HERO
HËRO
AGRIPPA II f fils du préc.. ôtait trës-JeuDe & la mort de son père. Il fut privé du rov. de Judée par Claude, qui plus tard lui donna en écoaiige la Coalcide et la Batanée. Il ne put empdcher la révolte des Juifs en 66 et figura dans les rangs des Bomaina au Mégede Jérusalem par Titus, Il mourut vers Tan 100.
BÉBODE-ATTicuf, rfaéteur greo. F. attigos.
HfiRODIADE, fiUe d'Aristobule, et peUtOrfille d'Hèrode le Grand et de la belle Mariamne, était oomme celle-cb remarquable par sa beauté. Elle fut d'abord mariée h Hérod»<Philippei tétrarqve 4e Batanée, son oncle, puis à Hérode»Ajitipas, tétrarque de Galilée, et frère de Philippe, celui-ci ayant consenti à la oéder à son frère. 0. Jean-Baptiste ayant blâmé cette union incestueuse, Hérodiade s'en vengea en le faisant mettre à mort. F. salomé (la danseuse).
HfiaODIEN, historien grec du m* s. de J.-G, , né à Alexandrie^ remplit à Rome des fonctions important tes. lia écnt l'histoire de son temps. Son ouvrage, di* visé en 8 livres, s*étend depuis la mort de Maro-Aurèle jusqu^àTavénement de Gordien III (180-336 de J.WS.) ; il est estimé pour la fidélité -, le style en est fleuri et mémo souvent affecté. Hérodien a été publié par H. Etienne, grec-latin, Paris, 1.561 ; T. G. Inniaob, Leipsiek, 1760-1805; imm. Bekker, Berlin, 1826, et dans U Bibliothiiue gtêequê des Didot. Il a été trad. en latin dès 1453 par Ange Poli tien, et en français par Boia-Guiilebert, 1695,rabbé Hongault, 1700, et par H. L. Halévy, 1860, in-n.
HÉBODimi, grammairien d'Alexandrie au u* aièole, était fils d'Apollonius Pysoole. Il vécut aussi à Rome et jouit de la faveur de Marc-Aurèle. U avait rédigé une Protodie générQiê, ouvrage précieux, auj. perdu, mais dont il reste un abrégé, publié à Leydepar Bsrker, 18M. et à £eipsick, par Maurice Schmidt, 1860. On a de lui quelques patits traitas (pub. dans les Grammairiens ane.). On lui attribue les J^fMin^fMmet, espèce de dictionnaire des termes difficiles (publié par Boissonade, Lond., 181 9). Ses ouvrages étaient fort estimés des anciens. Ce quMl en reste est encore utile pour Phistoire des théories grammaticales.
HËRODOTB, célèbre historien grec, surnommé le Père dt l'histoire, né Tan 464 av. J.-C., à Halicarnasse, était neveu du poète Panyasis. Il voyagea dès sa jeunesse dans la Grèce, TSgypte et l'Asie, afin de s'instruire, de l'histoire et des coutumes des peuples. A son retour, il trouva sa patrie opprimée par Lygdamis, et Ait eontraint de se retirer à Samos; mais il rentra peu après dans Halioamaase et renversa le tvran. Payé dingratitude par ses concitoyens, il s'mltL et se mit à rédiger son Histoire. Il lut le commencement de cet ouvrage aux Grecs assemblés aux jeux olympiques (466 av. J.^G.), et exciU un enthousiasme universel (F. THUcrDiDs); 12 ans après il lut l'ouvrage entier, à la fête des Panathénées, et reçut des Athéniens en récompense une somme de 10 ta-* lenU (54 000 francs). A la fin de sa vie, il se retira h Thurium en Italie; il y mourut dans un âge avancé, vers 406. L'histoire d'ilérodote se compose de 9 livres auxquels les Grecs dans leur admiration ont donné les noms des 9 Muses; elle a pour sujet prin-> cipal les guerres médiques; mais l'auteur a rattaché à ce sujet oomme introduction ou comme- épisodes l'histoire des Perses, des Médes, des Égyptiens et de plusieurs autres peuples. On regarde universellement Hérodote comme le plus véridique des historiens anciens; on lui reproche seulement de la crédulité et l'amour du merveilleux : toutefois on doit dire qu'en rapnortant' des faits extraordinaires, il ne les donne le plus souvent que conune des traditions. Son style, élégant et harmonieux, se rapproche de celui cle la po^ie; il a écrit en dialecte ionien. Les principales éditions d'Hérodote sont VédiUon princeps, publiée en 1474 à Venise par Laurent Valla, grac-latiQ. ; celles de Wesseling, Amst., 1768. in-fol. ; de Schvrelghasuser, Slrasb.. I8I6, 12 vol. in-8; de Bœhr, Leipsiek, 1835 et 1857, 4 vol. in-8, et deG. ni ndorf, 1844 (dans la Bibl. grec, de Uidol). VNùt. d'Héiodoton été trad. I
en français par Saliat, Paris, 1 575 ; par Laroher, 1786, 7 vol. ; par Miot de MelHo, 1822, 3 vd. in-8, et pir Giguet, 1860. in- 12. M. Bouchot a donné des Riciu tirés <U ies histoires ^ 1860. -- On attribue à Hérodote une Fis d^Bomàre qui ne parait pas être de lui, nuit qui est cependant d'une haute antiquité.
HfiROLD (L. Jœ. Ferd.). habile composimir, né à Paris en 1792, m. en 1633, était fils d'un pisntste allemand, et élève de Méhul; il remporta en 1812 le grand prix de composition, et fut envoyé en Me. Il composa en 1815, à Naples, son premier ouvrage dramatique : la GioverUu â'Bnrico qiimto, opéra en 2 actes. U a donné à Paris : les Bosières, 1817 ; la CUh ehettê, 1617: leMuletier, 1823; Marie, 1626;Z(impa, 1831 ; le Pri am Clercs, 1632, qui toutes euient du sucoès : les deux demièrBesont ses chefs-d'ceuvre. Goa en outre de lui ouelques productions instrumentales. La musique d'Hérold se distingue par l'abondanee des motifs heureux^ la fraiebeur et la grâce des mélodies, la force dramatique, et l'art de l'instrumentation.
HÉRON, mécanicien et mathématicien d'Aleiudrie, disciple de Ctéeibius, vivait vers l'an 120 av. J.-G. U aborda presque toutes les parties des mathématiques appliauées, fit des automates, dss clepsydres et des macnines à vent, inventa la fontai&equi Cie encore son nom, et composa de savants écnts t il reste quelques frsffmento, entre autres : fmr matiea (traité des machines à vent), BeioiMm»(de« machines de guerre) , qu'on trouve dans les Mathtmatioi veteres, 1693, in-fol. On doit à M. Lstronne des Beeherehes sur les fragments d'Jféroii,18d2.
HiaoN le Jeune, mathématicien de CeosUBtinople, du X" siècle, est auteur d'un traité dssMachintsit siège et d'une Géodésie, opuscules mal traduits en latin par Barocius, Venise, 1572 , in-4». M. H. Martin a donné un mémoire Sur les maihémaeimeM nemmés Héron (dans le Recueil de l'Acad. des inscriptioas).
HÉR00P0U6, en égyptien Pithom, v. dslaB.- Egypte, à l'£. de Bubaste, au N. du golfe Héfoopolite (branche occidentale du golfe Arabique, auj. soift deSueM),9UT le canal deNechao, est auj. AboMsid.
HÉROPHILB. sibylle d'Êrrtlirée, avait été d'abord gardienne du temple d'Apollon Sminthten dans la Treade. Elle prédit à Hécube les malheuisqtteeaBserait l'enfant qu'elle portait dans son seia (Pari')*.
BtiopBaB, médecin grec, de Chalcédoios en Bithynie, vivait ver» 320 av. J.-C. Il exerça son art à Alexandrie sous Ptolémée Lague, fut un des créateurs de l'anatomie, et fit plusieurs déecurertes importantes. On dit qu'il poussa l'amour de U science jusqu'è disséquer des, corps vivants. Û a laissé son nom à une partie du cerveau ou'on nomme encore aHJourd'hui toreular ou preaotr d^HéropMe.
HÉROS, nom que les Grées donnaient aux grands hommes qui s'étaient rendus célèbres soit par une force prodigieuse , soit par une suite de beUes actions, et surtout par de grands servioes. Après leur mort, leure âmes s'élevaient jusau'au séjour des diooi, et par là devenaient dignes diss honneurs réssrfésaux dieux mêmes. On rendait aux héroe un eulls. qut ne consistait guère qu'en cérémonies funèbres asnslesquellee on faisait l'énumération de leurs exploits, i^ principaux héros de la Grèce sont Persée, fiercale, Thésée, PirithoOs, Jason et les Argonautes, Gadmos, Orphée, Bellérophon, et les guerriers gui pnrent part aux deux guerres de Thèbes et au siège de Troje, Adraste, Tydée, Gapanée; Agamemnon, Achille, Ulysse, Nestor, Ajax, Diomède, etc. —On nomme Temps héroïques la période qui a (précédé ^Jff historiques; on l'étend depuis l'arrivée en Orècedo la 1^ colonie conduite par Inachus au xiz* suc» avant J.-G. jusqu'au retour des Héraolides dans la Péloponèse, ou même jusqu'à Lycurgue.
HÉROUVAL, hameau du dép. de l'Oise, i^f^t- S. O. de Beauvais. Tour de Montjavoult, qui a«ew sur l'emplacement d'un collège de Druides st a<m temple oe Jupiter. On y a trouvé lôccmment, surtoui en 1842, de curieuses antiquités gauloises.
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lIERaERA (Ferdinand lie), poète espagnol, surnommé le Divinj né & SëTiIle vers 1516, mort en 1597. Ou a de lui un grand nombre de poésies diverses (sonnets, chansons , élégies , etc.)) qui se distinguent par l'élévation et la hardiesse des pensées, ainsi que par Tharmonie du style. Elles ont éié publiées sous le titre àlObrat en verso, Sêville, 1582. Il a aussi donné, en prose : Relation de la guerre de Chypre et du combat de Upante, 1572.
HËBRBRA (Antonio DE T0RDESIU.AS, appelé dunom (le sa mère), historien, né en 1559 à Cuellar près (le Ségovie, mort en 1625, alla jeune en Italie, y obtint la protection de Vespasien de Gonzague, frère du duc de Mantoue, et fut, à la recommandation de ce prince, nommé par Philippe II premier historiographe des Indes et de Castille, et secrétaire d'État. On a de lui : Uist, de ce qui s'est passé en Angleterre et en Ecosse pendant la vie & Marie Stuart^ 1590; Hist. du Portugal et de la conquête des îles Açores, 1591 ; Hist, des affaires de France^ 1598; Hist. au monde sous Philippe 11 y 1606; Hist, générale des gestes des Castillans dans les îles de Terre- Ferme de l'Océan, de Van 1492 à 1554, Madrid, U)01-15, 4 voL in-fol. (trad. parLa Coste, 1660-71); Di'scripHon des Indes occidentales y 1601 (traduit en 1G22); Gestes des Espagnols y des Français et des Vénitiens en Italie y depuis Van 1285 jusqu'à Van 1559, 1624. Herrera est un des meilleurs historiens de TEspagne : il est exact et impartial; mais on lui rcprocne de la prolixité, de la confusion et trop de goût pour le merveilleux.
HCRBBRA (François) , le Yievs , peintre, né à Seville en 1576, mort à Madrid en 1656, fut élève de Louis Fernandez, et fonda une nouvelle école, d'où sortirent des artistes célèbres, notamment Diego Velasquez. D'un caractère âpre et intraitable , il força ses élèves, sa femme et ses propres enfants à s'éloigner de lui. Ses meilleures compositions se voient dans les églises de Séville; on cite, entre autres, son Jugement universel. Û a peint aussi des tableaux de genre (appelés en espagnol hodjegonellos) y qui représentent des viandes, de la volaille , du poisson. Ilpossédaità fond l'art de composer, la connaissauce de l'anatomie et la science du clair- obscur.
HERRERA (Frauçois), le Jeune y fils du précéd., né en 1622, m. vers 1680, se distingua comme peintre et comme architecte. U quitta de bonne heure la maison paternelle, à cause des violences de son père, continua ses études à Rome , cultiva l'histoire, le genre, les fleurs, et réussit surtout & peindre des poissons ; ce qui lui fit donner le surnom de lo Spagnuolo d^ pescx. K la mort de son père , Il revint en Espagne^ se fixa à Madrid , renonça & l'architecture pour se livrer tout entier à la peinture, et fut nommé peintre du roi. Ses principaux ouvrages sont un S, FrancoiSy une Cène , une Ascension ( cette dernière à Notre-Dame d'Atocha), etc.
H ERRERA (Séb. Bamuevo) , peintre, architecte, sculpteur et graveur, né à Madrid en 1619, m. en 1671, eut pour maître Alonzo Cano, se perfectionna ])ar l'étude de Paul Yéronèse et du Tintoret, et devint peintre de la cour et conservateur de l'Escurial. Son dessin est pur et correct; son coloris rappelle celui du Titien. On distingue son Triomphe de S. Augiutin et sa Naissance de la Vierge, à Madrid.
HERBNALS, v. d'Autriche, à 3 k. N.de Vienne; 4000 hab. Institution impériale pour l'éducation des filles d'officiers sans fortune.
HERRNHUTyV. du cov. de Saxe (Lusace), à 17 k. N. 0. de Zittau; 1500 h. Siéffe de la direction des Frères Moraves. Hermhut fut fondé en 1722 par Zinzendorf et futle 1" établissement des Frères Moraves , qui prennent de là le nom d^Hermhutter ou Hemheutes,
HERSAN (Marc Ant.), professeur, né à Compiègneen 1652, mort en 1724, enseigna les humanités et la rhétorique au collège du Plessis, où il eut i»our élève RoUin , qui resta son ami ; puis devint
rofesseur adjoint au Collège de France. En 1697,
il se retira dans sa ville natale et s'y consacra à l'instruction des enfants pauvres. On a de lui une Oraison funèbre du chancelier Le TellieTy en latin , des vers latins, qui sont au nombre des meilleurs qu'aient faits les modernes, des Pensées sur la mort^ tirccx de VÉcriturCy 1722. U fonda, par testament, un».* maison de Sœurs de charité destinées à instruire les jeunes filles et à soigner les malades. Rollin a écrit son Éloge.
HËRSCHEIX (William), astronome, né en 17:18 à Hanovre, mort en 1822, était fils d'un habile musicien. Il exerça lui-même quelque temps la profession de son père, vint en 1759 se fixer en Ançleierr«, vày pendant quelques années, il vécut péniblement du produit de ses leçons , fut nommé organiste h Halifax en 1765, puis & Bath-en 1766, et vit dès lors sa position s'améliorer. Conduit par Tétude de la musique à celle des mathématimies et de là à l'astronomie, il ne cultiva d'abord la science Œue par délassement ; mais bientôt, y ayant obtenu de brillants succès , il abandonna son état et so livra tout entier à ses nouvelles études. Trop pauvre pour acheter des télescopes, il se mit à en fabriquer lui-môme (1774); il ne tarda pas à exécuter des instruments plus parfaits et plus puissants que tous ceux que l'on connaissait rentre autres un télescope long de 39 pieds anglais, ou 12 mètres, qui exigea 4 ans de travail, 1785-89). Avec leur secours il fit les observations les plus importantes; il découvrit une nouvelle planète, Uranus (13 mars 1781)» puis les satellites de cette planète (1787), et deux nouveaux satellites de Saturne (1789); il reconnut que le système solaire n'est pas fixe et qu'il se porte tout entier vers la constellation d'Hercule; il fit une étude particulière des nébuleuses, aperçut dans les masses blanches qui les forment un nombre prodigieux de petites étoiles, reconnut parmi celles-ci des étoiles centrales, autour desquelles les autres exécutent une révolution régulière, et ouvrit ainsi une voie nouvelle aux observations. Le roi George III lui accorda une protection toute particulière, lui fit une pension et lui donna, au bourg de Slough, une habitation voisine de son ch&teaa de Windsor : c'est là qu'Herschell a fait la plupart de ses observations. La Société royale de Londres s'empressa de l'admettre dans son sein ; l'Institut de France le nomma son associé. Herscehll eut pour auxiliaires dans la construction de ses télescopes et dans ses observations son frère Alexandre et sa sœur Caroline (morte en 1848, à 98 ans). Ce savant a laissé une foule de mémoires, qui ont été insérés dans les Transactions philosophiques de la Société royale, et (]ui ont rapport, les uns à l'optique et à la construction des instruments; les autres au système solaire, aux planètes, à leurs satellites, aux comètes; d'autres enfin à l'astronomie stellaire, qu'il créa presque en entier. M. Arago a prononcé son Éloge y 18/12. — Son fils, John HerscheU, né en 1192, hérita de ses goûts scientifiques et de ses secrets pour la fabrication des verres de télescope : il a fait faire de nouveaux pas à l'astronomie ainsi qu'à l'optique.
HERSENT (Ch.), oratorien, né à Paris vers 1690, mort en Bretagne en 1660, se brouilla avec les Oratoriens ^t écrivit contre eux, accusa le cardinal de Richelieu de vouloir séparer la France de l'Église de Rom» et écrivit à cette occasion, en 1640, un livre qu'il intitula : Optati Galli de cavendoschismatey par allusion à l'écnt de S. Optât contre le schisme des Donatistes : cet ouvrage fut censuré par 16 évêques, condamné par le parlement, et brûlé par les mains du bourreau. Etant allé à Rome, il s'y fit excommunier par le pape Innocent X pour avoir pris la défense de Baïus et de Jansénius. Outre ses écrits de polémique , on a de lui un travail estimé sur S. Denys VAréopagite, 1626.
HERSENT (L.), peintre d'histoire et de genre, né à Paris en 1777, mort en 1860, fut élève de Regnault, obtint à 20 ans le 2* grand prix, exposa dès 1804, e^
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produisît suocessWement un grand nombre de tacleaux qui furent remarqués : Àehitte livrant Britéis aux hérauts d^Aaamemnonf Atala t^empoitonnarU dans Us bras de CnactaSf la mort de Bichatj Daphnis et Chloif Las Cases soigné par des sauvages , le P<usage du pont de Landshutf louis XYJ distribuant des secours au peuple j VAbdieationde Gustaw Wasa : ce dernier, son chefHd'œuyre, a été détruit en 1848 dans le sac du Palais-Royal. Hersent excellait aussi dans le portrait. Il fut admis à l'Académie des beauxarts en 1822. Ses œuvres sont empreintes d'un sentiment délicat et yrai ; la peinture en est finie , mais sans largeur. La plupart ont été grayées.— Mme Hersent, Dlle L. Mauduit, née en 1784. s'est aussi distinguée dans la peinture d'histoire et le portrait.
HERSERANGE, vge du dép. de la Moselle, à 40 k. de Briey ;600 bab. Hauts fourneaux, forges, fonderies.
HERSFELD, T. de Hesse-Cassel, ch.-l. de cercle, sur la Fulde, à 41 kil. N. E. de Fulde; 7000 bab. ChAteau ; anc. abbaye de Bénédictins.
HBRTFORD, T. d'Angleterre, cb.-l. du comté de même nom, sur la Lea, à 34 kil. N. de Londres; 6000 bab. Anc. chAteau fort, où furent détenus David, roi d'Ecosse, et Jean le Bon. roi de France. École élémentaire de 500 enfants dépendant de l'bdpiuQ Cbrist-Gburcb ; collège des Indes orientales pour l'instruction des jeunes gens qui se destinent au service des Indes. — Le comté, situé dans Tintérieur, au S. de ceux de Cambridge et de Bedford, a 40 kiL sur 24, et 160 000 bab. Sol aride, culture bien entendue et productive à force d'engrais. Grand commerce avec la capitale, peu d'industrie.
HKRTZBERG. F. beezbbro.
HERTHA. divinité des Germains, était la déesse de la Terre (Erde en allemand). On conservait dans une lie de la Baltique (Rugenf) un cbar qui lui était consacré, et sur leauel on la promenait à certaines époques. Son culte était répandu dans toute la Germanie et surtout dans la forêt Hercynienne; il se conserva longtemps en Suède, où il fut détruit au XII* siècle par Waldemar I.
BÊRULES, peuple germain, qu'on croit originaire de la Sarmatie, apparaît pour la première fois dans l'bistoire au m* si&cle. Us habitaient alors , avec les Goths, les rivages septentrionaux de la mer Noire. Soumis par Hermanaric, roi des Goths, ils devinrent avec ce peuple la proie des Huns; mais , après la mort d'Attila (453) , on les voit recouvrer leur indépendance et fonder un empire puissant sur les bords du Danube, au N. de la Thrace. Au v* siècle, les Hernies, unis aux Rugiens et autres peuplades scythes, et conduits par leur roi Odoacre, envahirent l'Italie, prirent Rome et portèrent le coup mortel à l'empire romain d'Occident (476); mais leur puissance fut de peu de durée : dès 493 Us furent complètement défaits par les Ostroçoths, qui les chassèrent d'Italie, lis allèrent chercher un asile, les uns chez les Gépides, le» autres dans l'empire d'Orient, où l'empereur Anastase leur assigna des terres en lliyrie. Chassés de l'empire au vii« siècle à cause de leurs brigandages, ils se retirèrent en Germanie. Depuis cette époque, ils disparaissent de i'histoire. Les Hérules étaient regardés comme les plus féroces des Barbares; ils se refusèrent toujours à embrasser le Christianisme.
HERVAGIUS, imprimeur. F. berwagbn.
HERyAS(le P. Laurent), savant jésuite espagnol, né en 1735 à Horcajo dans la Manche, mort en 1809, séjourna longtemps dans les Missions de l'Amérique, fit une étude approfondie des idiomes des naturels, vint en Italie quand son ordre eut été banni des Ëtats espagnols, se fixa d'abord à Césène, puis fut appelé à Rome par Pie VII et nommé préfet de la bibliothèque Quinnale. Sous le titre d'idea delV unitersOf il publia en italien, de 1778 à 1787, un vaste
w . . ., renfermait, -outre Liège, St-
Trond, Tongres, Héristal, Landen, Hny. Ce pays est le berceau desr Carîovingiens.
HESCHAM', 10* calife ommiade. succéda à son frèn et des corps célestes; on y remarque ses travaux de [ Yézid, et régna à Damas de 724 à 743. H défit »
linguistique, notamment un Calabone de; lanowi connues, avec des notices surleurtMniUs;^ Yoeahulaire polyglotte, comprenant ISO langues, îtcc VOraison aominieak en 307 langues otrSakcks
HERVBT (J.), écrivain anglais, né en 1714, à Hvdingstone (Northampton), mort en 1758, éUitcuréde Weston-Favel. Prédicateur éloquent, ecdésiastique plein de charité, il est surtout connu par deax ouvrages dans le genre de ceux d'Toung, où l'on trouve un style élégant, harmonieux, joint aune sensibilité douce et mélancolique : les îiédttationi au milieu des tombeaux, 1746, et les CoiUmplations sur la nuit et les deux étoHis, 1747, tous deux en prose. Ils ont été trad. parLetoumeur, 1770, et par Mme d'Arconville, 1771. Baoar-Lormianen a mis en vers plusieurs morceaux.
HERVILLY (Louis Ch., comte d'), était en 1191 commandant de la garde ooostitutionneUe à pied de Louis XVI; il défondit le chSteau des Tuileries au 20 juin et au 10 août 1792. Il passa en Angleterre eu 1 793 , fit, à la tète d'un corps de royalistes, une d«cente en Bretagne (juin 179S), mais fut repoussé par Hoche et blessé grièvement àOuiberon;onletran$porta à Londres, où il mourut de ses blessures.
HERWAGEN (J.) , Bervagius, imprimeur de B&Ie au XVI* siècle, mort en 1564, était ami d'firasme.Il a publié des éditions estimées de DëmosthèM^ de Proeope^ et lés Scriptores rerum Germanicanan, 1531
HERY, vge au dép. de l'Tonne, à 13lûl.N.L d'Auxerre; 1600 hab. Beau château. Anc. çmm\ de Bénédictins , où se tint en lOlô un concile national pour traiter de la paix entre le roi Robert et Otbon- Guillaume, qui prétendait à la succession de Hugues!, duc de Bouiîgogne, son beau-père.
HERZBERG (Fréd., comte de), ministre de Frédéric II, roi de Prusse, né en 1725 enPoméranie. mort en 1795, fut chargé pendant 30 ans du département des affaires étrangères. Il était en outre conservateur des archives secrètes, et put ainsi uuiserà leur source les plus précieux documents sur histoire de son pays. Il négocia le traité de paix de la Prusse avec la Russie et la Suède en 1 762, la paix de Hubertsbourg en 1763, eut une grande part au premier p tage de la Pologne, signa le traité de Teschen, pacifia la Beljipique et la Hollande, etconclut en 1790 le traité de Reichenbach. On a de lui : Mémoire surtapop*lation primitive de la Marche de Brandebourg, mronné par l'Académie de Berlin en 1752; Bistomit Vancienne puissance maritime de Frédéric- Guillaume; Recueil de manifestes, déelaratUmSt traita, rédigés par la cour de Prusse , 8 vol. in-8, 1789-95.
HER^XGOVUŒ ou HERSEK, contrée presque indépendante de l'Empire ottoman, bornée au N. par la Croatie, au S. par le Monténégro, à l'E. parla Bosnie, au S. 0. par la Dalmatie : env. 300000 hab. (esclavons et catholiques grecs); ch.-l., Trébigne; autre ville principale, Mostar. Pays montagneax., couvert par des ramifications des Alpes dinariques. — Avant le xiv* siècle, l'Herzégovine faisait ;ârtie du royaume de Croatie. Incorporée à la Bosnie en 1326, elle fut, au milieu du siècle suivant, érisèeen duché par l'empereur Frédéric III sous le nom de Ste- Sabe (dueatus Stx-Sab»). En 1699, par la paix de Carlowitz, l'Herzégovine fut assurée au sultan, aci venait de s'en emparer. Depuis, elle a formé un li* vah de la Turquie, compris dans i'eyalet de Bosnie. 11 faut cependant en excepter la ville de Castel-Nuon et quelques districts environnants, qui étaient possédés depuis 1682 par les Vénitiens, et qui appartiennent auj. au royaume autrichien deBalmatie. Ce pi)s s'est insurgé en 1861 contre la domination turque.
HESBAYE ou BASBJinf, partie de l'anc. principanté de Liéçe, s'étendait sur la r. g. de la Meuse depuis Liège jusqu'à Huy, et i " "
HESl
HESS
khan du Turkastan, et Zayd, petit-fils de Hussein , fils d'Ali, qui avait été proclamé calife à Koufa.
HBSCHAM I (aboul-walid), calife deGordoue,surn. Àl-Radhy^ c.-à-d. le Bon, succéda Tan 788 à son père Abdérame I, eut d*abord à combattre ses frères qui s'étaient révoltés, les défit et leur pardonna; puis tourna ses armes contre les Chrétiens : il ravagea la Galice, franchit les Pyrénées, prit Narbonne et Girone (794), mais il fut à son retour vaincu dans la Galice par Alphonse II. Il mourut en 796. Hescham I contribua beaucoup à Pembeilissement de Gordoue et acheva la grande mosquée.
HESCHAM II (al-mowaied-billah) , califo de Gordoue, n'avait que 11 ans à la mort de son père Ai-Hakem (976). Almanzor fut nommé régent pendant sa minorité, et remporta de grandes victoires sur les Chrétiens (F. almanzor). Mais après la mort de cet habile ministre, le faible Hescham fut détrôné par Mohammed-al-Madhi, qui le jeta dans les fers (1006). U fut tiré de captivité en 1012 par une nouvelle révolution et replacé sur le trône; mais 3 ans après, il périt assassiné dans une sédition (1015).
HESCHAM m (abou-bbkr), demter calife de Gordoue . fut proclamé, malgré ses refus, après la mort de Yahiah-al-Motali (10271. Il tenta vainement de résister aux Chrétiens et d'apaiser les troubles intérieurs, et fut forcé d'abdiquer en 1031. Après lui le califat fut démembré.
HBSCHAM, chérif du Maroc. F. haschbm.
HESDDr, Helena vicus ? ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), sur la (^che, à 25 kil. S. B. de Montreuil; 3450 hab. Bas de fil, savon, tanneries. Patrie de Tabbé Prévost et du voyageur Jacquemont. — La ville actuelle a été fondée par Charles-Quint en 1554 , à quelque distance 'd'Hesdin le Vieux, que Philibert Emmanuel, duc de Savoie, général de l'empereur, avait {>ris Tannée précédente sur les Français et qu'il avait ait détruire. Le maréchal de La Mailleraye s'empara du nouvel Hesdin en 1639. Le traité des Pyrénées (165^ rassura définitivement à la France.
HÊSEBON, V. lévitique delà Palestine, dans la tribu de Rubin. Elle eut dans les premiers siècles un évôché, qui donne encore son titre à un évôché tn pcurtibus. HÉSIODE, célèbre poète didactique grec, originaire de Cumes en JÊolie, naquit ou du moins vécut dans le bourg d'Ascra en Béotie, d'où il est nommé Atcrœus poeta. On croit, sur l'autorité d'Hérodote, qu'il était contemporain d'Homère, et vivait au commencement de IX* siècle av. J.-C.; les Alexandrins le placent plus d'un siècle après Homère ; du reste on ne sait rien de certain sur sa vie. Il avait composé un grand nombre de poèmes; on n'en a conservé que trois: Let Travaux et les Jours y où il traite surtout de l'agriculture; on y admire l'épisode de Pandore : ce poème paraît avoir inspiré les Géorgiques de Virgile; la Tnéogonie, ou généalogie des dieux, source précieuse pour la connaissance de la mythologie; le Bouclier (C Hercule ^ imité par Virgile dans la description du bouclier d'£née. Ces poèmes brillent par la simplicité et l'élégance plutôt que par le génie. Ils ont été commentés par Aristarque, par Proclus, Jean Tzetzès, Moschopme. Quelques savants croient que c'est & tort que ron attribue à Hésiode tous les ouvrages que nous avons sous son nom; il serait tout au plus l'auteur des Travaux; la Théogonie et surtout le Bouclier seraient d'une épooue plus récente. Parmi les nombreuses éditions d'Hésiode, on distin|^e celles de H. Etienne, Paris, 1566, in-fol. ; de Heinsms, 1603; de Th. Robinson, Oxford, 1734; «de Lœsner, Leipsick, 1778; de Th. Gaisford. Oxford, 1814, et Leipsick. 1823; de Boissonade, Pans, 1824; de Gœttling, Gotha, 1831 et 1844; de F. S. Lehrs, dans la Bibl. grecq, deDidot, 1841; de Van Lennep, Amst., 1848-54. U a été traduit en français par Bergier, 1767; Gin, 1785; Coupé, 1796; J. Chenu; 1844; et mis en vers par BaTf, 1574, et par Fresse- Montval, 1843.
HÉSIONR, fille de Laomédon, roi de Troie, et sœur
de Priam. Neptune irrité contre Laomédon, qui avait manqué à la parole donnée, envoya un monstre marin qui désolait les campagnes. L'oracle consulté désigna Hteione pour victime expiatoire. Hercule la délivra au moment où elle allait être^ dévorée par le monstre; mais, n'ayant pas non plus obtenu de Laomédon la récompense promise, il enleva Hésione et la fit épouser à son ami Télamon. Cet enlèvement devint le prétexte de l'enlèvement d'Hélène par un prince troyen. Danchet a fait un opéra d'Hésione.
HESNAULT (J.), poète du xvn* siècle, fils d'un boulanger de Paris, était un des protégés de Fouquet« et fut le maître de Mme Deshoulières. U publia en 1670 un vol. d'Qffttoref diverses ^ qui contient des sonnets (entre autres un sonnet fameux contre le ministre Colbert), et auelques pièces en prose, où règne la hilosophie épicurienne. Il avait commencé à traduire Lucrèce en vers ; mais il supprima son travail par scrupule religieux ; on a cependant conservé Vinvocation à Vénus, qui est estimée.
HESPER (c.-à-a. lefotr, le couchant), fils de Japet et frère d'Atlas, fut père d'Hespéris, Ui mère des Hespérides. Chassé d'Afrique par son frère Atlas, il vint, dit-on, dans l'Italie, qui prit de lui le nom d'Hespérie. Selon une autre tradition, ce prince, recommandable par sa justice et sa bonté, étant un jour monté au sommet du mont Atlas pour observer les astres, fut subitement emporté par un vent impétueux. Le peuple, qui le reffrettait, donna son nom & la plus brillante des planètes, à celle que nous appelons Vénus, VÉtoile du berger ou l'J^. du soir, parce qu'elle paraît le soir à l'occident.
HESPÉRIDES, c-à-d. Occidentales, filles d'Atlas et d'Hespéris, étaient au nombre de trois : fifflé, Aiéthuse, et Hyperéthuse. Elles possédaient un beau jardin rempli ae fruits de toute espèce, surtout de pommes d'or (oranges), etplacésousla garde d'un draeon^ cent tètes, fils de la Terre. Hercule, par Perdre a'Burysthée , se transporta dans le jardin des Hespérides, tua le dragon, rapporta les pommes d'or, et accom-
{)lit ainsi le douzième de ses travaux. On n'est nulement d'accord sur le lieu qu'habitaient les Hespérides : le plus grand nombre des traditions le placent dans la Mauritaine, au pied de l'Atlas^ d'autres dans la Cyrénalque, où l'on trouve une ville d'Hespéris (depuis Bérénice), ou en Espagne près de (}ades (Cadix) , ou même oans les tles Fortunées (ou Canaries), qu'on nommait îles des Hespérides.
HESPÉRIE, Hesperiç^, c.-à-d. Y Occidentale j nom donné d'abord par les Grecs à l'Italie, fut ensuite appliqué par eux à l'Hispanie, quand leurs connaissances en géographie s'étendirent plus à l'ouest.
HESS (J. J.), théologien protestant, né à Zurich en 1741. m. en 1828, se distingua comme prédicateur et devint doyen du clergé dans sa ville natale. On a de lui : Histoire des trois dernières années de la i;ted« J.-C.,Zurich, 1772; Hist, des Apôtres, nib\ Hist^des^ Israélites, 1776-86.
en allemand Hessen, région de l'Allema-
gne^ comprise entre le Rhin, le Mein et le Weser, habitée jadis par les Hassii, branche de la nation des (^ttes, a donné son nom à une maison souveraine, sortie elle-même de celle de Thurin^e. Dès le temps de Charlemagne , on trouve des seigneurs ou comtes de Hesse héréditaires , appelés presque tous Wemer ou Gison. L'héritière de Gison IV porta en 1130 ses domaines dans la maison de Thurmge; mais en 1263, ils en furent détachés, avec le titro de landgraviat, en faveur de Henri I (F. ci-après HESSB-CA8SEL). En 1567 , à la mort de Philippe le Magnanime, les landgraves de Hesse se partagèrent en plusieurs branches, dont deux, celles d»Hesse-Cassel^X de Hesse-Darmstadi, existent encore. De cette dernière se détacha en 1596 la branche de Hesse-Homhourg, également souveraine aujourd'hui. lyautres lignes cadettes apanagées, mais non souveraines, sont encore issues de la maison de Hesse. Les deux principales, sorties toutes deux de la branche de Cassel , sonc
flËSSE
HESSË
celles de Heue'Bheinfels-Rothenbourgy fondée en 1 677 ^éteinteen 1834, etde Heue-PkUippstKal, fondée en 1864, et divisée actuellement en deux rameaux: llesse'PhUijfpsthal et nesse-PhUippstkal'Barchfeid.
HESSB-GASSBL OU UBSSI-tLICTORALE, anciOU fitat
de la Confédération germanique^ borné au N. parle gouYt prussiende Uinden et le Hanovre, àl'E. par le gouvt prussien d'Erfurt, le grand-duché de Saxe- Weimar, au S. E. par U Bavière, au S. 0. -par le grand-duché de Hesse-Darmstadtyàl'O. parla principauté de Waldeck : 110 kil. sur 230; 755000 h.; ch.-l. CasseL Cet Ët&t était divisé en 4 provinces : Hte-Eesse, B.-Hesse, grand-duché de Fulde, et principauté de Hanau ; oh.-lz, Cassai, Marbourg, Fulde et Hanau. La Hease Alactorale forme un plateau montagneux; elle est presque tout entière couverte de forfits; le climat j est fort rude. La Fulde, la Werra, leMein, la Lann, le Diemel, sont les principales rivières qui TarrosenL On v cultive le tabac, les céréales, le lin, les légumes, les fruits et la vigne (au sud). Le sol renferme beaucoup de sel et de houille, du fer, du cuivre, de Talun, du vitriol, de la cnauxy etc. Industrie active en toiles, tuiles. fsQence. orfèvrerie, etc. Commerce de transit consiaécable, laeilité par plusieurs chemins de fer. Le gouvernement était monarchique constitutionneL La religion protestante est professée par la majorité des habitants. On compte plusieurs établissements d'instruction, dont le plus important est TUniversité ie UarbouK. L*électorat avait 3 voix dans les assemblées générales de la diète. ^ Henri I, dit VSnfanl, premier landgrave de Hesse (1263), était fils d'un duc de Brabant et d*ime fille du landgrave de Thuringe: il fut dédarè prince d'empire par Temp. Adolphe de Nassau en 1392, et établit sa résidence à CasseL Ses descendants régnèrent d'abord sur toute la Hesse jusqu'à Philippe le Magnanime, qui, en mourant (1667), partagea ses domaines entre ses 4 fils. L'alnè, Ouiillaiime IV, le Sage, eut Cassel et la moitié de tout l'héritage : c'est lui qui est le fondateur de la maison de Hesse-Cassel. Il accrut ses domaines, et mourut en 1593. Maurice, son successeur, perdit Marbourg , et fut forcé par son fils Guillaume Y d'abdiouer (1637). Guillaume s'unit à U France et à la Suède pendant la guerre de Trente ans, et laissa en mourant (1637) un fils mineur sous la tutelle de sa veuve. Celle-ci gouverna avec sagesse, et acquit Tabbaye d'Hersfeld et une partie du comté de Schauenbouig. Un de ses descendants, Frédéric de Hesse-Cassel , épousa Ulrique Béonore de Suède, sœur et héritière de Charles XII, et occupa le trône de Suèd» (1730-1751). En 1801, Guillaume IX perdit Saint-Goar et Rheinfels par le traité de Lunéville. Kn 1803, il reçut le titre d'J^ieefeur, sous le nom de Guillaume I. Allié douteux de Napoléon , il vit ses £uts envahis en 1806 : ils fUrent partagés entre k Westphalie et le grand-duché de Francfort. Il les recouvra eu 1813 et 1814, et garda le titre d'Électeur y quoique ce titre se trouvât sans objet, l'empire d'Allemagne n'existant plus. U eut pour successeur en 1831, son fils Guillaume II, dont la mauvaise administration donna naissance & des troubles fréquents, et qui se vit forcé en 1831 de donner une constitution libérale. Sous Frédéric-Guillaume I, qui lui succéda en 1847, éclatèrent de nouveaux troubles : il les apaisa momentanément en accordant des reformes (1849), qu'il ne tarda pas A rétracter (1853). Depuis 1866, la Hesse Electorale, annexée A la Prusse, y forme le district de Cassel. HB85i-DÂaii5TADT (GRANi>-DUCHi db), filât de l'Allemagne du Sud, borné au N. parles districts prussiensde Cassel et de Wiesbeden, Al'E. parla Bavière, au S. E. par le gr.-duché de Bade, au S. par |a Ba- ▼ière rhénane, A 1*0. par les gouv. prussiens de Goblenta et d'Arensberg. Avant 1 866, la prov. de Hanau^
3ui appartenait à la Hesse-Electorale, séparait le gr.uchô de Hesse en deux portions presque égales, l'une au N. (90 kil. sur 55), l'autre au S. (95 kil.
sur 60). On y comptait 860000 h. (dont un quart catholiques); capit. générale, Darmstadt. A la suite des événements de 1866, le grand-duc de Hesse a cédé A la Prusse la Hesse supérieure (au N. du Mein), et acquis en échange Quelques parties de l'anc. Hesse-Electorale, et de 1 anc. duché de Nassau. — Le pays est arrosé par le Rhin, qui y reçoit U Mein et la Nane ; par le Neckar, la Lann, la Fulde, le Schwalmet l'Edder. Le sol est plat sur la rive droite du Rhin et sur la rive gauche du Mein ; le reste est coupé de différentes chaînes de montagnes, couTertes de forêts, et dont les principales sont celles de Tannus, Odenwald, Vogelsberg, Westerwald et Mont- Tonnerre. Climat doux et agréable. Les principales {)Tt>duction8 sont le blé, les pommes de terre, le lin, es graines oléagineuses, les fruits, le vin (sur les bords du Rhin). Les montagnes contiennent du fer, du cuivre, du grès, de la tourbe et des eaux minérales. L'industrie consiste en bonneterie, toiles, flanelle, draps et tanneries; commerce de transit et d'expédition. Le gouvernement, réglé par la charte de 1820, modifiée en 1848 et 1851, est constitutionnel. La Hesse- Darmstadt avait 3 voix dans Vassemblée générale de la diète. ~ Georges, 4* fils de Philippe Je Magnanime, qui régnait sur la Hess^ entière, fût le premier landgrave de Hesse-Danustadt (1567); il n'eut d'abord qu'un 8* des biens de son père : cette part -se composait de Darmstadt et de son territoire; mais il vit bientôt ses domaines s'agrandir par la mort de deux de ses frères, Philippe et Louis III. Louis V, fils de George, céda en 1595 A son frère Frédéric le territoire de Hombourg qui depuis forma un landgraviat distinct. Au siècle suiv. , George II céda Marbourg à la Hesse- Cassel. En 1801 , Louis X perdit une partie du comté de Lichtenberg et quelques autres districts sur la r. g. du Rhin; il reçut en échange le duché de Westphalie, Mayence et quelques portions du Palatinat; en 1806, il entra dans la Confédération du Rhin et changea son titre de landgrave en celui de grand-duc; il prit alors le nom de Louis I. Sn 1813. il entra dans la ligue contre la France. En 1815, il céda à la Prusse ce qu'il avait de la Westphalie , mais s'étendit sur les bords du Rhin. En 1816, il rendit aux landgraves de Hesse-Hombourg leur souveraineté, dont ils avaient été dépouillés en 1806 En 1820, il donna A son peuple une constituticn assez lil)érale. Ses successeurs, Louis II (1830), ei Louis III (1848), s'attirèrent des difficultés en retirant ou restreignant les libertés qu'il avait accordées.
UESSB-HOMBOtJRO (iaudgraviat dej, ancien Eut -U la Conféd. germanique, se composait du landgratiai de Homhourg, enclavé dans le grand-duché de Hesie-Darmstadt (Hte-Hesse), et &e la seigneur u deMessenheim, entre le cercle bavarois du Rhinjf gouvt prussien de Coblentz et la principauté oldeobourgeoise de Birkenfeld; 31 6 kil. carrés; 25000 h.; ch.-l. Hombourg. Sol peu riche, en partie montagneux; forêts nombreuses, quelques mines de fer et de houille ; culture bien entendue : grains, fruits en abondance. — Ce landgraviat fut détaché de celui de Hesse-Darmstadt en 1595 pour Louis V &i faveur de son frère cadet Frédéric. En 1806, il fut f)lacé sous la souveraineté de la Hesse-Dannstadt : es traités de 1815 le rétablirent comme Etat indépendant. Le ^uvt était monarchique; la Hesse- Hombourg avait voix dans les assemblées générales de la diète. Depuis 1866, il est annexé k la Prusse La religion est le Luthéranisme.
HESSE (Philippe, landgrave de), dit le Jfojpiaïunf, fils de Guillaume II, succéda k son père en 1509, n'étant âgé que de 5 ans, fut proclamé majeur à 14 ans; repoussa plusieurs invasions étrangères, réprima les Anabaptistes (1525), embrassa le Luthéranisme en 1526, signa en 1530 la confessio» d'Augsbourg, et fit toujours partie depuis de la ligue des princes protestants. II fut vaincu par Charles- Quint à Muhlberg (1547), fut 4 ans retenu prisonmer
HETM