‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 479 sur 578 · HAMI · texte numérisé non relu

HAMI

UAMT

gènes, est le pied de Bouddha, et selon les Chréliens, celui d Adam ou de S. Thomas.

HAMBOURG, Jfam&ur^tum, Hammonia elHoch- Imri eattellumea latin moderne^v. libre d'Allemagne, lUT la r. dr. de TElbe, à 90 kil. de son emb. dans la mer du Nord : 165 000 h. (dont 100 000 luthémns, 15 000 juifs, et le reste catholique, réformés ou moraves). Chemins de fer. Rues étroites et tortueuses, excepté dans la nouvelle ville (Neustadl); nombreux canaux. Parmi lesédifices,on cite les églises St-Michel qui aune lourde 152", et St-Pierre avec une tour de 139", la Synagogue, en style byzantin, la Banque, la Bourse, Thospice des orphelins, le nouvel Hitel- Dieu, robservatoire, les salles de spectacle, le Baumhaus, rhôlel de TAmirauté, la bibliothèque, le musée, etc. Ane. archevêché, fondé en 831 par S. Anschaire, auj. supprimé. Plusieurs établissements scientifiques: gymnase Jo/umTueiim^école de navigation ; institution de sourds-muets. Grand commerce maritime, surtout avec le Danemark : Hambourg est l'entrepôt du commerce du N. de TAllemagne; son port, en fo rme de croissant, fait des armements pour la pèche de la baleine et du hareng. Communications régulières par bateaux à vapeur avec le Havre, Bordeaux , Amsterdam , Londres et les deux Amériques ; chemins de fer pour Altona, Kiel, Hagdebourg, Berlin. Patrie de Gronovius, Hagedorn, Holstenius, Basedow. — Le territoire de Hambourg s'étend peu au delà des limites de la ville, et est restreint entre les duchés de Holstein et deLauenbourg.et le roy.de Hanovre. La république possède, en outre, mais en commun avec Lubeck, quuBlq aes villages du duché de Lauenbourg. La population totale de r£tat de Hambourg ne dépasse pas 210000 âmes. Le gouvt est démocratique ; le pouvoir exécutif appartient à un sénat composé de 4 bourgmestres et de 24 conssilUrs électifs. Elle a. comme les deux autres villes libres de la Confédération de T Allemagne du Nord, une voix au Conseil fédéraL Son contingent est de 1300 hommes.

— Charlemagne jela en 808 les fondements de la ville. Au XII* siècle, elle était déjà une place de commerce importante ; au xm*, elle forma avec plusieurs au-^ très villes la célèbre ligue HansécUique, Jusqu'en 1618, elle fut sous la dépendance des ducs de Holstein ; mais à cette époque elle se fit reconnaître ville libre et impériale : cependant elle ne fut totalement affranchie de Thommage que réclamaient les ducs de Holstein qu'en 1Î70. A partir de ce moment, le commerce de Hambourg prit le plus grand essor, et cette ville derini une des plus florissantes de l'Allemagne-, mais le blocus continental (1806) porta un coup funeste à son commerce. Elle fut occupée militairement par les Français de 1806 à 1809, et réunie à TEmpire en 1810: elle devint alors le ch.-l. du dép. des Bouches-de-l'£lbe. En 1813, le maréchal ûavousty soutintun siège mémorable : il s'y maintint

ndant un an, et ne la rendit qu'en mai 1814, après Btour des Bourbons en France. Hambourg reprit aussitôt son ancien gouvernement. En 1842, la ville fut en partie détruite par un terrible incendie ; mais elle se releva promptement de ce désastre.

HAMELIN (Ferd.-Alph.), amiral franoMs, oé à Pont-Lé vôquej. m. en 1864; était neveu du contreamiral Hamehn, m. en 1839; t'embarqua comme mousse à onze ans; devint aspirant en 1808, et conquit tous ses grades par une suite de campagnes et d actions d'éclat pendant les guerres de l'Empire, de la ResUuration, du gouv. de Juillet et du 2* Empire; fut ministre de la marine (185^^). X ft^i^''^» ^- ™urée du Hanovre, sur le Weser, à 40 kil. S. 0. de Hanovre; 6000 h. Maison de détention. Jadis défendue par le fort George, qu« les Français détruisirent en 1806.

HAMILGAR. F. amilcar.

HAMILTON, V. d'Ecosse (Unark), sur la CWe et 1 Avon 4 59 kil. S. O. d'Edimbourg et à 19 kil. n! 0. de Lanark; 9500 h. Casernes de cavalerie, beau châ-

teau des ducs d'Hamilton, contenant de riches coUec tiens. Manufacture de tissus de coton.— Cette ville se nommait d'abord Cadyow; elle prit le nom d*Hamilton au xiu* siècle, lorsque la famille de ce nom vint s'y établir. Elle reçut le titre de baronnie en 1406.

HAMILTON, célèbre famille écossaise, issue, diton , d'une branche cadette de la familk anglaise de Leicester. On raconte qu'un gentilhomme de cette famille, Gilbert d'Hamilton, ayant tué en duel uii seigneur anglais, se réfugia vers 1272 en Ecosse, o;^ il fut accueilli par le roi, et que ce prince lui donna le domaine de Cadyow qui prit depuis son nom. Il fut la souche d'une famule qui devmt bientôt puissante, et qui reçut successivement les titres de comtes d'Arran (1503) et de ducs d'Hamilton (1643).

HAMILTON (James d'), !•' comte d'Arran, prêta au roi d'£cosse Jacques III un puissant appui contre les projets ambitieux des Douglas, fut en récompense comblé de faveurs par ce prince, épousa sa fille Marie (1474), fut fait en 1503 comte d'Arran. titre mii depuis fut toujours porté par le chef de la famille et fut chargé plus Urd de la lieutena&ce générale du royaume. U mourut en 1519.

HAMILTON (James), 2* comte d'Arran, duc de ChâteUeraut, tuteur de Marie Sluart. F. akkan.

HAMILTON (Patrick), issu de la noble famille écossaise de ce nom, né en 1503, reçut les ofdres, voyagea en Allemagne au moment où naissait la Réforme et voulut à son retour propager en Ecosse les idées nouvelles; mais il souleva contre lui le clergé par la violence de ses attaques : saisi dans son lit par ordre de l'archevêque de St- André, il fut condamné comme hérétique à être brûlé vif; il subit le supplice à St-André, en 1527, et montra beaucoup de courage. Il avait à peine 24 ans. Les Réformés le regardent comme un martyr.

HAMILTON (James, l*** duc d'), né en Ecosse eo 1606, fut un des plus fidèles serviteurs de Charies I; mais la haine qu il conçut contre Montrosa , autre défenseur du tr&ne des Stuarts. l'empêcha de rendre à la royauté tous les services quM aurait pu. Presbytérien modéré, il désirait concilier les intérêts de sa religion avec ceui de la couronne; Montrote voulait sans restriction le rétablissement de l'anden ordre de choses. Celui-ci l'avant emporté dans l'esprit de Charles I. Hamilton fut jeté dans une prison (1645). Rendu à la liberté peu après, il ne se vengea qu'en levant pour le roi une armée de 20 000 hommes; mais il fut battu par Cromwell, ''ait prisonnier à Preston, et décapité peu de jours après Charles 1 (1649). Il avait été fait duc en 1643. — Un de aa descendants, James, comte d'Arran. créé pair m 1711 , m. en 1730, reprit le titre de duc d'Hamilton

aui avait été aboli par Cromwell, après le supplice u précédent.

HAMILTON (Ant, comte d'). écrivain spirituel, nô en Irlande en 1646, et issu de la famille écossaise de ce nom, fut amené jeune en France par son père qui avait émigré après le supplice de Charles 1, y passa tout le temps de l'exil des Stuarts, reniia en Angleterre avec Charles II (1660) , et obtint de Jac-

Sues II un régiment, ainsi que le gouvernemoit e limerick, en Irlande. U revint en France avec Jacques, et fit romeoientde la petite cour de ce prince à St-Germain; il mourut dans cette ville en 1717. Le comte de Gramont avait épousé sa sœur. Hamilton a écrit en ft-ançais plusieurs ouvrages qui se font remarquer par une plaisanterie fine, parla causticité et la gaieté; le plus connu est celui qu'il

Subiia sous le titre de JnNnoiref du comte de Gramont^ ont son beau-frère est leliéros : ce livre original, qui e&t un chef-d'œuvre en son genre . offre une peinture fidèle des mœurs corrompues ae la cour à cette époque. On doit également à Ant. Hamilton plusieurs iolis contes mêlés de vers : le Bélier , Fleur d*Éjnm*, les Quaire Facardins, Zénétde , composés par gageure à l'imitation des Mille ei une Nuiu. Il a aussi laissé des vers charmants. La meilleure édition de

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