lat. M., fournit des perles
BOllDlVfl ou fiONUT (Jesee) , géographe et graveur en cartes, né es 1646, en Flandre, mort à Amsterdam, en 1611, séjourna longtemps en Angleterre. On a de lui un Traité d» la eùmtruetian dm globes, 1597 } des éditions du grand Àtlae de G. MereafùT; les caries de la />eieri9|{oii de la G^tyane de Walter Ra- ]eigh« et oeilos des Voyagee de Drake et de Cavendish.
HOKDSCHOOTB, oh.«L de cent. (Nord), h 18 kU. E. 8. B. de Duukereue) 3000 hab. Pépinières, fabriques de sucre indigène et de ehlcorée-eafê. Les Français, commandés par Houchard, y battirent les Anglais commandés par le duc d'Tork, le 8 sept. 1793,
HONG
HONG
—On donna le nom de Canal â$ Hondtehoote à un petit canal qui fait communiguer Bergues et Fumes et qui a un embranchement à Hondschoote.
HONDURAS, £tat indépendant de rAmérique centrale, borné au N. par la baie de Honduras, à TO. par le Guatemala, au S. parles Stats de Nicaragua et de San-Salvador, à l'E. par la mer des Antilles : 480 k. de l'E. àlU, et 420 du N. au S.;360000 hab.; cb..L Comayagua. Climat chaud, humide et malsain; belles plaines, sol fertile en grains, fruits et légumes ; beaux pâturages; beaucoup de poisson. Mines d'or et d'argent.—Le Honduras futdécouvert en 1502 nar Christ. Colomb, qui aborda sur la partie de la cote habitée par les McMqui^s; il fut conquis en 1523 par un lieutenant de Cortez. Sous la domination espagnole, il forma d'abord un gouvt particulier, mais en 1790 il ne fit plujau*une intendance qui était comprise dans le Guatemala. Devenu indépendant en 18*21 , avec le reste du Guatemala, il fit d'abord partie de la Confédération de l'Amérique centrale. 11 s'en sépara en 1839, et depuis il forme un fitat particulier : c'est une république, avec un président élu pour 4 ans par le suffrage uniTcrsel. — Les Anglais possédaient depuis 1798 une partie du Honduras (F. bauzb) : ils l'ont abandonnée en 1860 par suite d'une transaction avec les Etats-Unis.
HONDURAS (baie ou golfe de), partie de lameç des Antilles comprise entre le cap de Honduras et la presqulle de Tucatan. Sa largeur est de 360 kil. et sa profondeur à peu près égale. Elle reçoit plusieurs rivières : la Xagua, rUlua, la Motagua, le Rio-Golfo, la Balise, etc.— Cette baie est remplie de bancs de sable et de récifs qui en rendent la navigation trèsdangereuse. Elle renferme plusieurs lies connues sous le nom d'Iles d$ la Baie, F. baie (Ues de la).
HONFLEUR. v. et port du dép. du CaJvados. ch.l. de cant dans rarrond. et à 16 kil. N. de Pont-Lévôque, à 11 kil. S. E. du Havre, à Temb. de la Seine, m. g. ; 10 100 hab. Le port se compose de deux bassins et d'un vaste avant-port entre 2 jetées ; 2 phares, l'un au N. 0., l'autre au N. sur le quai du bassin neuf; quelques édifices d'une architecture ancienne et curieuse. A 1 kil. de la ville est une haute colline , sur laquelle s'élève une chapelle de Notre-Damede-Grftce, fondée au xi« s. par Rooert le Magnifique, et qui est un but de pèlennase renommé parmi les marins normands. Cnambre de commerce. Entrepôt de denrées coloniales; fabrique de dentelles, couperoee, vitriol, acides, biscuits de mer; salaries, chantiers de construction, armements pour la pèche de la morue, de la baleine, du veau marin. Conunerce assez considérable. Communications très-fréquentes avec le Hftvre par bateaux à vapeur. Patrie de Daguerre. — Honlleur éti^t jadis très-florissant, mais il est bien déchu depuis la fondation du HAvre. CharlesVlI le prit aux Anglais en 1450; les Calvinistes s'en emparèrent en 1562; le duc d'Aumalele reprit pour la Ligue la même année, et il ne se soumit à Henri IV qu'en 1594.
HONG-KONG, lie de la Chine, dans la baie de Canton, à l'E. deMacao, par22« 16' lat. N., iW 50* long. E., 15 kil. sur 7. Bon mouiUage. Cette lie fut cédée aux Anglais en 1842, par le traité de Nankin; elle dépend de la présid. de Calcutta et a pour capit. Victoria. Llle. qm n'avait guères que 5000 hab. au moment de roccupation, en compte aiy. près de 120000, dont un très-petit nombre d'Européens.
HONGS, marchands de Canton qui, jusqu'en 1842, eurent le monopole du commerce avec l'étranger.
HONGRIE, en latin Hungaria, en allemand Unyam, en hongrois Madgyair-Orsiag , vaste contrée d'Europe qui fait auj. partie des Euts autrichiens et porte le titre de royaume, est bornée au N. par les nu>nts Krapacs, qui la séparent de la Galicie, à l'E. par la Transylvanie et la Valachie, au S. par le Danube et la Drave, qui la séparent de la Servie, de rEsdavonie et de la Croatie, à l'O. par la Styrie et l'archiduché d'Autriche, et au N. 0. par la Moravie;
660 kil. de PE. à lU, 490 klL du N. au S.; env 10062 680h. (Madyyare8,Slave8,Anftmands,Valaqnes Grecs, Juifs); capit., Bude, dite aussi Ofen. On rat* tache ordinairement au royaume de Hongrie, commt Pays dépendants, le royaume de Croatie et celui d*£âclavonie, ainsi que le Littoral hongrois, le Pays des lazyges, la Petite et la Grande-Cumanie, le territoire des Havdouks et le Pays dit des Hongrois dans la Transylvanie.
Avant 1848, la Hongrie propre était subdivisée en Basse-Hongrie, comprenant les Cercles en deçà etav delà du Danvbe, et Haute-Hotufrie, comprenant les Cercles en deçà de la Théiss, divisés eux-mêmes en 46 comitats ou comtés. En 1849, après la guerre de l'insurrection, les pays dépendants furent séparés de la Hongrie; en outre on en détacha 4 comitats, poor constituer la Vovvodie serbe et le Banat de Temesnr (qui cependant furent réincorporés à la Hongrie en 1860); le reste fut divisé en 5 cercles, subdivisés en 43 comitats, dont nous donnons ci-après le tableau :
Cercles, Comitats. Formés
5?^' JDe Pane, certle
s^tk. -^^^^
lazygie et Cumanie. ] "^— • Gran. \De l'anc. œrcie
Pesth-PiUs. f au delà du Da-
j nube.
Presbourg.
Haut-Neutra.
Bas-Neutra.
Trentsin.
Arva-Thurocz.
Liptau.
Pesth.
Presbourg.
iBars.
Sohl.
Neograd.
Honth.
1 Komom.
De l'anc cerde au delà du Danube.
I De l'anc. c. en deçà du Danube.
(Edenbourg.
rDe l'anc. cercle ^ en deçà du Da- [ nube.
/ Œdenbourg.
Wieselbourg.
Raab.
I Eisenbourg.
Veszprim.
iSzalad.
Tolna.
Baryana.
SchQmegh.
rZips.
Sarosch.
I Unghvar.
Zemplin.
I Abaûjvar-Torna.
Beregh-Ugotsch.
\Marmaros.
SSzathmar.
Szaboltscb.
Haut-Bihar.
waraein. iBas-Bihar.
f Arad.
. Békès-Csanad.
La surface de la Hongrie est très-variée : au .N. et à l'E. les monts Krapacs forment un vaste demi-cercle qui s'étend depuis la Moravie jusqu'à la r. g. du Danube; le S. 0. est traversé par les ramifications des Alpes Juliennes; au centre s'étendent d'immenses plaines. Un grand nombre de rivières arrosent k Hongrie : le Danube, le Raab, U Harch, la Diave, le Waag, la Théiss, la Save, le Gran, la Platteo. tous amuents du Danube. On y remarque des Isa assez importants, le lac Balatonet le lac Neusiedel;
Kaschau.
Gross-
|De l'anc. cercle [ en deçà de U [ Théiss.
I De l'anc. c. aud«- I là de la Théiss
/De l'anc. cercle au delà de a Théiss.
HONG
HONG
les marab y sont également fort nombreux. Le climat est trôs-Tariable, sec dans la partie montueuse, humide et malsain dans les plaines et sur les bords du Danube. Les montagnes renferment des mines d'or, de fer, de cuivre ^ de plomb; du mercure natif et du cinabre, de Tantimoine, des marbres, du porphyre, de l'opale, du soufre et du sel gemme ; on y voit aussi plusieurs sources minérales. Le sol est très-fertile : il prodnt en grande abondance le blé et toutes sortes de grains, des fruits, des légumes, un tabac trèsestimé et des vins très- recherchés (notamment ceux de Tokay, de Bude, d'Œdenbourç, d'Erlau, de Kust, de St-George, de Syrmie) : la facilité de la vie justifie ce dicton national : Extra Hungariam. non ett vita ; si est vtia, non est ita. Les pâturages ae la Honffrie nourrissent des chevaux réputés infatigables, beaucoup d'Anes et de mulets, ainsi qu'une immense
Quantité de bétail; on y élève aussi beaucoup d'aeilles. L'industrie est peu active, et la plupart des manufactures sont occupées par des ouvriers allemands; on trouve cependant parmi les Hongrois des tanneurs, des peaussiers, des cordonniers, aes fourreurs, des ouvriers en dentelle. Le commerce est presque exclusivement entre les mains des Allemands, des Grecs et des Juifs. — Les Hongrois sont issus de différentes races parmi lesouelles dominent les familles oïgoure, tchoude, nnnoise ou bunnique, et ouralienne. Le gouvernement est une monarchie, tempérée par l'aristocratie. Avant 18S0, le pouvoir législatif résidait dans une diète, qui avait le droit de voter l'impôt. Elle était composéede deux chambres, la Chambre haute ou des magnats ^ où siégeaient les archevêques et évéques, les princes, comtes et barons, et les gouverneurs des comitats; la Chambre basse, composée des abbés, des députés des comitats, (le ceux des chapitres et de ceux des villes royales libres. Elle se réunissait tous les 3 ans à Bude ou à Presbourg. Le pouvoir exécutif était exercé au nom de l'empereur d'Autriche par un comte palatin, assisté d'un conseil. L'administration des comitats était indépendante de la couronne; tous étaient régis j>ar leurs lois et leurs coutumes particulières: ils élisaient eux-mêmes leurs gouverneurs. La noblesse, qui se compose des magnats et du clergé, jouit d'immenses privilèges; les bourgeoisdesvillesontausside grandes immunités ; mais les paysans sont écrasés de corvées et traités presque comme des esclaves. La religion catholic^ue est la religion de l'État et de la majorité des Hongrois. Cependant on compte aussi beaucoup de Grecs-unis, qui ont pour chefs les évéques d'Unghvar et de Gross-wardein, suffragants de l'archevêque de Gran; et de Grecs schismatiques, reconnaissant le patriarche de Carlowitz. Les Luthériens sont assez nombreux dans le nord; les Calvinistes, au centre. On trouve encore des SocinienSf des Anabaptistes, des Juifs. L'instruction publique, presque nulle au commencement du XIX* siècle, est auj. (Tonnée par les universités de Bude et de Pesth, par les écoles de Bude, Pesth, Presbourg, Debreczin, Zomhor, Kaschau, Kronstadt, etc. La Hongrie possède en outre des observatoires à Bude et à Carlsbourg, une académie des sciedces à Presbourg, une école de chirurgie à Pesth, des écoles militaires à Pesth et à Waitzen, une école des mines à Schemnitz, et plusieurs musées^ parmi lesquels on remarque celui de Pesth. L'idiome qu'on parle en Hongrie se ressent de la diversité des éléments qui ont formé ce peuple : le latin est la langue qui prédomine, il est la langue savante et écrite; la langue parlée est le madgyar, qui a depuis peu étÎ6 admis dans les actes officiels.
Histoire, Du temps des Romains , le pays appelé auj. Hongrie formait la Dacie occidentale, la Pannonie septentrionale et l'extrémité S. E. de la Germanie, habitée par les Quades. Au m* siècle, les Goths occupèrent toute cette contrée; ils en furent chassés en S76 par les Huns (dont le nom joint à celui d'Avares forma, dit-on , celui de Hungarie, d'où nar abréviation, Hongrie). Après la mort d'At-
tila, roi des Huns (453), le» Ostrogoths, les Géoides et les Lombards se di^utèrent le territoire ae la Hongrie. I«s Avares finirent par s'en rendre maîtres au vu* siècle; mais ils eurent à se défendre contre les incursions des Slaves et des Bulgares. Cbarlemagne ayant détruit la puissance des Avares (799) , les Madgyars, peuple d'origine finnoise, oui au vu* siècle était venu s'établir entre le Don et le Dniepr, et qui avait été expulsé de son premier séjour par les Petchenègues, envahit la Hongrie en 889, sous la conduite d'Almus. Arpad, filsd'Almus, s'allia avec les empereurs d'Allemagne , soumit la plus grande partie des tribus qui occupaient alors la Hongrie, organisa tout le pays et prit le titre de duc de Hongrie. Le Christianisme pénétra en Hongrie dans le siècle suivant, sous le auc Geysa (972-997). Son fils. Etienne 1 2«5aïnf acheva la conversion des Hongrois: en récompense, il reçut du pape Silvestre 11 le titre de roi (1000), avec lé don d'une couronne qut est restée célèbre dans l'histoire du pays. Ce prince soumit complètement les Slaves et les Bulgares, et la Hongrie lui dut la plupart de ses institutions. Après sa mort (1038), les Hongrois furent en proie à de violentes dissensions jusqu'au règne de Ladislas I (1077), qui sut ramener la concorde parmi ses peuples; il conquit la Croatie et la Slavonie, auxquelles Coloman son successeur ajouta la Dalmatie. Bêla UI.(iui avait été élevé à Constant! nople, introduisit dans sa cour et parmi les Madgyars la civilisation et les mœurs de l'empire grec. Il épousa Marguerite ^ comtesse du Vexin , sœur de Philippe- Auguste, roi de France. C'est lui qui établit la division de la Honerie en comitats. André 11 conduisit en Terre-Sainte Ta 5* croisade : il laissa par sa faiblesse croître les privilèges des nobles et publia en leur faveur la Grande Charte (1222). Sous Bêla IV, son fils, les Mongols vinrent ravager la Hongrie (1241). Après lui le pouvoir royal, affaibli par les discordes et par les guerres étrangères, fut réduit au plus déploranle état, jusqu'au règne d'André III, en qui finit la dynastie des Arpades (1301). Les Hongrois élurent alois Wenceslasde Bohême, et, après son abdication, Othon de Bavière, qui abdiqua bientôt lui-même (1307). I>e pape Boni face VIII leur imposa Charles-Robert, dit CHarohert^comie d' Anjou,arrière-petit-fils d'Etienne V par les femmes, et qai fut reconnu roi en 1308. Sous son règne la Hongrie s*èleva à un haui degré de splendeur : elle comprenait, outre la Hongrie propre, la Dalmatie, la Croatie, la Bosnie, la Servie, la Valachie, la Transylvanie, la Moldavie et hi Bulgarie. Louis I, son fib, y ajouta la Russie rouge et porta la couronne de Pologne (1370). Marie, fille de Louis, fut après lui déclarée rot (1382), et associa au trône son époux Sigismond, fils de lemp. Charles IV et électeur de Brandebourg (1386). Leur règne est troublé par les révoltes des magnats, l'hérésie de Jean Huss et les invasions des Ottomans, qui remportent les vict. de Nicopolis (1396) et de Semendria (1412). Bientôt paraît Jean Huoyade, régentdu royaume pendant la minorité de LadislasV : il bat partout \es Turcs, et son fils Matthias Coirvin est élu roi après la mort de Ladislas V (1458). Matthias joignit les talents d'un souverain à I^abileté d'un grancTcapitaine ; il assura la tranquillité publi(|ue, et favorisa la culture des lettres, en fondant une université à Presbourg et une bibliothèque à Bude. Wladislas II, roi de Bohême, élu après Matthias (1490), et Louis II, son successeur, ne purent arrêter les Turcs : ce dernier fut tué à la bataille de Mohacs (1526). Ferdinand d'Autriche et Jean Zapoly se disputèrent alors la possession de la Hongrie; ce dernier finit par être vaincu. Néanmoins le pays ne reconnut k domination autrichienne ciu'en 1570, sous Maximilien II, et sous la condition de conserver une existence distincte ; ce ne fut même qu'en 1687, (jue la couronne de Hongrie fut déclarée héréditaire dans la maison d'Autriche Les empereurs n'eurent pas moins h combattre les révoltes successives de Béthlem-Gabor, do Tékélietdes Ragotskv. Pen-
HONG
HONG
Uant ces dissensions, les Turcs avaient enrah) la pins grande partie du pays; ils n'en furent définitivement chassés qu'en 1699, par la paix de Carlowitz, puis par les exploits du prince Eug«ne, qui amenèrent la paix de Paasarowitx, \1ÏS. Les Hongrois restèrent dès lors fidèles à la maison d'Autriobe; ils lui témoignèrent même un grand dévouement sous Marie-Thérèse, qui lui dut son salut (1741)i et plus tard ()ans les ffuerres contre la France (1793-1816); mais en 1848 Ta Hongrie, irritée des empiétements des empereurs d'Autri^ che, voulnt recouvrer son indépendance, et elle ooumt aux armes. Grâce aux efforts des généraux Bem, Klanka, Dembinsky. GœrgeY et du président Kossuth, elle était sur le point de réussir, lorsque l'Atitridie sollicita l'intervention de la Russie : écrasée par des forces supérieures, l'armée hongroise mit bas les armes, mais elle ne voulut se rendre qu'au générai russe (août 1849). LaHongrie vit alors anolir ses institutions nationales et réduite son territoire : elle ne fut plus qu'une ntorince autrichienne. En 186Ï, l'Autriche lui restitua une partie de ses franchises, établit en 1865 une diète et un ministère hongrpis, et s'efforça de ramener les esprit» à ^'Empire.
SoHt0ra(m de la atmgrie, f Dynastie det Àrpadei. André II!, 1)90
Arnad, duc ou prince Weneeslas de Bo-
des Madgyars, vers ÏJ90 hême, 1301
Soltan, 901 0«/mn de Bavière, 1305
Toxus, 958 r' Maison d'Anjou.
©eysa, 972 Chartes-Robert, 1308
Etienne I (le AaiVt), 997 Louis I, le Grand, 1842
premier roi, 1000 Marie 1, 1382
P'wm,VAUemand, 1038 C/mrJey |f de Na- Samwl , dit Àba, pies, 1985-86
(anti-roi), 1041 ^ Maison de tAoembourg.
Pierre, rétaWi, 1044 Sigfsmond, isfc
André I, 1046 4* Maison ^Habstmirg-
Bélal, 1061 Autriche.
8alonK>Q. 1068 Albert d'Autriche, 1437
Gepa I (n c. duc). 1074 Elisabeth, 1439
Ladishsl, le^ifil, 1077 d* Maison des JagHlanS. Coloman, 1095 Wladislas I de Polo-
Etienne II, 1114 gne. 1440
Bêla II, 1131 6* Maison ^Autriche.
Gejsa H, 1141 Ladislas V, le poi-
EtfennelII, 1161 thume, 1446
(Ladislas II et ?• Maison d^Hunyade.
Etienne IV, usurp.), 1182 Matthias Corvin , 1458 Bêla IH, 1173 8* Maison det Jageltont
Emeric, 1196 de Bohême,
Ladislas 111 (l'^n- Wladislas II, 1490
fant) 1204 Louis II, 151(3
André II, 1205 9* Maison d^ Autriche.
BélalV. 1235 Fertiinandl. 1626
EtienneV^ le Cumetn, 1270 ( V. la série des empereurs Ladislas IV, 1272 d'Allemagne).
BOmnOM (Uttoral), anc. district des États autrichiens, qui appartenait au royaume de Hongrie, était enclavé dans le royaume d'Iilyrie et de Dalmatie
HONoaoïs (Pavsdes), anc. division des Etats autrichiens, dans le gouvt de Transylvanie, dont H occupe la partie occid., est borné au N. et à l'O. par la Hongrie, au 8. par la Valachie, à l'E. par le Pays des Saxons; 180000 hab.; ch.-l., Klausenburg. Il est auj^ompris dans le roy. Croato-Esciavon.
HOWTON, V. d'Angleterre (Devon), à 26 k. N. E. d Lxeter, surl'Otter ; 3509 h. ~ Honiton devînt, lorsde la conquête des Normands, la propriété de Robert, comte de Mortagne; le flls d& celui-ci s'étant révolté contre Henri I son patrimoine fut confisqué et donné a Richard de Rivcrs, de qui sortirent les Courtenay. comtes de Devon.
HONOLULU ou HONABURA , T. capitale des îles "•'wanou Sandwich, dans llle d'Oahou, prêsd'une
baie de son nom; env. 6000 hab. Résidence du mi Port fréquenté, surtout des baleiniers*, chantien fl« construction. TTiéâtre , cirque équestre, imprimeries : on y publie depuis 1838 YCfbservaieur hawaïen; bateaux à vapeur pour San-Pranclsco.
HONORAT (S.). V. HOKORÉ.
HONORÉ (S.), MonOratuSj évègues d'Arles, né dans la Gaule sept , d'une famille païenne, originaire de Rome , fonda vers 410 le motiastère de Lérins, et fut, malgré sa résistance , élevé en 4)7 sur le siège d'Arles. On le fête le 16 janvier. -^L'églis« fête encore un S. Honoré, év. d'Amiens vers 660, «t patron des boulangers : sa fête a lieu le \fi mal.
HONORt d'Autun , HonoTi^s^ écrivain ecclésiastique, m. vers 1140, enseigna longtemps à Autun, avec k titre de Seolùstiquef la théologie et la métaphysique, et laissa des écrits qui font bien connaître l'état des connaissances à cette êpoone. Les principaux sont : EUieidariufn, abrégé de tnéologie, joint ordinairement aux oeuvres de S. Anselme , à qni on l'attribuait à tort; éT^mmoanimap, traité de IiturRie.Leips., 1514; De ffrsedestinatione et tibéro aHntnOy publié parO Gassander, Bêle, 1552; Bexameron seu Neoeosmvs; Imago mundi de d^ositione orbis , abrégé de cosmographie; De luminaribus ecelesiXy Bâle, 1S44>
HONOKt DE sTK-MAaie (Biaise VAUSCLLE, dit le Père), carme déchaussé , né à Limoges en 1651, nu. en 1729, rut chargé par son ordre de diverses missions dans le Levant. On & dé ftri : Ttaités des indulgences et du iubiléj 1701 {Règles if$ usage de la eriHque Untehant Vhistoiredeftgtise, 1712-1720; Dissertation sur la chevalerie (tndenne et moderne ^ H 18.
bonorâ, pape. T. ncmORivi.
B0N0R1E, HonoHay une des pto9. de Pempire d'Orient, dans le diocèse de Pont, était formée de la Bithynie orientale et de |a Paphiagonie occid., et avait pour ch.-l. Claudiopolls.
HONQRINB (Ste) , vierge et mar^vre da m* ofq do ir' siècle, subit le niartyre dans le pays de Caux. Son corps fut porté à Conflans-Ste-Honorine. Fête, 27 février.
HONORIIT0 (Plavlus). empereur d'Occident, V flb de Théodûse, n'avait que 9 ans quand son père mourut, l'an 395. Il partagea l'empire avec son flrère Arcadius et obtint l'Occident. Il eut d'abord pour tuteur et pour ministre Stilicon. habile général, qui retarda (Mielaue temps par ses victoires &ur les Barbares la chute de l'empire; mais dans la suite, irrité contre ce ministre qui cherchait ^ le détrôner, il le fit mettre à mort (408). Peu après, Alaric, t0\ des Goths. qui déià avait fait plusieurs incursions en Italie, s'empara de Rome et la mit au pillage (410). Honorins s'était retiré dans Ravenne , et il ne dut son salut qu'à la mort imprévue d'Alaric. Ce prince faible se laissi enlever ses plus belles provinces : c'est sous lui que la Grande-Bretagne, la Gaule, l'Espagne, furent envahies par les Barbares. Il mourut en 423, à 39 an§.
BONOBinsi, pape de 625 à 638, tié dans la Campagne de Rome^ était flls du consul Pétrone. II gouverna av^c zèle et développa les églises de la Grande-Bretaene. On lui Impute d'avoir hicliné au monotfaéUsme dans une lettre adressée à Sergius^ patriarche de Constantinople; on a même dit qu'il avait été condamné par le 6* concile (680) ; mais ces bits sont contestés.
HoiroRius n, nommé d'aberd le oardinal Lambert, évèque d'Ostie, élu en 1124, m. en 1130, confirma Lotnaire dans la dignité impériale, et condamna pour diverses fautes les abbés de Cluny et du mont Cassin. On a de lui quelques Lettres.
HONORius n, antipape, r. CAnALotrs.
BonoRius m, Ceneio Savelli^ né à Rome, élu pape en 1216, m. en 1227, reconnut l'ordre de St-Dominioue et celui des Carmes, fit entreprendre une crotsade (la 5*), qui resta sans résultats, et arma Louis vill contre les Albigeois. Il accorda le premier des indul* Kences dans la canonisation des saints. Ce pape défendit d'enseigner le droit civil à Paris ( 1230J, n'y permettant que l'étude du droit canon. On j
HOOG
— SQI —
HOaA
S0U8 son nom : Conjurtàio adv. frincipem ténèbrerum, 1639.
HONORius IV, Jtiâquii S^KiUi, Honuûn, 6ta paiie en 1285, m. en 1287 , délivra les Stals deVfigHsaûes brigands qui les infestaient, soutint en Sicile le parti français eostre la maison d'Aragon > at fut lo dtfensçur des immunités ecGlésiastiqiies.
HONOVER , le turbe dans rancienné i^iflûm des Perses, émanait de ZerTan^-AkérèBe, IXterael. H était honctfé eomme la loi lâvante. Il parait dtre un premier révélateur, antérieur h Bam et à 2oroaatre.
HONT, nras ocotd. de Vllseaut, tembedans lamer du Nord entre les Iles de Kadsand et de WakfcMren.
HONTH ouKAOTDON'm(o.-à-d. SraMé-^ontk), comitat de Hongrie, entre ceux de Bats, Sohl, Néograd , Pesth, Gran. Preabaurg : 80 kU. sur 46 } 130 000 bab.; cb.4., Ipoli-Baib. Sol montueux^ or, argent, cuivre, plomb) einabiie, grenat, vitriol, eaux minérales.— us-BONm, 9.4t^, JPem-Bmtth^ ancien eomitât de Hongrie, ooeapris au). dioiûatuldeOeimcer.
HaNTHBUf (J. I4ic. de), tbéelogieB catholi€(ue, connu sous le pseudonyme de JusHtius Fehronfut, né h Trêves en 1701, m. en 17S0. Après avoir occujpé pendant 9 ans une obaire de droit civil A Trêves, il fut nommé conseiller intime de Féteetaur arohevéque de cette ville, puis évènue ta pêrtibu» de Myriopbvte (1748), et ooadjuteur du siège de Trêves, fin 1763, il fit paraître, seus le pseudonyme da Fébfêniuê, un traite De statu fratenti EudetiM et îpgitimm polss- (are romaaf pQniificiê, qui lit grand bruit 3 sous prétexte de défendra les drwts des églises partlaoUèfes, il y attaquait ceux de Rome. Ce livre futlred. dans toutes les tangues da FIEuropet notamment en frano. sous ce titra : De fétmt dB tÉîgUÉe, et seue cekii oie Traité <h» ^OM^emaRwnf ée FÉ^^xh €t d$la fuitsance du pape. 11 fut condamné à Rome dêa 1764. Le Véritable nom de Tauteur ayant été déoouvert, il fut obligé de sîRaer une rétraotation (1778). On a encore de Hontheim : Miitoria Trewremêù dipkh maticQ etpragmattêa^ 1750, 3 vol. in-ibl., aveo an jProdromiM, 1767, 2 vol. in-fol.
HONXBOEST (Gérard), peintre d'bislare et de genre, né ]£»92 àUtrecbt, m. en 1660ou 1663, élève de Blcnmaert, séjourna plusieurs années en Italie, puis à Londres, où il exécuta pour le roi Cbarles I des tableaux remarauables, donna des leçons aux princes^s do la famule royale, et fut, à son retour dans sa patrie, nommé peintre de Guillaume 1, prince d'Orange. 11 excellait k peindre des scènes nocturnes et ê reproduire les effets de la lumière artificielle, ce qui le fit surnommer Gérofé des nuits. Il a une manière vigoureuse et saisissante : ses tableaux frappent l'imagination et obarmeot la vue , mais le coloris en est quelquefois un peu noir. Le musée d' Amsterdam possède de lui 5 tableaux; le musée du Louvre, 3 : U Ckrist devant Piloté^ S, Fisrreremant J.'C'f le Triemfhêde Siièns. On admire en outre un S. SébastisH, à la oatbédrale de Gand ; U Courounêment d> épines^ au musée de Bruxelles; l Enfant pradigue, à Hunicb; V Incrédulité de 8, Thomae^ à Madrid. 11 a aussi laissé de très-beaux portraits.
HOOD (Samuel), amiral anglais, né en 1724 à Butleigb (Somerset), m. en 1816, fut nommé amiral en 1780, et contribua puissamment 4 la victoire que lord Rodney remporta en 1 783 sur le comte de Grasse , amiral français, dans lamer des Antilles. Envoyé en 1792 dans la Méditerranée pour soeoaderles royalistes du Midi, il entra dans Toulon; mais le général Dugommierle força peu aprè9 4 évacuer oette place: Hood ne le fit toutofoia ({u'aprea aroir briUé dans le port 16 vaisseaux, firançaia. Son dernier exploit fut la conquête de 111e de Corse (1795).
UOOGLÈBK, V. do Belgique (Flandre oooid.), à 22 k. N. £. d'Ypres; 4500 b. Les Franc., commandés par Picbegru, y battront lee alUé«| 10 et 13 juinl794.
HOOGSTRiiBTEN, v. de Belgiaue (Anvers), à 17 k. N. O. de Turobout; IbOO b. Cb&teau, coUégo arobiépisoopal, dépôt de mendicité.
HOOQSniETBN (David van)> écrivain boUandats, né en 16&g à Rotterdam, se fit recevoir médeoin à Leyda, puis s'adonna à la littérature et devint professeur a Péeols latine d'Amsterdam. 11 a publié des éditions estimées de Pbèdre, Térence, Cornélius Népos, a composé des poésies latines et bollandaises, un Dietimmetire boflondais-Iat^, Amst., 1T04, et un Qrand dieHatmenifre histeirique un/ioemty dans le genre de celai de Moréri, 7 vol. ui*liil., Amtt., 1733 et années aniv. (terminé après sa mort par Sehner).
H006¥U8T<Arnold), peêtebollandais,nêà Vlaardlngen en 1487, m. en 1763« est auteur d'un poème épique en l2chant8,^5t«b€mif«Palriarc^ (t727),quieet plaeé au praoûar rang par les HoUandats, et d'une traduction en ven des Faates dOtide, 1719 et 1730.
HOOKB (Robert), savant anglais, né en 1635 dans l'Ila de Wigbt, m. «n 1702, fat un des premiers membres de la Soeiété royale de Londres (1662), et en devint seorétaire perpêtueL II lUt nommé en 1664 profesaovr de mécaaiqile de la Société royale, et en 1 665 prof, da géométrie au coUépre deOreenam. Hooke inventa un ressort pour régulariser le mouvement du balancier dans les borioges, perfootionna les Instruaents astronomiques, notamment le micromètre, soupçonna même, avant Newton, la tbéorie de ht ffravitation, at fit en mécanique ^ en astronomie, en physique, an ebimio, une roule dinvontions et de decou vortea Né boHu et malade, ce savant était d'un caractère diffidUe et jakmx i il contesta à Newton ses plus belles déeonvertes, et eut avec Hévêlius et HuygboDS da vives disoussions. Oependant il hit lié avec R. Bo^ et Tb. Wiltis. Ses prinetpaux ouvrages sont :
seepee, 1676; LeêtionesmtterianeSj 1678; Mâpérienees et observations phUosopkiqueêf 1736.
Boomi (Natbaniel), historien, né vers 1690 à Dublin, de parents catholiques, m. en 1764, est auteur d'une Histoire romaine Ousqu'A la fin de la république), LondNS. 173a-71, 4 vol. in-4, accompagnée de Discoure si héftesBiems ûfieimnes^ qui ont été traduits à part en franoais par son fils. La duobesse de Marlborough le chargea de rédiger ses Mémoires sur sa conduite à la eour d'Angleterre; ils parurent en 1742. -* Son fils, L. Joseph Hooke, Ait élevé en Franco, où il devint docteur de Sorbonne et professeur de théologie : e*est lui qui présida la fameuse thèse de l'abbé de Prades (en 1751). On lui doit un traité estimé s R^igionis natwalis, tenelai» et ealAolïs«pWiMipMi, Paris, 1754.
HOOKBM (Richard), tbéologien. né on 1554, fût recteur del>rayton-Beauchamp(Buckingham),ensuite de Bishop's-Bonrno (lUnt), et mourut en 1600. On a de lui U Qouoomemenêeeeléeiaetifue^ ouvrage plein d'érudition, admiré du pape Clément VIII.
HOOBN. F.. noBM et BoaMES.
HOFE (Thomas), riche amateur, né en 1774, d'une ano. famille d'Ecosse, m. en lga5, visita l'Europe, TAsio, l'Afrique, dmainaat tout ce oui lui semblait digne d'attention, puis se fila à Londres , où il forma de riches galeries de peinture et de sculpture. Il a publié des onvreges estimés : AmeuMements et déeore. 1605; Coetumee dee anoiens^ 1809; Costumes des modernes^ 1812. On a aussi de lui tm Essai historique sur VArehiteeture, tgSê.
HÔPITAL (L*). F. l'hApital.
HûR , mont, do l'Aiabio Pétrée , près des limites de la Palestine, sur laquelle mourut Aaran.
HOMAGB, Q. Uoratius Flaeous, célèbre podte latin, né à Vénuaio en Aputie l'an 64 av. J.-C., était fils d'un affranchi oui avait été hnissier aux ventes publiquee, et qui fit les plus grands sacrifices pour son éducation ) il étudia les belles-lettres à Rome, puis à Athènes. Dans la guerre civile qui suirit la mort de César, il embrassa le parti de Brutus, et combattit à Philippes en qualité de tribun des soldats; mais, après la dérouta de l'armée républicaine, il prH