‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 501 sur 578 · HERD · texte numérisé non relu

HERD

▼ant contenir 8000 spectateurs, une basilique, avec an portique de 1 2 oalonnes, la maison d'Argus, la villa dite des Papyrus. 4)n y a trouvé fort peu d'argent et fort peu de cadavres, preuve que les habitants avaient eu presque tous le t«mps de s'enfuir. Un musée a été formé à Naples pour recueillir les objets d'antiquité trouvés dans les fouiUes. On peut consulter sur les ruines d'Herculanum l'ouvraçe publiépar l'Académie de Naples sous le titre : ArUickità di Ercolano, 9 vol. in-fol., Naples, 1757-92, et celui de Guill. Zahn, plus récent et plus complet (1828-44).

HERCULE, le plus célèbre des héros de l'antiquité, était, selon la Fable, fils de Jupiter etd'Aicmène, femme d'Amphitryon , roi de Tirynthe, et petit-fils d'Alcèe (fils lui-même de Persée), ce qui le fait appeler Akide. Il naquitàThèbes. Il avait été conçu en même temps qu'Eurysthée, son cousin. Junon, qui le haî8sa.it à cause de l'infidélité dont il était le fruit, avait fait ju rer à Jupiter que celui des deux enfants qui naîtrait le premier aurait la supériorité sur l'autre, puis elle avait avancé la naissance d'Rurysthée, afin de lui assurer la supériorité. Dès qu'Hercule fut né, elle envoya deux serpents pour le dévorer: mais l'enfant les étoufia de ses mains. Hercule devint en peu de temps d'une taille et d'une force extraordinaires, et se distingua par une foule d'exploits. Obligé par le destin d'obéir à Eurysthée, devenu roi de Mycônes, il entreprit par les ordres oe ce prince ces travaux périlleux qui sont connus sous le nom des Douxe travaux d'Hercule : il étouffa le lion de Némée, tua le sanglier d'Érymanthe et l'hydre deLerne, perça de ses flèches les oiseaux du lac stymphale, dompta le taureau de Crête, tuabiomêde, roi de Thrace, qui nourrissait ses chevaux de chair humaine, enleva les bœufs de Géryon et les pommes d'or des Hespérides, atteignit la biche aux pieds d'airain, nettoya les établesd'Augias , défit les Amazones et fit prisonnière leur reine Hippolyte; tira Thésée des enfers et traîna Cerbère à la lumière du jour. Outre ces douze travaux, il exécuta une foule d'autres exploits : il lutta contre le géant ADtée en Egypte, contre le brigand Cacus en Italie, contre les Centaures en Thessalie, et rendit Alceste à la lumière; il sépara les montagnes de Galpô et d'Abyla, qui auparavant étaient réunies et qui formèrent depuis ce qu'on a nommé les Colonnes <r^ercu/e, tua le centaure Nessus, qui voulait enlever Déjanire, sa femme, délia Prométhée enchaîné sur le Caucase, délivra d'un monstre marin Hésione, fille de Laomédon, tua ce môme Laomédon et prit Troie pour punir ce roi parjure de lui avoir refusé la récompense promise; il s'empara dePylos, d'Œchalie, etc. Ayant emmené d'Œchalie lole, fille d'Eurvte, il se disposait à épouser cette princesse, quand Déjanire, sa l'* femme, se voyant délaissée, lui envoya une tunique teinte du sang empoisonné du centaure Nessus, croyant ce présent propre à le ramener à elle. Mais Hercule ne se fut pas plus tôt revêtu de cette robe qu'elle se colla sur sa peau et le déchira cruellement : ne pouvant supporter ses souffrances, il éleva un immense bûcher sur le mont Œta, et s'y brûla. Philoctète, son ami, reçut son arc et ses flèches et recueiUit ses cendres. Jupiter plaça le héros au ciel et lui donna Hébé pour épouse. Hercule eut plusieurs femmes, dont les plus connues sont Mégare, qu'il tua dans un accès de fureur, et Déjanire, dont il eut Hyllus. Il aima Omphale, reine de Lydie, et fila à ses pieds pour obtenir ses faveurs. Hercule avait été exclu de ses £tats héréditaires par Eurysthée : après sa mort, les Héraclides, ses descendants, firent de nombreux efforts pour les reconquérir, mais ils ne parvinrent à y rentrer qu'en 1 190 av. J.-C. ( F. héraclides).— Le çrand nombre des exploits qu'on attribue à Hercule fait croire qu'il a existé plusieurs personnages de ce nom. Yarron en compte jusqu'à 43. Diodore en reconnaît 3 ; Cicéron en distingue 6, dont ) grecs, un 4* Ëgyptien,filsdu Nil, un 5*Crétois, et un Indien, appelé aussi Bélus. Les Grecs ont cru retrouver leur Hercule dans tous les pays qu'ils ont parcourus :

ils l'ont vu sous les traits du Bel ou Baal de Syrie, du Melkart de Tyr, du Djom égyptien, du Rama hindou, de rogmios gaulois. Quoi qu'il en soit, on doit au moins distinguer : l^'un Hercule-dieu, dont le culte serait originaire d'Orient et qui ne serait que la personnification du peuple phénicien et de ses migrations; 2* un Hercule-roi.issu de la famille de Persée et tige des Héraclides, auquel on a prêté tous les exploits merveilleux et allégoriques de l'Hercule-dieu. On place celui-ci au xiii* ou au xiv* s. av. j.-C. (on le fait naître vers 1330 ou en 1262). Quelques savants ne voient dans Hercule qu'un personnage allégorique, et le confondent avec le soleil : ses douze travaux représenteraient les douze mois ou les douze signes du Zodiaque. Le plus souvent on fait d'Hercule le type de la force et du courage. Une ingénieuse allégorie, attribuée à Prodicus, le représente hésitant, au début de la vie, entre la Vertu et le Vice, Minerve et Vénus, et se décidant pour la Vertu. La plus belle représentation que l'aniiquité nous ait laissée d'Hercule est V Hercule Famèse, œuvre de Glycon, actuellement à Naples : le héros est appuyé sur sa massue, et tient à la main les pommes d'or du jardin des Hespérides.

HERCULE (Maximien), empereur. F. maximien.

HERCULE D'KSTE. V, ESTE.

HERCULE (Les Colonnes d'). Les anciens nommaient ainsi les deux monts Abyla et Calpé (le 1*' en Afrique et le 2* en Espagne), qui jadis, dit-on, ne formaient qu'unq seule montagne et (ju'Herculesé-

{)ara pour faire communiquer la Méditerranée avec 'Océan. C'était, selon la Fahle, le point où le héros s'était arrêté dans ses voyages. On croit que les véritables colonnes d'Hercule ne sont que les deux colonnes du temple de Melkart à Gadès, colonnes qu'on retrouve dans tous les temples phéniciens.

HERCULES PORTUS, nom commun à plusieurs ports dont la fondation était attribuée à Hercule. Les principaux sont : 1* Herculii Cosani portus^ auj. Porto-Ercole , petite ville de l'Ktrurie mérid. , près de Cosa, à laquelle elle servait de port; 2* Uereulis Liburni portuSy lieu de l'Ëtrurie septent., au S. de l'emb. de l'Arnus, et sur l'emplacement où est auj. Livoume; 3* Herculis Monoect porttu ^ auj. Jf onaco, ville de Ligune. auprès de iVfca?a (Nice).

HERCYNIENNE (forêt), Uercynia St7oa, immense forêt qui couvrait presaue toute la Germanie, s'étendait du Rhin à l'Erzgebirge {Hercynii Montes) et au Bœhmerwald {Gabreta mons). La Forêt-Noire, ainsi

aue les bois qui couvrent les montagnes du Hartz et e l'Erzgebirge, n'en sont que des restes. Har%, Er% sont probablement les radicaux du mot Hercunia. HERDER (J. GOTTPRiED), écrivain, né en 1744 à Mohrungen (Prusse orient.) , d'une famille pauvre, mort en 1803, était fils d'un simple maître d'école, et s'éleva par ses seuls efforts. Il embrassa l'état ecclésiastique, fut successivement prédicateur à Rica, à Schaumbourg-Lippe, à Weimar, et devint président du consistoire de cette dernière ville. Il s'exerça dans les genres les plus divers et laissa une foule d'écrits qui se rattachent soit à la religion et à la théologie, soit à la philosophie, soit à l'histoire, à l'archéologie, à la littérature et aux arts, et dont le recueil, publié après sa mort par Ch. G. Hejrne et Mûller, ne forme pas moins de 45 vol. in-8, Tubingue, 1805-10. Le plus célèbre est intitulé : Idées sur la philosophie de Vhistoire de V humanité (trad. par Ouinet, 1827) :il y montre la marche progressive de rhumanité et tftche de dévoiler les desseins de la Providence sur l'homme. On remarque en outre son Hist. de la poésie des Hébreux (trad. par Mme Carlowitz, 1850), ses Dissertations sur la langue allemande ; —Sur les rapports de la poésie allemande avec celle des Orientaux; — Sut la théorie du beau dans les arts ; — Sur les causes de la décadence du goût: et des Sermons, pleins d'onction, qui l'ont fait appeler le Fénelon de CAUemagne. En philosophie, il combattit Kant et tenu de réhabiliter Spinosa,

BËRl

HERM

mais avec peu de succès. Herder est surtout un écrivain éloquent, d'une imagination riche et féconde, d'un esprit plus étendu que profond , animé de pensées noDies et généreuses, mais peu rigoureux et souvent superficiel.

HERDONÊË, Herdonea, auj. Àrdona^ anc. v. de TApuIie, au centre, près du Cerbalus(auj. Cervaro). Annibal Y remporta une vict. en 212 av. J.-C. sur Fulvius Flaccus, et en 210 sur Centumalus.

HERDONIUS (Appius) , citoyen romain , Sabin de naissance , voulut usurper le souverain pouvoir : il réussit à s'emparer du Capitole avec une troupe d'exilés ou d'esclaves; mais il y fut assiégé et périt dans le combat, 460 ans av. J.-C. On soupçonna Céson, filsdeCincinnatus, d'être son complice.

HÉRÊENS (monts), Herxi montes^ auj. monts Sort, chaîne de mOnt. de Sicile, au N. £., hait les monts Nébrodes aux monts Pélorien^.

IfKREFORI), V. d'Angleterre, ch.-l. du comté d'Hereford. sur la Wye, à 216 kil. N. 0. de Londres; iOOOO hab. Ëvêché anglican. Cathédrale, palais épiscopal, bibliothèque, etc. Place forte au temps des Saxons. Elle souffrit beaucoup pendant la guerre des Deux-Roses et sous Charles I. Patrie de Garrick. -~ Le comté, situé au S. 0. de l'Angleterre, entre ceux de Salop, Glocester, Honmouth, Worcester, Brecknock, Radnor, a 60 kil. sur 53. et 115 000 nab. Aspects charmants, sol fertile, forôts, culture parfaite, bestiaux et moutons recherchés. Ce comté faisait partie, sous les Romains, du pays des Silures, et sous les Saxons du roy. de Mercie.

UEREFORD (comtes d'). F. devereitx.

UERENNIUS (PONTitJs), général samnite, attira 2 armées romaines dans le oéfiié de Caudium, et les fit passer sous le ioug {Fourches Caudines), l'an 321 av. J.-G. Vaincu l'année suivante par le consul Publilius Philo, il essuya à soù tour, avec 7000 des siens, l'humiliation qu'il avait imposée aux Romains. Vaincu de nouveau et pris en 292 par Q. Fabius Maximus, il omA le triomphe du vainqueur, puis fut mis à mort.

BERENNius (C), Romain à qm est adressé la Rhétorique ad Herennium, attribuée àCicéron. On ne sait rien de cet Herenniua, et l'on doute fort que la Rhétorique qui lui est adressée soit de Cicéron; on l'attribue à Antonius Gnipho ou àComificius.

HERËNTHALS, v. de Belgique (Anvers), à 32 kil. E. d'Anvers, sur la Pelite-îSèihe; 3500 hab. Draps, dentelles, distilleries, corroieries. Ville très ancienne; elle portait autrefois le nom de St-Vaudru.

HÉRÉSIE. F., dans notre Dicl. univ, des Sciences, l'article Hérésie, et, dans celui-ci, les noms particuliers des principales hérésies et des hérésiarques.

UERFORD, V. des États prussiens (Westphalie), au confluent de l'Aa et de la Werra. à 24 kil. S. 0. de Miaden, 7000 hab. Jadis forte. Trib., gymnase, musée d'antiquités westphalienoes. On v voit un mausolée en l'honneur de Witikind. érige par Charles IV en 1377 à Enger, et transporté a Herford en 1414.

UERHAN (L. Etienne), imorimeur et fondeur en caractères, né à Paris en 1768, m. en 1853, a attaché son nom à un ingénieux procédé de stôréotypie. Au lieu de composer la /^toncne m^« avec des caractères mobiles en relief, il eut l'idée de s6 servir à cet effet de caractères de bronze en creux {lettresmatrices), que le compositeur réunissait comme des caractères ordinaires, pour en former des pages : c'est sur ces matrices paginaires, comme il les appelait, qu'il obtenait directement le cliché en frappant à froid à l'aide d'un mouton. Ce procédé, d'après lequel il donna de belles éditions de nos classiques, ayant dû être abandonné comme trop dispendieux, Herhan s'associa avec Pierre et rirmm Didot, et concourut avec eux au perfectionnement du procédé de stéréotypie qui a .prévalu.

HÉRIGART de THURY, ingénieur, né en 1777 à Thury près de Senlis, m. en 1854, fut, sous Napoléon I, ingénieur en chef des mines et directeur des travaux publics du dép. de la Seine, exêcuU, entre

autres grands travaux, ceux oui furent (^à oetta époque dans les Catacombes de P^ris, fat admis en 1824 à l'Institut, présida la Société d'agricuLiure, et siégea de 1815 à 1830 à la Chambre des Députés. 11 a écrit sur la minéralogie et la géologie et a doané une intéressante Description des Catacomba^ 1815.

HÉRICOURT, ch.-l. de cant. (H.-Sadne), sur la Luzenne, à 26 k. 8. E. de Lure; 3500 hab. Siatior.. Église protestante, anc. château. Toiles, filatures de coton, non nete rie. Quincailleries, etc.

HÉRICOURT (L. de) , jurisconsulte, né àSoisions en 1687, d'une anc. famille de Picardie, m. en lîài, entra dans la Congrégation de l'Oratoire, ne s'en fit pas moins recevoir avocat au parlement de Paris, et devint le plus savant canoniste de la France : il était zélé gallican. Ses principaux ouvrages sont : lois ecclésiastiques de France^ Paris, 1719 et 1771; Traité de la vente des immeubles par décrett 1727; Coutume de Vermandois, 1728. On lui doit aussi ud Abrégé de la discipline de V Église du P, Thomass»,

HERISAtT, V. de Suisse (Appenzell) , un des3 ch.1. des Rhodes extérieures, à 11 kiLN. Û. d' Appenzell; 8000 hab. Aux env., ruines des châteaux de Schwaoberg et de Rosenberg ; sources sulfureuses et baim de Heinrichsbad.

HÉRISSANT (L. Théod.), dipbmaie et littérateur, né à Paris en 1743, m. en lôll, était fils d'un imprimeur. Reçu avocat en 1765, il alla étudier le droit Kermanique en Allemagne, fut nommé secrétaire i la légation de la diète de Katisbonne (1772), pui^ conseiller de légation et chargé d'aâaires, revint en 1792 à Paris, et se voua dès hors exclusivement aux lettres. On a de lui : les Éloges de Caylus, de Joiy de Fleury et du duc d^OrléanSj régent; des Fables d discours «r» vers, 1733, in-12. Il a coopéré à \^ Bibliothèque historique de la France, «t à la Bibliothèque de société de ChamforL — Son frère. L AqL Hérissant, né en 1745, s'était déià distingué comma médecin et littérateur , lorsqu'il mourut à 24 ans. On lui doit des Éloges de Gonthier d'Andemach et de Ducange, un poème lat. sur Vlmprimerieei h Bibliothèque physique de la France , liste des ouvrages français qui traitent de l'histoire naturelle, 1771.

HÉRISSANT DES CARRiiaES (J. Thomas) , professeu: de langue française, né à Paris vers 1742, m. en lè.'0 à Croydon , près de Londres, est auteur d'ouvra^» élémentaireâ, dont les principaux sont: Précisât Vhistoire de Franu, en français et en anglais, Lo^*-

d: Angle et a donné une édition augmentée du X)icttoJuuitr< anglais-français de Boyer.

HÉRISSON, ch.-l. de cant: (Allier), à24kiLN.E. de Moniluçon; 1400 h. Plumes à écrire.

HÉRISTAL, V. de Belgique (Liège) , sur la Ueaseï j à 6 kU. N. £. de Liège ; 6000 hab. Houillières, acier pour bijouterie, ustensiles de fer. Anc. place forte. | qui fut la résidence de la famille d'Uéristai et des premiers rois delà 2* race; elle fut ensuite compn:s« dans le duché de Basse-Lotharingie (fi.-Lorraiaej, et devint plus tard l'apanage des nls puînés des duc^ de Brabant. En 1546 elle fut réunie aux domaines des princes de Liège, dont elle a depuis suivi la destinée.

HÉRISTAL (Maison d'), maison iliusUre d'où sorut la dynastie des Carlovingiens, a eu pour fondateurs Pépin, sire d'Héristal, maire du palais sous Thierry lH-

r. PEPIN et CARLOVINGIENS.

HERJILEUM PROM., c-à-d. Cap de Mercufi, nom commun à plusieurs caps dans l'antiquité. Les priocipaux sont les caps nommés aui. Délia Cacca, ea Sardaigne; — léni-hissar, dans le détroit de Cjnstantinople sur la côte européenne: — Cap Boa, dafl» l'Etat de Tunis, au N. E., vis-à-vis de la Sicile.

HERMANARIC, roi goth, de U famille desAPUles, né vers 280 de J.-C, succéda à Gébéric, régn* de 336 à 376, soumit les Hérules, les Vende*' ^^ Estyens, et recula les limites de l'empire de&ùdioi

HERM

HERn

Jusqu'au Don, k la Tbeiss, au Danube et à la Balticrue. Vaincu parles hordes innombrables des Huns, u se donna la mort pourne pas survivre à sa défaite. HERMANGB, vge de Suisse, k 14 kil. N. Ë. do Genève; 400 bab. Âne. ville forte, détruite à la fin du IV* s. par les Bourguignons. Hebâtie par la reine Uermangarde (d*où son nom), elle fut Lrûlée par les Bernois au xvi* siôcle.

HERMANDAD (la SAINTE-), du latin germanitatt confrérie. On nomma ainsi en Espagne, surtout en Castille. une association d'officiers de police , tirés de Tordre des bourgeois et cbarsés de veiller à la sûreté des routes. Elle fut établie dans le royaume de Castille en 1486; elle avait trois résidences princi' pales : Tolède, Ciudad-Rodrigo et Talavera. Elle fut dans la suite transformée en une milice chargée d'exécuter les ordres de Tinquisition.

HERMANFROI, l'un des fils de Bazin , roi de Thuringe, hérita du tiers de ce royaume à la mort de son père. Mais, poussé par les conseils de sa femme Amalbergue, nièce de Théodoric le Grand, il s'empara du royaume entier, en faisant périr ses deux frères, Bertaire et Balderic. Pour renverser ce dernier, il avait été secondé par Thierrî, roi de Metz; mais, ayant refusé d'admettre ce prince au partage du nutin, il fut attaqué en 528, perdit toute la Thurmge, aui fut réunie a l'empire des Francs, et fut précipité en &30 du haut des myrs de Tolbiac. HERMANGARDB , 2" femme de Gbarlemagne, était fille de Didier, roi'das Lombards. Elle futt^épudiée en 771. après un an de mariage. — 1'* femme de Louis le Débonnaire^ fut mère de Lothaire, Pépin et Louis. C'est elle aui par ses oonseils perfides détermina à se soumettre Bernard, roi d'Italie, révolté contre son père. ^ ïHUe de Louis II , roi d'Italie et empereur d'Occident, épouaa en 879 Boson, roi de la Bourgogne Gifljurane et soutint un siéj^ de 2 ans dans Vienne contre les rois francs Louis Ili et Garioman. Devenue veuve en 888, elle conserva la régence du roy. de Bourgogne jusqu'à l'avènement de son fib Louis l'Aveugle, et se retira alors dans un cmivent. HEAMANN, néros germain. K arminius.

HBRMAKN DB LuxsMBOURO , dit k ^offaûi, comte de Salms, et fils de Gilbert, comte de Luxembourff, fut élu roi des Romains en 1081 , après U mort de Rodolphe de Souabe. par les Saions révoltés contre l'empereur Henri lY, fut couronné à Goslar et se .soutint quelque temps; mais abandonné de ses partisans, u fut forcé de se réfugier en Lorraine. 11 mourut à Metz en 1088.

taERMANN, landgrave de Tburlnge de U90à 1216, fils du landgrave Louis de Fer^ fut nommé comte palatin de Saxe à la place de Henri le Lion, mis au i)an de l'empire, et contribua k faire nommer empereur Frédéric II. Ce prince aimait les lettres, et il figure lui-même parmi les minnesinger. C'est sous son règne et dans sa résidence même qu'eut lieu, en 1207, le célèbre concours poétique connu sous le nom de Combat de Wartbourg.

HERMANN, sumommè Ccntractus à cause de la contraction de ses membres, moine de Reichenau, né eu 1013, m. en ia54, a laissé sous le titre de ChronicoH de eex jnUUibuM mundi , une chronique importante , surtout pour l'histoire des z* et xi* siècles. Imprimée pour la l'* fois, mais d'une manière incomplète, à Bàle» U25, elle a été publiée en entier par Ussermann en 1792 et par Perte (dans ieibMonumenta Germantes), On aencored'Hermann : Op%igcula mueiea: De mensura aeirolÊbiij etc.

«BBiiANN (Godefroi), philologue, né à Leipsick en 1772, mort en 1848, se forma sous Reix, eon parent, professa successivement la philosophie, l'éloquence et la poésie k l'Université de Leipsick^ fonda en 1819 la Société grecque , et contribua puissamment par cette fondation, ainsi que par ses cours et ses écnts, aux progrès de la philologie. Décoré dés 1816 de l'ordre au Mérite civil, puis anobli par le roi de Saxe, il fut en 183& nommé associé étranger de TA-

cadémie des inscriptions. S«e travaux ont eu prmcipalement pour objet la minrique dee anciens, dont il réussit en partie k débrouiller le chaos; il publia dans ce but : De Metrie pœiairwn grœeonm et romanorum , 1796; Manuel de métrique (allem.) , 1798; Slemenla dœtrimsB inetricm^ 1816, ouvrage dont il donna lui-même un abrégé en 18I8« On liii doit en outre d'excellents travaux sur la Grammaire grecque y sur las DialeeUt, sur la MythologiB pftntttive; de bonnes éditions des Orphi^iee (1806), des ^Tymnat d^amnére (1806), et des Tre^gëdiee d*StehyU ( 1 862 , posthume).

UERMANNSTADT^CtM'Htiimen latin mod., une des2 capit.de iaTnnsylvanie,ch.4. du pays dee Saxon s et du cercle d'Hermannstadt, sur leCiDln , à U5 k. 8. E. de Klausenburg; 22 000 bah. Siège de la diète des Saxons et du gouverneur militaire; évèché grec; consistoire luthérien; tribunal d'appel; maison d'orphelins; lycée; bibliothèque et musée. Aspect gothique ; belle plaœ ; arsenal, hôtel de ville . hôtel des états, palais de Bruckenthal^ caserne , tnéfttre. Draps, laines, mousselines, chapeaux, papier, poudre, etc. Cette v. fut fondée en 11 60 -par des Saxons. — Le cercle d'Hermannstadt, entre ceux de Reissmarkt, de Leschkiroh et de Weissembourg et iu Valachie, compte env. 320 000 hab.

HKBMANRIC. F. HERMANAâlC.

HEEMANT (Jean), curé de lialtot près de Bayeux , né en 16&0 àCaen, mort en 1725, a laissé, outre un recueil d'Homélies ^ plusieurs abrégés qui eurent du succès : Hittoiré det cofictiet, Rouen, 1695; Hiêt, de VétabUseemefU des ordres rdigieu» et des congrégatùmt de V Enlise, 1697 : HisU des ordres militaires et des ordres de chevalerie, 1698; HisU deshifrésieé, 1717. On lui doitaussi une Uist du diocèse de Mayeut^ Gaen, 170&. Il inclinait au Jansénisme.

HERBIAPRaODlTE, file de IfereUre (Hermès) et de Vénus (Aphrodite). Un jour qu'il se baignait dans une fontaine, la Naïade qui y présidait conçut pour lui de l'amour, et pria les oieux d'unir tellement leurs corps que désormais ils n'en fissent plus qu'un ce vœu lut exaucé, et Hermaphrodite conserva depuis les attributs des deux sexes. ** F. salmàcis.

HERMAS (S.), chrétien du i*' siècle,* que l'on croit disciple de S« Paul et habitant de Rome, est auteur d'un ouvra^ grec intitulé : h Pasteur^ divisé en trois parties (les Tisimu^ les Préceptes et les SimiUtudes)f qui est un des plus anciens monuments du Christianisme et qui a joui d'une grande autorité. 11 écrivait vers l'an 92. On a perdu l'original grec du Pasteur; il n'en reste qu'une version latine, que Gotelier a insérée dans ses Monuments des temps apostoliques y Paris, 1672; il a été trad. en franc, par Legras, de l'Oratoire, 1717. On a annoncé en 18Ô& que l'criç^inal grec avait été retrouvé , avec une traduction éthiopique. S. Hermas est honoré par les Grecs le 18 mars et par les Latins le 9 mai.

HBRMENAULT (L'), ch.-L de c. (Vendée), à 9 kil. N. 0. de Fontçnay-4&€omte; 600 hab.

HERMENT, ch.-l. de o. (Puy-de-Dôme), près de la Sioule, à 45 ktl. 0. de (Uermont-Verrand ; 800 li. C'était jadis une baronnie. qui appartint en dernier lieu à la maison de Ronan Sounise.

HERMÈS, nom de Mercure chez les Grecs. L'Hermès grec était surtout révéré oomme dieu de la parole et de l'ékHiuenoe : on le représentait sous la figure d'uB homme de la beuehe duquri sortaient de petites chaînes qui aboutissaient nui oreilles de ses auditeurs pour les enchaîner. — Les Grecs donnaient aussi le nom d'Hermét à une sorte de pilastres surmontés d'une tète de ce dien, «t que l'on plaçait dans les grands chemins et les carrefom.

UBRHfts TRifluèGUTB <o.-è-<L Merours froés fois grand) y le Thotk ou Mercure des Egyptiens, personnage fabuleux, que les figyptiens et d'après eux les Grecs regardaient comme k père de toutes les sciences, le législateur et le bienfaiteur de l'figypte, et que l'on place dans le xx* siècle av. J.-C. Un luj

HERM

HBKM

ttttrilmait ririvention du langage, de l'alphabet, de Vteriture, de la géométrie, de Tarithmétique, de rastronomie, de fa médecine : il était IMnstituteur de la religion et des cérémonies, le créateur de la sculpture, de l'architecture, de la musique, enfin de tous les arts; on lui rapportait plus spécialement les sciences occultes : les alchimistes le regardaient comme leur |>atron. On lui attribuait une foule d'ouvrages relatifs à la religion ou aux sciences, qui sont connus sous le nom de Livres hermétiques, et que gardaient les prêtres égyptiens. Hermès Trismégiste oaralt avoir été à la fois pour les anciens le symbole de l'intelligence divine (le Logos de Platon) et la personnification du sacerdoce égyptien , auquel appartenait toute science. Il nous reste quelques-uns aes livres qu'on lui attribuait; le principal est le Pœmaûder (le pasteur), appelé vulgairement Pimander^ dialogue où il traite de la puissance et de la sagesse divine , de la nature des choses et de la création du monde). On en a une traduction ou rédaction grecque, qui fut apportée au xv* siècle de Macédoine à Florence par Léonard de Pistoie, et queCômede Médicis fit traduire en latin par Marsile Ficin (1491); elle fût publiée à Paris parTurnèhe, 1554, in-4, grec-latin, et trad. en franc., partie par de Foyx de Candale et G. de Préau , partie par G. Joly et Habert, 1557 et 1574, et à nouveau, avec notice par L. Menant, 1866. Ces livres sftnt apocryphes.

H BRM Ès (George), théologien catholique, né en 1 775 à Dreyerwalde (Westphalie) , m. en 1831 , fut nommé

Î professeur au gymnase de Munster en 1798, puis procsseur de théologie dogmatique à l'université de la même ville <1807), et fût appelé en 1819 à l'Université de Bonn. Il obtint dans son enseignement les plus brillants succès; mais épuisé par ses travaux, il mourut avant le temps. Alliant la philosophie avec la théologie, Hermès tenta de substituer la raison à la foi , et voulut démontrer également la vérité intérieure et la vérité extérieure du Christianisme, espérant rapprocher ainsi les Catholiques et les Protestants; mais ses efforts n'obtinrent pas l'approbation du clergé catholique : il se vit désapprouvé par l 'archevêque de Cologne, et sa doctrine fut condamnée par un bref du pape en 1835. On a d'Hermès : Recherches sur la venté intérieure du Christianisme, Munster, 1805; Introduction philosophique à la théologie chrétienne catholiquey 1819-1829, et Dogmatique chrétienne catholique y publiée après sa mort, 1834. — Un autre Hermès, Auguste, né en 1736 à Magdebourg, m. en 1821 , s'est fait connaître comme théologien protestant et comme prédicateur. Il devint en 1780 conseiller au consistoire de QuedI imbourg D'abord piétiste, il embrassa plus tard le rationalisme. On a de lui, outre des Sermons ^ un Manuel de la religion j trad. en franc, par la reine Elisabeth de Prus.^^e, femme de Frédéric H, 1785.

HERMÊSIANAX , poète grec, natif de Golop bon, Horissait vers 336 av. J.-C. 11 avait laissé 3 livres (V Élégies adressées à sa maltresse, la courtisane Leontium. Athénée nous a transmis des fragments du III' livre. Schneidewin a publié les fragments d'H. dans les Poetœ elegiaci, Gœtt. . 1838.

HERMIAS , souverain d'Atame en Mysie, avait d'abord été esclave d'un certain Eubulus, qui s'était rendu maître d'Atame, après avoir secoué le joug du roi de Perse, et qui, l'ayant pris en affection , lui laissa ses Etats. Hermias avait dans sa jeunesse suivi les leçons d'Aristote : le philosophe se retira auprès de lui après la mort de Platon. Ayant refusé de payer tribut au roi de Perse Artaxerce Ochus, Hermias fut mis à mort par ce prince, 345 av. J.-G. Il avait une sœur, Pythias, que sa mort laissait san8*secours : Aristote l'épousa. Ce philosophe a célébré les vertus d'Hermias dans un nymne admirable, qui nous a été conservé; il lui érigea un monument dans Atarne. UBRMiAS, philosophe chrétien duu* siècle, est auteur d'un ouvrage grec, où il traite des principes des 4oaes. de l'ftme, de la divinité, et combat les opi-

nions des sages du paganisme en montrant leurs contradictions. Cet écrit, intitulé : Destruction des philosophes ^ a été imprimé avec une version latine il€ J. J. Fugger à Zurich, 1560, in-f., à Paris, 1624, in-f. . à Leyde, 1840, par Menzel; et, avec une trad. franc . à la suite de vOctanius ae Péricaud, Lyon, 1842 L'abbé Guillon l'a aussi trad. dans la Bihl. des Pêrei.

HERMINE (Ordre de r), ordre de chevalerie institué en 1381 par Jean V, duc de Bretagne, à roccasion de sa réconciliation avec la France et avec Clissob. L'insigne était un collier d'orchargé d'hermines, avec cette devise : À ma vie; on y ajouta ensuite un collier d'argent terminé par une hermine pendante.

HERMIONE, fille de Ménélas et d'Hélène, épousa Pyrrhus, roi d'Epire; mais, voyant que ce pnnce U négligeait pour Andromaque, sa captive, elle le lit assassiner à Delphes par Oreste, son cousin, qu'eUç" épousa bientôt après.

HERMiONB. divinité cabirique. F. harmonie.

HERMIONE, V. d'Argolide, sur la côte E. du golfe ArgQlique,capit. d'un petitBtatditr^ermtofiid^. beau lempie de Gérés; pourpre estimée. C'est auj. Castri.

HERMIONS , un des 3 grands peuples de la Germanie barbare. V. obrmanib.

HERMITAGE (1'). V. ermitags (1).

HERMOCRATE , général syracusain, eut beaucoup de part à la défaite des généraux athéniens Démosthène et Nicias, qui assiégeaient Svracuse (413). mais il se fit bannir pour a vgir conseillé de traiter les captifs avec humanité. Ayant essavé de rentrer à 8fracuse les armes à la main, il périt dans cette tentative, 407. Sa flUe fut épousée par Denys l'Ancien.

HERMODE , dieu Scandinave, un des fils d'Odin. était, comme Mercure, le messager des dieux.

HERMODORB, philosophe d'Ëphèse. ftit bduinide sa patrie, vint à Rome l'an 450 av. J.-C, conseilla aux Romains d'aller chercher tles lois en Grèce, et coopéra à la rédaction des Lois des Oou%e Tables.

UERM06ÈNE, rhéteur grec, né à Tarse en Cilicie. florissait vers l'an 180 de J -C. Dès l'âge de 15 ansii improvisait des discours qui attiraient à Tarse un

Srand concours d'étrangers; avant l'ftge de 24 ans avait publié une Rhétorique , plusieurs traités sur VArt oratoire f et des Exercices de rhétori<pi^ (Progymnasmata). Mais il perdit subitement la mémoire a 25 ans et tomba dans l'imbécillité. Il vécut cependant très-âgé. Ses ouvrages ont été imprimés dans le recueil des Rhéteurs grecs, Venise, 1608, in-fol., et dans les Rhetores grœci de Walz (Stuttgard, 1836); ils ont été traduits en latin, avec Commentaires^ par Gasp. Laurent, Genève, 1614. Veesenmeyer a publié à part à Nuremberg, 1812, les ProgymnasmaHa^ dont le texte grec n'a été retrouvé qu'en 1 791 , par Heereo.

HBBMOGÈNB TiOELLiDS , habile chantour, natif de Sardes, et favori d'Auguste, est plusieurs fois mentionné par Horace (Sdt. I, ii, 3; m, 4 et 129; iv, 72; IX, 25; X, 18, 80 et 90). U éUit affranchi.

HERMOGÊNB, Jurisconsultedu iv*siècle, forma, sous les règnes d'Honorius et de Théodose II, un Jleciieti de constitutions dit Codex hermogenianus, dont il reste des fragments, publiés par P. Pithou dans les Anciens JuruconsuUes, Paris, 1572.

HERMOLAUS, jeune Macédonien qui conspira contre Alexandre pour se venger d'un châtiment injurieux (il avait été fouetté publiquement). Ayant èié découvert, il subit la mort avec courage, 328 av. J.-C.

HBRMOLAUS BARBARDS. F. BARBARO.

HERMON, at^. Djebd-el-Djalk, chaîne de montagnes de la Palestine, était une ramification de l'Antiliban. On y distinguait : 1* VHermon major ^ qui commençait sur les limites de la Palestine et de la Cœlésyriê, séparait la tribu de Nephtali de la demitribu orientale de Manassé, et se terminait sur les bords du lac de Gènésareth; 2* rHermon miner, au S. 0. du lac de Gènésareth, dans la tribu de Zabuloa.

HERMONTHIS. auj. Ermonth, v. de l'Rgvpte ancienne (Thébalde), au S. 0. et près de Thèbes. sur la r. g. du Nil, était ch.-l. de nome. Belltts ruines.

fi£RO

HËRO

HEBMOPOUS, nom common à deux villes de r£gypte ancienne, où Ton vénérait particulièrement Toth (l'Hermès des Grecs). L'une, Hermvpolit moj^na, dans l'Heptanomide, à TO. et près du Nil, visà-vis d*Antinoe, sur les frontières de la Thébaîde, était ch.-l. de nome : on en voit les ruines près à'Ad^ mounein;— l'autre. HermopolUpavoa^ dans laB.- £gypte, sur le canal d'Alexandrie, près du lac Maréotis, est auj. Damanhowr,

HERMOPOLis, ch.-l. de ]!Ue de Syra. F. strâ.

HERMOTIME. de Glazomène, philosophe grec du v« siècle av. J. C. , fut, à ce qu'on croit, le maître d'Anaxagore. Les anciens en racontent mille choses merveilleuses : il pouvait prédire l'avenir et voir ce qui se passait dans les lieux éloignés; son âme se séparait de son corps, qui restait immobile et comme mort, et allait parcourir les espaces célestes, puis elle revenait et annonçait ce qu'elle avait vu oans son voyage aérien . Il fut un des premiers à distinguer l'esDrit de la matière et à démontrer que le monde est l'ouvrage d'une intelligence raisonnable.

HERMUNDCRES. BermunduH, peuple de Germanie, de la famille des Hermions, hutitait au S. de VAlbis (Elbe), entre la Sala et la chaîne hercynienne. Les Romains commerçaient avec eux, et les regardaient comme les plus civilisés des Barbares. En Tan 19 de J.-C, ils vainouirent Catualda, roi des Goths; en 51, ils battirent, les Quades; en 152, ils s'unirent aux Marcomans contre les Romains.

HERMUS, auj. le Saràbai ou le Kedous, fleuve de l'Asie-Mineuoe, prenait sa source en Phrygie audessous de Dorylée, traversait la Lydie, recevait le Cogame. le Pactole et l'Hyllus, et se jetait dans la mer figée prés de Smyme.

HERNATH, riv. de Hongrie, natt dans les monts Carpathes (comitat de Zips), arrose Jglo, Raschau, et tombe dans la Theiss à Kemsyeten, dans le comitat de Zemplin, après un cours de 225 kil.

HERNEUTBS. F. hbrjuihut et moraw (Frères).

HERNIQUBS, Hemiei , peuple du Latium, au S. E. de Rome, avait pour capit. Anagnia. Soumis par les Romains dès 486 av. J.-G., ils leur furent longtemps fidèles; cependant ils s'insurgèrent en 863 et 305.

HERNCÉSANB, v. de Suède, ch.-l. du Wester- Norrland,. dans l'Ile d'Hemœ et sur le golfe de Botnie, à 400 kiL N. de Stockholm; 2500 hab. Ëvêcbé luthérien^ gymnase, jardin botanicme. Chantier de construction, eau-de^vie de grains, nuile de graines, goudron, toue. — Plusieurs fois dévastée par les Russes (1710, 1714, 1721).

HfiRO, jeune fille de Sestos, prêtresse de Vénus, était aimée d'un jeune Grec d'Ab^dos, nommé Léandre, qui, toutes les nuits, traversait THellespont pour la visiter. Léandre ayant péri dans une tempête, Héro désespérée se précipita dans la mer. Les AmowM de Hiro et de Uandre ont été chantés par Musée.

HÉRODB, famille célèbre que l'on croit originaire de l'Idumée. et qui régna sur la Palestine après avoir enlevé le gouvernement de ce pays à la famille des Machabées. Elle a pour chef Antipater, Iduméen de nation et juif de religion, qui fut le principal ministre d'Hyrçim II, et qui sous ce prince faible usurpa toute l'autorité. Les principaux membres de cette lamillej après Antipater. sont Hérode« dit le Grand. (F. ci-après); — Hérode Antipater, fils d'Hérode le Grand et de Doris, sa l** femme, qui fût mis à mort par Hérode parce qu'il conspirait; — Aristobule, fils d'Hérode le Grand et de la belle Uariamne, fille d'Alexandra (il fut, ainsi que sa mère Mariamne et son frère Alexandre, mis à mort par son père qui les soupçonnait de conspirer; il laissa, entre autres enfants, Hérode- Agrippa I** et la belle Hérodiade); — Hérode-Philippe, fils d'Hérode le Grand et d'une autre Mariamne (fille du grand prêtre Simon) : il fut tétrarque de la Satanée, de la Gaulanitide et de la Trachonitide ; il épousa sa propre nièce, Hérodiade, et en eut Salomé la Danseuse ; — Hérode-Archélaûs, fils d'Hérode le Grand et de Malthacé qui succéda à

son père en Judée, puis fut relégué par Auguste dans les Gaules (F. arcbélaus); — Héroae-Antipas, autre fils d'Hérode le Grand et de Malthacé, qui fut tétrargue de Galilée et de Pérée, et mii fut le deuxième mari d'Hérodiade, précédemment femme de son frère Philippe; — Hérode-Agrippa I, petit-fils d'Hérode le Grand, par Aristobule, qui fut placé par Caligula sur le trône de Judée ;— Hérode-Agrippa II, fils d Hérode-Agrippa I , qui fût roi de Chalciae et de Batanée > et mourut ven ran 101 de J.-C. (F. ci-après). Il fut le dernier prince de la maison d'Hérode.

HéRODB, le Grand ou VAsealonitey roi des Juifs, né l'an 72 av. J.-G., à Ascalon, était fils d' Antipater,

Sremler ministre d'Hyrcan. H fut d'abord gouverneur e la Galilée pour les Romains. Pendant les guerres civiles, il s'attacha successivement à Gassius et à Antoine. Ce dernier le fit nommer par le sénat, d'aSord tétrarque, puis roi de la Judée, a la place de TAsmonéen Antigone II (40 av. J.-G.). Il fut obligé de faire la conquête de ses États, et n'entra dans Jérusalem qu'après avoir pris cette ville d'assaut, 37 av. J.-C« Après la mort d'Antoine, il sut plaire à Octave, oui Im laissa son trône, et même lui donna de nouvelles provinces. Dans sa reconnaissance, il institua des jeux en l'honneur de ce prince, lui dédia un temple et donna le nom de abatte (c-à-d. Auguste) à la v. de Sanuirie, qu'il fitreb&Ur. D'un caractère ombrageux et cruel, Hérode fit mettre à mort Mariamne, sa femme, qu'il avait éperdument aimée, Alexandre et Aristobule, fils qu'il avait eus de cette princesse, un autre de ses fils, Antipater, qu'il avait eu de Doris, sa première femme, et une foule de personnages éminents, qui excitaient ses soupçons. Avant appris

2u'il venait de nattre à Bethléem' un enfant auquel tait promis le royaume de la Judée, il fit exterminer tous les enfants mAles de Bethléem, qui étaient au-dessous de deux ans. Il mourut un an après la naissance de J.-C. Malgré ses crimes, Hérode eut queloues qualité; il releva les Juifs par son crédit auprès de l'empereur et par sa magnificence; dans une famine , il vendit toute sa vaisseue pour secourir ses sujets; enfin, ilfitreb&tirle temple (19 av. J.-C). Ses fitats furent partagés entre ses fils (F. ci-après). M. de Saulcy a donné une Hitt . d* Hérode, 1 867 , in-8.

HÉHOOT-ARCHRLAUS. fils d'HérodC, F. ARCHÉLAUS.

BËR0DI-ANTIPA8, fils d'Hérodo le Grand. A la mort de son père . il fut nommé par Auguste tétraroue de la Galilée; il jouit de la faveur de Tibère et bâtit en son honneur la ville de Tibériade sur les bords du lac Génésareth. Jaloux d'Agrippa. son neveu, que Caligula avait nommé roi des Juifs, il vint à Rome afin de le supplanter; mais Tempereur irrité lui ôta sa province et l'exila à Lyon; ilpassa depuis en Espagne, où il mourut en 40. Hérode-Antipas avait épousé sa nièce Hérodiade, qu'il s'était fait céder par son frère H.-Philippe : c'est lui qui , à la demande de cette princesse, fit périr S. Jean-Baptiste, qui avait blâmé leur union incestueuse. C'est aussi devant lui que Pilate renvoya Jésus, qui était né son sujet.

HiRODB-PBiLippB, fils d'Hérodo le Grand et de Mariamne, fiUe de Simon, fut après la mort de son père tétrarque de la Batanée, de la Trachonitide et de la Gaulanitide; il embellit la ville de Bethsalda et celle de Panéas (qu'il nomma Cétarée). Il mourut après un rè§^e paisible de 37 ans, sans laisser d'enfants. Il avait éjwusé Hérodiade, sa nièce : cette princesse ayant inspiré une vive passion à son frère Hérode- Antipas, il consentit à la lui céder.

HÉRODE- AGRIPPA i, TOI de Judéc, fiis d'Aristobulo et petit-fils d'Hérode le Grand, passa une partie de sa jeunesse à Rome et fut gouverneur de Caligula. A son avènement, ce prince lui fit prendre le titre de roi (l'an 37), et lui donna la tétrarchie de Judée; Claude y joignit les autres provinces qui avaient composé le royaume d'Hérode le Grand. Il mourut après 7 ans de règne. 11 est lenère de la fameuse Bérénice, qui fut aimée de Titus. 6n croit que c'est lui qui fit massacrer S. Jacques et arrêter S. Pierre. — hérode-

Page 1