‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographieChapitre 529 sur 578 · IMAM · texte numérisé non relu

IMAM

IMHO

a sur H ri?e N. la ville de Novogorod : SO kil. Bur 40. Les tempêtes y sont fréquentes. — Ce lac était sacré chez les anciens Slaves.

ILMENAU, V. du grand-duché de Saxe-Weimar, ch.-l. de bailliage, à45 k. S. 0. de Weimaret à 8 k. E. de Schmalkalden ; 2800 hab. Faïence, lainagps, tètes de noupées, papiers, clous, etc. Aux env., mines de de fer et de manganèse.

ILMINSTER, V. d'Angleterre (Somerset), à 17 kil. S. 0. d'Ilchester; 4000 hab. £cole gratuite instituée par Edouard VI en 1550.

ILORCIS, V. d'Hispanie, dans la Carthaginoise, chez les Bastitaniy est auj. Lorca,

ILOTES, esclaves des Lacédémoniens. On nommait ainsi originairement les habitantsd'Hélos,v. de Messénie, que les Lacédémoniens avaient réduits en esclava^ ( F. HÉLos) ; ils formèrent depuis une classe particuuère d'esclaves qui tenaient le milieu entre les nommes libres et les esclaves proprement dits : ils servaient de matelots, étaient attachés au service des armées ou appliqués à la culture des champs. On traitait les notes avec la dernière dureté; on les entretenait dans l'état le plus abject ; Quelquefois même on les plongeait volontairement aans l'ivresse, et, dans cet état, on les livrait en spectacle afin de dégoûter les jeunes Spartiates de l'intempérance. Ceux qui se distinguaient par la beauté ou le courage étaient impitoyablement mis à mort. Les Ilotes étaient beaucoup plus nombreux que les hommes libres : on comptait environ 220 000 Ilotes contre 31 000 citoyens. Quand leur nombre devenait inquiétant, on envoyait, diton, des hommes armés pour les exterminer. Ils tentèrent plusieurs fois de se soulever, et faillirent s'emparer de Sparte après un tremblement de terre, l'an 469 av. J.-C; mais ils ne purent réussir à secouer le joug. Leur sort s'adoucit après la guerre du Péloponèse et beaucoup même obtinrent la liberté , en récompense des services qu'ils avaient rendus.

ILURO,v. de Gaule (Novempopulanie), auj. Oléron,

ILUS, roi de Troie, qu'on fait régner de 1402 à 1347 av. J.-G. , éUit fils de Tros et de Callirhoé , fille de Scamandre. Il bâtit Ilion , fit la guerre à TanUie et lui enleva ses Etats. Le feu ayant pris au temple de Minerve, Ilus accourut, saisit le Palladium, et le sauva des flammes. Il lui en coûta la vue, mais la déesse lui en rendit l'usage.

ILTA ou ATHALiA, auj. nie à*Elbe.

IMAD-BD-DAULAH (Ali), chef de la dynastie des Boiddes, supplanta celle des Samanides en 932, s'empara de Chiraz et de Bagdad, régna sur le Kerman, l'Irak et la Perse, et mourut en 949.

IMAD-EDDYK (Mobammed), surnommé Eh Kateh {}B Secrétaire), né àispahan en 1125, m. en 1!20I, fut secrétaire de Noureddin et de Saladin , et quitta la cour pour cultiver les lettres. On a de lui : Histoire dès einéditions de Saladin en Syrie; Hist. de la conquête de Jérusalem par Saladin; Bût. des poètes musulmans du vi« siècU de Vhégire; un Divan ^ recueil de lettres et de poésies. M. Reinaud a donné quel-

2ues extraits de ses ouvrages historiques dans les ïistorifns arabes des Croisades.

IMAM ou iifAN, nom donné dans l'origine parles Musulmans au chef suprême de leur religion. Pour les Sunnites ou orthodoxes, le titre d'tmam se confond avec celui de calife , et la puissance spi rituelle n'est pas séparée de la puissance temporelle. Mais la secte des Chyites ne reconnaît pour véritable tmam, après Mahomet. qu'Ali , son gendre , et les descendants d'Ali . En outre, les Chyites se divbent entre eux sur le nombre et la succession des imams. Les uns en admettent douze, dont le dernier, enlevé à l'àRe de 12 ans, doit Teparattre un jour pour faire régner la vraie religion : ils le nomment le Mahdi (!e Dirigé) , et en font une espèce de Messie, dont ils attendent encore le retour. Les autres n'admettent que sept imams : Ali. gendre de Mahomet, Hassan et Husse'm, tous deux fils d'Ali, et martvrs, Ali-Seinolabiddin , Mohammed-Bakir, Oiafar-ei-Sadie, IsmaSI; après ce dernier, ils refu-

sent d'admettre comme imam légitime Mouca, son frère, qu'admettent les autres Chyites, et ils lui substituent la postérité d'Ismaêl ; on les a nommés de li Ismaéliens. C^ux-ci prétendent au'aprës Ismaêl, le caractère d'tmam est passé à son fils Mohammed, puis à des personnages inconnus qui pourront se manifester quelque jour. — Le sultan turc, oui, aux yeux des Ottomans, est le chef légitime de la religion, reçoit à ce titre depuis Sélim I (1516) le nom d'ttutm.

On donne aussi le nom d'tmam à des ministres ordinaires du culte : dans ce sens, i'tmom est cehiiquî, à la mosquée, prononce la prière à la tête du peuple, qui fait les mouvements que les assistants doivent répéter et qui préside aux cérémonies de la circoncision et aux enterrements ; c'est à peu près notre curé.

En Arabie, on appelle imams certains chefs qui ont à la fois le pouvoir politique et religieux : tels sbnt les imams ae l'Témen ou de Saana, et celui de Maskate. L'Etat régi par eux s'appelle Imamat.

IMAM-MOUGA, bourg de la Turquie d*Asîe (Bagdad), sur la r. dr. du Tigre, à 22 k. N.O. de Bagdad, renferme le tombeau de l'imam Mouça, mort en 798.

IMADs, nom donné par les anciens à une grande chaîne de montagnes de l'Asie supérieure, qui, selon eux, s'étendait depuis le mont Caucase et le Paropamisus jusqu'à l'Océan hyperboréen : eDe partageait la Scytnie d'Asie en deux riions : Scythie au delà de rimaOs (Seythia extra Imaum)^ kVÉ., etScrthie en deçà de l'ImaOs {Seuthia intra Imaum)^ à rO. Les monts Imaûs répondent en partie à VHimaJaya, et surtout aux monts Belour. Ils sont toujours couverts de neige : leur nom vient du sanscrit tmao , neigeux'.

IMBERT (Barthélémy) , poëte, né à Nîmes en 1 747, m. dans l'indigence à Paris en 1790, a composé des fables et des vers légers pleins d'esprit; il s'est aussi essayé, mais avec moins de succès, dans la tragédie et la comédie. Il rédigea pendant plusieurs années les articles de spectacle dans le Mercure. On a de lui : le Jugement de Paris ^ poëme en 4 chants, 177% qui fut très-favorablement accueilli; Fable* fiovtelles, 1773 ; Historiettes ou Nouvelles, en vers, 1774; Choix de fabliaux, en vers, 1788; le Jaloux sam amour ^ com. en 5 actes et en vers libres, 1781 ; le Jaloux malgré lui, com. en 3 actes et en vers, 1789; Marie de Brabant. tragédie, etc. On a donné ses OEuvres choisies , 1797, 4 vol. in-8.

IMBROS, auj. Imbro, lie de la mer Egée, au S. de la Samothrace, était jadis, comme cette dernier?, le siège (mais non le sanctuaire) du culte mystérieux des Cabires. Auj. elle ne renferme que 2 petits villages^lioet Castro, et 4000 hab.

AUËRËTHIE, Vlbérie et la CoUhidedes anritfos.

f>rov. de la Russie mérid. , est bornée au N. par e Caucase, qui la sépare de la.Circassîe, à iX. par la Géorgie, au S. par l'Arménie, au S. 0. par la Gourie et à l'O. par la Mingrélie ; 140 k. sur 110: 80000 hab. (Iméréthiens, Arméniens et Juifs); ch.-l. Kotatis ou Koutaïs. Elle est arrosée par le Rion: (le Phase) et ses affluents; hautes montagnes renfermant ae riches mines, surtout des mines de fer. Sol très-fertile : millet, maïs, vin, tabac excellent, coton, blé, seigle et orge; fruits variés et en abondance; beaucoup de gibier. Exportation de cuirs, fourrures, miel, cire et bois. Le gouvt russe n'a point encore pu y aoolir complètement le commerce des esclaves, et surtout des femmes destinées aux harems des Turcs et des Persans. — Jusqu'au xrv» s., riméréthie fit partie de la Géorgie ; au commencemeot du XV*. le roi géorgien Alexandre I donna Vlméréthie à l'aîné de ses fils; cette contrée eut quelque temps des souverains indépendants, mais elle devuit bientôt tributaire des Ottomans. En 1804, Salomonll, qui gouvernait i'Iméréthie, se soumit vûlontairpmeni a la Russie.

IMHOF (Jacq.GuUl.), généalogiste, né à Nuremberg en 1651, m. en 1728. a rédigé, en latin, la Rénéalogie des principales ramilles de l'AllMBagne. de la France, de l'Angleterre, de l'Italie, de l'Esp*-

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{rae et du Portugal : ExceUentium in Galiia famiiarum geneaiogûe, Nuremberg, 1687; Regum Magnx Britanni^ hisioria genealogiea, 1690 ; GenealogiesB hitU)riâe exsarearunij reaiarum et prin^ cipalium familiarum. 1701 ; Bittorta Italùc et Hitpaniœ genealogica, 1701 , etc.

IMMM ou EMMA, y. de Syrie, dans la Séleucide, entre Emèse et Antioche. Macrin y fut défait par les partisans d'Héliogabale en 218.

IMOLÂ, Forum Comelii, v. forte d'Italie (Ravenne), à 39 kil. S. 0. de Ravenne; 12000 hab. £vêché, dont Pie VII fut titulaire. Académie de 'Induttriosi. Fafbrication de tartre dit de Bologne. Les Français défirent les Autricbiens aux env. en 1797.

IMPERATOR, titre que les soldats romains décernaient à leur général victorieux, et qui, après Auguste, devint synonyme de celui de souverain. Le dernier général oui reçut ce titre du temps de Tempire fut Julius Biésus, sous Tibère. V. bmpehkur.

IMPÉRIALES (villes). On appelait ainsi dansl'anc. empire d'Allemagne les villes libres qui avaient leur administration particulière et ne relevaient que de Tempereur. — Dans les diètes de Tempire ces villes formaient : l'ie Bane du Rhin^ comprenant : Cologne, Aix-la-Chapelle, Mayence, Lubeck, Worms, Francfort, Goslar, Brème, MuUiausen,Nordhausen, Dortmund , Wetziar et Gebihausen ; 2* le Banc de Souàbe, comprenant: Ratisbonne, Augsbourg, Nuremberg, Eslingen, Ulm, Reutlingen, Nordlinffen, Rotenboure, Halle, Rothweil, Uberlingen, Heilbronn. GemQna, Memmingen, Lindau, Ravensbourg, Scnweinfurt, Kempten , Windsheim, Kauffbeuren, Weil, ^angen, Pfullendorf , Offenbourg, Leutkirch, Wimpfen, Weissembourg, Zell, Aalen, Buchau et Donawerth.

IMPEBIALl (J. Vincent) , homme d'État et po6te génois, duc de St-Ange (dans le roy. de Naples), fut envoyé en ambassade auprès du roi d'Espagne, du duc de M antoue et du pape , fut en 1 625 chargé du gouvt du Milanais, et m. à Gènes en 1645. Il cultiva la poésie avec succès. On a de lui : lo Stato rustico (poème sur l'agriculture), Gènes, 1611, et Venise, 1 6 1 3 ; la Santa Teresa ; la Phaoniade ; et des Discours poh'It^tMf.— Imperiali (René), cardinal, né à Gènes en 1651 , m. en 1737, était gouverneur deFerrare, et fut sur le point d'être élu pape à la mort d'Innocent XI (1730). Û protégeait les lettres et forma à Rome une riche bibliothèque qu'il ouvrit au public.

iMPBRiAU-LERCARi (Fnuiç. Mane), doge de Gènes, eut des démêlés avec Louis XIV, qui , pour le punir d'avoir pris parti pour l'Espajgne, fit bombarder Gènes (1684), et le força à venir à Versailles lui offrir sa soumission. Gonune on lui demandait ce qu'il v trouvait de plus remarquable à la cour de France /il répondit : « C'est de m^ voir. »

IMPËRL4UX, nom sous lequd on désigna depuis le XVI* siècle les forces de l'empire d'Allemagne.

IMPHY, village du dép. de la Nièvre, sur la r. dr. de la Loire, k 15 kil. S. S. E. de Nevers; 2052 hab. Usines importantes, fondées en 1816 : laminage du cuivre, du fer et du zinc; forges, etc.

IMPORTANTS (les), faction politique oui seformaà la mort de Louis XIII, se composait des nommes qui, pour avoir été maltraités par Richelieu, croyaient avoir droit sous le nouveau gouvernement à toutes les faveurs. Elle avait pour chefs les Guise, les Vendème, le duc d'Ëpemon , les duchesses de Ghevreuse et de Montbazon; on y vit aussi figurer Aug. Potier, èvèque de Beauvais, ministre de la régente, jaloux du crédit de Mazarin, ainsi que le duc de Beaufort, gouverneur des enfants d'Anne d'Autriche : ce dernier avait été entraîné par la duchesse de Montbazon , qu'il aimait. La régente, pour briser cette cabale, exila plusieurs des seigneurs qui y étaient entrés, Sî •p*^™*®' le duc de Beaufort à Vi ncennes , renvoya 1 éyêque de Beauvais dans son diocèse, et donna aésormais toute sa confiance à Mazarin. La plupart des Importants prirent part quelques années après aux troublea de la Fronde.

DfA, roi du Wessex, l'un des royaumes de THeptarchie saxonne, régna de 689 k 726, soumit les Bretons de Comouailles, les rois de Kent, de Sussex et de Mercie et fit rédiger un code qui servit de base à celui d'Alfred le Grand. Au retour d'un pèlerinage à Rome, il institua la taxe connue sous le nom de denier de S. Pierre.

INACHUS, fondateur du royaume d'Argos. était, selon l'opinion vulgaire, originaire de Phéntcie et, selon quelques auteurs, de la race des Pélasges. Après avoir séjourné quelque temps en Egypte, il vint, à la tète d'une troupe de pasteurs phéniciens, égyptiens et arabes, s'établir dans la parUe du Péloponèse nommée depuis Argolide (vers 1986 ou 1850 av. J.>C.), et y régna 60 ans. Il fut père de Phoronée, qui Im succéda, ainsi aue dlo etd^ialée. La Fable lui donne pour père l'Océan (sans doute parce qu'il était venu par mer). •— Un fleuve de Tanc. Argolide, qui passait à Argos, avait reçu le nom d'Inachus : c'est auj. le Najo ou Pianixxa. La Fable le fait père d'io.

INARIME, fie delà Méditerranée. F. anabia.

INARUS, fils de Psammétique, régna d'abord en Libye, fut élu roi d'Egypte en 463 av. J.-C, s'allia aux Athéniens et battit avec leur secours Achémène. ffénéral des Perses; mais, quelque temps après, il fut défait k son tour par Mégabyse, et tomba entre les mains d'Artaxerce, qui Le fit mettre en croix, 456.

nfCASf dynastie péruvienne qui avait succédé à la dynastie Aymara au zu* siècle et qui régnait au moment de la conquête du Pérou par Pizarre en 1533. Les Incas se prétendaient issus du soleil, et ne se mariaient qu'entre eux; après leur mort ils étaient adorés comme dieux. Le 1*' roi de cette dynastie, Manco-Capac, monta sur le trône en 1 130; il eut pour successeurs Sinchi-Roca, Lloqui-Yupanqui, May ta- Capac, Capac-Yupanqui, Roca, Yahuar-Huacac, Viracocha, Pachacutec, Yupanqui (qui construisit des routes magnifiques) , Tupac-x upanqui , Huayna- Capac, Huascar et Atahualpa, qui devint prisonnier des Espagnols et fut mis àmort en 1533. Un dernier rejeton,Tupac-Amaru , fut décapité en 1 57 1 . F. mariiontbl.

INCHBALD (Elisabeth sm pson, connue sous le nom demistress), actrice et femme-auteur, née en 1750 ou 1753 à Standingfield (Suffolk), m. en 1821, était fille de pauvres fermiers, et quitta à 18 ans la maison paternelle pour chercner fortune à Londres et soulager ainsi la misère de sa famille; elle entra au théfttre, et épousa en 1772 l'acteur Inchbald, qui la laissa veuve dés 1777. Née bègue, elle n'obtint que de médiocres succès sur la scène, et la quitta en 1788 pour les lettres. On a d'elle plusieurs comédies qui ont réussi, et auelques romans que Ton met au nombre des plus jolies productions sorties de la plume d'une femme : Simple Histoire (1791),£ady Mathilde (1793), Nature et Art (1796); ces romans ont été souvent traduits en français. On lui doit aussi une CoUectûm de comédies du thé&tre anglais, avec des préfaces biographiques et critiques, ainsi que d'intéressants JTtfmoires f qui n'ont paru que d'une manière fort incomplète, Lond., 1824.

INCHOFER (Melchior), jésuite hon^ois, né en 1584, mort en 1648, étudia chez les Jésuites à Rome, fut envoyé par ses supérieurs à Messine pour y enseigner les mathématiques, puis à Macerata pour diriger un collège de son ordre. On a de lui : Tractatus syllepticusj Rome. 1633 (il y combat le système de Copernic et de Galilée) : Uistoria sacrse UUinitatiSf Messine, 1635, et Prague, 1682; Annales ecclesiastici regni Hungariœj Rome, 1644, et Presb., 1795:97 (inachevé). On lui a attribué à tort la Monard^ie des Solipses (satire contre les Jésuites).

INCITATDS, nom d'un cheval avec lequel l'empereur Cal igula voulut partager les honneurs du consulat. F. càligula.

INCOME TAX , impôt sur le revenu, établi en Angleterre en 1798. F. ce mot au Dict. des Sciences.

INCROYABLES (les) , nom donné,en France sous le Directoire à une classe de jeunes gens qui, par op-

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