‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 515 sur 578 · HORN · texte numérisé non relu

HORN

Ufiiito, comme il ra?oue lui-même, et reTÎnt à Rome, où la perte d'une partie de ses biens le força à se créer des moyens d'existence; il y acheta une charge de scribe ou secrétaire du trésor, oui lui laissait le loisir de se livrer à la poésie. U se fit bientôt remanraer de Yarius et de Virgile, qui le présentèrent à Mécène, et ensuite à Auguste. Celui-ci lui fit rendre son patrimoine, le combla de bienfaits et voulut relever aux honneurs. Horace refusa constamment et n'accepta pas môme la place de secrétaire de l'empereur. 11 passait une grande partie de sa vie à la campagne, oans la Sabine, à sa terre d'ITntoi près de Tibur, dont Mécène lui avait fait présent; cest là qu'il composait ses poésies. Il mourut âgé de 57 ans , six semaines après Mécène, auprès duquel il fut enseveli. Horace était aimable, modeste, paisible, sans ambition. Gomme philosophe il était épicurien; mais, de même qu'Spicure,' il faisait consbter le bonheur dans l'usage modéré des biens de la vie, et recommandait la pratique des vertus. On l'accuse d'avoir flatté Auguste ; mais il pouvait préférer de bonne foi un gouvernement monarchique et paisible à une république turbulente ; d'ailleurs il n'a loué dims Auguste, que ce ou'il y avait de louable, et il nomme souvent, avec Paccent de l'admiration, les ennemis mêmes de César : Pompée, Antoine, Brutus, Caton. Comme poète, Horace est incontestablement un des plus beaux génies de l'antiquité. 11 nous reste de lui 4 livres éfOdUj un d'J^der, 2 de Saftret, 2 d'j^pffret , et l'iirl voétiqtu. Dans ses odes , il se montre tour à tour brillant, éneiKiqne et suUime comme Pindare, naïf, délicat et gracieux comme Anacréon; il y imite souvent le rhythme des poètes grecs, surtout d'Alcée, d'Archiloque, de Sapno. Ses satires et ses épttres sont le modèle de l'urlnnité, de la raillerie douce et bienveillante ; presque tous ses vers sont devenus proverbes. Il est à remtter seulement qu'il brave quelquefois l'honnêteté. Son Art poétique, que Boileaua imité en le développant, est encore aujourd'hui le code des hommes de goût. Horace a eu de nombreux commentateurs chez les anciens, entre autres Acron , Porphyrion, ,£milius, Terentius Scaurus. On a une foule d'éditions et de traductions de ses œuvres. L'édition princeps parut à Milan en 1470, petit in-fol. Les éditions les plus recherchées sont celles de D.Heinsius, Anvers, 1605, et de Jean Bond, Londres, 1606; l'éd. Yairiorum, donnée par Schrevelius, Leyde, 1 653 ; Àd usumDelphinif Pans. 1601 ; de Jouvency, Paris, 1696; de Bentley, Cambndffe, 17Û0 et 1728 ; de Bodoni, Parme, 1791 ; de P. Didot, in-f., Paris, 1799; de Baxter, revue par Gessner etZeun, Leipsick, 1802 ; de Mitscherlich, Leipsick, 1800;d'OreU, Zurich, 1838. Parmi les traductions françaises en prose, on estime cellesde Dacier, Paris, 1691 ; de Sanadon, 1728; de Le Batteux, 1750; de Binet, 1783: de Campenon, 1821; de Goubaux et Barbet, 1827; ae Patin, de J. Janin, de Cass-Robine, 1860. Les poésies d'Horace ont été trad. en vers par Dam, 1804, Ragon, 1831-37, Duchemin, 1839, Goupil. 1855. H. Coumol, 1858, E. Boulard, 1861 ; les odes seules par Vanderbourg, 1812; A.deWaiUy,1817;L.Halévy, 1824; Michaux, 1842, J. Ucroix, 1848, AnquetU, 1850, etc. On doit à Walckenaèr VHût. de la vie et des poétiee d^Horaee, 1840, à Noël Desvergers des Études sur Horace, et à M. Pérennès des Études critiques et littéraires,

HORAGES, nom de trois frères romains qui, sous TuUus HostiUus, vers 667 av. J.-C, combattirent pour Rome contre les trois Curiaces, champions de la ville d'Albe, en nrésence de l'armée des Romains et de celle des Albains, pour décider lequel des deux peuples commanderait à l'autre. Deux des Horaces ayant été tués au commencement de l'action, le 3* feignit de s'enfuir, et, voyant les Curiaces, déjàafiîûblts par leurs blessures, le suivre à des distances inégales, il revint sur eux et les vainquit l'un après l'autre. Irrité des reproches que lui adressait sa sœur Camille, qui pleurait un des Curiaces, son fiancé, il la tua dans sa colère. On le traîna aussitôt devant les juges.

qui le condamnèrent à mort^ mais il en qtpela u peuple, qui lui fit grâce en considération deaa nctoire; il fut seulement obligé de passer sous le joug. On sait oue P. Corneille a mis cet événement sur la soèoe dans sa tragédie é*Horace, l'un de ses chefs-d'œoire.

HORAPOIXO ou HORUS APQLLO, grammairien Rcc, né vers la fin du iv* s. de 4.-C., près de Pinoiue en Egypte, professa, dit-on, la crammaire et les Mileslettres à Constantinople et Alexandrie, du temps de Théodose. On a sous son nom un livre intitulé Iftero* glypMcaj qui paratt être traduit de l'égyptien, et cUms lequel on explique plusieurs hiéroglyphei II a été pubUé par J. Corn, de Pauw à Utrecht, 1721, grec-latin, par Leemans, Amst, 1735, etpar Alei Tumer. avec .planches et trad. anglaise, Londres. 1840. Il a été traduit en français par Réquier, 1179, et a été l'objet d'un savant Mémoire de CL Lenormant, 1818. Cet ouvrtge a été de quelque seconn à Champollion pour l'explication des hiéroglyphes.

HORATIUS OOCLÈS (P.), héros des premierstemp» de Rome, défendit seul contre l'armée de Poneu (507 av. J.-G.) l'entrée du pont Sublicius,Dendant aoe ses compagnons le détruisaient derrière lui ; quand le pont fut rompu, il se jeta dans le fleuve tout anné, ei rentra h la nage duis Rome sain et sauf. Coclh ran dire borgne : ce surnom avaitété donnéau brave Bonttus parce qu'il avait perdu un œil dans un combit

HOEDE, mot qui vient du tartare orto ou ordo, signifie tente, et par extension famitie.

BoaoK d'or (la). F. tartarbs et KArnaux.

HOREB, célèbre montagne de l'anc. Arabie, diB> l'Arabie-Pétrée, à l'O. et non loin du montSinii, par 18» 83'Ut. N.et31* 42' long. E.,a2477-(lelttn tenr. C'est là que Moïse vit Dieu dans un buis»» irdent, et qu'il fit jaillir l'eau d'un rocher. Slie s'y réfugia pour éviter les persécutions de JézabeL ànpisl de la montagne est aui. un monastère.

HORMISDAS, nom de 4 princes de la dynastie des Sassanides qui régnèrent sur la Perse, le l" en)71 et 272 : il favorisa l'hérésie de Manès; le 2* de 303 ^ 31 1 ; le 3* de 457 à 460 : il Ait détrOné par son ft^n Pérosès (aussi quelques-uns ne le comptent-ils pis); le 4* (compté pour III*), de 579 à 590. Ce dernier, petit-fils de Chosroès le Grand, se laissa vaincre pv les Grecs et les Tartares, perdit les conquêtes que»» père avait faites, et mécontenta tellement ses snjets ôu'ils le détrônèrent et le mirent à mort Le nom pêne o'Hormisdas est Hormus ou Ormuzd.

HORiosDAS, pape de 514 à 523, né à Frosinone, se fit remarquer par son zèle contre les Eutycbéens.

HORMUS. ¥. HORMlSDAS et ORM08. ,, .

HORlf ou HOORN, V. et port du rov. de HoBan» (Hollande sept.), sur le Zuyderzée, à 33 klL NJd'Amsterdam; 10 000 hab. Arsenal, hôtel de ville. hôtel deramirauté ; armements maritimes. Comffleio jadis très-important, auj. déchu. Patrie du navigiteur G. Schouten, de J. Caen, fondateur de BaUTi^ — Hom fût presque engloutie par une inondaUODen 1557. Prise par les Anglais en 1799, elle fut évacai* après leur défaite k Alkmaar. Cest à HoraquoQ ^ briqua les premiers filets pour la pèche du bareog

BORH , V. de Belgique. F. hornbs. . ^

HORN (cap), cap situé àl'exti^émité S.del'Aménqoe mérid. , est dans une petite tle voisine de la Terre oe Feu , par 70* 6' long. 0. . 55* 55' lat. S. Ce ci* fut découvert en 1578 par Drake et revu en 1616 par Guul Schouten, qui lui donna le nom de Hom,8af iUenaUK-

HORN (Gustave, comte de), général suédois, né en 1592, mort en 1657, fut un des meilleurs gésftrv» de GusUve-Adolphe. Il commandait Paile gauçbe <" l'armée suédoise à U bauUle de Leipsick (lôSlK^t contribua beaucoup h la victoire. Après la mortQ« GusUve à Lutzen (1632), il marcha en Souabe aw une portion de l'armée, et se joignit au duc de J»^' mar. Il fut fait prisonnier en 1634, à la baUiIM" Nordlingen, qui avait été donnée contre son ariv* ne recouvra la liberté qu'en 1642. H t^^^^°^^!^ grands services à la reine Christine dans la gf»"

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