à Valenciennes, professa pendant 25 ans dans les couvents de son ordre. Il est auteur d'une chronique latine intitulée : Illustration de la Gaule Belgique; Antiquités du pays de Hainaut, imprimée à Paris en 1531 et 1532, in- fol., et publiée de nouveau en 1826 par Fortia d'Urban, avec traduction française.
GUYTON DE MORVBAU (L.-Bem.) , savant chimiste, né à Dijon en 1737, mort en 1816, éult fils d'un professeur de droit II entra de bonne heure dans la magistrature^ et fut longtemps avocat général à Dijon ; mais il cultiva en même temps les sciences avec ardeur, fit fonder par les états de Bourgogne des cours de sciences, et se chargea lui-même d'enseigner la chimie (1775), tout en continuant à remplir ses fonctions do magistrat. On lui doit les fumigations de chlore employées contra les miasmes pestilentiels, ainsi que plusieurs dé< couvertes importantes. Il eut le premier l'idée de là nouvelle nomenclature chimique (1782), tiu'il établit de concert avec Lavoisier (1787). Député en 1791 à l'Assemblée législative, puis à la Convention, il s'y montra partisan des idées nouvelles. Il contribua puissamment à la fondation de l'École Polytechnique et Y remplit lui-même une chaire. Il fat de l'Institut dès la fondation. Il avait été nommé administrateur de la Monnaie ; mais il perdit cett*
Elace à la Restauration (1814). Le plus remarqutle de ses ouvrages est un Traité des moyens de dés*
9UZZ
GKFfc
infecter Vair, 1801. On lui doit en grande partie le Dictionnaire chimique de VEncyclopédie méthodique. — Maire de La Rochelle. F. guiton.
GUZMAN (Al()h. PÉREZ de), capitaine espasDol, né à Valladolid en 1258, mort en 1309, était fils na turel de Pierre de Guzman, gouverneur de la Castille. Il se distingua particulièrement sous le règne de Sanche IV, roi de Castille, et enleva aux Maures Tarifa (1293). Nommé gouverneur de cette place, il y fut assiégé par l'infant don Juan, révolté contre son frère. Ce prince, qui avait en sa puissance un des fils de Guzman, menaça de l'égorger si le père ne rendait la place; Guzman répondit ^e, plutôt que de commettre une trahison, il lut prêterait luimême un poignard pour tuer son fils, et il lui jeta sa dague par-dessus les murailles; l'enfant fut égorgé, mais don Juan fut battu et obligé de se retirer. Lope de Vega a célébré en beaux vers l'action héroïque de Guzman. Ce général servit avec le même dévouement Ferdinand IV, successeur de Sanche, et la reine mère Marie. Il enleva Gibraltar aux Maures en 1308; mais Tannée suivante, il fut blessé mortellement dans une embuscade. Alphonse de Guzman est la tiçe de l'illustre maison de Medina-Sidonia, qui s'éteignit vers 1770.
GUZMAN (Louise de), régente de Portugal, fille de Jean Emmanuel Pérez, duc de Médina-Sidonia, épousa Jean de Bragance, qui fut élevé sur le trône de Portugal en 1640, sous le nom de Jean IV, après la révolution qui enleva ce pays à la domination de l'Espagne. Louise avait contribué puissamment à l'élévation de son mari, et, lorsqu'il fut sur le trône, elle se montra son plus sage conseiller : aussi la nomma-t-il régente en mourant (1656). Elle tint d'une main ferme les rênes de l'État) que lui disputaient les principaux seigneurs, déjoua tous les complots et força ses ennemis môme à la respecter. Lorsque son fih, Alphonse VI, eut atteint sa majorité, en 1662, elle se démit du pouvoir. Abreuvée de dégoûts par les courtisans, elle se retira dans un cloître, où elle mourut en 1666.
GUZMAN (Èléonore de). F. éléonore.
GUZMAN (Gaspard de). F. ouvarrz-
GUZZERAT ou GOUDJEiUTE,prov. delHindoustan, au N. 0. de la presqu'île en deçà du Gange, forme une presqu'île comprise entre les golfes du Cutch et de Cambaye : 600 kil. sur 250; 7 000000 d'hab. U Guzzerat peut se diviser en Guzzerat indépendant et Guzzerat anglais. Le Guzzerat anglais comprend le territoire qui environne le golfe de Cambaye et la partie méridionale de la presqu'île; il est dans la présidence de Bombay, dont il forme 4 districts (Surate, Baroutch, Kaira, Ahmedabad). Le Guzzerat indépendant obéit à un chef mahratte, tributaire des A^nglais. Les Portugais ont deux établissements importants au Guzzerat : Daman au S. de Surate, et Diu dans l'Ile de ce nom. Le sol de ce pays est plat et marécageux; il est arrosé par le Mahy, la Nerbedda, le Tapti, qui souvent l'inondent dans la saison pluvieuse (de juin à septembse). On recueille dans cette contrée de riches moissons de céréales, des plantes oléagineuses et tinctoriales. Les forêts y sont très-étendues et remplies d'animaux dangereux. Le commerce est fait en général par des Banians ; les paysans appartiennent à la caste des Soudras (F. BRAHMANISME). Dans le Guzzerat indépendant haoitent un grand nombre de tribus radjeçoutes et mahrattesdontles principales sont les CouliesetlesBhils; elles se signaient par leur amour pour le vol et le pillage. —Les Radjepoates dominaient dans le Guzzerat lorsque les Musulmans les en chassèrent, en 1022; le pays fut envahi par les Afghans en 1202, par les Mogols en 1297 ; en 1390 les Radiepoutes parvinrent à en reconquérir la souveraineté, à la faveur de l'invasion de Tamerlan ; en 1672 Akbar réunit de nouveau le Guzzerat à l'empire des Mogols; mais après la mortd'Aureng-Zeyb, 1707, il devint la proie des Mahrattes. En 1780 les Anglais en conauirent
une partie, et bientôt ils étendirent leur influence sur la contrée tout entière.
GUZZERAT, V. des Syks, à 90 kil. N. de Lahore, à quelque distance de la riv. dr. du Chennab. I^s Anglais, commandés par le général Gough, y défirent les Syks en 1849.
GY, ch.-L de cant. (H.-Saône), à 20 kil E. de Gray^ 2000 hab. Bons vins rouges; tanneries, teintureries. Jadis place forte.
GYAROS, auj. Ghioura, une des Cyclades à lis. de Céos , au S. 0. d'Andros, fut un des lieux d'eiilscos Tempire romain. Presque déserte auj.
GYGÈS, roi de Lydie, fondateur de la dynastie des Mermnades, était d'abord le favori du roi Candaule. Ce prince, fier de la beauté de sa femme, \i lui fît voir toute nue. La reine ainsi outragée donna à Gygès Talternative de périr lui-même ou de faire périr Candaule. Gygès prit le dernier parti, épousa la reine et monta sur le trône, 708 av. J.-C. U régna jusqu'en 680 (ou 670). 11 étendit l'empire des Lydiens aux dépens des villes grecques des côtes de l'Asie-Mineure, attaqua Milet et Smyrne, s'empara de Colophon, et subjugua la Troade. Platon, dans safiepahliquej et Cicéron, dans ses Offices, font de G)gvs un nerger et racontent qu'ayant trouvé dans les ilaocs d'un cheval d'airain un anneau merveilleui qui rendait invisible celui qui le portait, il en proftapour séduire la reine et pour assassiner Candaule.
GYUPPE, fameux général lacédémonien, ne ^ers 450 av. J.-C, fut envoyé par ses compatriotes au secours des Syracusains, battit les généraux athéoleos Nicias et Démosthène devant Syracuse, 4U, accompagna Lysandre au siège d'Atnénes, et fut chargé par lui de faire transporter à Sparte 1500 talents pm sur l'ennemi. H s'en appropria par fraude 300; m^ ce vol ayant été découvert, il fut forcé de s'expatrier pour écnapper au supplice.
GYLLENBORG (Ch., comte de), homme d'Etal suédois, né en 1679, mort en 1746, fut ambassadeur de Suèae en Angleterre sous Charles XII, devint se crétaire d'État en 1718, fut l'adversaire constant de Hom, chef de la faction des BonMts, se mit à la tête du parti des Chapeaux, qm favorisait l'indérendaDce nationale et voulait opposer l'influence de la Finnce à celle de la Russie, réussit à faire prévaloir ses vues aux diètes de 1734 et 1738, fut alors mis à 1* tête du ministère, conclut avec la France une ail ««* pour dix ans et fît déclarer la guerre à la Rusiiie.
GYMNASES, édifices consacrés chez lesançjffls aux exercices du corps. Y. ce mot dans notre M unt«. des Sciences.
GYMNOSOPHISTES. c.-à-d. phOosopkes mw, P' losophes indiens, ainsi appelés par les Grecs pap* (qu'ils allaient nu-tête et nu-pieds. Us faisaient proi«sion de vivre dans la retraite et de mépriser la douleaj- Calanus, l'un d'eux, se sacrifia en montant sur un toucher devant Alexandre et toute l'armée macédonieane. Trois siècles plus tard, un autre Gymnosopljisle. l^ménochégas, se brûla dans Athènes devant Auguste.
GYNDES, Kora sou, riv. d'Assyrie, sortait ûô monts Maiiani et tombait dans le Tigre. On cowe que Cyrus, irrité de ce qu'un de ses chevaux s ye^i noyé, ordonna, pour punir le fleuve, de creuw 360 canaux par lesquels ses eaux devaient se perare, mais les canaux se comblèrent, et avec le lemp'r rivière reprit son cours.— Riv. de Pane. Perse, «ij- Zayendeh-Roud, passait à Aspadana.
GYIfEGÊE, partie de lamaison réservée auxfeffl^ chez les anciens. V. ce mot auZHci. univ. àesScie^a.
GYPSIES, un des noms donnés aux Bohémiflw. ,
GYRALDUS. F. giaaldi.
GYRGEH. Y. de la Hte-Êgypte. F. Nosatt. '
6YTH1UM, V. et port du Pèloponèse, sur la m orient, du golfe Laconique, au N. de 1^">?^P^ par les Romains l'an 193 av. J.-C. Ruines près et au N. de Marathonisiy restes d'un théâtre en marbre.
GYULA, Julia, V. de Hongrie, ch.-L du comitt* de Bekes, à 28 k. N. 0. de Zarand ; 5000 hab. Chite»*-
HABS
UABACUG, un des 13 peti:s prophètes, vivait, à ee qu'on croit, sous Joacnim, vers 600 av. J.-G. Il a laissé S chapitres, dans lescfuels il prédit la captivité des Juifs à Babylone et leur rétablissement dans leur patrie. Ses prophéties se distinguent par l'énergie et la vivacité des expressions.
HA6AT ou GABB, contrée de Maroc, dont elle forme la partie N. 0. , s'étend du mont Zalap^ au détroit de Gibraltar et est baignée par la Méditerranée au N. E., l'Atlantique àTO. Ce pays est traversé par une chaîne du petit Atlas. 11 est très-fertile, et compte au moins 200 000 hab. Villes principales : Tanger, Tétouan, Larache.
HABEAS CORPUS. On nomme ainsi en Angleterre un ordre écrit ou u>r%t adressé par un magistrat à un g-eôlierpour lui enjoindre d'élargir un prisonnier. Cette dénomination vient des premiers mots de la formule latine dans laquelle l'ordre est conçu. Tout citoyen qui croit être détenu arbitrairement peut, en adressant une requête au lord-chancelier, ou, en son absence, à l'un des juges de la cour du banc du roi, obtenir un writ û'habeas corpus. Longtemps disputé, ce droit fut définitivement réglé par un mil rendu en 1680. Dans les temps de troubles » VhahecLs &orpus fut plusieurs fois suspendu, notamment en 1715,. 1746, 1794, 1817.
HABERT (François), poète médiocre du xvi* s., né en 1520, à Issoudun, mort vers 1574, vécut pauvre et se surnomma lui-même le Banni de Liesse. U traduisit en vers les Métamorphoses d'Oiide, les. Distiques de CaUm^ les Satires d^ Horace^ et composa lui-même : La jeunesse du Banny de Liesse ^ les Jf^tamorphoseg de CupidOy le Temple de Chasteté, et autres poèmes allégoriques.
HABERT DE cÉRisT (GeiTuain), abbé de St-Yîgor, né à Paris en 1610, mort en 1654 ou 1655, fut membre de l'Académie française dès la fondation. On a de lui : les Métamorphoses des yeux dePhilis en astres^ poème, 1 6S9, et des Poésies diverses, qui se ressentent du goût du temps. Il est un de ceux que Richelieu avait chargés de la critique du Cid.
HABESCH, nom donné à l'Abyssinie par les indigènes. Le mot Àhyssinie en est une corruption.
HABSAL, V. de Russie (Revel), ch.-lieu de district, dans une presqu'île , sur la Baltique, à 100 kil. S. 0. de Revel: 1600 h. Port fréquenté, commerce actifl — Fondée en 1279 ; prise par les Danois en 1559, par les Suédois en 1645, par les Russes en 1710.
HABSBOURG, Habshurgumy ch&teau de Suisse (Àrgovie), à 12 kil. N. B. d'Aarau, fut fondé vers 1020 sous le nom d'Bàbitschburg (ch&teau des autours), dont Hab^oura est une corruption. Berceau de la maison de HabsBourg.
HABSBOURG (maison de), illustre maison d'Allemagne, oui remonte au vii* siècle et qui tire son Qom du cnâteau de Habsbourg en Suisse. On la fait descendre d'Ethico, duc d'Alsace, né vers 626, mort Fers 690 ; mais sa chronologie ne commence à offrir quelque certitude qu'à partir de Gontramle Riche, comte d'Alsace de 917 à 954. Radebot, son petit-fils, bâtit le château de Habsbourg en 1020, et Werner II, un des fils de Radebot, prit le 1«<- le titre de comte de Habsbourg. Dans la guerre entre l'empereur Henri IV et l'anti-empereur Rodolphe, Werner embrassa le parti de ce dernier (1077-1080)- - Adalbert IH, arrière-petit-fils de Werner II, succéda à son père Werner III en 1163, fit la guerre en Palestine (1187- 91 et 1196-98), combattit ensuite Berthoid Y de Zœhringen et fonda Waldshut; il prit le l** le titre de Landgrave d'Alsace.— Après la mort de Rodolphe II, fils d^AdalboTt HI (1232) , la maison des Habsbourg ■e partage en deux branches : Habsbourg-Habsbourg
hàça
et Habsbourg-Laufenbourg, dont les chefs sont Al« bert IV et Rodolphe III, son frère.
Branche ainée. Albert lY, tige delà branche aînée ou impériale, eut pour sa part Habsbourg, le comté d' Argovie et les alleux d'Alsace; il y joignit par mariage le comté de Kybourg. Son fils Rodolphe IV agrandit considérablement ses domaines du côté de la Suisse et acquit en Allemagne le duché d'Autriche; il porta au plus haut degré la splendeur de cette maison et f\it appelé au trône impérial en 1273; il régna 18 ans (1273-91) sous le nom de Rodolphe I, et eut pour successeur dans ses Ëtats héréditaires, et plus tard à l'empire (1298), son fils Albert (Albert I comme duc d'Autriche et empereur). Sous celui-ci les Suisses se révoltèrent, et pendant toute la durée du xiv« siècle et la moitié du xv«,la maison de Habsbourg s'épuisa vûnement â les combattre ; elle se vit successivement enlever la plus grande
Sartie de ses domaines. En 1438 un nouveau prince e la maison d'Autriche-Habsbourg fut appelé au trône impérial^,* il régna sous le nom d'AlbcHrt II ; depuis lui, la maison d'Habsbourg régna sans Interruption sur l'Allemagne jusqu'en 1 740 ;cinqans après, l'héritière de œtte m»son, Marie<^Thérèse, porta ses possessions dans la maison de Lorraine, qui règne encore actuellement (F. ALLEiueNE , Autriche , et les
art. RODOLPHE, ALBERT, TRÉDÂRIO, OtC:).
Branche cadette. Elle eut pour tige Rodolphe III, oncle de l'emperem* Rodolphe de Habsbourg, et reçut en partege L&ufenbonrg, Waldshut, Neu-Habsnourg (sur le lac des Quatre-Gantons) et les domaines de Klekgau. Après la mort de Rodolphe III, cette 2* branche se' partagea en deux rameaux (les comtes de Hahsboarg-Laufenboiirg et les nouveaux comtes de Kybourg)'. Le 1*^ de ces deux rameaux, commencé par Godefipoy (mort en 1271) . s'éteignit au commencement du xv^siàcle*- Ebernard, tige du second, avait acquis le comté de Kybourg en épousant Anne, héritière de cette maison; il mourut en 1284; sa descendance s'éteignit en- 1415. La. branche atnée réunit alors tous les domaines de la maison.
HA68HEIM, ch.-l. d» cant. (H.-Rhin), à 17 kU. N. E. d'Ahkirch; 1600 hab. Vins, kirsch. Station.
HAÇAN ou HASSAN, 5* cMe, fils d'Ali et de Ffrtime, fille de Mahomet,- lût élu à Koufa l'an 660 de l.-C, après la mort de son père, tué dans cette même viUe. U eut pour compétiteur Moariah, et consentit à abdiquer après six mois de règne, afin d'éviter l'effusion du sang. Il mourut en 669, empoisonné par un des fils de Moaviah, qui craignait qu'il ne voulût faire valoir ses droits. Il est compté parles Chyites au nombredestmam#; après lui rïmamat passa à son frère Hussein.
HAÇAN (kenitoun) , le dernier des Sdrissites qui régnèrent en Mauritanie, monta sur le trône en 954, fut attaqué par les Obaldites et les Ommiades eroagnols, fait prisonnier, et amené à Cordoue; s'évada, alla rassemoler quelques troupes en Egypte, et tenta de reconquérir ses Ëtats du Idaroc ; mais après quelques succès il fut assassiné, en 984.
HAÇAN-fiEN'«ABBAH, un des chefsdo la secte des Ismaéliens de Perse, connue aussi sous le nom d'Assassins, né en Perse vers 1050. Après avoir occupé les postes les plus élevés auprès du sultan Malekchan, il fut chassé de la couv pour avoir voulu sup*
Slanter le premier ministre, son bienfaiteur; il emrassa alors la secte des Ismaéliens (F. ce mot) et répandit dans la Perse cette hérésie. Usa fit un grand nombre de partisans, à la tète desquels il s'empaoa en 1091 du chftteau d'Alamout, situé sur une montagne élevée, aux environs de Kasbin, dans l'Irak- Adjémi, et se forma un petit Ëtat indépendant. Il s'attacha de fanatiques sectaires qu'il savait exalter
rivDJ
HAGK
en leur faisant boire un breuvage enivrant (le hatchtch)t et qui à sa voix couraient assassiner les victimes qu'il désignait. Il conserva sa puissance jusqu'à sa mort (1124) et étendit ses conquîtes. Ses successeurs sont connus sous le nom de Vieux de la Montagne. V. assassins.
HAÇAN-BazoRK, c.-à-d. te Grand, chef de la maison des lUcantentf avait été nommé par Behaderkhan çouvemeur de TAsie-Mineure : il s'empara de Bagdad à la mort du prince mogol (1355), et fonda un nouvel empire. 11 mourut vers 1366.
HAÇAN-BKN-AL-HAÇAN, Vulgairement 4 /Aa^en, astronome arabe, né à Bassora vers 980, moîten 103S, fut appelé en Egypte par le sultan Hakem pour y
rrz" — — ojr«~ r"' «w BwiMui Awusui pour y
construire une machme qui devait mettre les habitants à Tabri des inondauons du Nil; il ne put exécuter ce projet, et, pour échapper à la colère du sultan, feignit d'être fou. On a de lui un traité d'Optiqucy trad. en latin et publié par Risner, Bâle, 1572. HACELDAMA(c.-à^. prix ciu f an^), champ voisin de Jérusalem, lût acheté avec l'argent qui avait été donné à Judas pour trahir Jésus, et que le traître, poussé par ses remords, avait rendu au chef de la synagogue. Ce champ servit de sépulture aux étrangen.
HACHA (RHM)E-LA) F. HK>-DE-LA-HACHA HACHEM. V. BASGHEM et HESGHAM.
HACHETTE (Jeanne), de Beauvais, s'est rendue célèbre par le courage qu'elle déploya lors du siège que le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, fil de cette viUe en 1472; ellemonta, dit-on, sur la muraille à la tôte de plusieurs autres femmes et arracha rétendard qu'y plantait déjà un soldat bourguignon. Les historiens varient sur le véritable nom de cette héroïne (Jeanne Fouguet ou Jeanne Laine) : il paraît que le nom de Hachette lui vient d'une hor chette dont elle aurait été armée au moment du siège HACHETTE (Pierre), géomètre, néà Mézièresen 1769, m. en 1834. devint professeur à l'Âcole Polytechni- Que dès sa fondation (1794), fit partie de l'expédition a Egypte; fut nommé en 1816 professeur à la Faculté des sciences de Paris, et fut adonis à l'Institut en 1830. On a de lui un traité de Géométrie deieriih tive, un Traité élémentaire des Machines, une Correepondance sur V École polytechnique, et de nombreux mémoires.
HACHETTE (Louis) , libraire français, né à Réthel en 1806, m. en 18d4; était élève de l'Ecole normale; fut éloigné de l'enseignement par le licenciement de cette école en 1822; fonda en 1826 une librairie classique, à laquelle son activité donna de très-^nds développements: y joignit depuis une Ubrairie scientifi(|ue et littéraire d'où sont sorties de nombreuses et importantes publications; a fondé plusieurs recueils périodiques, la Revue de l^inttr. pvbl., le Manuel général de Vinstr. primaire, etc. HACKNEY, paroisse d'Angleterre (Middlesex), à 5 kil. N. E. de Londres, dont on la regarde comme un faubourg • 32 000 hab. Serres, pépinières, hospice d orphelins, (ta croit que c'est à Hackney que furent d'abord employées les voitures de louage que les Ang'dis appellent Hackney coaches,
HADi>INGTON,v. d'Ecosse, ch.-l. du comté d'Haddingtou. à 24 kil. E. d'Edimbourg, sur la Tyne, 6000 hab. Chemin de fer. — Le comté de Hadding- U)n ou d'East-Lothian a pour bornes au N. le golfe de Forth, au S. le comté de Berwick, à l'E. la mer du Nord, à 1*0. le comté d'Edimbourg : 40 kil. sur 26* 36 000 hab. Mines de fer, de plomb, de houille.
HADELN, petit pays du Hanovre, à l'emb. de lEJbe; 22 kil. sur 17. 16 000 hab.; ch.-l., Otterdorf. Sol plat, au-dessous du niveau de l'Océan.
HADERSLEBEN. V. du Danemark (Sleswig), ch.-l. de baïUiage, à 51 kil. N. de Flensborg, sur le Petit Belt ; 3000 hab. Petit i ort, qui sert de principal passage pour aller du Sleswig à l'Ue de Fionie. BADJAR, contrée d'Arabie. F. BAHRBm.
HADJI (c.-à-d. en arabe pèlerin), nom que prennent les llusuhnans qui ont fait te pèlerinage de la Mecque ou de Médine, pèlerinage que doit faire au moins une fois dans la vie tout disciple de Mahomet,
HADJI-KHALFA , savant turc , nommé aussi Kalib- Tàiélébi, né à Constantinople vers 1600, m. en 1658 ' fut ]•' secrétaire et grand trésorier du sultan kmi rath IV. On a de lui .Découverte des pensées toucham les litres et les genres, précieux traité de hftliogra phie.publ. àLeipsickparFlugel,turc-lat ,7voI.iQ-4, 1843-58; Tables chronologiques depuis la crca/iw d'Adam jusqu'en 1640, ConsUnlinople, 1733. in-fd trad. du turc en latin par Eoehler, et en fraDç. par Galland ; Géographie, en arabe ; Histoire de Constantinople. etc., 1732 (trad. en français par Armaln, 1743).
HADLEY (sir John) , astronome du xviu* siècle. membre et vice-président de la Société royale it Londres, a inventé Voctant ou quartier de rillai&n qm porte son nom, et gui permet, dans les obserrations astronomiques, oe mesurer les angles malgré le mouvement du vaisseau. On a de lui : Description d^un nouvel instrument pour mesurer Us angle$,m\.
HADRAMAOCT, contrée de l'Arabie méridionale, s étend le lonç du golfe d'Oman, entre l'Yémenà ro. et le Marah à TE. Villes principales : Macoulu, Sahar, Sedjer, Dofiir, Morebat et Hazek, toutes sur la côte. — L'Hadramaout tire son nom de l'ancien peuple des Âdramiles, qui l'habitait jadis, avec les Sabéens, les Homérites, etc. Il était compris dans l'Arabie Heureuse.
HADRIA, HADRUMETOM.etC.r. ADRIA.etC.
H.EMI EXTREMA, Emineh Boroun, cap delà Thrace, au N. E., formait la séparation entre la Késie et la Thrace, et terminait à TE. les monts fiéoras.
HJBNDEL (George Frédéric) , compositeur célèbre, né en 1684 à Halle en Saxe, d'où les Italiens Tont surnommé il Sassone, mort à Londres en 17oJ, annonça dès son enfance une vocation décidée pour la musique : à Tâge de dix ans, il composait des sonates et des motets. Après avoir voyagé en Italie et sur le continent, il se fixa à Londres lors deTi- ▼ônement au trône d'Angleterre de George I, électeur de Hanovre, dont il éuit le maître dechapt^De. 11 fit les délices des Anglais, qui le regardent comme do compatriote, et qui lui décernèrent les honneurs de la sépulture à Westminster. Haendel a composé âO opéras, dont les plus remarquables sont : Agrippint, Renaud, Mutius Scévola, Alexandre et Sctpio»;26 oratorios, parmi lesquels on cite le Messie, Jjiêoi Machabée, Moue en Egypte; 8 vol. de moUU, 4 de cantates, etc. Ses compositions se distinguent par l'invention, par la hardiesse et le sublime des conceptions et par l'élévation du style; mais on leur reproche un peu de dureté et de n^ligence dans les deuils.
HAFF , veut dire port en aUemand : de là IkrUche-Haff, et les dérivés Haven, Havn.
. «uuuui , 16 |iiaisu , Cl « menie, par la grâce w s» poèmes et aussi par leur licence, d'être surnommé VAnacréon de la Perse. Le recueil de ses poésies» ou Divan, qui contient 571 odes oughaxeU,^^ publié à Calcutta^ 1791, 1 voL in-fol., en persan. Il en a été traduit divers morceaux par d'Herbelot (dans sa Bibliothèque orientale) , et par Herbin, 1806, avec une notice sur ce poète. Hammer en a donné ime traduction complète en allemand, Tubingue, 1812.
HAPNIA, nom de Copenhague en latin moderne.
HAGA, nom latinisé de La Haye.
HAG ANON, fa V. de Charles le Simple. V. chaules.
HAGEDORN (Fréd. de), poète, né à Hambourg eo 1708, mort en 1754, a composé des poésies remarquables par l'originalité des pensées et la pureté da style: le Sage, 1741; la Félicité, 1743; Timtlie, poèmes didactiques; des Fables et des Contes en Ters, une satire, le Savant, et des épigrammes. Ses œuvres complètes ont été oubliées à Hambourg, 1800.